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Conférence de presse de l’AJP : M. Laurent Marcangeli, député de Corse-du-Sud, président du groupe Horizons & Indépendants

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00:04:15A toutes et tous, bonjour Laurent Marcangeli et merci d'avoir accepté l'invitation de l'association des journalistes parlementaires.
00:04:23Nous vous avons déjà reçu en tant que président de groupe, en tant que ministre et donc à nouveau en
00:04:28tant que président du groupe Horizon,
00:04:30puisque vous avez été élu à cette fonction la semaine dernière en remplacement de Paul Christophe qui est devenu maire.
00:04:38Beaucoup de sujets à évoquer avec vous aujourd'hui. D'abord la situation au Moyen-Orient et l'annonce d
00:04:43'un cessez-le-feu ce matin.
00:04:44On parlera à la fois de la situation internationale et des conséquences qui peuvent être attendues en France, notamment sur
00:04:50le prix des carburants.
00:04:52On parlera aussi bien sûr de votre journée d'initiative parlementaire qui aura lieu demain dans l'hémicycle de l
00:04:57'Assemblée nationale.
00:04:58Et puis sans doute aussi un peu de la présidentielle, maintenant que les municipales sont passées, évidemment, le sujet est
00:05:04dans toutes les têtes.
00:05:05Quelques mots avant de commencer pour vous rappeler que notre rencontre est retransmise sur le portail vidéo internet de l
00:05:09'Assemblée nationale,
00:05:10que vous pourrez la retrouver aussi sur le site de l'AJP, qui est désormais en ligne,
00:05:14et qu'un live tweet est assuré par notre ami Stanislas Noyer.
00:05:17Et donc pour commencer, je laisse la parole à Chantal Didier, avec qui j'ai comme toujours le plaisir d
00:05:21'animer cette rencontre.
00:05:22Merci. Oui, bonjour, M. le Président. Donc, M. Trump, le Président Trump a annoncé un cessez-le-feu.
00:05:29La diplomatie reprendrait ses droits. D'abord, est-ce que vous êtes confiant ? Est-ce que certains ont des
00:05:37doutes ?
00:05:38Et qu'attendez-vous de ce résultat, déjà au plan international et guerrier, si j'ose dire, avant les carburants,
00:05:47quoi ?
00:05:49Bonjour à tous et merci de m'avoir invité sur cette situation.
00:05:54D'abord, je suis toujours très prudent lorsqu'il s'agit d'évoquer les prises de position du Président des
00:06:01États-Unis,
00:06:02parce qu'hier à midi, j'étais chez vos confrères à Europe 1 et il annonçait vouloir réduire la civilisation
00:06:08iranienne à état de cendre.
00:06:09Et là, nous sommes sur une situation où un cessez-le-feu a été décidé.
00:06:16J'avoue, en matière de prise de position du Président américain, être un peu désarcené, un peu désorienté,
00:06:24comme l'ensemble de celles et de ceux qui suivent la situation internationale,
00:06:29que ce soit sur l'Iran et les opérations qui ont été déclenchées il y a 40 jours maintenant,
00:06:38ou même sur d'autres théâtres d'opérations, qu'il s'agisse d'opérations militaires,
00:06:44ou qu'il s'agisse, on l'a vu notamment lorsqu'il a pris ses fonctions l'année dernière,
00:06:49de taxation et autres boucliers de taxes décidés par les États-Unis au moment de la prise de fonction du
00:06:56Président Trump.
00:06:57Ceci étant dit, je ne veux pas aujourd'hui vous dire que je ne suis pas en faveur du cessez
00:07:02-le-feu, bien au contraire.
00:07:04Depuis le début, la position de la France a été la suivante.
00:07:09Il ne faut pas enclencher une escalade.
00:07:14Il faut s'en remettre à la politique internationale et à la concertation entre les membres de l'ONU.
00:07:22Force est de constater malheureusement que la politique étrangère décidée par Washington depuis la prise de fonction de Donald Trump
00:07:29est plutôt diamétralement opposée à cette doctrine.
00:07:32Et en ce qui me concerne, j'en appelle à un multilatéralisme retrouvé dans cette opération militaire,
00:07:43tout en disant que nous ne pouvons pas ne pas nous réjouir de voir un régime tel que celui de
00:07:49Téhéran mis en difficulté,
00:07:51mais que ça ne peut pas se faire à n'importe quel prix, pour une bonne et simple raison, c
00:07:54'est qu'on le voit.
00:07:56Ça a des conséquences économiques, mais ça a également des conséquences sur l'ordre mondial
00:08:01qui, de mon point de vue, peut créer des situations particulièrement périlleuses.
00:08:08Sur l'ouverture du Détroit d'Ormuz, il y a un peu une ambiguïté, si j'ai compris.
00:08:16Mais comme tout est encore en suspens, les États-Unis seraient presque prêts à donner un droit de regard sur
00:08:23qui rentre,
00:08:24qui sent, ou une sorte de péage à l'Iran.
00:08:28Qu'est-ce que ça vous paraît possible ?
00:08:32Ce que je vous disais tout à l'heure, c'est que la problématique est la suivante.
00:08:37La situation est très confuse.
00:08:40On est sur plusieurs températures, sur une journée, plusieurs changements de pieds,
00:08:46parfois en quelques heures, en matière de prise de position publique de l'administration Trump,
00:08:52de celles et de ceux qui sont autorisés à parler au nom du président des États-Unis,
00:08:56ou même de lui-même directement.
00:08:57Effectivement, j'ai assisté en partie à la longue conférence de presse qu'il a donnée lundi.
00:09:02Et j'avoue être toujours assez désarçonné par le flot d'informations que l'on prend en pleine figure
00:09:09au moment de ces conférences de presse, et parfois le flot d'informations contradictoires qu'on peut recevoir.
00:09:16Donc je suis assez prudent sur cela, même si, en matière de curiosité,
00:09:22un certain nombre de prises de position de l'administration Trump depuis sa prise de fonction l'année dernière
00:09:27a été là pour nous dire que nous sommes dans une drôle de période.
00:09:31À ce stade, il semblerait que ce soit les termes, en quelque sorte, du cessez-le-feu qui soient en
00:09:36cours de négociation.
00:09:37Et à l'ouverture du Conseil de défense ce matin, le président de la République disait qu'évidemment,
00:09:42cessez-le-feu était une très bonne chose en soi, mais pointait la question du détroit d'Hormuz et du
00:09:47Liban.
00:09:48Dans ce contexte-là, les otages français en Iran, Cécile Collère et Jacques Paris,
00:09:53ont été libérés hier. Ils arrivent à Paris aujourd'hui.
00:09:57Est-ce que vous y voyez un signe que la France a pris la bonne mesure,
00:10:03a trouvé le bon équilibre dans sa parole vis-à-vis de cette crise, de cette guerre,
00:10:09et qu'elle a un rôle à jouer dans ce qui va se passer à partir de maintenant ?
00:10:13D'abord, tout naturellement, c'est me féliciter de la libération de ces deux otages.
00:10:18Nous avons leur visage, non loin d'ici, affiché plus de trois ans de détention dans des conditions inhumaines,
00:10:26dans ce pays qu'est l'Iran, où vous le savez, les conditions de respect des droits de l'homme
00:10:33et des notions les plus élémentaires ne sont pas forcément remplies.
00:10:38J'ai une pensée pour eux, pour le soulagement que cela représente pour leur famille,
00:10:43mais également pour nous tous, défenseurs d'une certaine idée de la liberté,
00:10:50et notamment de la liberté d'informer, puisque c'est de cela aussi dont il s'agit avant tout.
00:10:56La France doit avoir une position, tout simplement parce que la voie de la France
00:11:01en matière de politique internationale, de géopolitique, elle compte.
00:11:07Alors d'aucuns déclinistes vont vous dire, nous ne pesons plus ce que nous pesions par le passé,
00:11:13du temps d'eux, nous étions beaucoup plus influents que nous ne le sommes aujourd'hui.
00:11:19Je m'inscris en faux. D'abord, je vais saluer l'action qui a été menée par le ministre des
00:11:23Affaires étrangères,
00:11:24Jean-Noël Barraud, qui a tenu les engagements qu'il avait pris devant la représentation nationale,
00:11:30notamment lorsque des questions lui étaient posées au sujet de ces otages,
00:11:34mais également au travail qui est effectué par la France.
00:11:38Vous savez, j'ai été pendant un peu moins d'un an ministre,
00:11:41j'ai eu l'occasion d'assister à de nombreux conseils des ministres,
00:11:44puisque j'ai assisté à tous les conseils des ministres durant ma présence au gouvernement,
00:11:47et vous savez que chaque conseil des ministres a une partie réservée à la politique internationale.
00:11:54La France est à l'œuvre.
00:11:55Ce que je peux vous dire, c'est qu'à l'occasion de ma présence à table du conseil des
00:12:00ministres,
00:12:00j'ai pu voir, entendre ce que fait la France, ce que font les diplomates français dans toutes les zones
00:12:10de tension que connaît le monde aujourd'hui.
00:12:13Donc la France est encore entendue, elle est encore écoutée, elle a encore des choses à dire,
00:12:18et je pense que sur ce conflit en particulier, on voit bien aujourd'hui l'isolement de l'administration de
00:12:23Trump au regard du reste du monde,
00:12:25y compris même des pays qui, il y a encore peu, étaient très prudents lorsqu'il s'agissait de contredire
00:12:30le président américain
00:12:31et sa doctrine si tant est qu'il y ait une doctrine établie.
00:12:34Et bien on voit bien aujourd'hui que cette action un peu seule contre tous isole les Etats-Unis,
00:12:41qui, je le dis encore une fois et je le martèle, est un pays ami, je le disais,
00:12:45il y a peu de pays avec lesquels le nôtre n'a pas été en guerre dans son histoire,
00:12:51les Etats-Unis en font partie, il faut en tenir compte,
00:12:53mais aujourd'hui je crois que c'est le multilatéralisme et pas l'unilatéralisme auquel nous a habitués Donald Trump
00:12:59qui doit l'emporter.
00:13:02Sur le plan français, est-ce que, on a vu que les cours du pétrole, déjà depuis l'annonce du
00:13:10cessez-le-feu, étaient en repli,
00:13:14est-ce que ça donne raison au gouvernement qui, pour l'instant, n'a pas sorti le chéquier, si on
00:13:20peut dire,
00:13:21et est-ce qu'il faudra surtout être attentif et comment, à ce que les prix redescendent aussi vite qu
00:13:29'ils sont montés ?
00:13:31Nous savons toutes et tous que la flambée des prix du pétrole et donc des carburants a été en grande
00:13:40partie liée à la situation internationale dans cette partie du globe.
00:13:43Ça c'est une réalité.
00:13:45Le gouvernement a toujours considéré qu'une désescalade a cessé le feu, comme cela a été annoncé aujourd'hui,
00:13:52allait avoir une grande influence sur les cours et donc sur le prix à la pompe.
00:13:58Le problème dont je vous parlais tout à l'heure, c'est la fébrilité et la fragilité des actes,
00:14:05l'inconstance parfois des actes, notamment des Etats-Unis en la matière, on ne sait jamais.
00:14:09Il peut très bien y avoir dans un jour, dans deux jours, dans la même journée, aujourd'hui même, un
00:14:15contre-pied
00:14:15et donc avoir une situation qui viendrait à s'inverser notamment sur les prix des carburants.
00:14:22Ceci étant dit, je ne peux que me féliciter que ce que disait le gouvernement, à savoir au moment où
00:14:26il y aura une détente,
00:14:28une relâche en matière d'affrontement sur le sol iranien, les prix baisseront.
00:14:35Ca c'est la première chose. La deuxième chose, nous avons été très clairs en ce qui concerne le groupe
00:14:42auquel j'appartiens,
00:14:44la politique du chèque à tous les étages ne fonctionne pas.
00:14:50Elle est inadéquate au regard de la situation de nos finances publiques.
00:14:54Je vois les propositions qui sont formulées par des oppositions.
00:14:58D'un côté, vous avez le blocage des prix qui a été décidé en Indonésie et dans une certaine mesure
00:15:04en Pologne.
00:15:05On sait très bien que ça a un effet très ponctuel.
00:15:07C'est ce que propose la France insoumise, qui a des effets pervers assez rapidement.
00:15:12C'est-à-dire que pendant quelques temps, vous avez effectivement des prix qui sont plafonnés.
00:15:15Et donc, évidemment, ça profite aux consommateurs.
00:15:20La plupart du temps, ça crée des pénuries.
00:15:21Et ensuite, vous avez des contreparties qui doivent être opérées par l'État,
00:15:25qui doit, à ce moment-là, aller aider les fournisseurs, aller aider les distributeurs
00:15:30pour pouvoir combler leurs pertes, puisque vous avez des secteurs qui deviennent des secteurs en crise.
00:15:35Je pense notamment, par exemple, imaginez demain qu'on bloque les prix à toutes ces stations essence indépendantes
00:15:40qui ne sont pas affiliées à de grands groupes.
00:15:42Dans quel état elles vont se retrouver si tel devait être le cas ?
00:15:44Après, vous avez la baisse de la TVA proposée par Mme Le Pen et M. Bardella,
00:15:49qui s'appuie sur l'exemple espagnol.
00:15:52Ça coûte 20 milliards d'euros aux finances publiques de la France.
00:15:57Alors, je sais bien que, dernièrement, certains ont fait mine de croire que le fait d'avoir 5,1%
00:16:03de déficit public
00:16:04par rapport à notre PIB, c'était une bonne nouvelle parce qu'on avait prévu 5,4% qu'on
00:16:07avait une cagnotte.
00:16:09Je pense que lorsqu'on a 5,1% de déficit public, il faut continuer de faire des efforts.
00:16:14Et il faut faire attention à ce qu'on fait, notamment lorsque des situations de la nature de celle dont
00:16:19nous parlons se produisent.
00:16:21Donc, évidemment, je suis favorable à des aides ciblées.
00:16:24Nous sommes favorables à des aides ciblées.
00:16:26Nous l'avons déjà dit.
00:16:28Nous considérons naturellement qu'il y a un certain nombre de secteurs, l'agriculture, la pêche,
00:16:32notamment une pensée pour les pêcheurs et les pêcheurs de Corse qui, hier, se sont mobilisés
00:16:35puisqu'ils sont aussi touchés par la flambée des carburants.
00:16:39Il y a des mesures ciblées en leur direction.
00:16:42Et puis, je crois également, comme nous l'avons dit hier lors de la séance de questions au gouvernement,
00:16:45qu'il faut s'intéresser de plus près à ceux qui, parfois, profitent de ces situations de crise
00:16:51et peut-être créer des dispositifs visant à les tirer un peu par la manche.
00:16:55Si vous voyez ce que je veux dire, nous avons eu de nombreuses situations ces dernières années
00:16:58qui ont eu des influences phénoménales sur les cours de tel ou tel produit.
00:17:04Je vous parle du Covid, on se souvient, la flambée d'un certain nombre de prix.
00:17:08Je vous parle également du déclenchement de la guerre en Ukraine
00:17:11qui avait eu des influences notables sur un certain nombre de prix
00:17:15pour les consommateurs, mais également pour les entreprises.
00:17:17Je crois qu'il y a des gens qui profitent de cela, qui bénéficient de crise
00:17:21et peut-être que nous devrions créer les conditions d'un contrôle
00:17:24afin de faire en sorte qu'il y ait plus de justice à ce niveau-là.
00:17:28C'est en tout cas le sens de la question qu'a posée Thierry Benoît, député d'Ille-et-Vilaine
00:17:31au nom du groupe Horizon hier en séance de questions au gouvernement.
00:17:34Quelle que soit l'évolution de la situation sur ce front-là en Iran,
00:17:40en espérant que le cessez-le-feu soit confirmé,
00:17:43dans ce monde qui reste instable, la loi de programmation militaire
00:17:46et son actualisation qui sera en débat dans les prochaines semaines
00:17:49à l'Assemblée nationale vous semblent plus que jamais nécessaires ?
00:17:53Elle est nécessaire et notamment le volet résilience,
00:17:57qui est le volet principal de cette partie d'efforts consentis à nouveau
00:18:02dans notre loi de programmation militaire.
00:18:03Lorsque j'étais membre du gouvernement, j'ai beaucoup travaillé sur cette question.
00:18:07Vous savez, la résilience, notamment de nos services publics,
00:18:10puisque j'étais en charge de la fonction publique,
00:18:13sommes-nous réellement prêts aujourd'hui à faire face à des situations
00:18:16de crise intense, de blocage en matière de fonctionnement énergétique,
00:18:24en matière d'attaques Internet, de cyberattaques ?
00:18:27Sommes-nous véritablement prêts à faire face à ces attaques hybrides
00:18:31qui sont aujourd'hui des éléments de la guerre moderne ?
00:18:34Nous avons un certain nombre de principes, de doctrines,
00:18:40mais je crois qu'il faut se renouveler sans cesse.
00:18:42L'année dernière, dans le cadre de mes fonctions,
00:18:44je suis visité un pays particulièrement concerné par ce type de situation,
00:18:49l'Estonie, qui est un petit pays qui se dote des moyens
00:18:56destinés à faire face à d'éventuelles attaques d'un voisin
00:18:59que je n'ai pas besoin de rappeler, qui s'appelle la Russie,
00:19:02et qui peut s'avérer être particulièrement menaçant sur plusieurs fronts
00:19:06et avec plusieurs types d'attaques.
00:19:07Donc nous devons faire des efforts en la matière.
00:19:09On ne veut pas raconter aux Françaises et aux Français
00:19:11qu'on peut dormir tranquille sur nos deux oreilles
00:19:13et que nous vivons dans un monde d'une très grande stabilité.
00:19:16Telle n'est pas la réalité.
00:19:18Je ne veux pas non plus faire peur aux Françaises et aux Français.
00:19:21On parlait tout à l'heure des carburants.
00:19:22Il y a eu des pénuries pour des situations bien précises,
00:19:25mais on n'est pas tombé dans une situation de pénurie généralisée dans le pays
00:19:29au cours des derniers jours.
00:19:30Ce sont des fake news.
00:19:32Et il est nécessaire aujourd'hui de dire que sur le terrain de la politique internationale,
00:19:37sur le terrain d'éventuelles attaques dont le pays pourrait faire l'objet
00:19:40et fait déjà l'objet, notamment en matière de cyberattaques,
00:19:43il faut se tenir prêt.
00:19:44Et ça a un coût.
00:19:45Et c'est ce que prévoit cet opus de la loi de programmation militaire
00:19:50que nous allons examiner à l'Assemblée nationale dans quelques jours.
00:19:54Il y a beaucoup de textes en ce moment, dans les prochains jours,
00:19:57dans les prochaines semaines, qui font ou qui vont faire l'objet
00:19:59de vifs débats à l'Assemblée nationale.
00:20:01On parlera plus spécifiquement un peu plus tard de votre niche
00:20:04et de certains de vos textes.
00:20:06Mais peut-être commencer par une proposition de loi
00:20:10qui n'est pas sans lien avec le contexte international
00:20:13depuis les attaques terroristes du 7 octobre en Israël
00:20:16et ses répercussions en France.
00:20:18C'est la proposition de loi de Caroline Yadant
00:20:20pour lutter contre les formes renouvelées de l'antisémitisme.
00:20:24C'est le titre du texte.
00:20:26Qui a fortement mobilisé contre elle.
00:20:29Il y a une pétition sur la plateforme de l'Assemblée nationale
00:20:32qui a recueilli plus de 500 000 signatures contre ce texte ces derniers jours.
00:20:37Ce qui pourrait éventuellement donner lieu à un débat dans l'hémicycle.
00:20:42Mais il y aura surtout, en principe,
00:20:43l'examen de la proposition de loi elle-même la semaine prochaine.
00:20:48Hier, le groupe Modem,
00:20:50sans se prononcer véritablement sur le fond,
00:20:53considérait qu'en tout cas, si ce n'est un retrait,
00:20:55en tout cas un report de ce texte-là,
00:20:57serait peut-être une façon d'apaiser un peu les choses
00:21:02sur ce texte qui kiffe beaucoup.
00:21:05Quelle est votre position à vous,
00:21:06à la fois sur le fond et puis sur le timing ?
00:21:09D'abord, ma position qui est celle que j'ai toujours eue en la matière,
00:21:12c'est que l'antisémitisme, ce n'est pas une opinion, c'est un délit.
00:21:17Est-ce qu'au cours des dernières semaines,
00:21:19des derniers mois, des dernières années,
00:21:21nous avons pu constater une flambée de l'antisémitisme ?
00:21:23Je suis désolé de le dire,
00:21:25les chiffres parlent d'eux-mêmes.
00:21:26Les agressions à caractère antisémite ont augmenté dans le pays
00:21:30depuis le 7 octobre et même avant le 7 octobre.
00:21:32et vous voyez bien que dans les prises de position publiques
00:21:40ou même dans les prises de position parfois de simples qui dame
00:21:43sur les réseaux sociaux,
00:21:44vous avez une flambée de propos de type antisémite.
00:21:48Est-ce que le texte proposé par notre collègue Caroline Nyadant
00:21:56tombe, entre guillemets, excusez-moi l'expression,
00:21:58dans une période propice à un débat apaisé ?
00:22:00La réponse est non. C'est non parce que d'abord,
00:22:03un, vous avez une situation internationale
00:22:07où Israël prend part à des opérations contre l'Iran,
00:22:12contre le Liban, le Hezbollah au Liban
00:22:15et que cela favorise d'une certaine manière
00:22:18une forme de contestation contre la politique
00:22:20qui est menée par le gouvernement de Benyamin Netanyahou.
00:22:23Et encore une fois, je vous le dis,
00:22:25contredire la politique menée par le gouvernement israélien,
00:22:28la remettre en question, voire la combattre.
00:22:30Ce n'est pas faire preuve d'antisémitisme,
00:22:33de mon point de vue.
00:22:35Ceci étant dit, nous voyons bien que parfois,
00:22:38certaines prises de position, y compris dans le monde politique,
00:22:41sont teintées d'antisémitisme
00:22:43et rattachent la critique d'une action politique,
00:22:48d'une action militaire menée par le gouvernement israélien
00:22:51à cet antisémitisme qui, vous le rappele,
00:22:54ne peut pas être considéré comme une opinion.
00:22:56Le problème que nous vivons sur ce texte comme sur d'autres,
00:23:00c'est que la rationalité me semble très absente du débat public.
00:23:05Pas seulement en France.
00:23:07Ne nous flagellons pas plus que nous ne devrions.
00:23:10Aujourd'hui, le débat public, je le dis,
00:23:13est gangréné par une forme d'intensité,
00:23:17par une forme d'excès, par une forme d'irrationalité
00:23:22qui nuit à l'examen des sujets les plus simples parfois.
00:23:28Et je vous laisse deviner ce que cela cause
00:23:30lorsque nous sommes sur des sujets particulièrement compliqués.
00:23:32Et le fait de traiter de l'antisémitisme ici et ailleurs
00:23:36est un sujet compliqué parce qu'il touche les gens
00:23:38dans leur identité, parce qu'il fait rappel
00:23:41à des éléments particulièrement sombres
00:23:43de notre histoire collective.
00:23:45et parce qu'aujourd'hui, vous avez une violence antisémite
00:23:48qui s'abat sur nos compatriotes,
00:23:52des Français, de confession juive,
00:23:54mais également de par le monde.
00:23:57Ce n'est malheureusement pas très simple.
00:23:59Donc, plusieurs sujets.
00:24:00D'abord, un, moi, je n'ai pas d'opposition de principe.
00:24:04J'ai co-signé le texte.
00:24:05Donc, je le revendique.
00:24:06Je n'ai pas changé d'avis sur le sujet.
00:24:09Peut-être, effectivement, la période n'est pas propice
00:24:12en regard de la situation politique internationale.
00:24:14Mais encore une fois, je ne fais pas la proposition,
00:24:16comme l'ont fait mes collègues du groupe démocrate,
00:24:19de le retirer parce qu'il est inscrit à l'ordre du jour.
00:24:22Et c'est au groupe EPR de décider souverainement
00:24:25s'il le maintient parce que c'est à lui
00:24:28qu'il appartient de le décider.
00:24:30Et trois, et je sais malheureusement que ça sera un vœu pieux,
00:24:34c'est essayons en tant que parlementaires,
00:24:36du moins ici à l'Assemblée nationale,
00:24:38d'avoir une vision pas moins passionnée
00:24:40parce que la passion, c'est celle de l'action publique
00:24:43et de l'engagement, mais peut-être un peu plus rationnelle
00:24:46et faire appel un peu moins aux passions tristes
00:24:49lorsqu'il s'agit d'évoquer un certain nombre de sujets
00:24:51parmi lesquels les plus délicats.
00:24:52Et je pense que l'antisémitisme
00:24:54et la lutte contre l'antisémitisme en font partie.
00:24:58Je disais, il y a beaucoup de textes qui provoquent le débat
00:25:01et des débats parfois passionnés.
00:25:02C'est le cas d'un texte dont l'examen a commencé hier
00:25:05et qui va se poursuivre aujourd'hui.
00:25:06Alors sur le millefeuille territorial,
00:25:08si on se réfère à son titre,
00:25:11mais qui en l'occurrence, et notamment compte tenu
00:25:13de la façon dont il a été modifié en commission,
00:25:16concerne surtout l'Alsace.
00:25:19On a entendu des mots forts hier.
00:25:21Vous avez pris d'ailleurs la parole dans l'hémicycle
00:25:24sur ce sujet-là.
00:25:25Est-ce que vous considérez là encore
00:25:28que ce texte peut, doit aboutir
00:25:31dans les conditions du débat actuel ?
00:25:33Ou est-ce que c'est un sujet d'importance
00:25:35mais qu'il est urgent de ne pas légiférer trop vite
00:25:39sur un tel sujet ?
00:25:40Il y a beaucoup de questions dans la question
00:25:42que vous venez de poser.
00:25:43Mais en même temps, le texte, il est là.
00:25:44Et en tant que législateur, je dois,
00:25:46le groupe que je préside,
00:25:48dans la diversité de ses opinions,
00:25:50doit se prononcer.
00:25:51C'est comme ça que ça marche.
00:25:52Et c'est comme ça qu'il faut faire.
00:25:55Évidemment, sur un sujet d'une telle importance.
00:26:00Importance dans l'organisation administrative,
00:26:03territoriale d'une grande région,
00:26:05la région Grand Est.
00:26:06D'une telle importance pour une partie de cette région,
00:26:10et non pas la moindre,
00:26:12l'Alsace,
00:26:13avec son histoire, son identité.
00:26:15Avec également le sentiment d'injustice
00:26:19qui est né de la réforme précédente,
00:26:24à savoir celle de la grande région,
00:26:26la création de la grande région,
00:26:28à l'époque de la présidence de François Hollande,
00:26:31qui, sans leur demander leur avis,
00:26:34a fusionné trois régions à l'époque,
00:26:36il faut le rappeler,
00:26:38Champagne-Ardennes,
00:26:40Lorraine et Alsace,
00:26:42avec toutes ces problématiques d'ordre historique,
00:26:45et disons-le d'un point de vue,
00:26:47c'est pas forcément négatif,
00:26:48identitaire.
00:26:49Le mot identité n'est pas forcément un mot négatif,
00:26:52c'est un corps qui vous parle.
00:26:54On a cette histoire qu'on traîne avec nous,
00:26:56et on a ce texte.
00:26:57Ce texte qui a été réécrit,
00:26:59je vous le rappelle,
00:26:59parce qu'au départ,
00:27:00l'écriture ne convenait pas,
00:27:02et vous avez le débat parlementaire
00:27:03qui s'est engagé hier.
00:27:05Je ne sais pas ce qui en sortira.
00:27:06Je ne le sais pas.
00:27:08Ce que je sais,
00:27:09c'est qu'il aurait été,
00:27:11de mon point de vue,
00:27:14mieux pensé
00:27:15d'avoir une réflexion plus globale
00:27:17sur l'organisation administrative
00:27:19de nos collectivités territoriales,
00:27:21dans lesquelles l'Alsace,
00:27:23mais également la communauté européenne d'Alsace,
00:27:25la collectivité européenne d'Alsace, pardon,
00:27:27et l'ensemble des collectivités de notre pays
00:27:29auraient été cités.
00:27:31Ça n'a pas été choisi.
00:27:33On est donc aujourd'hui sur un examen de texte
00:27:35porté par un groupe.
00:27:36Je préfère que ce soit le gouvernement,
00:27:38à titre personnel,
00:27:39qui porte ce type de réforme aussi,
00:27:41parce que l'initiative parlementaire
00:27:43a également ses limites.
00:27:44On parle de texte d'une très grande complexité
00:27:46en matière d'application,
00:27:48et dont les impacts n'ont pas été totalement mesurés,
00:27:51puisqu'il n'y a pas eu l'étude d'impact,
00:27:54même si ce n'est pas indispensable
00:27:55dans le cadre d'une loi d'initiative parlementaire.
00:27:57Elle n'a pas eu lieu,
00:27:58et ce n'est pas un petit geste
00:28:00que prévoit le texte,
00:28:02si d'aventure il était voté définitivement.
00:28:04Et ce que je souhaiterais, là encore,
00:28:06vous voyez, on revient sur le sujet
00:28:07dont je parlais précédemment,
00:28:10c'est qu'on essaye de s'extraire de l'irrationalité.
00:28:13Et là aussi, on le voit.
00:28:15Et c'est normal,
00:28:15parce qu'on touche à quelque chose
00:28:17de particulièrement sensible,
00:28:18notamment par rapport à nos compatriotes alsaciens.
00:28:23Et j'ai dans mon groupe deux collègues
00:28:25qui sont issus de cette région.
00:28:27Vous avez aussi de Lorraine.
00:28:28J'ai aussi des Lorrains, des Lorraine.
00:28:31C'est pour ça que vous laissez la liberté de vote.
00:28:32Et j'ai aussi des Marnets.
00:28:37Donc, j'ai essayé de faire en sorte
00:28:39que le groupe se positionne
00:28:40de la manière la plus libérale
00:28:42qui soit par rapport aux prises de position
00:28:44au regard des origines
00:28:46dans les circonscriptions
00:28:48de celles et de ceux
00:28:49qui vont être amenés à voter.
00:28:51Mais encore une fois,
00:28:52on peut avoir un regret.
00:28:55Je le dis,
00:28:56même si j'ai soutenu l'initiative
00:28:58par principe,
00:29:00parce que je me suis rendu en Alsace
00:29:02à plusieurs reprises.
00:29:03Et j'ai eu l'occasion
00:29:04de discuter avec des élus
00:29:06et des habitants de la région,
00:29:08des opérateurs économiques,
00:29:09sur cette question.
00:29:11Moi, je suis pour la différenciation.
00:29:13Je le dis.
00:29:14Je pense qu'on ne peut pas avoir
00:29:15quelque chose d'uniforme
00:29:17et que certaines situations
00:29:21exigent la différenciation,
00:29:23exigent la prise en compte
00:29:25de spécificités.
00:29:26Donc là, je le dis,
00:29:28c'est la réponse générale.
00:29:29Est-ce qu'on peut faire rentrer
00:29:32ce débat de la différenciation
00:29:33à travers une proposition de loi
00:29:35qui passe sur un délai si bref
00:29:37que celle-ci ?
00:29:39Pour moi, la réponse est plutôt négative.
00:29:41Romain.
00:29:42Oui, bonjour.
00:29:43Romain Richardot pour Le Monde.
00:29:46Ludovic a parlé de la myriade de textes
00:29:48qui arrivent là prochainement.
00:29:49On a un calendrier parlementaire
00:29:50très fourni,
00:29:52avec beaucoup de PJL,
00:29:53notamment,
00:29:54là où on était plutôt habitués
00:29:55au PPL ces derniers temps.
00:29:58et on a un gouvernement
00:29:59qui pousse pour dire
00:30:00on veut faire une année utile
00:30:02aux Français
00:30:02d'ici à la présidentielle.
00:30:05Pour vous,
00:30:06est-ce que cette assemblée
00:30:08est compatible
00:30:08avec les ambitions gouvernementales
00:30:10là sur cette année
00:30:11puisque on sait qu'il n'y a toujours
00:30:12pas de majorité
00:30:13et à un an de la présidentielle,
00:30:14on se doute que cette majorité
00:30:15peut être encore plus fragilisée ?
00:30:19On peut faire des choses.
00:30:22Vous voyez avec l'exemple
00:30:24du projet de loi
00:30:25sur la lutte contre les fraudes
00:30:27sociales et fiscales,
00:30:29on peut faire des choses.
00:30:29Mais est-ce qu'on est allé au bout
00:30:31de ce qu'on peut faire
00:30:31sur la lutte contre les fraudes ?
00:30:32La réponse est non.
00:30:34Donc ma réponse,
00:30:34ça va être la suivante.
00:30:37Depuis la dissolution
00:30:38décidée par le président
00:30:39de la République
00:30:40en juin 2024
00:30:41et ce que les Français
00:30:42en ont fait
00:30:43de cette dissolution,
00:30:45l'Assemblée nationale
00:30:45telle qu'elle est aujourd'hui,
00:30:47nous avons toujours été clairs.
00:30:48On ne pourra pas faire
00:30:49de réformes d'ampleur.
00:30:52On pourra éventuellement
00:30:54faire un certain nombre
00:30:55de réformes ciblées
00:30:56qui seront par nature incomplètes
00:30:58et qui n'auront pas vocation
00:31:00à régler l'ensemble des problèmes
00:31:02qui se dressent devant nous.
00:31:03Et il faudra attendre
00:31:05le débat de l'année prochaine
00:31:06pour pouvoir trancher
00:31:07un certain nombre de sujets
00:31:08et je l'espère bénéficier
00:31:10de résultats permettant
00:31:11de dégager une majorité
00:31:12qui sera capable
00:31:14de pouvoir aller au bout
00:31:15des réformes.
00:31:17Oui, salut.
00:31:18Samia Sef de l'agence France Presse.
00:31:21Pour aller dans le sens
00:31:21de la question de mon collègue,
00:31:23est-ce que ce que vous dites
00:31:24est applicable au projet
00:31:25de loi constitutionnel
00:31:26sur la Corse ?
00:31:27Est-ce que vous avez
00:31:28des nouvelles de son avancement
00:31:30ou des écueils
00:31:30qu'il semble rencontrer ?
00:31:32Il y a eu une inscription
00:31:34qui était au départ prévue
00:31:36sous le gouvernement
00:31:37auquel j'ai appartenu
00:31:38en octobre.
00:31:39Le gouvernement est tombé
00:31:40en septembre.
00:31:41Il y a eu
00:31:43une période de latence.
00:31:44Ensuite,
00:31:45le Premier ministre
00:31:46a pris l'engagement
00:31:47vis-à-vis des élus corse
00:31:48de l'inscrire
00:31:50après les élections municipales.
00:31:52Nous y sommes.
00:31:54Lors d'une dernière rencontre
00:31:55avec la ministre Gatel,
00:31:56une délégation
00:31:57de parlementaires corse
00:31:58à laquelle j'appartiens,
00:32:01s'est vu entendre dire
00:32:02que ce serait plutôt
00:32:03au mois de juin
00:32:05avec une lecture
00:32:07en premier lieu au Sénat
00:32:09comme le veut la tradition.
00:32:10Il n'y a aucun texte
00:32:10qui le prévoit,
00:32:11je vous rappelle.
00:32:12La tradition veut
00:32:13que les textes
00:32:14concernant les collectivités locales
00:32:15soient examinés
00:32:16en premier lieu au Sénat.
00:32:17La preuve en est
00:32:17que ce n'est pas toujours le cas
00:32:19puisque sur la CEA
00:32:21à l'Alsace,
00:32:22c'est examiné
00:32:23puisque c'est une PPL
00:32:25en position de loi législative
00:32:26venant d'un groupe de députés.
00:32:29C'est examiné en premier
00:32:30à l'Assemblée nationale.
00:32:31Le problème,
00:32:32c'est que les sénateurs
00:32:32vont entrer en campagne électorale.
00:32:33J'ai cru comprendre
00:32:34que le fait
00:32:34qu'on commence à examiner
00:32:36un texte constitutionnel
00:32:37au mois de juin
00:32:37ça posait problème au Sénat.
00:32:39Moi, je fais la proposition
00:32:40dans la suivante.
00:32:41Comme on le fait sur l'Alsace,
00:32:43on peut très bien avoir
00:32:43un examen en première lecture
00:32:45à l'Assemblée nationale.
00:32:46C'est un engagement
00:32:47qui a été pris
00:32:48par le président de la République
00:32:49en 2022
00:32:50à l'occasion
00:32:50de l'élection présidentielle.
00:32:51Il a tenu un discours,
00:32:53il a tenu des propos
00:32:54en Corse en septembre 2023.
00:32:56Il était très clair.
00:32:57L'État doit tenir sa parole.
00:32:59Ensuite,
00:32:59pour la réforme de la Constitution,
00:33:01le Parlement est souverain.
00:33:03Ce n'est pas le gouvernement
00:33:04qui tient.
00:33:05Donc, une fois que le gouvernement
00:33:09fait tenir sa promesse
00:33:10d'engager le débat
00:33:12au Parlement
00:33:13en vue de la modification
00:33:14de la Constitution
00:33:15concernant la région
00:33:16qui est la mienne,
00:33:17au moins la parole sera tenue.
00:33:19Et ensuite,
00:33:19le Parlement légiférera
00:33:20comme la Constitution le prévoit.
00:33:23Jannick et puis François.
00:33:41Est-ce qu'Horizon et Édouard Philippe
00:33:44sont sur la même longueur
00:33:46que vous,
00:33:47c'est-à-dire avec une reconnaissance
00:33:48pour certaines collectivités territoriales
00:33:50d'un lien de mémoire particulier
00:33:53d'un peuple avec sa terre,
00:33:55ce qui renvoie quand même
00:33:56à des souvenirs,
00:33:58pas que des souvenirs d'ailleurs,
00:34:00enfin à des références culturelles
00:34:01qui ne sont pas tout à fait
00:34:02sur le même registre
00:34:03qu'Horizon et qu'Édouard Philippe,
00:34:06mais qui s'est très peu exprimé là-dessus,
00:34:08premièrement.
00:34:09Et deuxièmement,
00:34:10si vous permettez aussi
00:34:11une politique plus,
00:34:12de politique intérieure,
00:34:13on a appris
00:34:15que tous les représentants
00:34:18assez haut placés
00:34:19des groupes du Bloc Central
00:34:20allaient dîner ensemble.
00:34:22Est-ce que je peux vous demander,
00:34:24vous et Édouard Philippe,
00:34:26quel est l'adversaire
00:34:27le plus redouté ?
00:34:28Est-ce que c'est Gabriel Attal
00:34:30ou est-ce que c'est Bruno Retailleau ?
00:34:33Pour 2027, bien sûr.
00:34:36C'est un vaste programme
00:34:37que de répondre
00:34:37à l'ensemble des questions
00:34:38que vous m'avez posées.
00:34:40sur la Corse.
00:34:42Encore une fois,
00:34:43vous avez raison.
00:34:46Étant issu de ce territoire,
00:34:48j'ai un positionnement
00:34:51qui est forcément
00:34:53très particulier.
00:34:55Ceci étant dit,
00:34:56j'essaye toujours
00:34:56de faire comprendre
00:34:57à celles et ceux
00:34:58qui veulent bien m'écouter
00:34:59lorsque je parle de ça
00:35:00que je suis bien placé
00:35:02pour pouvoir donner un avis
00:35:04et que je ne peux pas
00:35:05être suspecté
00:35:06au regard de mon parcours
00:35:08d'avoir la République légère,
00:35:11si je puis me permettre
00:35:12l'expression.
00:35:13Je pense qu'au cours
00:35:15des dernières années,
00:35:16lorsqu'il s'agissait
00:35:17de défendre
00:35:18un certain nombre
00:35:19de valeurs
00:35:20et que ceux qui étaient
00:35:24plutôt en contradiction
00:35:25avec la République,
00:35:27voire même la France,
00:35:28et qui étaient élus en Corse,
00:35:31il y avait en adversaire politique
00:35:34moi-même,
00:35:35avec d'autres personnes,
00:35:36avec des fortunes diverses.
00:35:37Je n'ai pas été élu président
00:35:38de l'exécutif Corse en 2021,
00:35:40c'est mon seul échec électoral
00:35:41jusqu'à présent,
00:35:42mais j'ai été élu
00:35:43à plusieurs reprises parlementaires,
00:35:44j'ai été élu maire d'Ajaccio.
00:35:46La liste sur laquelle
00:35:47je figurais il y a un mois
00:35:49a été réélu
00:35:50pour un nouveau mandat
00:35:51à la mairie d'Ajaccio
00:35:51alors que nous avions en opposition
00:35:53un tel de liste indépendantiste.
00:35:56Donc voilà,
00:35:57ce débat,
00:35:58on va l'avoir.
00:35:58Et là, encore une fois,
00:35:59comme nous l'avons fait
00:36:00sur l'Alsace,
00:36:01moi je ne vais pas,
00:36:02en tant que président de groupe,
00:36:03ce sera encore plus difficile
00:36:04sur un texte concernant la Corse,
00:36:07sortir la cravache
00:36:08et dire à mes collègues
00:36:10et amis
00:36:10qui siègent avec moi
00:36:11au sein du groupe,
00:36:12et nous sommes 35,
00:36:13vous allez devoir faire
00:36:14ce que je dis.
00:36:15Et quant à Édouard Philippe,
00:36:16le moment venu,
00:36:17il se prononcera,
00:36:18c'est un sujet
00:36:18qui va arriver
00:36:22sur la table du Parlement
00:36:23si le gouvernement
00:36:25tient son engagement.
00:36:26et je pense que le groupe
00:36:29se prononcera,
00:36:30le parti se prononcera
00:36:32et le chef du parti
00:36:33se prononcera.
00:36:35Il va sans dire
00:36:36qu'il existe des nuances.
00:36:37Il existe des nuances.
00:36:39Il existe parfois
00:36:40des nuances
00:36:42qui n'en sont pas,
00:36:43qui sont de vraies différences.
00:36:45Mais je suis très intéressé
00:36:47par ce que nous voyons
00:36:47sur le débat actuel
00:36:49concernant l'Alsace
00:36:50et je fais cette réflexion
00:36:53avec vous,
00:36:53je profite de l'occasion
00:36:54que vous me donnez.
00:36:55Hier, j'ai entendu
00:36:56des responsables
00:36:57issus de la gauche,
00:36:59notamment du parti écologiste,
00:37:02tenir exactement
00:37:02les mêmes discours
00:37:03sur l'Alsace
00:37:05que la droite
00:37:06il y a 10 ans
00:37:08sur la Corse
00:37:09lorsque j'étais déjà député
00:37:10et qu'on a créé
00:37:11la collectivité unique de Corse.
00:37:13Je vous invite
00:37:14à regarder les propos
00:37:15de Sandra Régol
00:37:16qui parle exactement
00:37:18comme certains élus
00:37:18du groupe LR
00:37:19auquel j'appartenais
00:37:20ou UMP
00:37:20lorsqu'il s'agissait
00:37:22d'évoquer
00:37:23l'évolution institutionnelle
00:37:24de la Corse
00:37:24alors même que les écologistes
00:37:26dans leur ADN
00:37:28sont plutôt
00:37:29très régionalistes
00:37:30en règle générale.
00:37:31Curieux.
00:37:32Donc le débat
00:37:33que nous aurons
00:37:34concernant la Corse
00:37:35viendra en son temps.
00:37:36J'essaierai de convaincre
00:37:37le maximum de collègues
00:37:39notamment ceux de mon groupe
00:37:40du Bien Fondé
00:37:41de la démarche
00:37:42qui est initiée
00:37:43si je considère
00:37:44qu'elle demeure
00:37:45bien fondée
00:37:45et nous verrons
00:37:46le Parlement est souverain.
00:37:47sur ce que vous avez
00:37:52demandé
00:37:52concernant
00:37:53le pire adversaire
00:37:55ou l'adversaire
00:37:55le plus redouté.
00:37:59Je vais être très clair.
00:38:02Ma crainte principale
00:38:03qui je le pense
00:38:04est partagée
00:38:05par Edouard Philippe
00:38:05et ce depuis longtemps
00:38:07c'est le duel
00:38:09entre les extrêmes
00:38:10au second tour
00:38:11de l'élection présidentielle.
00:38:13Quant à ce que vous considérez
00:38:15comme les adversaires potentiels
00:38:17au niveau du bloc central
00:38:19ou de l'espace qui va
00:38:20de LR à Renaissance
00:38:22ou EPR
00:38:25je vous dirais
00:38:26que ça fait partie
00:38:27des règles du jeu.
00:38:28Il y a une compétition
00:38:28qui est ouverte à tous
00:38:31mais je me dis
00:38:32que les rencontres
00:38:35qui ont lieu
00:38:36aujourd'hui
00:38:36le dialogue
00:38:37qui peut exister
00:38:38en dépit des différences
00:38:39et des divergences
00:38:40devra
00:38:42absolument aboutir
00:38:43à un moment
00:38:45à une solution
00:38:46qui permette
00:38:46d'éviter la solution
00:38:47du pire
00:38:49à savoir
00:38:50le fait que
00:38:50nous soyons contraints
00:38:52de devoir déterminer
00:38:53entre Mme Le Pen
00:38:54M. Bardella
00:38:55et M. Mélenchon.
00:38:57Je pense qu'au départ
00:38:59Yannick faisait référence
00:39:00à l'information du Figaro
00:39:01qui dit qu'une réunion
00:39:02aura lieu le 15 avril
00:39:03entre représentants
00:39:05du bloc central.
00:39:06Il se parle.
00:39:07Je veux dire
00:39:08il n'y a rien de nouveau
00:39:08sous le soleil
00:39:09pour une bonne et sainte présence
00:39:10c'est que dans le cadre
00:39:11des préparations
00:39:12des élections municipales
00:39:14qui ne se sont pas passées
00:39:16mis à part
00:39:17quelques petits points
00:39:18qui ont été très médiatisés
00:39:20de manière si catastrophique
00:39:22sur l'ensemble
00:39:22des 35 000 communes
00:39:23il y a eu des discussions
00:39:24commune par commune
00:39:26entre représentants
00:39:27de LR
00:39:27entre représentants
00:39:28de l'UDI
00:39:29d'Horizon
00:39:29du Modem
00:39:30et de Renaissance
00:39:31et ce n'est pas de nouveau
00:39:33que les responsables
00:39:35de ces partis politiques
00:39:36se parlent
00:39:36nous rentrons
00:39:37dans une nouvelle temporalité
00:39:38il y a une élection présidentielle
00:39:39dans quelques mois
00:39:40nous sommes déjà
00:39:42dans cette pré-campagne présidentielle
00:39:44et il faut qu'ils se parlent
00:39:45mais l'idée justement
00:39:46de cette réunion
00:39:47et des autres
00:39:48puisque effectivement
00:39:48vos représentants se parlent
00:39:50c'est quoi ?
00:39:51c'est de se mettre d'accord
00:39:52sur une forme
00:39:52même si on est concurrent
00:39:54adversaire
00:39:55de pacte de non-agression
00:39:56ou est-ce que c'est
00:39:57pour essayer d'avancer
00:39:58sur comment on fait
00:39:59justement
00:40:00pour éviter un duel
00:40:01éventuel
00:40:02LFIRN
00:40:03comment on fait
00:40:03pour se mettre d'accord
00:40:04sur un mode de désignation
00:40:06est-ce que ça peut aller jusque là
00:40:08ou est-ce qu'à un moment donné
00:40:09il faudra peut-être
00:40:09s'en remettre au sondage ?
00:40:12Vous savez que nous sommes
00:40:15depuis le début
00:40:16opposés
00:40:18à une primaire
00:40:19donc je réaffirme aujourd'hui
00:40:22Horizon, Edouard Philippe
00:40:24et celles et ceux
00:40:25qui le soutiennent
00:40:25ne souhaitent pas
00:40:26que nous nous engageons
00:40:27dans un processus
00:40:28de départage
00:40:29par une élection primaire
00:40:31donc
00:40:33la discussion
00:40:34entre les différents groupes
00:40:36et candidats potentiels
00:40:38doit avoir lieu
00:40:39et ensuite
00:40:40je vous parlais tout à l'heure
00:40:41d'attitude rationnelle
00:40:43je sais que l'élection présidentielle
00:40:45ne brille pas
00:40:45parfois
00:40:46par la rationalité
00:40:47dans les comportements
00:40:48de certaines et de certains
00:40:51devra l'emporter
00:40:52pourquoi ?
00:40:52parce que
00:40:53encore une fois
00:40:53je le dis
00:40:55les attitudes
00:40:58les aventures
00:40:59solitaires
00:41:00ou semi-solitaires
00:41:02nous conduiront
00:41:04à être privés
00:41:05du droit
00:41:05de figurer au second tour
00:41:06et je le dis
00:41:07depuis trois ans
00:41:08celles et ceux
00:41:09qui ont eu l'occasion
00:41:10quelles que soient
00:41:10les fonctions
00:41:11que j'ai exercées
00:41:11depuis 2022
00:41:13lors de notre déjeuner
00:41:14lors de nos cafés
00:41:15je dis depuis
00:41:17trois ou quatre ans
00:41:18qu'il est
00:41:19à craindre
00:41:20que nous soyons
00:41:21contraints
00:41:22de devoir
00:41:23assister à un second tour
00:41:24entre LFI
00:41:25et le Rassemblement National
00:41:26ça arrive
00:41:29potentiellement
00:41:29et donc
00:41:30à nous
00:41:31de faire en sorte
00:41:31que ça n'arrive pas
00:41:33François
00:41:33oui
00:41:33à propos de l'Alsace
00:41:35je voudrais revenir
00:41:36sur le problème
00:41:37de la décentralisation
00:41:39apparemment
00:41:40le premier ministre
00:41:41avait dit
00:41:41qu'il y aurait
00:41:42un projet
00:41:42ça semble difficile
00:41:44c'est une question
00:41:46qui sera
00:41:47abordée
00:41:48à la présidentielle
00:41:49je voudrais savoir
00:41:50si vous avez
00:41:50des options précises
00:41:52et pour éventuellement
00:41:56faire une véritable réforme
00:41:58qui
00:41:59vous le savez
00:42:00consisterait
00:42:02à donner
00:42:03des pouvoirs
00:42:04financiers
00:42:04aux régions
00:42:06et deuxièmement
00:42:08est-ce que
00:42:09les 13 régions
00:42:11vous conviennent
00:42:11ou
00:42:12au bout de 5 ans
00:42:14faut-il
00:42:14revenir
00:42:15par exemple
00:42:16à une Alsace-Lorraine
00:42:18voilà
00:42:19est-ce que vous avez
00:42:20un projet
00:42:21de décentralisation
00:42:23alors au moment
00:42:25où je vous parle
00:42:25le parti
00:42:27Horizon
00:42:29avec le
00:42:30candidat
00:42:32issu de ce parti
00:42:33qui est Édouard Philippe
00:42:34travaille sur le projet
00:42:35et nous aurons
00:42:36des propositions
00:42:37et au regard
00:42:38de ce que nous sommes
00:42:39un parti enraciné
00:42:40parce que nous sommes
00:42:41particulièrement enracinés
00:42:43dans les territoires
00:42:43vous avez bien vu
00:42:44le groupe
00:42:45qui proportionnellement
00:42:46était le plus concerné
00:42:47par les élections municipales
00:42:48c'était le nôtre
00:42:49avec des candidates
00:42:50et des candidats
00:42:51parfois tête de liste
00:42:51parfois présent sur des listes
00:42:53nous avons un réel
00:42:54enracinement local
00:42:55il me semble
00:42:55totalement impensable
00:42:57qu'Horizon
00:42:58que le candidat
00:42:59Édouard Philippe
00:43:00n'ait pas des propositions
00:43:01à faire en matière
00:43:02de décentralisation
00:43:03elles seront faites
00:43:03le moment venu
00:43:04je ne vais pas les dévoiler
00:43:05aujourd'hui
00:43:06et je participe
00:43:07naturellement
00:43:09à la réflexion
00:43:10en tant qu'ancien élu
00:43:11local
00:43:12en tant qu'élu local
00:43:13je suis conseiller municipal
00:43:13et conseiller intercommunal
00:43:15d'agglomération
00:43:17mais également
00:43:18en tant que parlementaire
00:43:19parce que je suis intéressé
00:43:20par ces sujets
00:43:21et sur l'annonce
00:43:23du premier ministre
00:43:24c'est ce que je disais
00:43:25tout à l'heure
00:43:26à votre collègue
00:43:26je vois mal
00:43:28une réforme
00:43:29d'ampleur
00:43:31venir
00:43:31s'inviter
00:43:32au débat parlementaire
00:43:33en raison
00:43:34de ce qu'est
00:43:35l'Assemblée nationale
00:43:36aujourd'hui
00:43:37je le regrette
00:43:39je ne m'en félicite pas
00:43:40mais je vois
00:43:41difficilement
00:43:42une réforme
00:43:44d'ampleur
00:43:45en matière
00:43:45de collectivité locale
00:43:47et de décentralisation
00:43:48venir s'inviter
00:43:49au débat parlementaire
00:43:51d'ici l'année prochaine
00:43:51Nicolas et puis Marie
00:43:52oui bonjour
00:43:53en croire
00:43:54ce qu'a dit Edouard Philippe
00:43:55lui-même
00:43:56il nous a mitonné
00:43:57un projet
00:43:58massif
00:44:00compte tenu
00:44:00des difficultés
00:44:01que connaît le pays
00:44:03qui s'aggravent
00:44:04est-ce qu'il ne serait pas bon
00:44:05qu'il le dévoile
00:44:06dès maintenant
00:44:07et qu'on y travaille
00:44:08et qu'on s'en serve
00:44:08et que le pays entier
00:44:09en profite
00:44:12je partage
00:44:13votre impatience
00:44:15j'aimerais y être
00:44:17j'aimerais y être
00:44:18sauf que nous sommes
00:44:19en avril
00:44:202026
00:44:23et que
00:44:23même si nous sommes
00:44:25depuis le second tour
00:44:26des élections municipales
00:44:27passés à une phase
00:44:29plus proche
00:44:29c'est une hitote
00:44:31de l'élection présidentielle
00:44:33qu'avant les municipales
00:44:35il y a je le pense
00:44:36encore un peu
00:44:37de chemin à faire
00:44:38avant de dévoiler
00:44:38l'ensemble du programme
00:44:40du projet
00:44:41présidentiel
00:44:42ce que je peux vous dire
00:44:45je ne sais pas
00:44:45si ça aura vocation
00:44:46à rassurer
00:44:47qui que ce soit
00:44:48ou que ce soit
00:44:49c'est que
00:44:50au moment où nous parlons
00:44:52ça bosse
00:44:53ça travaille
00:44:55il y a des arbitrages
00:44:56qui seront rendus
00:44:56le moment venu
00:44:57par celui qui va porter
00:44:58les idées
00:44:58parce que vous avez
00:44:59autour d'Edouard Philippe
00:45:00depuis la création
00:45:01d'Horizon
00:45:01un pôle
00:45:02qui travaille
00:45:05sur les différentes
00:45:06thématiques
00:45:06que sont celles
00:45:08qu'un candidat
00:45:08à l'élection présidentielle
00:45:09doit porter
00:45:10dans le cadre
00:45:11de son projet
00:45:12et que le moment venu
00:45:14Edouard Philippe
00:45:15avait dit
00:45:15après les municipales
00:45:17nous y sommes
00:45:18est-ce qu'il avait dit
00:45:19directement après
00:45:20je ne me souviens pas
00:45:20de l'avoir entendu
00:45:21il a dit
00:45:22après les municipales
00:45:23il y aura un moment
00:45:24où nous dévoilerons
00:45:25les éléments du programme
00:45:27peut-être pas tout
00:45:28le programme
00:45:28dans son ensemble
00:45:29et je ne sais pas
00:45:30quelle forme ça prendra
00:45:31est-ce que ça prendra
00:45:32la forme d'un livre
00:45:33est-ce que ça prendra
00:45:34la forme de grandes conventions
00:45:35thématiques
00:45:36est-ce que ça prendra
00:45:37la forme d'un discours fleuve
00:45:39je ne le sais pas
00:45:40ceci étant dit
00:45:41ce que je peux vous dire
00:45:42c'est que ça travaille
00:45:42c'est que les arbitrages
00:45:43seront rendus
00:45:44et que le moment
00:45:45où le candidat
00:45:46puisqu'il est candidat
00:45:49considérera qu'il est nécessaire
00:45:50de le faire savoir
00:45:51aux françaises et aux français
00:45:52je ne serai pas très loin
00:45:53de lui à mon avis
00:45:54Marie-Claude
00:45:56oui bonjour
00:45:57la discorde donc est revenue
00:45:58suite au rejet
00:45:59du projet de loi constitutionnel
00:46:01dit de Bougival
00:46:02mais pour la Nouvelle-Calédonie
00:46:04donc quelle suite a donné
00:46:06qu'en pensez-vous
00:46:06et effectivement
00:46:08Edouard Philippe
00:46:09on ne l'entend pas
00:46:09alors qu'il a suivi
00:46:10ce dossier
00:46:11dès qu'il était
00:46:12premier ministre
00:46:13merci
00:46:16je ne suis pas un expert
00:46:18mais je me suis toujours
00:46:20quand même intéressé
00:46:20à ce sujet
00:46:22parce que c'est
00:46:24d'abord c'est un sujet
00:46:26particulièrement complexe
00:46:29passionnant et passionné
00:46:33qui traîne derrière lui
00:46:35son lot de drames
00:46:36d'incompréhension
00:46:38d'incompréhension
00:46:38de rupture
00:46:39mais également
00:46:40parfois
00:46:41heureusement
00:46:41parce que tout n'est pas
00:46:42qu'échec dans la vie
00:46:44et tout n'est pas
00:46:45que drame
00:46:46d'entente
00:46:48de réussite
00:46:49par le dialogue
00:46:50par la construction
00:46:51partagée
00:46:52de partis
00:46:53de fractions
00:46:54qui n'avaient rien
00:46:55pour être d'accord
00:46:56au départ
00:47:00la situation
00:47:00est compliquée
00:47:01vous l'avez vu
00:47:01parce que vous avez
00:47:02des positions
00:47:03qui semblent figées
00:47:05vous avez
00:47:06l'interprétation
00:47:07qu'on fait
00:47:08du consensus
00:47:10qui semble être
00:47:11à son niveau
00:47:11le plus élevé
00:47:13en matière d'exigence
00:47:14possible
00:47:16et ça pose
00:47:17un certain nombre
00:47:17de problématiques
00:47:18vous avez
00:47:18une problématique
00:47:19aussi d'ordre
00:47:20calendaire
00:47:21puisque nous sommes
00:47:22pris par le temps
00:47:23puisque des élections
00:47:24provinciales
00:47:24sont prévues
00:47:26vous avez
00:47:26également
00:47:27la difficulté
00:47:28liée
00:47:28à l'éventuel
00:47:31trouble
00:47:31à l'ordre
00:47:32et à la sécurité
00:47:33publique
00:47:33je n'ai pas oublié
00:47:34ce qui s'est passé
00:47:35il y a deux ans
00:47:35sur le caillou
00:47:37et qui pourrait l'oublier
00:47:38au regard des dégâts
00:47:39humains et matériels
00:47:40mais surtout humains
00:47:41et après matériels
00:47:42que cela a occasionné
00:47:43et effectivement
00:47:45ce qui s'est passé
00:47:45la semaine dernière
00:47:46c'est pas une bonne nouvelle
00:47:46pour la Nouvelle-Calédonie
00:47:47et donc c'est pas une bonne nouvelle
00:47:49pour la France
00:47:51moi je fais confiance
00:47:53à la ministre en charge
00:47:54elle est issue de nos rangs
00:47:56pour essayer de renouer
00:47:58les fils de ce dialogue
00:47:59j'ai suivi
00:48:01de l'intérieur
00:48:02les efforts
00:48:03qu'avait réalisé
00:48:04Manuel Valls
00:48:06lorsqu'il était membre
00:48:07du gouvernement
00:48:08et je le dis
00:48:09sans détour
00:48:10il y a des sujets
00:48:11qu'on pourra pas
00:48:12continuer
00:48:13d'éviter
00:48:15parce qu'ils sont inévitables
00:48:16il y a le sujet
00:48:17du corps électoral
00:48:19qui aujourd'hui
00:48:20est
00:48:22véritablement
00:48:22la pierre angulaire
00:48:25on voit bien
00:48:26les difficultés
00:48:27que cela représente
00:48:27donc je vais être très humble
00:48:28moi j'ai pas
00:48:29dans ma
00:48:29dans ma trousse magique
00:48:31la solution miracle
00:48:33qui va sortir
00:48:35je pense pas d'ailleurs
00:48:36que qui que ce soit
00:48:37l'est aujourd'hui
00:48:37mais
00:48:39j'ai plutôt
00:48:41pour habitude
00:48:42de penser
00:48:43que sur ce sujet particulier
00:48:44comme sur d'autres
00:48:45vous parlez du multilatéralisme
00:48:47en début
00:48:47concernant la politique internationale
00:48:49c'est par le dialogue
00:48:51c'est par la recherche
00:48:52du consensus
00:48:52et du compromis
00:48:54qui forcément
00:48:56pose souvent
00:48:57un certain nombre
00:48:57de difficultés
00:48:58mais à condition
00:48:59que tout le monde
00:48:59en fasse
00:49:00ça s'appelle un accord
00:49:01ça s'appelle un consensus
00:49:01il n'y a que ça
00:49:03qui pourra nous permettre
00:49:04de sortir de la situation
00:49:05de blocage
00:49:05en Nouvelle-Calédonie
00:49:06Philippe d'abord
00:49:07et puis Jannick ensuite
00:49:08oui bonjour
00:49:09je suis ici
00:49:11est-ce que le succès
00:49:12de Gilles Simeoni
00:49:12à Bastia
00:49:13consolide selon vous
00:49:15le camp des nations
00:49:16et quid des rapports
00:49:18politiques
00:49:19en Corse
00:49:20dans l'optique
00:49:20des prochaines législatives
00:49:22et dans
00:49:24la perspective
00:49:25des régionales
00:49:26pour le camp des nations
00:49:27ou pour une alternance
00:49:29il a gagné
00:49:31ça c'est la première des choses
00:49:32vous savez vous avez une élection
00:49:33vous avez une voix de plus
00:49:34que l'adversaire
00:49:35vous l'avez gagné
00:49:35il y a un vainqueur
00:49:36il y a un vaincu
00:49:37Gilles Simeoni
00:49:37il a été élu maire de Bastia
00:49:40est-ce qu'il a bien gagné ?
00:49:41non
00:49:42il gagne avec un écart faible
00:49:45je rappelle quand même
00:49:46qu'il n'est pas sortant
00:49:48directement sur cette élection
00:49:49municipale
00:49:50mais il est dans l'équipe sortante
00:49:52il a la région
00:49:54sous sa responsabilité
00:49:55depuis 10 ans
00:49:56une région dotée
00:49:57d'un statut particulier
00:49:58et de compétences très fortes
00:50:00beaucoup plus fortes
00:50:01que les régions
00:50:02de droit commun
00:50:03que nous pouvons connaître
00:50:04sur le reste du territoire
00:50:06national
00:50:07et on sent
00:50:08une forme d'usure
00:50:09moi je le dis
00:50:12par rapport à une absence
00:50:13de résultats
00:50:14notamment sur des faits concrets
00:50:16allez demander chez moi
00:50:18à mes concitoyens
00:50:19ceux qui pensent
00:50:20de la politique
00:50:21en matière hydraulique
00:50:22au niveau régional
00:50:22en matière culturelle
00:50:24en matière de travaux
00:50:25d'infrastructure
00:50:26en matière de développement économique
00:50:27en matière de logement
00:50:29toutes ces compétences
00:50:31qui sont du ressort
00:50:31de la collectivité de Corse
00:50:33alors même que d'ailleurs
00:50:33monsieur Simeoni
00:50:34voudrait qu'elle ait encore plus
00:50:35de responsabilité
00:50:36à gérer dans le cadre
00:50:37d'un processus d'autonomie
00:50:38les gens sont mécontents
00:50:41globalement
00:50:41alors ça ne s'est pas traduit
00:50:42par une défaite électorale
00:50:45mais ça ne s'est pas traduit
00:50:46non plus par un triomphe électoral
00:50:48et moi je le dis
00:50:50en 2028 il y aura
00:50:51des élections territoriales
00:50:52en Corse
00:50:53et je serai dans le camp
00:50:54de l'alternance
00:50:55je ne sais pas sous quelle forme
00:50:57je ne sais pas
00:50:58quelle sera ma contribution
00:50:59à ce débat
00:51:00mais je crois que la Corse
00:51:01aura besoin d'alternance
00:51:02parce qu'au-delà de l'échec
00:51:04sur les réalisations
00:51:05et sur le bilan
00:51:06ce que je déplore
00:51:08c'est aussi un échec moral
00:51:11on promettait
00:51:12de nouvelles pratiques
00:51:13en 2015
00:51:13on promettait d'en finir
00:51:14avec l'esprit de clan
00:51:15qui existait en Corse
00:51:17qui existait
00:51:18avec des dynasties familiales
00:51:19avec des micro-régions
00:51:21entièrement détenues
00:51:22par ce qu'on appelait
00:51:24des clans politiques
00:51:24qui se mêlaient parfois
00:51:26avec des affaires de famille
00:51:27est-ce que ça a changé ?
00:51:30la réponse est malheureusement non
00:51:33Yannick et puis Samy
00:51:34vous avez été au coeur
00:51:36de la réforme de l'état
00:51:38au coeur nucléaire
00:51:38de la réforme de l'état
00:51:40il y a fort à parier
00:51:42pour que cette réforme de l'état
00:51:43soit également au coeur
00:51:44des programmes présidentiels
00:51:46qu'est-ce que
00:51:47vous allez conseiller de faire
00:51:48ou de ne pas faire
00:51:49à Edouard Philippe
00:51:50sur ce registre-là
00:51:53d'abord ce que je lui conseillerais
00:51:54de ne pas faire
00:51:55c'est ce qu'a fait
00:51:56Donald Trump
00:51:57avec Elon Musk
00:51:58au début de son mandat
00:51:59c'est-à-dire arriver
00:52:00avec les bras bien bandés
00:52:03musclés
00:52:05et dire
00:52:05on va tronçonner
00:52:07on va tout simplifier
00:52:09à la hache
00:52:10ou à la tronçonneuse
00:52:11et ça va bien se passer
00:52:12parce que
00:52:12je pense que
00:52:13c'est pas la bonne méthode
00:52:16vous avez plusieurs
00:52:17plusieurs moyens d'agir
00:52:18vous avez
00:52:19les petites
00:52:22avancées
00:52:22et je peux vous en donner
00:52:24quelques exemples
00:52:25la PPL
00:52:26la proposition
00:52:27de loi de Thomas Lame
00:52:27sur la commande publique
00:52:29qui sera défendue
00:52:29en 4ème position
00:52:30dans notre niche parlementaire
00:52:31demain
00:52:32en fait partie
00:52:33ça vise à donner
00:52:34plus de marge de manœuvre
00:52:35aux collectivités locales
00:52:37mais également
00:52:37plus de capacité
00:52:40de répondre
00:52:40à des appels d'offres
00:52:42à des PME
00:52:44ou des TPE
00:52:44parce que
00:52:45aujourd'hui
00:52:46le système
00:52:47est un peu sclérosé
00:52:48il est trop complexe
00:52:48ça peut être
00:52:49par la loi
00:52:50que j'ai portée
00:52:51et qui va enfin arriver
00:52:53en commission mixte paritaire
00:52:54loi de simplification
00:52:55de la vie économique
00:52:56qui n'est pas le grand soir
00:52:58mais qui amène
00:52:58sur un certain nombre
00:52:59de secteurs d'activité
00:53:00des améliorations
00:53:02des décomplexifications
00:53:04qui sont appelées
00:53:06des voeux
00:53:08du monde de l'entreprise
00:53:09du monde économique
00:53:10des acteurs locaux
00:53:12ensuite vous avez
00:53:13des réformes
00:53:14de structures
00:53:14beaucoup plus lourdes
00:53:15effectivement
00:53:15qui peuvent également
00:53:17être mises sur la table
00:53:20parler de la commande publique
00:53:23c'est pas la PPL
00:53:24de mon ami Thomas Lame
00:53:25qui va tout régler
00:53:27mais vous avez
00:53:28un grand sujet
00:53:29de commande publique
00:53:29je vous parle également
00:53:30de la place
00:53:31de l'administration
00:53:33dans la vie quotidienne
00:53:34des françaises
00:53:35et des français
00:53:37des démarches
00:53:37que celles et ceux
00:53:39qui sont administrés
00:53:41ont à réaliser
00:53:42dans le cadre
00:53:42de leur vie quotidienne
00:53:43mais également
00:53:44dans la vie économique
00:53:45dans la vie
00:53:46des collectivités locales
00:53:47je participais
00:53:48lorsque j'étais membre
00:53:48du gouvernement
00:53:49avec François Epsamen
00:53:50à une rencontre
00:53:52à Roclore
00:53:53au ministère
00:53:54de la décentralisation
00:53:55pour écouter
00:53:56entendre
00:53:57celles et ceux
00:53:58qui sont les élus
00:53:59des territoires
00:54:00quel que soit l'échelon
00:54:01quelle que soit la taille
00:54:02et qui se plaignent
00:54:03à juste titre
00:54:04de la difficulté
00:54:05qui est la leur
00:54:05ça peut également
00:54:06passer par
00:54:07la déconcentration
00:54:08de l'état
00:54:10l'une des choses
00:54:11les plus importantes
00:54:12qui a été réalisée
00:54:12par le gouvernement
00:54:13dans lequel
00:54:15j'étais membre
00:54:16c'est la réunion
00:54:18que nous avions eu
00:54:19à Chartres
00:54:19donnant
00:54:20redonnant
00:54:20enfin le rôle
00:54:21de pilote
00:54:22au préfet
00:54:23de département
00:54:24dans le cadre
00:54:25de la politique
00:54:26déconcentrée
00:54:26de l'état
00:54:27pourquoi ?
00:54:28parce qu'au cours
00:54:29des dizaines
00:54:29et des dizaines
00:54:30d'années
00:54:30des dizaines
00:54:31et des dizaines
00:54:31de réformes
00:54:32on s'est aperçu
00:54:32qu'on a désaisi
00:54:33l'état
00:54:33et son premier
00:54:34représentant
00:54:35dans le département
00:54:35pour des agences
00:54:37pour des agences
00:54:38déconcentrées
00:54:39d'un certain nombre
00:54:40de missions
00:54:40et que les interlocuteurs
00:54:42ne finissaient par
00:54:42ne plus rien
00:54:43ni comprendre
00:54:43les préfets
00:54:44au premier rang
00:54:44d'ailleurs
00:54:46donc ça peut prendre
00:54:47des tas de formes
00:54:48et je peux vous dire
00:54:49aujourd'hui
00:54:49que la réforme
00:54:51de l'état
00:54:52figurera
00:54:53dans le projet
00:54:55ensuite
00:54:55le plus difficile
00:54:56c'est de trouver
00:54:57la bonne méthode
00:54:58parce que je considère
00:54:59aujourd'hui
00:55:00que si on veut
00:55:01demain avoir
00:55:01une réforme
00:55:02de l'état
00:55:03efficace
00:55:04il faudra
00:55:05qu'elle soit pilotée
00:55:07très certainement
00:55:09depuis Matignon
00:55:10depuis le chef
00:55:11du gouvernement
00:55:12on ne pourra pas
00:55:12confier ça
00:55:13à un ministre
00:55:14ou une ministre déléguée
00:55:15il faudra avoir
00:55:16une véritable verticalité
00:55:18avec un comité
00:55:19de suivi
00:55:20qui permettra
00:55:21de vérifier
00:55:22si les engagements
00:55:23pris sont tenus
00:55:24la méthode
00:55:25comptera beaucoup
00:55:26et naturellement
00:55:28les réformes
00:55:28découleront
00:55:29de cette méthode
00:55:31est-ce que vous souhaitez
00:55:33dans le cadre
00:55:34de la présidentielle
00:55:35qu'on revienne
00:55:36sur la loi NOTRe
00:55:39c'était une question
00:55:40qui était posée
00:55:40plus ou moins
00:55:41sur la
00:55:43oui
00:55:43si vous dites oui
00:55:48vous créez quand même
00:55:49une forme d'inquiétude
00:55:51parce que les élus
00:55:52en règle générale
00:55:53se disent
00:55:54on vient de commencer
00:55:55un mandat
00:55:55ou on va en finir un
00:55:56on n'aimerait pas
00:55:57être encore
00:55:59valdingué
00:55:59par le pouvoir central
00:56:01et par le parlement
00:56:03pour savoir
00:56:03quelle est
00:56:04la limite
00:56:06géographique
00:56:06de territoire
00:56:07qu'on a administré
00:56:08quelles sont nos compétences
00:56:09etc
00:56:10ceci étant dit
00:56:11moi je prends mon risque
00:56:12à titre personnel
00:56:13je ne suis pas satisfait
00:56:14par le fonctionnement
00:56:15de nos pouvoirs publics locaux
00:56:16et je crois qu'on doit avoir
00:56:18une réflexion aujourd'hui
00:56:19sur ce que doit faire
00:56:20l'Etat
00:56:20et sur ce que doivent faire
00:56:22les différents échelons locaux
00:56:24au niveau de la prise de décision
00:56:25et si aujourd'hui
00:56:26notre édifice institutionnel
00:56:30est satisfaisant
00:56:31en matière de répartition
00:56:32des compétences
00:56:33quid de l'existence
00:56:35de tous les échelons
00:56:36de toutes les strates
00:56:37nous en avons beaucoup
00:56:38sur le territoire national
00:56:39aujourd'hui
00:56:40les intercommunalités
00:56:41les départements
00:56:41les régions
00:56:42les communes
00:56:42tout ça est assez complexe
00:56:44devons-nous avoir
00:56:45une réflexion
00:56:46devons-nous agir
00:56:47en la matière
00:56:48Laurent Marcangeli
00:56:49vous répond oui
00:56:51Samy
00:56:52en pleine campagne présidentielle
00:56:54on va avoir
00:56:54les deux dernières
00:56:55discussions budgétaires
00:56:56à l'automne
00:56:58l'automne passé
00:56:58vous avez été
00:56:59l'un des groupes
00:56:59les plus exigeants
00:57:00avec le gouvernement
00:57:01refusant pour
00:57:01beaucoup d'entre vous
00:57:02de soutenir le budget
00:57:03de la sécu par exemple
00:57:04que vous trouviez
00:57:04trop insincère
00:57:06en tout cas
00:57:06qui n'allait pas assez loin
00:57:07est-ce que vous pensez
00:57:08que l'examen
00:57:09va être dur
00:57:10cette année
00:57:11d'habitude on dit
00:57:11qu'avant la présidentielle
00:57:13ça va relativement
00:57:15vite
00:57:15et puis on règle ça
00:57:16avec un collectif budgétaire
00:57:17l'an prochain
00:57:18est-ce qu'avec cette assemblée
00:57:19ça vous semble
00:57:21envisageable ?
00:57:21l'avenir le dira
00:57:23mais je vois pas
00:57:24comment
00:57:24et pourquoi
00:57:27cette assemblée
00:57:29deviendrait
00:57:30sage comme une image
00:57:32en pleine campagne
00:57:33présidentielle
00:57:33au moment de l'examen
00:57:35d'un texte budgétaire
00:57:35je vois bien d'ailleurs
00:57:36que ça turbine
00:57:39et dans les groupes
00:57:40parlementaires
00:57:41et je l'imagine
00:57:42au niveau gouvernemental
00:57:43parce que ça commence
00:57:44à se préparer
00:57:44vous savez
00:57:45l'exigence
00:57:45vous finissez un budget
00:57:47surtout quand on le finit
00:57:48en dépassant les délais
00:57:50constitutionnels
00:57:51on recommence
00:57:52sur le suivant
00:57:53encore plus vite
00:57:54c'est ce qu'on a vécu
00:57:55l'année dernière
00:57:55et ce qu'on vit
00:57:56cette année
00:57:59il faudra un budget
00:58:00pour le pays
00:58:00mais moi je me fais
00:58:01pas d'illusion
00:58:03le budget
00:58:03il sera voté
00:58:04en juillet
00:58:042027
00:58:06par une loi rectificative
00:58:07de finances rectificatives
00:58:08parce que ça sera
00:58:09démocratiquement
00:58:10le plus acceptable
00:58:11possible
00:58:12et parce que
00:58:13aujourd'hui
00:58:13avec le parlement
00:58:15tel qu'il est
00:58:15on ne pourra pas
00:58:17à mon avis
00:58:18avoir
00:58:19un budget
00:58:22qui aille
00:58:23dans le sens
00:58:24qui devrait être
00:58:25celui du pays
00:58:25au regard des difficultés
00:58:27qui sont les nôtres
00:58:27c'est en tout cas
00:58:28j'espère me tromper
00:58:29mais c'est un peu
00:58:30la prévision
00:58:31que je formule
00:58:31devant vous aujourd'hui
00:58:33vous l'avez évoqué
00:58:34il y a un instant
00:58:35je te passe la parole
00:58:36après Thierry
00:58:37votre journée
00:58:38d'initiative parlementaire
00:58:39qui a lieu demain
00:58:40il y a 8 textes
00:58:41à l'ordre du jour
00:58:43si on regarde un peu
00:58:443 textes
00:58:45plutôt sur la sécurité
00:58:46et l'ordre
00:58:473 textes
00:58:48sur la famille
00:58:49les enfants
00:58:50et puis 2 textes
00:58:51plutôt sur les territoires
00:58:52éducation
00:58:53et puis commande publique
00:58:54vous l'avez évoqué
00:58:54il y a un instant
00:58:56qu'est-ce que vous en espérez
00:58:57de cette journée
00:58:59d'initiative parlementaire
00:59:00combien de textes
00:59:01est-ce que vous espérez
00:59:02faire adopter
00:59:02lesquels
00:59:04sur la dernière niche
00:59:05le modem a battu le record
00:59:068 textes
00:59:09vous qu'est-ce que
00:59:09on voit un petit peu
00:59:11vous avez modifié
00:59:11d'ailleurs
00:59:12l'ordre du jour
00:59:12de votre journée
00:59:14on y reviendra peut-être
00:59:14après
00:59:15mais
00:59:16quels sont les textes
00:59:17que vous espérez
00:59:18faire adopter demain
00:59:19alors d'abord
00:59:20si on pouvait tous
00:59:21les faire passer
00:59:21naturellement
00:59:22je serais le plus heureux
00:59:23des présidents de groupe
00:59:25pour une bonne sainte présence
00:59:26c'est que le processus
00:59:27que nous avons engagé
00:59:28depuis la fin de l'année dernière
00:59:29en vue de sélectionner
00:59:31les textes
00:59:31ça a été un processus
00:59:32très méticuleux
00:59:33comme depuis 2022
00:59:34nous avons décidé
00:59:35de le faire
00:59:36on essaye de préparer
00:59:38nos journées
00:59:38d'initiative parlementaire
00:59:39très en amont
00:59:40avec des débats
00:59:41internes au groupe
00:59:42avec des votes
00:59:43qui déterminent
00:59:44non seulement les textes
00:59:45qui sont in fine
00:59:46sélectionnés
00:59:46parce qu'on essaye
00:59:47de pas en déposer trop
00:59:49en règle générale
00:59:50pour être
00:59:51allez
00:59:52raisonnable
00:59:52et sérieux
00:59:54et ensuite
00:59:54même sur l'ordre
00:59:56de passage
00:59:57il y a
00:59:57un vote interne
00:59:59qui détermine
00:59:59quel est le texte
01:00:00que nous devons faire passer
01:00:01en première position
01:00:03quel est le texte
01:00:03qu'on va faire passer
01:00:04en deuxième
01:00:04et ainsi de suite
01:00:07donc tous
01:00:08j'ai pas de préférence
01:00:09et je les défendrai tous
01:00:11ceci étant dit
01:00:12au regard du nombre
01:00:13d'amendements
01:00:14et je reviendrai là dessus
01:00:16et au regard de la complexité
01:00:17d'un certain nombre
01:00:18d'entre eux
01:00:19on pourra pas faire passer
01:00:20les huit en débat
01:00:21puisqu'on s'arrête
01:00:22à minuit demain
01:00:23donc ça déjà
01:00:24c'est une certitude
01:00:25on pourra pas y arriver
01:00:29et ensuite on va se battre
01:00:30sur chacun de ceux
01:00:31que nous allons
01:00:33défendre
01:00:33du premier au dernier
01:00:35on a changé l'ordre
01:00:36pourquoi ?
01:00:37parce que
01:00:38je vous rappelle
01:00:38que le premier texte
01:00:40était porté
01:00:41par Eloïc Avran
01:00:43qui était sur
01:00:45les très courtes peines
01:00:47c'est un texte
01:00:48qui avait déjà été voté
01:00:49en première lecture
01:00:50l'an dernier
01:00:51voté par le Sénat
01:00:53et qui nécessitait
01:00:54un vote en termes identiques
01:00:55or qu'avons-nous constaté ?
01:00:57déjà c'est qu'en commission
01:01:00le terme identique
01:01:01n'a pas pu être atteint
01:01:02ce qui fait qu'au final
01:01:03les porteurs du texte
01:01:04dont moi
01:01:05et le rapporteur
01:01:06ont voté contre
01:01:07en commission
01:01:08pour qu'il revienne
01:01:09tel qu'il était sorti
01:01:10du Sénat
01:01:10à l'Assemblée Nationale
01:01:12première chose
01:01:13deuxième chose
01:01:14c'est que lorsque
01:01:15nous nous sommes réunis
01:01:16lundi en réunion
01:01:19dématérialisée
01:01:20on a fait le poids
01:01:21sur le nombre
01:01:21d'amendements déposés
01:01:22et comme à chaque fois
01:01:25qu'il s'agit d'un texte
01:01:26qui a trait
01:01:27à un sujet complexe
01:01:30et je dirais sensible
01:01:32et bien on a vu
01:01:34plus de 80
01:01:35un peu moins de 90
01:01:37amendements déposés
01:01:38en grande partie
01:01:38par la gauche
01:01:39et la France insoumise
01:01:41et les écologistes
01:01:43et comme le but
01:01:44c'est pas de
01:01:46de subir
01:01:48une journée
01:01:48de guérilla parlementaire
01:01:51comme nous avons pu le voir
01:01:52sur d'autres niches parlementaires
01:01:53sur un seul texte
01:01:55Loïc
01:01:55a pris la décision
01:01:57de proposer
01:01:58de décaler plus bas
01:01:59l'examen de son texte
01:02:00et je le dis aujourd'hui
01:02:02ça veut pas dire
01:02:02qu'on abandonne l'idée
01:02:03d'avoir la réflexion
01:02:05autour des très courtes peines
01:02:06mais au contraire
01:02:07dans le cadre de la loi
01:02:08sur laquelle travaille
01:02:10Gérald Darmanin
01:02:10le garde des Sous
01:02:11en ce moment
01:02:11si d'aventure
01:02:13comme nous le présentons
01:02:14il y aura une réflexion
01:02:15autour des courtes peines
01:02:16de prison
01:02:17et bien nous nous serons
01:02:18positionnés
01:02:19et j'espère
01:02:19à titre personnel
01:02:21que Loïc Avent
01:02:22soit positionné
01:02:23pour pouvoir
01:02:23être
01:02:25l'orateur
01:02:27rapporteur
01:02:28même
01:02:28de cette partie du texte
01:02:30lorsqu'il viendra
01:02:31à l'Assemblée nationale
01:02:32et sur le reste
01:02:33vous le disiez
01:02:34il y a des sujets
01:02:35des sujets
01:02:36qui concernent
01:02:36les françaises
01:02:37et les français
01:02:37l'organisation
01:02:39des rêves parties
01:02:40on va aller
01:02:40dans le long tunnel
01:02:41du mois de mai
01:02:42vous avez des tas
01:02:43de territoires
01:02:44qui vont subir
01:02:45ces occupations
01:02:47illégales
01:02:49qui mettent
01:02:50beaucoup de désordre
01:02:51sur des terres agricoles
01:02:55Laetitia Saint-Paul
01:02:57prévoit
01:02:57de durcir
01:02:58notamment le code pénal
01:03:00par rapport à l'organisation
01:03:01de ces événements
01:03:02et c'est ce que nous allons
01:03:02défendre demain
01:03:03vous avez
01:03:03Nathalie Collin-Osterlet
01:03:05qui parle
01:03:05de l'effectivité
01:03:08du versement
01:03:08des allocations familiales
01:03:10à des parents déchargés
01:03:12quand un enfant
01:03:13est placé
01:03:14est-ce qu'il est normal
01:03:15que les parents
01:03:16défaillants
01:03:17soient locataires
01:03:18des allocations familiales
01:03:21nous considérons que non
01:03:22c'est la proposition
01:03:23de loi
01:03:24de Nathalie Collin-Osterlet
01:03:26lorsque nous parlons
01:03:28avec Thomas Lame
01:03:30de la nécessité
01:03:32de décomplexifier
01:03:33les procédures
01:03:34d'appel d'offres
01:03:35pour les collectivités locales
01:03:36notamment
01:03:37pour pouvoir
01:03:38aider ces dernières
01:03:38et pour favoriser
01:03:39l'accès
01:03:40à ces appels d'offres
01:03:41à des entreprises
01:03:42locales
01:03:43de taille
01:03:45moins grande
01:03:46que celles
01:03:47qui répondent
01:03:47habituellement
01:03:48parce que
01:03:49les procédures
01:03:50sont trop complexes
01:03:51je pense qu'on tape
01:03:52vraiment dans le mille
01:03:53de sujets
01:03:53qui concernent
01:03:54les Français
01:03:54des Français
01:03:54et que lorsque Sylvain Berriot
01:03:56se parle
01:03:57du fait qu'aujourd'hui
01:03:58en ayant un contrat
01:03:59d'électricité
01:04:00on peut
01:04:01alors qu'on est occupant
01:04:02sans droit
01:04:03ni titre
01:04:03d'allongement
01:04:04sans prévaloir
01:04:06ce sont des vices juridiques
01:04:07qui aujourd'hui
01:04:08pourrissent la vie
01:04:10de dizaines
01:04:10de milliers
01:04:11de Françaises
01:04:12et de Français
01:04:12donc c'est
01:04:14à la mesure
01:04:15d'une niche parlementaire
01:04:16d'une initiative parlementaire
01:04:18c'est pas une réforme
01:04:18de la constitution
01:04:19c'est pas la grande réforme
01:04:20de l'assurance chômage
01:04:21c'est pas la grande réforme
01:04:23du code pénal
01:04:24mais néanmoins
01:04:25nous avons essayé
01:04:26de le faire
01:04:26ce que je regrette encore
01:04:27c'est qu'il est impossible
01:04:29d'envisager
01:04:30certaines réformes
01:04:31de fond
01:04:31comme la loi
01:04:34peine ultra courte
01:04:36le prévoyait
01:04:38alors qu'elle a été votée
01:04:39à plusieurs reprises
01:04:39par le Parlement
01:04:40partie remise
01:04:41et on espère
01:04:42passer
01:04:43un maximum de loi
01:04:44sans pour autant
01:04:45égaler le record
01:04:46de nos collègues démocrates
01:04:47puisque ça sera très difficile
01:04:48à atteindre il me semble
01:04:49avant de passer la parole
01:04:51Thierry
01:04:51il y avait une PPL
01:04:52qui avait aussi attiré
01:04:52l'attention
01:04:53c'est celle qui vient
01:04:53en dernière position
01:04:54portée par Jérémy
01:04:55Patrier-Lettus
01:04:56pour créer une carte famille
01:04:58dès le deuxième enfant
01:05:00notamment pour les tarifs
01:05:01dans les transports
01:05:03ça c'est quoi
01:05:04c'est un texte d'appel
01:05:05et on en reparlera
01:05:06de la politique familiale
01:05:07au moment de la présidentielle
01:05:08on a la chance
01:05:09d'avoir
01:05:09moi je suis un président
01:05:11de groupe heureux
01:05:11parce qu'on a peut-être
01:05:14un petit groupe
01:05:1635 membres
01:05:17c'est pas le plus gros groupe
01:05:18on s'en fout
01:05:19de l'Assemblée Nationale
01:05:20mais on a un groupe
01:05:21de députés
01:05:21qui travaillent
01:05:22sur des sujets
01:05:22bien précis
01:05:23et Jérémy Patrier-Lettus
01:05:25qui est aujourd'hui
01:05:26très médiatisé
01:05:27dans le cadre
01:05:27de sa présidence
01:05:28de la commission d'enquête
01:05:30sur l'audiovisuel public
01:05:31a néanmoins effectué
01:05:32un travail remarquable
01:05:33précieux
01:05:34sur la natalité
01:05:35et sur justement
01:05:36la dénatalité
01:05:38vous imaginez bien
01:05:39que si le texte
01:05:40est positionné
01:05:41en dernière position
01:05:42c'est qu'il a plus
01:05:42une vocation d'appel
01:05:43une vocation symbolique
01:05:45et si la décentralisation
01:05:48et si la réforme
01:05:50de la décentralisation
01:05:51est un sujet important
01:05:52pour la prochaine
01:05:53élection présidentielle
01:05:53je pense
01:05:54que notre démographie
01:05:55en est encore plus
01:05:57et notamment
01:05:59celui de la dénatalité
01:06:00alors nous allons
01:06:01faire partie
01:06:02de celles et de ceux
01:06:03qui vont proposer
01:06:04un certain nombre
01:06:05de mesures
01:06:05visant à répondre
01:06:07à un certain nombre
01:06:08de questions
01:06:08parce que Jérémy Patrier-Lettus
01:06:10n'est pas sorti
01:06:12je dirais
01:06:12comme un diable
01:06:13de sa boîte
01:06:13il a fait une mission
01:06:15d'information parlementaire
01:06:16il a fait un rapport
01:06:17qui parle de ce sujet là
01:06:19et parmi les réflexions
01:06:22dans ce rapport
01:06:23il y avait effectivement
01:06:24cette proposition de loi
01:06:25on ne pourra pas
01:06:26la débattre demain
01:06:26mais on voulait
01:06:27la positionner
01:06:28pour montrer
01:06:29que nous nous intéressons
01:06:29à ce sujet
01:06:30qui est à mon avis
01:06:30le sujet
01:06:32le sujet
01:06:34pour les générations futures
01:06:35parce qu'on le voit bien
01:06:37tout se tient
01:06:38par la démographie
01:06:39dernière question
01:06:40de Thierry
01:06:43dans ce gouvernement
01:06:44et cette majorité
01:06:47en tous les cas
01:06:47un groupe
01:06:48qui soutient le gouvernement
01:06:49on a un assemblage
01:06:51assez patchwork
01:06:52on a même un ministre
01:06:53issu d'un groupe
01:06:54d'opposition
01:06:55est-ce que vous imaginez
01:06:57Panifou
01:06:57Lyot est dans l'opposition
01:07:01est-ce que vous imaginez
01:07:02que ce gouvernement
01:07:04puisse aller jusqu'en
01:07:05mai 2027
01:07:07ou est-ce qu'au contraire
01:07:08vous dites
01:07:08mais c'est pas possible
01:07:09que ça continue comme ça
01:07:10il y aura forcément
01:07:11les LR
01:07:12qui voudront marquer
01:07:13leur différenciation
01:07:15le PS
01:07:16qui voudra dire
01:07:17qui voudra faire oublier
01:07:18qu'il n'a pas empêché
01:07:20ce budget de passer
01:07:21donc à quel moment
01:07:22pour vous
01:07:23il y aura
01:07:24une zone de turbulence
01:07:26que vous voyez déjà venir
01:07:28est-ce que ça attendra
01:07:29l'automne
01:07:30avec la discussion budgétaire
01:07:31ou est-ce que
01:07:32les différenciations
01:07:35voudront être marquées
01:07:36avant
01:07:43je veux vous dire
01:07:44ce que je souhaite
01:07:45à titre personnel
01:07:45et ce que souhaite
01:07:46le groupe que je préside
01:07:47c'est que
01:07:48ce gouvernement
01:07:49est jusqu'au terme
01:07:50du quinquennat
01:07:50du président de la république
01:07:52j'ai pas de boule de cristal
01:07:53si vous en avez une
01:07:54vous allez me la prêter
01:07:55et ça me permettra
01:07:56de jouer éventuellement
01:07:57au loto
01:07:57et de vous quitter
01:07:58pour un monde meilleur
01:07:59mais
01:08:00en tout cas
01:08:01moi ce que je vais vous dire
01:08:02aujourd'hui
01:08:02c'est que
01:08:04le souhait
01:08:04que nous formulons
01:08:05c'est celui de la stabilité
01:08:06c'est pour ça que
01:08:07nous ne sommes pas allés
01:08:08jusqu'à censurer le gouvernement
01:08:10sur le budget
01:08:10alors que nous avions
01:08:11beaucoup de choses à dire
01:08:12sur la haute finance
01:08:13c'est la raison pour laquelle
01:08:14je me suis abstenu
01:08:15et nous avons été nombreux
01:08:15à nous abstenir
01:08:16sur le projet de loi
01:08:17de financement
01:08:18de la sécurité sociale
01:08:18alors que normalement
01:08:20au regard de ce qu'il y avait
01:08:21dans ce texte
01:08:21on aurait dû voter contre
01:08:23notamment avec l'abandon
01:08:24de la réforme des retraites
01:08:26donc on a déjà prouvé
01:08:27qu'on était favorable
01:08:28à la stabilité
01:08:28et on a même des amis
01:08:30qui siègent au sein
01:08:30de ce gouvernement
01:08:31alors qu'on n'est pas d'accord
01:08:31avec tout ce qui a été proposé
01:08:32et tout ce qui a été fait
01:08:34donc je ne sais pas
01:08:35si d'autres
01:08:37prendront le risque
01:08:38de déclencher
01:08:39une nouvelle crise politique
01:08:41je ne sais pas
01:08:41ce qu'ils feront
01:08:42en tout cas je vous dis
01:08:43ce que nous nous ferons
01:08:44nous ne mettrons pas
01:08:45une pièce supplémentaire
01:08:46dans la machine infernale
01:08:48de l'instabilité politique
01:08:49parce que nous attendons
01:08:51le débat présidentiel
01:08:52de 2027
01:08:53nous avons un candidat
01:08:55nous sommes en ordre de marche
01:08:56derrière lui
01:08:56nous espérons
01:08:57que nous pourrons aller
01:08:58vers les françaises
01:08:59et les français
01:08:59avec une situation politique
01:09:02qui sera la plus stable possible
01:09:03on n'a pas besoin
01:09:04d'une crise de régime
01:09:05d'une crise gouvernementale
01:09:07supplémentaire
01:09:07je crois qu'avec deux gouvernements
01:09:08renversés
01:09:09en moins d'un an
01:09:10on en a déjà eu assez
01:09:12on verra dans les prochains mois
01:09:13si vous êtes exaucé
01:09:14en attendant
01:09:15on suivra avec attention
01:09:17votre journée d'initiative parlementaire
01:09:18demain
01:09:18merci beaucoup
01:09:19Laurent Marc-Angeli
01:09:20d'avoir passé ce moment
01:09:21en notre compagnie
01:09:22et bon après-midi à tous
01:09:23merci
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