- il y a 21 minutes
Chaque jour, Marc Fauvelle vous accompagne de 19h à 20h dans 60 minutes Fauvelle sur BFMTV.
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00:00:01Générique
00:00:04Bonsoir, bonsoir à tous, ravi de vous retrouver.
00:00:06A peine adopté et déjà menacé ce soir, le cessez-le-feu est-il en train de voler en éclat
00:00:11?
00:00:12Très clairement, la question est posée, puisque l'Iran menace de reprendre ses frappes aujourd'hui.
00:00:17Après une journée noire, une journée sanglante au Liban,
00:00:20le pays a été bombardé comme jamais depuis le début de la guerre par Israël.
00:00:24Le dernier bilan fait état de quasiment 100 morts,
00:00:27mais il pourrait être encore bien plus lourd, on va aller sur place évidemment dans quelques instants.
00:00:32On se demandera aussi si Donald Trump a vraiment gagné la guerre, comme il l'a dit,
00:00:35alors que l'Iran pourrait récolter un pactole en faisant payer désormais le passage dans ce fameux détroit d'Hormuz,
00:00:41200 millions de dollars chaque jour.
00:00:43Et puis un invité exceptionnel ce soir, c'est l'ambassadeur de France en Iran, Pierre Cochard,
00:00:48il sera avec nous tout à l'heure, c'est lui qui vient de ramener au pays nos deux ex
00:00:51-otages désormais,
00:00:52Cécile Collère et Jacques Paris, les coulisses bien sûr de cette libération,
00:00:55mais aussi la vie à Téhéran, ne manquez pas ce rendez-vous, ce sera à 19h30 tout à l'heure.
00:00:59D'abord les images et les faits du jour, et Léa Morel, Simon Thérassier.
00:01:06Les Etats-Unis et l'Iran se sont mis d'accord sur un cessez-le-feu de deux semaines,
00:01:11avec effet immédiat, Donald Trump affirme que tous ses objectifs militaires ont été atteints.
00:01:15Operation Epic Fury was a historic and overwhelming victory on the battlefield,
00:01:22a capital V military victory.
00:01:36Trump a plié parce que politiquement ça devenait très difficile de soutenir cette guerre auprès de l'opinion américaine.
00:01:42Il fallait pouvoir présenter rapidement quelque chose qui ressemblait à une victoire.
00:01:46Les deux côtés, ils réclament, ils proclament la victoire totale.
00:01:50On passe du paradigme d'où la capitulation au paradigme d'où la coopération.
00:01:56Les Iraniennes ont décidé d'ouvrir les straits, les Etats-Unis ont décidé d'arrêter l'attaquement.
00:02:00Et c'est la base de cette traite fragile que nous avons.
00:02:04Voilà qu'Iran dénonce une violation du cessez-le-feu par Israël.
00:02:07Avec ses frappes massives sur Beyrouth, est-ce qu'on est en train de vivre finalement déjà la fin de
00:02:12ce cessez-le-feu ?
00:02:15Voilà le résumé du jour.
00:02:17Il ne tient plus qu'à un fil.
00:02:18Donc ce soir, ce cessez-le-feu décroché dans la douleur, décroché in extremis la nuit dernière entre les Etats
00:02:24-Unis et l'Iran.
00:02:25Il y a d'abord eu ces frappes un peu plus tôt dans la journée de l'Iran contre plusieurs
00:02:28pays du Golfe.
00:02:29Mais surtout cette journée sanglante au Liban, frappé comme jamais par Israël.
00:02:34Pour en parler ce soir, Ulysse Gosset, bonsoir.
00:02:36Bonsoir.
00:02:37Éditorialiste en politique internationale à BFM.
00:02:39Général Philippe Sidos, bonsoir.
00:02:41Bonsoir.
00:02:41Vous êtes l'ancien chef du bureau de liaison de la FINUL, la force au Liban.
00:02:45Maya Cadra, bonsoir.
00:02:46Enseignante, journaliste spécialiste du Moyen-Orient.
00:02:49Et Jean-Louis Bourlange, bonsoir.
00:02:51Ancien président de la commission des affaires étrangères de l'Assemblée nationale.
00:02:55On va d'abord aller au Liban, à Beyrouth, retrouver les équipes de BFM sur place.
00:02:59Élysse Philippe, Israël qui a frappé aujourd'hui une centaine de cibles en quelques minutes seulement.
00:03:05Le bilan, je le disais il y a quelques instants, est lourd.
00:03:07Il vient d'ailleurs d'être encore une fois revu à la hausse.
00:03:13Exactement.
00:03:14En fait, ce bilan, il a été revu à la hausse plusieurs fois au cours de la journée parce qu
00:03:17'il est extrêmement évolutif.
00:03:18Le dernier bilan qu'on a reçu, les derniers chiffres, fait état de 254 morts et près de 1200 blessés.
00:03:25Mais ce bilan, il n'est que provisoire pour plusieurs raisons.
00:03:28Déjà parce que les frappes se poursuivent.
00:03:29Il y a une vingtaine de minutes maintenant, il y a eu une nouvelle frappe sur un immeuble de Beyrouth
00:03:34à 10 minutes à peu près en voiture d'ici.
00:03:36Un immeuble de 10 étages qui s'est effondré.
00:03:38Donc de nouveaux blessés, de nouveaux morts potentiellement dans les minutes qui viennent.
00:03:42Et puis dans ces hôpitaux de Beyrouth où sont accueillis les blessés, il y a des gens qui succombent à
00:03:47leurs blessures.
00:03:47C'était le cas il y a quelques minutes à peine.
00:03:49Avec Julie Roser, nous avons passé la journée devant cet hôpital de Beyrouth.
00:03:52On a discuté tout à l'heure avec un couple qui attendait des nouvelles de leur fils, de son fils,
00:03:57blessé, des pieds à la tête et inconscient.
00:04:00Cinq minutes après, à peine, le personnel de l'hôpital est venu informer ce couple que leur fils avait succombé
00:04:06à ses blessures.
00:04:07On a vu ce couple d'ailleurs s'effondrer.
00:04:09Et les gens ici autour de l'hôpital être très émus, même les policiers qui étaient sur place.
00:04:13Donc ce bilan encore une fois, il est très provisoire.
00:04:15Il faut s'attendre à ce qu'il évolue dans les prochaines heures.
00:04:17Et puis il faut parler aussi de tous les blessés, près de 1200 qui sont pris en charge encore une
00:04:22fois dans ces hôpitaux.
00:04:23Ici par exemple, on a vu toute la journée des ambulances, un balai d'ambulances se relayer.
00:04:27Les sirènes, les brancards déchargés, les médecins qui écrivent sur des bloc-notes quel est l'état des blessures de
00:04:35ces personnes.
00:04:36Il faut les prendre en charge, certains doivent être opérés.
00:04:38Les personnels des hôpitaux sont tous mobilisés depuis plusieurs heures maintenant, depuis la mi-journée, pour prendre en charge toutes
00:04:44ces personnes, pour en sauver.
00:04:45Un petit mot aussi sur la réponse du Hezbollah après ces frappes israéliennes massives sur la capitale, sur le reste
00:04:51du Liban aussi.
00:04:53Le Hezbollah dénonce ces frappes et explique qu'il se réserve le droit de répondre aussi aux bombardements d'Israël.
00:05:01Ici en fait à Beyrouth et dans le Liban, de manière générale, il y a un vent de panique, c
00:05:06'est-à-dire que beaucoup de gens s'inquiètent pour les heures à venir,
00:05:08anticipent de nouvelles frappes de la part de l'état israélien et vont se réfugier, vont se terrer en tout
00:05:15cas cette nuit, en espérant qu'elle soit plus calme que ces prochaines heures.
00:05:18Merci beaucoup Élite Philippe. Donc devant cet hôpital de Beyrouth, je vous rappelle ce bilan que vous nous avez donné
00:05:22il y a quelques instants,
00:05:23il était d'une centaine de morts, il y a quelques minutes encore, 254 morts, désormais plus d'un millier
00:05:29de blessés.
00:05:30Général, est-ce qu'on peut encore parler de cesser le feu dans ces conditions ?
00:05:34Le problème c'est que c'était décorrélé, il faut quand même être objectif. Néanmoins, hier Netanyahou s'était exprimé
00:05:41pour dire qu'il s'opposait au cesser le feu.
00:05:43Il estimait que les frappes sur l'Iran n'étaient pas suffisantes pour avoir vraiment détruit le système opérationnel, militaire
00:05:50de l'Iran.
00:05:51Donc déjà il y avait ça. Ensuite, très rapidement, l'état-major et Netanyahou également ont bien dit que l
00:05:58'offensive au Sud-Liban contre le Hezbollah était décorrélée.
00:06:01Mais ça on le sait depuis le début, de toute façon. Ce sont vraiment deux opérations.
00:06:07Il y a peut-être une illusion de croire que c'était lié et que les Israéliens avaient atteint leurs
00:06:11objectifs.
00:06:12En fait, ils n'ont pas atteint leurs objectifs et la démonstration est là.
00:06:16Alors, il est évident que cette opération, qui je crois s'appelle obscurité éternelle, bien sûr était préparée depuis plusieurs
00:06:22semaines.
00:06:23Bien sûr.
00:06:24C'est-à-dire qu'elle n'a pas de lien avec le cesser le feu ? Ou est-ce
00:06:28qu'il y a un message ?
00:06:29Elle était préparée depuis plusieurs semaines. Le déclenchement tombe le mauvais jour, bien évidemment.
00:06:35Enfin, il tombe le mauvais jour, pas forcément pour Israël.
00:06:38Pas forcément pour Israël, qui a toujours besoin de l'aide américaine pour continuer à casser le système industriel et
00:06:45militaire de l'Iran.
00:06:46Donc, est-ce que c'est une provocation ? Disons que la chronologie permet de le penser.
00:06:53Jean-Louis Bourlange. Provocation d'Israël ou volonté de briser définitivement le cessez-le-feu ?
00:06:59Parce que la réaction de l'Iran, elle a été quasiment immédiate en disant « on ne laissera pas faire
00:07:03» et « nous menaçons nous-mêmes à présent de rompre le cessez-le-feu ».
00:07:06Je ne suis pas l'appétit d'Elf, donc je ne peux pas vous répondre avec précision.
00:07:09Mais je crois qu'il y a une troisième interprétation, enfin qui n'est pas du tout opposée aux autres.
00:07:16C'est que les opérations programmées étaient simultanées.
00:07:20Les opérations massives de destruction de la civilisation iranienne, pour parler comme le président Trump,
00:07:26avec un déploiement et puis une opération plus locale sur le Liban, à partir de Hezbollah.
00:07:34On a débranché, Trump a débranché l'offensive iranienne.
00:07:38Il est clair que cette décision déplait souverainement à Netanyahou.
00:07:45On voit d'ailleurs à quel point, à travers cet événement, Netanyahou a en fait contrôlé le démarrage de la
00:07:51guerre,
00:07:51comme il était clair que Rubio et d'autres l'avaient dit.
00:07:54Et là, on voit très bien une réaction de dépit, de toute manière.
00:07:58Et effectivement, indirectement, sans doute, l'idée comme le Hezbollah, c'est une guerre qui ne peut pas être totalement
00:08:04séparée.
00:08:05C'est un proxy de l'Iran.
00:08:07Donc, il y a une volonté de faire naufrager l'affaire.
00:08:10Moi, je crois sur ces... Je suis effectivement, comme tout le monde, est-ce que c'est durable ?
00:08:16Est-ce que c'est... J'ai écouté Ulysse tout à l'heure dire que c'était quelque chose qui
00:08:20était extrêmement fragile.
00:08:21Je suis évidemment d'accord.
00:08:23Moi, j'ai l'impression que dans cette affaire, les Iraniens et les Américains ont été placés sur...
00:08:30On fait un choix d'opportunité tactique.
00:08:33C'est-à-dire que pour Trump, il était acculé à une décision impossible.
00:08:38Tout lâcher ou tout détruire.
00:08:41Et donc, il a, comme toujours, il a repoussé.
00:08:45Il a repoussé l'échéance.
00:08:48En disant, non, ce n'est pas aujourd'hui que je vais détruire la civilisation du grand Cyrus.
00:08:53Je vais attendre un peu.
00:08:55Et puis, j'obtiens quelque chose en échange, qui est la libération du détroit d'Orbus, qui me permet de
00:09:00ne pas avoir la tête complète.
00:09:01Et on va en parler dans un instant, parce qu'Harmouz, ce n'est pas très clair.
00:09:04Et puis, les Iraniens...
00:09:04Il vient d'être bloqué complètement.
00:09:06La dépêche vient de tomber.
00:09:07Voilà.
00:09:07Harmouz bloqué.
00:09:08On va en parler dans quelques minutes.
00:09:09On va prendre les zones de guerre, les unes après les autres.
00:09:12Les Iraniens ont intérêt quand même à cesser le feu.
00:09:15Ils étaient dans une situation impossible.
00:09:16Ils peuvent reconstituer toute leur chaîne d'organisation, de commandement.
00:09:20Ils ont absolument besoin d'un...
00:09:21Donc, chacun avait besoin l'un d'un délai, l'autre d'un répit.
00:09:26Maya Kadra, est-ce que ce qui se passe là au Liban, on voit les images en direct en ce
00:09:30moment de l'une de ces zones de frappe,
00:09:31ce qui se passe au Liban, 254 morts, plus d'un millier de blessés.
00:09:34Je rappelle qu'officiellement, Israël chasse les terroristes du Hezbollah.
00:09:40Remet en cause le cessez-le-feu.
00:09:41Est-ce que l'Iran peut reprendre les frappes dans les heures qui viennent en s'appuyant sur ça ?
00:09:44Ça dépend.
00:09:45Ça remet en cause le cessez-le-feu si on considère que le Liban en faisait partie.
00:09:50C'était en effet une exigence iranienne, démentie non seulement par le Premier ministre israélien,
00:09:55Benyamin Netanyahou, mais aussi par la porte-parole de la Maison Blanche,
00:09:58par Donald Trump aussi pour la correspondante pour PBS, Liz Landers.
00:10:05Aujourd'hui, elle lui a posé la question, est-ce que le Liban fait partie des conditions de l'Iran
00:10:08?
00:10:08Il a dit non, non, ce sont deux sujets complètement différents.
00:10:11Et donc on voit très bien qu'il y a un alignement israélo-américain pour être d'accord sur la
00:10:16question libanaise.
00:10:18Mais l'Iran n'est pas d'accord avec ça.
00:10:19L'Iran n'est pas d'accord avec ça.
00:10:21Et là, ce que je vous disais tout à l'heure, c'est que Associated Press vienne de relayer cette
00:10:26information
00:10:27que l'Iran a complètement bloqué le détroit d'Hormuz, en représailles aux bombardements qui sont tombés sur Beyrouth.
00:10:35Donc les bombardements israéliens.
00:10:36Donc il y a une nébuleuse déjà autour des conditions iraniennes.
00:10:39Et ces dix conditions iraniennes, j'y reviens.
00:10:42Alors, garantie que l'Iran ne sera jamais attaqué, fin définitive de la guerre,
00:10:46pas de frappe israélienne au Liban, lever toutes les sanctions, etc.
00:10:49C'est que des conditions qui sont irréalisables pour le moment
00:10:54et qui sont, au vu de l'équilibre des forces sur le terrain, irréalistes et très ambitieuses.
00:11:01D'où la fragilité, en fait, de cet accord.
00:11:03Parce qu'il ne repose pas sur du réalisme politique, ni côté américain, ni côté iranien.
00:11:09Encore plus, côté iranien aussi.
00:11:11Ulysse Gosset, on a le sentiment qu'il y a, comment appeler ça,
00:11:13un quiproquo entre le plan de paix tel qu'il est présenté par les Iraniens
00:11:18et le plan de paix tel qu'il est présenté par les Américains.
00:11:20Et qu'on n'est pas forcément d'accord sur les points qui sont à l'intérieur.
00:11:24Je vous donne un exemple, c'est sur le nucléaire iranien.
00:11:27Dans le plan de paix iranien, il a été fourni en deux langues.
00:11:32En persan d'un côté et en anglais de l'autre.
00:11:34Dans l'un des textes, celui qui a été fourni en anglais,
00:11:37il n'est plus question de fournir, d'enrichir encore de l'uranium.
00:11:40Dans la version en Perse, il y a toujours l'uranium.
00:11:45Est-ce que, pour poser la question différemment,
00:11:48les Iraniens ont un peu enfumé Donald Trump ?
00:11:51Alors d'abord sur le Liban, parce que c'est l'événement majeur
00:11:53après le cessez-le-feu qui a été annoncé dans la nuit,
00:11:56c'est la plus forte campagne de bombardement d'Israël depuis un mois.
00:12:00C'est 100 bombardements en moins de 10 minutes.
00:12:04Et comme vous l'avez dit, c'est un bilan terrible,
00:12:06plus de 250 morts, 700 blessés, qui s'ajoutent aux 1500 morts.
00:12:09Et aux millions de réfugiés.
00:12:13Si Benjamin Netanyahou, le premier ministre israélien,
00:12:15voulait saboter le cessez-le-feu annoncé par Donald Trump,
00:12:17il ne s'y prendrait pas autrement.
00:12:19Et ça a été dit, l'Iran est furieux, évidemment,
00:12:22et menace de punir Israël, entre guillemets,
00:12:25je mets entre guillemets, pour ses actes, entre guillemets,
00:12:28barbares, et ce massacre qui a lieu en ce moment à Beyrouth.
00:12:30Et au Liban, le président du Liban, qui certes, on le sait,
00:12:34n'a pas beaucoup de pouvoir, mais quand même,
00:12:36hurle sa protestation en disant, qu'est-ce que c'est ?
00:12:39Que se passe-t-il ?
00:12:40Donc, il faudra relier ça à ce qui se passe à l'intérieur d'Israël.
00:12:44Quand le cessez-le-feu a été annoncé,
00:12:45l'opposition d'extrême droite, comme de centre, comme de gauche,
00:12:49ont crié au désastre politique.
00:12:51Et en accusant Netanyahou, et donc Trump, surtout,
00:12:54d'avoir « sacrifié », entre guillemets,
00:12:57une bonne partie de ses engagements.
00:12:59Désastre politique, alors que le monde entier
00:13:02observait une forme de soulagement en se disant,
00:13:04ça y est, il y a peut-être une fin à la guerre.
00:13:06En Israël, on considère que c'est un désastre.
00:13:08Et donc, Israël, qui ne se sent absolument pas engagé
00:13:11par le cessez-le-feu, a décidé de continuer la guerre.
00:13:14Et il a fallu que le Premier ministre pakistanais lui-même
00:13:18dise, attention...
00:13:18– Le médiateur.
00:13:19– C'est le médiateur.
00:13:20– Mais si, le Liban est dans l'accord.
00:13:23Et il y a eu quelques heures d'attente,
00:13:24et ensuite, Donald Trump a dû dire,
00:13:26ben non, le Liban n'est pas dans l'accord.
00:13:28– Mais l'accord, on est d'accord que personne ne l'a vu ?
00:13:30– Alors, personne ne l'a vu, à part...
00:13:31– Simplement pour expliquer quand même
00:13:32qu'il y a... c'est plus qu'un quiproquo et malentendu.
00:13:35C'est un désaccord profond sur ce qu'il y a dans l'accord.
00:13:37On saura dans les prochaines heures,
00:13:39parce que les Américains vont être obligés
00:13:40de dévoiler leurs « dix points », entre guillemets.
00:13:42Mais à l'heure qu'il est, il y a vraiment un hiatus terrible
00:13:45qui provoque ce déchaînement de violence.
00:13:49On voit que clairement, Netanyahou veut aller jusqu'où il peut aller
00:13:53pour détruire un maximum les capacités du Hezbollah
00:13:57jusqu'au moment où Trump lui dira « stop, tu t'arrêtes, sinon je me fâche ».
00:14:01Pourquoi ? Parce que Trump, quand même, malgré tout,
00:14:03il a obtenu un cessez-le-feu, dans des conditions extraordinaires,
00:14:07surprenantes, en promettant l'apocalypse,
00:14:09mais il a obtenu un cessez-le-feu.
00:14:10Donc, il n'a pas envie qu'il soit, comment dire, détruit au premier jour.
00:14:14– Mais pour se dire les choses…
00:14:15– Et je reviens à votre question principale.
00:14:17– Oui, pour se dire les choses,
00:14:18si Benyamin Netanyahou, aujourd'hui, a engagé ses frappes massives
00:14:20sur le Liban et contre le Hezbollah,
00:14:23il a forcément le faveur de Donald Trump ?
00:14:24– Pas forcément, non, non, non, je pense qu'il est un peu en roue libre.
00:14:28Il faut… Aujourd'hui, on commence à comprendre
00:14:30ce qui s'est passé dans cette guerre en Iran,
00:14:33pourquoi elle a été déclenchée et comment.
00:14:34Et comment Benjamin Netanyahou a vendu la guerre en Iran à Donald Trump,
00:14:39contrairement à la vie de ses proches, n'est-ce pas ?
00:14:41Donc, l'histoire va maintenant être écrite.
00:14:44Aujourd'hui, il y a une possibilité d'en sortir,
00:14:46c'est du moins ce qu'a voulu essayer Donald Trump,
00:14:48avec toutes ses contradictions.
00:14:50Benjamin Netanyahou n'est pas d'accord.
00:14:52Pour Israël, le travail n'est pas fini.
00:14:55Et ce soir, le Premier ministre israélien va s'exprimer,
00:14:57il va dire, ce n'est pas fini, nous n'avons pas fini la guerre.
00:15:01Et frapper le Hezbollah, il faut bien le rappeler,
00:15:03même si c'est très clair, c'est frapper l'Iran.
00:15:06Donc, on peut s'attendre à une réaction très vise de l'Iran.
00:15:09Dans les mots, elle a déjà été exprimée.
00:15:11Dans les faits, il y a le blocage du détroit d'Hormuz,
00:15:14qui était la condition presque essentielle à court terme de Trump,
00:15:18qui voulait la réouverture du détroit.
00:15:20Donc, on est dans une situation de crise nouvelle.
00:15:22Et il va falloir effectivement que Trump soit,
00:15:25alors on verra s'il laisse faire,
00:15:27soit il tape du poing sur la table en disant à Netanyahou,
00:15:30ce n'est plus possible de continuer comme ça.
00:15:31Donc, on sera dans une situation où les deux amis, entre guillemets,
00:15:35qui sont entrés en guerre ensemble, vont devoir choisir.
00:15:38– Ils vont peut-être devoir se fâcher un peu.
00:15:39– Je suis vraiment d'accord avec l'analyse du liste qui est parfaite.
00:15:43Il y a un point où j'ai une petite nuance.
00:15:47Quand vous dites, Trump a obtenu le cessez-le-feu,
00:15:51en réalité, c'est l'Iran qui a besoin du cessez-le-feu.
00:15:54C'est l'Iran qui est attaqué.
00:15:56C'est l'Iran qui perd chaque jour un peu plus de destruction.
00:15:59Donc, le cessez-le-feu, c'est une victoire de l'Iran sur Trump.
00:16:06C'est d'ailleurs ce que comprennent très bien les Israéliens.
00:16:08De ce point de vue-là, leur analyse…
00:16:10– Les deux parties disent qu'ils ont gagné.
00:16:12Les États-Unis disent que nous avons gagné, les Iraniens aussi.
00:16:14– De toute manière, quand Trump sortira de la guerre,
00:16:17ce sera en criant qu'il a gagné la plus grande bataille
00:16:20depuis Alexandre le Grand.
00:16:22Et un diplomate m'a dit, vous avez tout à fait peur,
00:16:25il ne sait pas qui est Alexandre le Grand.
00:16:27– Maïa Kadra, on a entendu tout à l'heure dans la bande-annonce de l'émission
00:16:31les Iraniens se félicitaient de l'accord
00:16:32et Donald Trump se félicitaient de cet accord.
00:16:34Si effectivement, j'allais dire par bonheur, le cessez-le-feu tenait,
00:16:38qui aurait gagné la guerre ?
00:16:40Qui a gagné la guerre ?
00:16:41– Pour le moment, personne.
00:16:43Je ne dirais pas que c'est un match nul,
00:16:45parce que militairement, ce n'est absolument pas un match nul.
00:16:47L'Iran est presque carbonisé entre les ponts vitaux,
00:16:52qui ont été complètement détruits hier,
00:16:55les industries pétrochimiques, les sites nucléaires,
00:17:01les rampes de lancement de missiles balistiques.
00:17:04Encore hier matin, l'île de Carg et ses dernières défenses anti-aériennes,
00:17:10en fait, l'Iran est défait militairement.
00:17:12Mais là où on ne peut pas vraiment clamer une victoire américaine,
00:17:17c'est que même si les États-Unis et Israël ont atteint
00:17:21beaucoup d'objectifs militaires,
00:17:22ils ont éliminé beaucoup de figure-play,
00:17:24au sein même de l'appareil des gardiens de la Révolution,
00:17:26il n'y a pas eu encore de victoire politique.
00:17:29Le régime ne s'est pas effondré, comme il s'attendait,
00:17:33parce qu'il pensait qu'en éliminant le guide suprême,
00:17:36tout va s'effondrer de facto comme un château de cartes.
00:17:39Ça n'a pas eu lieu, parce que le corps des gardiens de la Révolution,
00:17:42ils ont peut-être un peu sous-estimé la force de sa cohésion.
00:17:48Premièrement.
00:17:49Deuxièmement, concernant leurs alliés dans les pays du Golfe aujourd'hui,
00:17:53ces alliés-là, que ce soit l'Arabie Saoudite, les Amirats Arabes Unis, etc.,
00:17:56ce n'est pas qu'ils demandent des comptes,
00:17:58mais ils sont dans une situation un peu fragile,
00:18:01fluide, du lendemain.
00:18:03Ils veulent quoi ?
00:18:04Ils veulent une stratégie de défense claire.
00:18:07Aujourd'hui, ils ont compté sur l'armement américain,
00:18:10l'armement français, c'est très bien.
00:18:11Les Tomahawks, on a très bien vu que pour intercepter parfois des petits drones
00:18:16qui ne coûtent que 20 000 dollars, ils avaient besoin de Tomahawks.
00:18:21Donc c'était vraiment une guerre improvisée à laquelle ils ne s'attendaient pas.
00:18:27Et il y a un changement dans leur mindset même,
00:18:30non seulement politique, mais aussi de défense.
00:18:33Ils doivent prévoir une nouvelle stratégie de défense après cette guerre.
00:18:36Vous parlez des pays du Golfe, on va y retourner justement avec Boris Karlamov
00:18:40qui est aux Émirats Arabes Unis, avec Marc Gossef du côté d'Abu Dhabi.
00:18:44Le point crucial mis en avant par Donald Trump ces derniers jours
00:18:48pour négocier ce cessez-le-feu, c'est la libération par les Iraniens de ce détroit d'Hormuz,
00:18:53qui est un nœud absolument vital pour le pétrole et pour le gaz mondial.
00:18:57Quelle est la situation ce soir ?
00:18:58Qu'est-ce qui a changé depuis la nuit dernière aux alentours de minuit, une heure du matin
00:19:02et maintenant 19h ?
00:19:06Une situation qui reste, Marc, pour le moins toujours assez confus ce soir.
00:19:11Quoi qu'il en soit, l'Iran veut continuer à faire exister son péage maritime
00:19:16puisque l'Iran veut continuer à faire payer tous ces bateaux qui passent par le détroit d'Hormuz.
00:19:22Selon nos confrères du Financial Time, Téhéran demande un dollar de baril de pétrole
00:19:29par baril de pétrole passant dans le détroit payé en crypto-monnaie.
00:19:35Vous le savez, jusqu'à présent, il fallait que les rares navires alliés de l'Iran
00:19:40qui devaient passer par ce détroit, eh bien, devaient s'acquitter d'une taxe entre guillemets.
00:19:46Téhéran qui cherche donc ainsi à maintenir son contrôle sur le détroit d'Hormuz
00:19:51durant cette phase de négociation.
00:19:54Quelques heures après cet accord et le début de ce cessez-le-feu,
00:19:57il y a quelques navires qui ont été enregistrés par le site de suivi maritime marine trafic
00:20:05en train donc de franchir ce fameux détroit d'Hormuz.
00:20:09Aujourd'hui, il y a pas moins de 3 000 navires et pétroliers
00:20:12qui restent immobilisés dans toute cette région.
00:20:14Le golfe Persique, la mer d'Omane ainsi que tous les alentours.
00:20:19Mais selon Bloomberg, eh bien, seulement quelques centaines d'entre eux
00:20:23pourraient dans les tout prochains jours franchir le détroit d'Hormuz.
00:20:27Entre le 1er mars et le 7 avril dernier,
00:20:30en moyenne, 8 transits par jour de navires, de transports, de matières premières
00:20:34ont été recensés.
00:20:36Un détroit par lequel transite en temps normal 20% du brut mondial de pétrole
00:20:42en temps normal avant donc le début de cette guerre.
00:20:46Mais désormais, l'Iran qui a restreint l'accès de ce détroit depuis le début du conflit
00:20:50souhaite en maintenir coûte que coûte, coûte que coûte, pardon, visiblement, le contrôle
00:20:56avec sans doute peut-être une évolution dans les prochaines heures, dans les prochains jours
00:21:00en fonction forcément de l'avancée des négociations, des déclarations de Donald Trump
00:21:06peut-être donc dans les prochaines heures puisqu'on sait que ce soir notamment
00:21:09il y aura un point presse par la voix de l'une de ses porte-paroles.
00:21:13Merci beaucoup, Boris Karlamov.
00:21:15Si je résume la situation générale, il y a deux bateaux qui sont passés aujourd'hui
00:21:19par le détroit, c'est-à-dire à peu près autant que les jours d'avant.
00:21:21Il y a un troisième d'ailleurs qui s'est fait frapper par des drones.
00:21:25L'agence associée à Tite Presse dit ce soir que le détroit est à nouveau fermé
00:21:29par les Iraniens et les Iraniens ont confirmé aujourd'hui par plusieurs sources
00:21:33qu'ils veulent imposer un péage de 1 dollar par baril.
00:21:38Dit comme ça, ça n'a pas l'air beaucoup, mais ça ferait 200 millions de dollars par jour
00:21:43en taxant tous les bateaux qui passent.
00:21:45Est-ce que les Iraniens n'ont pas gagné la bataille du détroit, la bataille économique du détroit ?
00:21:48En tout cas, ils ont démontré qu'ils avaient un véritable levier.
00:21:51Ils l'ont gagné.
00:21:52Avant, bien sûr, géographiquement, ils l'ont contrôlé d'une certaine façon.
00:21:55Mais là, ils se servent vraiment du détroit d'Hormuz comme levier stratégique pour négocier.
00:21:59C'est très clair et très précis.
00:22:01On n'est plus dans la discussion du nucléaire, on est dans la discussion géographique du contrôle du détroit d
00:22:05'Hormuz.
00:22:06Avec peu de moyens, d'ailleurs, avec très peu de moyens.
00:22:08Simplement, à la limite, une autorisation par radio.
00:22:11Donc ça, c'est quand même une sacrée victoire, une victoire géopolitique pure et dure.
00:22:15Vous dites autorisation par radio.
00:22:17Ce matin, la marine des gardiens de la Révolution a lancé un appel radio
00:22:22à tous les bateaux qui sont stationnés dans le Gov depuis des jours et des jours
00:22:25en disant « Ne vous aventurez pas dans le détroit sans demander l'autorisation, sinon c'est destruction immédiate ».
00:22:31Je dis ça parce qu'on les cherche quand même, les changements, depuis le cessez-le-feu, Jean-Louis Borjange.
00:22:35On a l'impression que sur ce détroit, mais peut-être que vous allez me contredire,
00:22:40encore une fois, Donald Trump a lâché économiquement.
00:22:42Oui, je crois qu'il faut analyser la situation ce matin et la situation ce soir.
00:22:49La question que vous posiez tout à l'heure, qui a gagné ?
00:22:51Moi, je suis entièrement d'accord avec ce qu'a dit ma voisine, c'est-à-dire, militairement,
00:22:56il n'y a pas photo, M. Hitchset fait des montrations qui sont évidemment convaincantes,
00:23:02ils ont tout détruit.
00:23:03Cela dit, on sait depuis Clausewitz que la guerre est la continuation de la politique par d'autres moyens,
00:23:08et politiquement, c'est un échec.
00:23:10C'était un échec sans phrase pour, enfin, si, avec des phrases, des siennes, pour Trump.
00:23:15Parce que la seule chose qui émergeait de cette affaire, c'était la libération du détroit d'Hormuz,
00:23:23c'est-à-dire le rétablissement de la situation antérieure à la guerre.
00:23:27On n'y est pas vraiment.
00:23:28Non, mais ça, c'est après.
00:23:29Tout ça pour ça.
00:23:30Donc là, ça aurait été un échec, sauf dans une seule hypothèse,
00:23:35c'est qu'il apparaissait au sein du pouvoir iranien des tensions très fortes
00:23:42entre, disons, pour parler sommairement, les modérés et les fanatiques,
00:23:47qui pourraient ouvrir la voie à quelque chose qui serait sans doute d'ailleurs terriblement sanglant,
00:23:51mais à quelque chose qui ressemblerait à une guerre civile et à une modification du jeu politique.
00:23:56Mais on n'a aucun élément qui permet de l'affirmer.
00:24:00Mais ce soir, on a simplement le succès d'Israël, qui, par cette frappe,
00:24:05ces frappes absolument dévastatrices.
00:24:07Ce qui se passe, il y a aujourd'hui, mais tout ce qui se fait dans le sud du Liban
00:24:11est absolument abominable.
00:24:13Les populations sont éliminées et les villages sont aplatis,
00:24:17de manière que les gens ne puissent pas rentrer.
00:24:19D'où les tensions que ça donne là où ils sont réfugiés.
00:24:23En plus, ces 200 morts, etc., c'est abominable.
00:24:26Ça n'a qu'un seul but, c'est de trouver un écho,
00:24:30chez les Iraniens qui veulent continuer la guerre, contre Trump.
00:24:35Et ça crée une situation quand même très particulière.
00:24:38Je crois que les Iraniens réagissent intelligemment en disant,
00:24:40bon, vous touchez, vous maintenez, nous on maintient Hormuz, c'est tout.
00:24:45Mais en revanche, ça met Trump dans une situation impossible,
00:24:49parce que si Trump est obligé de reprendre l'initiative militaire,
00:24:53ça sera évidemment sous injonction publique, claire et évidente du Premier ministre israélien,
00:24:59et ça c'est extrêmement difficile à justifier politiquement.
00:25:03Je sors ma calculatrice, Jean-Louis Bourlange, tout en vous écoutant.
00:25:06Un dollar le baril, 200 millions de dollars par jour,
00:25:10c'est ce qui rentrerait dans les caisses du régime iranien,
00:25:13s'il poursuit avec sa taille, ça fait 70 milliards de dollars par an,
00:25:19ça veut dire que chaque bateau qui passerait dans ce détroit,
00:25:22et c'est le cas ces derniers jours, certains payent,
00:25:25financerait le régime, financerait le réarmement du régime.
00:25:28Oui, ça c'est la version sombre de l'accord,
00:25:31mais n'oublions pas qu'il y a aussi le sultanat d'Omane,
00:25:33et que dans la proposition iranienne, qui n'a pas été validée par les États-Unis,
00:25:37ni par les Européens, puisque personne ne veut payer
00:25:40pour emprunter une voie maritime qui est ouverte à tout le monde.
00:25:46Ce qui est possible du point de vue iranien,
00:25:49c'est qu'il y ait effectivement un droit de péage,
00:25:50mais partagé entre Omane et l'Iran.
00:25:53Comme il y en a un pour le Panama,
00:25:55et comme le canal Panama, et pour le canal de Suez.
00:25:59Donc c'est ça la logique iranienne.
00:26:01Évidemment c'est inacceptable pour le reste du monde,
00:26:04pour les Chinois comme pour les Américains,
00:26:06et les Turcs, et les Turcs n'en parlons pas.
00:26:09Alors, si vous voulez, parce que,
00:26:11donc, ça veut dire qu'en fait,
00:26:13l'accord de cessez-le-feu repose sur du sable.
00:26:15On est au Branche-Orient,
00:26:17et tout peut effectivement s'effondrer très rapidement.
00:26:20Soit par les bombardements israéliens,
00:26:23qui sont évidemment inacceptables pour le Liban,
00:26:26et qui créent un choc partout,
00:26:28parce que c'est dévastateur,
00:26:30soit parce que les Iraniens vont reprendre
00:26:33leur frappe contre Israël,
00:26:34ou contre les Américains,
00:26:36et donc ça ferait exploser le cessez-le-feu.
00:26:38On en est là ce soir.
00:26:40Mais il faut bien comprendre que les dix points
00:26:43qui ont été acceptés par Trump
00:26:45ne sont pas publics.
00:26:47On ignore tout de ce qui a été validé par Trump.
00:26:50Trump a fait un tweet vengeur tout à l'heure,
00:26:52en dénonçant les fourberies,
00:26:55les tromperies de certains
00:26:56qui n'ont accès à rien,
00:26:58et qui prétendent tout savoir.
00:26:59Donc, tant qu'on n'a pas les dix points précis,
00:27:01on ne saura pas sur quoi repose le cessez-le-feu.
00:27:04On ne sait pas précisément.
00:27:04Et sur le détroit de France, précisément,
00:27:06il va falloir qu'il y ait un véritable accord.
00:27:09Est-ce que les Américains vont céder sur le péage ?
00:27:12Ça serait sans précédent.
00:27:14Sachant que Donald Trump a émis une autre hypothèse aujourd'hui,
00:27:16confidence à ABC,
00:27:18à Maya Khadra,
00:27:19il dit pourquoi pas une co-entreprise
00:27:23entre l'Iran et les Etats-Unis
00:27:25pour toucher cette dîme de passage.
00:27:29C'est-à-dire que là,
00:27:31on paierait à la fois les Iraniens et les Américains.
00:27:34Ça paraît un petit peu, comment dire...
00:27:36C'est complètement farfelu.
00:27:37C'est complètement farfelu.
00:27:38Et même ce droit de payage
00:27:40que les Iraniens prétendent vouloir imposer
00:27:43est contraire au droit international.
00:27:45Est-ce que les Européens...
00:27:46Au droit maritime international.
00:27:47Maritime international.
00:27:48Est-ce que les Européens qui ont refusé
00:27:51de participer à cette guerre,
00:27:53est-ce que les Européens qui ont refusé aussi
00:27:55de former une mission
00:27:57pour débloquer le détroit d'Ormousse,
00:27:59également parce qu'ils ne veulent pas participer à la guerre
00:28:01qu'ils ont qualifiée de contraire au droit international,
00:28:04vont accepter de payer une dîme
00:28:07ou bien un droit de payage
00:28:08qui est contraire aussi au droit maritime international.
00:28:12J'imagine très difficilement
00:28:13qu'on va se laisser faire,
00:28:15qu'on va payer ça.
00:28:16Ça reste un scénario complètement farfelu.
00:28:18Et juste pour un tout petit peu de précision,
00:28:20Ulysse, s'il vous me permettait,
00:28:22c'est différent.
00:28:23Le détroit d'Ormousse, c'est un détroit suèze,
00:28:25c'est un canal.
00:28:26Donc évidemment qu'il y a des droits de passage.
00:28:31Oui, parce que...
00:28:31On entretient un canal.
00:28:32Oui, on entretient le canal
00:28:33pour des raisons logistiques.
00:28:35Pour le détroit d'Ormousse...
00:28:36Je ne vous interromps.
00:28:37Priorité au direct.
00:28:42Alors, à l'arrière.
00:28:47Mais avant tout,
00:28:49je voulais
00:28:51parler
00:28:52de
00:28:54les soldats
00:28:55qui sont tombés dans cette campagne
00:28:57et embrasser les familles endeuillées
00:28:59et envoyer
00:29:01les voeux
00:29:01de convalescence
00:29:03à tous les
00:29:05blessés.
00:29:06Mes frères et mes sœurs,
00:29:08l'État d'Israël
00:29:09a atteint
00:29:10des accomplissements
00:29:12incroyables
00:29:12que,
00:29:13jusqu'à il y a
00:29:14peu de temps,
00:29:15auraient semblés
00:29:16complètement imaginaires.
00:29:17L'Iran est plus faible
00:29:19que jamais.
00:29:20Israël est plus fort
00:29:21que jamais.
00:29:22C'est ça,
00:29:23en fait,
00:29:23la conclusion
00:29:24de cette campagne
00:29:25jusqu'à présent.
00:29:26Et je voulais dire
00:29:28que nous avons
00:29:29d'autres objectifs
00:29:30à atteindre
00:29:31et nous allons les atteindre
00:29:32soit
00:29:35par un accord
00:29:36soit
00:29:37par la guerre.
00:29:38Parce que nous sommes prêts
00:29:38pour renouveler
00:29:40les combats
00:29:41si c'est nécessaire
00:29:42et à chaque moment.
00:29:43Nous avons
00:29:44notre doigt
00:29:45sur la gâchette.
00:29:47Vous savez que
00:29:48cette nuit,
00:29:48il y a un cessez-le-feu
00:29:49temporaire
00:29:50de deux semaines
00:29:50entre les États-Unis
00:29:52et l'Iran.
00:29:52C'est en coordination
00:29:54parfaitement
00:29:55avec Israël.
00:29:56On n'a pas été surpris
00:29:57par cela.
00:29:58Et j'aimerais souligner
00:29:59qu'il ne s'agit pas
00:30:01de la fin
00:30:01de la campagne.
00:30:02C'est une station
00:30:04qui nous mènera
00:30:05vers l'obtention
00:30:07de tous nos objectifs.
00:30:09L'Iran
00:30:10est plus faible
00:30:12et plus battu
00:30:13que jamais.
00:30:13L'Iran s'est engagé
00:30:14à ouvrir
00:30:15le détroit d'Ormus
00:30:17après avoir renoncé
00:30:18à toutes les autres conditions
00:30:20qu'elles avaient.
00:30:21Les conditions initiales
00:30:22des dédommagements,
00:30:24la fin
00:30:25terminale
00:30:26de cette guerre,
00:30:27etc.
00:30:28Et l'arrêt
00:30:28dit combat au Liban.
00:30:30Israël, par contre,
00:30:31est plus fort
00:30:32qu'il n'a jamais été.
00:30:35Il y a six semaines,
00:30:36pour la première fois
00:30:38de l'histoire,
00:30:41nous avons lancé
00:30:43une guerre
00:30:44côte à côte
00:30:45avec notre grand ami
00:30:47Trump
00:30:48et les États-Unis.
00:30:49C'est une opération historique,
00:30:51la plus grande
00:30:51que le Moyen-Orient
00:30:53n'est jamais vue.
00:30:54C'est quelque chose
00:30:56d'inédit.
00:30:57C'est lui,
00:30:57jamais vu.
00:30:58Ce partenariat
00:30:59entre Israël
00:31:00et les États-Unis
00:31:02contre notre
00:31:03grand ennemi,
00:31:04ça aussi,
00:31:04c'est quelque chose
00:31:05qui n'a jamais été vu.
00:31:07Donc,
00:31:08pour ceux
00:31:09qui sont inquiets
00:31:10pour les relations
00:31:11entre moi
00:31:13et entre le président Trump,
00:31:14eh bien,
00:31:15nous parlons tous les jours.
00:31:17et quand on entend
00:31:19toutes ces évaluations,
00:31:20on rit,
00:31:21très simplement.
00:31:22Et si quelqu'un
00:31:24souhaite ignorer
00:31:25la force
00:31:26de ce partenariat,
00:31:27eh bien,
00:31:28c'est quelqu'un
00:31:28qui ignore la vérité.
00:31:29Comme l'a dit aujourd'hui
00:31:31Pete X7,
00:31:32le secrétaire
00:31:32à la guerre américain,
00:31:34Israël est un allié
00:31:36et il nous a félicités
00:31:38pour nos capacités,
00:31:40pour notre courage,
00:31:41pour nos compétences.
00:31:43C'est une admiration
00:31:44véritable.
00:31:44véritable.
00:31:45Le président Trump
00:31:46et nous sommes amis.
00:31:49Et,
00:31:49monsieur le président,
00:31:50j'aimerais vous remercier
00:31:51pour votre amitié,
00:31:51pour votre soutien.
00:31:53Cette amitié profonde
00:31:54entre nous,
00:31:55ce lien profond
00:31:56entre Israël
00:31:57et les Etats-Unis,
00:31:58c'est quelque chose
00:31:59qui change la face
00:32:00du Moyen-Orient.
00:32:01Nous avons commencé
00:32:02ensemble
00:32:03ce chemin
00:32:04pour éliminer
00:32:06une menace existentielle
00:32:07sur Israël
00:32:08et sur tout
00:32:09le monde libre.
00:32:10C'est quelque chose
00:32:11que nous faisons
00:32:11ensemble.
00:32:13Nous le faisons
00:32:15objectif
00:32:16après objectif,
00:32:17étape après étape.
00:32:18Si nous n'avions pas
00:32:20commencé la guerre
00:32:21des 12 jours
00:32:21et après
00:32:22l'enregistrement
00:32:23du Lyon,
00:32:23l'Iran aurait eu
00:32:24depuis longtemps
00:32:25des armes nucléaires
00:32:27et l'Iran avait
00:32:28plusieurs milliers
00:32:29de...
00:32:30L'Iran aurait l'arme nucléaire
00:32:31si nous ne l'avions pas
00:32:32frappé.
00:32:32Voilà ce que dit
00:32:33le Premier ministre
00:32:35israélien
00:32:35Benjamin Netanyahou
00:32:37qui va sans doute
00:32:37parler un peu plus tard
00:32:38du Liban.
00:32:38On écoutera évidemment
00:32:40ses propos
00:32:40il y se gosser
00:32:41sur l'Iran.
00:32:42Ça fait 40 ans
00:32:43que Netanyahou
00:32:43dit dans 3 mois
00:32:46l'Iran aura
00:32:47l'arme nucléaire.
00:32:48Ça fait 40 ans
00:32:49qu'il répète ce discours
00:32:50dans les 6 mois
00:32:51qu'il y a eu
00:32:51tous les 6 mois.
00:32:52Il l'a répété
00:32:53tout le temps.
00:32:53Bon ben
00:32:54ça devient quand même
00:32:55quelque chose
00:32:56d'un peu hypothétique
00:32:59cette constante répétition.
00:33:01Ilis Gosset
00:33:01et Benjamin Netanyahou
00:33:02qui dit sur l'Iran
00:33:03nous avons accompli
00:33:05ce que nous avions à faire
00:33:05mais nous avons toujours
00:33:06le doigt sur la gâchette.
00:33:07C'est-à-dire nous sommes prêts
00:33:08sans doute si l'Iran
00:33:09reprend ses frappes
00:33:10ou si le plan n'est pas respecté
00:33:12à reprendre les nôtres.
00:33:13Oui et il cite d'ailleurs
00:33:14le ministre de la guerre américain
00:33:15Pete Exet
00:33:16qui lui aussi a dit
00:33:17nous avons effectivement
00:33:19observé un cessez-le-feu
00:33:20depuis ce matin
00:33:21mais nous sommes prêts
00:33:22à intervenir à tout moment
00:33:23et c'est ce qu'a répété
00:33:24également le chef
00:33:26d'état-major américain.
00:33:28Netanyahou dit une chose
00:33:29qui est tout à fait exacte
00:33:30nous sommes les grands vainqueurs
00:33:32de cette guerre
00:33:33et c'est vrai qu'avec cette guerre
00:33:35Israël a détruit
00:33:37une bonne partie
00:33:38des capacités du Hezbollah
00:33:41pas complètement
00:33:42visiblement
00:33:42puisque le travail n'est pas fini
00:33:43une bonne partie
00:33:44des capacités iraniennes
00:33:46mais c'est devenu
00:33:47la grande puissance régionale
00:33:49puisque toutes les autres
00:33:50sont affaiblies.
00:33:50Donc il a des raisons
00:33:52de se satisfaire
00:33:53mais il a raison aussi
00:33:55de s'inquiéter
00:33:55parce qu'en fait
00:33:56il considère que ce cessez-le-feu
00:33:58que le cessez-le-feu
00:33:59ne devrait pas
00:34:00inclure le Liban
00:34:01et c'est toute la question
00:34:02qui n'est pas résolue
00:34:03ce soir
00:34:04bien qu'ils disent
00:34:05qu'Israël et les Américains
00:34:06sont les plus grands amis
00:34:07du monde
00:34:07et c'est sans doute vrai
00:34:08sous la présence
00:34:09de Donald Trump
00:34:10mais la réalité
00:34:11c'est qu'on ne sait pas
00:34:12quelle est la part
00:34:14consacrée au Liban
00:34:15dans ce cessez-le-feu
00:34:16même si
00:34:17Donald Trump
00:34:18lui-même
00:34:18dans l'après-midi
00:34:19encore une fois
00:34:19a dit
00:34:20le Liban ne fait pas
00:34:21partie de l'accord.
00:34:21Général Sidoss
00:34:22on va aller
00:34:22on va retourner
00:34:23dans quelques instants
00:34:24au Liban
00:34:24le cessez-le-feu
00:34:26entre les Etats-Unis
00:34:27et l'Iran
00:34:27ce soir
00:34:28il est très très clairement
00:34:28mal en point.
00:34:30De toute façon
00:34:30la décision a été prise
00:34:32on a un peu le récit
00:34:33que s'est paru dans la presse
00:34:34ça a été pris
00:34:35un petit peu au dernier moment
00:34:35un peu sous pression
00:34:37ça a été pris
00:34:38un peu dans l'enthousiasme
00:34:39peut-être
00:34:39d'une certaine influence
00:34:41donc il n'est pas
00:34:42bien cadré
00:34:43en fait
00:34:43ce cessez-le-feu
00:34:44c'est bien évident
00:34:45il n'a certainement pas
00:34:47été vraiment négocié
00:34:48ou Netanyahou
00:34:49n'a pas vraiment été prévenu
00:34:50donc je pense
00:34:51qu'il est très clair
00:34:52que Netanyahou
00:34:52a lancé son offensive
00:34:54aérienne
00:34:55il est fort probable
00:34:56effectivement
00:34:56que les avions
00:34:57étaient prêts
00:34:57pour une frappe
00:34:58sur l'Iran
00:34:58le chef d'état-major israélien
00:35:00avait fait des déclarations
00:35:01justement un petit peu
00:35:02dans ce sens-là
00:35:02en disant qu'il y allait avoir
00:35:04un tourment stratégique
00:35:05dans les jours qui venaient
00:35:06dans les jours qui venaient
00:35:07pas forcément le 8 avril
00:35:08ou ce soir
00:35:09hier soir
00:35:10donc en fait
00:35:11il y avait tout un dispositif
00:35:12qui était prêt
00:35:13il est tout à fait possible
00:35:14que les Israéliens
00:35:15aient décidé de frapper
00:35:16un coup très fort
00:35:17un seul coup d'ailleurs
00:35:18brutal
00:35:19total
00:35:20et puis vous voyez
00:35:21le discours de Netanyahou
00:35:22de ce qu'on en a entendu
00:35:23n'est pas si agressif que ça
00:35:25on a l'impression
00:35:25qu'il y a un petit peu
00:35:26d'ouverture quand même
00:35:27on a atteint des résultats
00:35:28on est prêt à recommencer
00:35:30mais
00:35:31disons que cette frappe massive
00:35:33pourrait s'arrêter
00:35:34pour être la seule
00:35:35parce que d'autant plus
00:35:36que les gardiens
00:35:37de la révolution
00:35:37bien évidemment ont répliqué
00:35:38en disant
00:35:39si vous continuez
00:35:40on intervient
00:35:41pour défendre le Hezbollah
00:35:42si vous continuez
00:35:44si c'est bien traduit
00:35:44effectivement
00:35:45Merci beaucoup
00:35:46à tous les trois
00:35:46Général Mayakadra
00:35:47Jean-Louis Boulange
00:35:48merci d'être venu ce soir
00:35:49sur ce plateau
00:35:49Donald Trump a-t-il parlé
00:35:50un peu trop vite
00:35:51a-t-il crié victoire
00:35:53un peu trop vite
00:35:53la nuit dernière
00:35:54après se cesser le feu
00:35:55la trêve avec l'Iran
00:35:56on le voit et on l'entend
00:35:57très clairement
00:35:58et peut-être
00:35:59en train de voler en éclats
00:36:00on va rester très prudent
00:36:01évidemment au vu
00:36:01des dernières informations
00:36:02puisque Téhéran
00:36:03menace de la rompre
00:36:05après les frappes massives
00:36:06menées par Israël
00:36:06sur le Liban
00:36:07aujourd'hui
00:36:08Liban
00:36:08on va retrouver
00:36:09les envoyés spéciales
00:36:10de BFM TV
00:36:11Élise Phillips
00:36:12et Julie Roser
00:36:13le bilan
00:36:14vous nous l'avez donné
00:36:15il y a quelques minutes
00:36:15a été revu à la hausse
00:36:19ce sont sensibles
00:36:21qui ont été visés
00:36:22quasiment en même temps
00:36:27exactement
00:36:28pardon
00:36:29sensibles
00:36:30qui ont été visés
00:36:31quasiment en même temps
00:36:32c'est-à-dire que
00:36:32l'armée israélienne
00:36:33a mené des raids
00:36:36avec leur aviation
00:36:37un peu partout
00:36:38dans le pays
00:36:38et les endroits
00:36:40les plus touchés
00:36:41ont été ici
00:36:41à Beyrouth
00:36:42avec des frappes
00:36:43dans plusieurs endroits
00:36:44de la capitale
00:36:45certaines dans des quartiers
00:36:46qui avaient été appelés
00:36:47à évacuer
00:36:47et puis d'autres
00:36:48dans des endroits
00:36:49dans le centre de Beyrouth
00:36:50des quartiers
00:36:51normalement épargnés
00:36:52par ces frappes israéliennes
00:36:53et le bilan
00:36:54vous en parliez à l'instant
00:36:55effectivement
00:36:55il est de 254 morts
00:36:57et 1165 blessés
00:36:59mais ce bilan
00:36:59il n'est que provisoire
00:37:01pour le moment
00:37:01il pourrait encore une fois
00:37:02être réévalué
00:37:03à la hausse
00:37:04en tout cas
00:37:05les autorités disent
00:37:05de rester assez prudentes
00:37:06avec ce bilan
00:37:07parce qu'il y a encore
00:37:08en ce moment même
00:37:08des opérations de secours
00:37:10sur les sites des frappes
00:37:12ici à Beyrouth
00:37:13par exemple
00:37:13il y a eu une nouvelle frappe
00:37:14un nouveau bombardement
00:37:15sur un immeuble de 10 étages
00:37:16qui s'est effondré
00:37:17il y a une heure
00:37:18une heure et demie maintenant
00:37:19et on sait
00:37:20qu'il y a encore
00:37:20des ambulances
00:37:21des pompiers sur place
00:37:22en train d'essayer
00:37:23d'extraire des victimes
00:37:24des décombres
00:37:25donc ce bilan
00:37:26pourrait encore une fois
00:37:26être réévalué
00:37:27à la hausse
00:37:28c'est tout le Liban
00:37:29qui est sous le choc
00:37:30aujourd'hui
00:37:31après ces frappes massives
00:37:32parce que même si
00:37:33on savait que le Liban
00:37:34n'était pas inclus
00:37:35dans l'accord de cesser le feu
00:37:36et bien il y avait
00:37:36un espoir chez certains Libanais
00:37:38que la situation
00:37:39se calme
00:37:40qu'il y ait un petit peu
00:37:40de répit pour les habitants
00:37:42et non
00:37:42il y a eu donc
00:37:43ces frappes massives
00:37:44et des gens
00:37:45qu'on a rencontrés
00:37:45au cours de la journée
00:37:46nous ont dit
00:37:47ne pas en croire leurs yeux
00:37:48qu'ils ne s'attendaient
00:37:48absolument pas
00:37:49à cette journée
00:37:51meurtrière
00:37:52et ils s'attendent
00:37:53à ce que la situation
00:37:54ne se règle pas
00:37:54et s'empire même
00:37:55probablement
00:37:56dans les prochaines heures
00:37:56Merci Élise Philippe
00:37:58en direct de Beyrouth
00:37:59bonsoir Nicolas Conquer
00:38:00vous êtes franco-américain
00:38:02vous êtes ancien porte-parole
00:38:03des républicains en France
00:38:04vous êtes un soutien
00:38:05en France de Donald Trump
00:38:06on est également
00:38:07avec Daniel Cohn-Bendit
00:38:08bonsoir Daniel Cohn-Bendit
00:38:10l'Iran menace ce soir
00:38:12donc de rompre la trêve
00:38:13et pourtant
00:38:14quelques heures plus tôt
00:38:14Donald Trump
00:38:15s'était réjoui
00:38:16en disant
00:38:16la victoire est totale
00:38:17et complète
00:38:18s'est-il trompé
00:38:19a-t-il pris ses désirs
00:38:22pour une réalité
00:38:25vous me demandez à moi
00:38:27oui
00:38:28alors moi je vais vous dire
00:38:29vous savez
00:38:30quand il y a une blague juive
00:38:32qui dit
00:38:32quand il y a deux solutions
00:38:34choisissez toujours
00:38:35la troisième
00:38:35donc je vais vous dire
00:38:37il n'y a que des perdants
00:38:38le peuple iranien
00:38:40a perdu
00:38:40c'est-à-dire que
00:38:42même si le pouvoir iranien
00:38:44est affaibli
00:38:44vers l'extérieur
00:38:45il est encore
00:38:47il a toute la capacité
00:38:49de continuer
00:38:49à massacrer son peuple
00:38:51et ça
00:38:52ça ne change pas
00:38:53des exécutions
00:38:54ont lieu
00:38:55tous les jours
00:38:56tous les jours
00:38:56aujourd'hui
00:38:57dépendaison etc
00:38:58le peuple
00:39:00palestinien
00:39:01est perdant
00:39:02le peuple israélien
00:39:03est perdant
00:39:04parce qu'il n'a pas
00:39:05de perspective
00:39:06le peuple libanais
00:39:07est perdant
00:39:08parce qu'on le voit
00:39:10on l'a vu aujourd'hui
00:39:11il est dans
00:39:12c'est la folie totale
00:39:13et donc vous avez
00:39:15les deux grands perdants
00:39:16politiquement
00:39:17moralement
00:39:18les trois grands perdants
00:39:20pardon
00:39:20c'est le pouvoir iranien
00:39:22qui n'en a que faire
00:39:24de son peuple
00:39:25qui n'en a que faire
00:39:27de son peuple
00:39:27vous avez
00:39:28le président américain
00:39:30qui n'en a que faire
00:39:32des autres
00:39:33c'est la pathologie
00:39:34du moi
00:39:35c'est moi moi moi
00:39:36et on commence
00:39:37à se demander
00:39:38se demander
00:39:39poser des questions
00:39:40sur sa santé mentale
00:39:41et puis vous avez
00:39:42Netanyahou
00:39:43qui massacre
00:39:45massacre aujourd'hui
00:39:46alors qu'il a été
00:39:47légitime
00:39:48qu'Israël se défend
00:39:50mais pas comme ça
00:39:51et qui perd
00:39:52toute crédibilité
00:39:53mais qui lui
00:39:54veut continuer
00:39:54pour essayer
00:39:55de sauver
00:39:56son pouvoir
00:39:57avant les élections
00:39:58votre réponse
00:39:59à Daniel Cohn-Bendit
00:40:00Nicolas Conquer
00:40:01non mais
00:40:01quitte à interroger
00:40:02la santé mentale
00:40:03je veux interroger
00:40:04la santé mentale
00:40:04de Daniel Cohn-Bendit
00:40:05s'il prend la cause
00:40:06des damnés de la terre
00:40:07moi je vois
00:40:08que le soutien
00:40:09au régime des Molla
00:40:10s'effrite
00:40:11en Liban
00:40:12le soutien du Hezbollah
00:40:13il n'y a jamais eu
00:40:14autant d'opposition
00:40:15c'est près de 7
00:40:15Libanais sur 10
00:40:16qui s'opposent
00:40:16à cette milice
00:40:18effectivement
00:40:18désormais
00:40:19cette milice
00:40:19elle s'est métastasée
00:40:20elle n'est plus
00:40:21dans des zones
00:40:21au niveau du sud Liban
00:40:23elle est désormais
00:40:24dans Beyrouth
00:40:25si ça permet
00:40:26d'éradiquer
00:40:27cette fièvre terroriste
00:40:29qui sévit
00:40:29depuis bien trop longtemps
00:40:30au Liban
00:40:31parce que désormais
00:40:31elle est affaiblie
00:40:32elle n'est plus alimentée
00:40:33par l'Iran
00:40:34et donc qui finançait
00:40:35ses groupes
00:40:36ses proxys
00:40:37en fait
00:40:37qui faisait régner
00:40:38la terreur
00:40:39dans la région
00:40:39je pense que ça sera
00:40:40un grand bienfait
00:40:41pour la région
00:40:42de fait
00:40:43il y a encore quelques mois
00:40:44le peuple iranien
00:40:46s'est levé
00:40:46et a été réprimé
00:40:47dans le sang
00:40:48par le régime des Molla
00:40:49ça faisait de nombreuses fois
00:40:50au cours de ces 20 dernières années
00:40:51qu'ils l'ont fait
00:40:52ils sont encore sans doute
00:40:53sur le point de le faire
00:40:54et je pense qu'ils sont
00:40:54dans une meilleure situation
00:40:55Daniel Cohn-Bendit
00:40:56vous écoute
00:40:56Daniel
00:40:57oui mais enfin
00:40:58enfin il faut le peuple iranien
00:41:00moi j'ai des amis
00:41:01qui téléphonent tous les jours
00:41:03en Iran
00:41:03le peuple iranien
00:41:04a peur
00:41:05le peuple iranien
00:41:06ne peut pas descendre
00:41:08dans la rue
00:41:08et le pouvoir
00:41:09de destruction
00:41:10des gardiens de la révolution
00:41:12contre son peuple
00:41:13pas vers l'extérieur
00:41:15et bien ce pouvoir
00:41:16il est toujours là
00:41:17il n'est pas du tout affaibli
00:41:19il n'est pas du tout
00:41:20vers l'intérieur
00:41:21deuxièmement
00:41:22c'est vrai que le Hezbollah
00:41:24est détruit
00:41:25mais aujourd'hui
00:41:26Netanyahou
00:41:26est en train
00:41:27de détruire le Liban
00:41:28est en train
00:41:29de détruire
00:41:31ce qui pourrait être
00:41:32justement
00:41:32une alternative
00:41:33positive
00:41:34pour Israël
00:41:35un accord
00:41:36entre le Liban
00:41:37et Israël
00:41:38et ça
00:41:39Netanyahou
00:41:40par la terreur
00:41:40est en train
00:41:41de le détruire
00:41:42donc c'est bien
00:41:44qu'il faut comprendre
00:41:45je ne dis pas
00:41:46que le Hezbollah
00:41:47n'a pas été anéanti
00:41:48je ne dis pas
00:41:49que
00:41:49le pouvoir
00:41:51militaire
00:41:52mais
00:41:53politiquement
00:41:54en tenant
00:41:56le détroit d'Hormuz
00:41:57le pouvoir
00:41:59iranien
00:42:00aujourd'hui
00:42:00tient
00:42:01la planète
00:42:02entière
00:42:02dans ses mains
00:42:03c'est une victoire
00:42:05diplomatique
00:42:06incroyable
00:42:06et le grand
00:42:07le grand
00:42:08Manitou
00:42:09à Washington
00:42:09ne sait pas
00:42:10quoi faire
00:42:10ne sait pas
00:42:11quoi faire
00:42:12pour libérer
00:42:13le détroit d'Hormuz
00:42:14donc vous n'allez pas
00:42:15me raconter
00:42:15que c'est une grande victoire
00:42:16je vais évidemment
00:42:18Nicolas Conquer
00:42:18vous laisser répondre
00:42:19dans un instant
00:42:19mais Daniel Cohn-Bendit
00:42:20parlait il y a quelques instants
00:42:21des critiques
00:42:23contre Donald Trump
00:42:24Raphaël Grabli
00:42:25vous nous avez rejoint
00:42:26bonsoir
00:42:27des critiques aux Etats-Unis
00:42:28il y en a chez les démocrates
00:42:29ça c'est pas tout à fait nouveau
00:42:30depuis qu'il a été élu
00:42:32et même bien avant
00:42:32ce qui est plus nouveau
00:42:34ces derniers jours
00:42:34c'est qu'il est lâché aussi
00:42:35par certains de ses soutiens historiques
00:42:37on remarque notamment
00:42:38des influenceurs
00:42:39extrêmement importants
00:42:40de la sphère trumpiste
00:42:41on dit parfois d'ailleurs
00:42:42qu'ils l'ont fait élire
00:42:43en 2016 et en 2024
00:42:45désormais
00:42:45ils se disent pour certains
00:42:46désabusés
00:42:47à commencer par Joe Rogan
00:42:48j'imagine que vous connaissez bien
00:42:49c'est le plus gros
00:42:50podcaster américain
00:42:5120 millions d'abonnés
00:42:52rien que sur Youtube
00:42:53soutien de Trump
00:42:54en 2024
00:42:55dès le mois de mars
00:42:56au début de la guerre en Iran
00:42:57il évoque une trahison
00:42:58nous avons une guerre
00:42:59dont nous n'arrivons même pas
00:43:00à expliquer les raisons
00:43:02autre personnalité
00:43:03très importante
00:43:04Tucker Carlson
00:43:04ex-star de Fox News
00:43:06et proche de Donald Trump
00:43:0717 millions d'abonnés
00:43:08sur X
00:43:09face aux menaces
00:43:10de chaos de Donald Trump
00:43:11il s'adressait hier
00:43:12à l'administration
00:43:13et aux militaires
00:43:14pour lui
00:43:14il est temps de dire non
00:43:16au président
00:43:16mais il y en a
00:43:17qui vont encore plus loin
00:43:19et qui invoquent même
00:43:19le 25ème amendement
00:43:21qui permet
00:43:21de déclarer un président
00:43:23inapte à exercer sa fonction
00:43:24c'est ce que souhaite
00:43:26notamment Candace Owen
00:43:278 millions d'abonnés
00:43:28sur X
00:43:28on la connait en France
00:43:29parce qu'elle a notamment
00:43:29c'est celle qui pense
00:43:29que Brigitte Macron
00:43:30est un homme
00:43:30exactement
00:43:31qui a diffusé
00:43:31cette fausse information
00:43:32à ses millions d'abonnés
00:43:33je voulais vous montrer
00:43:34comment elle qualifie
00:43:35Donald Trump
00:43:36hier le 7 avril
00:43:37en lunatique génocidaire
00:43:40ce qui a lancé
00:43:42ou relancé
00:43:42cette vague de critiques
00:43:43sur les propos
00:43:44de Donald Trump
00:43:44sur il faut éradiquer
00:43:46la civilisation iranienne
00:43:47avec un débat
00:43:48en toile de fond
00:43:48sur sa santé mentale
00:43:50est-ce que
00:43:51vous le reprenez à votre compte
00:43:52est-ce que vous considérez
00:43:53que Donald Trump
00:43:53aujourd'hui a un problème
00:43:54de santé mentale
00:43:55Nicolas Conte
00:43:55non clairement non
00:43:56je pense qu'il a mené
00:43:57l'opération la plus audacieuse
00:43:58et la plus courageuse
00:43:59que personne n'a été capable
00:44:01de mener
00:44:02au cours de ces 47 dernières années
00:44:04face à l'Iran
00:44:04ça vient réparer
00:44:06tous les traumatismes
00:44:07qu'avaient eu les américains
00:44:08suite à l'opération
00:44:09Eagle Cloud
00:44:10dès 1980
00:44:10sur lesquelles
00:44:11il avait cherché
00:44:12à libérer des otages
00:44:13du régime des Molla
00:44:14auprès de l'ambassade américaine
00:44:15ça avait été un échec
00:44:17désormais
00:44:17tout le monde souhaitait agir
00:44:19personne ne l'a fait
00:44:19parce qu'ils avaient peur
00:44:20des conséquences
00:44:21Donald Trump
00:44:21il a pris le problème
00:44:22à bras-le-corps
00:44:23il a fait une démonstration
00:44:24d'audace
00:44:24il a montré
00:44:25ce que voulait dire
00:44:25la paix par la puissance
00:44:28vous entendez
00:44:28ces arguments-là
00:44:29il fait le sale boulot
00:44:30que les autres n'ont pas fait
00:44:31ce n'est pas une guerre à rallonge
00:44:32ce n'est pas une guerre à rallonge
00:44:33c'est la fin des guerres sans fin
00:44:35cette opération sera terminée
00:44:36avant la fin du mois
00:44:37écoutez oui
00:44:37elle sera terminée
00:44:39mais comment
00:44:40comment elle va se terminer
00:44:41et deuxièmement
00:44:42moi j'ai l'impression
00:44:43que dans la sphère
00:44:44des républicains
00:44:45et autour de Donald Trump
00:44:46c'est comme en Corée du Nord
00:44:48ils sont tous des lèche-bottes
00:44:50qu'enfin quand même
00:44:51quand un président
00:44:52démocratiquement élu
00:44:54dit qu'il va anéantir
00:44:56une civilisation
00:44:57mais c'est quand même incroyable
00:44:59on n'a pas le droit
00:45:01vous savez dans le droit
00:45:02le plus simple
00:45:03la torture est interdite
00:45:05mais la menace à la torture
00:45:07est aussi interdite
00:45:08et la menace
00:45:10de la destruction totale
00:45:12est interdite
00:45:13donc on ne peut pas
00:45:14la fin ne justifie pas
00:45:16tous les moyens
00:45:17moi je suis d'accord
00:45:19qu'il fallait en terminer
00:45:20qu'il y avait des problèmes
00:45:21mais pas comme ça
00:45:23il y a des guerres justes
00:45:25et des guerres
00:45:26qui au début
00:45:26peuvent être justes
00:45:28mais se délégitiment
00:45:29par la manière
00:45:30dont elles sont menées
00:45:31et aujourd'hui
00:45:32ce que font
00:45:34Trump
00:45:35et Netanyahou
00:45:36délégitiment
00:45:37délégitiment
00:45:39ces guerres
00:45:39et je crois
00:45:40que vous dites
00:45:41c'est la fin
00:45:42mais expliquez
00:45:43au monde entier
00:45:45comment se sortir
00:45:46du dépier
00:45:47guépier
00:45:48du détroit d'Hormuz
00:45:49comment vous voulez vous en sortir
00:45:53et ce sera le mot de la fin
00:45:54ce soir
00:45:55sauf si vous voulez répondre
00:45:55en quelques mots
00:45:56mais on est un petit peu en retard
00:45:57là on rentre dans une voie
00:45:58de la négociation
00:45:58qui va s'opérer
00:45:59et de fait
00:46:00il y a 15 jours
00:46:01pour parvenir à cela
00:46:02et je pense que
00:46:03les américains
00:46:04eux sont restés fermes
00:46:04par rapport à leur ligne
00:46:05les iraniens
00:46:06eux sont en train de céder
00:46:07leur régime est exsangue
00:46:08et de fait
00:46:08c'est eux qui ont accédé
00:46:10à l'ultimatum
00:46:11qui a été posé pour Trump
00:46:11on verra ce qui se passe
00:46:12et si effectivement
00:46:13l'Iran accepte de rentrer
00:46:15dans ces négociations
00:46:16l'Iran qui menable ce soir
00:46:17de rompre le cessez-le-feu
00:46:18après ce qui s'est passé au Liban
00:46:19merci beaucoup
00:46:20Daniel Cohn-Bendit
00:46:20merci Nicolas Conquer
00:46:21d'être venu sur ce plateau
00:46:23j'accueille à présent
00:46:24un homme dont la parole
00:46:25est extrêmement rare
00:46:26il est ambassadeur de France
00:46:27en Iran
00:46:28il a participé
00:46:29ces derniers jours
00:46:30ces derniers mois
00:46:30également en négociation
00:46:31pour faire rentrer en France
00:46:32nos deux ex-otages
00:46:34désormais
00:46:35Cécile Collère
00:46:36et Jacques Parry
00:46:37je suis très heureux
00:46:38de prononcer cette phrase
00:46:39de deux ex-otages français
00:46:40puisqu'ils sont revenus
00:46:41en France aujourd'hui
00:46:42Pierre Cochard
00:46:43bonjour
00:46:43merci d'être avec nous
00:46:44vous êtes rentré avec eux
00:46:46vous allez nous raconter ça
00:46:47dans un instant
00:46:47vous étiez également avec eux
00:46:48aujourd'hui à l'Elysée
00:46:50on a enfin entendu
00:46:51le son de leur voix
00:46:52qui avait dû tellement manquer
00:46:53à leurs proches
00:46:53depuis 4 ans
00:46:55je voudrais qu'on voit
00:46:56si c'est possible
00:46:56cette image de l'Elysée
00:46:58ce matin
00:46:58vous les accompagnez
00:46:59Emmanuel Macron est là
00:47:01Cécile Collère
00:47:02Jacques Paris
00:47:03à ce moment précis
00:47:04de cette visite à l'Elysée
00:47:06vous dites quoi
00:47:06mission accomplie ?
00:47:08oui bien sûr
00:47:09on se l'est dit
00:47:10dès qu'on a atterri
00:47:11sur le sol français
00:47:11mais bien sûr
00:47:12l'accueil par le président
00:47:14de la République
00:47:14avec autour de la table
00:47:16non seulement la famille
00:47:18les familles de Jacques et Cécile
00:47:19mais aussi tous ceux
00:47:20qui ont contribué
00:47:21à leur libération
00:47:22c'est bien sûr
00:47:24un aboutissement
00:47:25et une grande joie
00:47:26à quel moment
00:47:27vous
00:47:28vous avez compris
00:47:29qu'ils allaient pouvoir
00:47:29entrer en France
00:47:30je raconte en quelques mots
00:47:31les dernières années
00:47:33de Cécile Collère
00:47:33et Jacques Paris
00:47:34trois ans et demi
00:47:35dans l'une des pures prisons
00:47:36du régime
00:47:37puis depuis le mois de novembre
00:47:38ils sont à l'ambassade
00:47:40de France à Téhéran
00:47:40avec vous
00:47:41donc à quel moment
00:47:42il y a un coup de fil
00:47:43ou quelque chose
00:47:44qui vous dit
00:47:45de la part du régime iranien
00:47:46c'est bon
00:47:47c'est fini
00:47:47ils vont pouvoir
00:47:48rentrer à la maison ?
00:47:49En fait c'est un long processus
00:47:51de discussion
00:47:52avec des allers et retours
00:47:54dus notamment aussi
00:47:55aux circonstances
00:47:56dans le pays
00:47:58les grandes manifestations
00:47:59du mois de janvier
00:48:00la guerre
00:48:01qui a débuté
00:48:02le 28 février
00:48:02tout ça
00:48:03ce sont des aléas
00:48:03qui compliquent
00:48:04les discussions
00:48:05que nous avons eues
00:48:06avec les autorités iraniennes
00:48:07mais il y a eu un signal
00:48:08positif très clair
00:48:09qui a été donné
00:48:11lors d'une conversation
00:48:12entre le ministre
00:48:13Jean-Noël Barraud
00:48:14et son homologue iranien
00:48:16Abbas Arraqchi
00:48:17qui a donc
00:48:19dimanche dernier
00:48:19dimanche dernier
00:48:20c'est ça
00:48:20qui a ouvert
00:48:22une possibilité
00:48:24et sur laquelle
00:48:25nous avons travaillé
00:48:26pour aboutir
00:48:27à un accord ferme
00:48:29Il arrive quand
00:48:30cet accord ferme ?
00:48:31Il arrive en réalité
00:48:33la veille au soir
00:48:34de notre départ
00:48:35donc nous avions prévu
00:48:38de nous déplacer
00:48:39jusqu'à la frontière
00:48:41azerbaïdianèse
00:48:41dans le cadre
00:48:42des rotations
00:48:42qui servent
00:48:45à aérer
00:48:46un peu le personnel
00:48:47de l'ambassade
00:48:48dans cette période
00:48:49de guerre
00:48:49mais bien sûr
00:48:50nous avons
00:48:52saisi cette occasion
00:48:53pour insister
00:48:55sur l'urgence
00:48:56pour Cécile et Jacques
00:48:57de rentrer en France
00:48:58et le feu vert définitif
00:49:00nous a été donné
00:49:01lundi soir
00:49:02Lundi soir seulement
00:49:03quand vous annoncez ça
00:49:04à Cécile Paris
00:49:06et Jacques Collaire
00:49:07je vais y arriver
00:49:08je les remets dans le bon sens
00:49:09ils sont à côté de vous
00:49:10au moment de ce feu vert définitif
00:49:12c'est vous qui leur annoncez ?
00:49:13Oui oui
00:49:13c'est moi qui vais les voir
00:49:14d'abord
00:49:14puisque ce feu vert
00:49:16a pris
00:49:17un peu de temps
00:49:18et plusieurs séquences
00:49:19donc je suis d'abord
00:49:20allé les alerter
00:49:21pour se tenir prêts
00:49:22en leur disant
00:49:23d'être très prus
00:49:23enfin ils le savent
00:49:24nous leur avons répété
00:49:25qu'il faut être habitué
00:49:27dans ces circonstances-là
00:49:28dans ces situations
00:49:29ils l'ont malheureusement
00:49:29aussi été habitués à ça
00:49:31quand ils étaient
00:49:32à la prison des Vines
00:49:33il y a des hauts et des bas
00:49:34et des incertitudes
00:49:35donc je leur ai demandé
00:49:35de commencer à se préparer
00:49:36de faire la valise
00:49:37voilà de faire la valise
00:49:38mais la confirmation définitive
00:49:40ils l'ont eu
00:49:41vraiment à 10h du soir
00:49:42pour un départ le lendemain
00:49:44mais ils étaient prêts
00:49:45ça veut dire que
00:49:46jusqu'au dernier moment
00:49:47vous vous dites
00:49:47ça peut encore capoter
00:49:48absolument
00:49:49parce qu'ensuite
00:49:50il y a eu un long trajet
00:49:51en voiture
00:49:51pour aller jusqu'à Bakou
00:49:53en Azerbaïdjan
00:49:54vous les avez accompagnés
00:49:55là aussi
00:49:55au moment où
00:49:57vous franchissez
00:49:58on voit le périple
00:49:59que vous avez fait
00:50:00donc d'abord
00:50:00en voiture jusqu'à Bakou
00:50:01puis en avion
00:50:02pour revenir jusqu'à Paris
00:50:04au moment où vous franchissez
00:50:05la frontière iranienne
00:50:06vous vous allez y revenir
00:50:07eux non
00:50:08évidemment
00:50:09il y a un échange
00:50:10ils vous disent quelque chose
00:50:11ils disent ça y est
00:50:12cette fois on est sauvés
00:50:13oui bien sûr
00:50:14c'est progressif
00:50:15tout au long du trajet
00:50:16mais la sortie du territoire iranien
00:50:19est bien sûr
00:50:19pour eux
00:50:20un soulagement
00:50:21ils se savent à l'abri
00:50:22ils se savent en sécurité
00:50:23et bien sûr encore plus
00:50:24le retour en France
00:50:25l'atterrissage ce matin
00:50:27donc à Roissy
00:50:28pour eux ça a été
00:50:29et ça se lisait sur leur visage
00:50:31bien sûr
00:50:31ce soulagement
00:50:32on les comprend
00:50:32il y a eu beaucoup d'inquiétudes
00:50:35même pendant la période
00:50:36où ils étaient à l'ambassade
00:50:37ils ont été
00:50:38très rassurés
00:50:39d'être sortis de prison
00:50:40et ça a été notre objectif
00:50:41de les faire sortir rapidement
00:50:42quitte à ce qu'ils passent
00:50:43quelques temps à l'ambassade
00:50:44mais bon
00:50:46les circonstances
00:50:47de ces dernières semaines
00:50:49les bombardements
00:50:50ont fait que
00:50:50les inquiétudes
00:50:51étaient fortes
00:50:52mais justement
00:50:53monsieur l'ambassadeur
00:50:53vous avez dit
00:50:54ils sont sortis de prison
00:50:56aujourd'hui
00:50:58Jacques Paris
00:50:58a dit
00:50:59nous étions des otages
00:51:00d'état
00:51:01et
00:51:01on a cherché
00:51:02à nous briser
00:51:03dans la prison
00:51:04des vines
00:51:05qu'est-ce qu'ils vous ont dit
00:51:06sur leurs conditions
00:51:07de détention
00:51:07vous avez été plusieurs fois
00:51:08leur rendre visite
00:51:09pendant leur détention
00:51:10à la prison des vines
00:51:11qu'est-ce qu'ils vous disaient
00:51:13sur ces conditions
00:51:14de détention
00:51:15qui étaient particulièrement
00:51:16inhumaines
00:51:17selon eux
00:51:18c'est à eux
00:51:19de raconter leur histoire
00:51:21et ils le feront
00:51:21j'en suis certain
00:51:22parce qu'ils veulent le faire
00:51:23et je les comprends tout à fait
00:51:25dans les jours qui viennent
00:51:28ils nous ont bien sûr
00:51:29parlé de leurs conditions
00:51:30de détention
00:51:30des difficultés
00:51:32de l'isolement
00:51:33de la séparation
00:51:34puisqu'ils se sont très peu vus
00:51:35en fait
00:51:35pendant ces trois ans et demi
00:51:39du peu de communication
00:51:40qu'ils pouvaient avoir
00:51:41avec leur famille
00:51:42du peu de communication
00:51:43qu'ils ont eue
00:51:44aussi avec l'ambassade
00:51:45mon prédécesseur et moi-même
00:51:47moi je les ai vus
00:51:49quinze jours
00:51:49avant leur sortie de prison
00:51:52au cours d'une visite consulaire
00:51:53et bien sûr
00:51:55leur état de santé
00:51:56m'inquiétait
00:51:57on les sentait
00:52:00fragiles
00:52:01on les sentait
00:52:02très inquiets
00:52:03de ce qui allait leur arriver
00:52:04n'y croyant plus trop
00:52:05c'est ce qu'ils nous disaient
00:52:07donc
00:52:08leur sortie de prison
00:52:10où je suis allé les chercher
00:52:11à la porte de la prison des vines
00:52:12donc quinze jours plus tard
00:52:13a été pour eux
00:52:14un immense soulagement
00:52:14et petit à petit
00:52:15ils ont repris des forces
00:52:17et vous avez dit
00:52:19otage d'état
00:52:20en fait c'est Jacques Paris
00:52:21qui l'a dit lui-même
00:52:22ils ont été libérés
00:52:23d'abord de la prison
00:52:25ensuite ils ont pu quitter
00:52:26l'ambassade
00:52:26quelle a été la contrepartie
00:52:28est-ce qu'il y a eu
00:52:28un échange d'état à état
00:52:30puisque eux-mêmes
00:52:30se qualifient d'otages d'état
00:52:32il y a eu des discussions
00:52:35bien sûr
00:52:35qui ont débuté
00:52:37dès leur détention
00:52:37et qui se sont intensifiées
00:52:39je dirais
00:52:40depuis un an
00:52:42au niveau du président
00:52:43de la république
00:52:43au niveau du ministre
00:52:45les contacts ont été permanents
00:52:46avec leurs homologues
00:52:47pour obtenir cette libération
00:52:50et
00:52:53on ne peut pas parler de contrepartie
00:52:54c'est une négociation complexe
00:52:56dans laquelle plusieurs éléments
00:52:57sont entrés en ligne de compte
00:52:59c'est vrai
00:52:59mais la France ça fait des gestes aussi
00:53:02c'est-à-dire ?
00:53:03cette iranienne
00:53:05qui était en France
00:53:05elle a abandonné sa poursuite
00:53:07auprès d'un accord international de justice
00:53:08et l'iranienne
00:53:09qui était détenue en France
00:53:11a retrouvé sa liberté de mouvement
00:53:12oui mais c'est le juge français
00:53:14qui a décidé
00:53:15de condamner
00:53:18madame
00:53:18madame
00:53:18madame
00:53:18sandary
00:53:19à une peine de 3 ans
00:53:20dont 2 avec sursis
00:53:21elle avait effectué
00:53:22presque un an de prison
00:53:23donc elle a été libérée
00:53:24et elle est libre aujourd'hui
00:53:25c'est une décision du juge
00:53:28voilà
00:53:28donc
00:53:30il y a bien sûr
00:53:30des parallèles
00:53:31qui sont faits
00:53:31par nos interlocuteurs iraniens
00:53:33c'est leur droit
00:53:33pour nous
00:53:34il n'y a pas d'échange
00:53:35il y a
00:53:36une exigence
00:53:37constante
00:53:38de libérer
00:53:39Jacques et Cécile
00:53:40qui nous le savons
00:53:40étaient innocents
00:53:41et le sont
00:53:42et donc
00:53:43il a fallu mettre en oeuvre
00:53:44petit à petit
00:53:45cette décision
00:53:46en parlant à des interlocuteurs
00:53:47qui
00:53:49pour certains d'entre eux
00:53:50en tout cas
00:53:50étaient convaincus
00:53:51que
00:53:53ces deux personnes
00:53:53devaient être libérées
00:53:54Pierre Cochard
00:53:55vous étiez à Téhéran
00:53:56il y a quelques heures encore
00:53:57Téhéran qui est sous les bombes
00:53:58on le raconte
00:53:59sur ce plateau
00:54:00on le raconte
00:54:00avec Siavoche Ghazi
00:54:01le correspondant des RFI
00:54:02et de France 24
00:54:03mais
00:54:03une vie
00:54:04une ambassade sous les bombes
00:54:06dans une ville
00:54:06en tout cas
00:54:06qui est sous les bombes
00:54:07ça ressemble à quoi ?
00:54:09ça ressemble à une
00:54:10grande incertitude
00:54:11la ville est en partie
00:54:13désertée de ses habitants
00:54:14elle l'était encore plus
00:54:15parce que c'était
00:54:16la période de Nourouz
00:54:17et que les gens sortent
00:54:18volontiers de la ville
00:54:18vous pouvez sortir de l'ambassade ?
00:54:20nous pouvons sortir de l'ambassade
00:54:22vous pouvez voir ce qui s'y passe ?
00:54:23oui bien sûr
00:54:25l'ambassade est au centre de la ville
00:54:27je suis allé
00:54:28et mes collaborateurs aussi
00:54:29plusieurs fois au nord de la ville
00:54:30pour des rendez-vous
00:54:31pour rencontrer des personnes
00:54:32donc on traverse une ville
00:54:33en partie déserte
00:54:35avec bien sûr
00:54:35des forces de sécurité
00:54:36omniprésentes
00:54:38des checkpoints
00:54:40et puis une nervosité
00:54:42chez ces organes de sécurité
00:54:45liés au bombardement
00:54:46au fait qu'ils ont été ciblés
00:54:47par des drones
00:54:49spécifiquement
00:54:49notamment les checkpoints
00:54:50donc c'est un climat
00:54:51bien sûr d'insécurité
00:54:52les bombardements
00:54:53c'est très
00:54:54c'est la première
00:54:56j'espère
00:54:56la dernière expérience
00:54:57de bombardement
00:54:58que j'ai eu
00:55:00c'est très
00:55:00c'est très difficile
00:55:02à expliquer
00:55:03un bombardement très violent
00:55:04qui tombe à côté
00:55:05de l'ambassade
00:55:06au milieu de la nuit
00:55:07crée une sorte de malaise
00:55:08en tout cas dans mon cas
00:55:09les réactions sont diverses
00:55:12je ne peux pas parler
00:55:13d'une angoisse immédiate
00:55:14mais c'est un
00:55:14voilà ça crée un malaise
00:55:15et ce sont des bruits
00:55:16très sourds
00:55:16surtout les bombes à pénétration
00:55:18qui ont été utilisées
00:55:19notamment pour détruire
00:55:21le bureau du guide
00:55:23qui a été la première frappe
00:55:24le 28 février
00:55:25et qui était à quelques
00:55:27centaines de mètres
00:55:27de l'ambassade
00:55:28donc ça vous l'avez
00:55:29vraiment vécu
00:55:30vous avez des contacts
00:55:31aussi avec les Iraniens
00:55:32je suppose
00:55:32ceux qui travaillent
00:55:33à l'ambassade
00:55:33bien sûr
00:55:33ceux que vous pouvez croiser
00:55:35pendant vos déplacements
00:55:36professionnels
00:55:36la population iranienne
00:55:38elle vit comment
00:55:39depuis 40 jours
00:55:41je crois qu'il faut se demander
00:55:42comment elle vit
00:55:43depuis plusieurs mois
00:55:44maintenant
00:55:44parce que
00:55:45succession de guerres
00:55:46de manifestations
00:55:48et de répression violentes
00:55:49à nouveau une guerre
00:55:50des destructions
00:55:51terribles
00:55:53c'est une population
00:55:54qui est complètement
00:55:55désespérée
00:55:55et perdue
00:55:58je dirais
00:55:59perdue face à la réalité
00:56:00de la guerre
00:56:00qu'elle vit au quotidien
00:56:01et perdue face
00:56:03aux discours
00:56:03qu'elle entend
00:56:04qui sont des discours
00:56:04de destruction
00:56:06donc
00:56:08voilà
00:56:08je
00:56:08mais désespérée
00:56:10par le régime
00:56:11qui
00:56:12on sait
00:56:12a pas hésité
00:56:13à massacrer
00:56:13des dizaines
00:56:14de milliers de personnes
00:56:15en deux jours seulement
00:56:16ou désespérée aussi
00:56:18par les frappes
00:56:18mais bien sûr
00:56:19aussi désespérée
00:56:20par les frappes
00:56:20et par l'absence
00:56:20de perspective
00:56:22donc il y a eu
00:56:23des évolutions
00:56:24moi je peux pas
00:56:24m'exprimer
00:56:25au nom de la population
00:56:25iranienne
00:56:26nous avons des contacts
00:56:26qui nous permettent
00:56:28d'avoir quelques indices
00:56:28mais je dirais
00:56:31que quand
00:56:32nous avons aujourd'hui
00:56:33un cessez-le-feu
00:56:33heureusement
00:56:34mais il y avait
00:56:35une extraordinaire fatigue
00:56:37de la population
00:56:37une fatigue nerveuse
00:56:40la population est à bout
00:56:41et on peut la comprendre
00:56:44les Iraniens méritent
00:56:45beaucoup mieux
00:56:45que ce qu'ils vivent
00:56:46aujourd'hui
00:56:47vous avez dit
00:56:47les rues sont quasiment
00:56:48désertées
00:56:49il y a beaucoup
00:56:49de checkpoints
00:56:50il y a tout de même
00:56:51une vie qui continue
00:56:52il y a des commerces
00:56:54qui sont ouverts
00:56:55il y a une vie
00:56:56qui reprend petit à petit
00:56:57qui reprenait même
00:56:58quelques jours
00:56:58avant qu'on soit parti
00:56:59puisque les fêtes
00:57:01de Nouros
00:57:01encore une fois
00:57:01sont traditionnelles
00:57:02un peu le mois d'août
00:57:03chez nous
00:57:03si vous voulez
00:57:04donc la vie
00:57:05l'activité
00:57:05la circulation
00:57:06les bouchons
00:57:06ont repris
00:57:08mais quand même
00:57:09dans une atmosphère
00:57:10qui était très pesante
00:57:12pour la population
00:57:13Monsieur l'ambassadeur
00:57:14est-ce que vous avez
00:57:15vous des chiffres
00:57:16sur le nombre
00:57:16de victimes
00:57:17en Iran
00:57:18au cours des événements
00:57:18de janvier
00:57:19parce que l'Iran dément
00:57:20qu'il y ait eu
00:57:2130, 40 ou 45 000 morts
00:57:23Trump
00:57:23le président américain
00:57:24a parlé de 45 000 morts
00:57:25quelle est votre appréciation
00:57:27à vous
00:57:27de ce qui s'est passé ?
00:57:28Je ne peux pas
00:57:28m'engager sur des chiffres
00:57:29nous avons vu les chiffres
00:57:30d'organisations indépendantes
00:57:32qui évoquent
00:57:34des chiffres
00:57:34qui pourraient être
00:57:35entre 15 et 30 000 morts
00:57:37ce que je peux dire
00:57:38c'est que
00:57:39mais ce n'est pas
00:57:40une évaluation scientifique
00:57:42c'est
00:57:42les quelques personnes
00:57:44avec lesquelles
00:57:44nous avons pu parler
00:57:45de ces événements
00:57:46du mois de janvier
00:57:49beaucoup d'entre elles
00:57:50connaissent quelqu'un
00:57:51qui a été tué
00:57:51ou qui a été gravement blessé
00:57:52donc c'est certainement
00:57:54un nombre de morts
00:57:55très important
00:57:56en quelques jours
00:57:57en deux jours
00:57:58en réalité
00:57:58donc je ne peux pas
00:58:00vous donner un chiffre
00:58:01mais c'est bien sûr
00:58:02un chiffre très important
00:58:03trop important
00:58:06pour les Iraniens
00:58:07Je sais que vous êtes
00:58:08soumis à un devoir
00:58:08de réserve
00:58:10qu'est-ce que vous dites
00:58:10à ceux qui s'étonnent
00:58:12que les Iraniens
00:58:13ne redescendent pas
00:58:14dans la rue aujourd'hui
00:58:15alors que le régime
00:58:16est fragilisé
00:58:17on parlait
00:58:18il y a quelques minutes
00:58:20avec Ulysse Gosset
00:58:21de ce qu'a dit
00:58:22Benyamin Netanyahou
00:58:22à Donald Trump
00:58:23au début de la guerre
00:58:24on sait que cette rencontre
00:58:26a eu lieu
00:58:2615 jours avant les frappes
00:58:27le Premier ministre israélien
00:58:28vient voir le président américain
00:58:29et il lui dit
00:58:30mes services
00:58:31savent que les Iraniens
00:58:33aux premières bombes
00:58:34qui tomberont
00:58:35si le régime est décapité
00:58:37redescendront dans la rue
00:58:37et ils sont prêts
00:58:38à faire tomber le régime
00:58:39ces manifestations
00:58:40semble-t-il
00:58:41n'ont pas lieu
00:58:42aujourd'hui
00:58:43est-ce que vous savez pourquoi ?
00:58:44Je pense qu'au départ
00:58:46c'était une erreur
00:58:47d'appréciation évidente
00:58:49quand on connaît l'Iran
00:58:51que de penser
00:58:52que sous les bombes
00:58:53bien sûr
00:58:53la population
00:58:55vit des moments
00:58:56a vécu
00:58:57des moments très difficiles
00:58:59et donc
00:58:59il y a dans une partie
00:59:01de la population
00:59:02une exaspération
00:59:03et depuis plusieurs années
00:59:06maintenant
00:59:06il y a eu des mouvements
00:59:07de protestation
00:59:09mais
00:59:11il y a aussi
00:59:13dans cette population iranienne
00:59:17un rejet
00:59:18de la guerre
00:59:19la volonté
00:59:21de vivre en paix
00:59:23une forme aussi
00:59:24de nationalisme
00:59:25de fierté nationale
00:59:26qui fait que face
00:59:27à des affirmations
00:59:29qui promettent
00:59:30la destruction
00:59:31d'une civilisation
00:59:32leur réaction
00:59:33n'est pas forcément
00:59:34celle
00:59:34qu'attendent
00:59:37les auteurs
00:59:38de ces déclarations
00:59:39donc
00:59:40c'est une population
00:59:43qui est fatiguée
00:59:44qui est tabou
00:59:45qui a envie
00:59:46de liberté
00:59:47qui a envie
00:59:48de paix
00:59:49mais la guerre
00:59:50n'est pas la réponse
00:59:51qui va les satisfaire
00:59:53et en tout cas
00:59:56j'imagine mal
00:59:57aussi
00:59:57pour des raisons
00:59:58de propre sécurité
01:00:00je ne les imagine pas
01:00:02descendre dans la rue
01:00:03sous les bombes
01:00:03et ça ne s'est pas passé
01:00:04Un mot monsieur l'ambassadeur
01:00:06du régime
01:00:07Donald Trump dit
01:00:08le régime a été renversé
01:00:09comment vous appréciez-vous
01:00:12la capacité du régime
01:00:13à se maintenir en place
01:00:14et pour revenir
01:00:15à la libération
01:00:16de nos deux compatriotes
01:00:17est-ce que vous voyez
01:00:17dans cette libération
01:00:18donc quasiment
01:00:20la veille de l'ultimatum
01:00:21un signal des Iraniens
01:00:22à l'égard de la France
01:00:24un geste
01:00:25qu'est-ce que vous en pensez ?
01:00:27Encore une fois
01:00:27je vois plutôt
01:00:28cette libération
01:00:29comme l'aboutissement
01:00:30de très longues discussions
01:00:31beaucoup de facteurs
01:00:32sont intervenus
01:00:33au cours des derniers mois
01:00:35qui ont pu faciliter
01:00:37ou compliquer les choses
01:00:39donc je n'attribuerai pas
01:00:42cette décision
01:00:43à des événements récents
01:00:45la volonté
01:00:46de faire un geste
01:00:49à l'égard de la France
01:00:50elle est manifeste
01:00:51depuis plusieurs mois
01:00:51après
01:00:52le système iranien
01:00:53est un système complexe
01:00:54dans lequel plusieurs
01:00:55je dirais
01:00:56cercles de pouvoir
01:00:58doivent intervenir
01:00:59donc ça prend du temps
01:01:00voilà
01:01:01et le régime
01:01:03aujourd'hui
01:01:03il tient
01:01:04ou est-ce qu'il est
01:01:06totalement affaibli
01:01:07et menacé
01:01:08de chuter ?
01:01:10le régime iranien
01:01:12quoi qu'on en pense
01:01:13n'est pas une dictature
01:01:14personnelle
01:01:15ça n'est pas
01:01:16une dictature
01:01:17clannique
01:01:17c'est un système
01:01:19sur lequel on peut
01:01:20avoir un avis
01:01:21une condamnation
01:01:23estimer qu'il ne partage pas
01:01:24et c'est le cas
01:01:25bien sûr
01:01:25nos valeurs
01:01:26mais c'est un système
01:01:28qui est ancré
01:01:28dans la population
01:01:29avec un soutien
01:01:30qui n'est pas négligeable
01:01:33au sein de la population
01:01:34on le voit ces derniers temps
01:01:35avec des manifestations
01:01:36qu'ils organisent
01:01:37dans les rues
01:01:38il y a bien sûr aussi
01:01:39une partie de la population
01:01:40importante
01:01:41qui a pris ses distances
01:01:43mais
01:01:45estimer pouvoir
01:01:46le renverser
01:01:47en tuant une personne
01:01:48ou même une dizaine
01:01:49ou une centaine de personnes
01:01:49je crois
01:01:52c'est mon avis personnel
01:01:53que c'est un mauvais calcul
01:01:55merci beaucoup
01:01:56Pierre Cochard
01:01:57il y a un dîner
01:01:58peut-être prévu ce soir
01:01:58avec les deux ex-otages
01:02:00vous allez les retrouver
01:02:01nous avons beaucoup dîner
01:02:02avec eux
01:02:02avec plaisir
01:02:03mais là
01:02:03ils sont avec leurs amis
01:02:05vous n'avez jamais eu peur
01:02:09qu'ils soient
01:02:10infiltrés à nouveau
01:02:10de l'ambassade
01:02:11pendant qu'ils étaient
01:02:11sous votre bonne garde
01:02:14écoutez
01:02:14on a tout fait
01:02:14pour l'éviter
01:02:15et donc
01:02:16ça ne s'est pas produit
01:02:16non
01:02:17c'était pas notre crainte
01:02:19merci
01:02:19merci beaucoup
01:02:20d'être venu
01:02:20monsieur l'ambassadeur
01:02:21dans un instant
01:02:21le 20h
01:02:22Julie Hamet
01:02:22qui recevra notamment
01:02:23Alain Boer
01:02:24restez avec nous
01:02:25bonne soirée
01:02:25sur BFM TV
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