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  • il y a 3 heures
Quelques heures avant l'expiration de l'ultimatum envoyé par Donald Trump à Téhéran, l'Iran et les États-Unis se sont accordés sur un cessez-le-feu temporaire de deux semaines permettant la réouverture du détroit d'Ormuz. Une trêve qui pourrait bien avoir comme conséquence de faire baisser les prix du carburant, notamment en France.

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Transcription
00:00Ça va être le thème de notre discussion dans le signé qu'on signe ce soir,
00:03et Charles Consigny, bonsoir.
00:04Bonsoir.
00:05Avec Agnès Pannier-Runacher, députée ensemble pour la République,
00:08ancienne ministre, bonsoir madame.
00:09Bonsoir.
00:10Le Premier ministre dit qu'on va veiller à ce que les prix des carburants baissent.
00:14Vous faites confiance à cette veille ministérielle, veille de matignon ?
00:18Je vois d'ici le Premier ministre le corps nu avec son képi de gendarme
00:24autour des stations essence en France.
00:27Je pense que le gouvernement voit comme une bénédiction le cessez-le-feu en Iran.
00:33Après, on est tous contents de ce cessez-le-feu.
00:35On ne va pas... Voilà.
00:37Pourquoi je dis ça ?
00:38Parce que je pense qu'il marchait sur des œufs quant à ses hausses de prix de l'essence.
00:43Et il se demandait, d'une part, si ça allait s'améliorer en Iran,
00:46et d'autre part, si une contestation plus ou moins violente
00:51allait finir par prendre en France du fait du prix de l'essence.
00:57Pourquoi ? Parce que le gouvernement est à l'os, à mon sens, pour plusieurs raisons.
01:01D'abord, à cause des dépenses depuis dix ans qui n'ont cessé d'augmenter,
01:06la dette a été alourdie de 1500 milliards à peu près, sous Emmanuel Macron.
01:11Ce qui n'est pas rien, puisqu'on est donc passé en gros de 2000 à 1500 milliards.
01:16Ce qui fait que les caisses étaient dangereusement vides pour faire quoi que ce soit.
01:20Le dernier budget, le cornu, a encore aggravé le problème, puisque ça a été un budget de dépenses.
01:25Et puis, soyons justes, les dernières mesures prises pour essayer d'amortir
01:31la hausse des prix de l'énergie sur les foyers et les entreprises françaises,
01:35qu'on avait appelé le bouclier énergie à l'occasion de la guerre en Ukraine,
01:39prises en réponse à la guerre en Ukraine, ont coûté très cher aux finances publiques.
01:43Moi, le chiffre que j'ai, c'est plus de 70 milliards à peu près d'euros entre 2021 et
01:502024.
01:51Donc quand même déjà des très grosses dépenses.
01:53Donc en gros, on est à l'os, à mon sens, parce qu'on a quand même dépensé l'argent
01:57n'importe comment
01:58et qu'on n'a pas fait assez de réformes, mais aussi parce qu'on a déjà dépensé pour protéger
02:02les Français
02:02de la hausse du prix de l'énergie.
02:04Et donc, on espère que tout ça va se calmer et que le prix de l'essence va baisser.
02:09Et j'en terminerai par là.
02:10Moi, je pense qu'on aurait pu déjà baisser les taxes.
02:13Et notamment, supprimer ce qu'on appelle, que je crois que vous défendez,
02:18les certificats d'économie d'énergie qui sont de l'ordre de 15 à 10 centimes d'euros par litre
02:24qui servent à financer la transition écologique.
02:26Je pense qu'on aurait pu faire une pause là-dessus, qu'on pourrait faire une pause là-dessus
02:29le temps que cette guerre se calme.
02:31Les prix reviennent à la normale.
02:32C'est par contre.
02:32Oui.
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