Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 11 heures
Marine Le Pen, Donald Trump et autres leaders populistes vont-ils bientôt perdre l’une de leurs principales références en Europe ? Le 12 avril prochain, les élections législatives hongroises pourraient signer le départ du premier ministre Viktor Orbán, après presque 16 ans au pouvoir. Le dirigeant nationaliste, qui a modelé un État illibéral, xénophobe et corrompu, est sur la sellette, au point de voir JD Vance débarquer à Budapest la rescousse de son protégé, à quelques jours du scrutin.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Le règne du trouble fait de l'Europe tire-t-il à sa fin.
00:03Le 12 avril prochain, les élections législatives hongroises pourraient signer le départ du premier ministre Viktor Orbán
00:09après presque 16 ans au pouvoir.
00:12Le dirigeant nationaliste, qui a modelé un État illiberal, profondément xenophobe et corrompu,
00:17est sur la scellette, on vous explique.
00:55La guerre, la guerre, la guerre.
00:58Ces derniers mois, Viktor Orbán a fait de cette élection un débat binaire sur le sujet,
01:03dépeignant ses adversaires comme des vatanguères ou des larbins de Zelensky et Bruxelles.
01:08Ce clip diffusé sur les réseaux sociaux par le Fides, parti du premier ministre, dit tout de cette campagne électorale.
01:28Ne hagyjouk, hogy mások döntsenek a családunk sorsáról.
01:322026, aprilis 12-e.
01:35A háború mindenkitől csak elvesz.
01:37Ne kockasztassunk.
01:39A Fidesz a biztos válas.
01:41Mais cette stratégie semble avoir ses limites.
01:43Les instituts de sondage indépendants donnent aujourd'hui le premier ministre perdant face à son principal opposant,
01:49Peter Magyar, du parti TISA, classé au centre-droit.
01:53Ce dernier récolterait 49% des voix contre 39% pour Orbán, selon un agrégateur de sondages de Politico.
02:01En fait, après quatre mandats, la réalité rattrape le proche de Marine Le Pen.
02:05D'abord, l'arrivée de cet opposant sur la scène nationale, un candidat qui joue sur tous les tableaux et
02:11qui pourrait faire mal à Orbán.
02:13Peter Magyar est un ancien du Fidesz, qu'il a quitté en 2024 en marge d'un scandale,
02:18la démission de la présidente hongroise Kataline Novak, accusée d'avoir gracié un condamné impliqué dans une affaire de pédocriminalité.
02:27Ce conservateur n'est pas vraiment éloigné d'Orban sur les questions sociétales et l'immigration,
02:32pas plus que sur l'Ukraine, à qui il ne veut pas envoyer d'armes.
02:35Mais il se démarque par des positions pro-européennes et critiques de la Russie.
02:39Fin politicien, il prend soin de défendre ses idées sans s'afficher avec d'autres dirigeants de l'UE
02:45et en refusant de répondre aux médias étrangers.
02:47Il prend soin de la Magyar et de l'Université européenne et de l'Université européenne.
03:05Il prend soin de défendre ses idées sans s'afficher avec d'autres dirigeants de l'Université européenne et de
03:14l'Université européenne et de l'Université européenne.
03:15Autre levier pour Magyar, au détriment d'Orban, la corruption.
03:19Le pays est aujourd'hui classé pire élève européen en la matière selon l'ONG Transparency International.
03:25La Commission européenne a déjà bloqué 20 milliards d'euros d'aide à la Hongrie
03:29en raison de graves inquiétudes sur l'utilisation du budget européen et sur les conditions de passation des marchés publics.
03:37L'enrichissement depuis une quinzaine d'années de plusieurs proches d'Orban,
03:41comme son amie d'enfance Lorine Mezaros,
03:44devenue première fortune du pays grâce à des marchés publics dans la construction,
03:49provoque un ras-le-bol dont profite Magyar.
04:04Cette colère est d'autant plus forte que les Hongrois font face depuis 2020
04:07à un des plus hauts taux d'inflation en Europe.
04:11La consommation et donc l'économie du pays sont en berne,
04:14la qualité des services publics en a souffert.
04:17À titre d'exemple, selon un rapport de Human Rights Watch,
04:20la Hongrie est incapable de garantir à ses aînés leurs droits à la sécurité sociale
04:25et à un niveau de vie adéquat en termes d'alimentation, de médicaments et de chauffage.
04:51Le 12 avril, Donald Trump, Marine Le Pen et autres leaders populistes
04:56pourraient donc voir l'une de leurs principales références s'évaporer.
04:59Tout dépendra de la capacité de Magyar, équilibriste de la politique,
05:04à plaire au déçu d'Orban comme aux opposants de longue date
05:07qui chercheraient un choix pragmatique
05:09pour en finir avec 16 ans de nationalisme autoritaire.
Commentaires

Recommandations