[#LeCanapéRouge] Jean Victor Mouang Mbading, 1er Secrétaire du Mouvement d'Émancipation Socialiste du Peuple (MESP)
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00:17Mesdames et messieurs, bonsoir et bienvenue dans ce nouveau numéro du Canapé Rouge de Gabon Media Time,
00:23votre espace d'échange avec les figures majeures du débat public gabonais.
00:27Dans un contexte marqué par une montée des tensions sociales dans plusieurs secteurs et alors que le pays fait face
00:34à des défis économiques majeurs,
00:36la parole des acteurs politiques reste essentielle pour éclairer l'opinion.
00:41Notre invité aujourd'hui, Jean-Victor Mwang Badding, premier secrétaire du mouvement d'émancipation socialiste du peuple,
00:48est une figure de l'opposition gabonaise connue pour ses positions tranchées et constantes depuis plusieurs décennies.
00:56Avec lui, nous analyserons la situation socio-politique du pays, la gouvernance économique dans un contexte de dette publique élevé
01:05et d'échange avec le Fonds monétaire international, mais aussi les dynamiques politiques actuelles,
01:11notamment à l'approche de l'entrée en vigueur de la loi numéro 16, barre 2025 sur les partis politiques.
01:19Monsieur Jean-Victor Mwang Badding, bonsoir.
01:22– Bonsoir. – Et merci d'avoir accepté notre invitation.
01:25– C'est moi qui vous le remercie.
01:26– Alors, comme il est de coutume sur le canapé rouge de Gabon Media Time,
01:30la première question que je vais vous poser est celle de savoir comment vous vous portez
01:34dans ce contexte marqué par des tensions sociales persistantes
01:37et une récomposition du paysage politique gabonais.
01:40– Merci bien.
01:42– Je me porte bien parce que je suis resté fidèle à la logique qui m'a conduit à m
01:54'opposer au régime en place,
01:57disons au nouveau pouvoir, quitte à lui le vieux régime néocolonial depuis 1960,
02:06date de la fausse indépendance.
02:09– Alors, nous allons rentrer dans le vif du sujet avec une question d'actualité assez importante.
02:16Ces dernières semaines ont été marquées par des mouvements d'humeur dans plusieurs secteurs.
02:21Le plus emblématique est celui enregistré au sein du secteur de l'éducation avec la grève des enseignants.
02:27Comment analysez-vous la dégradation du climat social et que révèle-t-elle selon vous de la situation globale du
02:35pays ?
02:36– Bien, question très importante.
02:42Pourquoi importante ?
02:45Parce qu'elle touche à la vie des Gabonais.
02:51Chaque pouvoir déclare être là pour promouvoir le bonheur des Gabonais.
02:59Or, malheureusement, ce n'est pas le cas dans l'actualité.
03:03Je pense que le pouvoir actuel a la chance d'avoir eu en face d'élus des Gabonais qui disent
03:08ce qui ne va pas.
03:12Les Gabonais et les Gabonais qui disent ce qu'il faut faire pour améliorer les conditions de vie et de
03:18travail.
03:20Mais je pense que le pouvoir n'a pas pris ça dans ce sens-là.
03:23Parce que j'ai enregistré des gens qui ont été arrêtés pour avoir dit c'est-ci ou c'est
03:27-là.
03:28Alors que c'est une chance.
03:30Parce que quand on veut être au pouvoir, on énonce un programme, parfois qu'on ne suit pas.
03:36On se pose pour quelqu'un qui doit régler les problèmes de la vie des Gabonais et des Gabonais.
03:43Mais voilà une chance de pouvoir en place que les Gabonais disent voilà ce qui ne va pas dans le
03:49secteur éducatif.
03:51Moi-même, je relève de ce secteur.
03:54Mais je suis à la retraite.
03:55Je pense que le pouvoir actuel gagnerait à tout faire pour régler les problèmes qui ont été posés.
04:08Les salaires des enseignants et des professeurs.
04:13Les salaires qui n'hésitent pas encore aux presses scolaires.
04:18Dans un pays où le sport, les gens qui sont au pouvoir, elles veulent comment laisser les Gabonais qui travaillent
04:29sans salaire.
04:32Je pense, pour ma part, que le pouvoir gagnerait à régler le problème des enseignants.
04:39En l'occurrence, ceux qui sont au pré-pimère, qui travaillent dans les villages sans salaire pendant de longues années.
04:51Et qui font preuve dans ce cas-là du patriotisme.
04:55Du patriotisme.
04:56Parce que travailler sans avoir un copec et sans cesser de travailler, c'est faire preuve du patriotisme.
05:05Le pardo, c'est éclatant.
05:07Quand on sait que les gens du pouvoir, qui n'étaient pas tous certains d'entre eux, pillent le pays.
05:15On les surprend en plein vol.
05:18Et certains qui ont été identifiés comme le voleur, ne sont pas sanctionnés.
05:24Soit parce qu'ils sont les parents de tel ou tel membre du pouvoir.
05:28C'est une honte.
05:29Une grande honte.
05:31Moi, j'appelle, pour en place, à régler le problème des enseignants.
05:35Les professeurs.
05:37Et de ceux qui enseignent au pré-primère.
05:42Qui sont dans des villages.
05:44Qui n'ont rien.
05:46Pendant que les voleurs sont en sécurité.
05:50Ceux qui ont volé l'argent devaient être obligés de rendre.
05:54Et d'aller en prison.
05:56Malheureusement, ce n'est pas ça.
05:58Alors, monsieur le premier secrétaire, concernant, on va rester un peu sur cette crise au sein du secteur de l
06:06'éducation.
06:07Le président, lors de la célébration de la journée nationale de l'enseignant, a annoncé certaines mesures, notamment le paiement
06:14des vacations.
06:14Pensez-vous que, déjà, ces annonces-là peuvent être un début de solution ?
06:21Bien entendu.
06:24Si on réalise ce qu'on a annoncé, c'est un début de solution.
06:30C'est une évidence.
06:32Mais il ne faut pas qu'on en reste là.
06:34Qu'on aille plus loin.
06:35Qu'on sache que dans un pays, il y a deux priorités.
06:40Il faut soigner les compatriotes.
06:44Il faut aider les compatriotes à s'éduquer, à s'instruire.
06:49Ce sont les deux premiers besoins d'un pays.
06:55Alors que la dette publique du Gabon est estimée à près de 7 000 milliards de francs CFA
07:00et que des discussions sont engagées avec le Fonds monétaire international,
07:05quel regard portez-vous sur la gestion économique actuelle du pays ?
07:11Bien.
07:13Nous savons, de manière indirecte, que le pouvoir en place a pris l'argent.
07:23Les ceux qui sont tombés, pour savoir où cet argent-là a été posé.
07:31L'argent qui a été aux mains des anciens membres du pouvoir de l'EU
07:38devait servir à régler ces problèmes.
07:42Mais on ne nous a pas fait le compte rendu de ce qui a été pris.
07:47Au point où se démarre, pourquoi il y a tant de difficultés à régler les problèmes
07:52qui se posent aujourd'hui ?
07:56Les gens actuels du pouvoir ont pris l'argent des anciens membres.
08:02On aurait gagné, en matière de transparence,
08:05de savoir combien d'argent a été ramassé dans les lieux où habitaient les anciens pouvoirs,
08:11ou dans les bureaux.
08:13On n'en parle pas.
08:16Et qu'est-ce que le pouvoir fait de cet argent ?
08:21Est-ce que certains membres se sont mis dans les procès d'argent ?
08:25Si les lieux sont nubes, il faut le déployer, l'utiliser pour régler les problèmes de la vie,
08:30les Gabonais et les Gabonais, et la vie du pays, de la nation.
08:36Alors, pour rester un peu sur cette question économique,
08:41le gouvernement a annoncé, il y a quelques temps,
08:45être en discussion et sur le point de conclure un accord avec le Fonds monétaire international.
08:51Selon vous, cet accord constitue-t-il une opportunité de redressement économique
08:56ou un risque pour la souveraineté financière du Gabon ?
09:00D'abord, le Fonds monétaire international est sur la structure de l'impérialisme mondial pour dominer.
09:11Et le principe de cette structure, c'est de faire semblant de nous aider.
09:17Alors, elle ne nous aide pas.
09:19C'est nous qui l'aidons.
09:21C'est pourquoi, si notre pays s'était engagé dans la voie de la libération,
09:27on devait analyser pour savoir quelle attitude on doit adopter vis-à-vis de cette structure-là.
09:32Doit-on chercher à s'aider nous-mêmes ou à se faire aider par des structures commandées par les dominateurs
09:39du monde ?
09:41Et les débats, selon la perspective qu'on adopte, évoluent dans un sens ou dans un autre.
09:48Le Fonds monétaire international, ce n'est pas une structure qui est là pour notre vie.
09:53C'est pour nous sucer, nous dominer et donner l'impression que nous sommes aidés.
10:03Alors que c'est nous qui aidons cette structure.
10:07Mais pensez-vous qu'aujourd'hui, avec la situation économique que traverse le pays,
10:13le Gabon dispose d'assez de marge de manœuvre pour ne pas s'accorder avec ses institutions financières ?
10:23Disons que nous avons rencontré récemment le président de l'actuel République
10:31qui nous a dit qu'il y a des efforts qui sont fournis par son pouvoir pour régler ses problèmes.
10:39Mais est-ce qu'aujourd'hui, vous pensez que les choses vont dans le bon sens ?
10:46C'est d'une grande complexité.
10:48Parce qu'il faut trouver de quoi régler ses problèmes.
10:54Parce qu'on nous aide.
10:56Nous sommes, par exemple, nous aidés.
10:58Mais on rembourse plus.
11:04C'est fait pour nous soumettre.
11:08Mais le pouvoir a déposé certains noms d'actes.
11:12Dans le sens de rembourser ce que le Gabon doit.
11:15Ce qui nous a été dit.
11:18Maintenant, bon, face à ça,
11:21est-ce que le Fonds Montréal-Étienne va tout faire pour mieux nous artificier ?
11:28C'est ce que je crains.
11:30Alors, le 12 avril 2025, bientôt le 12 avril 2026,
11:38ça va faire bientôt un an depuis l'élection du président Brice Clotaire-Olivier Guéman.
11:44Comment évaluez-vous la gouvernance actuelle
11:47et l'impact de l'action gouvernementale sur les conditions de vie des populations ?
11:55D'abord, du bilan.
11:56D'abord, est-ce que, globalement, les choses se passent bien ?
12:00Ou y a-t-il d'autres choses à rectifier ?
12:04Globalement, le bilan est négatif.
12:08Les gens ne travaillent pas.
12:10Parce que quand on est au pouvoir,
12:13il faut faire l'effort de promouvoir au bien-être des citoyens du pays.
12:21Ce n'est pas le cas actuel.
12:23Le chômage est grandissant.
12:27Ceux qui travaillent, on n'a plus le cas des enseignants,
12:31n'ont pas les salaires riquis, n'ont pas le chômage est grandissant.
12:38Et que faire pour que les Gabonais travaillent ?
12:41Nous sommes un pays très riche en matière de lumière.
12:46Mais le peuple gabonais, la nation, n'en bénéficie pas.
12:50Ceux qui en bénéficient, ce sont les puissances exploiteuses et dominatrices du monde.
12:56Dans le cas d'espèce, je pourrais citer la France.
13:00Et la bourgeoisie parasitaire, les éléments qui sortent au pouvoir
13:07et qui bénéficient des bénéfices que pourrit le pays.
13:15Alors, que faire ?
13:17Dans les débats, dans les échanges qui ont eu lieu,
13:22que nous avons rencontrés récemment nos puissances actuels,
13:26il nous a dit que les efforts sont fournis pour permettre aux Gabonais de travailler.
13:31Mais il se heurte à une tendance négative
13:36où, selon lui, les Gabonais ne font pas ce qui est attendu.
13:42Parce que, voyez-vous,
13:44le principe, pour nous, socialistes,
13:48c'est à chacun selon son travail.
13:53Autrement dit,
13:55l'émancipation du peuple repose sur le travail.
13:59Chacun de nous peut travailler.
14:00Il y a des qui disent,
14:01« Oh oui, mais dans tous les pays, il y a du chômage. »
14:03Non, mais un pays comme le nôtre,
14:05d'un million, etc. d'habitants.
14:08C'est-à-dire une population d'un quartier de Kinshasa.
14:12Tout le monde veut travailler.
14:15Comment faire en sorte que notre pays fasse en sorte que tout le monde travaille
14:20et que chacun de nous vive son travail ?
14:25Voilà la grande question à régler.
14:28Mais pensez-vous aujourd'hui que,
14:31je vous souhaiterais bien avoir votre avis,
14:33quels sont les facteurs bloquants, selon vous,
14:35qui ne permettent pas au président, par exemple,
14:39d'arriver à avoir des résultats concrets dans certains domaines ?
14:43Bon.
14:44D'abord,
14:46ce sont les orientations de la politique.
14:51Ces orientations-là,
14:53à mon avis,
14:55l'écartent peut-être pas
14:56avec les aspirations du peuple gabonais.
15:02Nous avons été,
15:03je vous rappelle un événement important,
15:05nous étions visités les réalisations
15:09du pouvoir dans la zone,
15:11de la démocratie.
15:14On a vu des constructions,
15:16j'ai vu des constructions,
15:18des ministères,
15:20des structures
15:21qui doivent accueillir
15:24l'OUA,
15:25etc., etc.
15:27Mais des structures
15:27d'une modernité frappante,
15:32mais qui
15:35font paradoxe
15:36avec l'association générale
15:39du tabou.
15:42Il y a
15:42une espèce de,
15:45disons,
15:46de contradiction
15:47entre cette structure
15:49moderne
15:50qui sont en voie
15:51des créations
15:51et l'archaïsme
15:53dans lequel nous vivons,
15:55dans nos quartiers,
15:57dans nos villages,
15:58au niveau de la nation.
16:00Je me dis,
16:02ce qui a été fait là
16:03a demandé
16:04le vêtement
16:05de beaucoup d'argent.
16:07Mais si on avait choisi
16:09en priorité
16:10de construire
16:12les écoles,
16:14les hôpitaux,
16:15les habitations,
16:16le Gabon
16:16aurait gagné.
16:18Mais cet argent
16:19a été investi
16:21pour,
16:23n'est-ce pas,
16:24recevoir des structures,
16:25disons,
16:25des organisations,
16:26etc.
16:27Un élément
16:28important,
16:29à mon avis,
16:30et le président
16:30l'a dit,
16:31c'est qu'il y a
16:32des ministères
16:33qui ont été construits.
16:34Parce que,
16:35jusqu'à là,
16:36les ministères,
16:37les structures
16:39administratives
16:41logées
16:42dans des habitations,
16:44dans des constructions,
16:45les gens
16:46de la bourgeoisie
16:46parasitaire.
16:47Donc,
16:48même s'ils sont
16:48plus au pouvoir,
16:49ils en bénéficient.
16:53Le conseil
16:54d'État
16:56qui appelle
16:57l'aéroport,
16:58ce n'est pas
16:58la maison d'État,
17:00c'est la maison
17:01d'une bourgeoise
17:03parasitaire
17:05et le Gabon
17:06pays.
17:07Moi,
17:08je crois que c'est
17:08normal
17:08que le pays
17:10construise
17:11des ministères
17:13en son nom,
17:15au lieu
17:15de loger
17:16les ministres
17:16dans les habitants
17:18et dans les maisons
17:20construites
17:20par les gens
17:21du pouvoir
17:21de la bourgeoisie
17:22parasitaire.
17:23Ils ne sont plus
17:24au pouvoir,
17:24mais ils bénéficient
17:25de l'argent.
17:26Voilà pourquoi
17:27c'est un prénom
17:29d'orientation.
17:31Quels font
17:32les conseillers ?
17:34Est-ce que
17:34l'hôpital actuel
17:36ressort des conseils
17:37ou bien c'est lui
17:37qui les conseille ?
17:39Parce que vous voyez,
17:40monsieur le président
17:40Bongo,
17:42c'est lui qui était
17:43conseillé
17:44avec un R.
17:46Les autres étaient
17:47conseillers
17:47avec un accent aigu.
17:49Donc il ne ressemble
17:50pas à les conseiller,
17:50il est conseillé.
17:52Il faut le vrai
17:53conseiller
17:54et il faut aussi
17:55celui qui au conseil
17:56écoute.
17:57Parce qu'il y en a
17:58qui croient que
17:58dès qu'on le fera
17:59un président,
17:59il devient Dieu.
18:01non,
18:02il n'est pas Dieu.
18:03Il peut avoir
18:03des infuences graves.
18:07Quand il n'a pas
18:08reconnu ses insuffisances,
18:11il ne peut avoir
18:12que ce genre
18:12de conséquences
18:14qui ne coûtent
18:15pas les conseils.
18:18Et qui croient que
18:18parce que
18:19l'a proclamé
18:19à l'issue
18:20d'une élection
18:23mascarade,
18:24par exemple,
18:25il sait quoi
18:26le Dieu
18:26du monde.
18:29donc c'était
18:30un problème
18:30d'orientation
18:30parce que
18:31l'argent
18:31qui a été versé
18:32pour construire
18:33les réalisations
18:34d'une modernité
18:36frappante
18:36aurait pu être
18:38versé
18:38pour régler
18:39le problème
18:40de la route
18:42qui fait que
18:43le pays
18:44n'avance pas
18:44parce que
18:45nos routes,
18:47pour la plupart,
18:48sont dans
18:49l'archaïsme.
18:52Mais j'aimerais
18:53avoir votre avis
18:54aussi sur
18:54un point
18:55assez important.
18:56Pour certains
18:57acteurs,
18:58cet état
18:59de fait
19:01est consécutif.
19:04Certains le disent
19:06que la politique
19:07aujourd'hui
19:07du président
19:08manque de vision.
19:10En fait,
19:10il n'y a pas
19:10une vision claire
19:11de ce qu'il veut
19:13faire pour le pays.
19:14Êtes-vous d'avis
19:15avec ces assertions ?
19:18Bon,
19:18disons que
19:19pour nous,
19:21il y a
19:22des orientations
19:24de la politique.
19:26Il y a
19:27une orientation
19:30politique
19:31qui prend
19:31en compte
19:33les intérêts
19:34immédiats
19:35des citoyennes
19:36et des citoyens.
19:40L'autre orientation,
19:41les orientations
19:42qui prennent
19:43en compte
19:44la nation
19:45toute entière.
19:52actuellement,
19:54l'orientation,
19:55j'ai écouté,
19:55j'étais,
19:56je n'étais pas
19:57candidat
19:57à la dernière
19:58présidentielle,
20:00mais j'ai écouté
20:00les programmes
20:02qui étaient
20:03axés
20:04sur ce que j'appelle
20:06la boutique politique,
20:07politique.
20:08C'est-à-dire
20:11les intérêts
20:12immédiats
20:13des Gabonais
20:13et des Gabonais.
20:14Mais qui n'ont pas
20:15mis au centre
20:17la libération nationale
20:19du Gabon.
20:22à partir de là,
20:24il y a déjà
20:25une ombre.
20:28Pour moi,
20:29on devait mettre
20:30en avant
20:30les orientations
20:34ordonnées
20:35à la libération
20:36nationale.
20:38Ça mène à quoi ?
20:39Par exemple,
20:41si on prend
20:43la matière première,
20:45nous procédons
20:46à une réappropriation.
20:50parce qu'on se dit
20:51le poétrier
20:52est à nous,
20:53le manganer
20:54est à nous,
20:55c'est ce qu'on dit.
20:56Mais les laminateurs
20:57croient que c'est pour eux.
20:59Vous avez vu
21:00que la France
21:00a porté plainte
21:01contre l'Ingère
21:03pour montrer
21:04que l'Ingère
21:05s'est emparé
21:06de l'Iranium
21:07qui appartient
21:08à la France.
21:09Heureusement,
21:10elle n'a pas gagné.
21:13Donc,
21:13les puissances
21:14impérialistes
21:14perdent nos matières
21:16pour nos matières
21:18pour leurs matières.
21:20C'est pourquoi
21:20la première priorité
21:21des priorités,
21:22c'était
21:24réappropriation
21:24de nos matières premières.
21:29Le pétrole
21:29est à nous,
21:30le manganer,
21:30etc.
21:31Ce n'est pas
21:32pour les États-Unis,
21:33la France
21:33ou d'autres puissances
21:34dominatrices.
21:36Et ces
21:38matières
21:39devaient être
21:40la source
21:40d'enrichissement.
21:42Oui, oui,
21:42Kadhafi,
21:43ce qu'il a fait
21:45avant que l'Occident
21:46l'assassine,
21:47le pétrole
21:48aidait
21:49à la vie
21:50de ses citoyens.
21:53Il y en a
21:53qui ne travaillent pas,
21:54qui avaient quelque chose
21:55chaque feuillet,
21:56façon très,
21:57très riche.
21:59Là,
22:00maintenant,
22:02je suis heureux
22:03parfois
22:03de savoir
22:04que
22:05M.
22:05Oliyi
22:06dit
22:07que
22:08l'exploitation
22:09de manganèse
22:09doit se faire
22:11au Gabon.
22:13C'est une bonne idée.
22:14moi,
22:15je ne l'ai pas voté,
22:15j'ai demandé
22:16à ne pas le voter.
22:17Mais quand il dit ça,
22:19je ne peux pas cracher
22:20sur un tel propos.
22:22Est-ce qu'il sait
22:23que la France
22:24peut-être
22:25considère
22:25notre manganèse
22:26comme sa matière
22:28première
22:29et qu'elle
22:31pourrait s'opposer
22:32à ce que
22:33l'exploitation
22:34soit faite
22:35sur place ?
22:36Il ne faut pas
22:37être aveugle.
22:38Un président
22:39normal
22:41va voir cela.
22:43Ne pas oublier
22:43que le Gabon
22:44n'est pas un pays
22:45réellement indépendant.
22:46C'est-à-dire que
22:47quand nous étions
22:48à Cité-la-Democratie,
22:49le drapeau du Gabon
22:50était
22:52élevé
22:53à un niveau
22:54qui fait
22:56un haut niveau.
22:58Mais ce n'est
22:59qu'un drapeau.
23:01Ce qui fait
23:01la valeur
23:02du drapeau,
23:03c'est que le pays
23:04soit indépendant
23:05économiquement,
23:06culturellement
23:07et socialement.
23:08Actuellement,
23:09le franc CFA
23:12n'est pas
23:12notre monnaie.
23:14nous avons œuvré,
23:16nous avons souhaité
23:17à notre époque
23:19au Haut Conseil
23:20de l'Existence
23:21que le Gabon
23:23doit conquérir
23:24le droit
23:25de battre monnaie.
23:28Cette idée
23:28s'il y a
23:30Pierre Mambou,
23:31de Léon
23:32Bébémis,
23:33de Mwambani
23:34que je suis,
23:36du Morena
23:37au Vinaba.
23:39Et même
23:40les Mébémis
23:41qui nous avaient
23:42réjouen.
23:43Le droit
23:44national
23:46de battre
23:46les monnaies
23:47pour quitter
23:48la monnaie
23:49coloniale
23:50qui est le franc CFA,
23:52franc,
23:53disons,
23:54les colonies
23:55françaises
23:55d'Afrique.
23:57Les pays
23:58qui sont
23:58en voie
23:59de libération
23:59sont en train
24:00de travailler
24:00pour quitter
24:01cette monnaie-là.
24:03C'est le cas
24:03du Burkina Faso,
24:04Israël et du Mali.
24:05Nous sommes dans
24:06cette ficelle-là.
24:09Il faut que
24:11notre pays
24:13construite
24:13une véritable armée
24:14de combat
24:15pour que notre pays
24:18ne soit pas
24:19agressé
24:19ou battu
24:20par les puissances
24:21capitalistes.
24:23L'armée
24:24néo-coloniale
24:25est toujours là
24:27au Gabon.
24:28Cette armée,
24:29c'est celle
24:30qui nous a colonisés,
24:31qui n'est jamais
24:32partie du Gabon.
24:33C'est cette armée-là,
24:36coloniale française,
24:37qui a fait que
24:38le coup de 2004,
24:40qui aurait peut-être
24:42pu nous amener
24:42à une autre
24:43organisation
24:43de la vie nationale,
24:44n'a pas réussi.
24:45Elle est venue
24:45intervenir
24:46et a tué
24:47nos militaires.
24:48Et nous la gardons.
24:51Il y a des pays
24:52comme le Tchad,
24:54dont le dirigeant,
24:56selon ce que je crois
24:57savoir,
24:58ou je sais,
24:58a été installé
24:59par la France,
25:00mais qui a conduit
25:01que nous,
25:01on ne peut pas
25:02garder
25:02sur une armée
25:04coloniale.
25:06En son cas,
25:07nos militaires
25:08étaient très voyants,
25:09mais ils n'avaient
25:10pas les moyens.
25:12La France avait
25:13un avion
25:14bombardé
25:14le camp Baraka.
25:16Nos militaires
25:17n'avaient même
25:17rien pour
25:18descendre
25:19cet avion-là.
25:19Et quand nous
25:20gardons ça,
25:21nous sommes
25:23néocolonies.
25:24Donc,
25:24on devait
25:25centrer
25:25nos efforts
25:26sur la libération
25:28du pays.
25:29Sur le plan
25:30culturel,
25:32nous parlons
25:32toujours français
25:33et nos langues
25:34ne sont pas
25:35des langues.
25:36C'est vrai que
25:36je suis heureux
25:37de voir des gabonais
25:38à chaque heure
25:39d'information
25:40parler nos langues.
25:41Mais ce sont
25:42des individus
25:42qui connaissent
25:43ces langues.
25:43Beaucoup de gens
25:44ne connaissent
25:45parler ces langues-là.
25:46il y a
25:47un problème
25:48de fond.
25:49Une politique
25:50doit s'ordonner
25:52à la libération
25:54nationale du pays.
25:55C'est ce qui est
25:55prioritaire.
25:56Nous avons
25:56baladie
25:59sans indépendance.
26:01La démocratie
26:02c'est Vébou.
26:03Voyez-vous ?
26:05Nous étions
26:06heureux
26:06de savoir
26:07que Mitra
26:08et d'autres
26:08gens de l'Occident
26:09disent
26:10qu'il faut
26:10qu'en Afrique
26:12il y ait
26:12une multipartisme.
26:13Mais quand
26:14on voit
26:14des prêts,
26:15c'était pour
26:16qu'il y ait
26:18en plus
26:19des cours
26:19d'état
26:20militaire,
26:20des cours
26:21d'état
26:21électoraux.
26:22Voyez-vous ?
26:23Comment vous comprenez
26:25que dans un pays
26:26comme la Côte d'Ivoire,
26:29Bagbo
26:30qui était élu
26:31président,
26:32qu'ils ont mis en prison
26:33la Cour internationale
26:35n'ait pas pu
26:36être candidat.
26:38Au Gabon,
26:39il y a eu
26:40ce qu'ils ont appelé
26:41le référendum
26:42pour nous interdire
26:43d'être candidat.
26:44C'est la France
26:45qui est derrière.
26:46On critique nos frères,
26:48le Ligue et tout ça.
26:49Mais la France
26:49qui est derrière
26:50pour continuer
26:51à nous dominer
26:53à nous piller.
26:55Voilà les grandes questions
26:58qui devaient animer
26:59les Gabonais.
27:00Il y a d'autres questions
27:01qui relèvent
27:03de la boutique politique.
27:05C'est la question
27:06de la vie quotidienne.
27:09Le salaire,
27:10l'emploi,
27:11tout ça.
27:12Ça,
27:13les pouvoirs
27:14en Afrique
27:15tentent d'accélérer
27:16pour tout ça,
27:17mais il n'y a pas
27:17de solution.
27:19Parce que malgré
27:20la bonne volonté
27:20de tel ou tel dirigeant,
27:21s'il n'y a pas
27:22de moyens,
27:23comment pouvez-vous
27:24régler les problèmes
27:24qui se posent ?
27:27Alors,
27:28monsieur le premier
27:28secrétaire,
27:30nous allons aussi
27:31un peu poursuivre
27:32dans cette même lancée
27:34concernant
27:35le changement
27:36du paradigme politique.
27:39Récemment,
27:40le président,
27:40lors du sommet
27:42des affaires
27:42de l'OACP,
27:44a annoncé,
27:45a plaidé
27:46pour une renégociation
27:48des contrats
27:49passés
27:51depuis l'indépendance.
27:53Pensez-vous
27:53que le Gabon
27:54dispose
27:55de moyens
27:56pour obliger,
27:58par exemple,
27:59l'ancienne puissance
28:00coloniale,
28:01la France,
28:01de renégocier
28:02certains contrats ?
28:04Ah,
28:05très bonne question.
28:07Il y a
28:08une politique
28:09qui est mise
28:10en place
28:10par la France.
28:12La France n'est pas
28:13la seule puissance
28:15colonialiste,
28:17sauf qu'elle est
28:17d'une telle grossièreté
28:20qu'elle est
28:21la plus mal vue
28:21dans notre continent.
28:23Elle est d'une grossièreté.
28:24Et nous avons la chance
28:25d'avoir raté
28:26la France,
28:27Macron,
28:28qui est grossier
28:30et qui nous est
28:31à ouvrir l'œil.
28:32Parce qu'il traite
28:33ce que disent
28:34nos pays
28:34comme ces chiens.
28:37C'est un grand
28:38libertaire de l'Afrique
28:40qui nous ouvre les yeux.
28:43Alors,
28:44la France a une politique
28:45actuelle
28:48pour nous tromper.
28:52Elle peut accepter
28:53ce genre de négociation.
28:55On peut signer
28:56que désormais,
28:57nos relations
28:59sont des relations
29:00d'égalité
29:02au plan fériel.
29:04Mais là,
29:04le fond,
29:04ce n'est pas ça.
29:06Il faut que
29:08nos dirigeants
29:09et nous-mêmes
29:11nous ayons
29:12dans ce sens-là
29:13de pousser à cela.
29:15prennent des mesures
29:16réelles
29:18comme ça s'est fait
29:19dans les pays
29:20du Sahel
29:20que j'ai cités
29:22actuellement.
29:23Le lagnon
29:23appartient au Niger.
29:27Au Burkina Faso,
29:28l'or
29:28et d'autres
29:29et d'autres
29:31appartiennent
29:31à ces pays.
29:33Mali,
29:33on dira
29:33autant
29:34au Mali.
29:35Mais
29:37ils ont
29:37la politique
29:38d'invisibilité.
29:40Ça,
29:40c'est la politique
29:41française.
29:42Il n'est plus
29:43tellement visible.
29:44Par exemple,
29:44là,
29:45on dira
29:45que l'armée française
29:46n'est plus
29:47là.
29:48Mais l'invisibilité,
29:50ça peut dire
29:50que quelques compagnies
29:52partent
29:53du Gabon.
29:53Mais elles sont là.
29:56Les forces françaises
29:57sont là
29:57et prêtes
29:58à nous réprimer.
30:00La politique
30:01d'invisibilité,
30:02c'est pour les gens
30:03qui ne savent pas voir.
30:05C'est pourquoi
30:06vous verrez que
30:07même
30:07sur ces réagérations,
30:09les gens
30:09disent,
30:09non,
30:09l'armée française
30:10ne partent pas.
30:12Il faut
30:13les faire partir
30:15et former
30:16une véritable armée
30:19prête
30:19à défendre
30:20le pays.
30:22L'armée française,
30:23par exemple,
30:24ici,
30:25elle va dans
30:25notre forêt
30:26et connaît
30:27plus notre forêt
30:28que notre propre armée
30:28pour piller
30:30nos matières premières.
30:32Elle doit partir
30:33de chez nous
30:35comme les autres
30:36l'ont fait.
30:37Donc,
30:38les négociations
30:40peuvent se faire
30:41l'allocage,
30:43la promotion
30:43la politique
30:44de l'invisibilité.
30:47Les fausses
30:48de Mélatine
30:49sont là,
30:49mais vous ne les voyez pas.
30:51Et ces accords
30:52dits de coopération
30:54qui sont en fait
30:55des accords
30:55de soumission
30:56auront toujours
30:57les fausses.
31:00Alors,
31:00monsieur le premier
31:01secrétaire,
31:02nous allons passer
31:03à la deuxième partie
31:05de notre entretien.
31:06Ces dernières semaines,
31:08les rumeurs évoquent
31:08un possible rapprochement
31:10entre certains acteurs
31:11de l'opposition,
31:12dont vous
31:12et le pouvoir
31:14en place.
31:14Avec votre dernière
31:15visite d'ailleurs
31:16à la cité
31:17de la démocratie
31:18et l'audience
31:20que vous a accordée
31:21le président
31:22de la République.
31:23Que répondez-vous
31:24à ces allégations
31:24et comment définissez-vous
31:26aujourd'hui
31:26votre positionnement
31:27politique ?
31:27Disons que ça m'a fait
31:28beaucoup rire.
31:30Je ne peux plairer,
31:31mais ça m'a fait rire.
31:32Ça montre que les Gabonais
31:34qui pensent comme ça,
31:35par exemple,
31:35me concernent.
31:36ce sont ceux-là
31:39qui,
31:40en quelque sorte,
31:43prennent les ombres
31:44pour la réalité.
31:50Et c'est ce qui se passe
31:51au Gabon.
31:52Cette tendance-là
31:52persiste.
31:54Quand il y a eu
31:55ce qu'on appelle
31:55le coup d'État,
31:57qui est en fait
31:57le coup d'État
31:58réalisé par la France,
32:00les Gabonais
32:01disent,
32:01nous avons maintenant
32:01un Moïse.
32:03Donc,
32:04ils ont pris
32:06l'ombre
32:08pour la lumière.
32:09Vous comprenez, non ?
32:11Bien.
32:13Moi,
32:15je n'ai pas eu
32:16des critiques,
32:17ça me fait rire.
32:19Ça me fait vraiment rire.
32:20Et j'aime beaucoup
32:22ces gens-là
32:23qui n'ont pas
32:24la réflexion.
32:25Moi, je suis opposant.
32:26Non pas
32:27uniquement
32:28un individu
32:29qui pourrait être
32:30le président
32:30mais au système.
32:33Moi, je suis opposant
32:34au système
32:35néocolonial.
32:37On me dit,
32:38je me suis rapproché
32:39de lui.
32:39Pourquoi ?
32:40Parce que
32:41on m'a invité,
32:43ça m'a même
32:44donné le programme.
32:45On m'a invité
32:46la nuit
32:47du Mekeli
32:48pour aller à la présence.
32:50On s'est appelé
32:51avec Bengon ici.
32:52Nous sommes invités.
32:53Comment ?
32:53Ils ne nous ont pas
32:54invités
32:55à tant qu'individus
32:56au dialogue national.
32:58Maintenant,
32:58on nous évite.
32:58Que faire ?
33:00Bengon ici,
33:01venant de France
33:01malade,
33:03il envoie quelqu'un.
33:04Moi, j'ai dit,
33:04j'aurais voulu envoyer
33:05quelqu'un d'autre,
33:06mais j'y suis allé.
33:08En Afrique,
33:11dans notre tradition,
33:13un appel
33:15ne peut pas
33:16se refuser.
33:18le plus important,
33:19c'est qu'on vous dit
33:21suite à cet appel.
33:24Je réponds.
33:25Et puis,
33:25ce n'est pas la première fois
33:26que je rencontre
33:27un homme du pouvoir
33:29néocolonial.
33:31Pour le président Bongo.
33:33On a tout fait
33:34pour nous rencontrer
33:35souvent.
33:36Mais suite à cette rencontre,
33:37j'ai trahi
33:38ma ligne.
33:39Ça,
33:40c'est des Gabonais
33:41perdus.
33:41Et qui font rire.
33:43On ne rit même pas,
33:44mais on n'a pas pleuré.
33:45mais voilà le déchet
33:50dans ce que nous regrettons.
33:54Si je suis avec,
33:56disons,
33:57avec le président Bouguille,
33:58mais je le lirai
33:59ouvertement.
34:01On m'a pris
34:02à ne jamais
34:03le garçon,
34:04ma grand-mère,
34:05un garçon ne parle pas
34:06sous les essais.
34:07Si je suis d'accord
34:08avec tel ou tel,
34:09je le lis.
34:10Moi, je le soutiens
34:12ouvertement
34:13et bien,
34:14il me trahi l'oreille.
34:16d'aucune façon.
34:18J'ai soutenu ouvertement
34:21Yannis au Niger.
34:22J'ai soutenu ouvertement
34:23Goyita au Mali.
34:25Pourquoi ?
34:25Je ne soutiens pas
34:26les individus,
34:27seulement j'ai soutenu
34:28leur programme,
34:29leur politique
34:29qui est un point
34:30de réalisation.
34:32J'ai soutenu,
34:36pour ceux qui ne sont pas
34:38venus hier,
34:40Kabila Père.
34:42Mouboutou est venu ici
34:43rencontrer
34:44le président Bongo.
34:45Pendant qu'il était
34:46avec le président Bongo,
34:47j'ai dit,
34:47je l'ai dénoncé.
34:49Elle disait,
34:49voilà,
34:49la sacère
34:50est partie
34:50sur le Moumba.
34:51Et je soutiens
34:52Kabila Père
34:54qui était en voie
34:55d'aller
34:58copier
34:58les armes
34:59à la main.
35:00parce que je savais
35:01que c'était
35:02le Moumbiste,
35:03c'est le liaison
35:04du RP,
35:06du parti
35:06de la Révolution Populaire,
35:08clandestin.
35:09Je le savais
35:11parce qu'après
35:12l'assassinat
35:12au Congo Kinshasa
35:14de Pierre Mouboué,
35:15il y a ce Kabila.
35:17Moi,
35:18je le soutiens
35:18en conscience de cause.
35:21Je soutiens
35:21ouvertement
35:22ceux qui se battent
35:23pour l'Afrique.
35:25Je n'ai pas caché.
35:26Et puis,
35:27le fait d'aller
35:27me rencontrer,
35:29je n'ai même pas été
35:30enfin,
35:31le parti a été
35:31le liable,
35:32il faut le dire,
35:32parce que le parti,
35:33ce n'est pas moi.
35:34Il y a une dame,
35:35une compagne
35:36qui nous a représentés,
35:38qui ont mis
35:38dans une structure
35:40peu attendue,
35:41la structure culturelle.
35:42Alors que nous,
35:43nous nous battons
35:44principalement
35:44pour la politique.
35:46Le parti a été
35:46le président,
35:47mais pas moi,
35:48qui a choisi ça.
35:49Elles-mêmes le savent.
35:51Voilà.
35:52Donc,
35:52tout cela,
35:53ça fait la honte
35:54du Gabon,
35:55l'absence
35:55de lucidité
35:56dans nos analyses.
35:59Et puis,
36:00je n'ai pas envie
36:01de parler de moi.
36:03Depuis le président Bongo,
36:05j'aurais été ministre.
36:07Je refusais
36:08le président Bongo.
36:10Je refusais
36:12Ali Bongo.
36:16je ne dirais pas
36:16que le président
36:17m'a proposé
36:19un poste,
36:20parce que je lui ai dit
36:20au départ
36:21que je ne soutiens
36:21pas les coups
36:22de l'État
36:22quand la France
36:23est derrière.
36:24Je lui ai dit
36:24en face.
36:26Mais ça ne m'empêche pas
36:28quand il m'appelle
36:29de le rencontrer.
36:29C'est lui qui est au pouvoir.
36:31Si j'ai des conseils
36:32je les lui donne
36:33pour le pays.
36:36Et il a dit
36:36quand nous sommes allés
36:37qu'il est pour
36:38de se rencontrer.
36:39Moi,
36:40ça me réjouit.
36:41à chaque fois que j'irai,
36:43je lui dirai
36:43voilà ce qu'il faut faire
36:44pour le pays.
36:46Et puis je lui ai dit
36:46voilà.
36:47Vous êtes des militaires
36:48mais quand je vois
36:49que vous avez peur
36:49de la mort.
36:50Moi, je n'ai pas peur
36:50de la mort.
36:52Parce que beaucoup
36:52ne veulent pas se poser
36:53parce qu'ils ont peur
36:54de l'État.
36:54C'est tout le temps
36:54que c'est les militaires
36:55qui sont au pouvoir.
36:57J'ai dit
36:58d'un Gabonais
36:58pour mourir
37:00du sida
37:01et d'autres maladies.
37:02Mais mourir
37:04parce qu'on soutient
37:05sa nation
37:05c'est une mort honorable.
37:08C'est pourquoi
37:08jusqu'à ma mort
37:09j'ai craché la vérité.
37:11à quiconque.
37:12Donc ceux qui ont dit ça
37:13si ce n'est pas des gens
37:16mobilisés par les gens
37:17du pouvoir
37:18pour tenter
37:18de nous nourrir
37:19c'est des gens
37:20qui ne compènent pas
37:21grand chose.
37:22Et je les excuse.
37:24Alors
37:24plus largement
37:26comment analysez-vous
37:27aujourd'hui
37:28l'état actuel
37:28de l'opposition
37:29gabonaise
37:30dans un contexte
37:31où les lignes
37:32semblent se redessiner ?
37:33Est-ce que
37:33aujourd'hui
37:34on peut encore parler
37:36d'une opposition
37:37en général ?
37:39L'opposition
37:43n'a jamais été
37:46unique.
37:49Au départ
37:50il y avait déjà
37:52des tendances
37:55dans les années 90.
37:58Il y avait
37:59RNB
38:01PGP
38:03et nous qui venions
38:06le MSP
38:07enfin
38:07le USG
38:09parce que le MSP
38:11c'est un parti
38:13qui est né
38:14d'une scission.
38:18Je conseille
38:19que le MSP
38:20en tant que
38:20parti politique
38:22et programme
38:23a été créé
38:25au fond
38:25en France.
38:26nous étions
38:27quatre gabonais
38:30un de nous
38:31n'est pas rentré
38:31c'est
38:33le docteur
38:36en philosophie
38:38Nino
38:41les quatre fondateurs
38:42du parti
38:44que je dirige
38:47trois sont rentrés
38:48c'était le docteur
38:50Serge Ba
38:51le docteur
38:52en médecine
38:53qui n'est plus
38:54de l'autre
38:57Rigonja
38:58docteur en biologie
38:59qui n'est plus
38:59de l'autre
39:00et moi
39:01docteur en philosophie
39:04notre parti
39:04s'appelait
39:05le travailleur
39:06d'abord
39:08donc c'est un parti
39:10fondamentalement
39:11indépendantiste
39:12socialiste
39:13et souverainiste
39:14et nous avons
39:17travaillé
39:19dans la clandestinité
39:20puisqu'à l'époque
39:21il n'y avait
39:22qu'un seul parti
39:24formellement
39:25mais nous existons
39:26en tant que parti
39:28parce que la liberté
39:30irrépressible
39:31quand vous voyez
39:32quelques tyrans
39:33ils disent
39:34non il n'y a plus
39:34de parti
39:35mais ils ne savent pas
39:36que les gens réfléchissent
39:37que vous avez votre parti
39:38officiel
39:39il peut y avoir
39:39un autre dans la clandestinité
39:40qui peut vous renverser
39:42en Afrique du Sud
39:43les partis
39:43n'étaient pas permis
39:45mais ils ont travaillé
39:46ils ont renversé
39:47le pouvoir raciste
39:49donc ces gens-là
39:50ne réfléchissent pas
39:53alors
39:53nous sommes allés
39:54à la conférence nationale
39:56et à l'issue
39:57de cette conférence
39:59ils ont voulu
40:00nous mettre au pouvoir
40:02donc moi aussi
40:03j'avais accepté
40:04j'aurais été déjà ministre
40:05après la conférence
40:07et puis à l'époque
40:08il y avait beaucoup de gens
40:09j'aurais été riche
40:11et bien je n'ai pas été
40:13alors
40:14mon frère
40:14qui était
40:15nous étudions les jimous
40:20c'est
40:21c'est la rupture
40:23nous avons créé
40:24le parti
40:25pour aider
40:25les ouvriers
40:26les paysans pauvres
40:28et la nation gabonaise
40:30à célébrer
40:31la domicile étrangère
40:32et à créer
40:33les conditions
40:34une vie
40:35meilleure
40:38et puis on ne l'a pas fait
40:39pour nos diplômes
40:41quand il a été là-bas
40:44on s'est séparés
40:47et nous avons créé
40:49un autre parti
40:50le MSP
40:51avec d'autres gabonais
40:54et ce parti-là
40:55pour ceux qui ne le savent pas
40:57n'a pas été accepté
40:58immédiatement
40:59par le pouvoir en place
41:01qui ne voulait pas
41:02de ce parti
41:03parce que pourquoi
41:04entre autres
41:06quand
41:06le pouvoir en place
41:08a assassiné
41:10le grand patriote
41:12inoubliable
41:12Rinjambé
41:14nous avons dénoncé
41:16cet assassinat
41:18bon c'est Ali Bongo
41:19qui est derrière tout ça
41:22voyez-vous
41:22ils nous en ont voulu
41:26on a fait 5 ans
41:28sans être reconnu
41:30on a fait des marches
41:32on a écrit même
41:33dans la forêt
41:33qu'il faut reconnaître
41:34le MSP
41:35on a occupé
41:36le musée à l'intérieur
41:38les gens qui ont
41:39la mémoire
41:40le savent
41:42et c'est après
41:425 ans
41:44quand nous étions
41:45à Paris
41:46que face
41:48à ce qui nous a assisté
41:50le Congo
41:50la Guinée
41:51la France
41:52j'expliquais
41:53ce qui nous arrive
41:55et c'est comme ça
41:56qu'ils étaient
41:58presque tenus
41:59de nous reconnaître
42:00comme parti existant
42:01ils ont inventé
42:03les choses
42:04pour qu'on ne soit pas
42:04reconnu
42:05c'est comme le pouvoir
42:06actuellement
42:06est en train de vanter
42:08les choses
42:09pour liquider
42:09les partis
42:11et nous existons
42:13en tant que parti
42:14légalisé
42:16après
42:17les accords
42:18dits de Paris
42:20on a vécu
42:21comme ça
42:22sans être légalisé
42:25alors
42:25donc voyez-vous
42:26donc je veux dire
42:27que
42:29les Gabonais
42:31ou les gens
42:32du pouvoir
42:32doivent savoir
42:33que la liberté
42:34est irrepressible
42:37la meilleure manière
42:38c'est d'aider
42:39les Gabonais
42:40à dire ce qu'ils pensent
42:42aider les Gabonais
42:43à contribuer
42:45à la vie du pays
42:48à écouter
42:49les points de vue
42:51les Gabonais
42:52et les Gabonais
42:52même si ces points de vue-là
42:54n'arrangent pas
42:55ce qui sont pouvoirs
42:55et à tirer
42:56de ce point de vue-là
42:57ce qui est substantiel
42:58qui peut être
43:00investi
43:01dans la construction
43:02du pays
43:04voilà pourquoi
43:05les manœuvres
43:06qui se font
43:07me font rire
43:09tout ce que font
43:10là ça me fait rire
43:11attendez
43:12le pays déjà
43:13il est au pouvoir
43:14pendant combien d'années
43:16après
43:16on a
43:16on a mis dans une situation
43:19où
43:20le métier
43:21qui m'a dit
43:21m'aîné
43:23donc
43:24toutes ces manœuvres
43:25là
43:26c'est pour
43:27en imposer
43:29aux Gabonais
43:30une situation
43:32qui n'est pas
43:33normale
43:36vous savez
43:36le pouvoir
43:37rend fou
43:39c'est que
43:40ceux qui sont
43:40pouvoirs
43:41croient que
43:42ils soient investis
43:43d'un pouvoir
43:44qu'ils ne changeraient pas
43:46ce qu'on dit
43:47le pouvoir
43:47peut rendre fou
43:52alors
43:52nous allons
43:53vous l'avez déjà
43:54abordé
43:55en répondant
43:56à la question
43:58à trois mois
43:59de l'entrée
44:00en vigueur
44:00de la loi
44:01numéro 16
44:02bar
44:022025
44:03du 27 juin
44:042025
44:04relative au parti
44:05politique
44:06quelles pourraient
44:08être selon vous
44:09les conséquences
44:09de ce texte
44:10sur le paysage
44:11politique
44:12j'ai toujours
44:13dit
44:13et répété
44:15que chaque
44:17pays
44:19un pays
44:20normal
44:21a le
44:22moment
44:24sacré
44:26dont il retient
44:28les conclusions
44:31un des mois
44:33sacrés
44:33la vie
44:35politique
44:35gaboulaise
44:35c'est la
44:37conférence
44:37nationale
44:40et la
44:41conférence nationale
44:41aura été
44:42le moment
44:43et le lieu
44:44où
44:46a été
44:47restauré
44:47le
44:48multipartisme
44:49intégral
44:50ça veut dire quoi
44:52les patinesses
44:56meurent
44:57de leur
44:57propre mort
45:00par une mort
45:01administrative
45:03il y a des partis
45:04qui hésitent
45:05les leaders
45:06sont morts
45:06et les partis
45:07sont morts
45:08on peut
45:09les renouveler
45:11mais proclamer
45:12de manière
45:13administrative
45:13la mort des partis
45:15c'est une
45:16absurdité
45:18et c'est cette
45:19absurdité là
45:20que le pouvoir
45:21est en train
45:21de réaliser
45:24contre lui
45:26oh
45:27il faut amener
45:27les noms
45:27on fait ceci
45:28tout ça
45:28ce n'est pas ça
45:30la création
45:31d'un parti
45:31est un acte
45:32formel
45:34quand un parti
45:35est créé
45:35on le laisse courir
45:37s'il arrive
45:41à réaliser
45:42ses buts
45:42c'est bon
45:43mais vous n'allez pas
45:44dire tel parti
45:45ne doit pas exister
45:46moi quand je vais
45:47en France
45:47il y avait le parti
45:48Le Pen
45:49qui n'était pas
45:50un grand parti
45:52mais
45:53ça n'a pas été
45:54dit
45:56actuellement
45:56quand
45:56on parle des partis
45:57c'est celui-là
45:59qui fait que
46:00si il a gagné
46:01la puissance
46:02il est de ces partis
46:03là
46:03si on l'a mis
46:04dit
46:07bon
46:08c'est vrai
46:08qu'il y a
46:09le multi-partie
46:10Mugabon
46:12a été
46:13accepté
46:14à la conférence
46:15nationale
46:16et le pouvoir
46:17qui me semblait
46:18peut-être un peu
46:18plus intelligent
46:19que ceux qui sont
46:20actuellement au pouvoir
46:22a créé
46:22d'autres partis
46:23parce que
46:24au lieu de
46:25détruire
46:26le pouvoir
46:27d'Eli Bongo
46:28ou de Bongo
46:29a créé
46:30d'autres partis
46:30il y a beaucoup
46:30des partis
46:31qui disent
46:31l'opposition
46:31ce ne sont pas
46:32des partis
46:32d'opposition
46:34c'est les partis
46:35créés par
46:35Ali Bongo
46:38et Bongo
46:40qui avaient
46:40comme mission
46:41de voter
46:42à la présidence
46:44le candidat
46:44du PDG
46:47mais
46:47ce que j'appelle
46:48la néo-opposition
46:50il y avait
46:50l'opposition
46:52traditionnelle
46:53et la néo-opposition
46:55beaucoup de partis
46:56de la néo-opposition
46:57ont été créés
46:57par ce qui était au pouvoir
46:59est-ce que les gens
47:00qui sont au pouvoir
47:00le savent
47:01le savent
47:02est-ce que
47:03le président
47:03lui dit
47:04c'est
47:05qu'on peut
47:05de ça
47:05ou ça
47:07moi je le sais
47:09c'est pourquoi
47:11quand je les vois
47:12ce sont des Gabonais
47:13parfois
47:14sur des questions
47:16de vie immédiate
47:18on se retrouve
47:19on ne peut pas
47:20se retrouver
47:20sur les questions
47:21de libération nationale
47:22parce qu'ils ne sont pas là
47:23pour libérer le pays
47:25ils veulent être députés
47:26pour avoir un peu d'argent
47:27sénateur
47:28dans les élections
47:29mais libérer le pays
47:30ce n'est pas leur problème
47:32voyez-vous
47:32donc ce qu'ils font là
47:34ça me fait rire
47:35ça me fait rire
47:36ça me fait sourire
47:37puisque sourire
47:37ça me fait rire
47:39par contre
47:41dans les pays
47:42comme
47:43là où il y a la libération
47:45les gens
47:45se méfient
47:45des partis
47:46créés par la France
47:47parce que la France
47:48aura besoin
47:48de créer
47:48ces partis ici
47:51pour qu'à chaque
47:52une élection donnée
47:53ils votent pour elle
47:55qu'elle continue
47:55à devenir un autre pays
47:56c'est pourquoi
47:57c'est une forme
47:58de vigilance
47:59ou qu'il y a
48:01laissé méfier
48:03des multipathismes
48:05créés
48:06par la France
48:08M. le Premier Secrétaire
48:09pour rester sur cette question
48:11quel impact
48:13cette réforme
48:14pourrait avoir
48:14pour le mouvement
48:15d'émancipation
48:16socialiste du peuple
48:17bon
48:18disons que
48:19l'impact c'est quoi
48:21ça va faire en sorte
48:22que
48:23d'abord
48:24c'est pas nouveau
48:26depuis
48:28après la conférence nationale
48:29nos partis existaient réellement
48:31parce qu'il y avait
48:31des meetings
48:32les lieux
48:33où on éduquait
48:34les populations
48:35donc
48:35c'est là
48:36qui nous a été
48:36enlever ces possibilités
48:39le MSP
48:42peut-être
48:43qu'on doit
48:43d'abord
48:43premièrement
48:44on n'aura pas
48:44le financement
48:46parce qu'il y a
48:47le droit
48:47de l'association
48:49on n'en a pas eu
48:51aux dernières élections
48:55on s'est présenté
48:57sur la base
48:58de nos propres
48:59possibilités
49:00à un niveau
49:01réduit
49:03et peut-être
49:04que
49:04bon
49:05voilà
49:05mais bon
49:07mais
49:07moi je pense que
49:10quand le peuple
49:11gabonais
49:11c'est Dieu sur terre
49:13quand il y a un peuple
49:14parce qu'il faut
49:16éviter de confondre
49:17population et peuple
49:20la population
49:21ceci habite un pays
49:22qui peuvent être
49:23composés
49:23des plus
49:24des ethnies
49:24des plus
49:25des régions
49:26et quand il y a
49:27quelqu'un
49:27il dit
49:27moi je vais voter
49:28parce qu'il est
49:29de ma région
49:30je vais voter celui-là
49:31parce que
49:31nous sommes tous
49:33le même groupe
49:34ethnique
49:35ça c'est pas
49:36un peuple
49:38le peuple
49:38c'est un groupe
49:39mal d'hommes
49:40qui sait que
49:42son pays
49:43pour évoluer
49:43doit régler
49:45telle contradiction
49:45principale
49:48pour évoluer
49:48ce n'est pas
49:50ce qu'ils disent
49:50moi
49:51je vote
49:51parce qu'il est
49:52de mon ethnie
49:53il est de ma région
49:54c'est pas ça
49:56alors c'est pourquoi
49:56nous
49:57MSP
49:58on continue
49:59à travailler
49:59pour la libération
50:00du Gabon
50:00sans la permission
50:02de cela
50:03ils vont peut-être
50:03nous réprimer
50:04mais nous
50:05quand le Gabon
50:06auront compris
50:06qu'on n'a pas peur
50:07de la mort
50:08qu'est-ce que vous pouvez
50:09faire vis-à-vis
50:10des gens
50:10qui n'ont pas peur
50:10de la mort
50:11vous qui êtes mortels
50:15ceux qui nous ont
50:15réprimés
50:16ils sont où là
50:17on n'est même pas
50:18sur ce sujet
50:18en tout cas
50:19on ne les voit plus
50:20ils sont morts
50:22ceux-là
50:23s'amusent à le faire
50:24ils peuvent rencontrer
50:25des Gabonais
50:25qui vont résister
50:27et à l'air de timon
50:29ce que j'ai dit
50:30à chaque fois
50:31que je rencontre
50:31le paysan
50:32il faut être attention
50:34il faut respecter
50:35la conférence nationale
50:37comme moi
50:38ça crée
50:39la vie du pays
50:41plus important
50:42que ce qu'ils ont appelé
50:42dialogue
50:44qu'est-moi
50:46un soliloque
50:48à plusieurs voix
50:49ce qu'ils ont appelé
50:50dialogue
50:51ce n'est pas un dialogue
50:51c'est un soliloque
50:53à plusieurs voix
50:54la conférence nationale
50:55a été un vrai dialogue
50:56même si
50:58on n'est pas arrivé
50:59à en faire
51:01un moment
51:02comme ça s'est passé
51:03dans cet été
51:04pays au Congo
51:04ou au Mali
51:05mais nous avons acquis
51:07les choses
51:08qui doivent être respectées
51:10ils sont venus
51:11pour décrire les parties
51:12pour libérer le pays
51:13je me rends compte
51:14que ce qui les intéresse
51:15le plus
51:15c'est de liquider les parties
51:17alors qu'on veut liquider
51:18la domination étrangère
51:23voilà
51:24c'est au Gaboulu l'IJG
51:25et nous allons toujours parler
51:27c'est au Gaboulu l'IJG
51:28si les riches
51:30ils veulent que les gens
51:31soient
51:32UDB
51:33PLG
51:34c'est le même parti
51:35c'est le groupement
51:37jumeaux
51:39maintenant nous
51:40le MSP
51:41qui est un parti
51:42panafricaniste
51:43anti-impérialiste
51:45nous ne pourrons pas
51:47accepter ces choses là
51:51mais voulez-vous
51:52c'est une tendance
51:54qui traduit la stratégie
51:56de l'illumination
51:57néocoloniale
51:59parce que
52:00les pays impérialistes
52:01on peut devoir
52:03surgir dans nos pays
52:05des partis
52:05anti-impérialistes
52:07puisque ce qui nous a été
52:09donné comme un cadeau
52:11on appelle
52:12et moi
52:13de nous dire
52:13la démocratie
52:13moi j'ai compris
52:14que ce n'est pas
52:14la démocratie
52:15c'est la démocratie
52:16la démocratie
52:20vous avez plusieurs partis
52:22il y a une élection
52:24on achète
52:25les consciences
52:25on bourre les urnes
52:27le pays
52:28colonisateur
52:29est derrière
52:30et celui qui lit
52:31tel a été élu
52:32tel n'a pas été élu
52:34ce qu'on a vu
52:35au Gabon
52:35quand il y a une élection
52:37qui est proclamé
52:38le vainqueur
52:39c'est d'abord la France
52:42et qui n'a pas voulu
52:44par exemple
52:45que Bagbo
52:46soit candidat
52:46c'est la France
52:48donc c'est un jeu
52:50qui est contre eux
52:52qui va nous permettre
52:53de mieux le démasquer
52:56alors monsieur le premier secrétaire
52:58nous arrivons
52:58au terme
52:59de notre entretien
53:01dans ce contexte
53:02de transformation politique
53:04quelles sont
53:05vos perspectives
53:07pour les mois à venir
53:09et quel rôle
53:10entendez-vous jouer
53:11dans l'évolution
53:11du débat politique
53:12au Gabon
53:13bien
53:16vous avez des questions
53:18très intéressantes
53:19ce match
53:20le temps court
53:21premièrement
53:23nous sommes
53:24légalisés
53:25suite
53:26le MSP
53:27suite à un débat
53:29qui a eu lieu à Paris
53:32et nous allons
53:33continuer à exister
53:36nous souhaitons
53:37qu'il y ait
53:38une véritable opposition
53:42il faut que les gens
53:43les partis
53:44qui veulent
53:44la libération du pays
53:45se régroupent
53:49et vite
53:52le jeu
53:53le parti
53:53créé par le pouvoir
53:55en place
53:57les partis sont là
53:58pour brûler les pistes
54:01avoir un peu
54:02non
54:05c'est ça
54:06parce que si on ne s'organise pas
54:10si on ne s'unit pas
54:11on ne peut pas
54:12gagner le pouvoir
54:14il faut opposer
54:19à la coalition
54:21les ennemis
54:22de nos pays
54:22le front
54:24unie des patriotes
54:25c'est une idée
54:27que nous avons retenue
54:29les partis
54:30ce qu'est-ce qu'il y a
54:32il faut opposer
54:34aux ennemis
54:35la liberté
54:36à leur coalition
54:38leur front
54:39unie des hommes
54:40libres
54:41c'est cette coalition
54:43qui s'est fait
54:44au Burkina Faso
54:45au Niger et au Mali
54:48il faut que
54:49même à l'Afrique centrale
54:51cette tendance
54:52à messe
54:55ce n'est pas
54:56ce qui s'est passé
54:56l'huile bagnée
54:57et désormais
54:59avec
54:59semble-t-il
55:00avec
55:00je ne sais pas
55:01comment ça
55:03la guillée
55:04mais ça nous divise
55:06nous nous voulons
55:08une unité
55:09nous sommes
55:10contre les états
55:13atomiques
55:15comme les nations atomisées
55:17et Bathory Mugana
55:19qui est un panaféniste
55:20avait souhaité
55:21que nous formions
55:22un grand pays
55:23l'Afrique centrale
55:25ça nous aurait
55:26on aurait été
55:27plus grand
55:28aussi grand
55:29que le conquistat
55:30pour s'opposer
55:31aux puissances impérialistes
55:35au Gabon
55:36chez nous d'or
55:37il faut d'abord
55:37chez nous là
55:38qu'on s'unisse
55:38mais pas avec n'importe qui
55:42voilà pourquoi
55:44le pouvoir accomplit cela
55:45le pouvoir
55:45l'ancien pouvoir
55:47en créant
55:48beaucoup de partis
55:48à son nom
55:49et qui
55:51qui ont jeté
55:52dans l'opposition
55:52pour nous embrouiller
55:54actuellement
55:55mon souci
55:56c'est
55:57de travailler
55:59à l'arracinement
56:00du MSP
56:01et
56:02attendre la main
56:03au parti
56:05que je pourrais trouver
56:06comme pour trouver
56:07panafricaniste
56:08anti-impérialiste
56:11monsieur Jean-Victor
56:13Mwang-Banning
56:13merci d'avoir accepté
56:15notre invitation
56:16et d'avoir partagé
56:17avec vous
56:17avec nous
56:18votre lecture
56:19de la situation
56:20sociopolitique
56:21du Gabon
56:22à travers cet échange
56:23plusieurs enjeux
56:24majeurs
56:25se dessinent
56:25tension sociale
56:26persistante
56:27interrogation
56:27sur la gouvernance
56:28économique
56:29et recomposition
56:30progressive
56:31du paysage politique
56:32à l'approche
56:32de nouvelles échéances
56:34structurantes
56:35dans un contexte
56:37aussi sensible
56:38le débat démocratique
56:40et la confrontation
56:41des idées
56:42apparaissent
56:42plus que jamais
56:43essentielles
56:44pour éclairer
56:44les choix à venir
56:46mesdames et messieurs
56:47c'était
56:48Jean-Victor
56:49Mwang-Banning
56:50premier secrétaire
56:51du MSP
56:54invité
56:54du canapé rouge
56:55merci
56:56je m'accueille
56:56merci
57:05m'accueille
57:06m'accueille
57:08m'accueille
57:09m'accueille
57:10m'accueille
57:13m'accueille
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