[#Exclusif] Armel Mbina, Journaliste politique
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00:00Bonsoir, bonsoir à tous, bienvenue dans Interview Exclusive.
00:04Ce soir, nous avons le plaisir de recevoir Armin Bina, journaliste politique,
00:10qui vient décrypter avec nous l'actualité du moment,
00:13notamment celle relative au code de la nationalité.
00:16Mais nous évoquerons également la question de la suspension des réseaux sociaux
00:19qui continuent de faire débat dans l'opinion publique
00:23ou encore l'avenir des partis politiques.
00:34– Bonsoir, chers invités, merci d'avoir accepté notre invitation.
00:38– Merci, cher Karl Makemba, j'en suis très ravi,
00:42non seulement pour décrypter, pour apporter mon modeste regard,
00:46toute proportion gardée sur les sujets d'intérêt général qui concernent notre pays,
00:51notamment, comme vous l'avez introduit dans votre chapeau,
00:54le nouveau code de la nationalité et bien d'autres sujets.
00:57– Alors, allons-y, droit dans le vif du sujet,
01:01l'ordonnance portant le code de la nationalité est désormais en vigueur.
01:05Avant d'entrer dans le fond, parlons un peu de la forme.
01:09Le gouvernement a adopté ce texte par voie d'ordonnance.
01:12Est-ce une erreur, n'était-ce pas finalement au parlementaire
01:15de se pencher de manière profonde sur une question
01:18qui impacte directement les Gabonais ?
01:21– Il faut comprendre, tout le goût, que cette posture présidentielle
01:25interroge effectivement, fait débat.
01:28Un échantillon de la population, sinon des commentateurs de l'avis politique du Gabon
01:33aurait souhaité visiblement une consultation nationale,
01:38notamment par voie référendaire,
01:40ou encore saisir les deux chambres du Parlement pour en aviser.
01:44Mais vous êtes sans ignorer que le président de la République du Haut de ses Olympes
01:49peut effectivement prendre une ordonnance
01:52parce que cela rentre dans ses cordes.
01:55Mais là où il y a questionnement, il y a interrogation,
02:00certains disent que cette ordonnance, pour la citer 003…
02:05– 004.
02:07– 004, autant pour moi, devrait n'est-ce pas respecter une certaine orthodoxie ?
02:14Elle est passée en catéminie, comme on le dit prosaïquement,
02:17c'est ce qui revient, ce sont les récriminations,
02:20ce sont les interrogations en fait des consommateurs de l'avis politique,
02:24donc c'est ce qui revient.
02:26Mais pour une cinquième république, effectivement, Jésus-Christ,
02:29il eut été nécessaire que toutes les voix soient épuisées,
02:38soient consommées, celles indiquées à l'instant,
02:42notamment les deux chambres du Parlement, la voix référendaire,
02:46mais toujours est-il que le président de la République
02:49est bel et bien dans ses cordes, il peut prendre une ordonnance
02:52et c'est ce qu'il a fait, mais il revient désormais au Parlement,
02:58au Parlement qui peut apporter des amendements,
03:02parce que c'est vrai que lorsqu'une ordonnance paraît au journal officiel,
03:07c'est l'ultime étape, mais il revient au Parlement d'apporter des amendements.
03:14Aussi, le président de la République prend une ordonnance en intercession parlementaire.
03:19– Effectivement, c'est important de le préciser.
03:21– À l'intercession parlementaire, donc ce qui est normal et c'est cela,
03:27donc voilà un peu ce que je peux dire, mais le dernier recours,
03:32mais le Parlement ne peut rien changer,
03:35ne peut apporter des amendements par rapport un peu à la forme rédactionnelle,
03:41par rapport un peu au fond, certains articles peuvent être touchés,
03:44mais on ne peut pas changer l'ordonnance
03:46parce que c'est le président de la République via cette ordonnance à légiférer.
03:51– Alors le code de la nationalité, c'est quelque chose qui était particulièrement attendu.
03:55On a vu pendant le dialogue national inclusif comment les débats étaient houleux
03:58sur la question de l'octroi de la nationalité à des compatriotes étrangers.
04:03– Est-ce une réforme nécessaire ? Là, du moins, dans le contexte actuel,
04:08est-ce que c'était nécessaire de poser ce débat ?
04:10– Lorsque vous faites une piqûre de rappel, dans le contexte politique national,
04:17depuis l'avènement d'Ali Bongo, le président déchu,
04:21ou encore on va partir depuis Léomba pour que ceux qui nous suivent,
04:25dans le cadre de cette interview exclusive,
04:27puissent être au fait un peu de cette note historique.
04:32Léomba, Gabriel Mikomidan, lorsqu'il était président du Gabon,
04:38avait sollicité l'expertise extérieure.
04:41On voyait aux côtés de Léomba, des Occidentaux, qu'on appelle au quartier des Blancs,
04:46étaient-ils naturalisés ?
04:47Et la question, est-ce que l'expertise ou la présence de ces Occidentaux
04:54comme collaborateur de Léomba faisait du bruit ?
04:57Non, loin sans faux.
04:59Et Omar Bongo, son successeur légitime et légal,
05:03a également ou s'est inscrit dans la même logique, dans la même veine,
05:06en sollicitant l'expertise extérieure.
05:09Est-ce que ça fait du bruit ?
05:10Loin sans faux, à mon avis.
05:12Je le dis toute proportion gardée,
05:14parce qu'effectivement, je dois à la vérité le dire.
05:16Alors Ali Bongo, lorsqu'il accède à la tête du Gabon en 2009,
05:22il s'inscrit dans cette même veine.
05:25Mais on va remarquer qu'in fine, ou de fil en aiguille,
05:30Ali Bongo, le président déçu, va octroyer, va conférer des responsabilités
05:36d'une souveraineté élevée, à une échelle élevée,
05:40à des expatriés, visiblement, qui se sont accaparés,
05:43qui ont pris en otage, effectivement, cette République.
05:47D'où la riposte, d'où les récriminations,
05:51d'où cette montée au créneau des populations gabonaises,
05:53qui se sont vues embrigadées,
05:55et qui se sont vues exclues dans leur propre pays.
06:00Cependant, une sorte d'établissement politique,
06:04une élite, voudrais-je dire, économique, sociale, etc.
06:10C'est vu exclue, n'est-ce pas,
06:12de la participation, de la gestion de la chose publique.
06:16Et nous avons vu un peu tous les scandales
06:19qu'on a appelés la Légion étrangère,
06:22après la Yungutim.
06:24Alors, c'est pour vous dire, cher Makemba,
06:26que le pouvoir actuel de Libreville,
06:29sous le chapeautement de Oli Guinguema,
06:31le président de la République,
06:32le président de la République, chef de l'État,
06:35chef du gouvernement,
06:36à mon avis, s'inscrit dans une sorte de protectionnisme.
06:40Il faut, oui...
06:41Alors là aussi, cette question a quand même également fait débat
06:45pendant le dialogue national inclusif.
06:47Faut-il, du fait que certains se soient comportés
06:51d'une manière pas bien du tout,
06:52vous avez pris des exemples sur le régime d'Ali Bongo,
06:56est-ce qu'il faut pour cela en faire une généralité,
07:00de dire qu'on va prendre des lois générales
07:04qui ont des conséquences sur un plus grand nombre de personnes
07:07au nom du fait que certains se soient mal comportés ?
07:10Il faut faire une nuanciation,
07:12une distanciation dans l'approche, n'est-ce pas,
07:15qui est la nôtre.
07:16Il faut noter, quelque part,
07:19que cette décision présidentielle d'Oli Guinguema,
07:23à travers cette ordonnance 04, 004,
07:27est l'émanation des recommandations,
07:29effectivement, de ce dialogue national inclusif,
07:33au nord de l'Ibreville, d'Angandie.
07:35Allons-y, si vous voulez, dans le fond du sujet.
07:38On va aller sur certaines dispositions,
07:41on va directement s'attaquer à la question.
07:42Alors, on parle, par exemple, de l'article 58,
07:47qui exclut des fonctions de ministre, magistrat,
07:51collaborateur, de chef de l'État,
07:53les personnes ayant acquis la nationalité.
07:54Bon, là, on s'attaque directement au problème
07:56que vous posez tout à l'heure sur la légion étrangère
08:00qui aurait gouverné avec Ali Bongo.
08:02Est-ce là une bonne mesure, par exemple ?
08:05Bonne mesure ?
08:06Des fonds de la nationalité,
08:07certains compatriotes exclurent de la nationalité,
08:11ceux qui, de la gestion de certaines fonctions,
08:16des personnes ayant acquis la nationalité.
08:18Je parlais du protectionnisme, de la protection,
08:21parce que l'illustration passée nous a donné une certaine lecture,
08:27une nouvelle copie, qu'il faut effectivement rectifier l'outil.
08:32L'on ne peut pas, au détriment de vous, Karl Makimba,
08:36qui êtes Gabonais de souche, je le suppose.
08:40Je le suppose, à moins que vous infirmiez, n'est-ce pas,
08:43cette pointe de soupçon par rapport à votre nationalité.
08:46Alors donc, au détriment des Gabonais de souche,
08:48vous savez, les fonctions de souveraineté ne sont pas conférées
08:52à n'importe pièce ou d'une manière abracadabrantesque.
08:56Il faut, n'est-ce pas, beaucoup de recul,
08:58parce que dans ce pays, il y a d'un côté une faillite morale,
09:04la perte de conviction et des valeurs, l'éthique a disparu.
09:08Et vous, ce que vous dites, c'est que cette faillite morale ne peut pas advenir
09:12chez quelqu'un qui est Gabonais de souche, comme vous le dites ?
09:15Vous savez, lorsque vous avez le sang de votre mère et de votre père dans les veines,
09:25votre père restera toujours votre père, votre mère restera toujours votre père,
09:30peu importe les écueils que vous pouvez rencontrer.
09:33Alors, M. Midak, que répondez-vous à ceux qui disent que les personnes,
09:38les principales personnes qui ont pillé le Gabon sont d'abord des Gabonais de souche.
09:42Ce sont eux qui ont ouvert les portes à cette fameuse légion étrangère.
09:47Et ceux-là, est-ce qu'il faut les déchoir de leur nationalité aussi ?
09:53Effectivement, ces Gabonais naturalisés ou d'origine, etc.
09:57On parle des Gabonais, des Gabonais de souche, de père et de mère gabonais
10:02qui ont ouvert les portes à cette façon de faire
10:07et qui ont pillé le Gabon autant que les autres qui ont acquis la faillite.
10:10Voilà pourquoi cette ordonnance fait débat.
10:15Parce que nous aurions voulu souhaiter que les parts de responsabilité soient pésées
10:22dans une sorte de balance robervale pour qu'il y ait cet équilibre,
10:26afin que toute confusion soit bu, afin que les uns et les autres s'y retrouvent.
10:31Effectivement, qui a ouvert la boîte de Pandore ?
10:35Ce sont les Gabonais de souche qui ont, n'est-ce pas, ouvert ces portes
10:40pour permettre à cela, au nom d'une certaine expertise,
10:44est-ce qu'il y a visiblement ?
10:46J'y souscris que ces Gabonais qui ont ouvert ces portes de Pandore,
10:51qui sont à l'origine de cette pétolière que le Gabon a vécu,
10:58de ce désordre, de ce cafarname que le Gabon a vécu,
11:02que cela, n'est-ce pas, puisse s'en expliquer
11:05et en reprendre de la responsabilité respectueuse
11:09qui est prise par ces personnes-là.
11:12Effectivement, voilà pourquoi je convoquais avec gravité
11:16l'intention ou encore un accent prononcé du Parlement, du Sénat
11:22et de l'Assemblée nationale pour qu'il puisse y regarder
11:25pour qu'il y ait une sorte d'équilibre,
11:29afin que les uns et les autres se retrouvent,
11:31parce qu'on ne peut pas évoluer finalement à l'ère de la Ve République,
11:36lorsque les secondes couteaux sont attaqués,
11:40sont mis sous étés noirs.
11:41Mais on doit également cueillir ou débrancher
11:45ceux qui sont à l'origine de ces dérives.
11:48Alors, M. Mbina, vous évoquez le fait qu'on s'attaque généralement
11:53aux petits couteaux au détriment des premiers et tout,
11:57des personnes qui s'adonnent à des pratiques délictuelles,
12:01voire dangereuses pour l'État.
12:03Est-ce qu'au final, ce débat, cette réforme du code de la nationalité
12:08n'est pas un faux débat ?
12:09Parce qu'on réforme le code de la nationalité, certes,
12:12mais est-ce que ça va régler les questions de fond ?
12:14Les Gabonins considèrent toujours que malgré la réforme de la Constitution,
12:19etc., la justice ne joue toujours pas son rôle de manière indépendante.
12:23Vous savez, ceux qui analysent ici, ou bien ceux qui ont ce regard,
12:30c'est à raison.
12:31Parce qu'effectivement, vous en conviendrez avec moi,
12:35que le Gabon est un chantier en reconstruction.
12:38Donc, dans tous les secteurs d'activité,
12:41plus que vous mettez le pied sur le curseur,
12:43en faisant une escale sur le côté judiciaire,
12:48notre justice doit devenir davantage indépendante.
12:51C'est ce qu'on a promis aux Gabonins pendant la réforme du débat
12:54sur le référendum sur la nouvelle Constitution.
13:01Oui, effectivement, mais à mon avis,
13:04il faut rester plein d'espoir et d'espérance.
13:07Parce qu'effectivement, le Gabon étant en reconstruction,
13:11il faut, n'est-ce pas, comme le disent certains commentateurs,
13:17du temps, oui, mais il faut aller très vite.
13:19Parce que ces mêmes Gabonais ont besoin des résultats
13:22dans tous les secteurs d'activité.
13:24Et il ne serait pas admissible ou autorisé
13:29que ces secteurs d'activité, ou encore cet appareil judiciaire,
13:35puissent, n'est-ce pas, nous offrir cette copie
13:37qu'on a eue sous les gouvernements ou les présidents précédents.
13:43L'ère de la Ve République, il a rappelé des principes simples.
13:46La responsabilité, la culture du résultat,
13:50la stratégie, la méthode.
13:52Et je pense que ce concept,
13:55ou encore cette lecture présidentielle, sinon gouvernementale,
13:58ne doit pas être un vain concept ou un vain slogan.
14:00Nous devons aller, petitement,
14:03avec une rigueur véritablement affirmée,
14:05à une justice indépendante
14:07qui lit le droit
14:09comme c'est inscrit dans la loi fondamentale
14:11au nom du peuple gabonais.
14:13Alors, merci, merci, monsieur Armel Binna.
14:15On va marquer une courte pause
14:17et on revient juste après.
14:20A quelques minutes seulement de l'aéroport,
14:23tu tombes sur un petit bijou.
14:26Flanabu.
14:27Ici, tout est pensé pour que ton arrivée
14:29soit un vrai moment d'exception.
14:31Pas juste un bonjour bien, non.
14:34C'est une vraie expérience.
14:35Le confort, le style,
14:38tout ça dans une ambiance qui te fait te dire
14:41« Ok, là je suis bien ».
14:43Les chambres, ce n'est pas juste pour dormir.
14:45C'est pour te poser, souffler et profiter du calme.
14:49Et le restaurant ?
14:51Le genre d'endroit où tu manges bien,
14:54tu te détends sans avoir besoin de bouger de l'hôtel.
14:57Juste le goût du pain fort, tout simplement.
14:59Pour tes travails, ils ont tout prévu.
15:02Une salle de conférence hyper équipée
15:04où tu bosses dans le calme
15:06et franchement,
15:08je peux même vous dire que le boulot devient agréable.
15:11Et puis alors le soir,
15:13quand le soleil se couche,
15:15Flanabé s'illumine,
15:17ambiance chine,
15:19lumière douce,
15:20Flanabé,
15:21plus qu'un hôtel,
15:22une expérience avec.
15:25De retour sur ce plateau
15:27avec Armel Bina, journaliste politique
15:29avec qui nous décryptons l'actualité du moment,
15:32notamment cette question
15:33de la réforme du code de la nationalité.
15:37Alors, chers invités,
15:39poursuivons avec une autre disposition,
15:41c'est l'article 64
15:43qui est sans doute le plus controversé
15:45de cette réforme.
15:46Un article véritablement querellé.
15:48Exactement.
15:49Alors, à son alinéa 2,
15:51il est mentionné que,
15:53par la nationalité,
15:54une personne, je cite là,
15:56qui mène clairement des actions subversibles
16:01et déstabilisatrices
16:02contre le gouvernement,
16:04les institutions et les intérêts
16:05de la République gabonaise
16:06et qui refuse,
16:07dans un délai de trois mois,
16:09d'obtempérer aux injonctions
16:10à lui faites par les autorités gabonaises.
16:13N'y a-t-il pas une confusion
16:15dans cette disposition ?
16:17Peut-être pas une confusion,
16:18mais une sorte de légèreté
16:22qui peut parfois pousser
16:24à une interprétation
16:25à la tête du client.
16:27Mais non.
16:28Vous savez,
16:30lorsque vous sollicitez
16:32une nationalité,
16:34elle vous est conférée
16:35selon les dispositions
16:37réglementaires
16:39ou que repose
16:40ou que s'appuie
16:41le pays qui vous confère
16:43ou qui vous donne
16:44cette nationalité.
16:46Cependant,
16:47cependant,
16:49vous ne pouvez pas,
16:52peu importe la raison,
16:54vous permettre
16:55de franchir le Rubicon.
16:56Ce n'est pas possible
16:58parce que ce Gabon,
17:01les hommes peuvent passer,
17:03il reste immortel ce pays.
17:05Donc, il y a,
17:07même dans la vie normale,
17:09dans le quotidien,
17:10on ne manque pas
17:11de respect à son aîné.
17:12Et qui plus est,
17:13qui plus est,
17:15manquer ou attenter
17:17ou intenter,
17:18c'est selon des actions,
17:21des initiatives
17:21qui peuvent déstabiliser le pays
17:23et peuvent remettre en cause
17:25l'unité nationale,
17:26la cohésion
17:27et les institutions
17:28qui sont en place.
17:29D'accord,
17:29M. Bina,
17:30mais où est-ce qu'on place
17:31le curseur ?
17:31Lorsqu'on parle,
17:32par exemple,
17:33ils disent
17:34qu'ils mènent clairement
17:35des actions subversives.
17:37Qu'est-ce qu'on entend
17:38par clairement ?
17:39Où est-ce qu'on place
17:40le curseur d'actions subversives ?
17:42Qui doit interpréter
17:43que telle action est subversive ?
17:45En fait,
17:46c'est un peu
17:46cette confusion
17:48qui peut parfois
17:50laisser penser
17:50que le gouvernement
17:51pourrait simplement
17:54empêcher des activistes
17:56de critiquer
17:56l'action du gouvernement.
17:57C'est là la crainte
17:58en fait de certains.
17:59Il ne faut pas...
18:01Cette préoccupation
18:02revient le plus souvent
18:04depuis l'annonce
18:06dans le journal officiel
18:07de ce nouveau code
18:08de la nationalité.
18:10Certains activistes
18:12pensent qu'ils sont mis
18:13en index.
18:14Non,
18:15non,
18:16il y a
18:17dans cette disposition...
18:18Les activistes,
18:19y compris les opposants
18:21légalement reconnus
18:22sur le territoire.
18:24Non,
18:25n'interprétons pas
18:26de cette manière.
18:27Alors,
18:28ce sont des critiques
18:28qui ont été formulées
18:29par certains acteurs politiques.
18:30Il s'agit ici
18:32de ceux-là
18:34qui ont été
18:37naturalisés
18:38gabonins.
18:39Dans un premier temps...
18:48gabonins de souche,
18:49mais vous ne pouvez pas
18:51perdre une nationalité.
18:52Vous êtes gabonins de souche,
18:54mais on ne peut pas
18:54vous qualifier
18:55d'apatride.
18:56Il s'agit spécifiquement...
18:59Il faut nuancer
19:00de ceux-là
19:01qui ont acquis
19:02la naturalisation.
19:05D'accord,
19:05mais la question
19:06que je pose,
19:07c'est celle de savoir
19:08est-ce que le fait
19:09qu'on utilise des termes,
19:10certains termes,
19:12l'interprétation
19:13ne peut pas être extensible
19:15si derrière,
19:16il n'y a pas un juge
19:16qui vient contrôler.
19:17Lorsqu'on parle
19:18d'action subversive,
19:20d'instabilisatrice,
19:22je ne sais pas,
19:23qui refuse
19:24dans un délétrement
19:25des injonctions
19:26faites par le gouvernement,
19:27lorsqu'on utilise
19:28ces termes
19:28actions subversives,
19:31qui juge
19:32de la pertinence
19:34du terme,
19:34qui juge
19:35de l'effectivité
19:37de l'atteinte
19:37à l'intérêt
19:38de l'État,
19:38etc.
19:40Dans notre pays,
19:41nous avons des puristes
19:42du droit,
19:42nous avons des constitutionnalistes.
19:44On l'adoptère plus
19:45que là,
19:45dans cette disposition,
19:46c'est le chef
19:47de l'État
19:47qui décide
19:48de retirer
19:49la nationalité.
19:50C'est l'acteur politique ?
19:53J'ai rappelé quelque part
19:56dans mon laus
19:57que cette disposition
19:59est consécutive
20:01aux recommandations
20:02du dialogue national
20:03inclusif
20:04d'Angonje.
20:04Le chef de l'État,
20:06Oli Guinguema,
20:07ne fait que respecter
20:09les réflexions
20:10des uns et des autres
20:11émises
20:12à ce sujet
20:13par rapport
20:14à la déchéance
20:15de la nationalité.
20:16Donc,
20:17du haut de ses enlèbres,
20:18il a pris
20:19l'engagement
20:21solennel,
20:21j'allais dire,
20:22au Rui
20:23et autres,
20:25au Rui,
20:26de respecter
20:27ces résolutions prises
20:28lors de ce dialogue
20:29national
20:30qu'il légifère
20:32par le trichement
20:33d'une ordonnance.
20:34Alors, vous êtes
20:36observateur
20:37de la vie publique,
20:38vous dites qu'il n'y a
20:39aucune crainte
20:39à se faire
20:40quant à l'interprétation
20:41éventuelle
20:42contre les opposants ?
20:43Il y a,
20:44il y a,
20:45que toute confusion
20:45soit vue,
20:46parce que je dois
20:47à la vérité
20:48le dire une fois de plus,
20:49il y a,
20:50c'est une ordonnance
20:52sujette
20:52à moult préoccupations
20:55parce que
20:57les interprétations
20:58vont dans tous les sens,
21:00il faut le reconnaître.
21:01Que faut-il faire ?
21:03Pour ma part,
21:04il faut,
21:05n'est-ce pas,
21:07une campagne
21:08ou un tour média,
21:09comme on le dit
21:10dans le jargon journalistique,
21:11pour expliquer
21:12au plus grand nombre
21:13la nécessité,
21:16l'opportunité,
21:17l'importance,
21:18la pertinence
21:19de la quintessence
21:21de cette ordonnance
21:23de ce nouveau code
21:24de la nationalité
21:26au Gabon.
21:27Parce que,
21:28pour éviter
21:28que chacun
21:29aille
21:30dans tous les sens,
21:31il faut
21:32effectivement
21:33que l'Assemblée nationale,
21:34le Sénat,
21:36puissent s'en saisir
21:37pour apporter
21:38d'éventuels amendements.
21:40À partir de là,
21:41je pense que
21:42le commun
21:44des Gabonais
21:45ou encore
21:46les commentateurs
21:46de la vie politique,
21:47les juristes
21:48également accolés
21:49à ce point
21:50pourraient
21:51comprendre
21:52l'opportunité
21:53et la nécessité
21:54de cette décision
21:56sortie du chapeau
21:56présidentiel.
21:58Alors,
21:58monsieur Mina,
21:59le fait
21:59que le pouvoir
22:00politique,
22:00à savoir là,
22:01en l'occurrence,
22:01le président
22:02de la République,
22:03soit celui
22:03qui décide
22:04de démettre
22:05un citoyen
22:06gabonais
22:06de sa nationalité,
22:08est-ce que nous sommes
22:09en train de franchir
22:09un cap
22:10en matière
22:11de simplement
22:12l'état de droit ?
22:13Vous savez,
22:15j'aime toujours
22:16aller dans
22:17le factuel.
22:19Il a été
22:20fort usité,
22:21prouvé
22:22que sous nos latitudes
22:26c'était devenu
22:27quasiment,
22:28comme on le dit,
22:30un champ de maïs
22:30où tout le monde
22:31avait la barre,
22:32où tout le monde
22:33pouvait faire
22:34n'importe quoi
22:35à n'importe qui,
22:36rentrer
22:37ou pour prendre
22:38n'importe
22:39ce qui revenait,
22:41n'est-ce pas,
22:41à cet état.
22:42Voilà pourquoi.
22:43À l'épreuve
22:44des faits,
22:45il faut sonner
22:46le toxin,
22:47sinon le glas
22:48de la récréation
22:49et s'inscrire
22:51dans une forme
22:52de rigueur
22:52pour avancer
22:54petitement
22:55vers le développement
22:56harmonieux
22:57rêvé par
22:58tous les Gabonais.
22:59Et ce développement
23:00harmonieux
23:01passe par
23:02des décisions
23:03courageuses,
23:04par l'audace
23:05des dirigeants
23:07qui,
23:08j'espère que
23:09c'est le cas,
23:10ont pris par exemple
23:11cette décision
23:12de sonner
23:13de la fin
23:13de la récréation
23:14pour protéger
23:16l'État
23:17souverain
23:18du Gabon,
23:19pour protéger
23:20les institutions,
23:21pour protéger
23:22le bien-être
23:23de nos populations
23:24à travers
23:24cette ordonnance.
23:25Donc, c'est vrai
23:27qu'il y a,
23:28selon certains réactionnaires,
23:31une sorte de confusion.
23:32Mais comme vous le savez,
23:33cher Makemba,
23:34ce sont des êtres humains
23:36qui ont réfléchi
23:37et comme on le dit
23:38dans la sociabilité
23:40de nos pères africains,
23:41que toute œuvre humaine
23:42n'est pas parfaite
23:43mais perfectible.
23:44Alors,
23:44et là aussi,
23:45que répondez-vous
23:46à certains acteurs politiques
23:48qui estiment
23:49que le gouvernement
23:50a travaillé
23:51dans une opacité totale ?
23:53Est-ce que pour une question
23:54aussi sensible
23:55qui touche
23:55à l'identité du pays,
23:58le gouvernement
23:59n'aurait pas dû
24:00ouvrir au débat
24:01cette réforme
24:02pour que ces textes
24:04soient pris
24:04de manière consensuelle ?
24:06Je respecte effectivement
24:08l'analyse,
24:09sinon la posture
24:09de tout un chacun,
24:10qu'elle soit
24:11ou qu'elle est membre
24:12de l'opposition
24:13ou encore
24:13de la majorité présidentielle
24:15parce que c'est
24:16ce qui constitue,
24:17c'est ce qui joue
24:18effectivement
24:19ou donne
24:20à notre démocratie
24:22cette vitalité
24:23que nous recherchons
24:24tant recherchée
24:25et qu'il y ait
24:26cette pluralité
24:28d'opinion.
24:29à cet état de cause,
24:31je respecte
24:32cet avis.
24:33Cependant,
24:35vous m'avez peut-être
24:37suivi
24:37dans mon propos
24:38introductif
24:38où je mettais
24:41une préoccupation,
24:42sinon une interrogation
24:44par rapport
24:45au mot,
24:45au pérendi
24:46de la prise
24:48de cette ordonnance.
24:49J'aurais souhaité
24:50effectivement
24:51par exemple
24:53qu'il y ait
24:53une consultation nationale
24:55par voie référendaire
24:57ou associée
24:58au Parlement,
24:59la société civile
25:00ou une autre méthode
25:02qui pourrait,
25:02n'est-ce pas,
25:03augurer
25:04une sorte
25:05de contribution
25:07participative
25:08de toutes les composantes
25:09de ce pays,
25:10de toutes les religions,
25:12de toute l'intelligentsia
25:13de la République
25:14gabonaise
25:15afin que
25:16chacun puisse
25:17se retrouver
25:17dans la décision.
25:19en revanche,
25:20le président
25:21de la République
25:21parle au nom
25:23du peuple gabonais
25:24qu'il a élu.
25:25Il ne faut pas
25:25s'en départir
25:26de cette réalité
25:27implacable.
25:28C'est dans ce sens,
25:31permettez-moi,
25:32c'est dans cette veine
25:33qu'au Liguiguement,
25:34le président
25:34de la République
25:35élu
25:35par le peuple gabonais
25:37a pris
25:38cette décision
25:39du haut
25:39de saison même
25:40puisque les dispositions
25:41lui confèrent
25:42cette latitude,
25:44cette possibilité
25:45de prendre
25:45ce type de décision.
25:47Alors merci
25:47Armin Bina,
25:49on poursuit
25:49très rapidement,
25:51on est pris
25:51par le temps
25:52mais j'aimerais
25:53vous entendre
25:53sur ce sujet
25:54quand même.
25:54La semaine dernière,
25:55le chef de l'État
25:56a reçu
25:56quelques responsables
25:57de la classe politique
25:59après qu'ils aient
26:00effectué une visite
26:01de chantier
26:02à la cité
26:02de la démocratie.
26:03Cité émeraude
26:04également.
26:05effectivement.
26:06Pierre Claver
26:06Madagamoussavou,
26:07le président
26:08du Parti Social-Démocrate
26:09était à cette rencontre
26:11et il s'est dit
26:12impressionné
26:13par les réalisations
26:14qu'il a vues.
26:15Faut-il y voir un appel
26:17du pied,
26:17du chef de file
26:18du PSD
26:18au chef de l'État ?
26:20Écoutez,
26:20vous me voyez un peu
26:21tout souri
26:22parce que j'en suis fort aise
26:23lorsque vous faites
26:24une escale
26:24en parlant un peu
26:26de cette figure de proue
26:28de la politique
26:29dans notre pays
26:30n'une est sans ignorer.
26:31Une figure de laquelle
26:31vous êtes très proche aussi.
26:33Oui,
26:33nous avons des liens sentimentaux
26:35et je peux l'affirmer
26:36solennellement ici.
26:37Pierre Claver
26:38Madagamoussavou et moi
26:39c'est une personnalité
26:41de la République
26:41mais dans nos us et coutumes
26:45c'est mon fils.
26:46C'est mon fils,
26:47je suis son papa.
26:48Donc il y a une proximité
26:49entre cette personnalité politique.
26:51Ce n'est pas pour autant
26:52que je vais lui tresser
26:53des lauriers.
26:54Cependant,
26:55la posture,
26:56la lecture
26:56qui a été la sienne,
26:58notamment le Pierre Claver
26:59Madagamoussavou,
27:00vous savez,
27:00en politique,
27:01je ne vous l'apprends pas.
27:03Essayez d'en faire
27:03une immersion,
27:04vous y comprendrez davantage.
27:06Qu'en politique,
27:07sur ce chemin,
27:08il ne faut pas rester fermé.
27:11Il faut reconnaître
27:13lorsque quelqu'un joue au football,
27:16il reconnaît
27:17que j'ai été battu
27:18parce que le schéma tactique
27:20proposé par l'autre coach
27:21a été au-dessus,
27:22a été meilleur
27:23que celui proposé par moi.
27:25Je pense que
27:25c'est un peu la lecture
27:26de Pierre Bragale
27:27Madagamoussavou.
27:28Il regarde certainement
27:30que le Gabon
27:31est en train d'échanger.
27:32C'est ce qu'il reconnaît,
27:33c'est ce qu'il tente de dire
27:34à ses concitoyens,
27:35à ses compatriotes.
27:36Il dit,
27:37ne regardez pas Pierre Klaim
27:38Madagamoussavou
27:39qui a été vice-président
27:40d'Ali Bongo,
27:41le président déchu,
27:42qui a été plusieurs fois
27:43ministre d'État
27:44dans le gouvernement
27:45de Bar Bongo.
27:46On dit,
27:46même si, ma foi,
27:47il a claqué la porte.
27:48Mais il revient,
27:50il dit,
27:50nous pouvons faire confiance
27:51au pouvoir de Libreville,
27:53au président Olig Niguema
27:54qui, mon zévo,
27:55tente de construire
27:56petitement,
27:58possiblement,
27:58le Gabon
27:59qui est un grand chantier,
28:01une vaste reconstruction
28:02regardée en un laps de temps.
28:04pendant la transition,
28:05post-transition,
28:06voici ceux qui sortent de terre
28:08et il a l'honnêteté intellectuelle,
28:10la hardillesse,
28:11la sincérité
28:12de reconnaître
28:13que lorsque quelque chose
28:14est bien fait,
28:15rien n'a à voir
28:16avec un éventuel appel du pied.
28:18Est-ce que là,
28:19il n'est pas en contradiction
28:20avec les critiques
28:21qu'il a formulées
28:21par le passé ?
28:22On a vu,
28:23c'est l'un des acteurs
28:24qui était le plus virulents
28:25dans la critique
28:26de l'action du chef de l'État,
28:27notamment sous la transition.
28:28Vous savez,
28:31les postures peuvent changer
28:33selon les actes
28:35ou les actions
28:37intelligentes
28:38et intelligibles posées.
28:39Visiblement,
28:40Pierre-Claire,
28:41M'Angam,
28:41ça vous se rencontre
28:42de fil en aiguille,
28:43chemin faisant,
28:44colléguement,
28:45change de plaquet,
28:47change de plaquet
28:47en faveur du développement
28:49de ses concitoyens,
28:51en faveur du bien-être
28:51de ses concitoyens
28:52pour rester un peu
28:53sur le pan
28:54de la reconstruction
28:55des chantiers.
28:56Il n'est pas possible
28:58qu'en République gabonaise,
29:00que des ministères
29:01puissent encore aller
29:02en location.
29:04Il faut effectivement
29:05une cité administratique
29:06puisse abriter
29:07ses personnalités
29:08pour travailler
29:08dans des conditions
29:09appropriées.
29:10D'où le motif
29:12de satisfaction
29:13de Pierre-Claire-Mangam
29:14parce que c'est une réalité
29:16qui ne nous échappe pas.
29:17Donc, il s'inscrit
29:18dans cette réalité
29:18et dans ce discours
29:20de sincérité.
29:20Alors, est-ce que là,
29:21il faut y voir
29:22un coup de maître
29:23de brise-côté
29:24Oli Guingema
29:25qui arrive finalement
29:26à faire vanter
29:27ses actions
29:27par les opposants ?
29:29C'est non seulement
29:31ce dialogue national
29:33entre riffs qualifiés
29:35par les uns
29:36et les autres
29:37est une sorte
29:38de concertation.
29:40Ces dévenciers
29:41l'ont fait
29:41au Léon Mba,
29:43au Marbongo Ndimba
29:44dont il connaît bien
29:46Ali Bongo l'a fait
29:48mais d'une autre manière.
29:50Lui, il vient,
29:51n'est-ce pas,
29:52inscrire une sorte
29:52de singularisme,
29:54de particularisme
29:55par rapport
29:56à cette concertation nationale,
29:57il se dit
29:58que c'est un enfant
29:59du village,
30:00n'eût été son courage,
30:01n'eût été sa volonté
30:02chevillée au corps,
30:04n'est-ce pas,
30:04de reconstruire ce pays.
30:05Il faut associer
30:06les anciens,
30:07même les opposants,
30:08même les sons
30:09de cloches dissonants,
30:11même les sons
30:12de cloches divergentes.
30:13C'est ce qui fait,
30:14n'est-ce pas,
30:15la consolidation
30:16et à travers
30:17les sons de cloches
30:19dissonants,
30:20lorsqu'on puise
30:21de part et d'autre.
30:22En dépit de son programme
30:23de gouvernance,
30:25il est important
30:26d'aller également
30:28écouter
30:28et cette écoute
30:29peut féconder
30:30des résultats
30:31meilleurs
30:32et on peut,
30:33n'est-ce pas,
30:34rectifier le tir,
30:35apporter des ajustements
30:36ou des réajustements.
30:38C'est l'inscription,
30:39c'est la volonté
30:40ou encore
30:41la présence
30:41de Pierre-Cavé
30:42Manga Moussavou.
30:43Lors de cette invite
30:45présidentielle
30:45sous le sommet,
30:47sous la férule
30:48de Léguingema,
30:49il reconnaît
30:49qu'il y a des choses
30:50qui sont bien faites.
30:51Cependant,
30:53il demande davantage.
30:54Bon,
30:55je ne veux pas marcher
30:55sur les autres truies,
30:57je ne me fais pas
30:58le porte-voix
30:58de Pierre-Claé Manga Moussavou
31:00mais je définis
31:01un peu ici
31:01les liens
31:02que nous entretenons
31:03parce que nous discutons
31:05tous les 48 heures
31:06sur des sujets
31:07familiaux,
31:08sur des sujets
31:08d'intérêt national,
31:09etc.
31:10Donc,
31:11je peux affirmer
31:12avec force
31:13qu'il reconnaît
31:14les efforts faits
31:15parce que lui,
31:17il est une voix audible
31:18et crédible
31:19et par rapport
31:20à son vécu
31:21sur le plan administratif,
31:23sur le plan gouvernemental,
31:24sur le plan politique,
31:25donc c'est une voix autorisée
31:27qui peut se permettre
31:28à dire
31:29à Oli Guingema,
31:30le président de la République,
31:32écoutez,
31:32monsieur le président,
31:33par rapport
31:34à mon expérience,
31:35il fallait faire ceci,
31:36il fallait faire cela
31:37et il peut être écouté
31:39et c'est rare
31:39d'être écouté
31:40et il ne s'empêche
31:41jamais de le faire
31:42lorsqu'il en a l'occasion.
31:44Alors,
31:44un mois et demi,
31:45mais là très rapidement,
31:46en 30 secondes,
31:46après la suspension
31:47des réseaux sociaux,
31:48est-ce que cette décision,
31:50cette mesure
31:50se justifie toujours
31:52au regard de l'impact
31:53sur l'économie ?
31:54des spécialistes évaluent,
31:56selon des milliards de fonds CFA.
31:58La décision de la Haute Autorité
32:00de la communication
32:00sur le chapeau de banc
32:02de Germain Goyon-Moussavou
32:04est une bonne chose.
32:06Est une bonne chose
32:07pourquoi ?
32:08Parce que je reviens,
32:10j'instille,
32:11je persiste,
32:12j'essaye
32:12et je m'arrête
32:14devant ce carrefour
32:15de la sincérité,
32:16de la réalité.
32:17Pour dire quoi ?
32:18Que le Gabon
32:19n'est pas une pétodière
32:20où chacun
32:21peut déverser
32:22sur la place publique
32:23ou venir à qui mieux mieux
32:25dire du n'importe quoi,
32:26filmer la dignité
32:27de son épouse
32:28parce que celle-ci
32:29n'a pas assouvi
32:30telle préoccupation,
32:32insulter son papa,
32:33insulter les autorités.
32:34Il fallait,
32:35à un moment donné,
32:36que l'on s'asseye,
32:37qu'on l'on prenne du recul.
32:38Cependant,
32:39cependant,
32:40saluant cette mesure,
32:42je me dis
32:42que la Haute Autorité
32:44de la communication
32:44devrait,
32:46aurait eu
32:47avoir ce regard
32:48un peu matinalement,
32:49un peu prématurément.
32:51C'est vrai,
32:52elle a communiqué
32:53pour rappeler,
32:54sensibiliser
32:55les uns et les autres
32:56à l'ordre,
32:57à la raison,
32:58à convoquer
32:59avec gravité
32:59tous les utilisateurs
33:01des réseaux sociaux,
33:02du moins ceux-là
33:03qui ont été supprimés
33:05pour revoir
33:06le contenu,
33:07les discours
33:08ou encore
33:09les informations
33:09qui peuvent être
33:10déposées
33:11sur la place publique.
33:12Cependant,
33:13il y a eu
33:13beaucoup de dommages.
33:16Vous parlez,
33:16n'est-ce pas,
33:17des opérateurs
33:17économiques ?
33:18Est-ce que c'est viable
33:19pour un pays
33:20qui recherche
33:21des investisseurs ?
33:22Est-ce que là,
33:22dans un cadre
33:23pareil,
33:24dans un pays pareil,
33:25vous êtes un investisseur
33:26étranger,
33:27est-ce que vous vous dites
33:27je vais aller risquer
33:29mes investissements
33:29dans un pays
33:30qui coupe
33:31les réseaux sociaux ?
33:32Pour qu'il y ait
33:33investissement,
33:34pour qu'il y ait
33:35véritablement
33:36une réelle opérationnalité
33:38dans ce secteur économique,
33:40dans ce secteur
33:40d'activité,
33:42il faut
33:43effectivement
33:43une certaine assurance,
33:44il faut
33:45une certaine régulation.
33:48Un opérateur économique
33:50ne peut pas
33:50effectivement aussi,
33:51vous en conviendrez
33:52avec moi,
33:52loin de vous soupçonner,
33:54de vous inviter,
33:55dans mon analyse,
33:56ne peut pas venir investir
33:57au Gabon
33:58lorsque le Gabon
34:00ressemble
34:00à une sorte
34:01de cafarnaum,
34:03lorsque le boutiquier
34:04pense qu'il est journaliste
34:06parce qu'il est smartphone,
34:07lorsque celle qui est
34:11du côté,
34:13je vais dire,
34:14de la banlieue parisienne
34:15pense qu'elle devient
34:16activiste
34:17parce qu'elle a
34:18un smartphone.
34:19Non,
34:20à un moment donné,
34:20il faut s'asseoir.
34:21C'est vrai que ça fait mal.
34:23D'où mon interrogation,
34:25mon invite
34:25à cet exécutif
34:27au pouvoir de Libreville
34:28de regarder de très près
34:30parce qu'il y a
34:31certaines personnes,
34:33certains compatriotes,
34:34pour ne pas dire
34:34certains utilisateurs,
34:35qui payent le lourd tribut,
34:37au détriment des dérives
34:38des unes et des autres.
34:38Est-ce que là aussi,
34:39est-ce que le gouvernement
34:40devrait prendre la responsabilité
34:42de dédommager
34:43toutes les personnes
34:44qui ont des bateaux ?
34:45Très bien.
34:45J'ai voulu y arriver,
34:47cher Marquemba,
34:47parce qu'effectivement,
34:49c'est vrai qu'il y a
34:51un proverbe Bantu,
34:52un dicton Bantu
34:53qui dit que lorsqu'une dent
34:54est pourrie dans toute la bouche,
34:55c'est toute la bouche
34:56qui s'y foque.
34:57Et j'en suis d'accord.
34:59J'y souscris.
35:00Cependant,
35:01le gouvernement
35:02devrait regarder
35:04nécessairement,
35:05indubitablement,
35:06de ce côté,
35:06pour voir
35:07comment,
35:08effectivement,
35:09cela peut accompagner,
35:11parce qu'il y a
35:13un terme en économie,
35:15on appelle
35:15des pertes sèches.
35:16Voilà.
35:17On appelle ça
35:17des pertes sèches.
35:18Je ne suis pas économiste,
35:19mais dans mon environnement,
35:22en tant que modeste journaliste,
35:23je sais un peu
35:24d'interroger les uns
35:24et les autres.
35:25Les pertes sèches,
35:26les pertes sèches
35:27ne sont pas remboursables,
35:29ne sont pas récupérables.
35:30Et effectivement,
35:31selon certains chiffres,
35:33on regarde un peu
35:33que ces opérateurs économiques
35:35au quotidien,
35:36il y a une perte
35:37d'un milliard
35:38au quotidien,
35:39c'est vraiment important.
35:40C'est énorme.
35:41C'est vraiment important.
35:41Donc,
35:42le gouvernement
35:43conduit par
35:44Olivier Guéman,
35:45chef du gouvernement,
35:46président de la République,
35:47chef de l'État,
35:48devait y regarder,
35:50mettre peut-être
35:50des commissions en place
35:51lorsqu'on verra clair
35:53que tout sera réglé
35:55avec les partenaires
35:57des réseaux sociaux
35:57qui discutent
35:58avec le gouvernement
35:59et la Haute Autorité
36:01de la Communication,
36:01voir un peu
36:02le modis opérandi,
36:03comment contrôler,
36:05réguler,
36:06maîtriser cet environnement.
36:08Le gouvernement,
36:09en revanche,
36:09et in fine,
36:10devrait regarder de ce côté
36:11pour un éventuel accompagnement
36:13à ceux-là
36:14qui ont perdu
36:15effectivement
36:16leur secteur d'activité
36:18eu égard
36:19à cette décision
36:20de la Haute Autorité
36:21de la Communication
36:21que je salue
36:22pour terminer.
36:23Merci.
36:24Merci,
36:24Armel Lina
36:25d'être passé chez nous.
36:26Je rappelle que vous êtes
36:27journaliste politique
36:28et spécialiste des questions.
36:31Et là,
36:32nous avons évoqué
36:33plusieurs sujets d'ordre
36:34qui font l'actualité
36:36et notamment
36:37la question relative
36:38à la réforme
36:38du Code de la nationalité.
36:40Et merci à vous,
36:41chers internautes,
36:42pour votre fidélité.
36:50Sous-titrage Société Radio-Canada
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