- il y a 15 minutes
Georges Meichler, surnommé "Diego", 61 ans, apiculteur et bouliste convaincu. A l'hiver 2023, il ne donne soudain plus aucun signe de vie dans son village de l'Aveyron. Sa voiture continue pourtant à circuler dans le coin. Un couple fantasque, qui navigue entre ésotérisme et désœuvrement, attire l'attention.
Retrouvez tous les jours en podcast le décryptage d'un faits divers, d'un crime ou d'une énigme judiciaire par Jean-Alphonse Richard, entouré de spécialistes, et de témoins d'affaires criminelles.
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00:0114h-15h, c'est l'heure du crime sur RTL.
00:06Depuis hier, les gendarmes de l'Aveyron s'affairent autour d'une maison dans le sud du département,
00:11à la recherche d'un homme disparu depuis un mois, Georges Mechler.
00:15Selon les enquêteurs, ce dernier aurait pu être tué et dépecé dans sa propriété.
00:22Bonjour, Georges Mechler, surnommé Diego, 61 ans, apiculteur et bouliste confirmé.
00:29A l'hiver 2023, il ne donne plus aucun signe de vie dans son village de l'Aveyron.
00:34Sa voiture continue pourtant à circuler dans le coin.
00:38Un couple fantasque qui navigue entre ésotérisme et désœuvrement attire l'attention.
00:43Ce duo a-t-il écrit un film d'horreur ?
00:47Georges Mechler et le cuisinier du diable, l'heure du crime.
00:51La seule émission Radio 100% fait diverser tout de suite sur RTL.
01:00Mardi 7 février 2023, les gendarmes de la brigade de Saint-Semin-sur-Rence, dans l'Aveyron,
01:08inspectent une petite maison à l'écart de Brasque, un village du coin.
01:13Ils sont à la recherche de son propriétaire, Georges Mechler, 61 ans, que tout le monde appelle ici Diego.
01:20Ancien routard, mais pas un marginal, pilier du club de pétanque local, un peu maçon, un peu apiculteur.
01:29Son ancienne épouse a prévenu les gendarmes, car elle n'a plus de nouvelles de lui depuis quelques jours.
01:35Il faut garer sa voiture à 400 mètres pour accéder par un sentier à cette habitation dépourvue d'eau et
01:43d'électricité.
01:44C'est ce que fait habituellement Georges Mechler, mais pour l'heure, son Citroën Jumpy n'est pas là, et
01:51lui non plus.
01:52Dans les jours qui suivent, les enquêteurs interrogent ses proches.
01:55Georges, le père du disparu, dit avoir reçu le 8 février, l'endemain de la visite des gendarmes, un SMS
02:02de sa part.
02:03Georges disait avoir revu une amie et affirmait « Je suis parti en camping-car avec elle ».
02:09Le papa a été surpris, car Georges n'envoie jamais de message.
02:13Il appelle directement.
02:14Georges a aussi envoyé des messages à sa fille ainsi qu'à un ami.
02:18À celui-ci, il écrit « Je suis parti en direction de la Bretagne, avec une copine, pour changer d
02:24'air et voir du pays.
02:25On se voit quand je rentre ».
02:27Aucun des correspondants ne reconnaît la façon de s'exprimer de Georges.
02:31Les gendarmes soupçonnent qu'une autre personne utilise le portable.
02:36Enquêteur, d'autant plus troublé que la voiture du disparu a été aperçue dans le coin.
02:41On l'a vue près de la maison de Georges, avec un couple à bord.
02:45Le conducteur a expliqué à un voisin que son ami Diego était parti en voyage.
02:51Il lui a confié son auto.
02:52Il lui a dit de demander de passer pour donner à manger aux chiens et aux poules.
02:59Mercredi 8 février, 21h.
03:02Les gendarmes sont de retour dans la maison de Georges Mechler.
03:05Cette fois, ils entrent.
03:07Pas de désordre, mais une puissante odeur âcre, nauséabonde.
03:11Des traces de foyer, comme des feux de camp, sont repérées dans le jardin.
03:15Le lendemain, le mystérieux couple qui utilise le Citroën Jumpy, un type aux cheveux blancs et une femme qui boite,
03:23est identifié.
03:24Il s'agit de Philippe Schneider, 56 ans, ancien cuistot.
03:29Il a tenu un camion pizza.
03:31Et de sa compagne, Nathalie Kaboubassi, 43 ans.
03:35Ils habitent Camares, une commune voisine.
03:38Un de leurs voisins est interrogé.
03:40Le 2 février, alors que Mechler avait déjà disparu, il a vu Schneider manœuvrer avec la camionnette blanche devant sa
03:48résidence entre 18 et 20 heures.
03:51Quelques jours plus tard, Schneider chargeait des sacs à l'arrière de sa camionnette.
03:56Sa compagne était là.
03:58Les enquêteurs se rendent à la résidence de Camares.
04:00Ils font les poubelles dans un conteneur des documents fiscaux, bancaires et médicaux au nom de Georges Mechler.
04:10Jeudi 9 février, Philippe Schneider se présente spontanément à la gendarmerie.
04:16La veille, on lui a dit que son ami Georges Mechler, alias Diego, était recherché et qu'une enquête était
04:22ouverte.
04:23Quand il vient s'expliquer, Schneider dit avoir vu Diego pour la dernière fois entre le 24 et le 27
04:30janvier.
04:31Il lui a dit qu'il était tout excité d'avoir rencontré une femme et de partir en voyage avec
04:36elle.
04:37Il lui a laissé sa voiture.
04:39Il lui a demandé de veiller sur la maison et les animaux le 30 janvier.
04:42Schneider a envoyé un message à Diego pour savoir où il avait mis les papiers de son jumpy.
04:48Diego lui a répondu.
04:50Il lui a dit qu'il se trouvait près de la gazinière.
04:52Philippe Schneider montre évidemment ce message.
04:55Mais les enquêteurs doutent.
04:57Il est aussitôt placé en garde à vue.
04:59L'appartement qu'il partage avec sa compagne est perquisitionné.
05:02On découvre deux guitares qui appartiennent aux disparus.
05:07Dans une autre maison qu'il possède à Coupiac, une forte odeur de Javel est perceptible.
05:12Ici aussi, deux tas de cendres dans le jardin.
05:15En garde à vue, Schneider déclare tout d'abord que sa femme Nathalie n'a rien à voir dans cette
05:21histoire.
05:21Puis, il parle, selon ses propres termes, d'un beau merdier.
05:27Il avoue que Diego n'est pas parti en voyage.
05:31Il est mort.
05:33Philippe Schneider dit avoir une pensée pour les personnes qu'il aime et avoir respecté l'amitié qui les liait
05:40sur un plan philosophique.
05:43Une première déclaration déroutante, même si elle se veut intellectuelle.
05:48Je vous avertis tout de suite que les propos qui vont suivre vont être beaucoup plus terre à terre.
05:54J'ai envie de dire, selon l'expression consacrée, âme sensible s'abstenir.
05:58Parce que cette suite dans cette heure du crime, elle s'apparente tout simplement à un film d'épouvante.
06:03Qu'est-il arrivé à Georges Mechler ? On va bien sûr le découvrir dans la suite de l'heure
06:07du crime.
06:07Bonjour Maître Amandine Julien.
06:09Bonjour, bonjour à tous.
06:11Merci beaucoup d'être avec nous en direct depuis Montpellier.
06:14Vous êtes avocate à Montpellier.
06:15Dans cette affaire, vous défendez les intérêts.
06:17Vous avez été l'avocate de Nathalie Kaboubassi.
06:19Nathalie Kaboubassi, on va y venir petit à petit.
06:22On va y venir dans le chapitre suivant.
06:24C'est la compagne de ce fameux Philippe Schneider.
06:27Première question pour vous, Maître Amandine Julien.
06:30Cette disparition, tout de suite, personne n'y croit.
06:33C'est quasiment impossible que cet homme qui aimait de tous, Georges Mechler, alias Diego, puisse disparaître comme ça.
06:41Il n'y a aucune raison qu'il quitte sa maison sans avertir ni sa fille.
06:47Sa fille qu'il était censé retrouver quelques jours après pour un voyage dans les Alpes ou en Savoie.
06:54Je ne me souviens plus précisément.
06:56Et donc, les copains avec qui il joue au boule l'attendent parce qu'il y a un tournoi.
07:03Donc, non, tout le monde s'est inquiété assez vite, finalement.
07:07Tout le monde s'est inquiété.
07:08Et effectivement, il n'a pas vraiment le profil, j'ai envie de dire, psychologique et même physique comme ça
07:15à disparaître, Maître Amandine Julien.
07:18Tout à fait, je suis d'accord avec vous.
07:20Il y a un petit point sur lequel, dans votre récit, votre chronologie,
07:23vous dites que Diego n'est pas un marginal.
07:26En réalité, moi, je dirais que c'est un marginal dans le sens où il vit en marge de la
07:31société.
07:32Alors, pas dans le sens négatif du terme, mais c'est qu'il n'avait pas d'électricité, pas l
07:36'eau courante, pas d'attache.
07:39Mais en réalité, il est très entouré.
07:41Et donc, très vite, tout le monde va alerter et tout le monde va essayer de le rechercher.
07:48Bonjour Mathieu Roaldès.
07:50Bonjour, Jean-François.
07:51Merci beaucoup d'être également avec nous dans cette heure du crime.
07:55On vient d'entendre Maître Amandine Julien.
07:56Je pense que vous êtes d'accord avec ce que raconte cette avocate.
08:00Quelque chose d'étonnant dans cette histoire, c'est tout de suite, effectivement,
08:05Maître Amandine Julien l'a un petit peu dit,
08:06mais tout de suite, tout le monde se préoccupe du sort de Georges Mechler qu'on appelle ici Diego.
08:12Oui, parce que tout le monde le connaissait sous ce nom.
08:17C'est quelqu'un qui participe quasiment tous les jours à la vie de la collectivité,
08:22notamment en terrain pétanque, tous les jours, dans des clubs voisins.
08:25Il s'arrête dans le bar du village aussi, tous les matins.
08:28Donc, c'est vrai que les gens, ils faisaient le marché également, ils étaient apiculteurs.
08:32Donc, les gens se demandent où il est passé, mais sans véritablement s'inquiéter.
08:35La famille s'inquiète, et notamment parce qu'il y a des SMS.
08:39Et ça, ça fait tiquer tout le monde. Personne ne croit à ces messages, finalement.
08:45Déjà, d'envoyer des SMS, ils ne le faisaient jamais, selon sa fille.
08:48C'est quelqu'un qui l'appelait.
08:49Donc, les SMS ne lui correspondent pas.
08:51Et surtout, ils sont surpris du fait que, du jour au lendemain,
08:54ils quittent comme ça son domicile pour partir en soi-disant voyage avec une femme
09:00que personne ne connaissait, d'ailleurs, dans sa famille.
09:03Georges Mechler, ce n'était pas quelqu'un qui prenait des initiatives régulièrement,
09:06ce que dira sa fille, qui vivait dans sa nature, avec ses animaux,
09:10qui s'occupait de son potager.
09:11Rien de plus.
09:12Ce n'est pas un aventurier, Georges Mechler.
09:14Ce n'est pas un aventurier.
09:15Maître Amandine Julien, on entend, il y a ces SMS qui sont pour le moins troublants.
09:19Ils paraissent un petit peu même fabriqués.
09:21Et puis ensuite, dès lors que les gendarmes poussent un peu la porte de cette maison,
09:25vous nous l'avez décrite, cette maison sans eau, sans électricité,
09:28il y a des odeurs de javel, il y a des traces de feu.
09:31Tout ça est un petit peu inquiétant.
09:34Tout à fait, tout ça est inquiétant.
09:36Et les amis qui organisent la battue vont remarquer aussi qu'il manque le véhicule,
09:43vous l'avez dit, et véhicule qui circule,
09:47qu'on peut retrouver entre les mains du couple Schneider-Kaboubassi.
09:53Et ils vont remarquer aussi qu'il y a des parts de feu, en tout cas des cendres.
09:57Donc c'est vrai que c'est une situation qui est anormale,
10:00avec beaucoup de croquettes qui sont posées au sol aussi pour les chiens,
10:03alors que Diego s'occupait très bien de ses chiens,
10:06et il n'aurait jamais laissé sa maison dans cet état.
10:09Oui, et ça c'est très troublant, très étonnant.
10:12L'enquête, elle va très vite.
10:14Maître Amandine Julien, vous les avez cités,
10:16Philippe Schneider, Nathalie Kaboubassi,
10:19c'est ce couple qu'on voit au volant du Citroën,
10:21Jumpy du Disparu.
10:22Alors, ils se font évidemment remarquer,
10:24ce n'est pas très discret comme attitude.
10:27On ne les connaît pas beaucoup dans le coin, non ?
10:31Alors, M. Schneider et Nathalie Kaboubassi, que je défendais,
10:36étaient à un moment assez proches de Diego,
10:39puisqu'ils étaient amis.
10:41Moi, ma cliente que M. Schneider-Philippe,
10:44avec qui ils avaient des échanges,
10:46notamment sur spirituel,
10:48au niveau du...
10:50Tous les deux adeptes un peu du bouddhisme,
10:54et ils échangeaient beaucoup à ce sujet,
10:57mais en tout cas, au moment des faits,
10:59ils n'étaient plus en contact.
11:01Donc, moi, Philippe Schneider et le couple Kaboubassi-Schneider
11:05étaient quand même connus,
11:06puisqu'ils avaient à un moment exploité un petit food truck,
11:11ils faisaient des pizzas,
11:12donc ils étaient quand même connus dans le coin.
11:17Ils étaient connus dans le coin,
11:18mais ils n'avaient jamais attiré véritablement l'attention jusque-là.
11:21Un couple de suspects et bientôt un troisième homme.
11:26Georges Mechler est le cuisinier du diable.
11:29J'ai détaché les vertèbres comme on le fait pour un agneau.
11:33L'enquête de l'art du crime.
11:34On se retrouve dans un instant sur RTL.
11:54Au programme de l'heure du crime,
11:56l'affaire Georges Mechler,
11:57ce retraité pacifique d'un village de l'Aveyron,
11:59a subitement disparu fin janvier, début février 2023.
12:03Un couple très rapidement soupçonné.
12:06En garde à vue, un ancien cuisinier va livrer un épouvantable scénario.
12:13Jeudi 9 février 2023,
12:15interrogé par les gendarmes,
12:16Philippe Schneider explique que le vendredi 27 janvier,
12:20il s'est fait conduire chez son ami Georges Mechler
12:22par une connaissance.
12:24Un certain Lou Benrakia.
12:26Ils ont trouvé Diego sur son lit.
12:28Il avait du mal à respirer.
12:30Ils sont revenus le lendemain.
12:32Cette fois, la rencontre a tourné à la dispute.
12:34Les deux hommes se sont empoignés.
12:36La tête de Diego a heurté le mur.
12:38Il l'a laissé inanimé.
12:41Au bout de 20 minutes,
12:42il s'est aperçu qu'il était mort.
12:45Schneider dit avoir remis le malheureux sur son lit
12:48et lui a tenu la main.
12:49Il lui a demandé pardon et s'est mis à prier.
12:51Il a quitté la maison.
12:53Chez lui, il a alors décidé de faire croire
12:55que Mechler était parti en voyage.
12:58Le lendemain,
13:00Schneider et Benrakia sont ainsi retournés à la maison.
13:03Le corps était froid.
13:04J'ai allumé des bougies pour le salut de son âme.
13:07J'avais réfléchi sur la manière de me débarrasser du corps.
13:11J'allais le découper,
13:12mais dans le respect de sa mémoire,
13:14dit Schneider au gendarme.
13:16Il affirme que Diego voulait être enterré sur son terrain.
13:20Il a donc découpé le corps en tranchant d'abord une main,
13:24puis elle a poursuivi le dépeçage,
13:26avant-bras,
13:27deux pieds,
13:28tibia,
13:29fémur,
13:30organe intérieur,
13:31le cœur.
13:32Il a désolidarisé la tête.
13:35Il a détaché les vertèbres.
13:36Comme on le fait pour un agneau,
13:38précise l'ancien cuisinier aux enquêteurs.
13:41Il se dit habitué des carcasses animales.
13:43Il a fait rôtir des morceaux dans une poêle.
13:46Il en a fait brûler d'autres.
13:47Il a écrasé des bouts de corps en les dispersant tout en priant.
13:51Lou Benrakia,
13:52le chauffeur,
13:53est également en garde à vue.
13:55Il explique que Schneider lui avait demandé de venir avec lui
13:57pour faire une blague à un de ses amis.
13:59C'est comme ça qu'ils auraient attaché Diego
14:01et l'auraient laissé sur le lit.
14:03Le lendemain,
14:04il l'aurait trouvé mort,
14:05étouffé par son baillon.
14:07L'ancien faux soyeur,
14:08dément,
14:09lui,
14:09avoir participé au dépeçage.
14:12Nathalie Kaboubassi,
14:13compagne de Schneider,
14:14affirme qu'elle n'était pas là
14:16quand Diego a été tué.
14:17Elle a compris qu'un drame s'était joué
14:20quand son compagnon lui a dit en rentrant
14:22qu'il était allé trop loin.
14:25Lundi 27 février 2023,
14:27la juge emmène les suspects à Koupiak,
14:30sur le terrain
14:32où Georges Mechler a été dépecé.
14:34Philippe Schneider ne parle plus d'accident.
14:36Il a bien allé bien attaquer la victime.
14:38Puis il a ligoté avec Bendrakia,
14:40sans vouloir lui faire du mal,
14:42précise-t-il.
14:43Mechler est mort,
14:44étouffé.
14:45J'ai attendu
14:45deux à trois jours
14:47avant de me mettre au travail
14:48pour respecter la transmigration
14:51de son âme,
14:53affirme Schneider,
14:54adepte du bouddhisme.
14:55Ici,
14:55il a fait bouillir de l'eau
14:56dans deux marmites
14:57avec des plantes
14:58pour faciliter la cuisson
15:00et éviter les odeurs.
15:01Selon l'ex-cuisinier,
15:03l'expédition était destinée
15:04à dérober de la résine de cannabis.
15:06Il y en avait au total
15:08pour une petite cinquantaine d'euros.
15:13Au fil des auditions
15:14de valant juge d'instruction de Montpellier,
15:16Julie Lemasson,
15:17les suspects étoffent leur déclaration.
15:20Lou Benrakia explique
15:21que Schneider lui a monté la tête
15:23en lui racontant
15:24que Diego avait violé
15:25la fille d'une amie.
15:27Il le décrivait comme un détraqué,
15:29sans famille,
15:29sans honneur
15:30et qui devait disparaître.
15:32Réinterrogé,
15:33Philippe Schneider répète, lui,
15:34qu'il voulait juste
15:36le cambrioler.
15:37Il était venu à la maison
15:39avec des cordelettes,
15:40deux écharpes,
15:41des gants,
15:42du ruban adhésif.
15:43Les deux hommes ont ligoté la victime,
15:44l'ont roué deux coups
15:45pour qu'il donne son code
15:46de carte bancaire.
15:48Jusqu'au moment
15:49où Benrakia lui aurait dit
15:50que Diego était canné,
15:52qu'il était mort.
15:54Nathalie Kaboubassi,
15:55la compagne,
15:56a appris le décès.
15:57Le jour même,
15:57elle a insisté
15:58pour venir à Koupiak
15:59où se tenait le dépossage.
16:01Elle a taillé les ronces
16:02pour faciliter le passage du corps.
16:04Elle a coupé du bois
16:06pour le feu.
16:08Un mobile minable,
16:10reste à savoir
16:10si c'est le vrai mobile,
16:11un mobile minable
16:12pour un crime
16:13d'une grande barbarie.
16:14Les gendarmes ont un peu de mal
16:15à croire que le suspect numéro un,
16:18Philippe Schneider,
16:19ait pu faire ça tout seul
16:21et qu'il se soit lancé
16:21dans cette entreprise.
16:22L'enquête est loin
16:24d'être terminée.
16:25On va savoir
16:25si la vérité est celle-là
16:27ou bien
16:28si elle est toute autre.
16:29On va voir ça
16:29dans le prochain chapitre
16:30dans l'heure du crime.
16:32Schneider n'est a priori
16:33pas un criminel
16:35et là,
16:36il le devient
16:36de la façon
16:37la plus épouvantable
16:39qui soit.
16:40Maître Amandine Julien,
16:42vous êtes avec nous
16:42dans cette heure du crime,
16:43avocate à Montpellier,
16:44avocate de Nathalie Kaboubassi,
16:46c'est justement
16:46la compagne
16:47de cet homme,
16:48Philippe Schneider.
16:49Le moins qu'on puisse dire,
16:50et vous avez évidemment
16:52lu tous ces procès-verbaux
16:53avec attention,
16:54Maître Julien,
16:56le moins qu'on puisse dire,
16:56c'est que
16:57le récit de ce dépeçage
16:59est totalement glaçant.
17:01Alors,
17:02vous l'avez rappelé,
17:03il est placé en garde à vue
17:05assez rapidement
17:05et c'est lui
17:06qui se présente
17:07à la gendarmerie
17:08pour essayer
17:10de participer
17:11à l'enquête
17:12sur la disparition
17:13de Diego.
17:14Et donc,
17:15il va,
17:16prétentieux,
17:17M. Schneider,
17:18il se présente
17:19à la gendarmerie,
17:19il sera placé
17:20en garde à vue
17:20et en réalité,
17:21il va très vite avouer
17:22le crime.
17:23Et il va se faire
17:24un malin plaisir
17:25de décrire
17:26parce que
17:26vous avez cité
17:27quelques parties
17:28mais en réalité,
17:29dans le PV
17:29d'audition
17:30de garde à vue,
17:32il y a un paragraphe
17:33qui est extrêmement long
17:34où il décrit
17:35minutieusement
17:36et dans le moindre détail
17:37comment il a découpé
17:38le corps.
17:39Et on a quand même
17:39le sentiment
17:40qu'il se fait
17:40un malin plaisir
17:41de,
17:42voilà,
17:43il est vraiment
17:43l'acteur principal
17:44et c'est lui
17:45qui va expliquer
17:46comment ça s'est passé
17:47et surtout,
17:48il s'efforce
17:48de ne manquer
17:49aucun détail.
17:50Et c'est ça
17:50qui va tous
17:51un petit peu
17:52nous glacer.
17:53C'est très intéressant
17:55ce que vous racontez
17:56Maître Amandine Julien
17:57parce que cet homme
17:58vous dites que finalement
17:58il se met en scène
17:59il y a un plaisir sadique
18:01dans son expression
18:02c'est ça que vous voulez dire
18:03Maître Julien ?
18:05Alors,
18:05nous on lit
18:07que des PV
18:07moi je n'étais pas
18:09avec lui
18:11en gendarmerie
18:12quand il est entendu
18:12mais en tout cas
18:13quand on lit le PV
18:14c'était un peu
18:14l'impression qu'on a
18:16qu'il a vraiment plaisir
18:20à raconter
18:21comment il a fait
18:22alors que d'habitude
18:24on lit plutôt
18:25des gardés à vue
18:27qui ne vont pas donner
18:28trop de détails
18:29parce que c'est tellement horrible
18:31qu'ils vont essayer
18:32de minimiser
18:32ou de garder
18:34certaines parties
18:36secrètes
18:36et ils avoueront
18:37peut-être plus tard
18:38devant le juge d'instruction
18:40lui tout de suite
18:41il va vraiment expliquer
18:42dans le détail
18:43comment il a procédé.
18:44C'est son travail
18:45c'est son oeuvre
18:45encore une question
18:46Maître Amandine Julien
18:47c'est lui qui est aux commandes
18:49il n'y a pas de doute
18:49c'est lui qui organise tout
18:51on a l'impression
18:52que les deux comparses
18:54Lou Benrakia
18:55qui lui sert de chauffeur
18:56et puis sa compagne
18:57Nathalie Kaboubassi
18:58qui est également
18:59votre cliente
19:00sont un peu des
19:01faire-valoir
19:01c'est ça ?
19:03Ils sont même plus
19:04que des faire-valoir
19:05ils sont
19:05moi pour ma cliente
19:07Nathalie Kaboubassi
19:08elle est très malade
19:08on y reviendra peut-être
19:09tout à l'heure
19:09mais elle était sous dialyse
19:11au moment des faits
19:13elle souffre de nombreuses
19:14pathologies
19:14donc bien sûr
19:15qu'elle ne pouvait pas
19:16être aux commandes
19:17de quoi que ce soit
19:17Lou Benrakia
19:18il est de presque 30 ans
19:22Philippe Schneider
19:23a 30 ans de plus que lui
19:24donc évidemment
19:25que c'est M. Schneider
19:26qui tire les ficelles
19:27de tout ça
19:28et c'est lui
19:28qui est aux commandes
19:30Mathieu Rualdes
19:31alors ça il faut
19:32qu'on rentre un petit peu
19:33dans la psychologie
19:33de Philippe Schneider
19:35c'est un garçon
19:36vous êtes journaliste
19:36pour le quotidien
19:37centre presse
19:38Aveyron
19:39et vous avez suivi
19:40également toute cette affaire
19:41je l'avais oublié
19:42de le rappeler
19:43Philippe Schneider
19:44je le dis
19:45il n'a aucun casier judiciaire
19:47et pourtant
19:47ce crime
19:49est tellement abominable
19:50que les enquêteurs
19:51vont se demander
19:52si au départ
19:53ils n'ont pas affaire
19:53à un récidiviste
19:55ça a été une grande question
19:57dès le départ
19:59de l'affaire
20:00pour le parquet
20:00de Rodesk
20:01qui était en charge
20:01de l'enquête
20:02ils ont fait
20:02pas mal de recherches
20:04en se disant
20:04que c'était quand même
20:05pas possible
20:06de passer à l'acte
20:06avec une telle atrocité
20:08pour la première fois
20:09à 61 ans
20:10de la part de quelqu'un
20:11qui n'était pas du tout
20:11connu
20:12ils ont eu beaucoup de mal
20:13à retracer un peu
20:14la vie de Philippe Schneider
20:15ils n'ont rien trouvé
20:16ont mis une séquestration
20:18d'une prostituée
20:19alors c'était dans les années 90
20:20dans le nord de la France
20:21ils se sont aperçus
20:23que Philippe Schneider
20:24avait parfois disparu
20:25des radars
20:26on peut que ce soit en Belgique
20:28il était parti au Népal aussi
20:29pendant de longues années
20:31on ne sait pas trop
20:31ce qu'il a fait là-bas
20:32ça restera des questions
20:34sans réponse
20:34oui effectivement
20:35les enquêteurs vont se demander
20:36s'il ne serait pas
20:36un routard du crime
20:37en quelque sorte
20:38parce qu'il voyage beaucoup
20:40cet homme
20:41Mathieu Roaldès
20:42alors évidemment
20:42il y a cette ambiance
20:43qui est très glauque
20:44très sombre
20:44autour de cette mise à mort
20:45il a raconté
20:47qu'il a fait cuire
20:48des morceaux de corps
20:49les gendarmes vont penser
20:50bien sûr
20:50tout simplement
20:52à du cannibalisme
20:52parce que ça y ressemble
20:54mais ce n'est pas le cas
20:56les enquêteurs disent
20:57qu'ils ont presque
20:58eu envie de vomir
20:59sur le procès verbal
21:00ça fait 4 pages
21:01ce qui est énorme
21:02et ils se posent la question
21:03sur le cannibalisme
21:05effectivement
21:05Philippe Schneider
21:07n'y répond pas
21:08vraiment
21:09très clairement
21:09dès le départ
21:10c'est surtout sa compagne
21:11Nathalie Kaboubassi
21:12qui ne dira
21:13jamais de la vie
21:14absolument pas
21:15je préfère me couper
21:17une main
21:17qu'assister à une scène
21:19telle que celle-ci
21:20il n'y a pas eu
21:21d'élément
21:21en tout cas
21:22dans l'enquête
21:23sur des actes
21:23de cannibalisme
21:24même si la question
21:25s'était posée
21:26puisqu'il a fait cuire
21:26des bouts de corps
21:28avec des légumes
21:28et c'est pour ça
21:29que les enquêteurs
21:30avaient posé cette question
21:31oui parce que ça interroge
21:32parce que ça interroge beaucoup
21:32la manière dont a été
21:33entre guillemets
21:34cuisiné ce corps
21:35mais qui n'a pas été mangé
21:37en tout cas
21:37ce n'est pas du tout établi
21:38par les investigations
21:40Maître Amandine Julien
21:41alors je le dis
21:42il y a tout ce climat
21:44autour de
21:44effectivement de la mort
21:46de ce malheureux
21:47Georges Mechler
21:48alias Diego
21:49il y a aussi
21:50ces prières
21:50ces incantations
21:51du côté de Schneider
21:52Schneider il n'arrête pas
21:53de dire
21:54j'ai prié pour lui
21:55j'ai prié pour son âme
21:56c'est exact ?
21:58oui c'est un personnage
22:00très singulier
22:00Philippe Schneider
22:01parce qu'il se dit
22:04bouddhiste
22:05en même temps
22:06par le passé
22:07il a essayé
22:07il a tenté d'être pasteur
22:09il n'y est pas parvenu
22:10ensuite il est chrétien
22:12donc je ne sais pas
22:13quelle prière
22:14il a pu effectuer
22:15mais ce qui était certain
22:16c'est que Diego
22:18lui était
22:20vraisemblablement
22:21bouddhiste
22:21en tout cas
22:22il s'apparentait
22:22à cette branche là
22:24et ce qu'explique
22:25Monsieur Schneider
22:26c'est que par respect
22:27pour lui
22:27il a voulu
22:29lui donner
22:30un enterrement
22:31en tout cas
22:32pas un enterrement
22:33mais une cérémonie
22:34qui correspondait
22:35à la religion
22:38que suivait
22:39et au précepte
22:39que suivait Diego
22:41on est un peu
22:41en plein délire
22:42maître Amandine-Julien
22:44on est complètement
22:45en plein délire
22:46mais enfin
22:47Philippe Schneider
22:48il est comme ça
22:49un corps pulvérisé
22:51il ne reste
22:52qu'un kilo
22:54et 258 grammes
22:56d'os
22:57Georges Mechler
22:58est le cuisinier
22:59du diable
23:00il voulait
23:01le faire bouillir
23:01pour que la viande
23:02se détache
23:03des eaux
23:04l'enquête
23:05de l'heure du crime
23:05comment expliquer
23:06cet acharnement
23:07à anéantir
23:08le tranquille apiculteur
23:09pourquoi
23:10les légistes
23:11vont-ils être
23:12eux-mêmes
23:13effarés
23:13à suivre
23:14dans un court instant
23:15sur RTL
23:16merci d'écouter RTL
23:28l'heure du crime
23:29l'heure du crime
23:30la seule émission radio
23:31100% fait d'hiver
23:32avec Jean-Alphonse Richard
23:34il va expliquer
23:35que après avoir découpé
23:36le corps
23:36il aurait calciné
23:38des morceaux
23:38cuisiné certains
23:39avec des herbes
23:41dans de l'eau de javel
23:42pour éviter les odeurs
23:43comble du comble
23:44il aurait dispersé
23:45les parties calcinées
23:47en pleine nature
23:48pour soi-disant
23:50permettre une réincarnation
23:52de la victime
23:52selon un rituel bouddhiste
23:55auquel il croyait
23:56l'heure du crime
23:58consacrée à l'affaire
23:59Georges Mechler
23:59cet habitant
24:00d'un village de l'Aveyron
24:01a été tué
24:02en février 2023
24:03de façon atroce
24:05dépecé par un ancien cuisinier
24:07certains morceaux cuits
24:08l'assassin
24:09sa compagne
24:10et un complice
24:11ont reconnu le crime
24:12le mobile avoué
24:13le vol
24:14reste des plus flous
24:17jeudi 2 mars 2023
24:19un mois
24:19après la mort
24:20de Georges Mechler
24:21la cour d'appel
24:22de Montpellier
24:23rejette la demande
24:24de mise en liberté
24:25de Nathalie Kaboubassi
24:27la compagne
24:28du dépeceur
24:29l'avocate générale
24:30estime
24:31que le trio de suspects
24:32est solidaire
24:34des conditions abominables
24:35dans lesquelles est mort
24:36Georges Mechler
24:37alias Diego
24:38certains morceaux de chair
24:40auraient été jetés
24:41dans de l'eau
24:41en train de bouillir
24:42sur un trépied
24:43rappelle la magistrate
24:44le dépeceur
24:46a ainsi reconnu
24:46qu'il ne restait
24:47rien du corps
24:48hormis un ou deux
24:50morceaux
24:50de la boîte crânienne
24:52je les ai éparpillés
24:53en priant
24:54a avoué
24:55l'ancien cuisinier
24:56Philippe Schneider
24:57deux légistes
24:58et un expert
24:59en anthropologie
25:00ont ratissé
25:01le lieu du dépeçage
25:02et de la crémation
25:03dans leur rapport
25:04ils indiquent
25:05que les fragments
25:06récupérés
25:07sont tellement
25:08pilés
25:09écrasés
25:10qu'il est impossible
25:12de se prononcer
25:13sur la taille
25:14le sexe
25:15l'origine
25:15de l'individu
25:16impossible aussi
25:18de connaître
25:18les causes du décès
25:19Georges Mechler
25:21aurait été
25:21tout simplement
25:23anéanti
25:24il ne restait
25:25de cet homme
25:26robuste
25:26qu'un kilo
25:27et 258 grammes
25:29d'os
25:31l'expert psychiatre
25:33qui examine
25:33le dépeceur
25:34Philippe Schneider
25:34le décrit
25:35comme un homme
25:36grandiloquent
25:37qui cherche à impressionner
25:38ses interlocuteurs
25:39en employant
25:40des mots savants
25:41et parfois incompréhensibles
25:42le suspect
25:43dit s'être enfermé
25:44dans la spirale
25:45du mensonge
25:46je réfléchissais
25:47pour trouver
25:48un mensonge
25:49cohérent
25:50explique-t-il
25:51il se plaint
25:51de manière triviale
25:53de son travail
25:53de dépeçage
25:54j'en ai chié
25:55dit-il
25:56pas facile
25:57de mettre
25:58un corps
25:58dans un sac
25:59j'ai dû découper
26:00le corps
26:00vous ne pouvez pas
26:01comprendre
26:02combien j'ai souffert
26:03déclare-t-il
26:04face au psy
26:05Schneider
26:05tente de se trouver
26:07des excuses
26:07les choses
26:08se sont enchaînées
26:09j'ai connu
26:10une faiblesse morale
26:11c'est moi
26:12le plus fautif
26:13au moment de la mort
26:14je n'avais pas
26:15toute ma conscience
26:16maintenant
26:17je me rapproche
26:17de la prière
26:18car il est dans
26:19la nature de Dieu
26:20de pardonner
26:21face au psy
26:22le complice
26:23Lou Benrakia
26:25apparaît
26:26désespéré
26:26c'est Philippe
26:27qui voulait le faire bouillir
26:29pour que la viande
26:29se détache des eaux
26:31dit-il
26:31il précise
26:32il y avait des patates
26:34et des carottes
26:35il m'a dit
26:36que si quelqu'un
26:36arrivait
26:37il fallait dire
26:38qu'on cuisait
26:39de la viande
26:39pour le chien
26:40il portait sur moi
26:41un regard noir
26:45l'anéantissement
26:47d'un homme
26:48maître Amandine Julien
26:50vous nous accompagnez
26:50depuis le début
26:51de cette heure du crime
26:52avocate à Montpellier
26:53avocate de Nathalie Kaboubassi
26:54vous connaissez parfaitement
26:56ce dossier
26:57l'anéantissement
26:58d'un homme
26:58finalement c'est ce qui ressort
27:00de tous ces récits croisés
27:02on a voulu
27:02le réduire
27:03quasiment en poussière
27:05le malheureux
27:05Georges Mechler
27:08est-ce que c'était
27:09pour respecter
27:10une religion
27:12le bouddhisme
27:13pour cette
27:14transmigration
27:15de l'âme
27:16brûler les corps
27:17comme on le fait
27:18sur le Gange
27:19ou est-ce que c'était
27:20pour faire disparaître
27:21aussi toutes les preuves
27:23et pour ne pas reconnaître
27:25le cadavre de Diego
27:26je ne sais pas
27:28le fait est
27:29c'est que
27:30il y a une absence
27:31totale
27:32de conscience
27:33quasiment
27:33de ce qu'il fait
27:35de la part de
27:35Philippe Schneider
27:37il est là
27:37il le raconte très bien
27:38etc
27:39mais on a l'impression
27:39que c'est très mécanique
27:40chez lui
27:41c'est comme s'il était
27:42dans sa cuisine
27:43quand il avait son restaurant
27:46il y a le discours
27:48qu'il tient
27:49en disant
27:50qu'il a souffert
27:51et il y a
27:52ce qui s'est réellement passé
27:54là encore une fois
27:56on a eu peu de réponses
27:57de Philippe Schneider
27:59à l'audience
28:00je ne peux pas vous dire
28:02s'il était
28:03dans la souffrance
28:04ou s'il a apprécié
28:06ce qu'il faisait
28:07je comprends très bien
28:09Maître Julien
28:10mais juste
28:10encore une petite question
28:12il dit sans arrêt
28:13on a déjà dit
28:14il prie pour l'âme
28:15de la victime
28:16mais on n'a pas l'impression
28:17qu'il est des mots
28:18très compatissants
28:19vis-à-vis de cette victime
28:22non au contraire
28:23il a été plutôt
28:23très dénigrant
28:24à l'égard de Diego
28:26en le décrivant
28:27comme un
28:28comme un violeur
28:30non
28:31et puis s'il s'est attaqué
28:32à lui
28:34alors qu'il le sait
28:36il sait qu'il est
28:37quelqu'un d'assez faible
28:38qu'il est âgé
28:39qu'il vit seul
28:40non il n'est pas du tout
28:42compatissant
28:44Mathieu Roaldès
28:45vous êtes avec nous
28:45également dans
28:46l'heure du crime
28:46journaliste
28:46pour le quotidien
28:47centre presse
28:48Aveyron
28:49et vous aussi
28:50vous avez suivi
28:51évidemment
28:51toute cette affaire
28:53encore un mot
28:54parce que moi
28:55je suis très frappé
28:55par effectivement
28:56la destruction
28:57il n'y a pas d'autre mot
28:58de cet homme
28:59un être humain
29:00comme ça
29:01qui a été réduit
29:02quasiment à néant
29:04c'est ce que disent
29:04d'ailleurs les experts légistes
29:06et l'anthropologue
29:07ils sont face
29:07à une totale
29:08d'instruction
29:09d'instruction
29:10ils vont le dire
29:11c'est presque
29:12du jamais vu
29:13d'arriver finalement
29:15en réduire
29:15une personne
29:16autant à cendre
29:17ils ont réussi
29:18à identifier
29:20formellement
29:21le corps
29:21grâce à une dent
29:22qui est restée
29:23qui avait été couronnée
29:24donc ils sont remontés
29:26jusqu'au dentiste
29:26finalement
29:27qui avait prodigué
29:28ces soins-là
29:28sur la victime
29:29et qui a pu identifier
29:30formellement
29:31Georges Messler
29:32mais sans ça
29:33on n'aurait même pas
29:34été capable
29:35de savoir
29:35si c'était vraiment lui
29:36c'est incroyable
29:38ce que vous racontez
29:38Mathieu Roaldès
29:39alors la famille
29:41n'a pas de corps
29:42je suppose que pour
29:42ses proches
29:43pour cette famille
29:44c'est tout à fait
29:45insoutenable
29:46pour la famille
29:47ça a été
29:48insoutenable
29:49elle l'a raconté
29:49lors du procès
29:51on leur a remis
29:52le corps
29:52de leur père
29:53de leur frère
29:54de leur fils
29:55dans un cercueil
29:56de bébés
29:57les parents de Georges
29:58ne l'ont pas supporté
29:59ils en sont morts
30:00du choc
30:01de cette remise
30:02en tout cas
30:02par les autorités
30:03c'est très difficile
30:04à supporter
30:05en tout cas
30:05pour la famille
30:06et on le comprend bien
30:07effectivement
30:07pour cette famille
30:08c'est terrifiant
30:09le scénario
30:10est tout à fait terrifiant
30:11Maître Amandine Julien
30:12alors il y a
30:13ce mobile
30:14on voulait lui voler
30:15du shit
30:15une cinquantaine d'euros
30:17de cannabis
30:18ça ne va pas très loin
30:19est-ce qu'on peut y croire
30:21à ce mobile
30:21selon vous
30:22Maître Amandine Julien ?
30:24Je pense qu'on peut y croire
30:25parce que
30:27le couple Schneider-Kaboubassi
30:29était vraiment
30:29dans une détresse
30:30et vraiment
30:31une pauvreté extrême
30:33puisqu'ils n'avaient
30:34vraiment aucune aide
30:34pas le RSA
30:36ils allaient dans
30:37une situation
30:37très difficile
30:38et
30:40il est possible
30:41que Philippe Schneider
30:43se soit rendu
30:44chez Diego
30:45qu'il ait remarqué
30:46qu'il y avait
30:46alors je ne sais pas
30:47si c'était du shit
30:47toute la beuh
30:48mais une quantité
30:49de 600 grammes
30:50on dit
30:50qui représente
30:53quelques euros
30:54c'est vrai que
30:55ce n'est pas
30:55un gros pactole
30:56mais
30:57il est possible
30:58qu'il ait imaginé
30:59le cambriolet
31:00pour ensuite
31:01revendre
31:02le butin
31:03ou
31:04lui prendre
31:05sa carte bancaire
31:06c'est tout à fait possible
31:07Il était parti
31:09pour tuer
31:10selon vous
31:10cet homme
31:11Philippe Schneider ?
31:13Moi je ne pense pas
31:14moi je ne pense pas
31:17je ne crois pas
31:18que c'était
31:19le scénario
31:20imaginé
31:21d'ailleurs
31:21ils étaient
31:22accusés
31:23de séquestration
31:24pas d'assassinat
31:26je ne pense pas
31:26que ça a été
31:27prémédité
31:27Un trio
31:28qui va être jugé
31:31Georges Mechler
31:31est le cuisinier
31:32du diable
31:33pour découper
31:34je me suis servi
31:35de mes compétences
31:36professionnelles
31:37c'était une folie
31:38je n'étais plus
31:39moi-même
31:39l'enquête
31:40de l'heure du crime
31:41on se retrouve
31:41dans un instant
31:42sur RTL
31:45tous les jours
31:46toute la journée
31:49c'est RTL
31:5514h15
31:56c'est l'heure du crime
31:57sur RTL
31:59retour
32:00dans l'heure du crime
32:00sur l'affaire
32:01Georges Mechler
32:02cet apiculteur
32:03d'un village
32:04de l'Aveyron
32:04a été tué
32:05dépecé
32:05brûlé
32:06en février 2023
32:07deux hommes
32:08et une femme
32:09rapidement arrêtés
32:10des aveux dans le désordre
32:11un mobile flou
32:12deux ans plus tard
32:13ils sont jugés
32:15lundi 19 mai 2025
32:17l'ancien cuisinier
32:19et pizzaïolo
32:20Philippe Schneider
32:2158 ans
32:22sa compagne
32:23Nathalie Kaboubassi
32:2445 ans
32:25et l'ex-fossoyeur
32:26Lou Benrakia
32:2727 ans
32:28sont devant
32:29la cour d'assises
32:30de l'Aveyron
32:30à Rodez
32:31les proches de la victime
32:33dont ses enfants
32:34sont sur le banc
32:35de la partie civile
32:35leurs regards
32:36sont tournés
32:37vers Schneider
32:38le dépeuseur
32:39je ne comprends pas
32:41comment cela a pu arriver
32:42et pourtant
32:42c'est arrivé
32:43dit cet homme
32:44qui avait débarqué
32:46en 2019
32:47dans le coin
32:47il tenait un camion
32:49pizza
32:49puis avait sombré
32:50dans l'ésotérisme
32:51avec ses incantations
32:52et en vendant
32:54un breuvage aux plantes
32:55appelé
32:56Potion Magix
32:57une psychologue
32:59présente le couple
33:00Schneider-Kaboubassi
33:01comme l'association
33:02de deux êtres
33:03en perdition
33:04venus se perdre
33:05au fin fond
33:06de la campagne
33:07averonaise
33:08un couple
33:09qui partageait
33:10ses angoisses
33:10profondes
33:11dit la spécialiste
33:12je n'ai pas de mots
33:13pour expliquer
33:14ma culpabilité
33:15mes regrets
33:16je comprends
33:17la colère
33:17et le dégoût
33:18que je peux susciter
33:19déclare
33:20Philippe Schneider
33:20sa compagne
33:21nid d'une voix
33:22pâteuse
33:23toute participation
33:24au fait
33:25Lou Benrakia
33:26est le plus souvent
33:27en larmes
33:30Philippe Schneider
33:31ne sait pas pourquoi
33:32il a eu l'idée
33:33de dépecer
33:33Georges Mechler
33:34juste après
33:35la mort de Diego
33:36il a toutefois
33:37regardé une série
33:37Netflix
33:38sur le tueur
33:39en série américain
33:40Jeffrey Dahmer
33:41le dépeceur
33:43du Milwaukee
33:43il ignore
33:45si cette vidéo
33:46a servi de déclic
33:47il sait seulement
33:47qu'il a ôté
33:48les viscères
33:49sectionné
33:50les articulations
33:51les membres
33:52les vertèbres
33:53je me suis servi
33:54de mes compétences
33:55professionnelles
33:56résume-t-il
33:57il dit
33:58avoir invoqué
33:59un rite hindouiste
34:01pour que son ami
34:01se réincarne
34:02c'était une folie
34:03je n'étais plus
34:04moi-même
34:05j'étais en état
34:06de choc
34:06déclare le cuisinier
34:07qui s'auto-proclamait
34:09druide
34:10les psychiatres
34:11n'ont jamais
34:12cerné ses motivations
34:13au psychiatre
34:15qui l'a interrogé
34:16Schneider a répondu
34:17après le procès
34:18je vous promets
34:19d'écrire
34:20mon histoire
34:22et dans cette heure du crime
34:23on retrouve l'un de nos invités
34:24journaliste pour le quotidien
34:25Centre Presse Aveyron
34:27Mathieu Roaldès
34:28vous êtes évidemment
34:30à ce procès
34:31pour Centre Presse Aveyron
34:33déjà à quoi ressemble
34:35cette étonnante brochette
34:36d'accusé
34:38Philippe Schneider
34:39il a le dessus
34:41sur les deux autres
34:42encore une fois
34:42c'est lui qui parle
34:43sa compagne
34:44Nathalie Kaboubassi
34:46à qui il avait fait
34:46d'ailleurs signer
34:47comme à toutes ses compagnes
34:48un contrat de soumission
34:50au départ de leur relation
34:51elle
34:52elle dort
34:53toute la journée
34:54durant tous les débats
34:55et donc
34:55le président
34:56n'arrive pas
34:57à l'interroger
34:58dès lors qu'on lui pose
34:59des questions
35:00elle est à l'ouest
35:01complet
35:02quant à Lou Benrakiak
35:04qui est l'homme de main
35:05comme on l'a appelé
35:06lui qui est présenté
35:08vraiment
35:08par tous les psychiatres
35:10avec une intelligence
35:10assez limitée
35:11il répond
35:12simplement
35:13par oui
35:14par non
35:14il essaiera
35:15de livrer quelques excuses
35:17à la famille
35:17mais c'est toujours
35:18maladroit
35:19et ce jeune
35:20on se demande vraiment
35:21comment il a été embarqué
35:22dans cette histoire là
35:23c'est vraiment
35:24la grande question
35:24c'est la grande question
35:26mais il n'y a pas que ça
35:27comme question
35:27Maître Amandine Julien
35:29vous êtes avec nous
35:29dans cette heure du crime
35:30avocate à Montpellier
35:31avocate de Nathalie Kaboubassi
35:32elle comparait aux assises
35:34c'est la compagne
35:35elle n'a pas grand chose
35:35à dire
35:36et puis elle est écrasée
35:36par la maladie
35:39évidemment
35:39tous les regards
35:40toute l'attention
35:41elle est exclusivement
35:42sur Philippe Schneider
35:43c'est le dépesseur
35:45mais il n'y a que lui
35:46finalement qui parle
35:47il occupe l'espace
35:48et il est presque
35:48content de briller
35:50et de répondre
35:50aux questions
35:53alors
35:53moi j'ai été assez étonnée
35:55du comportement
35:55de Philippe Schneider
35:56à l'audience
35:57et peut-être que
35:57Mathieu Roaldès
35:58partage mon impression
36:01tout au long
36:02de la procédure
36:03d'instruction
36:03je pensais justement
36:04qu'il allait prendre
36:05un peu le dessus
36:06et en réalité
36:07tous les intervenants
36:09que ce soit
36:09les experts psy
36:10l'enquêtriste de personnalité
36:12tout le monde
36:12a décrit
36:14Philippe Schneider
36:15comme un personnage
36:16qui veut prendre le dessus
36:18qui veut prendre la lumière
36:19qui essaie
36:20lui-même
36:21de poser les questions
36:22de diriger
36:23un petit peu
36:24les débats
36:24et en réalité
36:25on avait
36:27en cours d'assises
36:28un président
36:28monsieur Pinarell
36:29qui est un président
36:30qui n'a pas laissé
36:31tête place
36:32à Philippe Schneider
36:33et je pense
36:34qu'il a eu raison
36:35et en réalité
36:36je l'ai trouvé
36:36plutôt
36:3860 ans
36:39presque un vieillard
36:40très affaibli
36:43il n'avait pas
36:44la superbe
36:45qu'il a fait
36:45tout au long
36:46de l'instruction
36:47et je pense
36:48qu'il était
36:49en mauvaise position
36:50tout au long
36:51de ce procès
36:51oui mais vous avez raison
36:53maître Amandine Julien
36:53puis je pense aussi
36:54que peut-être
36:54qu'il a au fond du fond
36:56pas grand chose
36:57à dire
36:57même si son crime
36:58est abominable
36:59parce qu'effectivement
37:00il y a tout ce
37:02verdibillage
37:02pseudo-intellectuel
37:04on n'y comprend rien
37:04maître Amandine Julien
37:05à ce qu'il peut raconter
37:06parfois cet homme
37:07je suis tout à fait
37:08d'accord avec vous
37:08et là il était
37:09dans une cour d'assises
37:10avec des avocats
37:11avec des experts
37:12qui se succèdent à la barre
37:13avec des magistrats
37:15des jurés
37:15et en réalité
37:16lui qui a l'habitude
37:18d'endormir
37:19un petit peu
37:20ses interlocuteurs
37:21qu'il choisit
37:21toujours un petit peu
37:23comme Lou Ben Rakia
37:24qui a une intelligence limitée
37:27il utilise
37:28un vocabulaire
37:29toujours très compliqué
37:30un peu soutenu
37:31pour finalement
37:31ne pas dire grand chose
37:32et là
37:33il savait que
37:35ce n'était pas possible
37:36qu'il ne pouvait pas
37:37agir comme ça
37:37donc finalement
37:38il ne donnait pas
37:39beaucoup d'explications
37:40il ne parlait pas
37:41beaucoup finalement
37:41M. Schneider
37:42parce qu'il était arrivé
37:43au bout de sa minable
37:44démonstration
37:45il n'y a pas d'autre terme
37:46et qu'il n'avait
37:47sûrement plus rien à dire
37:49face à un président
37:49pugnace
37:50le président des assises
37:52Mathieu Roaldès
37:53question
37:54vous êtes là
37:55cette audience
37:56vous le regardez évoluer
37:57cet homme
37:58pendant quelques jours
37:59est-ce qu'il y a
38:00des regrets
38:01chez Philippe Schneider ?
38:04Jamais
38:05jamais de regrets
38:06il se montre presque
38:07on pourrait dire
38:09un peu fier
38:10de ce qu'il a fait
38:11puisqu'il a l'impression
38:12de devenir quelqu'un
38:13avec ce crime
38:14donc il aime parler
38:15il aime avoir
38:16le dessus
38:17sur son interlocuteur
38:18et quand il fait le détail
38:20de l'horreur de son crime
38:21il verse quelques larmes
38:23mais ça paraît tellement faux
38:24que tout le monde
38:25lui demande
38:26si ses larmes sont réelles
38:27et même lui
38:28il arrête de suite
38:29de pleurer
38:29et il a presque
38:31un petit rictus
38:31de sourire
38:32c'est quelqu'un
38:33qui ne montre aucun regret
38:34et qui est fier
38:35finalement
38:36qu'on s'intéresse à lui
38:37c'est peut-être ça le pire
38:38d'ailleurs il finira
38:39le procès
38:40en disant
38:40un jour
38:40j'écrirai mon histoire
38:42pour que vous ayez la vérité
38:43c'est ça
38:44mais ça il va cesser
38:45de le répéter
38:45on l'attend toujours
38:46d'ailleurs cette histoire
38:47mais sans doute
38:47il n'y a pas d'histoire
38:48tout simplement
38:51maître Amandine Julien
38:52alors je sais que vous n'êtes pas
38:53du côté de la partie civile
38:54à ce procès
38:55évidemment
38:55vous défendez
38:56Nathalie Kaboubassi
38:57qui est un mot sur votre cliente
38:59elle est complètement écrasée
39:00par sa maladie
39:01c'est ça
39:01elle ne comprend pas très bien
39:03ce qui se passe là
39:03autour d'elle
39:05elle est très malade
39:06Nathalie Kaboubassi
39:07elle a été incarcérée
39:08tout le long de l'instruction
39:11à la maison d'arrêt
39:12de Toulouse
39:13parce qu'il y a
39:13une unité médicale
39:15c'est pour ça
39:15qu'elle avait été envoyée
39:16là-bas
39:17et donc elle a des maladies
39:18qui sont assez importantes
39:20et pour son jeune âge
39:21elle n'avait que 42 ans
39:22au moment des faits
39:23cellules pré-cancéreuses
39:25elle a subi une opération
39:27à cœur ouvert
39:29avec un remplacement
39:31de la valve
39:31aortique
39:32en tout cas
39:33elle est très malade
39:34et même le pronostic vital
39:35à un moment
39:36était engagé
39:37et donc quand elle est
39:38au procès
39:39il faut savoir que
39:40tous les matins
39:41elle est amenée
39:41de la prison de Toulouse
39:42parce qu'il n'y a pas
39:43d'unité pour femme
39:44à Rodez
39:45donc elle fait
39:46une heure et demie
39:47deux heures de trajet
39:48le matin
39:48une heure et demie
39:49deux heures le soir
39:50elle a des cachets
39:51et un traitement
39:52qui est très lourd
39:52et en réalité
39:55Mathieu Waldez
39:55qui était dans la salle
39:57a pu le remarquer
39:57moi elle était dans mon dos
39:58elle était endormie
40:00quasiment tout le long
40:01du procès
40:01en fait
40:02elle n'a pas assisté
40:03à son procès
40:03madame Nathalie Kaboubassi
40:04ce qui fait qu'il n'y a effectivement
40:06que Philippe Schneider
40:07qui a été présent
40:08lors de ce procès
40:09cinq jours d'audience
40:10puis le verdict
40:12Georges Mechler
40:13est le cuisinier du diable
40:14je suis frappé
40:15par l'absence sidérante
40:17de conscience morale
40:18des uns et des autres
40:19l'enquête de l'heure du crime
40:20je vous retrouve tout de suite
40:21sur RTL
40:37dans l'heure du crime
40:38la disparition
40:39et la mort horrible
40:39de Georges Mechler
40:40dans l'Aveyron
40:41en 2023
40:42l'apiculteur
40:43avait été étouffé
40:44dépecé
40:45réduit à néant
40:46le dépeceur
40:47et deux complices
40:47dont sa compagne
40:48sont jugés
40:49deux ans plus tard
40:50après cinq jours de procès
40:51voici le verdict
40:55vendredi 23 mai 2025
40:56les jurés
40:58de la cour d'assises
40:58de l'Aveyron
40:59condamnent
41:00Philippe Schneider
41:0158 ans
41:02le druide dépeceur
41:04comme on le surnomme
41:05à 30 ans de prison
41:07assorti de 20 ans
41:08de sûreté
41:09sa compagne
41:10Nathalie Kaboubassi
41:11écope de 6 ans
41:13pour complicité d'assassinat
41:14Lou Benrakia
41:16l'homme de main
41:16qui avait plaidé coupable
41:18est condamné à 13 ans
41:19lors de son réquisitoire
41:20l'avocat général
41:21disait avoir été
41:22frappé
41:23par l'absence
41:25sidérante
41:26de conscience morale
41:27des uns
41:28et des autres
41:29dans cette affaire
41:30à l'issue du procès
41:31Alban
41:3223 ans
41:33la fille de la victime
41:34a confié
41:35qu'elle n'attendait rien
41:36de ce verdict
41:37et de ce procès
41:38c'était toutefois
41:39une étape
41:39dans sa reconstruction
41:40même si ce jugement
41:42ne lui rendrait
41:43jamais son père
41:44les commentaires
41:45à la sortie
41:46de l'audience
41:46dont ce journaliste
41:49effectivement
41:49il y a ce verdict
41:51qui vient de tomber
41:52comment
41:53Maître Amandine Julien
41:54vous êtes avec nous
41:55vous êtes avocate
41:56au barreau
41:57de Montpellier
41:58l'avocate de Nathalie Kaboubassi
42:00qui était
42:00l'une des accusées
42:02à ce procès
42:02comment les accusées
42:03ont accueilli le verdict
42:08J'ai eu le sentiment
42:09que Philippe Schneider
42:10était quand même
42:10très surpris
42:11et choqué
42:12du verdict
42:13le concernant
42:15concernant ma cliente
42:18on l'a dit
42:18elle est tellement malade
42:19elle est tellement
42:20shootée de médicaments
42:21je ne sais pas
42:22si elle a pris la mesure
42:24en tout cas
42:24je trouve que
42:25c'était un verdict
42:26qui correspondait
42:27qui était assez juste
42:29et qui correspondait
42:30à l'implication
42:31de chacun
42:31à la responsabilité
42:32de chacun
42:33dans cette affaire
42:33qui permet
42:35à Lou Benrakia
42:35qui est jeune
42:36qui est encore très jeune
42:37de pouvoir
42:40ressortir
42:42dans quelques temps
42:43continuer sa vie
42:44à malheureusement
42:45ou heureusement
42:46Philippe Schneider
42:47de terminer sa vie
42:48en prison
42:48et à ma cliente
42:50Madame Kaboubassi
42:52de sortir
42:53certainement prochainement
42:54et d'effectuer
42:56ses soins
42:56et poursuivre sa vie
42:58elle aussi
42:58c'est étonnant
42:59ce que vous dites
43:00sur Philippe Schneider
43:01vous dites
43:02il avait l'air
43:03presque vexé
43:04finalement
43:05de ce verdict
43:05il s'attendait à quoi
43:07à ce qu'on lui dise
43:08c'est fini pour vous
43:09pour les sortir
43:09au revoir monsieur
43:11en tout cas
43:12visiblement
43:12il n'était pas satisfait
43:13il a interjeté appel
43:15et puis finalement
43:16il n'a même pas maintenu
43:17cette demande d'appel
43:22je ne sais pas
43:22ce qu'il a imaginé
43:23mais en tout cas
43:24il n'était pas satisfait
43:25je pense qu'il aurait
43:26espéré certainement moins
43:28peut-être pas
43:28de période de sûreté
43:31Mathieu Waldez
43:31vous êtes avec nous
43:32également
43:32dans cette heure du crime
43:33journaliste
43:33pour le quotidien
43:34centre presse
43:35à Veyron
43:36alors il y a
43:37ce procès
43:38tout au long du procès
43:38la famille de George Mechler
43:40est là
43:41vous les avez sans doute
43:42observés
43:44qu'est-ce que pense
43:45cette famille
43:45de ces débats
43:47qu'est-ce qu'ils ont pensé
43:49pour la famille
43:50de George Mechler
43:51c'est un procès
43:52qui a été très dur
43:53puisque déjà
43:54il y a les images
43:55puis il y a le récit
43:56de l'accusé
43:57qui est debout
43:57qui semble prendre plaisir
43:59à raconter
44:00l'horreur de son crime
44:01les détails
44:02donc il sort très régulièrement
44:04de la salle
44:05et puis la fille aînée
44:06de George Mechler
44:07avec qui il avait
44:08de très bonnes relations
44:10et durant le procès
44:11elle est assise au premier rang
44:12et elle arrivera même
44:14à témoigner
44:14en expliquant
44:15qu'elle n'attendait rien
44:16de la justice
44:17et que ça la dégoûte
44:19de voir ces gens
44:20qui n'ont
44:20semble-t-il
44:21aucune sensibilité
44:22face à elle
44:23Maître Amandine Julien
44:24je le disais
44:25vous n'êtes pas
44:25du côté de la partie civile
44:27mais c'est vrai
44:27que c'est toujours
44:29très touchant
44:30et très émouvant
44:31de voir des familles
44:32comme ça
44:32partie civile
44:33qui attendent une vérité
44:34est-ce que selon vous
44:35la famille de George Mechler
44:36a eu la vérité
44:37qu'elle attendait
44:38ou pas vraiment ?
44:40Non
44:40malheureusement
44:41on est ressorti
44:42de ce procès
44:43avec encore des questions
44:44qui sont restées
44:45sans réponse
44:46non
44:47non non
44:47après
44:50évidemment
44:50qu'on espérait tous
44:52en savoir un petit peu plus
44:54et comprendre
44:55Lou Benrakia
44:57ça a été rappelé
44:58lors de l'audience
44:59par les experts
45:00il a un vocabulaire
45:02assez limité
45:02une intelligence
45:03assez limitée
45:04donc lui
45:04il n'était pas
45:05en capacité
45:06de nous expliquer
45:07ma cliente
45:08qui est malade
45:08le seul qui aurait pu
45:09nous expliquer
45:11un peu plus
45:11c'était nous donner
45:12plus d'informations
45:13et répondre aux questions
45:15c'était Philippe Schneider
45:16mais il ne l'a pas fait
45:17donc je pense que
45:18pour les partis civils
45:19ça a dû être compliqué
45:20oui
45:21à sortir de cette audience
45:22parce que
45:23ils n'en savent pas
45:24plus que ça
45:25Quelles questions
45:26n'ont pas eu de réponse
45:27d'après vous
45:28Maître Amandine Julien ?
45:30De savoir en réalité
45:31comment était décédé
45:33Diego
45:34puisque les avis
45:36les versions divergent
45:37entre Philippe Schneider
45:38qui dit qu'il est décédé
45:39le soir même
45:40et Lou Ben Rackia
45:42qui explique
45:43que le lendemain
45:44ils sont revenus
45:45ils l'ont retrouvé
45:47ligoté
45:47comme ils l'avaient laissé
45:48et c'est à ce moment-là
45:49qu'ils ont constaté
45:50le décès
45:50donc en fait
45:50on ne sait pas
45:51ce qui a causé
45:52réellement le décès
45:53de Diego
45:54et ça je pense
45:55que pour les familles
45:56c'est difficile
45:57de ne pas connaître
45:59les derniers instants
45:59de son père
46:02ou du proche
46:04ça a dû être compliqué
46:05oui
46:06ce qui est terrifiant
46:07et très glacial
46:08je pense que vous me l'accorderez
46:09Maître Amandine Julien
46:10c'est que
46:11tout ça a été fait
46:12selon les psys
46:14en pleine conscience
46:15il n'y a pas
46:16un acte de déraison
46:18qui a été souligné
46:19dans cette affaire
46:22non
46:22après
46:23rien n'est
46:24ce ne sont pas
46:25des grands professionnels
46:26rien n'a été
46:27prémédité
46:28rien n'a été préparé
46:29donc
46:29tout a été
46:30fait
46:31sur le moment
46:32et rien n'a été
46:33organisé
46:34donc
46:35pas dans un état second
46:37puisqu'ils sont tous
46:38responsables
46:39il n'y a pas d'altération
46:39du discernement
46:41mais
46:41dans la précipitation
46:43Philippe Schneider
46:44a pris des décisions
46:46il dit que c'est un moment
46:47de folie
46:48non pas du tout
46:48c'est pas un moment
46:49de folie
46:49mais
46:50il a agi
46:52il a avisé
46:53au fur et à mesure
46:55de ce qu'il allait faire
46:57de la découpe du corps
46:59brûler le corps
47:00l'incinérer
47:00tout ça a été fait
47:03alors sur
47:03quand même
47:04plusieurs jours
47:04mais tout ça
47:05a été décidé
47:06au fur et à mesure
47:07par lui
47:07c'est ça
47:08il y a une espèce
47:09d'architecte
47:10de ce crime
47:12encore une question
47:13pour vous
47:14maître Amandine Julien
47:14en quoi
47:15cette affaire
47:16elle est
47:16hors du commun
47:18selon vous
47:18alors évidemment
47:19le crime
47:19il est épouvantable
47:20c'est abominable
47:21le dépeçage
47:22mais en quoi
47:23ça vous a marqué
47:24vous vraiment
47:25avocate
47:27alors évidemment
47:27on pense toujours
47:28au dépeçage
47:30à la découpe
47:30du corps
47:30parce que c'est
47:31assez singulier
47:32comme procédé
47:34c'est ça qui a marqué
47:35un petit peu tout le monde
47:36et puis aussi
47:37ce Diego
47:38qui était une personne
47:39qui était appréciée
47:40qui était aimée
47:40qui était un ami
47:41de Philippe Schneider
47:43auparavant
47:43ça c'est vrai
47:44que c'est un petit peu
47:46ce qui choque
47:48de s'en prendre à lui
47:49de cette manière
47:50alors qu'ils ont partagé
47:52des moments
47:52d'amitié
47:53et des longues conversations
47:54il dit
47:55Philippe Schneider
47:56qu'ils étaient amis
47:59dans la philosophie
48:00voilà
48:00donc c'est un peu ça
48:02c'est tout ça
48:03qui nous marque
48:04c'est quelque chose
48:05c'est un crime
48:06un petit peu surréaliste
48:07il faut bien le dire
48:08il faut voir les choses aussi
48:09sous cet angle là
48:12merci beaucoup
48:12maître Amandine
48:14Julien
48:14et Mathieu
48:16Roaldès
48:16d'avoir été tous les deux
48:17les invités
48:17de l'heure du crime
48:18merci à l'équipe
48:18de l'émission
48:19rédactrice en chef
48:20Justine Vigneault
48:21préparation Lisa Canalès
48:22de Valentin Bardet
48:23réalisation en direct
48:25Nicolas Godet
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