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  • il y a 11 heures

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00:08Sur les circuits comme sur la route, Renault, on gagne à être différent.
00:27Retrouvez la Formule 1 avec Elf, Elf Compétition, l'huile championne du monde.
00:50Le retour de la F1 en Europe promettait d'être une fête.
00:54Senna face à Schumacher, le match Ford-Renault-Peugeot sur l'un des tracés les plus rapides de la saison,
01:00de Schiapudino et Enzo Ferrari-Vimola, là où il faut un cœur aussi gros que le moteur pour réussir.
01:05Mais la fête a tourné au tragique, la F1 est en deuil.
01:08Il s'appelait Roland Ratzenberger, né en Autriche il y a 31 ans.
01:14Il a été emporté hier par sa passion.
01:16Au volant de sa Simtech, il allait participer au deuxième Grand Prix de sa jeune carrière en Formule 1.
01:23Il était à fond absolu dans Tamburello quand un élément aérodynamique de sa voiture s'est cassé.
01:30Là, il n'y a pas de secours. Le pauvre Ratzenberger a touché un mur très violemment.
01:35Ça a été très rude. On pense qu'il n'a, heureusement, pas souffert.
01:39Mais il est clair qu'ici, toute la Formule 1, nous sommes chez ce Ferrari, donc l'écurie italienne par
01:44excellence.
01:45Toute la Formule 1 est en état de choc.
01:48Il y avait des très grands pilotes qui affirmaient eux-mêmes qu'on ne pouvait plus se faire mal en
01:53Formule 1.
01:53Aujourd'hui, grâce aux mesures de sécurité exceptionnelles qui ont été adoptées.
01:57Et un accident très violent aussi, celui-là, celui de Barrichello, vendredi, au cours des essais que nous avons vus
02:04sur cette antenne très souvent,
02:06pouvait accréditer cette thèse.
02:08Et puis, malheureusement, c'est la vie.
02:09La F1 a repris une dimension dramatique.
02:12Nous le regrettons.
02:14Ratzenberger n'est plus là.
02:16Rappel des fêtes.
02:18C'était sa première saison de Formule 1.
02:20Avec le projet SimTech, Roland Ratzenberger accédait enfin à l'échelon suprême.
02:24Samedi 30 avril, 13h18, il est lancé à plus de 250 km heure sur la partie la plus rapide du
02:30circuit,
02:31quand il quitte brutalement la piste.
02:33Regardez sur ce document amateur la violence du choc.
02:37Désormais, les Formule 1 sont d'une solidité extrême.
02:40La cellule de survie imposée par le règlement avec le crash test depuis 1990 a permis de sauver de nombreux
02:46pilotes.
02:46Malheureusement, à une telle vitesse et une violence aussi extrême,
02:49la sécurité en Formule 1 a prouvé ses limites.
03:10Dans cette courbe qui se négocie au régime maximum,
03:13la moindre dévainance technique peut tourner au drame.
03:15Cet impact aura coûté la vie à Roland Ratzenberger qui a succombé à ses blessures,
03:20juste après son transfert à l'hôpital de Bologne.
03:24Il s'est passé quelque chose avant l'accident.
03:26J'ai vu une pièce se détacher de l'avant de la voiture
03:29et il est parti tout droit, s'écrasé dans le mur.
03:33En fait, comme on peut le constater sur cette image furtive,
03:35c'est une pièce de la voiture qui s'est détachée.
03:37Et malheureusement, à cette vitesse, quant à un élément aérodynamique essentiel lâche,
03:41la voiture devient incontrôlable, le malheureux Ratzenberger n'a rien pu faire.
03:45Aujourd'hui, il faut incriminer la malchance qui s'est acharnée sur la jeune équipe Simtech.
03:51Roland Ratzenberger avait 31 ans.
03:53Non qualifié au Brésil, l'Autrichien était parvenu au terme du Grand Prix du Pacifique en 11e position.
03:58Une performance tout à fait honorable pour sa première course en Formule 1.
04:01Lors de la première séance d'essais qualificatif, ici à Imola,
04:04il avait obtenu le 26e temps, mais il était sans doute écrit quelque part
04:08qu'il ne prendrait jamais son deuxième départ.
04:14Jean Alési, vous avez été témoin de ce terrible accident hier après-midi.
04:18Vous étiez précisément à Tauza, dans ce virage,
04:21quand Roland Ratzenberger a percuté le mur.
04:23Que peut-on invoquer dans ces cas-là ? La fatalité ?
04:26Je crois que de toute façon, il n'y a plus rien à dire,
04:29puisque malheureusement, il n'est plus avec nous.
04:32Mais bon, il ne faudrait plus que ça se reproduise,
04:34donc il va falloir travailler un petit peu sur la sécurité des voitures.
04:39Aujourd'hui, je ne cours pas justement parce que j'ai eu un grave accident
04:43il y a un mois à Mugello.
04:44Les voitures ont beaucoup trop d'appui aérodynamique
04:50qui est dû au fond plat, c'est-à-dire effet de sol.
04:54Et à peine vous perdez un élément aérodynamique,
04:56la voiture n'est plus du tout contrôlable.
04:58Donc, il va falloir changer un petit peu le règlement, à mon avis,
05:02pour avoir des voitures beaucoup moins sensibles aérodynamiquement,
05:05pour pouvoir contrôler la voiture en cas de pépin.
05:08Comment allez-vous, Jean ? Comment va votre coup ?
05:10Quand allons-nous vous revoir au volant de la Ferrari numéro 27 ?
05:13Demain, déjà, je ferai mes premiers essais à Furano,
05:15sur notre piste privée.
05:17Et je pense que tout ira bien.
05:19Le professeur Sayar m'a donné le OK.
05:21Je ferai attention au début de ne pas revoir un accident sur ma blessure,
05:27mais ça ira.
05:28Merci Jean-Alésie.
05:29Retour à Monaco pour Jean-Alésie dans deux semaines,
05:32sur cette Ferrari numéro 27,
05:34que pilote Nicolas Larini ce week-end dans le Grand Prix de San Marino.
05:38Je vous propose maintenant de faire le tour de ce circuit d'Imola,
05:42en compagnie d'Ayrton Senna sur la Williams Renault.
05:45On se retrouvera dans quelques instants avec Alain Prost sur la grille de départ.
05:48Écoutez bien, Ayrton Senna, dans ce tour enregistré hier,
05:52avant l'accident de Ratzenberger,
05:54eh bien, il a un petit message personnel à faire passer à son ami Alain.
05:58Écoutez.
06:04Un special hello to our dear friend Alain.
06:10We all miss you, Alain.
06:14OK, now...
06:161.
06:172.
06:322.
06:353.
06:373.
06:373.
06:384.
06:404.
06:404.
06:415.
06:426.
06:445.
06:45...
07:36Alors toujours en direct d'IMOLA avec nous Alain Prost, Alain c'est sympa ce petit
07:40message d'Ayrton à votre égard ? Oui c'est sympa c'est assez inattendu, on vient de se saluer,
07:46de se serrer la main mais je crois que comme on l'a dit en fin d'année à partir
07:50du moment on n'est plus vraiment rivaux sur la piste, il n'y a aucune raison qu'on ne
07:53soit pas copains sinon amis mais peut-être même amis dans le futur on ne sait jamais.
07:58Alors votre réflexion sur ce qui s'est passé là vous qui avez toujours, qui vous êtes toujours battu pour
08:02vous mais aussi pour tous vos confrères pilotes en ce qui concerne la sécurité, votre analyse là de ce que
08:07vous avez vu de ce qui s'est passé, qu'est-ce qu'on peut dire ?
08:10Je vais essayer d'aller vite mais c'est pas facile de traiter d'un sujet comme ça parce que
08:13d'abord il y a un accident qu'on a vu hier où il y a quand même une grande
08:18part de chance ou de malchance parce que casser une pièce, perdre un aileron comme il l'a fait à
08:24300 à l'heure c'est vrai qu'on a peu de chances de s'en sortir mais rappelez-vous
08:28il y a quelques années Nelson Piquet, Gerard Berger pratiquement au même endroit à peu près à 300 à l
08:32'heure sont rentrés dans le mur sans bobo.
08:35Gilles Villeneuve il y a 13 ans de ça est sorti au même endroit que Rasenberger hier avec une voiture
08:42qui est beaucoup moins solide et s'en était sorti donc c'est vrai qu'il y a une part
08:45de chance.
08:46Par contre il y a toute une philosophie, une stratégie au niveau de la sécurité qui a été oubliée ces
08:52dernières années.
08:53Il y a beaucoup de responsables. Dans l'accident d'hier moi j'ai une question à poser, je me
08:57la pose. Est-ce qu'une équipe comme Sintec a les moyens financiers et les moyens techniques de faire courir
09:02une Formule 1 ?
09:03J'en suis pas complètement sûr, ça c'est le premier point. Une responsabilité de la part des pouvoirs sportifs
09:08parce que il n'y a quand même que le business qui compte en ce moment en Formule 1.
09:12Il y a très très peu de place qui est faite au sport. C'est vraiment un intérêt financier énorme.
09:19Les organisateurs de Grand Prix ont beaucoup de mal à organiser sur le plan financier parce qu'on leur demande
09:24beaucoup.
09:24Donc ils ont beaucoup de mal aussi à faire des travaux sur leur circuit. Il y a une responsabilité des
09:30pilotes parce que quand j'étais en activité, très très souvent on a fait des réunions pour remonter cette association
09:35des pilotes.
09:36Et le seul dialogue qu'on a eu au niveau de la sécurité c'est quand le président Balestre était
09:40là. Mais les pilotes ont une part de responsabilité car il ne voulait plus ces dernières années.
09:43Et ça c'est un climat général qui fait qu'on laisse un petit peu aller les choses. Et on
09:48a trop pensé que les voitures étaient solides.
09:50Moi comme je vous l'ai dit depuis 2-3 ans, c'est des miracles. Les accidents qu'il y
09:53a eu l'année dernière, l'accident de Fittipaldi de Patrice il y a 2 ans, ce sont des miracles
09:57et bien entendu ça n'arrive pas toujours.
09:59Il faut aussi penser, moi j'y crois beaucoup à la loi des séries, il faut faire très attention et
10:03être très vigilant.
10:04Merci pour ce point qui est intéressant. Maintenant la courge reprend ses droits. Vous avez été le dernier vainqueur au
10:10volant d'une Ferrari.
10:11Alors qu'est-ce que ça représente ici de piloter une Ferrari sur un circuit italien comme Imola ou Monza
10:16?
10:18De toute façon quand on pilote une Ferrari, partout dans le monde, c'est certainement avec la seule équipe où
10:25vous voyez des supporters partout dans le monde.
10:27Maintenant à Imola ou Monza, c'est un instant un peu magique. C'est vrai qu'à l'époque, surtout
10:32en 90, ma voiture était compétitive et je luttais vraiment pour les premières places.
10:36Là c'est un peu plus difficile, mais c'est une écurie qui laisse toujours beaucoup d'espoir. J'espère
10:44qu'ils vont faire un bon résultat ici parce que c'est important pour la Formule 1.
10:47Voilà et je vous propose maintenant de regarder justement l'histoire de ces pilotes qui courent pour Ferrari avec toute
10:53la pression et tout ce qui se passe quand on court pour Ferrari en Italie.
10:58Les Tifosi sont toujours présents en ombre à Imola dans l'espoir de voir briller les Ferrari, même si l
11:04'assistance est en baisse ces dernières années.
11:07Il faut remonter à 1983 pour voir une Ferrari l'emporter, la 126 C2 à moteur turbo de Patrick Tambay.
11:13Le pilote français se souvient encore de ce triomphe en osmose avec le public.
11:22La situation ambiantale, comme aurait dit le commandateur, il y a une préparation particulière généralement pour Imola et pour Manza
11:32de la part de l'écurie.
11:33Il y a une sorte de frénésie un petit peu collective, il y a peut-être des ondes magnétiques positives
11:41qui émanent du public, de la foule et toutes ces ondes sont un petit peu porteuses.
11:47On devient Tifoso au berceau, le virus se transmet de père en fils.
11:51Pour cette course à domicile, les espoirs des Tifosi dans la Mecque de l'autodrome Dino et Enzo Ferrari sont
11:58énormes.
11:59C'est la tradition qui veut ça.
12:03Je me souviens de M. Ferrari qui a toujours préparé quelque chose de nouveau pour ici, pour Imola en moteur
12:09plus vite, pour les essais ou pour la course quelquefois.
12:14Beaucoup d'essais.
12:16La botte secrète cette année, c'est le moteur V12 expérimental dénommé 043, surpuissant, dont le dos de Gerhard Berger
12:23pendant les qualifications.
12:25Un petit plus, bienvenue.
12:27Ça vous pouvez toujours être sûr à Imola ou à Manza que Ferrari fera le maximum tellement la pression est
12:34forte.
12:35Mais même avec une préparation particulière, si vous n'obtenez pas un résultat, vous êtes en difficulté.
12:40Les performances des Ferrari sont passées au crible, trois jours durant.
12:45Pour la Scuderia, la pression est énorme.
12:48La pression est donnée par les médias, par l'entourage, la presse.
12:55Tous les jours, ils cherchent le scoop, le scandale.
13:00Ça, c'est le négatif de la chose.
13:04À bord de leur 412 T1 cet après-midi, Berger et Larigny ne seront pas seuls.
13:11Ils ne seront pas seuls ici à Imola avec les 100 000 tifosies, mais aussi bien sûr des concurrents sur
13:15la piste, comme les Williams Renault.
13:17Franck Williams à côté de nous.
13:19Franck, je voudrais vous interroger sur une question d'actualité.
13:21Il s'agit de l'avenir de l'écurie Ligier.
13:24Alors, on dit que vous êtes partenaire, que vous êtes associé à Philippe Strafe, à Gérard Larousse, pour ce projet
13:29de reprise française.
13:31Ça, c'est tout à fait vrai.
13:33Et j'espère énormément qu'une décision favorable nous arrivera dans la semaine prochaine pour maintenir l'écurie vraiment française.
13:40Quel est votre rapport personnel dans cette association ?
13:43Williams, nous sommes prêts à acheter un certain percentage et donner le maximum de notre secours du point de vue
13:51de technologie.
13:51Ok, merci beaucoup Franck Williams. Avec nous également Philippe Strafe.
13:55Alors Philippe, c'est la dernière ligne droite, dit-on, pour la reprise de Ligier.
13:59Ça fait longtemps qu'on dit ça, ça fait des semaines, des mois qu'on attend.
14:01Quelle est votre opinion à ce sujet ?
14:03Tout à fait. Nous attendons avec Franck Williams et Gérard Larousse une réponse des trois sponsors principaux
14:09et du fournisseur Renault, fournisseur de moteur, au moins pour 94,
14:13qu'il doit intervenir, nous l'espérons, cette semaine, la semaine prochaine,
14:17ce qui nous permettrait d'attaquer Monaco dans de meilleures conditions, surtout pour l'écurie Ligier.
14:20On espère que cette aiguée restera en France, parce que ça serait dommage de perdre un tel potentiel.
14:26On sait que l'autre candidat repreneur, c'est Flavio Briator, le patron de l'écurie Benetton de Formule 1.
14:32Tout ça est un petit peu en toile de fond aussi, ici à Imola, dans ce Grand Prix,
14:36où il est également question du règlement 94.
14:39A-t-il répondu aux besoins jusqu'à présent lors des deux premiers Grands Prix ?
14:42Yves Géniès a mené l'enquête dans le paddock.
14:47La Formule 1, c'est la catégorie reine du sport automobile, en perpétuelle évolution.
14:52Qu'ils soient responsables d'écurie ou pilotes, ils sont sans cesse à la recherche de la performance maximum.
14:59Associé à l'aspect sportif, il ne faut pas négliger le spectacle offert par ce Grand Cirque.
15:04Pour en augmenter la qualité, les règlements sont loin d'être figés.
15:07D'un côté, les écuries développent de nouvelles technologies.
15:10De l'autre, les organisateurs veillent à la qualité du spectacle.
15:14Toujours plus, encore plus, la Formule 1, c'est un astucieux mélange de performance et de stratégie.
15:20Pour en tirer la quintessence, les organisateurs n'ont pas hésité cette année à revoir une fois de plus leur
15:25copie
15:26et de bouleverser la hiérarchie passée.
15:301994 se veut l'année décisive.
15:32Nouveau règlement qui privilégie le rôle du pilote, son banni de l'ABS, l'anti-patinage et l'accélérateur électronique.
15:38Cette année, c'est aussi le grand retour des ravitaillements en essence interdits fin 1983 pour raison de sécurité.
15:44Le but du jeu, privilégier le spectacle et relancer l'intérêt des courses.
15:50Depuis le Grand Prix du Brésil, une soixantaine de ravitaillements durant l'épreuve ont été effectués sans rencontrer le moindre
15:56problème.
15:58Pourtant, le risque est bien présent, car une F1 lancée dans les stands, envahie de mécaniciens, peut se transformer rapidement
16:05en un véritable jeu de qui.
16:07Je crois que c'est excessivement dangereux pour tout le monde.
16:11On a beau dire qu'il n'y a pas eu d'accident, mais il peut y en avoir un.
16:15Et je trouve que les mécaniciens de Formule 1 sont très courageux.
16:19Moi, je serai à leur place.
16:21Je refuserai de jouer les Toréador.
16:23Alors, moi, je pense que c'est bien pour le spectacle.
16:27Je pense que quand quelqu'un regarde la télévision, il ne sait jamais comment il va finir.
16:33Mais ça fait partie d'une mission spectacle peut-être qui ne m'appartient pas de juger.
16:39Enfin, du côté de la sécurité, il ne semble pas qu'il y ait de gros problèmes.
16:42Maintenant, c'est une course du début jusqu'au fin, avec l'addition de l'incertitude, qu'est-ce qui
16:48va s'arriver dans l'époque, est-ce qu'un roux sera bloqué, quelque chose comme ça.
16:53Mais on verra, parce que c'est très tôt dans la saison.
16:56Côté technologie, 1994 semblait annoncer une certaine frustration des ingénieurs.
17:00Pourtant, dernière affaire en date, Ferrari avoue avoir testé au Japon, lors des essais libres, un système de contrôle de
17:06motricité.
17:06La parade à l'antipatinage est donc trouvée.
17:08La magie des ingénieurs, associée au miracle de l'informatique, approuvait les limites d'interprétation du règlement.
17:15Ça n'a rien changé aux résultats sportifs.
17:17Et puis, au moment où on a dit, on a des doutes, on vous en prie d'enlever ça. Ils
17:22ont enlevé tout de suite.
17:23Ce qui veut dire qu'en fait, au niveau des règlements actuels, on n'a pas moyen de vérifier.
17:29Ce que je crois, c'est que faire un règlement, c'est bien, mais il faut pouvoir être sûr de
17:36pouvoir le vérifier.
17:37Et actuellement, il y a une atmosphère qui n'est pas très agréable, dans la mesure où plusieurs équipes sont
17:42suspectées d'utiliser de l'électronique théoriquement interdite.
17:47De tout cela, on peut retirer une règle, finalement.
17:50C'est qu'on ne peut pas liger ferré ce qu'on ne peut pas contrôler.
17:54Et en l'occurrence, je crois que ce genre de système, tel que les contrôles de motricité, sont extrêmement difficiles
17:59à contrôler.
18:00Ce qu'il faut, c'est que la fédération engage un ingénieur qui soit encore meilleur que tous les ingénieurs
18:05du PADOX.
18:06C'est la seule solution.
18:08Toujours en direct d'Imola pour ce Grand Prix de Saint-Marin, où l'ambiance est lourde, le ciel est
18:13plombé.
18:13Il fait très, très, très lourd ici.
18:15Et puis, vous savez, effectivement, que tout le monde a le cœur lourd après ce qui s'est passé hier.
18:19On va vous parler encore de beaucoup de choses.
18:20La course continue.
18:21Mais on vous retrouve tout de suite avec Pierre Van Vliet après ses messages.
18:26Retour à Imola sur la grille de départ de ce Grand Prix de Saint-Marinau avec la dernière place sur
18:31la grille, la 26e, qui n'est pas occupée.
18:33Évidemment, pour les raisons que l'on sait, c'était la position de Roland Ratzenberger dans la hiérarchie à l
18:38'issue des essais.
18:39Paul Belmondo a ainsi manqué sa qualification d'un souffle, Paul.
18:43Mais évidemment, on n'a pas trop le cœur à l'ouvrage, à la course ce week-end.
18:48Oui, c'est sûr que c'est un week-end qui est très pesant après l'accident de Baricelot et
18:52surtout l'accident fatal de Roland Ratzenberger.
18:55C'est vrai que c'est difficile, mais je crois qu'il va falloir réagir un tout petit peu à
18:59ce qui s'est passé.
19:00Même si l'accident s'est situé certainement dans l'endroit le plus rapide, le plus dangereux du circuit.
19:04On a toujours des réponses à ça, mais je crois qu'il va falloir y réfléchir quand même.
19:08Nous sommes ici en fond de gris avec la Pacific de Bertrand Gachot, qui est qualifié en 25e position, l
19:15'équipier de Paul Belmondo.
19:16Et puis juste devant lui, la Simtec, la voiture de David Brabham, l'équipier du malheureux Roland Ratzenberger.
19:24Alors on dit, Paul, on dit que les petites écuries comme Pacific et Simtec n'ont peut-être pas tout
19:30à fait les moyens de leur politique en Formule 1.
19:33Et qu'il n'y a peut-être pas de responsabilité dans ces budgets un peu faibles.
19:38Non, je crois que c'est trop facile de dire ça.
19:40Il faut juste se rappeler qu'il y a quelques années, Gerhard Berger a eu un accident sur un ennui
19:44mécanique ici, dans Tamburello.
19:46Qu'Alboretto a eu exactement la même chose ici, dans le même virage.
19:49Et je crois que c'est comme ça.
19:51C'est dû à une fatigue d'une pièce, très certainement.
19:53On n'en est pas sûr, mais c'est pas dû.
19:54Les écuries, si elles tirent les budgets, en tout cas sur des essais, sur peut-être du développement technique, ne
20:00le tirent absolument pas sur la sécurité des voitures.
20:02Merci Paul. Cette mise au point a mérité d'être faite.
20:04Je vous propose maintenant de retrouver les concurrents ce matin au warm-up.
20:09On se marquait par quelques sorties, notamment Gerhard Berger, on le voit ici en action dans sa Ferrari.
20:15Il arrive un peu plus tard au freinage d'Aqua Mineral, freinage très violent.
20:20Il rate sa trajectoire, passe sur la pelouse, mais s'en sort très bien.
20:25Une séance dominée par un Ayrton Senna apparemment déchaîné, qui a donné le maximum et s'est offert un petit
20:29travers.
20:30C'est sur ce genre de figure que l'on constate que les voitures ne sont plus équipées d'anti
20:34-patinage.
20:35Le pilote est seul pour maîtriser sa Formule 1.
20:38Freinage tardif aussi pour le britannique Martin Brundle et sa McLaren.
20:41A la chicane d'Aqua Mineral, tout comme Gerhard Berger, il reviendra sur la piste sans aucun problème.
20:48Deuxième temps pour le coéquipier d'Ayrton Senna.
20:50A 1.24.438, il va améliorer 1.23.449, il est à 9 dixièmes de son chef de file.
20:58Très bon temps aussi pour Nicolas Larini et sa Ferrari, le remplaçant de Jean-Alésier à réaliser le troisième temps
21:03du warm-up.
21:04Quant à lui, Michael Schumacher n'a fait que le onzième temps.
21:07Le pilote allemand s'est essentiellement concentré à régler sa voiture.
21:10Le classement est donc le suivant pour la séance d'échauffement de ce matin.
21:131.22.597 pour Senna, à peine une seconde de différence avec le temps de la pole position réalisé, il
21:20est vrai.
21:20Dans des conditions de piste moins clémentes.
21:24Alors nous sommes toujours en direct d'Imola où l'ambiance est lourde.
21:27Gérard Larousse hier a expliqué très bien avec beaucoup d'émotion dans le journal de Claire Chazal,
21:32ce qu'il ressentait la Formule 1 en pareilles circonstances.
21:35Il a dit une chose qui est très belle, il a dit que c'était un métier à risque,
21:37que les jeunes finalement qui faisaient ça, faisaient ça avec passion et qu'il n'y a pas tellement de
21:42gens qui vivent avec passion.
21:44Donc c'est important.
21:45Gérard cependant, quand il s'est passé quelque chose comme ça, quand on attaque une course,
21:49on ne l'attaque sans doute pas dans le même esprit qu'un Grand Prix normal.
21:53Non, je crois qu'hier soir, nos pilotes ont été assez marqués par les deux accidents graves qui ont eu
21:57lieu.
21:58On a essayé de les mettre un petit peu avec les ingénieurs pour qu'ils pensent plus à la technique
22:02qu'à la course.
22:03Donc enfin, ils ont été marqués et je crois qu'aujourd'hui, j'espère que tous les pilotes sont prudents
22:08pour le départ de la course.
22:10Alors revenons toujours à la course.
22:12Vous nous avez émerveillé à Aïda au Japon parce qu'Eric Komas a fait un très bon temps dans une
22:18séance d'essai.
22:19Il avait fait le troisième temps, des très bonnes vitesses de pointe.
22:21Et puis bon, ça a un peu cafouillé pour les réglages.
22:25Ça a été un petit peu moins bien, mais vous avez quand même marqué un point.
22:28Ici, sur un circuit comme ce circuit d'Imola, qui est un des plus rapides, 220 de moyenne, rappelons-le,
22:33qu'est-ce qu'une écurie comme la vôtre peut espérer ?
22:35Je pense qu'Imola est une course qui réserve beaucoup de surprises.
22:38L'année dernière, on a terminé cinquième.
22:41Tout peut arriver dans cette course.
22:42Ce qu'il faut, c'est d'être dans le deuxième peloton, je dirais,
22:45puisque à part les hommes de tête qui vont partir après, je pense que ça va être assez groupé.
22:49On part avec très peu d'essence grâce à notre moteur Ford.
22:52Donc je pense qu'Eric peut quand même faire une belle course.
22:56Ok, Gérard Larousse, je vous remercie.
22:58Rappelons donc que vous avez marqué un point au Grand Prix du Pacifique
23:01et qu'un point pour une écurie, c'est très important.
23:04Et je vous propose maintenant de jeter un coup d'œil sur le classement du championnat du monde.
23:09Premier, Michael Schumacher, 20 points, 2 courses et déjà 2 victoires.
23:13Le jeune Allemand est devenu l'homme à battre en Formule 1.
23:16Deuxième, Rubens Barrichello, révélation de ce début de saison, 7 points.
23:20Mais le Brésilien a été sérieusement blessé vendredi aux essais qualificatifs.
23:25Troisième, Damon Hill, l'Anglais sauve les meubles pour l'équipe Williams-Renaud, 6 points.
23:30Troisième, Execo, Gerhard Thuberger avec sa deuxième place au Grand Prix du Pacifique.
23:34Le pilote Ferrari renoue enfin avec le podium, 6 points pour lui aussi.
23:38Cinquième, Jean Alési, troisième au Brésil, forfait au Japon et à Imola.
23:42Avec 4 points, le Français ne le conservera sans nous pas cette place bien longtemps.
23:47Sixième avec 3 points, Christian Fittibaldi, encore un Brésilien dans les points.
23:51Ils sont deux, en septième position, Ukyo Katayama, le Japonais et Hans Harald Frenzen, l'Allemand.
23:57Deux points pour chaque pilote.
23:59Neuvième, Execo, Karl Wienlinger.
24:02Eric Comas avec un point, il ferme la marche.
24:06Voilà, nous sommes sur la grille de départ à peu près à mi-gris avec un emplacement vide.
24:10C'est celui de Michele Alboreto, dont la Minardi était encore dans les stands il y a quelques minutes.
24:15Il va peut-être rejoindre la grille en toute dernière minute.
24:19Juste devant lui, la McLaren Peugeot de Martin Brundel.
24:23Les McLaren Peugeot qui ont un petit peu souffert durant les essais qualificatifs sur ce circuit extrêmement rapide,
24:29extrêmement exigeant pour les moteurs.
24:31Je vous propose de découvrir maintenant l'intégralité de la grille de départ de ce Grand Prix de Saint-Marin.
25:01Septième ligne, Martin Brundel, Pierre-Luigi Martini.
25:05Huitième ligne, Michele Alboreto et Christian Fittipaldi.
25:09Neuvième ligne, Eric Bernard, Eric Comas.
25:12Dixième ligne, Olivier Panis, Johnny Herbert.
25:17Onzième ligne, Andrea de Cesaris et Pedro Lamy.
25:21Douzième ligne, Olivier Beretta, David Brabant.
25:24Treizième ligne, Bertrand Gachot, le malheur Westenberger, avait obtenu le 26e temps.
25:29Il était qualifié pour participer à son deuxième Grand Prix.
25:34Alors, évidemment, on a vu Jean-Paul Belmondo, mais Jean-Paul Belmondo ne participera pas.
25:38Jean-Paul, je dis Paul, c'est l'émotion.
25:39Excusez-moi, Paul ne participera pas à ce Grand Prix.
25:42Je suis avec Jean Tote.
25:44On a vu avec Jean Alési, avec Alain Prost,
25:46toute l'émotion qu'il peut y avoir d'abord après ce qui s'est passé hier
25:50et puis aussi quand Ferrari court à domicile.
25:53C'est quelque chose de très fort.
25:54Jean, vous n'êtes pas depuis si longtemps dans la Scuderia.
25:56C'est quelque chose qui est gérable.
25:58C'est très fort.
25:59On voit les dizaines de milliers de spectateurs qui sont là, de tifosies,
26:03qui sont avec Ferrari.
26:05Je veux dire que c'est très émouvant.
26:06Ça nous donne encore plus de responsabilité,
26:09mais on connaît nos limites pour l'instant.
26:12On sait très bien qu'on n'est pas encore en mesure,
26:14dans un contexte normal, de gagner une course.
26:17Mais au fil des courses, on se rapproche des meilleurs
26:20et ça, c'est très encourageant.
26:21Je crois que c'est le meilleur moteur qu'on puisse avoir.
26:23Alors, vous qui avez, avant d'être team manager,
26:25vous qui avez longtemps fait de la compétition à très haut niveau,
26:27vous avez couru avec les plus grands pilotes de rallye.
26:30Je voudrais votre émotion tout à fait personnelle sur ce qui se passe.
26:34Est-ce que vous croyez que c'est purement un accident
26:35ou est-ce que vous croyez qu'il faut encore un peu rectifier le tir au plan du règlement ?
26:39Non.
26:39Vous savez, je crois qu'il faut rappeler tous les progrès qui ont été faits
26:42parce qu'il y a quelques années,
26:44il y avait malheureusement plusieurs accidents qui n'avaient pas d'issue.
26:50Et maintenant, avec les coques en carbone,
26:53avec la sécurité sur les circuits,
26:54il y a de grosses améliorations qui ont été faites,
26:56mais il y en a encore.
26:58Et depuis l'accident de l'étau, on l'a vu cette année,
27:01aujourd'hui, le fusible, c'est le coup avec le poids du casque.
27:05Jean Alési a été également victime de ce style d'accident.
27:08Il s'en tire bien puisqu'il ne loupera que de course.
27:10Et avec le professeur Saillant,
27:12on essaye de voir très rapidement
27:14ce qui pourrait améliorer ce problème de sécurité.
27:17En tout cas, aujourd'hui,
27:18ce n'est pas vraiment tout ce qu'il y a autour,
27:20comme le traction control, tout ça qui nous intéresse.
27:22C'est avant tout de participer à la sécurité des pilotes.
27:25Et je trouve qu'on n'en parle pas assez.
27:27Donc, espérons que cet accident terrible d'hier
27:30permettra de redoubler de force, de volonté
27:34pour essayer de résoudre ce problème.
27:36Merci beaucoup, Jean.
27:37Et puis, on vous dit tout ce qu'on pense pour cette course.
27:41On va essayer que le sport reprenne ses droits.
27:44Et le sport, c'est un classement permanent pendant la course.
27:47Et pour savoir ce qui se passe dans ce classement
27:49et pour jouer, je vous rappelle que nous avons un jeu
27:51qui s'appelle le jeu Top Position.
27:54Voici les grandes lignes.
27:56Attention !
27:57Pendant le Grand Prix de Formule 1
27:59en jouant avec Point S et TF1 au Top Position,
28:02gagnez une semaine à Rio pour deux personnes
28:03ainsi que quatre pneus, quatre jantes
28:05et la remise en état de vos freins et de vos amortisseurs
28:08offerts par Point S.
28:10Pendant la course, soyez bien attentifs.
28:12À trois reprises, vous verrez apparaître ce signal.
28:15Notez chaque fois le nom des trois pilotes
28:17en tête du classement à cet instant précis.
28:20Reportez vos résultats sur le bulletin
28:21que vous trouverez dans les centres Point S
28:23ou sur papier libre et envoyez votre réponse
28:25avant vendredi minuit ou tapez 36.15 TF1.
28:29À tout de suite pour le Grand Prix
28:30et pour le jeu Top Position avec Point S.
28:34Retour sur la première ligne, cette fois,
28:36de ce Grand Prix de San Marino, ici à Imola,
28:39avec Ayrton Senna, 65e pôle position de sa carrière
28:42sur sa Williams-Renault, avec évidemment le président de Renault,
28:47M. Louis Schweitzer, qui rend visite à la Formule 1 ce week-end.
28:50Malheureusement, un Grand Prix qui est endeuillé,
28:52M. le Président, c'est un peu la fatalité
28:56dans des sports mécaniques, d'après vous ?
28:58Non, il ne faut jamais accepter la fatalité
29:00qui conduit à la mort.
29:01Ça veut dire qu'il faut faire plus pour la sécurité.
29:03On n'a pas eu d'accident pendant très longtemps.
29:05On a cru que l'accident n'avait plus lieu.
29:07Ça nous rappelle qu'il faut toujours, toujours
29:08travailler la sécurité, sans cesse.
29:10On dit que Imola est un circuit de moteur
29:13avec ses longues lignes droites,
29:14ses vitesses de pointe très élevées.
29:16Et on retrouve la Williams-Renault en pôle position,
29:18Ayrton Senna dans de meilleures dispositions
29:20que lors des deux premiers Grand Prix.
29:22J'ai l'impression que nous avons progressé.
29:24L'écart entre notre voiture et la seconde
29:26est plus fort que dans les Grands Prix précédents.
29:28Donc c'est de bons présages pour la course.
29:30Maintenant, il faut confirmer et finir en tête.
29:33Merci, Louis Schweitzer.
29:34On va se retrouver après quelques minutes,
29:37après une courte pause plutôt.
29:39Restez avec nous dans quelques instants
29:40pour ce Grand Prix de San Marino en direct sur TF1.
29:43A tout de suite avec Jean-Louis Mansèche,
29:44Johnny Rive et Pierre Van Vliet dans les stands.
29:54Sur les circuits comme sur la route,
29:57Renault, on gagne à être différent.
30:19Health Compétition, l'huile championne du monde.
30:21Sous-titrage Société Radio-Canada
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