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  • il y a 10 heures
Rima Hassan est convoquée ce vendredi matin à la police judiciaire de Paris, a appris BFMTV, de sources concordantes, confirmant une information de TF1 et l'AFP.
Ce matin sur BFMTV-RMC, Laurent Nuñez, le ministre de l'Intérieur, a dit qu'il "regrette qu'il y a eu des fuites (d'information)" hier dans la presse "avant que le parquet ne s'exprime".
Manuel Bompard juge que Laurent Nuñez "fait fi de la présomption d'innocence". Le coordinateur national de La France insoumise estime sur BFMTV que "monsieur Nuñez (a) fait fi de la présomption d'innocence" ce matin sur notre antenne.
Manuel Bompard dénonce un "acharnement judiciaire et politique" et juge qu'on "reproche à Rima Hassan d'être une voix engagée pour dénoncer le génocide à Gaza".

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Transcription
00:00D'abord, M. Nunez fait fi, manifestement, de la présomption d'innocence.
00:05Pourquoi ?
00:05Parce qu'il dit que Rima Hassan, en gros, est responsable d'apologie du terrorisme,
00:10ce qui n'est évidemment pas le cas.
00:11Il dit qu'elle est accusée d'eux, elle est soupçonnée d'eux.
00:13Non, non, il ne dit pas qu'elle est accusée d'eux,
00:14il dit qu'il a considéré, lui, que c'était de l'apologie du terrorisme
00:17et c'était la raison pour laquelle il avait fait un signalement.
00:19Écoutez, Rima Hassan, depuis deux ans,
00:21elle a fait l'objet de dizaines d'enquêtes, de saisines, de signalements, etc.
00:26À l'heure où on se parle, aujourd'hui, il y a eu 13 affaires qui ont été classées sans
00:32suite.
00:32Mais il en reste d'autres.
00:33Il en reste 6.
00:34Mais moi, je vous parle de celles qui sont closes aujourd'hui.
00:36Les 13 en question, elles ont été classées sans suite.
00:41Donc, il y a, à l'égard de Rima Hassan aujourd'hui,
00:44un acharnement judiciaire et politique dont tout le monde comprend la raison,
00:49c'est-à-dire qu'on reproche en vérité à Rima Hassan d'être une voix engagée
00:52pour dénoncer le génocide à Gaza.
00:55Et que vous avez aujourd'hui des gens qui essayent de la faire taire sur ce sujet
00:59et qui utilisent y compris la voix judiciaire pour essayer de la faire taire sur ce sujet.
01:03Comme elle l'a fait, d'ailleurs, pour des syndicalistes, des intellectuels, des personnalités,
01:08dont le seul tort, en vérité, est de protester contre le génocide à Gaza.
01:11On va revenir en détail sur le fond.
01:13D'abord, il y aura un jugement le 7 juillet, parce que c'est ce qu'on a appris également.
01:17Une date a été fixée.
01:17Et on a appris, grâce au service police-justice de BFM TV, Pauline Romnard,
01:21qu'elle était convoquée aussi aujourd'hui à la PJ Rima Hassan.
01:26Est-ce qu'on sait pourquoi ou pas ?
01:27C'est dans un autre dossier, nous dit-on.
01:29Alors, il faut voir, c'est donc dans un des dossiers des 6 autres procédures en cours,
01:33puisque, je le confirme, il y en a 13 qui ont été classés sans suite.
01:36Ça ne se passe pas au même endroit qu'hier.
01:38Ça se passe devant la BRDP, c'est-à-dire la brigade de répression de la délinquance aux personnes,
01:44c'est-à-dire derrière le tribunal judiciaire de Paris.
01:46Elle est attendue ce matin.
01:48Elle est probablement convoquée.
01:51Elle le savait qu'elle avait ce rendez-vous devant la justice.
01:53Elle le savait depuis plusieurs jours.
01:56Elle s'y est sans doute préparée.
01:57Et son avocat fait savoir que la conférence de presse aura bien lieu dans les prochaines heures.
02:03Donc, le scénario le plus probable, c'est qu'elle soit auditionnée ce matin
02:08et qu'elle tienne sa conférence de presse après-midi.
02:10Est-ce que vous avez, alors qu'on voit les locaux dans lesquels elle est ou elle doit être interrogée,
02:15on ne sait pas si elle est physiquement présente.
02:16Peut-être, Manuel Bompard, vous avez ces informations.
02:18Est-ce qu'elle y est en ce moment et surtout, pourquoi est-elle convoquée ?
02:21Non, moi, ce que je sais, c'est que comme ça a déjà été le cas depuis plusieurs mois,
02:26elle a été convoquée pour ce qu'on appelle une audition libre.
02:29C'est-à-dire que vous avez la possibilité de vous présenter ou de ne pas vous présenter.
02:33Rima Hassan, à chaque fois qu'elle a été convoquée pour une audition libre,
02:36malgré l'acharnement dont on est en train de parler, elle a toujours répondu présente.
02:40Et c'est la raison pour laquelle le fait qu'hier, elle ait été convoquée sous le régime de la
02:44garde à vue,
02:45comme le disait l'avocat qui était présent sur le plateau avant moi, est particulièrement scandaleux.
02:49Vous convoquez une personne sous le régime de la garde à vue.
02:52Alors qu'elle était en train d'arriver, pardon, je vous interromps, parce qu'on voit justement cette image.
02:55Vous avez la réponse à votre question.
02:56Et bien voilà, est-ce qu'elle s'exprime ou pas ?
02:58J'aurais juste deux observations.
03:02Observation déjà après là pour vous dire que...
03:04On va peut-être se décaler parce qu'il y a une voiture qui arrive, on va la bloquer.
03:08Oui, il y a un poteau.
03:09Attention, attention.
03:20Simplement déjà pour vous dire que je rappelle que nous organiserons une conférence de presse cet après-midi qui se
03:25tiendra à 17h.
03:26Ça, c'est le premier point que je souhaitais vous communiquer.
03:29Ensuite, deux observations préalables à cette conférence de presse.
03:33C'est aujourd'hui la raison de notre venue.
03:35Je rappelle, et le parquet l'a confirmé hier, que sur 16 des procédures qui ont été diligentées à l
03:41'encontre de Rima Hassan,
03:4213 ont fait l'objet d'un classement sans suite, précisément parce qu'elles sont parfaitement infondées.
03:47Et si nous présentons aujourd'hui à nouveau devant les services enquêteurs,
03:51c'est que nous attendons qu'un même traitement soit réservé aux restants des procédures,
03:56à savoir qu'elles fassent l'objet d'un classement sans suite.
03:59Ça, c'est la première observation.
04:00Deuxième observation, et avant même d'attendre la conférence de presse cet après-midi,
04:04nous demandons solennellement à la Procure de la République de Paris d'ouvrir une enquête préliminaire
04:11compte tenu des nombreuses fuites qui sont survenues hier
04:14et dont le but était de porter atteinte à la réputation de Mme Rima Hassan.
04:21Et c'est une responsabilité qui incombe à la Procure de la République
04:25et qui incombe d'autant plus compte tenu des nombreuses fausses informations
04:28qui ont circulé pendant toute la journée d'hier
04:30et au sujet desquelles, nous reviendrons plus en détail cet après-midi.
04:33Est-ce que vous pouvez nous dire pourquoi elle est convoquée aujourd'hui ?
04:36Je n'aurai pas plus de déclarations. Merci à vous.
04:40Et voilà donc pour ce commentaire de l'avocat de Rima Hassan
04:44qui s'exprimera, vous l'avez entendu, à 17h.
04:47Et cette demande d'ouverture donc d'une enquête sur les fuites qui sont intervenues hier.
04:53Pauline Rovna, peut-être rafraîchissez-nous un petit peu la mémoire.
04:56Que s'est-il passé hier et de quoi parle ici son avocat
04:58alors qu'on continue de voir leur arrivée à la police judiciaire ici en direct ?
05:01Maître Mrengart, il parle des premières informations qui ont été distillées dans les médias
05:05concernant effectivement le placement en garde à vue de Rima Hassan
05:10et des produits qu'on a retrouvés dans ses effets personnels.
05:15Le plus simple peut-être, c'est de regarder ce que nous dit le parquet
05:18puisqu'il y a ce communiqué du parquet qui nous est parvenu dans la soirée.
05:22La fouille des effets de Rima Hassan, vous le voyez à l'écran,
05:25a révélé la présence de matières s'apparentant.
05:28D'une part à du CBD, d'autre part à de la 3 MMC sur laquelle elle a été interrogée.
05:33Ces éléments sont disjoints, précise le parquet,
05:35et feront l'objet d'une procédure distincte.
05:38Et je pense que c'est probablement là-dessus, Manuel Bompard,
05:41que vous voulez apporter des précisions.
05:43Moi, ce sont les mots de la justice et de la procureure de Paris.
05:47Je vous les livre tels quels.
05:48Voilà ce que dit le parquet à ce stade. Manuel Bompard.
05:50Écoutez, moi je suis venu aussi ce matin pour ça,
05:53pour dire qu'hier, pendant toute l'après-midi,
05:57Rima Hassan, elle a été calomniée, elle a été diffamée.
06:00Pourquoi ? Dites-nous exactement sur ce que vous en savez.
06:03Je vais vous dire pourquoi.
06:04Je vais vous dire pourquoi.
06:05Par des médias, vous en avez fait partie.
06:09Pourquoi ?
06:09Je vais vous dire pourquoi.
06:10Hier, pendant 4 heures, vous avez fait 12 bandeaux
06:13dans lesquels vous avez dit, on a retrouvé de la drogue dans le sac de Rima Hassan.
06:18Nous, on cite ce que dit le parquet, ce que dit la justice.
06:20Il y a des fuites, il y a des informations.
06:22Le parquet n'a pas dit ça.
06:23Le parquet a dit, soi-disant, qu'il y aurait eu des substances s'apparentant à.
06:27Mais c'est ce qu'on vient de montrer, c'est ce qu'on peut voir.
06:28Et moi, ce que je vous...
06:29Ce n'est pas ce que vous avez dit hier.
06:30Et moi, ce que je vous affirme ce matin, solennellement,
06:33c'est que Rima Hassan n'a pas consommé de drogue
06:36et ne détenait pas de drogue hier, lorsqu'elle a été auditionnée.
06:40Qu'est-ce qu'elle détenait ?
06:42Elle détenait une chose simple, elle l'a dit elle-même, ce qu'on appelle du CBD,
06:46qui est une substance parfaitement légale, vendue dans le commerce en France,
06:50qu'elle utilise à des fins médicales comme des milliers, des dizaines,
06:53peut-être des centaines de milliers de personnes en France,
06:55et qui n'est pas un produit illégal et qui n'est pas de la drogue.
06:59Alors, toutes celles et ceux qui...
07:00Mais alors...
07:01Attendez, attendez, moi je vais aller au bout.
07:02Parce que l'avocat de Rima Hassan, il a dit ce que lui allait faire.
07:05Moi, je vais vous dire ce que moi, je vais faire.
07:07Moi, ce que je fais, c'est d'abord que je demande que le ministre de l'Intérieur
07:12et le ministre de la Justice diligent des enquêtes administratives
07:16pour comprendre d'où viennent ces fuites.
07:18Et je lui ai posé la question ce matin...
07:19Et je le sais, et je l'ai vu.
07:21Et M. Nunez a répondu...
07:23Et M. Nunez a répondu, ça c'est mon affaire.
07:26C'est mon affaire, ça veut dire que peut-être qu'il donnera des suites.
07:29Mais ce n'est pas son affaire, c'est notre affaire à nous.
07:31Parce que je vous rappelle qu'il existe dans la loi un principe qui s'appelle
07:341. la présomption d'innocence,
07:35et 2. le secret de l'enquête et le secret de l'instruction.
07:38Et quand vous avez des gens dans les services de police
07:40et dans les services de justice
07:42qui volontairement font fuiter des fausses informations
07:44pour salir une responsable politique,
07:47et bien ça doit donner lieu à des sanctions.
07:49Deuxièmement...
07:49Il peut y avoir une enquête ouverte devant l'IGPN,
07:51l'Inspection Générale de la Police.
07:53Je précise pour les téléspectateurs.
07:54Je vous en remercie.
07:55Je souhaite qu'il y ait des enquêtes administratives
07:57dans la police, dans la justice.
07:59Je saisirai avec mes collègues de la France Insoumise
08:01l'ARCOM
08:02pour que l'ensemble des médias qui n'ont pas pris
08:04les précautions nécessaires pour relater ces informations
08:07soient sanctionnées.
08:09Je demande que des excuses soient présentées
08:11sur l'ensemble des plateaux de télévision
08:13où Rima Hassan a été calomnié et diffamé
08:15pour dire que ce n'est pas normal
08:16que l'on fasse et que l'on utilise ce type de pratique.
08:19Parce que là, le mal est fait maintenant.
08:20Elle a été salie et ça va être très difficile
08:23de corriger les poids informations.
08:24Précisez-nous les choses sur ces matières
08:26pour reprendre les mots du parquet toujours
08:27s'apparentant à une drogue de synthèse
08:31qui s'appelle le 3MMC.
08:32De quoi parle le parquet ici ?
08:34Écoutez, moi je suis respectueux de la loi
08:36contrairement aux autres.
08:37Donc je suis tenu moi-même au secret de l'enquête.
08:40Rima Hassan aussi et son avocat aussi.
08:42Donc ils s'exprimeront cet après-midi.
08:44Mais ce que je vous dis, moi,
08:46puisque Rima Hassan l'a dit
08:47et donc je peux m'appuyer sur ces termes
08:48et je sais que c'est vrai,
08:50ce que je peux vous dire,
08:50c'est que Rima Hassan n'avait pas de drogue hier
08:53en garde à vue sur elle.
08:54Et à votre connaissance,
08:55elle répondra ce soir à ces questions précisément ?
08:58Je crois, y compris ce que son avocat a dit.
09:02Et peut-être que le parquet
09:04pourrait communiquer plus précisément sur ce sujet
09:06puisque manifestement le parquet est communiqué.
09:07La question leur a été posée.
09:08Eh bien, on va attendre leur réponse.
09:11Mais peut-être que vous aussi,
09:12vous avez une responsabilité.
09:14Que les responsables politiques qui hier
09:16sont venus sur les plateaux de télévision
09:18pour dire des choses du type
09:19« Rima Hassan est une camée ».
09:21J'ai entendu ce type d'expression.
09:23Rima Hassan consomme…
09:24David Nisnard, maire de Cannes.
09:25Exactement.
09:26Moi, je dis que l'ensemble
09:27de ces responsables politiques
09:28doivent s'excuser aujourd'hui
09:29et qu'ils sont couverts de honte.
09:30Et qu'aujourd'hui,
09:31il y a beaucoup de gens
09:32qui vont passer pour des imbéciles.
09:33Alors, on va attendre
09:34ce que dit évidemment la suite de l'enquête.
09:36On sait quelle sera la suite précise
09:37sur ce point, Pauline, ou pas ?
09:39Non, mais ce qu'il faudrait faire,
09:40c'est mener des analyses précises
09:41sur ces substances
09:42et pour comprendre exactement
09:44de quoi il s'agit.
09:44S'il s'agisse du CBD,
09:46s'il s'agisse de la 3MC,
09:47ça doit être possible
09:49de faire ces constatations.
09:51C'est de la police technique
09:52et scientifique.
09:53Donc ça, c'est possible
09:53de le faire dans un temps
09:55relativement court
09:55et ensuite, on verra
09:56effectivement ce qu'il en ressort.
09:57Moi, j'entends ce que vous dites aussi.
09:59Est-ce que c'est courant
10:00et systématique comme ça
10:02de fouiller les affaires
10:03en cas de garde à vue ?
10:04Oui, alors ça, on peut fouiller
10:06en cas de garde à vue
10:07et on peut ouvrir une enquête pour ça.
10:09Oui, on peut le faire.
10:10Ça, techniquement,
10:10c'est tout à fait possible.
10:11Madame, techniquement,
10:12c'est tout à fait possible.
10:14Mais quand vous convoquez
10:16sous le régime de la garde à vue
10:17pendant 10 heures
10:18une personne pour un tweet,
10:20d'abord, pourquoi vous la convoquez
10:21sous le régime de la garde à vue
10:22alors qu'elle s'est présentée
10:23à toutes les auditions libres
10:24à laquelle elle a été invitée ?
10:25Il n'y a aucune motivation
10:26et aucune raison.
10:28Et deuxièmement,
10:28pourquoi vous la fouillez ?
10:29C'est pour un tweet
10:30qu'elle a été convoquée.
10:31Alors, il n'y avait rien.
10:32Mais on fait une fouille.
10:34Ensuite, on dit
10:34« Ah, dans la fouille,
10:35il y a des choses
10:36qui ont été retrouvées. »
10:37Ensuite, on sort ces informations
10:38et ensuite, vous répétez ça
10:40pendant toute la journée.
10:43Donc, vous accusez la justice
10:45d'avoir manipulé
10:46cette garde à vue ?
10:48Je considère que les fuites,
10:49je ne dis pas la justice,
10:51les fuites dans la police
10:52et dans la justice
10:53sont des fuites
10:54qui visaient effectivement
10:55à manipuler ce qui s'est passé
10:56et à salir de la main.
10:58Non, la question lui a été posée
11:00sur, en effet,
11:01ces fuites
11:02et sur le fait
11:02que la France Insoumise
11:03et vous précisément
11:05demandaient à ce qu'il
11:06diligente, lui,
11:07ses services
11:08et le garde des Sceaux
11:09Gérald de Narnoilin
11:09une enquête
11:10et vous en parliez, Pauline,
11:12notamment avec, sans doute,
11:13la police des polices
11:14pour savoir
11:14pourquoi ces fuites
11:16ont eu lieu.
11:17En effet, là-dessus,
11:18il est resté extrêmement prudent.
11:20En revanche,
11:21là où j'ai envie de revenir
11:22avec vous, Manuel Bompard,
11:23c'est sur cet article 40,
11:25ce signalement fait
11:26par le ministre de l'Intérieur
11:27lui-même
11:28en plus d'autres associations
11:30concernant ce tweet
11:32précisément.
11:33Apologie du terrorisme,
11:34les mots aussi
11:36sont importants.
11:37Voilà ce que tweetait
11:37Rima Hassan
11:39le 26 mars dernier.
11:40Elle fait référence
11:41à un homme japonais
11:43qui, dans les années 70,
11:45a été accusé de terrorisme
11:47et elle dit
11:48« J'ai consacré ma jeunesse
11:49à la cause palestinienne.
11:51Tant qu'il y aura oppression,
11:53la résistance
11:53ne sera pas seulement
11:54un droit
11:55mais un devoir. »
11:57Il appartient au ministre
11:58de l'Intérieur
11:58de réagir aussi
11:59comme il l'entend.
12:00Ce signalement,
12:01article 40,
12:02il est tout à fait
12:03en liberté
12:04de le faire
12:05et de réagir
12:05comme il le souhaite.
12:06Ça, vous ne contestez pas.
12:08Des articles 40,
12:10j'en fais moi-même
12:11plusieurs par mois.
12:13Le problème,
12:14madame,
12:15c'est que quand moi
12:15je fais des articles 40,
12:17par exemple,
12:17pour des propos racistes
12:18qui ont été tenus,
12:19ça ne donne pas lieu
12:20à une convocation
12:21sur le régime
12:22de la garde à vue,
12:23à 10 heures
12:24de garde à vue,
12:24à des fuites policières
12:26et à des fuites judiciaires
12:27pour salir les gens
12:28pendant toute la journée.
12:30Jamais.
12:30Donc le problème,
12:31ce n'est pas d'avoir fait
12:31un article 40.
12:32Après,
12:32on pourra parler du fond
12:33si vous voulez.
12:35Évidemment,
12:35comme ça a été dit,
12:37Rima Hassan,
12:37sur le moindre
12:38de ses tweets,
12:39aujourd'hui,
12:39vous avez des associations
12:41qui sont liées
12:42au régime
12:44de Netanyahou,
12:45au régime
12:45du gouvernement
12:47israélien
12:47qui visent à la faire taire
12:48en utilisant
12:49chacune de ces expressions.
12:50La LICRA,
12:50en l'occurrence,
12:51parce qu'elle aussi...
12:52Je ne le dise pas eux,
12:53mais il y a des organisations
12:54qui,
12:54depuis deux ans,
12:55se sont fait
12:56une spécialité
12:57de venir déposer
12:58des plaintes
12:59sur le moindre
13:00des propos,
13:01sur des enquêtes
13:01que ça a été dit,
13:03en tout cas,
13:03toutes celles
13:04qui ont été closes
13:04à ce stade,
13:05en fait,
13:06étaient absolument
13:06sans aucun fondement
13:07puisque tous
13:08ont été classés
13:09sans suite.
13:10Donc il n'y avait
13:10absolument aucun fondement
13:12et donc il y a
13:13une pratique
13:14d'harcèlement judiciaire.
13:15Oui, mais comme vous
13:17dites que vous faites
13:17des signalements
13:18plusieurs fois par mois,
13:19vous pouvez admettre
13:20que d'autres
13:20aient le droit
13:21de les faire aussi.
13:21Mais moi,
13:22je ne conteste pas,
13:23madame,
13:23le fait qu'on puisse
13:25faire des signalements.
13:25C'est un droit
13:27constitutionnel.
13:28Le problème,
13:28ce n'est pas
13:28qu'il y ait des signalements.
13:29Le problème,
13:30c'est que certains signalements,
13:31manifestement,
13:32sont écartés
13:33et donnent lieu
13:33à des gardes à vue
13:34alors que,
13:35franchement,
13:36on parle de 10 heures
13:37de garde à vue
13:37pour un tweet,
13:38quand même.
13:38Est-ce que, Pauline,
13:38sur ce fameux article 40,
13:39pour les gens
13:40qui nous regardent,
13:40qui découvrent sans doute
13:41un petit peu tout ça,
13:42le fait qu'il y ait
13:43un article 40,
13:44ça déclenche automatiquement
13:45une garde à vue ou pas ?
13:47Non, ça ne déclenche pas
13:47automatiquement une garde à vue.
13:48Ça fait un signalement
13:49à la justice.
13:50La justice étudie la chose
13:51et se demande...
13:52Ça ne donne pas
13:53une dimension différente.
13:54Non, mais en fait,
13:55l'histoire de l'article 40,
13:57c'est que toute personne
13:58qui a l'autorité
13:59a un devoir
14:00de signaler
14:01ce qu'elle juge
14:02hors les clous,
14:03si vous voulez.
14:03Et alors ensuite,
14:03à la justice d'apprécier
14:05et de dire
14:06sous quel régime,
14:06comment on va faire,
14:07comment on va la convoquer.
14:08Il y a plein de possibilités.
14:10Là, il se trouve
14:10qu'elle était convoquée
14:11et que ça a basculé
14:12en garde à vue.
14:13Monsieur, je vais vous dire
14:13pourquoi je suis agacé.
14:16Parce que ce n'est pas
14:16la première fois.
14:17Parce que pendant la campagne
14:19des élections municipales,
14:20on a eu une séquence
14:21à peu près de même nature.
14:22C'est-à-dire que Sébastien Delogu,
14:24qui était la tête de liste
14:25de la France insoumise
14:25à Marseille,
14:26pendant plusieurs jours
14:27dans les médias,
14:28on a dit
14:28qu'il s'est fait livrer
14:29de la drogue à domicile
14:30sur la base
14:31de fuite policière.
14:32Et puis en fait,
14:33il est allé à la convocation
14:34et puis on s'est rendu compte
14:36que ce n'était pas de la drogue
14:36qui s'était fait livrer
14:37à domicile,
14:37c'était des meubles.
14:39Et puis après,
14:39on n'en a plus parlé.
14:40Donc vous vous dites
14:40que c'est le même procédé ?
14:42Je dis que le procédé
14:43qui consiste à,
14:45par l'intermédiaire
14:46de fuite policière
14:47et judiciaire
14:49politiquement orientée,
14:50vise à nous salir.
14:52Oui.
14:52Et après,
14:53qu'est-ce qui se passe ?
14:54Pendant plusieurs jours,
14:55vous dites
14:56Sébastien Delogu
14:56s'est fait livrer de la drogue.
14:58Donc tout le monde se dit
14:58c'est bizarre quand même.
15:00Ce n'est pas normal.
15:01Et puis après,
15:02quand on apprend
15:02que c'est des meubles,
15:03plus personne n'en parle
15:04et puis on passe à autre chose.
15:05Puis le mal est fait.
15:06Donc vous comprenez
15:07pourquoi il y a un secret
15:07de l'enquête
15:08et un secret de l'instruction ?
15:09Vous comprenez pourquoi
15:10il faut faire attention
15:10quand on évoque
15:12des accusations
15:12contre quelqu'un ?
15:13Qui vise à vous salir,
15:15à salir la France insoumise,
15:16à salir Jean-Luc Mélenchon ?
15:18Pourquoi la France insoumise
15:19est la seule formation politique
15:20qui est aujourd'hui
15:21ciblée par ses pratiques ?
15:22Pour quelles raisons ?
15:23Pour quelles raisons ?
15:25Donc...
15:25Bah écoutez,
15:27les deux exemples
15:28que je suis en train
15:28de vous donner...
15:29Il y a des articles 40
15:31qui sont...
15:31Mais ce n'est pas
15:31les articles 40 monsieur
15:32le problème.
15:33Les articles 40
15:34c'est pas un problème.
15:35Les articles 40
15:36c'est un devoir.
15:37Moi quand je fais
15:37un article 40
15:38c'est même pas un droit.
15:39C'est une obligation.
15:39C'est le traitement
15:39qui découle de cet article 40
15:41que vous dénoncez.
15:42Mais je dénonce le traitement
15:43et je dénonce
15:44la boucle
15:45police-justice-média
15:46qui consiste désormais
15:48à faire fi
15:48de la présomption d'innocence,
15:50à faire fi
15:51du secret de l'enquête
15:52pour instrumentaliser
15:53des affaires judiciaires
15:54pour salir une force politique.
15:56Parce que ça fait du mal après.
15:57Parce qu'évidemment
15:58que les gens
15:58n'ont pas envie de voter
15:59pour des gens
15:59qui se font livrer des drogues.
16:00Juste Manuel Bompard
16:01sur le déclenchement
16:02de cet article 40
16:02et le tweet en question.
16:04Est-ce que vous reconnaissez
16:05quand même...
16:06Sur l'apologie
16:06pour que les choses soient claires
16:07parce qu'il n'y a rien à voir
16:09avec ce qui n'a rien à voir.
16:09Sur l'apologie du terrorisme.
16:10Est-ce que vous reconnaissez
16:11quand même
16:12que Rima Hassan
16:13flirte souvent
16:14avec les limites
16:15dans ce que j'ai lu là,
16:16dans l'événement
16:17auquel elle fait référence
16:19encore une fois
16:20de cet homme
16:21dans les années 70
16:22qui tue des Israéliens
16:24dans un aéroport.
16:26Elle n'a pas dit
16:26qu'elle a prouvé son action.
16:27Elle ne l'a prouvé.
16:28Non mais encore une fois.
16:28C'est là où je vous dis
16:29de flirter avec les limites.
16:30Oui mais flirter,
16:31pardon,
16:31ça ne veut rien dire.
16:32C'est-à-dire que
16:33là on parle de délit.
16:34Mais c'est la justice
16:36qui se prononcera.
16:36Il vient en jugement
16:37le 7 juillet.
16:38Très bien.
16:38Mais pour l'instant,
16:40sur les 13 enquêtes
16:41qui étaient ouvertes,
16:42la justice s'est prononcée.
16:46Il reste 6.
16:47Bon, voilà.
16:47Et je pense que
16:49ces 6-là,
16:50si vous me demandez
16:51mon avis à moi,
16:52seront aussi
16:53et ne donneront lieu
16:54à aucune condamnation.
16:55En tout cas,
16:55je le crois.
16:56Et parce que je considère
16:57que les faits
16:58ne sont absolument pas avérés.
16:59Rima Hassan n'approuve pas
17:00les actions violentes
17:02dont vous êtes en train de parler.
17:03Je ne dis pas
17:03qu'elle les approuve.
17:04Je dis qu'elle maîtrise
17:05parfaitement bien
17:06la langue française.
17:07Oui mais flirter,
17:07ça ne veut rien dire, madame.
17:08Soit vous posez un acte
17:10qui est un délit
17:11et les caractérisez comme tel,
17:12soit non.
17:13Flirter, ça n'existe pas.
17:14Et c'est la justice
17:15qui va trancher encore une fois.
17:16D'accord.
17:16La justice qui tranchera
17:17le 7 juillet.
17:18Pourquoi la justice ?
17:19Pourquoi il y a cette forme
17:21de harcèlement judiciaire
17:23contre Rima Hassan ?
17:24Est-ce que vous trouvez normal
17:25qu'une députée européenne
17:26élue par les Françaises
17:27et les Français
17:27pour faire son travail
17:28passe 10 heures en garde à vue
17:29pour un tweet
17:30de 144 caractères ?
17:32Qu'est-ce que vous faites
17:32pendant 10 heures
17:33en garde à vue
17:33sur un tweet de 144 caractères ?
17:35Ce n'est pas grave
17:35l'apologie du terrorisme ?
17:37Ça veut dire quoi ?
17:39Faire l'apologie
17:40d'actes terroristes ?
17:41Si, c'est grave, oui.
17:41Bien sûr, si quelqu'un le fait,
17:42ce n'est pas normal de le faire.
17:43Mais en l'occurrence,
17:44personne ne le fait chez nous.
17:47La justice, encore une fois,
17:48se prononcera le 7 juillet.
17:49Elle ne l'a pas encore fait
17:49sur ce point précis.
17:51Mais est-ce que Rima Hassan a dit
17:53tel acte terroriste,
17:54je l'approuve, je le soutiens,
17:56je l'encourage ?
17:56Jamais.
17:57Jamais elle n'a fait ça.
17:58Et heureusement.
17:59Donc l'apologie du terrorisme,
18:01aujourd'hui,
18:02c'est quelque chose qui,
18:03d'ailleurs,
18:03initialement était dans le droit
18:04de la presse,
18:05qui a été élargie
18:06dans le droit commun.
18:07Et d'ailleurs,
18:08ça a été très contesté
18:09quand ça a été fait
18:10parce que tout le monde s'est dit
18:11attention,
18:11c'est une notion suffisamment floue
18:13pour que ça devienne
18:14un outil de persécution politique.
18:16Et d'ailleurs,
18:16nous faisions partie de ceux
18:17qui l'avons dit à l'époque.
18:18On n'était pas seuls.
18:19Les communistes,
18:20les écologistes avaient voté
18:21contre l'introduction
18:22dans le droit commun
18:23parce que tout le monde
18:23avait compris à l'époque
18:24que ça allait être utilisé
18:25pour être détourné
18:27de son objet.
18:28Que le sujet n'était plus
18:29le fait de faire
18:29de l'apologie du d'acte terroriste
18:30mais de chercher,
18:31comme vous le dites vous-même,
18:32des zones de flou.
18:34Mais en fait,
18:34on a le droit de critiquer
18:36l'action du gouvernement israélien.
18:38On a le droit
18:38de dénoncer le génocide à Gaza.
18:41Ça, c'est la liberté d'expression ?
18:43On a le droit, madame,
18:44y compris de soutenir
18:46la résistance palestinienne
18:47parce que la résistance palestinienne,
18:49c'est un terme
18:49qui est reconnu,
18:51y compris par le droit international.
18:53Quand il y a une situation
18:53d'oppression,
18:54vous avez un droit à la résistance
18:55que vous n'avez pas le droit.
18:57Évidemment,
18:58c'est les crimes de guerre,
18:59c'est les crimes contre l'humanité.
19:00C'est là où est la distinction.
19:01Mais parler de résistance palestinienne
19:03n'est pas un délit.
19:04Et heureusement,
19:05au contraire,
19:05moi, je soutiens
19:06et j'encourage
19:06la résistance palestinienne.
19:08Mais quand vous dites ça,
19:09évidemment,
19:10tout le monde pense
19:10à ce qui s'était passé
19:11le 7 octobre.
19:11Mais ça n'a rien à voir
19:12avec la résistance palestinienne.
19:14Je pense que c'est important
19:15de le préciser.
19:16Moi, je l'ai dit
19:16depuis le premier jour,
19:17je l'ai même caractérisé
19:19en droit international.
19:20C'était ce qu'on appelle
19:20des crimes de guerre.
19:21D'ailleurs,
19:22il y a ce qui s'appelle
19:22la Cour pénale internationale.
19:24Il y a des mandats d'arrêt
19:25qui ont été délivrés
19:26contre les dirigeants du Hamas
19:27en raison de ce qui s'est passé
19:28le 7 octobre
19:29et contre le président,
19:32le premier ministre israélien,
19:33M. Netanyahou,
19:34qui fait l'objet
19:34d'un mandat d'arrêt
19:35de la Cour pénale internationale
19:37pour crimes de guerre,
19:37voire crimes contre l'humanité.
19:39Vous voyez,
19:39il faut parler précisément des choses.
19:41Moi, j'essaye de parler
19:41précisément des choses.
19:42Et nous aussi.
19:43Donc, précisément des choses.
19:45Elle est convoquée ce matin
19:48devant les enquêteurs
19:49de la brigade de la répression
19:51de la délinquance
19:51sans personne
19:52pour une des 6 autres procédures.
19:55Rappelons donc
19:55qu'il y en a 13
19:56qui ont été classées
19:56et qu'il y en a 6 en cours.
19:58C'est l'une de ces 6.
19:59Et ces 6 autres procédures,
20:00on sait quelle est leur nature ?
20:01On ne connaît pas le contenu
20:02ni le détail.
20:03Évidemment,
20:03on a demandé des précisions
20:05et on creuse ce chapitre-là.
20:06Parce que rappelez-nous
20:07par qui elle est entendue ce matin ?
20:09Ce qui peut nous permettre
20:09peut-être d'éclairer
20:10un petit peu les choses.
20:11Non, c'est un service
20:12de la police judiciaire de Paris.
20:13Elle est entendue au Bastion,
20:15donc derrière le tribunal judiciaire
20:16par les enquêteurs
20:17de la brigade de répression
20:18de la délinquance aux personnes.
20:19Juste un dernier point,
20:20Manel Bompard,
20:21sur ce que vous demandez
20:22aujourd'hui au ministre
20:23de l'Intérieur
20:23de dilégenter des enquêtes.
20:25Si ces enquêtes
20:26n'étaient pas diligentées,
20:27justement parce que
20:28vous dénoncez ces fuites,
20:29est-ce que vous pourriez
20:30aller peut-être plus loin,
20:31passer ces demandes-là ?
20:33Qu'est-ce que je peux faire de plus ?
20:35Porter plainte,
20:35je ne sais pas.
20:36En ce qui concerne les plaintes,
20:38c'est évidemment
20:39Rima Hassan et son avocat
20:40qui en décideront.
20:41De ce que j'ai compris,
20:42pour l'instant,
20:43leur déclaration,
20:43c'est de demander
20:44à ce que ça ne soit pas
20:46à eux de déposer plainte,
20:47mais que ce que ce soit
20:48le parquet lui-même
20:49qui dépose plainte.
20:50Parce que cette manière
20:51qui consiste à dire,
20:52alors qu'il y a des violations
20:53absolues des principes
20:54de l'État de droit,
20:55en fait, c'est votre problème à vous,
20:56c'est à vous de le régler
20:57en portant plainte
20:58alors que ça nous concerne tous.
20:59Mais cela dit,
21:00pour l'instant,
21:00pardon, je vous interromps
21:01parce que le parquet,
21:02alors, il a communiqué
21:03sur ces substances
21:04qui s'apparentent
21:06selon les termes du parquet
21:07à du 3-MMC,
21:07mais pour l'instant,
21:08à ma connaissance,
21:09et je parle sur votre contrôle,
21:10il n'y a pas de suite judiciaire
21:11qui soit enclenchée
21:13sur cet aspect-là.
21:14Pour l'instant,
21:14à ma connaissance, non,
21:15mais il va falloir
21:16qu'on avance un peu là-dessus,
21:17effectivement,
21:18et il faut, je pense,
21:19éclaircir un peu plus
21:20les formulations.
21:22Non, mais ce que je voulais
21:22juste vous dire,
21:23c'est qu'indépendamment
21:24du fond, là,
21:26donner des informations
21:27dans une enquête en cours
21:28pendant une garde à vue,
21:29faire comme on a assisté hier,
21:30c'est-à-dire quasiment
21:30on pouvait suivre
21:31la garde à vue de Rima Hassan
21:32en live tweet hier,
21:35mais en fait,
21:35c'est illégal.
21:37Et la responsabilité
21:38du ministre de l'Intérieur
21:39du ministre de la Justice,
21:41c'est de faire respecter
21:42la loi.
21:43Quand la loi n'est pas respectée,
21:45c'est de leur responsabilité
21:46de mener les enquêtes
21:47et d'identifier les responsables
21:49des violations de la loi
21:50pour les sanctionner.
21:50Une précision peut-être,
21:52Pauline Revenas,
21:53sur la façon dont les choses
21:54se passent.
21:55Ces fuites,
21:55alors on peut les regretter,
21:58effectivement,
21:59mais ça n'est pas...
22:00Ça arrive dans d'autres cadres
22:02que l'audition de Rima Hassan.
22:04Ça n'est pas un cas unique.
22:05Ça arrive régulièrement
22:06qu'on ait des informations,
22:07qu'on obtienne des informations
22:08sur des gardes à vue
22:09qui sont en cours,
22:10pas forcément dans un cadre politique.
22:12Oui.
22:13Qu'est-ce que vous voulez me faire dire ?
22:14Ce que je veux dire,
22:14c'est que...
22:16Vous semblez dire
22:16qu'il y a un acharnement spécifique
22:18et que c'est du jamais vu.
22:19Mais non, c'est assez courant.
22:20Non, mais monsieur,
22:21c'est pas parce qu'il y a des gens
22:22qui brûlent des feux rouges
22:23que si vous brûlez un feu rouge,
22:24vous avez le droit de le faire.
22:25Donc, c'est pas le sujet.
22:26Le sujet, c'est pas de savoir
22:26si ça existe dans d'autres affaires.
22:28Le sujet, c'est est-ce que,
22:29oui ou non,
22:30il y a des violations
22:30du secret de l'enquête
22:31et si oui,
22:32il y a des violations
22:32du secret de l'enquête,
22:33c'est un délit,
22:34c'est illégal
22:35et donc ça doit donner lieu
22:36à des poursuites,
22:37à l'identification des personnes
22:38qui en sont responsables.
22:39Dans une garde à vue,
22:40il n'y a pas 40 personnes.
22:41Donc, on doit savoir
22:42assez précisément
22:43qui sont les personnes
22:44et on doit pouvoir
22:45les retrouver assez facilement
22:46qui donnent des informations
22:47à l'extérieur
22:48pendant la garde à vue
22:48qui en plus,
22:49les trafiquent
22:50ou en tout cas,
22:51les présentent
22:52d'une certaine manière
22:53visant ensuite
22:54à ce que ces informations
22:55soient utilisées
22:56dans l'espace médiatique
22:57pour salir une personne.
22:58Donc, vous dites ce matin,
22:59c'est quand même,
22:59vous demandez au parquet aussi
23:00de se saisir.
23:01Mais moi, je demande
23:02à ce que la vérité soit faite,
23:03que les personnes
23:04qui sont responsables
23:04de ces fuites
23:06soient identifiées,
23:06qu'elles soient sanctionnées.
23:07Quelle que soit la manière
23:08que ça a...
23:09Et je considère
23:10que ce n'est pas à nous
23:11de porter plainte,
23:12que c'est au ministre,
23:14au gouvernement
23:15de dire s'il trouve
23:16que c'est acceptable
23:17ou pas acceptable
23:18dans un état de droit.
23:19Et si ce n'est pas acceptable
23:20dans un état de droit,
23:21alors il doit mener
23:21les enquêtes en cours.
23:22C'est pour ça,
23:22je vous le disais tout à l'heure,
23:23quand M. Nunez dit
23:24« Mais ça, c'est mon affaire. »
23:26Non, ce n'est pas son affaire.
23:27C'est notre affaire à tous.
23:27Enfin, il ne dit pas
23:28qu'il ne donnera pas suite.
23:30Pardonnez-moi.
23:31Il n'a pas dit ça,
23:31mais il n'a pas dit
23:31qu'il allait donner suite,
23:32madame, vous êtes d'accord ?
23:33Oui, mais il ne le dit pas non plus.
23:34Vous avez raison.
23:35Mais ce n'est pas son affaire.
23:36C'est notre affaire à tous.
23:37Parce que si on est attaché
23:38à un état de droit
23:39dans lequel il y a des principes,
23:41présomption d'innocence,
23:42respect du secret de l'enquête,
23:44eh bien ces principes,
23:45tout le monde doit les défendre,
23:45pas seulement moi.
23:55mais je pense assez proche du mien.
23:58On ne l'a pas entendu.
23:59On l'a vu arriver tout à l'heure
24:00en direct.
24:01Il y a son avocat
24:02qui était à ses côtés
24:03et lui s'est exprimé.
24:05Son avocat écoutait
24:07une partie de son expression
24:10il y a quelques minutes.
24:11Son avocat, vous nous rappelez ?
24:12Vincent Bringert.
24:13On l'écoute.
24:15Nous demandons solennellement
24:17à la procureure
24:18de la République de Paris
24:19d'ouvrir une enquête préliminaire
24:21compte tenu des nombreuses fuites
24:23qui sont survenues hier
24:25et dont le but était
24:27de porter atteinte
24:28à la réputation
24:30de Mme Rima Hassan.
24:31Et c'est une responsabilité
24:32qui incombe
24:34à la procureure de la République
24:35et qui incombe d'autant plus
24:36compte tenu
24:37des nombreuses fausses informations
24:38qui ont circulé
24:39pendant toute la journée d'hier.
24:41Voilà donc cette intervention
24:43il y a quelques minutes.
24:44On vous rappelle l'audition
24:45qui est en cours
24:46à la police judiciaire
24:46pour Rima Hassan
24:47accompagnée par son avocat
24:49et donc la conférence de presse
24:50qui a été confirmée
24:50par l'avocat.
24:51Ce sera à 17h
24:53et on vous remercie
24:54Emmanuel Bompard
24:54d'être venu ce matin
24:55sur BFM TV
24:56pour réagir en direct
24:58à cette audition
24:59et cette garde à vue d'hier.
25:00sur BFM TV
25:00sur BFM TV
25:00sur BFM TV
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