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  • il y a 10 minutes
Le Premier ministre Sébastien Lecornu s'exprime depuis Bordeaux, en Gironde, ce jeudi 2 avril, sur les hausses du prix du carburant suite à la guerre au Moyen-Orient. 

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Transcription
00:00Ici, Bordeaux est un peu aussi le témoignage, la vitrine aussi de ce qui s'est passé ces dernières semaines
00:05avec une population locale qui s'est exprimée très fortement pour un réassort en quelque sorte de sécurité
00:11avec des initiatives qui ont été proposées par le nouveau maire en matière de lutte contre la délinquance,
00:17de prévention mais aussi de répression, de police municipale.
00:19Et c'est pour ça que nous avons choisi avec les ministres de nous rendre ici aujourd'hui
00:24pour détailler les différents textes de loi qui sont sur la table.
00:28Certains sont déjà dans la navette parlementaire, texte pour la police municipale.
00:32D'autres, au contraire, viennent d'être présentés au Conseil des ministres.
00:36D'autres vont venir également en matière de procédure pénale ou de politique pénale menée par le garde des Sceaux.
00:42Et la table ronde que nous avons eue avec un panel très représentatif, je le crois,
00:45et politique et géographique des maires de Gironde nous a permis aussi d'enrichir le texte
00:50et de faire en sorte qu'on ait un travail parlementaire qui permette de faire émerger un compromis
00:55tant avec le Sénat qu'avec l'Assemblée nationale, dans une Assemblée nationale particulière, vous le savez,
01:00et dans laquelle, évidemment, il est de bon ton de s'appuyer sur l'expérience locale.
01:04Ça facilite les différents compromis à l'échelle nationale.
01:07Voilà de manière très introductive ce que je pouvais dire.
01:10Je ne vais pas être trop long puisque je suis déjà bien revenu sur le fond de ces différents textes
01:16pendant la table ronde.
01:17Et je vous propose aussi, mes intérieurs, à une motion d'ordre, de répondre à vos questions.
01:24Bonjour, M. le Premier ministre, Jefferson des Sports pour Sud-Ouest.
01:27Vous avez dit lors de cette table ronde de vouloir vous mouiller pour faire avancer les textes
01:30en ce qui arrive, notamment la sécurité.
01:33On pourrait parler de la LPM et d'autres.
01:34Vous avez évoqué la justice.
01:35Est-ce que vous considérez que les 3 à 4 prochains mois qui arrivent seront décisifs, déterminants, cruciaux,
01:40peut-être pour éviter une fin de quinquennat inutile ?
01:43Oui, alors je crois qu'on est loin de la fin de quinquennat inutile parce que de toute façon,
01:47le contexte géopolitique, il impose de toute façon à l'exécutif, à l'ensemble de la classe politique
01:52d'apporter des réponses urgentes.
01:54C'est la première des choses.
01:56La deuxième des choses, peu importe la situation à l'Assemblée nationale, ça n'empêche pas la vie du pays.
02:00On n'a pas empêché les élections municipales.
02:02La première année du mandat municipal pour l'ensemble des maires de France, c'est maintenant.
02:06Soit l'État et les pouvoirs publics et donc aussi le Parlement et les forces politiques à l'Assemblée nationale
02:11et au Sénat
02:12répondent présents dès maintenant aux sollicitations qui viennent du terrain, soit ces sollicitations seront déçues.
02:17En tout cas, ce n'est pas du côté du gouvernement qu'il y aura de l'inaction ou qu
02:22'il y aura un manque de mobilité et d'investissement.
02:24Et vous voyez en peu de temps ce qui a été fait sur l'énergie.
02:27On a bien fait de sortir la programmation plurielle pour l'énergie avant la crise énergétique,
02:31ce qu'on fait en matière de réarmement régalien, justice intérieure, mais également évidemment militaire,
02:36le plan de relance sur le logement.
02:37Bref, au contraire, moi je m'inscris dans une autre logique.
02:40C'est parce qu'il reste peu de temps, je n'ai pas de majorité, une situation de finances publiques
02:45très dégradée et j'ai peu de temps.
02:47La situation est donc idéale.
02:48C'est le moment dans lequel, au contraire, il faut faire preuve de créativité.
02:51Je n'ai rien à perdre, nous n'avons rien à perdre.
02:53Et au fond, le gouvernement s'inscrit dans une logique très pragmatique.
02:58Il y a des grands débats, ils devront être tranchés par l'élection présidentielle.
03:01Ce n'est pas la peine de faire de l'agitation avant, ça serait mentir aux Françaises ou aux Français.
03:04Et il y a d'autres débats, comme l'invitation de Thomas aujourd'hui, qui disent qu'on ne va
03:08pas attendre 2027 ou 2028
03:10pour faire ce qu'on doit faire sur les polices municipales, contre les rodéos, contre les rêves parties inégales, contre
03:17le protoxyde d'azote.
03:19Donc au fond, c'est toujours la même ligne de partage qu'est la mienne depuis le début, depuis six
03:23mois.
03:23La question budgétaire était particulière.
03:25C'est de se dire qu'est-ce qu'il peut attendre et qu'est-ce qu'il ne pourra
03:29pas attendre.
03:29Après, j'aurais aimé avoir et du temps, et une majorité, et plus d'argent.
03:33Mais ça, il faudra que je repasse.
03:38Bonjour, Magali Boissin, France 2.
03:40Je voudrais vous parler sécurité du pays.
03:42Vous avez dit qu'effectivement, ça restait bien à mes sujets.
03:44Avec cette nouvelle alerte sur la banque américaine Goldman Sachs ce matin,
03:482 banques américaines qui confirment que, par ailleurs,
03:50elles demandent à leurs salariés du télétravail obligatoire pour des questions de sécurité.
03:55Donc ma première question, c'est est-ce que, M. le Premier ministre,
03:58l'inquiétude grandit sur l'état de cette menace en France ?
04:022. Y a-t-il des indications que cette nouvelle affaire a des liens avec l'Iran et le conflit
04:06au Moyen-Orient ?
04:083. Peut-être pour le ministre de l'Intérieur plutôt,
04:11communiquez-vous des chiffres sur le nombre de sites surveillés actuellement aujourd'hui en France ?
04:15Les enquêtes sont en cours.
04:17Après, je pense qu'il faut être très direct et il ne faut rien cacher aux Françaises et aux Français.
04:21Les deux conflits que nous connaissons, l'un en Ukraine, l'autre au Moyen-Orient,
04:26ont un impact sur la sécurité nationale.
04:28Soit déjà parce que nous avons des intérêts dans les régions concernées,
04:32singulièrement proches au Moyen-Orient, des ressortissants, des emprises militaires,
04:37et soit surtout parce que ces deux conflits génèrent des menaces hybrides,
04:41l'énergie et les cyberattaques étant évidemment les plus évidentes.
04:46La particularité du Proche et du Moyen-Orient, c'est que ça peut générer une forme de terrorisme.
04:50Soit du terrorisme, soit une nouvelle forme de terrorisme.
04:53Là, on est évidemment dans un moment religieux particulier,
04:56pas que juive, pas que chrétienne, nous sommes jeudi saints.
05:00Donc le ministre de l'Intérieur a donné des instructions à l'ensemble des préfets
05:03pour rehausser la sécurité évidemment sur l'ensemble des lieux de culte,
05:08parce qu'il y a une réalité, c'est que ce conflit au Moyen-Orient
05:12peut avoir un effet direct en matière de terrorisme sur le territoire national.
05:16Et puis de fait, vous l'avez rappelé, il y a aussi une tentation,
05:20slash tentative par les services iraniens, potentiellement,
05:23d'instrumentaliser des proxys,
05:26et pas forcément des proxys comme on pourrait l'entendre d'habitude pendant la guerre froide,
05:30plutôt des réseaux de criminalité organisés,
05:33parfois, comme me disent les professionnels, bas du spectre,
05:36en clair, des délinquants, parfois, qui ne sont pas forcément des gens
05:39toujours très connus, d'ailleurs, des services de police et de justice,
05:42qui peuvent être activés plus ou moins à distance,
05:46plus ou moins d'ailleurs, de manière immédiate ou différée.
05:49Donc oui, l'énergie n'est pas le seul impact de cette guerre.
05:53Et donc c'est une guerre qui est particulière,
05:56dans la mesure où on a du mal à comprendre les effets finaux recherchés
05:58de certains acteurs, c'est le moins que l'on puisse dire.
06:02un risque d'escalade verticale et horizontale.
06:04On voit ce qui est fait, et nos initiatives sur le Liban, sur la région.
06:08Mais ça serait mentir de dire qu'il n'y a pas d'impact sur le territoire national,
06:11et c'est un sujet de préoccupation majeure, évidemment, pour les services de l'État.
06:18Bonjour, M. le Premier ministre.
06:19M. Desmoulins pour TF1-LCI.
06:21Vous disiez il y a quelques minutes que le contexte international,
06:24en cette fin de quinquennat, impose des réponses urgentes.
06:26Pour beaucoup de Français, ça se traduit très concrètement
06:29par ce qu'ils constatent à la pompe, cet envolé du prix des carburants.
06:33Vous aviez annoncé des premières aides à hauteur de 70 millions d'euros
06:37pour le mois d'avril, mais il y a beaucoup de professions
06:39qui ne peuvent pas se passer de leur voiture,
06:41qui trouvent ça largement insuffisant,
06:43ou qui en sont exclus.
06:44Je pense aux aides à domicile, je pense aux infirmières,
06:47même à ces Français qui, aujourd'hui, ne peuvent pas se passer de leur voiture.
06:51Allez-vous débloquer des aides supplémentaires ?
06:53Vous aviez ouvert la voie il y a quelques jours.
06:54Non, mais je pense qu'il faut...
06:55Là aussi, il n'y a rien à cacher.
06:58La réalité, c'est que cette guerre est particulière
07:01et qu'on a du mal, évidemment, à établir des scénarios
07:05très crédibles sur l'évolution de celle-ci.
07:08Un, déjà, ça a duré.
07:10Deux, d'une guerre purement de circulation maritime,
07:14sur Hormuz, on voit bien qu'on a une dérive
07:18potentiellement vers une guerre qui pourrait s'en prendre
07:20aux outils de production de la région, avec donc un effet beaucoup plus durable.
07:24Donc, moi, je l'ai toujours dit, la gestion de cette crise,
07:27en externe comme en interne, avec le président de la République,
07:29on l'adapte en conduite.
07:31La première des choses, il fallait jouer sur les stocks stratégiques.
07:33On l'a fait.
07:34La deuxième des choses, il fallait réaugmenter nos capacités à raffiner.
07:38On l'a fait.
07:39La troisième des choses, il fallait s'assurer
07:41qu'il n'y ait pas un effet d'aubaine sur les marges de distributeurs.
07:44On l'a fait.
07:45La quatrième des choses, il fallait s'assurer
07:47que les personnes les plus fragiles puissent accéder rapidement
07:49à leur chèque énergie, les anciens tarifs sociaux,
07:53comme on disait jadis.
07:54On l'a fait.
07:54Et ensuite, cinquième point, vous avez évidemment
07:57un enjeu que vous avez rappelé dans votre question,
07:59qui est l'activité.
08:00Les pêcheurs, les agriculteurs, les transporteurs,
08:02pour ne citer que cela, s'il n'y a pas d'aide,
08:04c'est l'activité qui s'arrête.
08:06Si c'est l'activité qui s'arrête,
08:07c'est donc aussi un problème pour notre économie et notre croissance.
08:10Thomas a été ministre du Budget,
08:11il connaît ces sujets par cœur.
08:12Et donc, au fond, ce qu'on essaie de faire,
08:14ce n'est pas comme d'habitude.
08:15Je l'assume.
08:17J'assume de ne pas ouvrir les vannes de milliards d'euros
08:19qui tomberaient comme ça de manière complètement indiscriminée.
08:22Je pense que d'ailleurs, objectivement,
08:24c'est salutaire pour le pays.
08:25Et je ne crois pas d'ailleurs comprendre
08:27que les Françaises et les Français demandent cela.
08:29Après, pour répondre précisément à votre question,
08:32c'est en train de durer.
08:33C'est factuel.
08:34Et donc, j'ai passé trois commandes au gouvernement
08:37pour les jours qui viennent, la semaine prochaine.
08:40Le premier, c'est évidemment notre plan d'électrification.
08:43Je commence par le long terme.
08:44Parce qu'au fond, on voit bien,
08:46j'ai vu encore les déclarations du Rassemblement national
08:47ou les tweets de Mme Le Pen.
08:49On veut toujours nous ramener de manière myope au court terme.
08:53Les crises pétrolières,
08:55ou en tout cas liées aux énergies fossiles, vont durer.
08:57Il y en aura d'autres.
08:58Donc, une bonne fois pour toutes,
09:00et sans doute,
09:01devons nous accélérer davantage les choses.
09:04Peupler des coupables sur le fait
09:05que des initiatives auraient dû être peut-être prises
09:08plus rapidement ces dernières années.
09:09Encore, on en a beaucoup fait.
09:10Mais on n'est plus du tout sur un sujet climatique,
09:12purement climatique.
09:13On est sur un sujet de sortie de dépendance.
09:16Donc, le plan d'électrification,
09:17la première version m'a été présentée en début de semaine.
09:20Je vais considérer que ça n'allait pas suffisamment loin
09:22pour être transparent avec vous.
09:23Donc, une deuxième version me sera proposée
09:25pendant ce week-end.
09:26Parce que je pense qu'une bonne fois pour toutes,
09:28si on doit mettre de l'argent public,
09:29il est pour traiter le problème à la racine.
09:32La deuxième des choses,
09:33c'est un plan de sobriété.
09:34Pas pour faire la morale aux Françaises et aux Français.
09:36Ils n'ont pas besoin de nous pour savoir
09:38s'il faut éteindre la lumière, la fermer
09:39ou baisser son chauffage.
09:41En revanche, ça a été dit par le ministre du Travail,
09:44par le ministre de la Fonction publique.
09:46Il y a sûrement des modalités d'organisation
09:48de la vie du pays
09:49qui doivent nous permettre, effectivement,
09:51de consommer moins.
09:52C'est la deuxième commande que j'ai passée au gouvernement.
09:53Puis la troisième, oui, j'ai toujours dit.
09:55Si je ne crois pas aux aides générales
09:57et à déverser des milliards à l'aveugle,
09:58je suis favorable à ce qui est des aides ciblées.
10:01Donc des ministres ont reçu un certain nombre de commandes
10:03pour me faire de nouvelles propositions
10:04en début de semaine prochaine,
10:06notamment, vous en avez cité peut-être quelques exemples,
10:09mais des Françaises et des Français,
10:11des concitoyens et des concitoyens
10:12qui ne peuvent pas faire autrement que de rouler
10:16et qui méritent sans doute une aide ciblée.
10:19J'ai vu le président de la FNSEA,
10:20j'ai eu des contacts avec nombreux syndicats agricoles
10:22depuis le début de la semaine.
10:24Là aussi, tout ce qu'on a annoncé,
10:26de façon, s'est mensualisé
10:27pour permettre justement de faire évaluer les dispositifs.
10:29On n'abandonnera personne,
10:31mais on ne dépensera pas de l'argent qu'on n'a pas.
10:33Voilà, je pense que c'est dit avec pragmatisme,
10:35c'est comme ça qu'il faut le faire.
10:36Il faudrait qu'on prenne une question.
10:37Bonjour, je suis le Premier ministre.
10:38Louis Besson, BFMTV.
10:39Il y a deux sujets dans cette crise
10:41sur lesquels le gouvernement est interpellé,
10:42parfois critiqué d'abord.
10:44Le sujet des pénuries.
10:45Il n'y en a pas à l'échelle nationale,
10:47mais il se trouve qu'il y a beaucoup de ruptures de stock
10:49dans des stations de service.
10:50Alors que peut faire le gouvernement pour éviter ça,
10:53surtout avant le week-end de Pâques ?
10:54Et puis l'autre sujet, c'est cette fameuse cagnotte.
10:57Vous avez parlé hier matin, pour la première fois,
10:59d'un surplus éventuel au taxe sur le carburant.
11:02Pourtant, le gouvernement disait que ça n'existait pas.
11:04Alors on en est où ?
11:05J'ai demandé au ministre des Comptes publics, justement,
11:09on prendra une question de Sud-Ouest juste après,
11:11ou des journalistes locaux, quand même,
11:12puisqu'on est chez eux.
11:15J'ai demandé au ministre de l'Action des Comptes publics,
11:16justement, demain, de communiquer sur le chiffre.
11:18J'ai vu qu'il y avait beaucoup d'excitation, en effet,
11:20sur le sujet de la fiscalité sur les carburants.
11:25J'ai bien peur que cette excitation soit vite rafraîchie
11:28et douchée.
11:29Donc, de fait, mécaniquement,
11:32lorsque vous avez une augmentation des prix du carburant,
11:36en pourcentage, il peut y avoir une augmentation,
11:38évidemment, du volume de fiscalité prélevé.
11:40Sauf qu'en général, les Françaises et les Français
11:41ou les acteurs économiques consomment moins en volume.
11:44Donc vous avez une péréquation qui se fait de facto.
11:46Sans compter le choc macroéconomique,
11:48potentiellement derrière, ça, on l'évaluera plus tard.
11:50Et donc, j'ai demandé à ce qu'on fasse la transparence complète.
11:52Comme ça, je pense que cette excitation va laisser place
11:55à un partage de la contrainte, à mon avis,
11:56beaucoup plus fort, et à un principe de réalité.
11:59Si j'ai parlé d'éventuels surplus,
12:01parce que même s'il y avait un seul euro de surplus,
12:03pour justement avoir la paix aussi sur ce sujet,
12:07j'ai décidé de l'affecter, notre plan d'électrification.
12:10C'est de se dire au moins,
12:11puisque certains politiquement veulent introduire
12:14un doute sur cette affaire,
12:17venir abîmer d'ailleurs le consentement à l'impôt,
12:19et en faisant comme si l'État, c'était une multinationale,
12:21loin de tout le monde, l'État-nation, c'est tout le monde,
12:24et au moins on a réglé le problème de ce point de vue.
12:26Ensuite, il n'y a pas de pénurie.
12:27Les mots ont du sens, et je vois aussi les formations politiques
12:29qui emploient ces mots-là.
12:31Pénurie, ça serait crise de volume.
12:33Il n'y a pas de crise de volume.
12:35Après, vous avez des stations-services
12:37dans lesquelles vous avez des problèmes logistiques.
12:39On en parle avec les différents réseaux,
12:41évidemment, de distribution.
12:42Au hasard, les stations-services dans lesquelles
12:44il y a un problème de disponibilité,
12:46ce sont souvent les stations-services
12:47qui pratiquent les prix les moins chers.
12:49Et ça, c'est un défi logistique.
12:51Mais laisser entendre qu'il y a une pénurie aujourd'hui
12:54de gazole ou d'essence, c'est faux.
12:57Après, une fois de plus, on communiquera au fur et à mesure.
12:59De toute façon, je demande au ministre
13:00de faire la totale transparence sur tout,
13:02parce que si la guerre devait durer,
13:04on prendrait au fur et à mesure, évidemment,
13:06les mesures qui s'imposent.
13:07Mais moi, j'appelle au sang-froid.
13:08On peut faire de la politique politicienne avec tout,
13:11mais on parle de guerre, guerre en Ukraine,
13:14guerre au Moyen-Orient.
13:15Et ce que nous faisons, c'est gérer les effets d'une guerre.
13:17Donc il faut aussi un tout petit peu de retenue et de sérieux.
13:19Et parfois, chez certains, j'ai l'impression
13:21de revivre un peu la séquence du Covid,
13:23dans lequel il y a eu le concours de l'épine
13:25de l'idée la plus joyeuse pour régler une crise compliquée.
13:28Et en fait, à chaque fois, quand on fait le bilan,
13:30c'est un peu pénible pour certains.
13:32Donc vraiment, moi, je garde mon sang-froid dans cette affaire.
13:35Et on va faire ce qu'il faut pour gérer au mieux
13:37la crise que nous connaissons.
13:39Oui, avec joie.
13:41Pardon, on a distribué le micro,
13:42donc je vais me permettre de me lancer dans une question.
13:44Audrey Disant, France Info, sur la Nouvelle-Calédonie.
13:46Les députés viennent de rejeter d'emblée le texte.
13:49Qu'est-ce que vous pensez de cette attitude,
13:50et notamment du PS qui a participé à ce rejet ?
13:53Comment vous voyez la suite ?
13:55Comment renouer le dialogue, notamment, avec le FLNKS ?
13:58Je l'ai annoncé, on recevra l'ensemble des partis.
14:03Peut-être vous surprendre, mais je peux toujours comprendre
14:05qu'on puisse être contre un accord local.
14:08C'est déjà arrivé dans le passé,
14:10même si ce n'était pas la tradition.
14:11Je peux comprendre qu'on veuille amender,
14:15qu'on veuille évidemment faire évoluer le texte.
14:19Le rejet préalable sans débat,
14:22c'est inédit dans l'histoire du dossier.
14:25Et c'est compliqué d'expliquer qu'il faut que tout le monde dialogue,
14:28et que c'est un dossier dans lequel il faut chercher du compromis,
14:31et qu'au sein de l'hémicycle,
14:32on n'ait même pas voulu ouvrir justement la séquence du débat,
14:35pour que les uns et les autres comprennent.
14:36Ce n'est pas un vote négatif à la fin des discussions.
14:38C'est juste une motion de rejet préalable en disant
14:41que le débat ne s'ouvre pas.
14:42Et je trouve, on regarde des événements qu'on a connus en Nouvelle-Calédonie,
14:46balayer d'un verre de main ce que les acteurs locaux,
14:49quels qu'ils soient, ont voulu faire,
14:51me semble pour le moins brutal.
14:54Donc il va falloir effectivement réunir de nouveau
14:56l'ensemble des partis et examiner les effets ainsi créés,
15:00pour reprendre la formule consacrée.
15:02Presse locale ?
15:03Bonjour, Daniel Bozek de Sud-Ouest.
15:05Alors en attendant votre convoi, tout à l'heure,
15:07Thomas Cazenave nous disait en matière de sécurité,
15:09on attend toujours quelque chose du gouvernement.
15:12Est-ce que vous êtes arrivé avec ce quelque chose ?
15:15Oui, alors pour être complètement transparent avec vous,
15:18avec Thomas, nous nous connaissons depuis longtemps,
15:21comme parlementaire, on était collègue évidemment au gouvernement,
15:24tout en ne me mêlant pas trop des élections municipales.
15:27Je peux maintenant confesser que j'ai quand même pris souvent des nouvelles de lui,
15:29pour être transparent avec vous.
15:31Et de fait, dès son élection, il a voulu instruire quelques priorités importantes
15:35pour l'action municipale dont il peut avoir besoin de l'État.
15:38Il a pris du temps avec le ministre de l'Intérieur mardi,
15:41on s'est longuement au téléphone pour une réunion de travail au téléphone le week-end dernier.
15:45Je pense qu'il y a plusieurs sujets qu'on va ouvrir très vite dans la relation entre l'État,
15:48et je salue notre préfet de région ici, le préfet Guyot.
15:51Le premier, c'est évidemment l'ensemble de la contractualisation entre l'État et la mairie
15:56sur toutes les politiques de sécurité locale.
15:58Le ministre pourra y revenir, mais une demande a été faite de réouvrir,
16:02et on ne va pas tarder, on va le faire dès maintenant.
16:04Et peut-être un dossier plus emblématique, parce que le contrat est un outil,
16:08il y a un dossier sûrement plus emblématique dans le quartier des Capucins,
16:11c'est d'arriver justement à avoir un hôtel de police commun,
16:15police municipale de Bordeaux, dans lequel j'ai cru comprendre que le maire,
16:18en plus, voulait prendre des décisions importantes de réarmement, d'équipement,
16:20d'évolution du format et des effectifs, et d'avoir dans ce même endroit,
16:26endroit important pour les Bordeaux et les Bordonnés,
16:28avoir un commissariat de police national, qui va permettre justement
16:32d'avoir de la synergie, d'avoir une approche beaucoup plus intégrée.
16:37On parle souvent chez les techniciens de continuum de sécurité.
16:40Là, ça va se faire de manière complètement évidente,
16:43et donc des instructions ont été données en ce sens par le ministre de l'Intérieur.
16:46On va le faire très vite, avec évidemment une préfiguration des étapes,
16:49mais ce n'est pas un engagement, c'est une annonce.
16:52Pour répondre très directement à votre question, c'était important pour le maire de Bordeaux.
16:57D'autres discussions également ont lieu avec le préfet de région, le ministre,
17:01notamment sur la disponibilité des forces mobiles sur l'ensemble de la zone de défense,
17:05pour permettre justement d'avoir une permanence d'emploi des forces.
17:09Là aussi, le ministre aura l'occasion de confirmer tout ça.
17:11Enfin, en tout cas, vous pouvez faire confiance au maire de Bordeaux,
17:15bien que Girondins, pour faire le lien avec la capitale.
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