00:00Est-ce que finalement l'exercice est réussi ?
00:02C'est un gouvernement qui fait ce qu'il peut dans une situation difficile
00:07parce qu'il n'a pas de marge de manœuvre, pas de marge de manœuvre politique
00:10parce qu'aucun soutien parlementaire et pas de marge de manœuvre budgétaire
00:15parce qu'ils ont cramé la caisse, comme disait une certaine candidate
00:19lors de la dernière présidentielle.
00:21Donc je pense qu'ils font ce qu'ils peuvent.
00:24Moi je suis quand même assez frappé par leur faiblesse
00:27et frappé aussi par le... à quel point on est au cœur des névroses françaises
00:32c'est-à-dire on colle des rustines dans tous les sens
00:34donc une rustine pour ci, une rustine pour ça, etc.
00:37On essaye de colmater tout ce qu'on peut.
00:40Je pense que c'est assez psychologique, c'est quand même une manière globalement
00:43d'envoyer une sorte de message aux Français
00:46mais combien de personnes vont effectivement bénéficier de ces aides
00:50c'est-à-dire remplir les formulaires qu'il faut pour les percevoir.
00:53Alors les entreprises un peu importantes, etc. vont le faire
00:58mais l'aide à domicile, l'indépendant, l'artisan,
01:02est-ce qu'il va vraiment prendre le temps d'aller sur un pot-gouvre,
01:04remplir son formulaire, renseigner le nombre de kilomètres qu'il fait, etc.
01:08pour récupérer son aide ?
01:09Je ne suis pas sûr, j'ai plus l'impression qu'on envoie un message psychologique.
01:14J'observe que Sébastien Lecornu fait quand même pas mal de politique.
01:18Il se réclame du gaullisme, il se réclame du séguinisme,
01:21il se réclame de Pompidou, il a dit quatre fois qu'il ne fallait pas emmerder les Français.
01:28Il parle des générations futures, etc.
01:31Il fait beaucoup de politique alors que, et j'en termine par là,
01:36la seule chose qu'ils ne peuvent pas faire
01:38et qu'on fait, je crois, plus de dix pays européens maintenant,
01:42c'est de baisser les taxes sur le carburant.
01:44Et pourquoi ils ne peuvent pas le faire ?
01:46Parce que ça fait dix ans qu'ils creusent la dette du pays
01:49et qu'on est arrivé à un point de non-retour,
01:51à tel point que si on avait aujourd'hui une vraie crise,
01:54par exemple si l'antavirus était devenu un vrai virus,
01:57on aurait été obligé de se remettre à l'Europe
02:00si on avait dû faire à nouveau quoi qu'il en coûte.
02:02Donc voilà, je trouve qu'on est un peu aussi au bout de dix ans
02:09de gabegis, de laisser aller budgétaire.
02:11Donc on en est là.
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