00:00Deuxième élément de la stratégie du gouvernement, que j'arbitrais dès le début, avec l'ensemble des collègues ici présents,
00:06c'est évidemment le soutien à l'activité et au travail.
00:09Alors, pour une raison simple, c'est qu'à la différence du Covid, pour le coup, le pays était à
00:13l'arrêt,
00:14il fallait le soutenir par des transferts financiers importants, là, on a une économie qui fonctionne et qui tourne.
00:20Pour autant qu'elle n'est pas impactée, le ministre va y revenir.
00:24Et donc, au fond, notre obsession, pour ne pas dire plus d'ailleurs, depuis le début, c'est que le
00:27pays doit tourner.
00:28Et pour certains secteurs, la mise de la pêche est ici, c'est assez référendaire et binaire.
00:33Soit il y a un intérêt à prendre la mer pour nos pêcheurs et à sortir et à pêcher, et
00:39ça calcule le coût avantage,
00:42soit ça ne vaut pas le coup de sortir pêcher, par définition, les bateaux restent aqués.
00:45Ce raisonnement-là, c'est facile à expliquer pour la pêche.
00:48On a essayé de le déplier sur beaucoup de filières, sur lesquelles on va revenir dans un instant,
00:52et on va les compléter, parce qu'au fond, il y a des filières économiques qui tiennent notre croissance,
00:56qui tiennent notre activité, qui parfois ont des adhérences avec nos services publics,
01:00et sur lesquelles il faut évidemment qu'elles puissent tenir dans la durée sur cette crise.
01:05C'est vrai de filières économiques, agriculture, BTP, transporteurs, le ministre de la Santé,
01:10le ministre du Travail sont ici aussi au premier rang.
01:12C'est vrai aussi des particuliers travailleurs, parce que par définition,
01:16on connaît aussi l'organisation de notre pays.
01:18La voiture occupe une place importante.
01:19Je suis moyen élu d'un département rural, et donc il est évident qu'il faut faire attention à ça.
01:23On ne va pas changer de stratégie.
01:25C'est un choix que nous faisons, qui est de garder un ciblage important sur celles et ceux qui travaillent,
01:32celles et ceux qui tiennent l'activité du pays, et d'ailleurs celles et ceux qui ne travaillent pas en
01:35profit.
01:36Parce qu'en tenant l'activité du pays, par définition, on essaie de s'accrocher à notre croissance,
01:41on essaie de s'accrocher à la production de richesses, laquelle finance le modèle social et finance les retraites.
01:46Tout ça se tient, c'est aussi une réalité aussi simple, mais encore faut-il le réexpliquer.
01:52Ensuite, si on ne change pas de philosophie, on va changer d'échelle.
01:56Et vous allez l'entendre dans un instant, soit dans ce que nous mettons sur la table, quantitativement,
02:02soit aussi parce que nous étions plutôt partis pour annoncer des aides pour le mois de juin,
02:06mais ce n'est pas ce que nous allons faire.
02:07Je ne peux pas vous dire que sur le terrain géopolitique,
02:09les perspectives de voir le conflit durer sont en train de s'installer,
02:13et vous expliquer qu'on va continuer d'avoir une stratégie mois par mois.
02:16C'était bon au début de gestion de crise.
02:18Là, désormais, il faut commencer à donner des perspectives à des pans entiers de l'économie,
02:23des perspectives aux Françaises et aux Français qui travaillent.
02:25Et donc, c'est non seulement une réflexion pour juin, pour juillet, pour août,
02:30et pour certains secteurs jusqu'à l'automne.
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