Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 5 heures
Figure importante de la scène rap suisse, Di-Meh revient avec un nouveau projet "Jackass". C'est avec lui le retour à l'énergie brute d'une génération de rap, celles des années 2000 !

Retrouvez "À la régulière" sur France Inter et sur https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/a-la-reguliere

Catégorie

🎵
Musique
Transcription
00:10Bonsoir à toutes et à tous, bienvenue dans La Régulière, l'émission de toutes les cultures.
00:14Notre invité ce soir s'appelle Dimé, il vient de Genève, il a grandi entre le skate et le rap,
00:18il revient avec une mixtape au titre évocateur, Jackass, un projet hosté par un DJ,
00:22comme à l'époque des grandes mixtapes américaines, quand les voix s'incruster dans les morceaux,
00:25quand les projets étaient vivants, presque chaotiques et surtout quand le rap ressemblait à quelque chose de plus brut et
00:30de spontané.
00:31Alors forcément, ça dit quelque chose de lui, de son rapport à la musique, au risque, à la liberté,
00:35est-ce qu'il s'agit d'un retour aux sources pour Dimé ? On va en parler ce soir,
00:37on est avec lui, jusque 23h, à La Régulière.
01:14Dimé, ça c'est un extrait du projet, sorti un peu avant, Menace Society. Comment ça va ?
01:19Ça veille toi ! Ouais au top ! Dans le bon ! Je suis content de t'avoir. On va
01:23parler évidemment, on va raconter un peu toi,
01:24ton parcours, même si on se connaît déjà un petit peu, et ce nouveau projet qui s'appelle Jackass.
01:29Ouais, exactement. Pourquoi tu veux l'appeler comme ça ? Qu'est-ce que ça raconte d'appeler un projet
01:33comme ça aujourd'hui ?
01:34En vrai, c'est plus une inspi que j'ai depuis enfant.
01:38Ouais. Donc, tous ces trucs des années 2000, que ce soit MTV, Jackass, le skate, le rap. Et c'est
01:46un peu l'énergie aussi que je vois dans les vidéos de Jackass quand t'es petit et tout,
01:49toute l'énergie qu'il y a autour. Un peu ce truc de punk, casse-cou. Ouais, bien sûr, complètement.
01:54Ça t'a un peu nourri, ça ?
01:56Voilà, exactement. C'est qu'en fait, genre, avec le beatmaker à qui j'ai travaillé le projet, 3-pack,
02:02en vrai...
02:02Et comment on prononce ? Lille 3-pack ? Lille 3-pack ?
02:06Lille 3-pack, c'est quand il rappe. Ok. Il rappe aussi, c'est pour ça.
02:10Très bien. Non, et du coup, en fait, c'était... Franchement, c'était l'énergie de comment on a commencé
02:15à travailler ensemble.
02:15J'ai dit... En fait, j'avais déjà ce truc Jackass dans ma tête, mais c'est vraiment quand j
02:20'ai commencé à faire les bails avec Luc,
02:21que j'ai capté qu'on se dirigeait là-dedans. Quand t'as annoncé le projet, justement, sur Terridou, sur
02:25Instagram,
02:27t'as parlé de quelque chose d'un retour à une énergie brute, instinctive, à un truc très trap aussi.
02:32Voilà. Et je pense que beaucoup de gens t'ont découvert avec ça, justement. Surtout, c'est ça.
02:35Le côté énergique, on en avait déjà parlé tous les deux, mais toi, comme Simka, comme souvent,
02:39enfin, comme tes comparses, en fait, il y avait un truc où, parfois, on vous résumait à ce truc-là.
02:44Ces mecs, ils sont dans l'énergie, ils ont ce truc. T'as fait d'autres choses, t'as montré
02:47que ça va faire d'autres choses.
02:48Là, t'avais envie de revenir à ça, justement, de reprouver ça.
02:51C'est ça. C'est que, tu vois, j'ai ma petite éra boum-bap, là, avec mes B3 et
02:56tout.
02:58Et après, en fait, je me suis dit... En fait, c'était naturel, quoi.
03:02Que, voilà, tu vois, ça faisait bien 5-6 ans que j'étais pas revenu dans des morceaux trap, énergiques.
03:08T'avais envie de refaire de la musique pour les festivals, pour les concerts.
03:12Et ouais, en fait, ça m'a redonné le goût, carrément, en fait, à ces sons-là.
03:16Parce que j'avais un peu lâché le...
03:18Qu'est-ce qui t'a redonné le goût, il y a un truc ? C'est l'énergie, le
03:20moment ?
03:20L'énergie, les sons, vraiment les prods, le côté, là aussi, tout ce qu'on a développé un peu autour
03:26du projet.
03:27Donc là, les clips, je viens de sortir un clip, justement, qui s'appelle Breakdat,
03:30qui est aussi inspiré Jackass, années 2000, plein de trucs et tout.
03:34Et voilà, ça me redonne goût, justement, aussi à l'aspect visuel, artistique.
03:40Comment tu rencontres Trois-Packs ?
03:42Alors, le Trois-Packs, déjà, il est de Montpellier, de base.
03:46Et en fait, il est venu une fois, un soir, à Genève.
03:49Ils sont venus, je ne sais pas, en car, je crois, ils s'étaient venus en car, voir Slim K
03:53et tout.
03:54Et en fait, Slim K, il devait partir, il devait rentrer à la maison.
03:57Et moi, j'avais mon studio à côté, je lui ai dit, vas-y, passez les gars.
03:59Et ils sont passés.
04:01Et de là, on a fait un premier son, un deuxième son.
04:03Et là, j'ai dit, mais en fait, il faut que tu reviennes à Genève.
04:06Du coup, je l'ai fait revenir trois, quatre fois.
04:08C'est aussi lui, il y a ses prods, qui t'a remis dans cette énergie-là.
04:10Exact, ouais, vraiment, vraiment.
04:12Et ce qui est cool, c'est qu'aussi, tout l'aspect visuel, en fait, le mec, il sait tout
04:17faire, quoi.
04:17Il fait prod, que ce soit les covers et tout, même des montages.
04:22Donc, les deux premiers extraits, on a fait vraiment des montages à l'iPhone devant le studio, tu vois.
04:27Et de là, ben voilà, ça a créé l'univers et surtout l'univers visuel, quoi.
04:31Le projet, c'est une mixtape.
04:33C'est une mixtape, ouais.
04:33C'est vraiment, et même, c'est important de le dire, parce que je pense que, on en reparlera plus
04:36tard dans l'émission,
04:37mais il y a vraiment cette envie de faire une mixtape, comme on faisait des mixtapes à l'époque, dans
04:41les années 2000.
04:42Et il y a, elle est hostée, cette mixtape.
04:44Elle est hostée, pareil, on en reparlera après, mais c'est quand t'as un DJ ou une personnalité, en
04:48tout cas,
04:49qui parle le long de la mixtape.
04:51Et là, t'as quelqu'un qui s'appelle Tiny Daguiza.
04:54Comment on prononce son nom ?
04:55Tony the Gaze.
04:56Tony the Gaze.
04:58Tony the Gaze.
04:58C'est qui ce gars-là ? Est-ce que c'est un DJ ? Parce que souvent, c'est
05:00des DJs.
05:01Les DJs de Rama.
05:02C'est ça.
05:02En fait, c'est un putt à moi avec qui j'ai grandi à Genève, qui fait du skate, qui
05:07faisait du skate avec moi, tout simplement.
05:09Et en fait, lui, il était justement anglophone.
05:11Depuis qu'on est petit, il a toujours eu ce mood-là un peu de host.
05:15Déjà, même dans les événements, on essaie de le tirer, on essaie de le ramener un peu partout.
05:18Et là, en fait, ça tombait vraiment à pic.
05:20Parce qu'on a commencé à se revoir et tout.
05:22Je lui ai dit, frère, il faut que tu passes au studio, il faut que tu hostes la tape et
05:24tout.
05:25Et de là, c'est ça.
05:27Là, il y a un suivi qui va arriver avec lui aussi.
05:29C'est vraiment toute cette énergie-là, cette culture-là aussi.
05:33En fait, c'est mon pote du skate.
05:35Je me dis, qui de mieux que ce gars pour hoster ma tape ?
05:38Parce qu'il connaît vraiment depuis 2010 et tout.
05:42Donc, même dans la tape, il parle de tout ça.
05:44Il parle du skate-park, il parle de comment on a starté le rap et tout.
05:48Et la scène.
05:49Parce qu'il était là, c'était un peu présent.
05:50Et voilà.
05:51Alors, sur le projet, le projet sort le 10 avril.
05:53Voilà, exactement.
05:54Et non pas le 10 mai.
05:54Avant, il sortait les projets les 10 mai.
05:56Et ouais, je sais.
05:56Je ne sais pas pourquoi je serais plus les 10 mai.
05:58Parce que peut-être que ça m'a saoulé.
05:59Et sur le projet, il y a un morceau qui est déjà disponible.
06:02C'est le morceau Marabou qu'on peut écouter.
06:26T'as parlé justement de l'époque où tu faisais du skate, les skate-parks, etc.
06:32Tony, tu l'as rencontré dans les skate-parks.
06:34Est-ce que t'en fais encore ?
06:35Est-ce que t'as encore un lien fort ?
06:38Parce que dans tes clips, les récents clips, on voit cette culture-là.
06:42Et c'est une vraie culture pour le skate.
06:43Est-ce qu'elle est encore présente en toi ?
06:45Ou est-ce que c'est loin de toi maintenant ?
06:46Bah, j'aurais dit, en fait, je me balade toujours en skate.
06:49J'ai toujours ce réflexe de vraiment me balader en skate et tout.
06:51Ouais, dans Genève, on peut te croiser en skate.
06:53Ouais, tout le temps, exactement.
06:55Et là, en fait, tu vois, le fait que Tony soit sur la tape,
06:59même qu'on a un link-up des petits du skate-park,
07:01qui font de la vidéo, qui s'appelle Latex, Big Up à eux.
07:04Du coup, c'est un groupe de skate qui était un peu comme nous
07:06quand on était jeunes et tout.
07:08Et du coup, là, on collabore avec eux sur des visuels.
07:10Et donc, ces mecs-là, ils m'ont refait skater, tout simplement.
07:13T'étais encore bon ou t'étais rouillé ?
07:15Ça va, j'ai toujours les bons petits skills.
07:18Toujours les bons petits skills.
07:19Est-ce que le fait, tu sais, tu dis, oui, il y a les petits comme nous,
07:21on était à l'époque.
07:23Est-ce que maintenant, parce que, en fait, ça fait 10 ans,
07:25le moment que nous, le rap francophone et médias,
07:27on t'a découvert, ça focus, c'était il y a 10 ans, je crois, c'est 2016.
07:31Est-ce que maintenant, tu te sens un peu comme un ancien ?
07:33Est-ce qu'il y a des jeunes, en tout cas, qui te regardent comme ça ?
07:36Bah, c'est sûr.
07:37Tu vois, il y a des petites Genèves, là, qui arrivent fort.
07:40Je pense notamment à Al-Walid.
07:42Al-Walid, on parle beaucoup de lui.
07:43D'ailleurs, tu as collaboré avec lui.
07:44Voilà, exactement, récemment, sur son projet.
07:46Et il y a plein de, justement, toute une era autour de lui,
07:48plein de petits rappeurs de Genève aussi,
07:50qui sont grave motivés, qui rappent dehors, comme à l'ancienne.
07:53Ouais.
07:53Alors que même, tu vois, ça ne se voit plus trop, ça.
07:55Tu vois vraiment des cercles de rap dehors et tout.
07:57Donc, même ces mecs-là, ils m'ont remis aussi dans une énergie de...
08:01Voilà, de vouloir aussi performer et lâcher des couplets.
08:05Tu vois, c'est un nom, aussi.
08:06Mais c'est vraiment un film qui te remet la pêche.
08:09Tu vois, moi, j'ai un peu 3-4 films dans le rap.
08:12Je suis aussi de Notorious Big, je suis des M&M.
08:14Ah, tu l'aimes bien, Notorious.
08:15Ouais, je l'aime bien, je l'aime bien aussi.
08:17Je sais qu'il n'y a pas tout le monde qui est...
08:18Moi, je l'avais vu une fois au cinéma, à fin.
08:21La salle avait applaudi.
08:22Je crois qu'il y avait vraiment un public de fans, de Big Big.
08:24Donc, j'en garde un bon souvenir aussi.
08:25Voilà, tu vois, j'aime bien toujours les petits films de rap
08:26quand j'ai un petit coup de mou.
08:28Et c'est vrai que, frère, je crois, Fifty,
08:30ce film-là, je le regarde peut-être une fois par année, quoi.
08:33Ok, ouais, c'est vraiment un film...
08:33Pour me remettre la motive, quoi.
08:34Un film doudou.
08:35Mais, est-ce que tu cites Menace Society,
08:38Les Sopranos, Las Vegas Parano,
08:39est-ce que tu es nostalgique ?
08:40Je suis très nostalgique.
08:41À ces temps-là, je suis très dans le HBO, là.
08:43Ah ouais ?
08:44Ah ouais, je viens de finir Sopranos.
08:45J'avais déjà vu quand j'étais petit,
08:47mais là, en fait, je me suis pris vraiment le...
08:49Oui, tu comprends.
08:49La série avec la maturité et tout, tu vois.
08:51Bien sûr, ouais.
08:53Quand tu dis que tu es nostalgique,
08:54est-ce que tu as l'impression que tu ne peux pas les années 2000 ou 90 ?
08:56Parce que ton projet, il a vraiment une couleur à l'année 2000,
08:58même si tu rapes comme un mec de maintenant.
08:59Mais, tu vois, est-ce que tu as...
09:01Je ne sais pas, ça te manque, cette décision ?
09:02Ah oui, ça me manque.
09:03Clairement que, franchement, les années 2000, on était insouciants.
09:07Ouais, tu étais jeune aussi, tu étais beaucoup plus jeune.
09:08C'est ça, j'étais jeune et insouciant.
09:10Et surtout, tous ces rêves, en fait, on est blindés de références.
09:13Et peut-être maintenant, on peut se perdre, vu qu'on a accès à tout.
09:16Mais avant, il fallait vraiment aller chercher les trucs.
09:18Ouais, bien sûr.
09:18Tu sais ce que je veux dire ?
09:19Autre morceau que tu cites, c'est un morceau de Nelly,
09:23Hot In Near.
09:41Quel tube !
09:42Quel tube !
09:42Un clip incroyable aussi, une preuve des Neptunes.
09:44Là, tu as un morceau qui s'appelle Hot In Near.
09:46Pour le coup, tu as repris le titre, la preuve est une référence.
09:49Et on comprend aussi, en écoutant le projet,
09:51que bien sûr, il y a Nelly, mais surtout il y a Neptunes,
09:53et surtout Pharrell, en fait.
09:54Voilà, c'est ça.
09:55Voilà, pourquoi ce morceau-là ?
09:57Tu voulais faire une référence à ce morceau,
09:59et peut-être aussi aux prods de Pharrell à l'époque ?
10:01Parce qu'en vrai, déjà, les Neptunes,
10:03tu connais toute l'influence qu'ils ont vu dans le rap,
10:06elle est énorme.
10:06J'aime même chez vous aussi, parce que...
10:08Ah oui, comme Varnish, que tu connais évidemment très bien,
10:11il a souvent cité Pharrell, il l'a rencontré même depuis.
10:14Voilà, c'est ça.
10:14C'est vrai, ça vous a bercé, ça, en fait ?
10:16Ça nous a grave bercé,
10:17et surtout que lui aussi, il a le juste mis entre le skate et la musique.
10:21C'est vrai, Pharrell, c'est un des premiers, en fait.
10:23Donc là aussi, j'ai mon morceau Ice Cream,
10:25qui est un morceau sur le skate aussi.
10:28Ou même là, j'ai fait une prod que avec des bruits de skate.
10:32Non, en vrai, c'est un peu l'inspi global.
10:34En fait, quand il y avait des sons un peu moins trap plus bars,
10:36on partait plus dans le délire Neptune.
10:39Ouais, ouais, ok.
10:40Là, tu parles de Pharrell,
10:41il avait notamment, tu parles de Ice Cream,
10:42il avait un freestyle.
10:43Tu peux te rappeler ce freestyle-là,
10:44qui s'appelait, il y a un Ice Cream Man.
11:08Il rappe évidemment,
11:09sûrement, ce soit Ice Cream mythique de Rayquan.
11:13Ouais, Pharrell, en tant que rappeur,
11:14t'aimes bien aussi ou pas ?
11:15Je kiffe, je kiffe.
11:17T'es fan de Pharrell ?
11:17Ouais, je suis fan, en vrai.
11:19En vrai, je kiffe plus l'aspect instrumental.
11:22Ouais.
11:22Mais lui, c'est plus les refrains quand il chante aussi.
11:25Est-ce qu'il y a des producteurs comme ça,
11:26je sais pas, tu rêverais de poser sur une prod à eux ?
11:28Aujourd'hui.
11:29Aujourd'hui, je dirais peut-être Timbaland.
11:32Ok.
11:33Année 2000 encore.
11:34Ouais, tu es encore là, mais bon.
11:35Peut-être Reza.
11:37Ok.
11:38Madlib, J.D.L.A.
11:40Toutes ces scènes-là de beatmakers
11:41qui m'ont très influencé quand j'étais petit.
11:43Genre Pet Rock, Madlib, J.D.L.A.
11:45Ça reste les trucs.
11:46Nightwonder.
11:47Nightwonder, cette époque-là.
11:49Comment il s'appelait, le gars de Deleted People ?
11:51Evidence ?
11:52Evidence.
11:52Et Alchemist, enfin, qui était proche de eux, mais Evidence.
11:55Mais surtout Evidence.
11:55Ouais.
11:56Et Alchemist, of course, aussi.
11:57On a déjà pu le croiser beaucoup à Paris.
11:59Ouais, parce qu'il avait fait un projet aussi
12:02avec des rappeurs français.
12:03Nous, on avait fait celui avec Harry Fraud.
12:05Avec Harry Fraud, c'est ça, exactement.
12:07Et l'année d'après, justement, c'était Cabin et J.D.L.A.
12:09Tout à fait, exactement.
12:12Autre...
12:12Alors, est-ce que c'est une référence à lui ?
12:13Il y a un morceau qui s'appelle Only Crank.
12:15Donc forcément, moi, j'ai pensé à Soulja Boy et à Crank That.
12:35Alors, là, on arrive peut-être à un point de rupture générale entre nous.
12:38Parce que moi, à l'époque, bon, je suis pas vieux, mais j'aime pas.
12:43Tu sais, je me tue.
12:43C'est nul.
12:44C'est quoi comme courant ?
12:45Au début, je suis en mode, ces gens, ils sont en train de tuer le rap.
12:48C'est horrible.
12:50Et en même temps, c'était un énorme tube.
12:51Toi, est-ce que tu étais dans le train ?
12:52Tu étais plus jeune que moi.
12:53Donc, est-ce que...
12:53Moi, j'étais complètement dans le train.
12:55Tu vois, j'avais les clips sur MTV et tout.
12:58Complètement dans le train.
12:59Et le pire, c'est que, en fait, c'est mon petit Lilpa qui m'a remis dans la crank.
13:03Ok.
13:03Parce que, mais moi, j'avais...
13:05J'avais pas zappé, entre guillemets, mais...
13:07Ça a pas duré longtemps, en fait.
13:08Ça a pas duré longtemps, mais en vrai, c'est un courant South incroyable.
13:13Donc, voilà.
13:14Ça t'a pas marqué.
13:16Autre personne que tu cites, pull-up en blond, comme Shady, évidemment.
13:20Il s'agit d'Eminem.
13:21Let's go.
13:41Eminem, pareil.
13:43Année 2000.
13:44Exact.
13:45Très important.
13:46Radmaré.
13:47Technicien aussi, parce que depuis tout à l'heure, on parle de rappeurs.
13:50Mais Eminem, au-delà des tubes, c'est aussi quelqu'un qui est vraiment dans la technique.
13:53Est-ce que ça, ça t'a aussi influencé, ça ?
13:56Sa manière de rapper, les fast-flow.
13:59Eminem, fort.
14:00Mais en vrai, c'est plus son pote Tech-Nine.
14:02Ah, ouais.
14:03Tech-Nine, Tech-Nine, il m'avait...
14:04Ça, t'es vraiment pointu.
14:05Ah, je suis pointu.
14:06Ah, j'aime bien.
14:07Tu connais, tu connais.
14:08Mais, ouais, ouais, carrément, carrément.
14:10En vrai, Eminem, c'est plus aussi les clips.
14:12Le côté, tu vois, même les clips mariachi et tout.
14:14Oui, oui.
14:15Le côté marrant.
14:16Le côté marrant, c'est ça aussi.
14:18C'est ça que je kiffe, pour ne pas se prendre au sérieux aussi et kiffer, quoi.
14:21À quel moment, toi, t'as commencé à comprendre la technique ?
14:24Tu sais, parce que dans le rap, on parle de technique, de, tu sais, les assons.
14:27Il y a rimer, rimer pour rimer.
14:29Et puis, il y a la technique, faire rebondir les lignes.
14:31À quel moment, t'as commencé avec quels artistes ?
14:33Avec qui t'as compris ça, toi ?
14:35En fait, j'ai compris ça avec surtout le end of the week.
14:38C'est parce que je faisais les...
14:39Ok, un concours d'improvisation.
14:40Voilà, qui était un concours d'improvisation.
14:42Et de là, j'avais rencontré justement les alpha-wan, les nez-que-feu et tout ça.
14:45Et c'est eux, un peu, qui nous ont justement montré les multisyllables, les retours de rimes.
14:50Parce que nous, on ne captait pas.
14:51J'avais des retours, on était là, oh, mais comment il fait ça ?
14:54En fait, il y avait un bug dans nos cerveaux.
14:56Et après, c'est eux, ils nous ont matrixés.
14:58Mais après aussi, j'ai essayé aussi de me détatter.
15:00Oui, oui, tu ne fais pas que ça.
15:01Voilà.
15:01Mais tu as compris ça, en tout cas, à un moment.
15:02C'est ça, ouais, c'est ça.
15:03Et je crois, la première fois qu'on s'était vus, c'était en 2016, nous, c'était à la
15:06Marroquinerie, une soirée qui s'appelle Horizon.
15:08La première fois que je te rencontre et que je te vois sur scène.
15:10Et je crois qu'on parle un petit peu et tu me dis qu'un de tes rappeurs préférés à
15:13l'époque, c'est Danny Dan.
15:14Exact.
15:15Et qu'il avait fait un concert à Genève et qu'il y est allé...
15:17Enfin, j'ai un souvenir...
15:18Oui, oui, c'est vrai, ça.
15:19Tu peux me raconter cette anecdote-là ? Je ne m'en souviens pas trop, mais que tu avais un
15:22peu...
15:22C'était un kiff pour toi de le voir à Genève, je crois, un truc comme ça.
15:26Ou les sages-poètes de la rue, je ne sais plus, c'est lui.
15:27C'est ça, exactement ça.
15:28C'est un de mes premiers concerts de rap que je suis allé voir, d'ailleurs.
15:31Du coup, c'était les sages-poètes, sages-poètes de la rue à Genève.
15:35Et en gros, le truc fou, c'est qu'en première partie, il y avait le grand de ma MQ
15:39qui s'appelle Benzo, shout-out à lui,
15:41qui faisait l'atelier rap, en fait, dans mon quartier.
15:44Avec qui tu as appris à rapper, en fait.
15:45Exact. Et du coup, en fait, le fait que je le vois en première partie et tout,
15:49en fait, le lendemain, je suis allé à l'atelier rap direct.
15:52Je ne rappais pas encore et c'est vraiment ce concert-là où je le vois faire la première partie.
15:57Le lendemain, je suis direct allé à l'atelier rap.
15:59Cette émission s'appelle « À la régulière » en référence à Niden.
16:01Je sais, je sais.
16:02Voilà, donc là, la boucle est bouclée, c'est parfait.
16:04Très bien. On continue à parler avec Jimmy, jusqu'à 23h.
16:20C'est intéressant parce que Thibaut de Colors, le label, que j'avais interviewé il y a quelques jours,
16:25il me disait une fois en off, je pense qu'il ne m'en voudra pas,
16:26mais c'est quand Makala était absent et il me disait que, bon, en fait,
16:30lui, il parlait tout le temps avec Makala et qu'en fait, il était même dans une hygiène de vie
16:32particulière.
16:33Oui, voilà.
16:34Et que ça avait motivé aussi pas mal de gens de l'équipe à faire attention à la mer anti
16:38-manger,
16:39enfin, je ne sais pas, le sport, vraiment, ça avait eu un impact.
16:42C'est un impact, c'est ça, c'est qu'en fait, il y a ce côté, voilà, musique et
16:45tout,
16:45mais en fait, c'est comme on a dit, santé mentale, sport, santé du corps.
16:51Et en fait, comment arriver à notre prime physique, mentale ?
16:55Et je pense qu'il n'y a pas de secret.
16:57C'est l'alimentation, le sport et tout.
16:59Et même moi, il me motive, même si je suis un skater un peu qui mange mal et tout.
17:04Mais en vrai, ça motive les troupes.
17:07Je pense qu'on écoute Amorceux, donc, exprimer son dernier projet,
17:09qui est en Pays de France Inter, c'est Amorceux, c'est mon préféré du projet.
17:12T'as un préfet sur son projet, toi ?
17:14J'en ai plusieurs.
17:15J'allais dire Loceto ?
17:16Ah, Loceto.
17:17La prod est extraordinaire.
17:18On s'écoute ça.
17:19Makala, Loceto.
17:20Let's go.
17:20Feta, feta, feta, feta, feta, vie en fête, mata, mata, petit canta, position et gata, gata, gata, gata tout distra,
17:33show et yété, yété.
17:36C'est parti.
18:06J'ai compris, j'ai très bien compris, j'ai très bien compris, tout le monde va qu'on en
18:12grandit avec Jeffard et Dardy.
18:16Franck le lundi et mardi, vive mercredi, vendredi.
18:20J'ai un gars de la vie, mais avant que ce soit, je ne peux pas te mentir.
18:26Très cher, ça sera toujours avant cher.
18:30J'étais posé dans ma preuve, la daronne veut que je mette start pour le cop, une carte africacole.
18:36Dans mon texte, tout genre de, dans mon texte, tout genre de grand.
18:40Il y avait ceux qui étaient des craques à l'école, ceux qui vendaient, deux qui collent, tout à côté
18:46de chez Jordi, Paul, Frit et Lewis.
18:49C'est un échant, un gâchant.
18:51Dans le quartier, c'est une légende.
18:54Dans la ville, tu l'as plein de tête, je suis en haut, mais chez nous, c'est un échant.
18:58C'est le genre de frère qui ne sera pas changé.
19:02C'est un échant.
19:03La vie de la cité, rime avec vivacité.
19:08Je sais dire, je t'aime, insulter en plusieurs langues.
19:13Les vacances d'été, j'étais tout le temps aux avant-chers.
19:17Un texte pour plusieurs blettes, c'est le mélange qui m'a fait voyager.
19:21On a grandi, tu m'as compris, fuck le lundi et mardi.
19:27Puis mercredi, vendredi, je ne garde la vie, mais avant que ce soit,
19:32Je ne veux pas t'mentir, très cher, ça sera toujours avant-chers.
19:39À la vie, tu m'as compris, fuck le lundi et mardi.
19:44Puis mercredi, je ne garde la vie, mais avant que ce soit,
19:50Je ne veux pas t'mentir, très cher, ça sera toujours avant-chers.
20:22L'Oketo, donc, morceau de Macalac, une production de Varniche la piscine,
20:25une production d'une des plus grandes heures de Michael Jackson, de Quincy Jones, on peut le dire.
20:29Exactement, exactement.
20:31Let's go.
20:40Et on est avec Jimmy, comme vous l'avez entendu,
20:42car il est là pour présenter le projet Jackass.
20:44Donc, il y a une mixtape qui sort le 10 avril prochain.
20:46Et c'est une mixtape, une vraie mixtape,
20:49comme dans les années 2000, parce qu'il y a un host.
20:52Il y a un host.
20:53Et je me suis dit que ce serait intéressant de parler de quelques hosts,
20:55comme ça, un peu mémorables ou légendaires même.
20:58Et tu me dis ce que t'en penses, si t'as des choses à me dire.
21:00Parce que c'est vrai que c'était aussi, dans les années 2000,
21:03un moyen un peu de valider un projet.
21:05Là, c'est pas forcément le cas, parce que là, c'est ton gars qui hoste.
21:08Mais un peu comme, d'ailleurs, c'est ce qu'avait fait Infinite l'année dernière,
21:11avec Jackie, tu vois, des Negues marrons et de Couvre-feu.
21:14C'était vraiment un truc aussi assez carré, qu'on ne sait pas trop en France.
21:18Et donc, il y en a eu beaucoup, évidemment, dans l'histoire du rap américain.
21:22Et d'ailleurs, Tyler the Creator, il avait fait un peu revu cette tendance
21:24sur l'album Call Me If You Get Lost, en rappelant le goût peut-être de ça,
21:28DJ Drama.
21:29DJ Drama, merci.
21:50Bon, Tyler aussi, j'imagine que, pour toi, Tyler, c'est forcément aussi quelqu'un,
21:53c'est quelqu'un de ta génération, le skate, le rap, femme des années 2000,
21:58c'est un peu aussi quelqu'un qui a dû te...
22:00Ouais, on a été bercé, tu vois, alors même Super Wack,
22:03dans l'énergie, on a un peu un haut de futur de Suisse, quoi.
22:07Ouais, ouais, ouais, il y avait un peu ça.
22:08En tout cas, si on devait en garder un, en tout cas, parmi ces hosts de Mixtape,
22:11je pense que ce serait DJ Drama, c'est sûrement le plus connu.
22:14Il avait notamment les Gangsta Grills, il a un peu transformé la Mixtape en institution,
22:18il y avait sa voix, ses interventions, c'est un peu devenu une marque déposée,
22:21il accompagnait des artistes comme Lil Wayne, avec la série Dedication,
22:23qui est peut-être une des séries de Mixtape les plus cultes,
22:26mais surtout, en fait, il y avait vraiment ce côté drama qui hausse le projet,
22:30donc il y avait un tampon, et ça donnait vraiment des morceaux mortels,
22:34notamment le morceau Canon, avec Lil Wayne et plein d'autres gens qu'on va écouter maintenant.
22:42Sous-titrage Société Radio-Canada
23:11C'est quelque chose de très chaotique, mais ça donnait un peu un charme, en fait.
23:15C'est ça, c'est ça, même la Mixtape, elle est crade aussi,
23:17donc c'est ça qu'on a voulu faire dans le mix aussi,
23:21rajouter le host un peu partout,
23:22pour que ce soit illogique, même la prod après, elle part sur la fin, sur un autre univers.
23:26Oui, tout à fait. Une Mixtape, quoi.
23:28Oui, une Mixtape.
23:28Parce que parfois, on appelle des projets de Mixtape qui n'en sont pas vraiment,
23:31là, c'est vraiment, ça ressemble à...
23:32C'est vraiment une Mixtape.
23:32Oui. Alors avant en drama, il y avait DJ Clou.
23:35Lui, c'est vraiment, je ne sais pas si ça te parle un peu,
23:37on est plutôt à New York,
23:38architecte du Mixtape game un peu moderne, fin 90, début 2000.
23:41Et lui, il aimait les exclusivités.
23:43C'est surtout ça, en fait.
23:44Il était connu pour...
23:45Exclusive !
23:45Et voilà, exactement.
23:46DJ Clou, Desert Storm, exclusive, exactement.
23:50Et donc, il y avait beaucoup de nos artistes qui venaient,
23:52qui donnaient soit un morceau, soit un freestyle,
23:54notamment Jay-Z, par exemple,
23:56qui vient donner un freestyle mémorable dans les années 2000.
24:25Et là, il rappe sur, évidemment,
24:26le Wushotcha de Biggie.
24:29Wushotcha !
24:29Est-ce que t'as écouté Jay-Z ou pas ?
24:31Toi, t'es plus Biggie que Jay-Z à Brooklyn, j'ai l'impression.
24:33Je suis plus Bigel que Jay-Z.
24:36Ah, évidemment !
24:37Mais je suis Jay-Z aussi, of course.
24:39C'est que Bigel, normalement, j'étais dans les...
24:40Plein d'autres...
24:41T'as écouté Booting, of course, mais...
24:43Bien sûr.
24:43Non, non, vraiment, j'aimais bien aussi les petits groupes Loki, genre, tu vois.
24:47Et comme tu disais avant, Tribe Called Quest, Kultips, tout ça.
24:51Mais moi, j'étais très, genre, Sadat X, AJ, genre...
24:55Ouais, hein ?
24:56Ouais, ouais, bien sûr.
24:58Un morceau que t'aurais aimé faire, le morceau de quelqu'un d'autre,
25:01tu t'es dit, ah, j'aurais bien aimé le faire, celui-là.
25:05Franchement, loketo de Macala, je suis pas congolais, mais...
25:09Non, frère, c'est une dinguerie, ce morceau, franchement.
25:11Ouais, vraiment, est-ce que c'est quand t'as écouté le projet de ton gars,
25:13c'est le morceau qui t'a choqué immédiatement ?
25:16En fait, je savais que ce morceau, il allait aller loin.
25:18En fait, je savais que ce morceau, il avait pas de frontières, en fait.
25:22C'est pas connoté dans un lire précis, tu vois,
25:26il peut toucher les mamans, les enfants.
25:28En fait, je savais que c'était un morceau universel.
25:31Je vous pose la question à chaque fois, quand je dis que c'est toi,
25:33c'est Simka, c'est Macala, c'est Varnish,
25:36pour, comment dire, croire comme ça en vous.
25:39Parce qu'en fait, à chaque fois que vous faites des morceaux...
25:41Parce que là, on part de loketo, mais en vrai, loketo,
25:43il ressemble pas du tout à un tube.
25:45Et j'espère que Macala va pas m'en vouloir, encore pour dire ça,
25:47mais c'est un compliment dans ma bouche, tu vois.
25:50Mais c'est un tube !
25:52En final, tu vois des salles entières qui sont en train de le chanter.
25:55Il y a toujours ça, en fait, dans votre musique.
25:57Même quand Simka vient avec un projet, il dit
25:59« Moi, j'ai envie de toucher le plus de monde possible »,
26:01en fait, il fait une musique qui est pas du tout codifiée,
26:05telle qu'il faudrait, pardon pour le « faudrait »,
26:07mais tu vois, je mets des guillemets à ça,
26:08pour toucher le plus de monde possible.
26:09Et en fait, ça, j'ai l'impression que c'est quand même un truc que vous partagez,
26:11vous auriez pu prendre des raccourcis.
26:13Fort, surtout dans le rap français.
26:15Ah oui !
26:17Bosser avec certains producteurs, faire certains filles.
26:19Voilà, tu vois, même être plus connoté rap français.
26:22Mais c'est vrai que nous, en fait, on tient à notre identité suisse,
26:26et vraiment à notre style de son.
26:29Et votre manière de le faire aussi.
26:30Et notre manière de le faire et tout.
26:31Donc c'est vraiment un truc qu'on va pas lésigner.
26:35Voilà, on va continuer comme ça,
26:36même si, justement, le chemin va être plus long pour certains ou pas.
26:40Mais on est déter à continuer ce chemin-là.
26:43Et t'as capté, quoi.
26:44Ouais, ça tue.
26:45On écoute un morceau, un morceau d'un artiste
26:47qui est en plein de France Inter lui aussi,
26:48c'est Joshua Eden.
26:49On s'appelle « Turn It Around ».
26:50Et juste après, on est de retour avec Jimmy.
26:56Save the last dance for the redemption song.
26:59It's my last chance here.
27:01Can't chance getting it wrong.
27:03I'm staring down my flaws and folly.
27:05Cause I've been far from solid
27:07Now I'm in the rain with no brolly
27:09The sorry seems to me
27:11The hardest words to say
27:13But the hardest words to say
27:15Well, that's the play
27:18Pick myself up from the dirt and do the work
27:22There must be more to me than my hurt
27:25No matter how far you fall
27:29There's always a way
27:31There's always a way
27:33You can turn it around
27:37Around
27:40No matter how far you fall
27:43There's always a way
27:46There's always a way
27:56Save the last dance for the redemption song
27:59I got the right words
28:01I swear they're parked on the tip of my tongue
28:03But then I wonder
28:05Can we save ourselves?
28:07Can we change our fate?
28:08Is this the end or intermission?
28:10If I send signals, will you listen?
28:13What's the value in the house that's haunted?
28:16I guess that all depends on who wants it
28:19While the tears of your shirt
28:22Don't look away
28:24It might all be too late
28:26But not today
28:26No matter how far you fall
28:30There's always a way
28:32There's always a way
28:34You can turn it around
28:39Around
28:40Around
28:41You can turn it
28:42No matter how far you fall
28:46There's always a way
28:48There's always a way
28:49You can turn it around
28:54Around
28:57Save the last dance for the redemption song
29:00Cause regret's no use to the young
29:03And we're not here for long
29:05Some things are far from certain
29:08No guarantee a happy ending
29:10Some fences will forever stay unmended
29:12And sometimes lives are downpour
29:15Or I look some southpaws
29:17Sometimes I'm the one who broke my jaw
29:21Wipe the tears off from my shirt
29:23Pick myself up from the dirt
29:25This love I have is much more than my hurt
29:28No matter how far you fall
29:31There's always a way
29:34There's always a way
29:36You can turn it around
29:40Around
29:41Around
29:42You can turn it
29:43No matter how far you fall
29:47There's always a way
29:49There's always a way
29:51Turn it around
29:58Turn it around
30:11The artist is Joshua Hedden
30:12And it's in playlist France Inter
30:17Alors c'est l'heure des recommandations Dimey, tu m'en as envoyé deux, et notamment
30:21un film dont je n'avais jamais entendu parler, qui s'appelle Miles O'Head de Don
30:27Shiddle, avec Don Shiddle et Ewan McGregor, et je propose qu'on écoute un extrait de
30:30la bande-annonce.
31:07L'abandon a été en anglais, mais si vous parlez en anglais, vous avez pu comprendre
31:13que ça parle de Miles Davis, donc c'est un biopic sur Miles Davis, donc interprété
31:17par Don Shiddle, réalisé par Don Shiddle, que je n'ai pas vu, alors qu'est-ce qui
31:21t'a plu dans ce film ?
31:24En fait, ce qui m'a plu...
31:25Est-ce que tu connaissais Miles Davis un peu ?
31:26Oui, en fait, c'est un peu de nom, mais c'était familier un peu de sa musique.
31:28Ouais, ouais, fort.
31:29En vrai, ce qui m'a plu, c'était un peu le combat qu'il a dans ce film, en
31:33fait, genre
31:34où tu vois que même ce gars-là, il était prêt à faire la guerre pour récupérer ses
31:39masters.
31:41Donc, c'est un peu le nerf de la guerre chez tous les artistes et tout, mais quand
31:44tu vois ça en mode, il y a 30 ans en arrière, qu'ils étaient dans le même struggle, c
31:50'est
31:50ouf.
31:50Sur le projet, tu as une phase pour les producteurs qui se prennent pour des chugnites.
31:55Tu as été confronté, justement, à des producteurs véreux, ou en tout cas, où c'est
31:59parfois un peu compliqué de...
32:02Disons que je n'ai pas été vraiment confronté, je n'ai pas été dans des litiges comme
32:06ça avec des producteurs et tout, mais disons qu'il y en a deux, trois que j'ai sentis
32:09de loin.
32:10Ok.
32:10Et que voilà.
32:11Tu sais que ça existe, quoi.
32:12Ça existe.
32:14On a déjà essayé de m'approcher et tout.
32:17Et voilà.
32:18De toute façon, on connaît le paysage du rap français.
32:23De l'industrie de la musique.
32:24De l'industrie de la musique.
32:25Voilà.
32:26Tu es obligé de te protéger de ce genre de choses.
32:27Mais que ce soit des producteurs un peu véreux, il y en a partout, dans toutes les communautés.
32:34Bien sûr.
32:35Complètement.
32:35Ce n'est pas que dans le rap.
32:37Exactement.
32:38Autre recommandation, c'est un album.
32:40Un album, on peut le dire, un album culte.
32:41Un album marche arrière du gouffre.
32:44Exactement.
32:44On peut écouter un extrait.
32:45Yo, yo, yo, yo, yo, yo, yo.
32:48Qui fait rester là, serez-vous.
32:50Comme dire nique de colle, faut des sous.
32:51Et que j'temandeais à un p'tit frère d'farmer back.
32:53En mode piffer, dernière sape chez nous.
32:55Les filles d' nos trash préfèrent attire.
32:57Bon, c'est en musique.
Commentaires

Recommandations