00:00Un besoin de vastes prairies, d'arbres centenaires, aux racines ancrées dans la nuit des sols,
00:10se dresser haut et fier contre les mauvais présages.
00:17Un cri monte, une alarme sourde, une route esselée fend le silence.
00:25Prendre l'incertain, s'égarer, comme on se délivre, se laisser porter par la houle obscure de l'humeur,
00:36s'arracher à soi pour mieux embrasser la beauté des paysages.
00:43Sentir sous mes pas le monde céder, mes semelles se détachent de la chaussée.
00:54Douleurs vives, plaisirs mêlés, preuve que je respire.
01:02Nulle part n'est ma maison, je souffle au-delà des monts, porté par une force sans nom.
01:11Rien ne m'entrave, tempête, déraison, l'écume aux lèvres, exaltée déjà par la poussière à venir.
01:23Je frappe la cage des émotions jusqu'au sang pour m'arracher à l'inertie pour me convaincre de l
01:35'absolue nécessité d'exister.
01:38Animal indompté, je rugis, je brise le verre, je ronds mes liens, je marche sur les tessons et chaque entaille
01:51me rend plus vivant.
01:53mille folies me traversent, étrangères à ce siècle trop étroit.
02:01Quelque chose monte, trop tard, ça hurle sous la peau, ça déchire et moi je laisse faire.
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