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[#Reportage] Alain-Claude Bilie-By-Nze face à l’actualité nationale


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00:00Merci de votre présence ce matin pour cette conférence de presse.
00:05Nous avons l'honneur d'être assistés, d'avoir la présence de partis alliés
00:15dans le cadre de ce que nous avons décidé de faire ensemble.
00:19Et donc pour ce matin, nous avons la présence parmi nous de M. Michel Ongundou,
00:23qui est le président de Réagir, qui est avec nous ce matin.
00:26Nous avons la présence de M. Pierre Mapiga, qui représente le PDN du président Moulenghi Bokuso,
00:33qui est avec nous.
00:35Nous avons M. Richard Nkazino, qui représente le PSE du président Francis Obam,
00:41et M. Daniel Bouka, qui représente le PGP du président Benoît Mouti Zamba.
00:47Nous avons souhaité nous entretenir avec vous ce matin d'un certain nombre de sujets.
00:54D'abord, nous sommes le 1er avril, et cette conférence de presse est bien réelle.
00:59Ce n'est pas une voisson d'avril.
01:01Et la présence des amis, des partis alliés, de EPG, et des membres du CNR,
01:12notamment Réagir, je viens de le dire, PDN, PSE, PGP,
01:16nous nous retrouvons ce matin parce que, comme vous le savez, depuis un certain temps,
01:20nous avons fait le choix de mener ensemble un certain nombre d'activités.
01:24Et lorsque l'un d'entre nous est face à la presse ou mène une activité,
01:28les autres peuvent arriver en soutien.
01:31Et notre présence ici, et avec les partis alliés,
01:35c'est aussi un message à l'endroit des populations gabonaises et du peuple gabonais.
01:39Un message pour leur dire, n'ayez pas peur, pour leur dire, gardez confiance.
01:46Il y a dans ce pays, des hommes et des femmes,
01:49ancrés dans une opposition franche,
01:53dans une opposition qui bâtit une alternative crédible.
01:57Et tout pays a besoin d'avoir une opposition crédible,
02:01une opposition installée,
02:03et une opposition qui joue tout à fait son rôle de préparer l'alternance.
02:06Et nous oeuvrons à cela.
02:10Mesdames, Messieurs de la presse,
02:12pour ce jour, nous allons aborder quatre points.
02:16Quatre points qui nous paraissent importants.
02:18D'abord, trois exigences et un point d'actualité.
02:23En ce qui concerne les exigences, nous avons un premier point.
02:27Ce premier point concerne l'amnistie.
02:31Comme vous le savez, la Constitution qui a été adoptée en décembre 2024,
02:38prévoyait qu'il y ait l'amnistie pour les autorités du coup d'État.
02:42Une loi d'amnistie a donc été adoptée et publiée.
02:46Malheureusement, cette loi d'amnistie, à ce jour,
02:48ne donne pas la liste des bénéficiaires.
02:52Ce sont des personnalités gabonaises
02:56qui ont donc fait un coup d'État qu'ils ont appelé coup de libération.
03:00Ils ont libéré le Gabon, libéré le peuple gabonais.
03:03Et le peuple a besoin de savoir qui sont les vrais libérateurs.
03:07Éventuellement, se montrer reconnaissants.
03:14Éventuellement, les décorer.
03:19La liste, pour ceux qui sont des militaires, il s'agit de qui ?
03:23Puisqu'on nous dit que les civils y ont participé aussi,
03:25pour ceux qui sont des civils, il s'agit de qui ?
03:28C'est important parce que c'est une loi d'amnistie.
03:31Ça veut dire qu'on efface les fautes,
03:35on efface les crimes éventuels
03:38commis dans la nuit du 29 jusqu'au 1er septembre 2023.
03:43Nous ne savons pas quels sont ces crimes,
03:46mais la loi les a effacés.
03:48Mais puisque la loi les a effacés,
03:50qu'on donne au moins la liste des bénéficiaires.
03:53Pourquoi est-ce que c'est important ?
03:55C'est important pour que ça ne soit pas une forme d'amnistie à la carte.
03:59Qu'on distribue à des copains, à des coquins, à des consanguins
04:03pour les sortir de mauvaises situations.
04:05Qu'on sache dès à présent qui est concerné.
04:09Et que les militaires eux-mêmes se rendent compte de qui est concerné.
04:13Que de mon avis, il y avait aussi tel général qui n'était pas là.
04:17Ou tel officier qui n'a pris aucun risque.
04:20Ou tel civil.
04:22Et pour ceux qui étaient civils,
04:24jusqu'à ce qu'on a vu qu'ils étaient militaires,
04:25on veut aussi avoir la liste des civils
04:27qui ont participé et qui ont contribué à la libération.
04:31C'est donc la première exigence
04:34qui est pour nous une exigence de transparence
04:36et une question de responsabilité républicaine.
04:40Je rappelle que la loi est votée par le Parlement.
04:44Et donc, elle est votée par les représentants du peuple gabonais.
04:47Elle est donc votée en notre nom, en nous tous, peuple gabonais.
04:51Et de ce point de vue, nous voulons savoir
04:53qui a bénéficié de l'amnistie et pour quelles raisons.
04:58Le deuxième point concerne les marchés publics.
05:03On nous avait promis la transparence,
05:07la bonne gouvernance.
05:10On nous a promis la fin des passes droits.
05:13On nous a promis le retour à l'orthodoxie financière et budgétaire.
05:18Avec pour corollaire le respect de la loi,
05:21notamment le code des marchés publics.
05:24Il se trouve que, de l'aveu même des gouvernants,
05:30plus de 93% des marchés passés dans notre pays
05:34entre septembre 2023 et maintenant
05:38ont été passés de gré à gré.
05:41Le gré à gré signifie qu'on a donné à des amis,
05:46on a confié des marchés sans études préalables,
05:49sans avoir des financements sécurisés,
05:52et ces marchés ont été attribués,
05:54on estime aujourd'hui, à plusieurs milliers de milliards de francs CFA,
05:58sans appel d'offres.
06:00Le sujet, il est simple.
06:02Quels sont ces marchés ?
06:04Première chose.
06:06Quelles sont ces entreprises ?
06:08Les noms des entreprises,
06:09les noms des actionnaires éventuels des entreprises,
06:12les noms des vraies propriétaires des entreprises,
06:16et, naturellement, l'identité des gérants.
06:19Pourquoi est-ce une exigence ?
06:22D'abord parce que ça fait partie de nos lois et règlements.
06:26Nous devons savoir à qui l'État attribue les marchés,
06:29quel est le pédiclire des entreprises.
06:31C'est une question de bonne gouvernance,
06:34c'est aussi une question de lutte contre la corruption,
06:36de lutte contre les malversations,
06:38de lutte contre les passe-droits,
06:40et les délits d'initier.
06:42Et au moment où notre pays se trouve
06:45dans des discussions forcées avec le FMI,
06:48parce que ce n'était pas le choix du Gabon,
06:50à ce moment-là, il est important que ces lits soient connus.
06:52De toute façon, si le gouvernement ne répond pas
06:55à ce que nous demandons,
06:56il sera bien contraint de répondre à cette demande
06:58qui sera forcément formulée par le FMI,
07:01pour comprendre ce qui s'est passé dans le pays
07:03depuis septembre 2023.
07:07Le troisième point concerne l'île Bagné.
07:13Nous évoquons ce point parce que le 25 mars,
07:16il y a quelques jours,
07:18un communiqué officiel émanant des services
07:21du président de la Commission de l'Union africaine
07:23nous a informé de la désignation,
07:26de la nomination de M. Albert Shingiro,
07:30ancien ministre bourrondais des Affaires étrangères,
07:33en qualité d'envoyé spécial,
07:36chargé d'accompagner le Gabon et la Guinée-Écôte-Oriale
07:39dans la mise en œuvre de l'arrêt rendu
07:42par la Cour internationale de justice
07:44concernant le conflit que nous avons
07:47avec la Guinée-Écôte-Oriale.
07:49Le problème que nous posons, c'est que ce jour,
07:52le gouvernement n'a encore rien dit.
07:54Le Gabon n'a pas fait de communication sur le sujet,
07:57en tout cas par notre connaissance.
07:59Le deuxième point, c'est lorsque l'arrêt de la CIGI a été rendu.
08:07Les autorités gabonais nous ont dit que le Gabon n'a pas perdu.
08:13En ce qui concerne ce conflit,
08:14on nous a indiqué qu'en contrepartie d'un bagnée
08:19dont la souveraineté est reconnue par la justice internationale
08:22pour la Guinée-Écôte-Oriale,
08:24le Gabon prenait donc Mongomo et Ebebe-Yin.
08:28C'est ce qui a été dit.
08:30Maintenant qu'elle médiature est désignée,
08:33que le gouvernement gabonais nous dise,
08:35première chose, comment ils entendent faire pour me bagner.
08:40Est-ce qu'ils entendent céder me bagner ?
08:42Est-ce qu'ils entendent donc se soumettre à cet arrêt
08:45de la Cour internationale de justice telle qu'elle ?
08:48Est-ce qu'ils entendent maintenir la souveraineté du Gabon sur me bagner ?
08:53Première chose.
08:53Deuxième chose, au cas où ils décidaient de ne pas maintenir la souveraineté du Gabon,
08:58qu'est-ce qu'ils entendent faire et qu'entendent-ils dire aux Gabonais ?
09:02Qu'entendent-ils dire aux Gabonais ?
09:04Pour ce qui est de Mongomo et Ebebe-Yin,
09:08puisqu'on nous a dit que nous gagnons en contrepartie
09:11les villes de Mongomo et Ebebe-Yin,
09:14qu'on nous dise concrètement en quoi cela consistera.
09:18Est-ce que c'est une contrepartie immédiate ?
09:22Est-ce que c'est une négociation à engager ?
09:24Et à quelle échéance ?
09:26Est-ce que nous pouvons considérer aujourd'hui que nous perdons
09:30Mbani et Cocotier et Conga ?
09:33Avec ce que cela signifie en termes de ressources naturelles,
09:36en termes de sécurité du territoire,
09:38parce que c'est dans les eaux territoriales gabonaises,
09:41et donc si une puissance étrangère s'installe là,
09:44et mène là des opérations militaires,
09:45cela peut nous mettre en difficulté.
09:47Donc est-ce qu'en contrepartie de ça,
09:49nous gagnons Mongomo et Ebebe-Yin ?
09:51Jusqu'à ce jour, il n'y a aucune communication officielle
09:55du gouvernement.
09:56Nous savons qu'il y a eu des missions
09:58qui sont rendues en Guinée-Côte-Oriale,
10:00et vice-versa, d'autres sont arrivées à libre-vie,
10:02mais il y a céréo-communication.
10:04Donc nous voulons qu'il y ait là-dessus
10:06des éclairages,
10:07parce que l'opinion publique doit savoir,
10:09il s'agit du territoire national.
10:11Et on ne joue pas avec le territoire national.
10:14Le quatrième sujet concerne, vous en doutez,
10:17le Code de la nationalité.
10:19Mesdames et messieurs,
10:22depuis la publication au journal officiel
10:25de l'ordonnance numéro 004-PR
10:30portant Code de la nationalité,
10:33un vif débat enflamme l'opinion nationale.
10:37Nous avons, nous-mêmes, en tant qu'EPG,
10:41pris position et dénoncé
10:43cette indisposition de ce Code.
10:47Avant de poursuivre mon propos,
10:48je voudrais d'abord dire que
10:51la démocratie a beau être la loi du nombre,
10:54et le fait majoritaire
10:57devant aider à faire valider les lois,
11:00il n'en demeure pas moins que sur un certain nombre de sujets,
11:03la démocratie n'exclut pas le consensus.
11:06La démocratie n'exclut pas la recherche du consensus.
11:10Et un texte,
11:12comme celui dont nous parlons,
11:13et qui est fondamental,
11:14puisqu'il touche à la question de la nation
11:16et de la nationalité,
11:18le passage en force n'est pas une bonne chose.
11:22Il vaut mieux prendre le temps de la discussion,
11:25le temps du dialogue,
11:27le temps de l'écoute.
11:28Sur ce sujet, sur ce texte précisément,
11:31nous ne souhaitons pas qu'il y ait un débat partisan.
11:35Nous ne souhaitons pas qu'il y ait d'un côté
11:36ceux qui soutiennent le pouvoir
11:38et qui le soutiennent à tout prix,
11:41et y compris contre le bon sens.
11:43Et de l'autre, ceux qui combattent le pouvoir
11:45et qui le combattent malgré les dispositions
11:47qui peuvent, dans ce texte-là,
11:49être favorables à la protection de la nationalité.
11:53C'est pour cela que,
11:55en regardant la Une de l'Union ce matin,
11:57par exemple, et qui, à juste titre,
11:59a indiqué vent de discorde.
12:02Vous voyez qu'il y a discorde dans l'opinion.
12:05Il y a discorde parce que le texte n'est pas bon.
12:07Il y a discorde parce que le texte n'est pas bon,
12:09à la fois par son contenu,
12:11mais aussi par la forme.
12:13La forme, c'est quoi ?
12:15Le choix de l'ordonnance.
12:16C'est vrai.
12:18La Constitution prévoit les ordonnances.
12:20Mais lorsqu'on suit l'esprit de la Constitution,
12:24les ordonnances, c'est pour des cas d'urgence
12:26dans la mise en œuvre du programme du gouvernement.
12:29On veut construire une route,
12:31il y a besoin d'argent,
12:32on a trouvé un investisseur,
12:34et il faut prendre une loi d'emprunt.
12:37On prend l'ordonnance.
12:38Mais pour un sujet aussi important,
12:41qui touche au fondement de la République gabonaise
12:44par la nationalité,
12:45quelle urgence y avait-il à prendre une ordonnance
12:48le 26 février
12:50pour une rentrée parlementaire
12:52qui avait lieu quelques jours après le 3 mars.
12:55Donc, pour nous, sur la forme,
12:57il y a déjà un problème.
12:59L'autre observation, c'est sur le service après-vente.
13:03On voit bien que depuis quelques jours
13:05s'organise un service après-vente,
13:09notamment par des magistrats
13:11qui passent à la télévision
13:13en tant qu'experts du ministère de la Justice.
13:15Il nous faut rappeler quelques petits principes
13:18dans ce domaine.
13:20L'expertise concernant la question
13:24de l'élaboration des lois
13:25est semaine avant l'adoption d'une loi
13:29et sa promulgation.
13:30C'est là que les experts assistent le législateur,
13:33que ce soit au niveau du gouvernement
13:35ou au niveau du Parlement.
13:37Parce que même si une loi est d'initiative parlementaire,
13:41le Parlement a le droit
13:42d'appeler des experts pour éclairer
13:45son opinion
13:46et l'aider à légiférer.
13:49Une fois que la loi est adoptée,
13:51qu'elle est promulguée,
13:53la plate des experts n'est plus sur les plateaux de télévision.
13:56Il revient maintenant au gouvernement
13:58d'assumer sa loi.
13:59D'autant plus que ça a eu là d'une ordonnance.
14:02Et donc c'est le gouvernement lui-même
14:03qui a pris l'ordonnance
14:04pendant l'intercession parlementaire.
14:06Il faut donc que maintenant le gouvernement assume sa loi
14:08et qu'il vienne expliquer aux Gabonais
14:10pourquoi cette loi.
14:12Et cette loi, aujourd'hui,
14:14elle pose problème,
14:15de multiples problèmes.
14:16D'abord, elle efface quasiment l'existant.
14:20Notamment l'essentiel même de la loi de 1962,
14:25qui est le premier code,
14:26la nationalité au Gabon.
14:29Remet quasiment en cause
14:30l'essentiel de la loi de 1999,
14:32qui est la suite de celle de 1962.
14:35Mais en parler comme ça
14:37n'est peut-être pas significatif.
14:40Dans le premier code de la nationalité,
14:43on disait que tous ceux qui sont Gabonais
14:45le sont au même titre.
14:48Que vous le soyez par filiation directe,
14:51donc d'origine,
14:52que vous le soyez par d'autres manières,
14:54une fois devenu Gabonais,
14:55vous l'êtes au même titre.
14:57Or, le code actuel,
14:59tout en reprenant certains aspects,
15:01crée des catégories de Gabonais.
15:03Il y a des Gabonais qui ont droit
15:05à certaines choses
15:07et il y a des Gabonais qui ont droit
15:08à d'autres choses.
15:10Il y a des Gabonais qui peuvent tout faire,
15:12être militaires,
15:13prendre des balles
15:14pour défendre la nation,
15:15mais il ne peut pas être commandant
15:17ou directeur des opérations.
15:20Mais il est bon Gabonais
15:21pour prendre des balles,
15:23mais il n'est pas bon Gabonais
15:24pour diriger les opérations.
15:26Donc, dans le corps de l'armée,
15:28vous créez donc différentes catégories
15:30de Gabonais.
15:31Chez les magistrats,
15:33vous pouvez donc avoir
15:34un Gabonais brillant
15:36dans la faculté de droit
15:38et sciences économiques,
15:39la faculté de droit,
15:40il est brillant,
15:41mais il ne pourra pas être magistrat
15:42parce que ce n'est pas un bon Gabonais.
15:44Il n'est pas Gabonais
15:45au sens où cette loi l'entendrait.
15:48Et on entend dit
15:48qu'il faut protéger
15:49certaines fonctions,
15:50certains métiers,
15:52certaines professions.
15:53Mais ceux qui vont à Dubaï,
15:56ils n'ont quand même pas
15:57ramené de Dubaï
15:58que les baies vitrées.
16:00Il faut quand même
16:01aller à Dubaï
16:01et voir d'autres choses.
16:03Et que Dubaï,
16:05c'est à peu près
16:053 millions d'habitants aujourd'hui,
16:07dont à peu près 800 000
16:08qui peuvent être considérés
16:09comme autochtones.
16:11Mais les emplois à Dubaï,
16:12de magistrats,
16:13qui est magistrat à Dubaï ?
16:15Ils sont égyptiens ?
16:16Ils sont soudanais ?
16:18C'est ça,
16:19les magistrats à Dubaï ?
16:21Est-ce qu'il y a une façon
16:22de dire la loi
16:22quand on est Gabonais,
16:23pur sang ?
16:24Et une autre façon
16:25de dire la loi
16:25quand on serait moitié Gabonais,
16:27moitié mauvais sang.
16:28Il faut donc dans ce sens-là
16:29raison garder
16:30et se dire que notre pays
16:32ne peut pas avoir
16:34des nationalités,
16:35une nationalité qui diffère
16:36en fonction des emplois occupés.
16:38On a déjà accepté
16:39que pour être président
16:40de la République,
16:41il y a des conditions.
16:42Ça, c'est normal.
16:43Dans tous les pays au monde,
16:44ça existe.
16:45Mais de là à créer
16:47dans notre pays
16:48des catégories de Gabonais,
16:50ramenons ça à une famille.
16:53Père et mère Gabonais,
16:54ils adoptent un enfant.
16:56Et parce qu'ils ont eux-mêmes
16:58déjà fait un enfant,
16:58ils adoptent un autre.
17:00Adoption plénière.
17:01Ces deux enfants
17:01qui grandissent la même famille,
17:03veulent faire les mêmes études,
17:04les font.
17:04Et puis arriver à un moment
17:05de leur vie,
17:06choisir des métiers.
17:08Allez, on va dire
17:08ça tu peux,
17:09mais ça tu ne peux pas.
17:11Ah mais papa,
17:12pourquoi je ne peux pas ?
17:14Que dit le père ?
17:16Il faut ramener ça
17:17à des exemples concrets.
17:19Vous avez deux enfants,
17:22voilà,
17:22avec votre épouse,
17:23vous faites un enfant
17:24et puis vous adoptez un autre.
17:26Mais dans leur parcours professionnel,
17:28l'État va dire
17:29toi tu es un bon Gabonais
17:30et toi tu es un mauvais Gabonais.
17:32Ramenons ça
17:33dans le cas concret
17:34d'une famille.
17:35Ça, c'est la règle comment ?
17:36Et donc,
17:37quand on veut toucher
17:38à des lois,
17:38c'est pour les améliorer.
17:40Ce n'est pas pour créer
17:42des difficultés supplémentaires.
17:44L'autre point,
17:45et on va parler
17:46dans tous les détails,
17:47l'autre point
17:48qui crispe énormément,
17:50c'est de donner
17:51la capacité
17:52au chef de l'État
17:54de retirer la nationalité
17:56à un Gabonais
17:57selon son bon vouloir.
17:58On a beau l'habiller
18:00comme on veut,
18:00le fait il est là.
18:03L'interprétation
18:03de ce qu'on appellerait ici
18:05un acte subversif
18:07appartient à celui
18:08qui va en juger.
18:10Et le fait même
18:11de retirer cette prérrogative
18:12du retrait nationalité
18:13au juge
18:14et de la transférer
18:15à la discrétion
18:16du chef de l'État
18:17montre bien
18:18qu'il y a un objectif
18:18qui est recherché.
18:20Et cet objectif,
18:21c'est de punir
18:21les Gabonais
18:22qui oseraient aller
18:23à l'encontre
18:24des choix
18:24qui sont faits
18:25par l'exécutif.
18:26Et tout le monde dit
18:27« Ah, mais non,
18:27on ne peut pas faire ça ».
18:28Mais si,
18:29c'est ce qui est écrit.
18:30Si on avait voulu
18:31écrire autrement
18:33en faisant en sorte
18:34que le Gabonais,
18:36comme eux-mêmes disent
18:37de souche,
18:37ne soit pas concerné,
18:39on aurait pu dire
18:40celui qui a acquis
18:41la nationalité gabonaise.
18:43Celui qui a été
18:44naturalisé gabonais.
18:45Mais ils ont dit
18:46« Le détenteur
18:46de la nationalité ».
18:47Ça concerne
18:48tous les Gabonais.
18:50Et pour l'histoire,
18:52parce que c'est important
18:53lorsqu'on avance
18:54de convoquer l'histoire.
18:57Nous sommes
18:58des partis politiques,
18:59nous sommes
19:00des acteurs politiques
19:01et nous sommes amenés,
19:03même en tant que citoyens,
19:05à défendre la Constitution.
19:06C'est écrit noir sur blanc.
19:07Défendre la Constitution.
19:09Défendre notre pays.
19:11Si l'exécutif actuel
19:14était amené
19:15après une décision
19:16que nous estimons
19:18contraire aux intérêts
19:19de la nation,
19:20que reste-t-il à faire ?
19:23Se soumettre,
19:24accepter
19:25ou combattre ?
19:26Si on combat
19:27cette décision,
19:28on sera qualifié
19:30de dissident,
19:31de subversif.
19:32Et donc,
19:33on met entre les mains
19:33de l'exécutif
19:34le pouvoir
19:35d'enlever la nationalité
19:37et c'est une autre façon
19:37de faire taire
19:38les uns et les autres.
19:39Et regardez
19:40comment cela fonctionne.
19:42D'un côté,
19:44il y a eu
19:47les vélités
19:47de rétablir
19:49la peine de mort.
19:50La peine de mort,
19:52c'est donner le droit
19:53à l'État
19:53d'ôter la vie
19:54à quelqu'un.
19:56Mais retirer la nationalité,
19:58c'est une autre façon
19:59d'ôter la vie
20:00à quelqu'un.ôter
20:01la vie civique, la vie
20:03politique, la vie
20:04sociale. Si vous
20:05n'êtes plus gabonais,
20:07vous n'avez plus
20:08droit à rien,
20:08pas d'identité,
20:10rien du tout,
20:11vous êtes apathie.
20:13Et donc,
20:13notre pays,
20:14par cette disposition,
20:14prend le risque
20:15de créer des apathies.
20:17Et on tend
20:18de nous dire
20:19non,
20:19ce n'est pas possible,
20:20il y a des conventions
20:21internationales,
20:21mais qui les respecte ?
20:23Si quelqu'un respectait
20:25le droit
20:26et les conventions
20:28internationales,
20:29l'actuel chef
20:29de l'État
20:30n'aurait été
20:30candidat à l'élection
20:32puisqu'il a fait
20:33un coup d'État
20:34et qu'il ait dit
20:34que les autos
20:35de coup d'État
20:35ne peuvent pas
20:36être candidats
20:36à l'élection
20:37qui suit le coup d'État.
20:39Donc,
20:40s'il y avait respect,
20:40il n'y aurait pas eu
20:41ces candidatures.
20:42On voit bien que là,
20:43il n'y a pas eu respect
20:44des normes internationales.
20:47Et donc,
20:47c'est un danger.
20:49Et nous appelons
20:50simplement
20:52à réécrire
20:52ce code.
20:54Il n'est pas bon.
20:55Il faut le réécrire
20:57en recherchant
20:58un consensus.
21:00ne faisons pas
21:01de ce débat
21:01un débat partisan.
21:03Ne faisons pas
21:04de ce débat
21:05un débat
21:05pour que les uns
21:06et les autres
21:06trouvent aux dirigeants
21:08quel est leur soutien.
21:10Essayons d'apaiser
21:11le débat.
21:12Ne mettons pas en sorte
21:13qu'il y ait d'un côté
21:14les partisans
21:16de ceux qui pensent
21:16qu'on peut brader
21:17la nationalité
21:18et ceux qui veulent préserver.
21:20Nous sommes tous
21:21favorables
21:21à ce qu'il y ait
21:22des conditions claires
21:24pour la nationalité
21:25gabonaise
21:26et qu'on protège.
21:26Mais nous ne sommes pas
21:27favorables
21:28à ce qu'on crée
21:28des différences
21:30entre gabonais
21:30d'une part.
21:31D'autre part
21:32à ce qu'on donne
21:33à l'aimer de quelqu'un
21:34l'exécutif
21:35le pouvoir
21:35d'enlever
21:36la nationalité
21:37à quelqu'un
21:37ne sont pas favorables.
21:40Et pour terminer
21:41je voudrais
21:42dire ceci.
21:45Moi je suis gabonais
21:46de droit divin.
21:48Je le suis
21:49parce que
21:50Dieu
21:50moi je crois en Dieu
21:51la providence
21:53pour ceux qui y croient
21:54a voulu que
21:56mon père
21:57son père
21:58mes ancêtres
21:59viennent naître
22:00dans cette terre
22:00appelée Gabon.
22:02J'aurais pu naître
22:03au Cameroun
22:04j'aurais pu naître
22:05en Guinée
22:06équatoriale
22:07en étant enfant
22:08j'aurais pu être
22:09du Wollentem
22:09je suis de l'Ogué Vindo
22:10c'est par la volonté
22:11de Dieu.
22:13Mais aussi l'histoire
22:15a voulu que
22:16nous soyons gabonais.
22:18La géographie
22:19la culture
22:20tout cela
22:21a voulu
22:22que nous soyons gabonais.
22:23Nous ne pouvons pas
22:24laisser
22:25à un être humain
22:27le pouvoir
22:28de nous enlever
22:28ce que Dieu
22:29nous a donné.
22:30C'est impossible.
22:32Ce que Dieu
22:33a donné
22:33appartient à Dieu.
22:36Maintenant
22:36les conditions
22:38pour lesquelles
22:39on peut enlever
22:40un être humain
22:41sa nationalité
22:42ne peut pas
22:43laisser l'appréciation
22:44d'un autre être humain.
22:46C'est la justice.
22:47Sur des cas précis
22:49consensuellement
22:50acceptés.
22:51si quelqu'un
22:52retourne les armes
22:53contre sa population
22:54oui
22:56si quelqu'un
22:57pose un acte terroriste
22:58qui décime
23:00des civils
23:00la population
23:01oui
23:02mais si quelqu'un
23:03défend son pays
23:05et par la défense
23:06de son pays
23:06il est amené
23:08à poser
23:09cet homme d'acte
23:09comme ça
23:10c'est vu ailleurs.
23:12Je parlais
23:13d'histoire
23:15j'ai dit tantôt
23:16que
23:18Pétain
23:18a retiré
23:19la nationalité
23:20à De Gaulle
23:21parce que De Gaulle
23:22a refusé
23:22de se soumettre
23:23à l'amnistie
23:26l'amnistie
23:26signée par Pétain
23:28on lui a retiré
23:29la nationalité
23:30on a confisqué
23:31ses biens
23:32je veux rappeler
23:33pour l'histoire
23:34que l'ANC
23:35en Afrique du Sud
23:36était un parti
23:37interdit
23:38par la loi
23:39sud-africaine
23:40mais il a fallu
23:41que les êtres humains
23:42se lèvent
23:42se battent
23:43et ils ont été
23:43célébrés
23:44des décennies plus tard
23:45comme libérateurs
23:47je veux rappeler
23:48que si on appliquait
23:48la loi
23:49et c'est pour cela
23:50que les autos
23:51du coup d'état
23:51se sont auto-amnistiés
23:53parce que par leur
23:54coup d'état
23:54ils ont violé
23:55la constitution
23:56ils ont violé
23:57la disposition
23:57du code pénal
23:58et qu'ils étaient
23:59passibles à criminels
24:00c'est pour ça
24:01qu'ils sont auto-amnistiés
24:03s'ils ont été libérateurs
24:04en tournant les armes
24:06contre les institutions
24:08pourquoi la population
24:09ne se lèverait pas
24:09pour dire
24:10nous ne sommes pas d'accord
24:10avec ce que vous faites
24:12pourquoi il y a menace
24:13sur l'identité de quelqu'un
24:15sur sa nationalité
24:17menace potentielle
24:18de contestation
24:19nous disons
24:20ce n'est pas possible
24:21et c'est pour cela
24:22que
24:23encore une fois
24:25recherchons le chemin
24:26du consensus
24:28recherchons le chemin
24:29de l'apaisement
24:30faisons en sorte
24:31que ce texte
24:32soit revu
24:33que les parlementaires
24:34aient la possibilité
24:35de revoir ce texte
24:37posément
24:37d'appeler
24:39éventuellement
24:40des spécialistes
24:41sociologues
24:43anthropologues
24:44historiens
24:44juristes
24:45large consultation
24:48éventuellement
24:49des acteurs politiques
24:49pour qu'il y ait
24:51autour de ce texte
24:52un vrai consensus national
24:53ne nous précipitons pas
24:55ne courons pas
24:56il n'y a aucune urgence
24:58à régler
24:58là maintenant
24:59par rapport à ce texte
25:00en ce qui concerne
25:02les étrangers
25:02qu'on pourrait nommer
25:04le pouvoir de nomination
25:05appartient à un
25:07c'est à lui de choisir
25:08qui nomme
25:08qui ne nomme pas
25:09il ne veut pas nommer
25:10un gabonais
25:11d'origine étrangère
25:12ce n'est pas la peine
25:12d'écrire dans le texte
25:14aujourd'hui
25:15si on accepte
25:16cette disposition
25:19ça veut dire
25:19que demain
25:20on pourra dire
25:21que un tegé
25:22ne peut pas accéder
25:23à telle fonction
25:24on écrit ça
25:25dans un texte gabonais
25:26que un fan
25:27ne peut pas accéder
25:28à telle fonction
25:29on écrit ça dans un texte
25:30c'est ce que ça veut dire
25:31à partir du moment
25:32où on peut dire
25:33qu'il y a une catégorie
25:34du gabonais
25:35qui ne peut pas accéder
25:36à telle fonction
25:36c'est que demain
25:38on pourra dire
25:38un gabonais
25:39d'origine de telle province
25:40ne peut pas accéder
25:41à telle fonction
25:43ne faisons pas ça
25:45c'est ça le problème
25:46de l'autochtonie
25:47qu'on a écrit dans le texte
25:49aujourd'hui
25:50la mairie de Libreville
25:51comme les autres
25:52mairies du Gabon
25:53il y a un système
25:54de rotation
25:55qui n'est pas écrit
25:56quelque part
25:56dans un texte
25:57mais qui est devenu politique
25:59est-ce qu'on va prendre
26:00un texte pour dire
26:01qu'au Gabon
26:03quelqu'un d'autre
26:04ne peut pas être
26:04maire de Libreville
26:05qu'un fond de Libreville
26:06ou un mineur de Libreville
26:07est-ce qu'on peut l'écrire
26:08ça dans un texte
26:10si on ne peut pas l'écrire
26:11pourquoi écrire dans un texte
26:12qu'un Gabonais
26:14qui a acquis
26:14la nationalité
26:15de telle ou telle manière
26:16ne peut pas accéder
26:17à telle ou telle fonction
26:19voilà ce que je voulais vous dire
26:20mesdames et messieurs
26:21sur ce texte là
26:21nous insistons
26:23il faut rechercher
26:24le chemin du consensus
26:26ne divisons pas le pays
26:27puisqu'il ne l'est aujourd'hui
26:29trouvons le moyen
26:29de rassembler le pays
26:31autour d'un texte
26:32qui concerne
26:32les Gabonais
26:33et les Gabonais
26:34au-delà
26:34des questions
26:35d'appartenance politique
26:36merci de votre attention
26:38merci d'avoir regardé cette vidéo
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