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  • il y a 6 heures
S comme Santé c'est le rendez-vous qui prend soin de vous. Autour de reportages et en compagnie d'invités spécialisés, retrouvez l'actualité médicale avec Moselle. Un programme issu d'une collaboration entre Moselle TV et La Semaine. Edition de mai 2025 dédiée à la radiothérapie et aux usages de l'intelligence artificielle dans la médecine.

Au sommaire :

La radiothérapie, un mot qui fait peur ?

L'intelligence artificielle au service de la santé

Quand l'état de santé rend nécessaire la reconversion professionnelle

Une émission présentée par Uranie Tosic (Moselle TV) et David Leduc (La Semaine), en compagnie du Docteur Clémence Bondue, onco-radiothérapeute, François Braun, ancien ministre de la

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Transcription
00:02Générique
00:04...
00:22Bienvenue dans Est-ce comme santé ?
00:25Chaque année en France, plus de 190 000 patients sont traités par radiothérapie.
00:31Ce sont près de 60% des patients atteints d'un cancer qui sont soignés par cette méthode à un
00:36moment ou un autre dans leur parcours de soins.
00:39Malgré tout, la technique fait encore peur et subit de nombreux préjugés que nous tenterons d'éclaircir avec vous, docteur.
00:46Oui, tout à fait. La radiothérapie fait encore peur à nos patients et patientes, souvent une crainte d'avoir mal.
00:55Et on saura donc tout à l'heure si ça fait vraiment mal ou pas.
00:59Comprendre les enjeux de cette technique, voilà ce que nous ferons en première partie d'émission.
01:02Avec vous également, François Brune, bonsoir.
01:04Bonsoir.
01:05Merci d'être à nos côtés.
01:06Et nous verrons également que l'intelligence artificielle a son rôle à jouer sur la santé et la sécurité au
01:12travail.
01:12C'est un thème qui sera abordé lors d'un colloque le 6 juin prochain à l'Arsenal.
01:18Que pourra-t-on y découvrir ?
01:19La réponse avec Maurice Gruneval, président du fonds de dotation Merci, qui nous rejoindra dans un instant.
01:25Et puis quand une difficulté survient, c'est toute une vie qui se trouve chamboulée.
01:30Et parfois, le changement professionnel a du bon, voire est nécessaire.
01:34Et Talpia l'a bien compris et oeuvre aux côtés des personnes ayant besoin d'une reconversion professionnelle.
01:41Notre dernier invité nous en parlera.
01:43L'ENAIC, titre assistante sociale et conseillère en compétence chez Talpia.
01:47Voilà pour le programme de cette émission.
01:49C'est parti.
01:55Et on démarre donc avec la radiothérapie.
01:58Docteur, en vulgarisant le plus possible, en quoi consiste la radiothérapie ?
02:03C'est un traitement médical que l'on réserve pour les patients le plus souvent qui ont quasiment exclusivement un
02:09cancer.
02:10Et on va utiliser des radiations ionisantes pour aller détruire les cellules tumorales
02:15en entraînant des altérations du génome qui entraîneront la mort cellulaire.
02:23Et on entend parler de radiothérapie, d'immunothérapie.
02:26Est-ce que vous pouvez nous expliquer la différence entre les deux ?
02:29Alors la radiothérapie, ça reste un traitement local, c'est-à-dire qu'il n'y a pas d'injection.
02:34Vous ne viendrez pas en hôpital de jour faire une injection.
02:39C'est vraiment un traitement.
02:41Le plus souvent, c'est de la radiothérapie externe.
02:43Donc c'est un accélérateur de particules qui vous délivra tous les jours une séance de radiothérapie.
02:50Et donc le nombre de séances, le protocole de soins est adapté en fonction de chaque cancer et de chaque
02:57patient.
02:58L'histoire nous montre que la méthode est utilisée depuis plus d'un siècle tout de même.
03:02Ça n'empêche pas les préjugés et les craintes, on l'a dit en préambule.
03:05Vous parlez de la douleur, alors qu'en est-il ?
03:07Alors la radiothérapie en elle-même ne fait pas mal.
03:10Si vous voulez, il peut y avoir certes des effets secondaires qui inquiètent les patients.
03:18Nous sommes là en tant que radiothérapeutes pour déjà leur expliquer quels sont les effets secondaires.
03:23Puisqu'en fonction du type de radiothérapie, il n'y aura pas les mêmes effets secondaires.
03:27Donc ça c'est important de faire le point pour chaque patient.
03:32Quel type de traitement il aura et quels effets secondaires potentiellement il pourrait avoir.
03:37Lesquels par exemple ?
03:39Bon eh bien déjà, souvent nos patients présentent une fatigue.
03:44Et puis c'est principalement après des réactions cutanées qui peuvent survenir.
03:49Et je vous dis, ça dépend vraiment de la localisation tumorale.
03:52Donc pour un cancer du sein, évidemment plutôt des réactions cutanées.
03:57Mais pour une irradiation urodigestive, ça serait plutôt des symptômes digestifs ou urinaires.
04:05Dans ces moments-là, j'imagine que l'accompagnement du patient par l'équipe soignante joue beaucoup.
04:11Comment ça se passe concrètement ?
04:13Bien sûr, le CHR, on a plusieurs personnels qui peuvent vous aider.
04:22Vous avez évidemment le radiothérapeute.
04:24Tous nos patients qui sont vus une fois par semaine en consultation pour surveiller l'apparition des symptômes.
04:31On a également des infirmières qui sont spécialisées dans la pathologie cancéreuse
04:37et principalement qui interviennent auprès de nos malades s'il y a besoin de, par exemple, de pansements.
04:42Évidemment, on en parlera aussi tout à l'heure, mais on a aussi le soutien psychologique qui peut faire aussi
04:47beaucoup.
04:47Donc on a des relais avec nos collègues d'oncologie.
04:51Et puis on a aussi les manipulateurs en électroradiologie qui font aussi des consultations
04:56pour aussi exposer certaines particularités spécifiques à l'irradiation.
05:03Avoir un service de radiothérapie, ce n'est pas donné à tous les établissements ?
05:07Non, ce n'est pas donné à tous les établissements parce qu'il faut déjà un nombre de patients conséquents
05:11pour que ça fonctionne.
05:12Il faut des spécialistes de très haut niveau parce qu'expliquer comme ça, on dit oui, c'est simple, etc.
05:16Non, ce n'est pas simple.
05:18C'est un petit peu des tireurs d'élite qui vont aller tirer cellules cancéreuses par cellules cancéreuses
05:24sur un être humain qui en plus bouge.
05:27Et là, on a des outils avec l'intelligence artificielle dont on va parler tout à l'heure
05:31qui permettent de s'adapter par exemple au mouvement de la respiration ou au mouvement du corps.
05:34Donc c'est quelque chose qui est d'une précision vraiment, j'allais dire chirurgicale, mais oui, c'est extrême.
05:40Et il faut vraiment des professionnels de très haut niveau, très bien formés, qui travaillent en équipe.
05:44Donc tout le monde n'a pas et ne peut pas développer cette radiothérapie, d'autant qu'en plus, la
05:50technique évolue sans cesse.
05:52Mais il faut un équipement bien spécifique.
05:54Et de plus en plus précis, de plus en plus cher, bien entendu.
05:58Donc il faut avoir ce volume de patients nécessaire.
06:02On n'est pas comme le scanner qu'on trouve maintenant un petit peu partout et on fait tout avec
06:06le scanner.
06:06On est là dans des thérapeutiques vraiment extrêmement pointues.
06:09Je vous propose justement de découvrir en quelques minutes et en images les différentes étapes prévues au CHR en cas
06:15de radiothérapie.
06:16C'est un reportage signé Elisa Wittich.
06:20Donc là, c'est votre respiration standard.
06:22On va faire un premier essai où vous allez prendre la plus grande inspiration que vous puissiez faire.
06:27Donc allez-y, quand vous êtes prête, on y va.
06:31Voilà, nickel.
06:32Vous pouvez relâcher et respirer à nouveau normalement.
06:34En radiothérapie, le premier scanner de centrage permet de prendre toutes les mesures nécessaires
06:40et notamment celles de la tumeur cancéreuse.
06:43Ce système de couleur permet d'indiquer à la patiente l'intensité à laquelle elle doit respirer.
06:50Tranquille, normalement.
06:52Rouge, c'est trop.
06:53Et vert, c'est la zone qu'il va falloir atteindre.
06:54Et bloqué dans cette zone.
06:55Le positionnement est déterminé, le scanner de centrage est réalisé,
07:00ce qui permettra aux médecins référents de contourer le volume cible
07:04et de contourer aussi tous les organes qu'on veut protéger.
07:08Ensuite, c'est au tour de l'équipe dosimétrie de faire son travail.
07:12On va réaliser des calculs dosimétriques afin de cibler l'endroit où sera déposée la dose,
07:17ainsi que la quantité de dose et donc la durée de l'irradiation.
07:20On va se baser sur des contours anatomiques qui sont sur le scanner.
07:24Ces contours anatomiques auront été faits par le médecin.
07:27Donc c'est le médecin qui va nous dire, anatomiquement, je veux irradier cet endroit.
07:31Et nous, on va donc être chargés de calculer la façon de déposer la dose d'irradiation
07:38qui soit la plus précise possible.
07:40Puis, la dernière étape du parcours patient se conclut par une ou plusieurs irradiations
07:45pour tenter de lutter contre les cellules cancéreuses.
07:48Tout va bien ?
07:49La dernière partie, c'est de prendre en charge la patiente sur un poste de traitement,
07:53en l'occurrence avec le Radixact, qui est un accélérateur de particules,
07:57comme le reste des accélérateurs que l'on a, avec certaines spécificités,
08:01et notamment qui vont permettre de prendre en charge de façon très précise
08:05les personnes atteintes de pathologies mammaires.
08:07On y retrouve le même système de couleurs.
08:11Pour protéger le personnel des irradiations, une porte blindée est installée.
08:16Le service compte une cinquantaine de professionnels et traite, en moyenne, 2000 patients chaque année.
08:25Docteur Bondu, est-ce que le processus de radiothérapie est identique pour chaque patient ?
08:31Et est-ce qu'on peut faire de la radiothérapie pendant toute sa vie ?
08:36C'est une bonne question.
08:38Alors, non, en fait, chaque radiothérapie est décidée par le radiothérapeute
08:43en fonction du plateau technique et de la pathologie du malade.
08:49Alors, nous, là, on l'a très bien vu sur le reportage.
08:51Par exemple, pour nos patientes qui ont des cancers du sein, des seins gauches,
08:57on leur propose qu'on voit dans le reportage des traitements en inspiration bloquée.
09:00Ça, c'est vraiment quelque chose de très novateur et qui permet pour nous d'éloigner le cœur,
09:08qui est l'organe à protéger, de l'éloigner au maximum du sein traité.
09:13Et donc, ainsi, en fait, on épargne mieux, on protège mieux le cœur.
09:17Voilà, donc ça, c'est, si vous voulez, les seins gauches, on ne les traite pas forcément,
09:21on ne les installe pas sur la même machine que les cancers du sein droit.
09:25Et puis, voilà, une radiothérapie pulmonaire, c'est pareil,
09:28ce n'est pas le même nombre de séances, ce n'est pas le même système.
09:31On prend en compte les mouvements respiratoires, puisqu'une tumeur pulmonaire, ça bouge.
09:35Donc, on a tous les équipements sur le CHR, par exemple, pour faire du tracking
09:40et suivre en temps réel les mouvements pulmonaires.
09:43Donc, voilà.
09:44Et pour la deuxième partie de votre question,
09:47souvent, les patients font une première séquence d'irradiation.
09:52Ensuite, ils vont faire une surveillance.
09:54Et l'avenir, après, déterminera s'il y a besoin ou non d'une deuxième irradiation.
10:02Il y a tout de même un moment clé où vous dites,
10:05ce patient-là doit passer par la radiothérapie,
10:07ou alors, là, c'est trop tard ou c'est trop tôt ?
10:10Après, les discussions sont toujours prises dans ce qu'on appelle des RCP,
10:13donc des réunions de concertation pluridisciplinaires,
10:16où en fait, chaque décision, que ce soit une chimiothérapie, une immunothérapie,
10:20une radiothérapie est décidée de manière collégiale.
10:24On ne prend pas nos décisions tout seul dans notre bureau avec le malade.
10:29C'est important.
10:30L'importance d'avoir, justement, ce travail d'équipe
10:32et d'avoir, comme au CHR, une structure qui permet d'avoir
10:35toutes ces spécialistes autour de la table,
10:38même si ces réunions peuvent se faire aussi en visioconférence
10:40avec d'autres spécialistes.
10:43Mais c'est vraiment l'intérêt de...
10:44La radiothérapie n'est pas quelque chose d'isolé dans une prise en charge.
10:47C'est bien une des cordes de l'arc contre le cancer.
10:51Justement, est-ce qu'on sait chiffrer le taux de guérison,
10:55de rémission après un traitement par radiothérapie ?
10:59Là encore, désolé, mais ça va aussi dépendre de quel cancer on soigne
11:04et à quel stade on le prend en charge.
11:07Donc, sur des techniques de radiothérapie stéréotaxique, par exemple,
11:11qu'on réserve sur des tumeurs de petit volume,
11:14là, on peut faire des fortes doses par séance, en peu de séance,
11:18donc avec une très grande efficacité,
11:20qu'on compare de façon équivalente à une chirurgie, si vous voulez.
11:25Mais, voilà, si on est dans une tumeur plus avancée,
11:29l'objectif de traitement ne sera peut-être pas forcément le même.
11:34Voilà un petit peu ce que je voulais dire.
11:35Il y a la destruction de la tumeur,
11:37il peut y avoir un objectif aussi de diminuer sa taille,
11:39même si on considère que c'est déjà tardif,
11:43mais parce qu'elle comprime d'autres organes autour.
11:45C'est vraiment ce qui est discuté dans ces réunions entre professionnels de santé.
11:50Quelque part, c'est pas du prêt-à-porter, c'est de la haute couture.
11:54Chaque patient est totalement différent et bénéficiera de l'ensemble des traitements,
11:58dont la radiothérapie, de façon très individualisée.
12:01On va bien dans le reportage qu'on a vu il y a quelques instants,
12:05que l'intelligence artificielle,
12:07alors c'est peut-être un gros mot,
12:08mais est au service aussi de cette méthode-là.
12:11C'est ça aussi l'avenir de la radiothérapie,
12:13c'est aller encore plus dans la localisation,
12:17dans l'efficacité très localisée ?
12:19Oui, en tout cas, elle nous aide beaucoup en radiothérapie.
12:25Ça doit nous aider.
12:26Il y a toujours des garde-fous, on vérifie derrière,
12:30mais elle nous aide, en tout cas au quotidien.
12:32Par exemple, dans la délinéation, vous savez,
12:34dans ce qu'on appelle le contourage,
12:36les organes à risque sont pré-contourés,
12:40en tout cas par des systèmes d'intelligence artificielle.
12:45Et donc, ils sont à vérifier,
12:47mais tout ça, c'est vrai que ça nous aide au quotidien.
12:49Vous devez atteindre la cible,
12:51mais sans toucher ce qu'il y a avant,
12:53ni autour, ni après.
12:55Et c'est là que l'IA, en délimitant ces zones à protéger,
12:59permet que ce rayon, finalement,
13:01si on peut dire ça comme ça,
13:02touche vraiment le bon endroit.
13:04Merci beaucoup, en tout cas, docteur,
13:06d'avoir détaillé ce sujet à nos côtés.
13:08On va rester sur l'intelligence artificielle
13:10dans les prochaines minutes.
13:11C'est un domaine qui fait peur aussi, parfois,
13:14mais qui apporte son lot d'espoir
13:15pour faire évoluer notre société,
13:17notre santé,
13:18tout comme nos conditions au travail.
13:20C'est dans la suite de cette émission.
13:26Pour le Parlement européen,
13:28l'intelligence artificielle,
13:29ou plutôt augmentée,
13:30représente tout outil utilisé par une machine
13:33afin de reproduire des comportements
13:35liés aux humains,
13:35tels que le raisonnement,
13:36la planification et la créativité.
13:38En clair, une machine programmée
13:40pour effectuer automatiquement
13:42des tâches bien précises,
13:43mais aussi pour apprendre,
13:44s'adapter et prendre des décisions
13:46en fonction des données qu'on lui donne.
13:48Aujourd'hui, M. Grunewald,
13:51il est devenu indispensable
13:52de savoir reconnaître l'intelligence artificielle,
13:54d'en comprendre les limites,
13:55mais surtout les possibilités.
13:57Et en matière de santé
13:58et de prévention des risques au travail,
14:00on tape dans le mille.
14:02Tout à fait.
14:03D'ailleurs, aujourd'hui,
14:03le concept d'intelligence artificielle
14:06est communément repris par beaucoup de gens
14:09qui en parlent,
14:11qui attendent beaucoup, d'ailleurs,
14:12de l'avenir de ce concept-là,
14:14de ce développement,
14:15sans connaître vraiment
14:17quels sont les avantages,
14:18mais surtout les limites,
14:19de cet outil.
14:20Il faut savoir, je dis bien exprès,
14:22c'est un outil.
14:24Que peut-on en attendre ?
14:26D'abord, il faut dire que
14:27beaucoup d'employeurs
14:29font confiance à l'agence artificielle,
14:32à l'intelligence artificielle,
14:34en se disant, après tout,
14:35pourquoi nous sensibiliser,
14:36nous impliquer,
14:37puisque ce concept-là
14:39va pratiquement résoudre
14:40tous les problèmes.
14:41Tous les problèmes
14:42dans trois domaines
14:43qui sont ceux
14:43de la santé au travail,
14:46c'est-à-dire la prévention
14:47pour éviter les accidents,
14:50les altérations de santé
14:51dues à des risques
14:52qui peuvent survenir.
14:54Donc, il faut savoir établir
14:55la liste des risques,
14:56les identifier,
14:57et ensuite analyser
14:59quelles sont les conséquences
15:00éventuelles
15:01sur la santé physique,
15:04voire mentale,
15:05des salariés.
15:06Le deuxième domaine d'action,
15:08c'est le dépistage
15:09de toutes les altérations
15:10que les travailleurs
15:11peuvent subir
15:12ou avoir subies
15:13dans le monde du travail.
15:15Et puis le troisième,
15:15c'est le maintien dans l'emploi
15:16de tous ceux
15:17qui ont eu
15:18une altération de santé
15:19et qui veulent revenir
15:21dans le monde du travail.
15:23Est-ce que vous avez
15:24des exemples concrets
15:25d'usage
15:26de l'intelligence artificielle
15:27dans le domaine
15:28et de la santé
15:29et de la sécurité
15:30au travail ?
15:31Ce que vous allez peut-être
15:32évoquer lors du colloque,
15:33justement.
15:33Eh bien, c'est une question,
15:35c'est la raison d'être
15:36du thème de ce colloque,
15:37c'est de poser la question
15:40à des experts,
15:41à des intervenants
15:42dans des domaines
15:43relativement divers,
15:44aussi bien de scientifiques,
15:46de l'agriculture,
15:47du monde,
15:48le se disent,
15:49puisque les sapeurs-pompiers
15:50également interviendront,
15:51de l'armée,
15:52de la politique,
15:53peu importe,
15:53et puis du monde
15:54de l'entreprise.
15:55Quels sont les problèmes
15:57qui se posent
15:58et qu'est-ce qu'on peut
15:59attendre de l'intelligence
16:00artificielle ?
16:01Eh bien, d'une part,
16:02c'est que l'intelligence
16:04artificielle offre
16:06la possibilité
16:07de traiter des volumes
16:09de données considérables
16:11et dans des espaces
16:12de temps très restreints,
16:14ce qui dépasse largement
16:15les capacités
16:16de l'être humain.
16:18Donc, le fait
16:19de donner
16:21à l'intelligence artificielle
16:22un ensemble
16:23de données
16:25considérables
16:25pour qu'ils puissent
16:27en faire
16:28une analyse,
16:29une synthèse,
16:31en tirer
16:31des éléments
16:32majoritaires
16:33pour pouvoir
16:34ensuite établir
16:35cet élément
16:36de causalité
16:36à effet,
16:37en tenant compte
16:38d'ailleurs
16:38des évolutions
16:39des technologies
16:40et des comportements
16:41humains,
16:42on retrouve la raison
16:43et puis l'émotion.
16:46Eh bien,
16:47l'analyse,
16:48la computation
16:49de tout ce que l'on a
16:51déjà connu
16:52peut amener
16:53à trouver
16:54des solutions
16:55à des problèmes
16:56qui peuvent encore
16:57survenir dans l'avenir.
16:59Vous avez parlé
16:59des données,
17:00je me tourne juste
17:01quelques secondes
17:02vers vous,
17:02François Brun,
17:03ce sont des données
17:04dites personnelles,
17:05est-ce que là
17:06n'est pas la limite
17:07quand on parle de santé ?
17:08Alors,
17:09en termes de santé,
17:10c'est effectivement
17:10toujours très compliqué
17:12quand on parle de données,
17:13bien que la France
17:13soit le pays du monde
17:15qui a le plus de données
17:16de santé
17:16par la sécurité sociale
17:18et par ses antécédents.
17:19Mais,
17:20il faut rapprocher
17:21un petit peu cela
17:22de ce qui a été fait
17:23au niveau européen
17:24avec ce qu'on appelle
17:25l'IA Act,
17:26qui est la réglementation
17:27européenne
17:28sur l'intelligence artificielle
17:29et qui va classifier
17:30les systèmes
17:31d'intelligence artificielle
17:32en fonction de leurs risques
17:33justement sur ces données
17:34et ces données personnelles.
17:36Bien entendu,
17:36la santé est classée
17:37au niveau le plus élevé.
17:39Et derrière,
17:39il y a ce qu'on appelle
17:41la garantie humaine
17:42de l'intelligence artificielle
17:43pour tout ce qui concerne
17:44la santé,
17:45qui va s'assurer
17:46non seulement
17:46qu'elle prend
17:46les bonnes décisions
17:47mais aussi que les données
17:48sont correctement protégées.
17:50Les données,
17:51c'est le sujet essentiel.
17:52L'intelligence artificielle,
17:53elle ne fait que
17:55ce qu'on lui a donné
17:56à manger,
17:56entre guillemets.
17:58Et un des grands enjeux
17:59aujourd'hui,
18:00pour la France
18:00comme pour l'Europe,
18:01c'est la souveraineté
18:02des données.
18:03Actuellement,
18:04la majorité
18:04des intelligences artificielles
18:06sont des outils
18:06qui sont américains
18:07ou qui sont chinois,
18:08on le sait,
18:09même s'il y a un outil français
18:09maintenant,
18:10et des données
18:11qui partent quelque part
18:12dans d'autres pays.
18:13Et ça,
18:14c'est très compliqué
18:16à accepter
18:16en ce qui concerne
18:17les données de santé.
18:18Donc,
18:19il y a un règlement
18:20très rigoureux
18:21sur l'IA
18:22et les données de santé.
18:23Est-ce qu'on serait amené,
18:24par exemple,
18:24à signer un protocole
18:26dans son entreprise
18:27pour que les données,
18:29nos données de santé
18:30soient utilisées
18:31dans ce que vous avez
18:32appelé la prévention,
18:33la prévention des risques,
18:34etc.
18:34De toute façon,
18:36dans les entreprises,
18:37on doit respecter
18:38toutes les conséquences
18:39de la RGPD
18:41qui réglementent
18:42l'utilisation des données
18:43en ce qui concerne
18:44l'anonymat,
18:45en ce qui concerne
18:46la véracité
18:47des données
18:48que l'on donne.
18:49Parce que nous n'oublions pas
18:49que mettre des données
18:51dans un système
18:52d'intelligence artificielle,
18:54si elles sont vraies,
18:56réalistes,
18:57c'est bien,
18:58mais qui nous met à l'abri
19:00de l'introduction
19:01de données
19:01qui peuvent être fausses
19:03et qui,
19:03à ce moment-là,
19:05induiraient
19:06des solutions
19:07présentées par
19:07l'intelligence artificielle
19:09qui pourraient être
19:10fausses également,
19:11voire déraisonnables,
19:13voire même tendancieuses.
19:14Il y a là un danger
19:16contre lequel
19:16il faut savoir
19:17se prémunir.
19:18Peut-être revenir
19:19un petit peu
19:20après ces explications
19:22sur le colloque.
19:23Tu as une question,
19:24David.
19:25Tout à fait.
19:26Est-ce qu'il y a
19:26des innovations
19:27qui seront visibles
19:28lors de ce colloque
19:29à l'Arsenal
19:30le 6 juin prochain ?
19:32Est-ce qu'on va avoir
19:32des choses en particulier ?
19:33Oui, alors ce colloque
19:34va se dérouler
19:36en trois parties.
19:36Des conférences
19:37le matin.
19:39Ensuite, il y aura
19:39l'après-midi
19:40quatre ateliers
19:41sur des spécificités
19:42avec démonstration
19:43de ce que l'intelligence
19:44artificielle
19:45peut apporter
19:46comme avantage
19:48pour s'assurer
19:50de la sécurité
19:51et de la santé
19:52des salariés
19:52dans le monde
19:53du travail.
19:53Parce que l'objectif
19:56du colloque
19:57c'est de sensibiliser
20:00les employeurs
20:01du privé
20:02comme du public
20:02sur non seulement
20:04que le suivi
20:05de la sécurité
20:06et de la santé
20:07c'est une contrainte légale
20:09mais c'est un atout
20:11de réussite
20:12pour la qualité
20:14de réalisation
20:15des productions
20:16des services
20:17des prestations
20:17l'accomplissement
20:19de l'objet
20:19de toutes les structures
20:20dans lesquelles
20:21il y a du monde
20:22du travail
20:22et surtout aussi
20:23le suivi
20:25et l'accomplissement
20:26je dirais
20:26du destin
20:27des hommes
20:27qui sont là
20:28et qui travaillent
20:29hommes et femmes
20:30qui réalisent
20:32leur vie
20:32par le travail.
20:34Donner un sens
20:35au travail
20:35c'est je crois
20:37un élément essentiel
20:39pour la réussite
20:40de l'implication
20:41d'une entreprise
20:42d'une autre structure
20:43privée
20:44ou publique
20:45pour une meilleure
20:47insertion
20:47une meilleure implication
20:48dans la société
20:49et dans le bonheur
20:50de la société.
20:51Merci beaucoup
20:52en tout cas
20:52pour ces premiers détails
20:54envie d'en apprendre
20:55davantage
20:55et bien vous pouvez
20:56vous inscrire
20:56via le formulaire
20:57sur le site
20:58fond-merci.fr
21:00pour participer
21:01gratuitement
21:01c'est bien ça
21:03à ce colloque
21:04du 6 juin
21:04à l'arsenal de Metz
21:06attention
21:06les places sont limitées
21:08je ne dis pas de bêtises
21:09c'est bien ça
21:10c'est bien ça
21:10merci de votre présence
21:11sur ce plateau
21:12en attendant de vous recevoir
21:13à nouveau
21:14dans un prochain numéro
21:15et bien nous accueillons
21:16notre dernier invité
21:23Lénaï Titeux
21:24bonsoir
21:25vous êtes conseillère
21:27en compétences
21:27chez Talpia
21:29est-ce que vous
21:29pouvez nous donner
21:31un petit peu
21:31vos missions
21:32au sein de l'entreprise
21:33oui bien sûr
21:34je suis assistante sociale
21:35et conseillère
21:36en bilan de compétences
21:37au sein de l'entreprise
21:38Talpia
21:38et à ce titre
21:39j'interviens auprès
21:40des salariés
21:41qui ont un parcours
21:43de reconversion
21:44professionnelle
21:45nécessaire
21:45notamment dans le cadre
21:47de survenances
21:48de difficultés
21:48de santé
21:49et alors justement
21:50à quel moment
21:51considère-t-on
21:51qu'un problème de santé
21:53impacte durablement
21:54la vie professionnelle
21:56de la personne ?
21:57alors vous avez parlé
21:58effectivement de durablement
21:59c'est bien cette question-là
22:00qu'on va aller questionner
22:03on va attendre
22:05que le parcours de soins
22:06soit plutôt stable
22:07pour aller questionner
22:08les adéquations
22:09du poste de travail
22:10à la situation de santé
22:12du salarié
22:12donc ça peut intervenir
22:14à différents moments
22:15vous pouvez avoir
22:16une personne
22:17qui aurait des difficultés
22:18dans les gestes
22:19de la vie quotidienne
22:20je pense notamment
22:20à du port de charge
22:21difficultés pour faire des courses
22:23porter un pack d'eau
22:24si cette personne
22:26est préparatrice de commande
22:28par exemple
22:28elle sera confrontée
22:29forcément
22:30à une inadéquation
22:32des gestes exercés
22:33dans son poste de travail
22:35vous pouvez aussi avoir
22:37une inaptitude
22:39au poste de travail
22:40qui pourrait être prononcée
22:41au moment d'une reprise
22:42d'activité
22:42donc il n'y a pas vraiment
22:43de moment clé
22:44mais il faut au moins
22:47attendre d'avoir
22:47une situation de santé
22:48qui soit plutôt stabilisée
22:50et ce sont les personnes
22:51qui viennent vous trouver
22:52comment ça se passe ?
22:53Oui, alors les personnes
22:54peuvent venir nous trouver
22:55directement
22:56les entreprises également
22:58peuvent nous orienter
22:59les situations des salariés
23:00qui se trouveraient
23:01dans le besoin
23:02je pense notamment
23:03aussi à nos partenaires
23:04lorsqu'une personne
23:05est en arrêt de travail
23:06on travaille beaucoup
23:07avec la sécurité sociale
23:08qui peut également
23:09nous orienter
23:10les situations
23:10des salariés dans le besoin
23:11Est-ce qu'on essaye d'abord
23:13de trouver une solution
23:14pour garder une continuité
23:16dans le travail
23:18de la personne ?
23:19Oui, bien sûr
23:20c'est une priorité
23:20on vise d'abord
23:21le maintien dans l'emploi
23:23c'est comme ça
23:24qu'on appelle
23:25le fait de pouvoir
23:26viser d'abord
23:26un maintien dans le poste
23:27de travail
23:28par contre
23:29lorsque le salarié
23:31ne peut plus du tout
23:31exercer les gestes
23:34sollicités sur le poste
23:36exercé
23:37à ce moment-là
23:38on va pouvoir
23:38effectivement viser
23:39plutôt du maintien
23:40dans l'employabilité
23:41donc plutôt un maintien
23:42dans le marché du travail
23:44et c'est à ce moment-là
23:45que le bilan de compétences
23:46peut intervenir
23:47notamment dans le cadre
23:47d'une reconversion professionnelle
23:49pour aider le salarié
23:50à identifier
23:51des postes de travail
23:52qui seraient compatibles
23:53à la nouvelle situation
23:54de santé
23:54Il y a encore quelques années
23:56M. Brune
23:56ça n'existait pas forcément
23:57ce genre d'accompagnement ?
23:58Non, alors moi je trouve ça
23:59vraiment remarquable
24:00parce que quelque part
24:02on termine la boucle
24:03vous savez quand on parle
24:04de santé
24:05on parle essentiellement
24:06de soins
24:06bon très bien
24:07on parle quand même
24:09heureusement maintenant
24:10de prévention
24:11et de dépistage
24:12mais on oublie toujours
24:13la dernière partie
24:14qui est justement
24:15la réhabilitation
24:16c'est-à-dire
24:16comment la personne malade
24:18est réinsérée finalement
24:19dans la société
24:20et dans la société
24:21dans le monde du travail
24:22et ça c'est toujours oublié
24:24ou quasiment toujours oublié
24:25c'est essentiel
24:26et c'est vraiment
24:27un travail majeur
24:28parce que bien sûr
24:29quand on réintègre
24:30la société
24:30le monde du travail
24:31ça améliore aussi
24:32son état de santé
24:33son état psychologique
24:34et voilà
24:34la boucle est bouclée
24:35mais c'est vraiment important
24:37de ne pas oublier
24:37cette dernière partie
24:38Oui tout à fait
24:39on se place très souvent
24:40d'ailleurs en fil rouge
24:41de tout cet accompagnement
24:43où les personnes
24:44ont rencontré
24:44tout un tas d'acteurs
24:46on essaye un petit peu
24:47de pouvoir coordonner
24:48des parcours
24:49pour justement
24:50permettre aux personnes
24:52qui ont été
24:52très souvent éloignées
24:53de l'emploi
24:54de pouvoir se réadapter
24:56aussi aux habitudes
24:58professionnelles
24:59à la fatigabilité
25:01aussi qu'on pourrait avoir
25:02sur le poste de travail
25:03donc notre objectif
25:04c'est de pouvoir anticiper
25:05un maximum
25:05la reprise d'activité
25:07pour qu'elle soit
25:08la plus adaptée possible
25:10Est-ce que justement
25:11il y a un suivi
25:11une fois que la personne
25:12a retrouvé
25:14le chemin du travail
25:15et s'est reconvertie
25:16est-ce qu'elle continue
25:17de venir vous voir
25:18pour faire un bilan
25:21de cette reconversion ?
25:22Oui complètement
25:23Dans le cadre
25:24du bilan de compétences
25:25c'est un accompagnement
25:26qui se réalise
25:27généralement
25:28sur deux à trois mois
25:29alors je dis généralement
25:30parce que vous parliez
25:31de surmesure tout à l'heure
25:32ou de prêt-à-porter
25:33dans le cadre du bilan
25:34de compétences
25:35on est vraiment
25:35sur mesure
25:37on s'adapte
25:37à chaque parcours
25:38on s'adapte
25:39à chaque besoin
25:40chaque frein également
25:41et du coup
25:41à chaque rythme
25:42donc oui
25:43c'est à peu près
25:44deux à trois mois
25:45un accompagnement
25:45dans le cadre
25:46du bilan de compétences
25:47si c'est nécessaire
25:48de rallonger
25:49on rallonge
25:49il n'y a aucun souci
25:51là-dessus
25:51on essaye vraiment
25:51de pouvoir aller
25:52au plus près des besoins
25:53et on offre
25:55effectivement
25:55la possibilité
25:56aux personnes
25:57de pouvoir
25:57nous recontacter
25:59c'est d'ailleurs
25:59plutôt de la proactivité
26:00donc c'est généralement
26:01nous qui recontactons
26:02les personnes
26:03pour prendre des nouvelles
26:04pour voir s'il y a besoin
26:05également de réadapter
26:06le plan d'action
26:07parce que lorsqu'on sort
26:08du bilan de compétences
26:09on ressort avec un plan d'action
26:10qui est le plus réaliste possible
26:11pour pouvoir justement
26:12entamer cette étape
26:13de reconversion professionnelle
26:15mais s'il est nécessaire
26:16de réadapter les choses
26:17on le refait effectivement
26:19alors c'est un bilan
26:20au bout de six mois
26:21mais avec la possibilité
26:22de nous recontacter
26:23avant
26:23si c'est nécessaire
26:24est-ce que c'est une mission
26:25récente chez Talpia
26:26cet accompagnement
26:28combien de personnes
26:29vous aidez à peu près
26:30par an ?
26:31alors ça fait cinq ans
26:32que les bilans de compétences
26:33ont pu être mis en place
26:34chez Talpia
26:35et on accompagne
26:36à peu près une douzaine
26:37de personnes par an
26:39sur des parcours
26:40de reconversion professionnelle
26:41encore une fois
26:42très adaptés
26:43en fonction des besoins
26:45ça permet en fait
26:46de garder un vrai lien
26:46avec les personnes
26:47plus ça serait peut-être
26:49à la chaîne
26:50oui complètement
26:51je suis toute seule
26:51à apporter le bilan de compétences
26:53au sein de l'entreprise
26:53donc c'est vrai
26:55que douze
26:56c'est déjà très bien
26:57pour en tout cas
26:58apporter une démarche qualitative
26:59merci beaucoup
27:00d'avoir participé
27:01à cette émission
27:02et développé
27:03cette mission
27:04chez Talpia
27:04rendez-vous
27:06le mois prochain
27:07toujours sur Moselle TV
27:08pour développer
27:08une autre thématique
27:10dans S comme santé
27:11vous venez seulement
27:12d'arriver sur notre antenne
27:13pas de panique
27:14votre programme
27:15est rediffusé
27:16tout au long du mois
27:17et disponible
27:18en replay
27:18sur notre site internet
27:19www.moselle.tv
27:22vous pouvez d'ailleurs
27:22retrouver
27:23l'intégralité
27:24de nos émissions
27:25là-bas
27:26merci beaucoup
27:27de nous avoir suivis
27:28de nous être fidèles
27:29merci à celles et ceux
27:30qui ont été
27:30autour de la table
27:32et puis surtout
27:33prenez soin de vous
27:34comme d'habitude
27:35merci à tous
27:37merci à tous
27:39merci à tous
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