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  • il y a 6 heures
S comme Santé c'est le rendez-vous qui prend soin de vous. Autour de reportages et en compagnie d'invités spécialisés, retrouvez l'actualité médicale avec Moselle. Un programme issu d'une collaboration entre Moselle TV et La Semaine. Edition de mars 2025 qui aborde différentes thématiques.

Pour cette nouvelle édition, Uranie Tosic-Peiffert et David Leduc accueillent des experts du domaine de la santé pour décrypter les évolutions et enjeux actuels. Autour de la table, Dr Sebastien Lefevre, allergologue, chef de service au CHR, François Braun, conseiller au CHR et ancien ministre de la Santé, ainsi qu'Isabelle Lux, vice-présidente déléguée du CCAS, apportent leur regard et leur expertise sur les thématiques abordées.

Au sommaire :

Suis-je allergique ? Des soupçons au diagnostic !

De plus en plus d'allergiques, de moins en moins de spécialistes

Santé mentale des adultes précaires, un colloque pour mieux comprendre

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Transcription
00:01...
00:20Bienvenue sur le plateau d'Escom Santé.
00:23Le nez qui coule, les yeux qui piquent, la gorge qui gonfle ou l'apparition de plaques.
00:27Rien que les allergies respiratoires concernent jusqu'à 30% de la population en France et dans le monde.
00:33Les chiffres pourraient doubler d'ici 2050, selon l'OMS.
00:38Une augmentation que vous percevez dans les admissions, docteur ?
00:41Tout à fait, parce qu'on n'est pas nombreux à faire de l'allergologie.
00:44Et donc, ça devient de plus en plus compliqué.
00:46Mais effectivement, oui, les chiffres que vous donnez sont les bons chiffres.
00:49Et on y reviendra justement sur cette augmentation, mais pas pour les spécialistes.
00:53Vous êtes le docteur Sébastien Lefebvre, allergologue et chef de service au CHR.
00:57Bonsoir, merci d'être à nos côtés.
01:00À vos côtés, François Broun, ancien ministre de la Santé, conseiller au CHR.
01:05Comme chaque mois, vous venez approfondir une thématique.
01:07Bonsoir.
01:08Bonsoir.
01:08Et à mes côtés, une nouvelle tête.
01:11Marjorie est partie vers d'autres projets et on l'embrasse.
01:14Et a laissé sa place à David.
01:16Bonsoir David.
01:17Bonsoir et merci de l'accueil.
01:19Bonsoir à tous.
01:19Et on va parler aussi aujourd'hui de santé mentale dans cette émission.
01:25Exactement et plus particulièrement de la santé mentale des adultes en situation de précarité.
01:30C'est une grande cause nationale de l'État.
01:32Un colloque est organisé à Metz le 20 mars prochain en présence d'ailleurs de M. Broun.
01:38On en parlera largement avec notre invitée Isabelle Lux, vice-présidente déléguée au CCAS.
01:44Oui, c'est une précarité aussi qui touche également les personnes en situation de handicap.
01:49C'est pourquoi le développement des résidences inclusives comme toi est une aubaine pour le logement adapté de ces personnes,
01:56domotisées, accessibles en cœur de ville.
01:59Notamment, ces résidences permettent de retrouver autonomie et liberté.
02:03C'est un projet qui est soutenu notamment par le Crédit Agricole.
02:06Et on vous montrera en exemple, en image, à Montigny-les-Messes d'ici quelques minutes.
02:12Voilà pour le programme.
02:13C'est parti.
02:19Alors quand on parle d'allergie, on pense automatiquement aux pollens ou encore à l'alimentation.
02:25Mais finalement, les types d'allergies sont assez nombreux.
02:28C'est une spécialité qui est très transversale.
02:30Alors si on part sur les pollens, il y a quelque chose qui m'énerve profondément.
02:34Et je tiens à le dire, c'est le rhume des foins.
02:36Enfin ce terme de rhume des foins.
02:37Parce que ça banalise l'allergie aux pollens.
02:40L'allergie aux pollens, en fait, elle est parfois sévère.
02:42C'est des gens, on a tous eu un rhume banal, une virose pendant quelques jours.
02:47On sait qu'on a mal à la tête, on sait qu'on dort mal.
02:50Et vous imaginez ça quand vous avez ça pendant six mois.
02:53Donc il ne faut pas parler de rhume des foins.
02:54Ça s'appelle une polynose.
02:55Et il faut vraiment prendre en compte que ça altère la qualité de vie des gens.
02:59Alors quels sont les symptômes, on va dire, globaux qui doivent nous alerter ?
03:04On voit par exemple les plaques, on va éternuer plus souvent.
03:07Sur tous les types d'allergies, j'entends.
03:08Alors sur tous les types d'allergies, ça va aller effectivement sur l'allergie aux pollens.
03:11Ça va être effectivement une polynose, le nez qui coule, des éternuements, des difficultés à déglutir.
03:17Sur l'allergie alimentaire, ça peut être un peu plus grave et ça peut aller jusqu'au choc anaphylactique.
03:22Donc quelque chose de grave que François connaît bien puisqu'il en a déjà vu aux urgences.
03:26Donc quelque chose qui peut faire mourir.
03:27Sur l'allergie médicamenteuse, c'est la même chose.
03:29Et sur les allergies cutanées, effectivement, ça va faire des plaques sur la peau.
03:33Et une fois qu'on détecte ces symptômes, quel est le parcours de soins type d'une personne ?
03:37Voilà, si elle a ses premiers symptômes, vers qui elle doit se tourner ?
03:43Il va y avoir, alors le premier maillon, c'est le pharmacien.
03:46Parce qu'il y a plus d'accès à la pharmacie à l'heure actuelle.
03:48Donc le pharmacien va pouvoir prescrire des traitements symptomatiques.
03:51Derrière, il y a le médecin généraliste.
03:53Et ensuite, s'il y a besoin d'un adressage, vers un allergologue ou un pneumologue.
03:57Alors justement, nos équipes ont suivi plusieurs consultations de patients au cœur du service du CHR.
04:02Et plusieurs dépistages, d'ailleurs.
04:05Reportage de Jonathan Baucher.
04:07En fait, j'ai tout le temps les yeux qui pleurent.
04:09J'ai le palais qui gratte.
04:11J'ai le nez bouché ou le nez qui coule tout le temps.
04:13Et ça fait quelques années déjà que ça traîne.
04:16Mais là, ça s'amplifie.
04:17Et là, ça a déjà commencé la semaine dernière.
04:18Donc c'est super tôt par rapport aux autres années.
04:21Les allergies peuvent prendre différentes formes.
04:24Et pour en trouver des causes, ici, on pratique un prix de test.
04:27On a des extraits allergènes en gouttes.
04:29Je vais vous mettre une goutte de chaque sur le bras.
04:31Avec une petite pointe, je vais faire une effraction de la peau.
04:34Et on va attendre une vingtaine de minutes pour voir si on a une réaction locale qui se crée.
04:38Donc une petite rougeur, une petite papule.
04:41Ouais, j'ai l'air du coup au boulot, c'est ça.
04:43C'est intéressant, vraiment.
04:44Il va gratter.
04:48Ensuite, l'olivier.
04:49L'olivier, chez nous, c'est le frein.
04:51Donc oui, on est dans la période des noisetiers à l'heure actuelle.
04:54Et le problème, c'est que c'est de plus en plus précoce.
04:56Donc à cause du réchauffement climatique.
04:58J'ai beaucoup de patients qui viennent pour ça, certes.
05:00Sauf que j'ai quasiment un an de bébé.
05:03Et par exemple, pour la patiente qui est là, on ne pourra pas la désensibiliser cette année.
05:0720 minutes plus tard, le bilan est formel.
05:10Magali est allergique aux pollens et aux acariens.
05:12Donc là, l'idée, ça va être de mesurer, vous voyez, vous avez la bulle qui s'est créée là.
05:18Et la rougeur, donc je vais les mesurer tous les deux.
05:20Et en fait, on va les récomparer aux témoins qu'on a là.
05:23Après, ces tests-là, on les recoupe quand même toujours à la clinique, c'est-à-dire à vos symptômes.
05:31D'autres méthodes sont utilisées pour connaître le type d'allergies, animaux, allergènes alimentaires ou encore pollen.
05:37Ce qu'on fait en plus, et surtout dans mon service, c'est qu'on fait des intradermoréactions.
05:42Pour les médicaments, pour les gens qui sont allergiques, soit à la pénicilline, aux antibiotiques de manière générale,
05:48soit aux produits de contraste iodé, soit à la chimiothérapie.
05:52Et donc, mes infirmières leur font des injections sous-cutanées pour vérifier si c'est positif ou pas.
05:59Et derrière, on peut leur redonner, notamment sur les chimiothérapies, avec des protocoles spéciaux qu'on a mis en place.
06:04En France, plus d'un adulte sur trois souffre d'une rhinite saisonnière provoquée par le pollen.
06:11Docteur Lefebvre, est-ce que la désensibilisation est efficace dans tous les cas d'allergies respiratoires ?
06:17Et est-ce que c'est quelque chose que vous conseillez systématiquement à vos patients ?
06:20Alors non, ça va dépendre de la sévérité de l'allergie.
06:23Quelqu'un qui a une rhinite pollinique banale, qui peut se traiter avec des antihistaminiques, ça ne sert à rien
06:28de le désensibiliser.
06:30Si je prône pour ça, s'il y a une altération de la qualité de vie, oui, on va proposer
06:34une désensibilisation.
06:35Ça fonctionne très bien sur les pollens, ça fonctionne très bien sur les acariens, ça fonctionne moins bien sur les
06:41fanaires d'animaux, donc sur le chat et le chien.
06:43Mais dans les autres cas, ça fonctionne très bien.
06:45Il faut le faire à plusieurs reprises dans sa vie ?
06:47Si on part sur une désensibilisation, c'est un traitement quotidien pendant trois ans.
06:52Et on peut le faire plusieurs fois dans sa vie, parce qu'on a un effet rémanent d'une dizaine
06:55d'années.
06:56Et au bout de dix ans, ça peut recommencer. Et donc on peut le refaire, ça, il n'y a
06:59pas de problème.
07:00Quand on sait qu'on est allergique, en tout cas qu'on est diagnostiqué, quels sont les bons gestes ensuite
07:05à adopter en prévention peut-être ?
07:07Alors ces gestes, c'est les gestes classiques.
07:09Enfin, sur les pollens, c'est se laver les cheveux le soir pour ne pas avoir les pollens collées dans
07:12les cheveux, pour ne pas dormir avec ces pollens.
07:14C'est ne pas éteindre le linge dehors, pardon.
07:17C'est mettre une housse anti-acarien si on est allergique aux acariens.
07:20C'est essayer de laver son chat ou son chien si on est allergique à ça.
07:24Mais pour le chat, c'est compliqué.
07:27Vous en avez fait les frais ou non ?
07:30Mais voilà, c'est ça.
07:32C'est ce que vous conseillez après à la patientèle ?
07:34Oui, tout à fait.
07:36Et est-ce qu'il y a des évolutions en matière de prévention de l'allergie ?
07:39Est-ce qu'il y a des choses que vous conseillez aujourd'hui de faire qui n'étaient pas spécialement
07:43le cas auparavant ?
07:44Alors sur le pollen, pas trop parce que c'est compliqué, parce que c'est quelque chose d'environnemental.
07:49Donc on n'a pas la main mise dessus.
07:50Mais par contre, sur l'allergie alimentaire, oui, on a depuis maintenant plusieurs années, au moins une dizaine d'années,
07:54on conseille de faire une diversification alimentaire chez les enfants entre 4 et 6 mois.
07:59Parce qu'on s'est rendu compte qu'il y avait une fenêtre de tolérance.
08:01Et que du coup, les enfants devenaient moins, enfin, moins de risques d'être allergiques.
08:05Monsieur Brunner.
08:06Oui, est-ce qu'on peut considérer que l'augmentation des allergies qu'on constate,
08:10ce que Uranine nous disait tout à l'heure,
08:12elle est liée à la pollution, elle est liée à notre mode de vie ?
08:14Elle est liée à notre environnement, tu as 100% raison.
08:17En fait, le problème, c'est, enfin, ce qu'il faut comprendre notamment sur les pollens,
08:20c'est que ce qu'on appelle pollen, ce n'est pas des pollens, en fait, c'est des protéines
08:25qui sont allergisantes.
08:27Et en fait, c'est des protéines de défense pour le renne végétal.
08:30Et donc, quand le végétal est soumis au stress environnemental,
08:34que ce soit la pollution, les micro-organismes, etc.,
08:36il va se défendre en sécrétant plus de pollen.
08:38C'est pour ça, comme on a vu dans votre petit reportage,
08:41que les gens disent que ça arrive de plus en plus tôt à cause du réchauffement climatique,
08:44et qu'en plus, il y en a de plus dans l'atmosphère,
08:47que la pollution est un irritant pour nos bronches,
08:49et qu'en plus, les micro-partitudes vont aller rentrer,
08:52enfin, vont aller taper dans les grains de pollen,
08:54et donc vont les faire exploser.
08:55Donc, c'est pour ça qu'on a de plus en plus d'allergiques.
08:57Ça, c'est peut-être aussi pour les allergies respiratoires,
09:00mais comment on peut expliquer une hausse d'allergies pour d'autres choses alimentaires ?
09:03C'est quoi souvent les déclics ou les facteurs aggravants, si on peut parler de ça comme ça ?
09:08Sur l'alimentaire, pour moi, c'est les aliments ultra-transformés.
09:14Et surtout, on s'est rendu compte que les enfants qui avaient une dermatite atopique,
09:18donc un eczéma atopique,
09:19en fait, les allergènes, quand on les prend,
09:21enfin, les aliments, quand on les prend par la bouche, ils sont tolérogènes.
09:24Quand on les fait passer par la peau,
09:26il y a un petit signal qu'on appelle une alarmine,
09:28je ne vais pas rentrer dans les détails,
09:29mais sur une peau inflammée, ça crée, en fait, des anticorps dans notre corps,
09:33et du coup, c'est comme ça que les enfants se sensibilisent.
09:36Et est-ce qu'il y a des aliments qui sont plus allergènes que d'autres ?
09:41Est-ce qu'il y a des évolutions là-dessus ?
09:42Alors, c'est trusté sur le lait, le blé et l'œuf chez les tout-petits.
09:47Ensuite, il y a l'arachide, il y a la noix de cajou qui a émergé,
09:50parce qu'encore une fois, les industriels ont rajouté plein de noix de cajou
09:55dans les sauces tomates, etc.
09:57Donc, c'est pour ça que ça explose aussi sur la noix de cajou.
10:00Et derrière, chez les adultes, ça va être des syndromes croisés, pollen-aliments.
10:04Et donc, c'est des gens qui vont avoir un problème avec les pollens de bouleau, par exemple,
10:07et qui ensuite vont se sensibiliser à la pomme, à la pêche, à la poire, etc.
10:11Vous l'avez dit en préambule, mais la population touchée est de plus en plus grandissante.
10:17Pendant ce temps, le nombre de spécialistes diminue.
10:20Vous le disiez aussi dans le reportage qu'on a pu voir jusqu'à un an d'attente.
10:24Alors, quelles mesures peut-on attendre des pouvoirs publics, M. Brun ?
10:27On attend toujours beaucoup de choses, des pouvoirs publics.
10:30Je crois que l'allergologie est un petit peu iconique des difficultés que l'on a sur l'ensemble des
10:35spécialités.
10:36Effectivement, il y a très peu de médecins qui ont ces compétences.
10:40Aussi élargique que le docteur Lefebvre, il y en a encore moins.
10:43Mais il faut diversifier.
10:44On voit bien dans le reportage la participation des infirmières.
10:48Et je crois que ça, c'est effectivement l'avenir,
10:50que ce soit des infirmières qui ont été formées spécialement pour,
10:52peut-être demain, ce qu'on appelle les infirmières en pratique avancée,
10:55qui ont deux années d'études supplémentaires.
10:57Et puis, ça a très bien été dit tout à l'heure,
10:59il y a une gradation dans la prise en charge.
11:01Si vous avez un nez qui coule parce qu'il y a un petit peu de pollen,
11:03vous allez voir votre pharmacien, il va vous donner un médicament
11:06contre l'histamine, ces fameuses antihistamines.
11:08Vous n'êtes pas s'alerté tout de suite.
11:09Voilà.
11:10Ils vont pouvoir régler le problème.
11:12Ensuite, il y a votre médecin traitant.
11:13Bien sûr, si vous faites une allergie sévère,
11:16que vous avez du mal à respirer,
11:18là, il ne faut pas attendre.
11:19Vous allez appeler le 15, vous allez appeler le SAMU,
11:21on va vous prendre en charge.
11:22Comme ça a été très bien dit, il y a des allergies
11:24qui évoluent vers le choc anaphylactique,
11:26quelque chose de potentiellement mortel,
11:28et qu'il faut prendre en charge très vite.
11:30Alors, pour conclure sur cette partie,
11:33je vous propose un petit jeu, un quiz,
11:35parce que dans toutes les pathologies,
11:37il y a des idées reçues, elles sont souvent très nombreuses.
11:39Alors, docteur, vous allez pouvoir répondre par vrai ou par faux.
11:42On attend quand même de vous une petite explication pour tout ça.
11:45Alors, on va pouvoir voir la première.
11:47Si en régie, ils peuvent nous mettre la première.
11:50Alors, vrai ou faux, l'allergie n'est pas une vraie maladie ?
11:53Faux, je vous l'ai dit.
11:55Bien sûr, c'est une vraie maladie, l'allergie,
11:56avec potentiellement, comme l'a redit François,
11:59un choc anaphylactique et donc un risque létal derrière.
12:02Ou de l'asthme, par exemple, sur les allergies polliniques.
12:06Très bien.
12:07Alors, la deuxième question,
12:08une vraie ou faux,
12:09une simple allergie respiratoire peut évoluer en asthme ?
12:14Oui.
12:15En fait, il y a 80% des asthmes qui ont une rhinite allergique
12:18et il y a 80% des rhinites allergiques qui ont un asthme non diagnostiqué.
12:22Donc, dans mon service, vous l'avez vu sur le petit reportage que vous avez fait,
12:25on fait souffler les gens dans ce qu'on appelle une EFR
12:28pour dépister l'asthme.
12:31On est allergique, c'est génétique.
12:33Vrai ou faux ?
12:34Alors, ça, c'est compliqué.
12:36Ah, je sais, je ne pose pas que des questions simples.
12:39Vrai sur le côté alimentaire et sur le côté respiratoire.
12:43Si vous avez un parent allergique,
12:45vous avez 50% de chance ou de risque d'être allergique.
12:47Et si vous en avez deux, vous avez 85% de chance,
12:50enfin de risque plutôt, d'être allergique.
12:52Sur le médicament, non.
12:54Et sur les volins d'hyménoptères, non.
12:56On n'a rien trouvé pour l'instant sur les gènes.
12:58Alors, vrai ou faux ?
12:59Les tests ne sont pas fiables sur les bébés ?
13:02Pas besoin de les emmener chez un allergologue ?
13:04Ils sont fiables à 100% chez les bébés.
13:06On peut faire à zéro jour de vie.
13:08Est-ce que les dépistages sont différents selon l'âge ?
13:11Non, on fera la même chose.
13:12En fait, quand on fait les tests,
13:14c'est dans le reportage que vous avez montré,
13:16on fait toujours un témoin positif.
13:18Si le témoin est positif, c'est celui qui réagit chez tout le monde.
13:20S'il est positif, on peut interpréter à partir de la naissance.
13:25Alors, dernière affirmation.
13:27Est-ce qu'elle est vraie ? Est-ce qu'elle est fausse ?
13:28Une fois contractée, l'allergie, c'est pour toute la vie ?
13:31Ça dépend de laquelle.
13:34Allergie pollinique, oui.
13:35C'est pour ça qu'on désensibilise.
13:37Allergie alimentaire, elles vont guérir sur le blé, l'œuf et le lait.
13:42Non, le lait, le blé et l'œuf, pardon.
13:43Non, celles-là, elles peuvent guérir dans 85% des cas vers l'âge de 5 ans chez les enfants.
13:49Arachide, poisson, ça, ça ne guérira pas.
13:52Et de plus en plus, on fait des inductions de tolérance.
13:54C'est-à-dire que ces enfants, on va les aider à guérir beaucoup plus vite.
13:56Parce que 3 ans sans lait, c'est un peu compliqué chez un enfant.
13:58Donc on les hospitalise, on leur fait un protocole et on leur redonne derrière soit du lait, soit de l
14:03'œuf, soit du blé, soit de l'arachide, etc.
14:06Et puis, pardon, l'équipure de guêpe, on peut s'en sortir ?
14:10Oui, alors guêpe, oui.
14:13La désensibilisation, elle fonctionne très bien.
14:14C'est long parce que c'est long et contraignant pour les patients.
14:17Parce que pareil, ça dure 3 ans.
14:18Ils viennent se faire injecter du venin tous les mois.
14:22Ça marche un peu moins bien pour l'abeille.
14:24C'est à peu près 80% de guérison sur l'abeille et 95% de guérison sur la guêpe.
14:30Et peut-être une dernière chose, on peut contracter une allergie n'importe quand dans sa vie ou c'est
14:35seulement à l'enfance ?
14:36N'importe quand.
14:38Surtout sur les médicaments.
14:39Et en fait, on voit cette évolution environnementale.
14:42Encore une fois, pour moi, l'allergie, c'est une pathologie environnementale.
14:46On voit cette évolution.
14:47On a des trentenaires, des quarantenaires maintenant qui déclenchent des allergies,
14:50ce qui n'existait pas il y a 15 ans en arrière.
14:52On va croiser les doigts, David.
14:54Merci beaucoup.
14:57Merci beaucoup pour vos explications, docteur.
14:59Vous allez pouvoir laisser votre place à notre prochaine invité, Isabelle Lux,
15:04vice-présidente du CCAS de Metz.
15:06L'occasion d'évoquer la santé mentale chez les personnes précaires.
15:10C'est notre focus du mois.
15:16Merci beaucoup de nous avoir rejoints.
15:18Bonsoir.
15:19Bonsoir.
15:19Alors, on parle de plus en plus de santé mentale, mais moins quand il s'agit de ce public
15:24ciblé par ce colloque dont on va parler dans quelques instants.
15:27Les adultes en situation de précarité, c'est le public cible pour la CCAS ?
15:32Alors, c'est effectivement le public cible pour le CCAS.
15:35Mais il faut savoir que la santé mentale est quand même un enjeu fondamental puisqu'il
15:38touche tout le monde.
15:40Et il faut savoir qu'un Français sur six a quand même des troubles psychiques.
15:44Et ça a été une cause qui a été un petit peu oubliée, je dirais, qui est remise comme grande
15:49cause nationale.
15:50Et à la ville de Metz, on a souhaité, avec le CCAS, surtout s'occuper des personnes en situation de
15:57précarité parce que c'est le cœur, je dirais,
16:00des fonctions d'un CCAS et également d'une ville.
16:04Et justement, vous, au niveau de la ville de Metz, quel constat vous faites ?
16:08Est-ce que cette population, enfin, est-ce que les personnes ayant des problèmes de santé mentale
16:14chez la population précaire est forte par rapport à l'ensemble du public que vous recevez au CCAS ?
16:22Oui, oui. Alors, au CCAS, on reçoit tous les jours des personnes qui sont en précarité.
16:29Mais le problème de la santé mentale est majoré, je dirais, par la précarité.
16:34Alors, c'est toujours compliqué de savoir.
16:36Est-ce que le problème de santé mentale entraîne des problèmes de précarité et d'errance éventuellement ?
16:41Ou est-ce que c'est la précarité qui majeure tout ce qui est santé mentale ?
16:46Donc ça, je pense que c'est un des enjeux de ce colloque, justement.
16:50Et puis, c'est le cœur, comme je l'ai dit tout à l'heure, d'un CCAS, des missions.
16:55Mais c'est également, on est quand même, en tant que le maire de la ville et les élus sont
17:00quand même des pivots
17:01pour ce genre de souci, puisque ça joue aussi bien sur la précarité et sur la cohésion sociale d'une
17:10ville.
17:10– On va revenir sur les initiatives locales de prise en charge.
17:15Une question pour vous, M. Braun.
17:18On a vu passer une petite affiche pour ce colloque, alors qu'il n'est pas ouvert au public.
17:22On l'expliquera dans l'objectif de ce colloque, pour une bonne raison.
17:25Il y a une phrase importante, « Grande cause nationale pour l'État, un défi quotidien pour les îles ».
17:31En 2025, la santé mentale est devenue un enjeu majeur.
17:35– Alors, la santé mentale a été annoncée par le Premier ministre précédent
17:40comme une grande cause nationale pour cette année, de façon tout à fait globale.
17:45On met beaucoup de choses dans la santé mentale.
17:46Je crois qu'il faut faire là aussi un petit peu la part des choses.
17:50Il y a les maladies psychiatriques, qui est une chose importante.
17:54Et il y a des problèmes de santé mentale, de mal-être, éventuellement de syndrome dépressif.
17:59Enfin, 4 Français sur 10 présenteront une dépression dans leur vie.
18:01Pour autant, ce ne sont pas des malades psychiatriques.
18:04La pathologie psychiatrique est très particulière.
18:07Elle nécessite là, pour le coup, un traitement, une prise en charge par un psychiatre.
18:11Et chez ces publics qui sont déjà éloignés du soin, qui ont un accès à la santé difficile,
18:16c'est encore plus dramatique.
18:18Parce que, bien entendu, ça va poser des problèmes de santé, d'adaptabilité,
18:22des problèmes de sécurité.
18:23On ne va pas reprendre ce qui s'est passé encore récemment en Alsace,
18:28où il y a des violences qui sont liées probablement plus à des maladies psychiatriques qu'à autre chose.
18:34Et donc, c'est un enjeu qui est majeur pour nos vies.
18:37À côté de ça, il y a des gens qui ne sont pas bien et en précarité,
18:41ou qui ne sont pas bien parce qu'ils sont en précarité.
18:43On comprend aisément, comme on peut le voir souvent à Metz,
18:46des personnes réfugiées qui ont traversé l'Europe à pied avec toutes les difficultés qui arrivent.
18:52Donc, forcément, elles ont besoin d'une prise en charge en santé mentale,
18:55sans pour autant nécessiter des soins de psychiatrie.
18:59Justement, quelles sont les initiatives locales de prise en charge
19:03qui peuvent être menées au sein de la ville et au sein du CCAS pour ces personnes ?
19:07Donc, déjà, on s'en occupe tous les jours, je dirais, au quotidien.
19:09Mais on travaille surtout en cohésion.
19:12Je pense que le terme de ce colloque, ça va être la cohésion,
19:15aussi bien pour tout ce qui est professionnel de santé,
19:18tous les travailleurs sociaux, les associations,
19:21mais également, je dirais, le monde judiciaire et le monde de la police.
19:24Et je pense que l'enjeu de ce colloque, c'est qu'on se mette tous autour de la table,
19:29que chacun donne son avis et qu'on essaye de trouver des solutions
19:33pour pouvoir aider les villes, pour pouvoir aider les maires
19:36et pour avoir cette déstigmatisation, je dirais, par rapport à cette population.
19:41– Pardon, parce que c'est une difficulté que vous rencontrez en tant qu'élu,
19:45justement, de pouvoir réunir toutes ces personnes-là ?
19:50– Alors, ce colloque-là est la preuve que ce n'était pas si difficile
19:53parce qu'on a eu énormément de personnes, mais de la France antérieure,
19:57même du transfrontalier, pardon, puisqu'on va avoir quelqu'un du Luxembourg,
20:02puisqu'eux aussi sont touchés maintenant,
20:03et qui va venir nous faire partager son expérience.
20:08Donc là, ce n'était pas difficile, par contre, je pense que c'est quand même original
20:13parce que souvent, on cloisonne, il y a la santé, il y a la sécurité,
20:18et là, l'intérêt de ce colloque, c'est justement de travailler tous ensemble,
20:22que ça soit imbriqué pour qu'on trouve les bonnes solutions sur le terrain.
20:25– Les bonnes procédures pour améliorer, en fait, cette prise en charge qui existe déjà.
20:29– Et je pense que la formation sera, je pense, aussi une des réponses à cette problématique.
20:35– Alors, ce colloque sera composé de trois tables rondes le 20 mars prochain
20:39au FC Metz Stadium, pas ouvert au public, on l'a bien compris,
20:43pour laisser tous ces professionnels travailler autour de ça.
20:46Parmi les personnalités sur place, vous-même, M. Braune,
20:49Dominique Peljac, directeur du CHR, il y aura aussi des psychiatres,
20:53des représentants de la protection civile ou de l'association des premiers secours,
20:57des médecins régulateurs, urgentistes et bien d'autres.
21:00Merci beaucoup pour cette partie-là, vous restez encore un petit peu avec nous.
21:05Je vous propose de regarder un autre reportage.
21:08Eux aussi peuvent être en grande précarité, les personnes en situation de handicap
21:12peinent parfois à trouver un logement adapté.
21:15Vous allez voir que pour pallier cette problématique,
21:17les nouvelles résidences comme toi sont porteuses d'espoir.
21:20C'est un projet soutenu par le Crédit Agricole notamment, regardez.
21:25Vivre en totale autonomie, un rêve que Jordan a concrétisé
21:30en s'installant dans la résidence comme toi.
21:33Domicilié chez ses parents dans un petit village mausélan depuis toujours,
21:37le jeune homme goûte enfin à l'indépendance.
21:40Ça vous change la vie ?
21:41Ah oui, grandement.
21:43Ça m'apporte beaucoup plus de liberté et d'autonomie.
21:45J'utilise beaucoup mon téléphone, notamment dans tout ce qui est contrôle de l'appartement.
21:51Je vais vous montrer un exemple, par exemple, la baie vitrée pour aller sur la terrasse.
21:55Un appartement complètement domotisé, des lumières à l'ouverture de la baie vitrée par exemple.
22:00Moi j'ai toujours été quelqu'un qui cherche à repousser ses limites au niveau du handicap.
22:06Ça m'apporte vraiment une vie entre guillemets normale.
22:11Une vue dégagée sur l'avenir et une vie repensée pour Jordan
22:14qui bénéficie de mobilier adapté à ses usages.
22:17Comme dans cette cuisine, pièce la plus chère à fabriquer.
22:21Avant c'était mes parents qui me faisaient manger.
22:24C'était pas forcément...
22:25Enfin la maison de mes parents est adaptée au mieux,
22:27mais j'arrivais pas à accéder à la cuisine en fait.
22:29Et vu que les cuisiniers, j'adore ça, que ça me dérange pas,
22:32ça m'apporte vraiment beaucoup de...
22:35Oui, de joie et de liberté.
22:37Jordan est loin d'être le seul à vivre ici.
22:4024 autres appartements sont proposés dans cette résidence inclusive
22:43et adaptés au handicap moteur, physique ou mental.
22:47Un concept qui tend à se développer, mais qui prend du temps.
22:50Car l'emplacement est choisi avec soin.
22:53Nos résidences sont toujours forcément en centre-ville,
22:57proche des commerces, avec un accès à un transport accessible
23:01pour pouvoir rejoindre une gare qui également est accessible.
23:04Notre concept, c'est que nos résidences, nos locataires soient très bien chez eux,
23:09autonomes, même s'ils n'ont pas forcément l'usage de leurs bras et de leurs jambes,
23:12mais surtout qu'ils puissent sortir de la résidence
23:14et mener une vie de citoyen comme n'importe quel autre citoyen.
23:19Bonjour.
23:21Un projet humain soutenu par le fonds d'investissement Amundi,
23:25filière du crédit agricole et l'accompagnement du groupe Terralia Immobilier.
23:30C'est un projet qui vous prend au trip.
23:31On part d'un plan et à l'arrivée, on voit le sourire des gens
23:35et c'est ça finalement le plus important.
23:37Et nous avons été touchés par le modèle des résidences comme toi,
23:40qui est un modèle d'habitat inclusif, sans reste à charge pour les locataires,
23:45et également des valeurs d'inclusion qui permettent à chaque personne atteinte de handicap
23:52de retrouver autonomie et dignité.
23:54Avec 26% des personnes en situation de handicap
23:57qui accèdent difficilement à un logement adapté en France,
24:01les résidences comme toi sont peut-être l'espoir d'un parcours moins douloureux.
24:07Une réaction peut-être Madame Lux sur ces nouvelles résidences qui se mettent en place ?
24:12Déjà à vous dire que c'est un dispositif que je trouve extraordinaire.
24:15Et que quand on parle de santé mentale,
24:18effectivement les personnes porteuses de handicap ont aussi ces soucis-là
24:21parce que les problèmes de santé mentale sont souvent majorés par l'isolement.
24:27Et ce dispositif permet de diminuer un peu l'isolement.
24:32Et puis je le comparais un petit peu à ce qu'on a fait à la ville,
24:36par exemple au marché de Noël avec les chalets solidaires,
24:39où la façon de le construire permettait par exemple aux personnes en fauteuil roulant
24:43de pouvoir accéder et puis de pouvoir profiter d'animation comme tout un chacun.
24:50– On parlait de santé mentale avec cet isolement qui est rompu,
24:54cette autonomie qui est retrouvée, cette indépendance.
24:57Pensons aussi peut-être aux aidants.
24:59C'est vrai que dans ce reportage, Jordan nous a ouvert ses portes.
25:02Il nous a parlé en off de sa famille, de ses parents,
25:04qui étaient aussi rassurés de le savoir dans un endroit comme ça.
25:07Et puis surtout, c'était moins lourd à porter tout seul.
25:13– Non mais bravo pour cette initiative, il n'y a rien à dire.
25:18Après, il faut voir le beau côté de la médaille, vous l'avez montré,
25:21il faut voir le mauvais côté de la médaille, 24 personnes qui vont pouvoir en profiter
25:25sur un département comme la Moselle.
25:27Toute la difficulté est là, c'est-à-dire que là, il y a zéro reste à charge,
25:31c'est-à-dire que les gens n'ont pas à payer en plus,
25:32d'après ce qui est dit dans le reportage.
25:35Mais on est loin, très très loin d'arriver à ça
25:38pour l'ensemble des problèmes des personnes en situation de handicap.
25:40Je donne juste un exemple, une voiture adaptée pour une personne en fauteuil roulant,
25:44ça peut aller jusqu'à 100 000 euros.
25:46– Oui, c'est très onéreux.
25:48– Et là-dessus, peut-être 10 000, 15 000 euros seront pris en charge.
25:52Donc on en est très loin, on a des pays proches de nous,
25:55le Royaume-Uni par exemple, qui allait beaucoup plus loin
25:57dans la prise en charge de ces phénomènes et de ces outils finalement.
26:02Alors on avance en France, le remboursement total des fauteuils roulants
26:05à la fin de l'année permettra déjà un premier pas,
26:08mais on a là aussi beaucoup de retard.
26:09– Merci beaucoup pour ces derniers détails.
26:12On arrive déjà à la fin de cette émission.
26:14Merci beaucoup d'avoir participé autour de la table.
26:17Rendez-vous le mois prochain pour développer une autre thématique santé
26:21sur notre territoire.
26:22Vous venez seulement d'arriver sur notre antenne,
26:24eh bien pas de panique, le programme est rediffusé tout au long du mois
26:29et disponible en replay sur notre site internet www.moselle.tv
26:33et puis vous pouvez d'ailleurs retrouver l'intégralité de nos émissions
26:37depuis le début.
26:38Merci de nous avoir suivis.
26:40Prenez soin de vous.
26:41– Sous-titrage Société Radio-Canada –
26:48– Sous-titrage Société Radio-Canada –
26:55– Sous-titrage Société Radio-Canada –
26:59– Sous-titrage Société Radio-Canada –
27:01– Sous-titrage FR 2021
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