- il y a 6 heures
S comme Santé c'est le rendez-vous qui prend soin de vous. Autour de reportages et en compagnie d'invités spécialisés, retrouvez l'actualité médicale avec Moselle. Un programme issu d'une collaboration entre Moselle TV et La Semaine. Edition de février 2025 qui se penche sur les moyens de soigner autrement.
Pour cette nouvelle édition, Uranie Tosic-Peiffert et Marjorie Beurton accueillent des experts du domaine de la santé pour décrypter les évolutions et enjeux actuels. Autour de la table, Dr Marwan Yassine, chef du service de cardiologie de l’hôpital Mercy, François Braun, conseiller au CHR et ancien ministre de la Santé, ainsi que Maurice Grunwald, président du fonds de dotation Mercy, apportent leur regard et leur expertise sur les thématiques abordées.
Au sommaire :
Répondre aux défis du système de santé avec la télémédecine
De la téléconsultation assistée au coeur d'un EHPAD
Quand sport et entreprise font bon ménage !
Pour cette nouvelle édition, Uranie Tosic-Peiffert et Marjorie Beurton accueillent des experts du domaine de la santé pour décrypter les évolutions et enjeux actuels. Autour de la table, Dr Marwan Yassine, chef du service de cardiologie de l’hôpital Mercy, François Braun, conseiller au CHR et ancien ministre de la Santé, ainsi que Maurice Grunwald, président du fonds de dotation Mercy, apportent leur regard et leur expertise sur les thématiques abordées.
Au sommaire :
Répondre aux défis du système de santé avec la télémédecine
De la téléconsultation assistée au coeur d'un EHPAD
Quand sport et entreprise font bon ménage !
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NewsTranscription
00:04Générique
00:05...
00:18Bienvenue dans S comme santé, reconnue légalement depuis 2009,
00:23inclue dans les remboursements par l'assurance maladie depuis 2018.
00:26La télémédecine nous intéresse tout particulièrement ce mois-ci.
00:31Une pratique à distance qui interroge autant qu'elle facilite l'accès aux soins
00:35après un pic d'utilisation en période Covid.
00:38Que reste-t-il donc de cette mesure ?
00:40Dans un contexte, vous le savez bien, de désertification médicale,
00:43nous tenterons de répondre à travers plusieurs exemples,
00:46déjà au sein du service cardiologie, mais aussi au cœur d'un EHPAD.
00:51Vous le verrez.
00:51Et pour en parler en première partie de cette émission,
00:54nous aurons autour de la table Marjorie Borton.
00:56Bonjour Erani.
00:58François Broun.
00:59Bonjour Erani, bonjour Marjorie.
01:01Et docteur Marouane Yassine, vous êtes chef du service de cardiologie à l'hôpital, merci.
01:06Bonjour mesdames.
01:07On y reviendra, mais pour la suite du programme, on aura quoi ?
01:09Eh bien du sport et des entreprises.
01:12Ils font bon ménage avec notre autre invité, Maurice Grunewald.
01:16Nous détaillerons une nouvelle convention
01:18qui sera signée entre le fonds Dotation Merci et l'association InstanSport.
01:23Voilà pour le programme.
01:25Eh bien c'est parti, il n'y a plus qu'à.
01:32Alors répondre aux défis du système de santé avec la télémédecine,
01:36on va détailler tout cela, mais déjà posons les bases.
01:39Qu'est-ce que la télémédecine ?
01:41La télémédecine, c'est utiliser les technologies de la communication
01:45pour faciliter l'accès aux soins, la facilité diagnostique.
01:51Trois grandes familles, si on veut faire simple,
01:54ce qu'on appelle la téléconsultation,
01:55c'est-à-dire un contact via un écran avec un médecin.
01:59La téléexpertise, ce contact n'est pas en direct,
02:03mais par exemple un médecin va demander une expertise à un spécialiste,
02:07à un de ses confrères.
02:09La dermatologie marche très bien dans ce cadre-là,
02:11parce qu'on prend des photos, on l'envoie au confrère,
02:13il va pouvoir évaluer les choses.
02:14Et puis la télésurveillance,
02:16qui est la possibilité de surveiller les patients à distance
02:20pour éviter des complications et des hospitalisations.
02:22La première télémédecine, finalement,
02:24c'était la régulation que vous avez connue aux urgences ?
02:26Oui, alors la toute première, c'est vrai qu'on l'oublie souvent,
02:29moi aussi, c'est la régulation médicale
02:32qui est faite par le SAMU, par le service d'accès aux soins,
02:34puisque c'est un contact entre un patient et un médecin
02:36qui se fait via le téléphone,
02:38mais aussi maintenant via des nouveaux outils comme la visio,
02:40où on peut prendre contrôle à distance de votre téléphone
02:43pour que le médecin puisse voir
02:44ce que vous pouvez lui montrer quand il appelle.
02:47Vous parliez d'accès aux soins,
02:49on le voit à travers les images,
02:50à travers des bornes qui parfois sont installées dans les pharmacies,
02:54mais plus spécifiquement,
02:55ça vient aussi compléter un service,
02:57on parlait du service cardiologie en préambule.
03:00Docteur, est-ce qu'on est plutôt sur une première consultation,
03:03en téléconsultation,
03:04ou alors un suivi finalement du patient ?
03:06Bon, notre domaine en cardiologie,
03:08on s'occupe essentiellement de la télésurveillance.
03:10La télésurveillance, c'est une façon de suivre nos patients
03:14que nous suivons habituellement pour une pathologie chronique.
03:18L'exemple le plus courant,
03:21c'est les patients qui sont atteints d'insuffisance cardiaque,
03:24conçus par télésurveillance,
03:27et surtout les patients qui sont atteints de troubles du rythme cardiaque.
03:32Ça veut dire qu'ils ont besoin d'une surveillance constante ?
03:34Tout à fait.
03:36La première, historiquement,
03:38c'est les patients qui étaient surveillés pour des troubles du rythme cardiaque.
03:41C'est des patients qui ont fait, par exemple,
03:44un trouble du rythme ventriculaire grave.
03:46Vous avez tous été frappés par des patients
03:48qui font une mort subite sur un stade de foot,
03:50qui font des troubles du rythme ventriculaire grave,
03:52à qui on a implanté un défibrillateur.
03:56Et ces patients-là, le défibrillateur peut émettre des informations
04:00qui sont recueillies par des professionnels
04:03et transférées à nos infirmières.
04:05Nous avons des infirmières de pratique avancée, en rythmologie,
04:08qui vont interpréter ces signaux
04:10et qui, quand ils sont graves ou inquiétants,
04:13vont informer le médecin.
04:15Ça permet de prendre en charge ces patients plus rapidement
04:19pour éviter la récidive de troubles du rythme,
04:21surtout mortels ou bien des troubles du rythme grave
04:24qui peuvent nécessiter une hospitalisation.
04:26C'était une avancée nécessaire dans le service cardiologique ?
04:29C'est une avancée primordiale.
04:30Ça permet de sauver des vies
04:31parce que vous avez aussi les défibrillateurs
04:33qui, eux, ont une action thérapeutique.
04:36Ils vont faire un choc électrique externe
04:37pour sauver la vie du malade.
04:39Mais vous avez aussi les pacemakers
04:40qui, eux, ne peuvent pas délivrer un acte thérapeutique
04:44qui vont donner une information sur un événement grave.
04:48Et nous pouvons traiter cet événement grave
04:51ou bien éviter qu'ils se reproduisent
04:53en mettant en place d'autres thérapeutiques adaptées.
04:59François Brun, vous vouliez réagir ?
05:01Oui, parce que là, on parle vraiment de pathologie,
05:03de patients chroniques.
05:04Mais pour donner un exemple,
05:05pour que les gens comprennent bien,
05:07les montres connectées, par exemple.
05:08On fait beaucoup de promotions sur les montres connectées
05:10qui enregistrent le rythme cardiaque.
05:12Alors, plus ou moins bien, on est d'accord.
05:14Plus ou moins bien.
05:14Et qui vous donnent des petites alertes
05:16si jamais vous avez un rythme qui n'est pas exactement ce qu'il faut.
05:19Ou alors, si vous faites un effort trop important,
05:21que ça va trop vite.
05:22C'est le même principe.
05:23Mais là, on est dans le cadre de pathologies
05:25qui sont potentiellement très graves.
05:27Et cela permet aux cardiologues d'agir
05:29avant l'accident qui peut être fatal.
05:32Là, on parle de cardiologie.
05:33Docteur Brun, est-ce qu'il y a des spécialités
05:36où la téléconsultation n'a pas son rôle ?
05:40C'est assez difficile de répondre à ça pour l'instant.
05:44Bien sûr, toutes les spécialités
05:45pour lesquelles il y a besoin du contact manuel
05:49quasi exclusif avec le patient.
05:51Mais toutes les spécialités qui nécessitent
05:54déjà la discussion.
05:55Vous savez, on dit, les médecins,
05:57que 60% du diagnostic, il est fait par l'interrogatoire.
05:59Et ensuite, on peut confirmer les choses.
06:02Mais il y a des spécialités, à l'inverse,
06:04qui s'adaptent très très bien à la consultation.
06:06La dermatologie, par exemple,
06:08ça marche très bien en téléconsultation.
06:10Même la psychiatrie, où il y a des essais qui se font.
06:13Mais il y a deux types de téléconsultation,
06:15très rapidement.
06:16Parce qu'il y en a une,
06:17que moi je trouve plutôt positive,
06:19et une sur laquelle j'ai plus d'inquiétude.
06:22Plutôt positive, la téléconsultation accompagnée.
06:24C'est-à-dire que la personne est avec un professionnel de santé,
06:28en pharmacie, dans un centre de santé, etc.
06:31Et puis la téléconsultation toute seule.
06:33Ces fameuses cabines où vous rentrez là-dedans
06:35et on vous demande tout et n'importe quoi.
06:37Là, je crois qu'il faut être plus prudent
06:38quant à la qualité de la réponse.
06:40Est-ce qu'on peut lister encore quelques avantages
06:42ou au contraire quelques inconvénients ?
06:44Peut-être, entre parenthèses, le coût.
06:46Ça a toujours un coût, ce type de dispositif ?
06:49Donc là, ça va nous faire...
06:50Bon, c'est un dispositif qui a un coût.
06:52Mais je vais vous donner un autre exemple,
06:53parce qu'on a parlé de l'historique,
06:55c'était la pathologie rythmique.
06:57Mais maintenant, la télésurveillance,
06:58elle est très importante dans la surveillance
07:00des patients atteints d'insuffisance cardiaque.
07:03L'insuffisance cardiaque est une pathologie
07:04qui touche des centaines de milliers de personnes en France.
07:07Et elle est en pleine, on va dire, expansion.
07:09C'est lié au vieillissement de la population.
07:12Et nous sommes incapables de prendre en charge les patients,
07:15tous les patients, d'une façon correcte,
07:18uniquement par la consultation et par l'hospitalisation.
07:21La télésurveillance, elle est mise en place
07:23après un épisode aigu.
07:25Et ces patients-là, nous avons des données
07:27qui sont transmises à des professionnels de santé,
07:30qui sont analysées, comme le poids, la pression artérielle,
07:33les bilans biologiques.
07:34C'est des plateformes qui interprètent ces éléments-là.
07:36Nous avons des infirmières de pratique avancée
07:38qui ont un rôle très important,
07:40qui sont formées.
07:41La formation, ça dure deux ans.
07:43C'est un gain de temps après, au bout du compte ?
07:46Bien sûr, pour les médecins, c'est un gain de temps majeur.
07:49La majeure partie des alertes sont traitées par les infirmières
07:54et après, les médecins interviennent quand les choses
07:56deviennent plus sérieuses.
07:58Ça permet d'éviter les hospitalisations répétées.
08:01On sait qu'un patient qui va être hospitalisé fréquemment,
08:04il a un pronostic qui est froyable.
08:06Et deuxième chose,
08:07ça permet aussi de faire des économies
08:11parce qu'une hospitalisation, ça coûte horriblement cher.
08:14Et l'assurance maladie a pris les choses,
08:17à mon avis, par la bonne façon.
08:20Elle a établi des forfaits qui sont adaptés.
08:24Donc, ces dispositifs intéressent les sociétés
08:26qui sont actuellement installées.
08:29Donc, c'est quelque chose de vraiment très important
08:31et qui va continuer à se développer en France
08:34et dans tous les pays.
08:35Est-ce qu'il y a des profils de patients
08:37où c'est plus délicat de faire accepter la télémédecine
08:40parce qu'on pense souvent aux personnes âgées
08:42qui ne sont pas forcément en lien avec les nouvelles technologies ?
08:44Il n'y a pas de contre-indications.
08:46Mais par contre, il y a des patients qui ne peuvent pas avoir de télésurveillance.
08:50Ils sont seulement dans l'assurance cardiaque.
08:52Les troubles cognitifs.
08:53Les malades qui ont des problèmes cognitifs, c'est très compliqué.
08:57Deuxième chose, les patients dialysés.
08:59Les patients dialysés sont revus régulièrement
09:01et donc il n'y a pas besoin d'une télésurveillance
09:03parce qu'ils sont vus au moins deux, trois fois par semaine.
09:06Il y a des patients qui refusent.
09:08C'est un choix.
09:09Vous ne pouvez pas les obliger.
09:11Mais à part ça, la majeure partie des patients
09:14qui sont victimes d'assurance cardiaque
09:16peuvent être suivis par télésurveillance.
09:19Et ils sont contents.
09:20Et nous, on est contents parce qu'on les voit
09:21de moins en moins souvent à l'hôpital.
09:23Alors, on l'a dit, la télémédecine trouve sa place
09:26dans les hôpitaux, dans certains services,
09:28dans les pharmacies, à travers certaines cabines.
09:31Mais aussi, vous allez voir, dans les EHPAD.
09:33C'est le cas à Creutzwald, depuis quelques mois,
09:36avec de la télémédecine dite assistée.
09:39Les résidents ont la possibilité d'être suivis
09:41donc à distance par des professionnels de santé
09:43qui sont localisés dans le nord-est de la France.
09:46Le tout avec une simple mallette.
09:49Il y a bien la mallette en cuir
09:51et les outils de diagnostic, mais pas de médecin à proximité.
09:55Car oui, tout se joue en miniature
09:57et à distance via un ordinateur connecté.
10:00Bonjour docteur, madame Clézère, infirmière.
10:02Je ne le dis pas.
10:03Bonjour madame.
10:05Une téléconsultation assistée d'une infirmière libérale
10:08pour faciliter les échanges avec le généraliste.
10:11On va prendre ces paramètres,
10:13comme on fera en service hospitalier ou en EHPAD,
10:16la tension, la saturation,
10:19les paramètres également, la température.
10:23Moi j'aime bien parce que l'infirmière peut m'expliquer des choses.
10:26Mais je préfère parler à l'infirmière qu'elle me dise au médecin
10:30parce qu'elle peut me tourner les bonnes phrases.
10:33De l'autre côté de l'ordinateur cette fois-ci,
10:35un jeune professionnel de l'Aube.
10:37C'est différent, mais moi je tenais absolument à faire de la téléconsultation
10:41avec quelqu'un au bout du fil,
10:43c'est-à-dire avoir un assistant, soit un infirmier, soit un pharmacien
10:46qui puisse m'aider et me guider dans la consultation
10:48parce que je ne conçois pas de faire de la téléconsultation sans aucune aide.
10:52On prône le lien humain conservé pour des consultations au long cours
10:57et donc aussi du suivi de téléconsultation de ces patients-là
11:00sur leur pathologie chronique.
11:0336-6, c'est bien.
11:05Un trinôme nécessaire pour une prise en charge de qualité.
11:09Dans cet EHPAD, 25 résidents profitent du dispositif
11:13lancé en août 2024 après la signature d'une convention.
11:16Une aubaine pour l'établissement qui peinait à remplir ses chambres.
11:20Il y avait une capacité de l'EHPAD qui pouvait accueillir d'autres résidents
11:24mais ceux-ci n'ayant pas de médecin traitant
11:27ne pouvaient pas faire l'objet d'une inclusion au niveau de l'EHPAD.
11:30Donc c'est pour cela que nous avons également travaillé
11:32pour une possibilité d'évolution de prise en charge de patients
11:36et de résidents dans l'EHPAD
11:37en leur proposant la téléconsultation assistée augmentée.
11:41La mallette médicale connectée aura coûté près de 15 000 euros.
11:45Un outil utilisé pour le moment une demi-journée par semaine.
11:49De quoi répondre aux enjeux d'accès aux soins
11:52jusque dans la chambre des résidents ne pouvant plus se déplacer.
11:58Bonjour !
12:00Donc on l'a vu, la téléconsultation, la télémédecine peut couper le lien humain.
12:04Est-ce que ça peut faire peur ?
12:06Est-ce qu'il peut y avoir des inquiétudes ?
12:07Surtout maintenant avec l'émergence de l'IA, l'intelligence artificielle, docteur Broun ?
12:11Alors ça peut couper le lien humain, oui et non.
12:15C'est-à-dire qu'on peut aussi voir les choses en disant que ça fait un lien plus régulier.
12:19Puisque dès qu'il y a la moindre alerte, l'infirmière en pratique avancée
12:22ou le médecin va contacter le patient.
12:24Donc en fait c'est une surveillance qui est encore plus rapprochée.
12:27Donc finalement des liens qui sont plus fréquents.
12:28Mais vous avez raison, il y a beaucoup d'interrogations autour de cette intelligence artificielle.
12:33Le docteur Marwani Hassin l'expliquait, il y a une multitude de données qui arrivent.
12:38On sait que l'intelligence artificielle a besoin de ces données.
12:41Donc la première interrogation c'est, où sont ces données ?
12:44Avons-nous la souveraineté sur ces données ?
12:46Plutôt que de les envoyer chez Google ou chez autres.
12:49Donc bien sûr c'est le cas dans ce qui est développé aujourd'hui.
12:52Et ensuite, que va faire l'intelligence artificielle de ces données ?
12:56Il ne faut jamais oublier que l'intelligence artificielle ce n'est qu'un outil.
12:59Derrière il y a toujours la garantie humaine et un contact humain qui s'assurent.
13:03Mais il est clair, ça va permettre de surveiller beaucoup plus de patients en même temps.
13:07D'avoir des alertes beaucoup plus précises, beaucoup plus fines.
13:10Et donc in fine de faire profiter beaucoup plus la population de ces nouvelles technologies.
13:16Mais avec toujours ces deux points, ces deux lignes rouges.
13:19C'est la mode actuellement de parler des lignes rouges.
13:21Un, la souveraineté des données.
13:23Les données doivent être en France ou au moins pire en Europe.
13:27Et le côté garantie humaine de cette intelligence artificielle.
13:31Merci beaucoup à vous deux pour cette première partie d'émission et d'avoir développé ce sujet encore trop peu
13:37connu autour de la télémédecine.
13:39On va d'ailleurs laisser la télémédecine de côté pour parler sport et entreprise.
13:48Vous en avez l'habitude sur notre antenne.
13:51Nous mettons un point d'honneur à évoquer le bien-être au travail et les bienfaits du sport en entreprise.
13:56Alors dernièrement, une nouvelle convention a été signée avec le fonds de dotation Merci en ce sens.
14:03Regardez.
14:06Au cœur de cette entreprise, juste à côté des bureaux, les employés profitent de nombreux équipements sportifs.
14:12C'est ce qui m'a plu en intégrant la société.
14:15C'est qu'on a à disposition tout le matériel nécessaire pour pouvoir faire du sport au quotidien, pendant nos
14:22heures creuses, etc.
14:23L'ayant maintenant, je pense qu'à titre personnel, je ne pourrais plus m'en passer.
14:27Je pense que vis-à-vis de mes équipes également, on peut faire du sport entre midi, le soir, seul,
14:35avec les collègues.
14:37Donc oui, après une matinée ou une après-midi dont on sait qu'elles sont parfois difficiles, ça permet vraiment
14:42une belle échappatoire et un bon moment.
14:44Une convention a été signée entre l'association L'Instant Sport et le fonds de dotation Merci, un grand moment
14:51pour le développement du sport en entreprise.
14:54Et pour accompagner cet événement, l'entraîneur et sélectionneur de l'équipe de France de basket 3-3 masculine était
15:01présent.
15:01Il y a vraiment un engouement en ce moment.
15:03C'est vrai que le sport en entreprise est en train de se développer.
15:05Je sais que nous, au niveau de la Fédération française de basket, on fait beaucoup par rapport à ça.
15:08On essaie de développer, d'aller chercher les entreprises, de faire du sport en entreprise.
15:13C'est vraiment un axe de développement fort.
15:15Avec ce partenariat, c'est aussi un soutien financier qui se concrétise.
15:19Le fonds Merci a fait don de 50 000 euros à l'Instant Sport.
15:22Un don qui servira à développer davantage les activités de l'association.
15:27Aider des clubs de la région pour venir pratiquer le sport.
15:30Payer des sportifs de haut niveau pour montrer ce que c'est l'excellence, montrer comment c'est l'entraînement,
15:36montrer la nutrition.
15:36Tout ce qu'il faut pour qu'un sportif soit en bonne santé.
15:40L'Instant Sport, déjà soutenu par 10 dirigeants d'entreprise, souhaite aller encore plus loin.
15:45L'objectif, étendre le réseau à une trentaine, voire cinquantaine d'entreprises dans la région.
15:52Et pour en parler plus en détail, nous a rejoint Maurice Grunewald, président du fonds de dotation.
15:57Merci d'être à nos côtés.
16:00Merci, bonjour également à tout le monde.
16:02Alors on l'a vu, parmi vos derniers projets, cette subvention pour l'association L'Instant Sport.
16:08Le fonds de dotation Merci a été créé dans les années 70, c'est bien ça ?
16:122015.
16:13Ah, parce que j'avais vu sur votre site internet, c'est écrit dans les années 70.
16:16Alors peut-être l'initiative, ou en tout cas l'idée.
16:18L'origine des moyens dont dispose le fonds de dotation Merci date en gros des années 1970.
16:24Mais c'est à partir de 2015 que les premiers projets ont pris de l'ampleur.
16:28Est-ce que vous avez quelques exemples à nous donner ?
16:30On en a vu un, là, à travers ce reportage en images.
16:33Est-ce que vous en avez d'autres, des projets ?
16:34Eh bien, nous avons des exemples, nous en avons quand même un certain nombre, notamment dans trois domaines.
16:39Dans celui de l'intervention directe en environnement de travail,
16:42lorsqu'il est constaté une origine d'altération de la santé physique, mentale, par maladie ou par accident,
16:50dont on ne connaît pas encore les causes, il s'agit de faire une étude pour, dans le cadre de
16:55la prévention,
16:56éviter que de telles altérations puissent se reproduire.
17:00Et donc nous participons au projet de l'employeur qui a constaté cette sinistralité.
17:09Nous participons financièrement pour lui permettre d'étudier le cas d'espèce,
17:13de chercher une solution, de la mettre en application,
17:16et surtout ensuite de faire connaître la solution dans le cadre de l'intérêt général
17:22pour que tout employeur, dans toutes entreprises, dans toutes associations,
17:26si un problème similaire est reconnu, on ait déjà immédiatement la solution.
17:31Docteur Braun, à Vimnaz, dans une entreprise, c'est une avancée majeure en 2025 ?
17:36C'est génial.
17:37La question c'est pourquoi toutes les entreprises n'ont pas encore ce type d'organisation ?
17:43Bien sûr, c'est majeur sur la prévention, c'est majeur sur la santé au travail.
17:47On a encore un peu de mal dans notre société à intégrer ce côté activité physique,
17:52sur la base du volontariat bien sûr, dans les entreprises.
17:55Mais il faut pousser à fond pour développer ça.
17:58En termes de sport en entreprise, est-ce que vous avez d'autres idées de projets
18:02qui vous viennent en tête ou des ambitions pour 2020 ?
18:03Nous avons accompagné un projet il y a quelques temps déjà, quelques mois,
18:07concernant les sportifs de haut niveau.
18:09Il est évident notamment dans le domaine du handball,
18:13et nous avions un cas d'application tout à fait spécifique ici à Metz,
18:17avec le handball féminin.
18:19Eh bien, il a été recherché ou constaté les problématiques
18:23qui peuvent affecter la santé et la sécurité des joueurs de haut niveau,
18:27des joueuses de haut niveau, dans le domaine de l'accidentologie,
18:32dans le domaine de la prévoyance de toutes les altérations qui peuvent intervenir sur le plan mental,
18:37compte tenu des contraintes mentales qui pèsent sur eux pour l'obtention des résultats vraiment...
18:43C'est une pression...
18:44C'est une pression considérable.
18:46Et puis, il y a un problème également très important,
18:48ce qui est celui de la reconversion,
18:49lorsque, avec l'âge, la pratique du sport de haut niveau n'est plus possible.
18:54Donc, ce sont des problèmes qui se sont posés,
18:57et nous avons contribué à un projet
18:59qui voulait inciter notamment le ministère des Sports
19:03à promouvoir des conventions collectives
19:06dans chacune des grandes disciplines des sports de haut niveau.
19:09Ce projet s'est conclu,
19:11et je crois savoir qu'il y a déjà quelques conventions collectives qui ont été passées.
19:15Docteur Broun, est-ce qu'au niveau des RH,
19:17est-ce qu'au niveau de l'État,
19:18on pourrait mettre en place comme une carotte au bout du bâton
19:21pour donner envie aux entreprises d'investir justement dans ce sport santé ?
19:24Alors, j'allais dire qu'il n'y a presque pas besoin de carottes,
19:28parce que les entreprises qui se sont investies dans le sport santé
19:31voient une amélioration de leur productivité et de leurs résultats.
19:35J'ai eu l'occasion de voir, alors c'est tout près d'ici,
19:38c'est en Champagne-Ardenne, une entreprise internationalement connue
19:42pour faire des câbles,
19:43qui fait les câbles de ce qui est des engins qui vont sur Mars,
19:46qui fait le câble du cœur Karmat, par exemple.
19:49Eh bien, depuis plusieurs années,
19:50ils ont intégré cette pratique en entreprise
19:52et les résultats de productivité sont meilleurs.
19:53Donc, je dirais, cette carotte-là, finalement, voilà.
19:56L'enjeu majeur du sport en entreprise,
19:59c'est temps de travail ou pas temps de travail.
20:01Donc là, c'est une discussion qui doit être au niveau local.
20:05Mais c'est vraiment un changement de mentalité qu'il faut intégrer.
20:10Ce changement de mentalité, il existe dans la société aujourd'hui,
20:12qui fait de plus en plus d'activités physiques,
20:14et c'est très bien.
20:15Il faut arriver à le faire pénétrer l'entreprise.
20:17Oui, ça prend du temps, de toute façon, tous ces changements-là.
20:20Mais heureusement qu'on en parle aujourd'hui pour faire avancer les choses.
20:23On l'a dit, l'aménagement d'une salle de sport dans son entreprise,
20:27c'est peut-être pas donné à tout le monde,
20:28déjà pour l'espace aussi qu'on a dans son entreprise.
20:31Quelles sont les autres mesures qu'on peut mettre en place
20:33à plus petite échelle, peut-être ?
20:35On voit là, par exemple, sur ces images tirées d'un reportage
20:38d'une autre émission du sport au sein d'une entreprise.
20:42Est-ce que ça, ça fait partie peut-être des mesures à mettre en place
20:45et des petites choses ?
20:46Vous savez, dans la mesure où un responsable d'entreprise
20:49ou d'une association, partout où il y a du travail,
20:53si le responsable est convaincu que le bien-être de ses salariés participe,
20:59comme vous l'avez dit justement, à la productivité, à la compétitivité,
21:05eh bien, il poursuit de but.
21:07D'une part, il respecte les obligations légales qui découlent du code du travail,
21:10mais surtout, il recherche la réussite de son entreprise,
21:15de son activité, en faisant adhérer l'ensemble du personnel,
21:21collectivement, globalement, à son projet.
21:23Or, cela requiert différents facteurs, notamment le bien-être.
21:29Et dans le bien-être, un élément, un facteur essentiel,
21:31c'est la bonne santé.
21:33C'est l'assurance qu'il n'y a pas,
21:36ou que l'on a pris toutes les mesures pour diminuer les risques d'accidents,
21:41les risques de maladies professionnelles,
21:43tant physiques que mentales.
21:45C'est un cercle vertueux, en fait.
21:47C'est un cercle vertueux.
21:48Alors, la pratique du sport permet notamment de pallier
21:54les conséquences dommageables de l'obésité, de la sédentarité,
21:57de la répétition systématique des mêmes mouvements.
22:01Je pense au TMS.
22:03Et il est évident que la pratique du sport peut se faire,
22:05soit pendant le temps de travail, en dehors du temps de travail,
22:09suivant l'organisation qui en est faite au sein de l'entreprise
22:12ou de l'association ou de l'environnement du travail,
22:15et point des besoins d'avoir des agrès,
22:17tels que ceux que nous avons vus, notamment à l'instant sport,
22:20dans cette association qui est très bien équipée.
22:22Mais on peut faire du sport aussi de façon sans agrès.
22:26Sur le poste de travail, c'est ce que font notamment les Japonais.
22:29Oui, c'est vrai.
22:30Qui, pendant le temps de travail, à un moment donné,
22:34prescrivent une pause, ne serait-ce que de 5 minutes,
22:38et demandent à tous leurs salariés un certain nombre de gestes
22:42qui ont été déterminés, qui ont été, je ne veux pas dire prescrits,
22:45mais qui sont suggérés, pour éviter justement l'usure professionnelle spécifique
22:51de tel endroit, de tel mouvement.
22:53C'est bien que les étirements aussi, ça peut être se lever de son poste de travail,
22:57faire quelques étirements, mais encore faut-il savoir les faire,
23:00et être assisté.
23:01Mais il est évident que si on veut introduire la pratique du sport en entreprise,
23:06pendant ou en dehors du travail,
23:08il y a aussi une conviction à apporter aux salariés et aux employeurs,
23:14mais il y a également une formation.
23:17Donc la formation précède la pratique du sport,
23:20et il est évident que l'ensemble, la collectivité au travail,
23:23en retire des bénéfices éminents.
23:25Et le responsable en tire également un bénéfice éminent,
23:29puisqu'il participe à la réussite de son projet.
23:32Le mot de la fin, Dr Brun ?
23:34Oui, très bien, à développer,
23:36mais ne pas oublier une part dans les entreprises
23:39qui souvent ne s'embarquent pas là-dedans,
23:42ce sont les responsables et les chefs d'entreprise.
23:44La santé des chefs d'entreprise est une préoccupation
23:48qui est plus récente, mais qui est importante.
23:50Eux aussi doivent penser à leur santé physique et mentale,
23:53eux aussi doivent faire de l'activité physique.
23:54Merci beaucoup pour tous ces détails sur notre plateau.
23:57On arrive déjà à la fin de cette émission.
24:00Bien évidemment, on ne peut pas être exhaustif à chaque fois,
24:02mais encore pas mal de choses ont été développées aujourd'hui.
24:06Merci beaucoup d'avoir été autour de cette table.
24:08Si vous venez seulement d'arriver, pas de panique.
24:11Votre programme est rediffusé tout au long du mois.
24:14est disponible en replay sur notre site internet
24:17www.moselle.tv.
24:19Vous pouvez d'ailleurs y retrouver toutes nos dernières émissions,
24:22histoire de vous rafraîchir la mémoire côté santé en Moselle.
24:26En attendant, on parlera d'une autre thématique le mois prochain.
24:30Prenez soin de vous.
24:31Sous-titrage Société Radio-Canada
24:34Sous-titrage Société Radio-Canada
24:36Sous-titrage Société Radio-Canada
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