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  • il y a 2 jours
Donald Trump pourrait s’apprêter à lancer l’une des opérations les plus audacieuses de l’histoire de l’armée américaine, pour aller récupérer les 440 kilos d’uranium enrichi cachés en Iran. On en parle avec : Nicolas Coadau, envoyé spécial BFMTV, avec Théo Touchais à Beyrouth (Liban). Ulysse Gosset, éditorialiste politique internationale BFMTV. Général Jérôme Pellistrandi, consultant défense BFMTV. Marie Gentric, envoyée spéciale BFMTV, avec Romain Neau à Washington D.C. (États-Unis). Emmanuelle Galichet, enseignante-chercheuse en physique nucléaire. Didier François, éditorialiste défense BFMTV. Elsa Vidal, éditorialiste politique internationale BFMTV. Et Alain Bauer, professeur émérite de criminologie, auteur de "Trump, le pouvoir des mots".

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00:00Bonjour à toutes et à tous, soyez les bienvenus sur BFM TV, nouvelle soirée d'info, tous ensemble avec un
00:06rendez-vous que je vous donne d'ores et déjà.
00:08Regardez, 21h tout à l'heure, c'est simple, c'est l'événement planétaire de la soirée.
00:12Céline Dion doit annoncer son retour sur scène, une série de concerts attendus en France.
00:15On aura tous les détails grâce à la star à 21h.
00:18On verra comment elle se sent aujourd'hui, elle que l'on sait gravement malade, mais Céline Dion va malgré
00:22tout visiblement faire son comeback sur scène.
00:24Et on vivra ça ensemble sur BFM TV.
00:27Rendez-vous à 21h.
00:29Avant ça, l'actualité ce soir, c'est évidemment la guerre en Iran et Donald Trump qui s'apprête possiblement
00:35à déclencher l'une des opérations les plus dingues de l'histoire de l'armée américaine.
00:38Aller récupérer les 440 kilos d'uragnement enrichi caché en Iran.
00:43On va vous donner là aussi tous les détails dans une seconde.
00:45Avec ce soir, bien évidemment, nos reporters qui sont prêts sur le terrain, prêts à vous informer comme chaque soir.
00:51Regardez, de Washington à Téhéran, de Doha à Matignon à Paris, avec également le Liban dont on va parler dans
00:59une seconde.
01:00Nos invités, je vous les présente ce soir avec nous, Didier François, Elsa Vidal, Emmanuel Galichet, Ulysse Gosset, le général
01:07de l'Istrandi, Elisadev.
01:09Bonsoir à tous les 6. Pour commencer, il faut que l'on rejoigne tout de suite Nicolas Kouadeau au Liban
01:14parce que c'est l'une des dernières informations de cette soirée.
01:16On le sait, Israël a décidé de prendre le contrôle du sud du Liban, fief du Hezbollah.
01:21Mais sur place, Nicolas, les combats viennent de faire 3 morts, 3 morts parmi les casques bleus, dont 2 ces
01:28dernières heures.
01:30Oui, c'est la finule qui vient d'annoncer que 2 casques bleus avaient été tués cet après-midi dans
01:37le sud-est du pays.
01:39La finule qui explique que ces 2 casques bleus étaient en train de patrouiller dans un véhicule et qu'il
01:46y a eu une explosion à proximité.
01:54Nicolas Kouadeau, problème de liaison avec le Liban, général Pellistrandi, on sait qu'il y a 700 militaires français parmi
02:01les soldats de la finule.
02:02Ce soir, on n'a pas les nationalités des 2 derniers soldats touchés.
02:05Oui, hier c'était un soldat indonésien. L'Indonésie, c'est presque 800 soldats déployés.
02:13Là, visiblement, c'est dans le secteur est, c'est lui qui est sous commandement espagnol.
02:17Donc la question est de savoir, est-ce que, ont-ils été visés ? Par qui ont-ils été visés
02:22?
02:22En tout cas, le bilan est quand même très lourd.
02:243 casques bleus tués en l'espace d'à peine 48 heures, qui posent un véritable problème et qui démontrent
02:32aussi le niveau de violence des combats qui sont en cours.
02:36Évidemment. Ulysse Gosset, à quoi servent ces casques bleus ?
02:39Au vu de la situation sur place, au vu de ce que l'on vit depuis quelques semaines maintenant,
02:42d'Israël qui se retrouve obligé, c'est comme ça qu'Israël le présente, d'aller tenter de prendre le
02:48contrôle de cette partie contrôlée justement par le Hezbollah.
02:51À quoi servent ces casques bleus ?
02:52La force de la finule, qui est composée d'une dizaine de pays, dont 700 Français, il faut le rappeler,
02:59là, parmi les trois victimes, il y a un casque bleu indonésien qui a été tué.
03:04Elle sert à, en fait, observer la situation entre d'un côté les Israéliens, de l'autre les forces militaires
03:13du Hezbollah, en particulier du Liban,
03:15pour essayer de faire respecter les mesures de cessez-le-feu lorsqu'elles sont adoptées par les deux parties.
03:20C'est ça, la fonction essentielle.
03:22Elle n'a pas une fonction directe consistant, par exemple, à désarmer le Hezbollah,
03:26comme le souhaiteraient les Israéliens, qui lui reprochent de rester les bras croisés quand il y a des choses qui
03:30se passent.
03:32C'est le rôle, d'ailleurs, non pas de la fidule, mais du gouvernement libanais.
03:37Donc, c'est une force qui a été déclenchée en 1978, et ce qui est important, c'est environ 10
03:41000 hommes.
03:43Les Français ont été l'objet de, je ne dirais pas de tirs précis, mais en tout cas de tirs
03:48d'intimidation à plusieurs reprises,
03:50dont la France s'est plainte, mais le problème, c'est qu'actuellement, la force de la fidule, elle est
03:56sur la fin de son mandat.
03:58Le mandat arrive à l'expiration en décembre 2026.
04:02Et la grande question, si vous voulez, quand on parle d'occupation du Sud-Liban par Israël,
04:07d'une zone tampon créée par les Israéliens, où se trouve actuellement la fidule,
04:11ça voudrait dire que la fidule ne sert déjà plus à rien.
04:14Donc, elle est aujourd'hui condamnée à assister à des combats, elle ne peut pas intervenir,
04:20elle est dans une situation de casque bleu, ce qui est évidemment très difficile, très délicat.
04:25On en a eu l'expérience dans l'ex-Yougoslavie.
04:27Et en tout cas, on voit bien que dans le contexte actuel, ça reste le seul élément,
04:32je dirais à peu près indépendant dans cette zone de guerre,
04:35qui peut nous dire ce qui se passe, où l'armée israélienne progresse de façon neutre,
04:42même si l'Israélien s'en méfie évidemment et conteste sa situation tout simplement.
04:47– Dans une seconde, on parlera de cette opération complètement dingue,
04:51je le disais, que pourrait déclencher Trump pour aller tenter de récupérer l'Iranien enrichi,
04:55caché par les Iraniens.
04:57Mais là-bas, on va faire un crochet par Washington pour retrouver Marie Jantrique.
05:00Marie, avec les dernières déclarations de la Maison-Blanche et de Donald Trump,
05:04qui menacent, on va dire les choses comme ça, de tout faire péter,
05:08ce sont ses mots, tout faire péter, si jamais les négociations se passent mal.
05:11– Effectivement, Maxime, c'est assez bien résumé,
05:16puisque Donald Trump durcit le ton, réaffirme ces menaces et les amplifie.
05:20Le président américain a publié un message sur son réseau social Truth,
05:24alors il dit que les négociations se poursuivent avec l'Iran,
05:27se déroulent plutôt bien selon lui,
05:28mais que si un accord n'est pas rapidement trouvé,
05:31que si le détroit d'Ormuz ne rouvre pas d'ici peu,
05:34les États-Unis frapperont, anéantiront les centrales énergétiques,
05:38les centrales électriques du pays.
05:40Alors ça, ça fait écho à l'ultimatum que Donald Trump avait d'ores et déjà posé à l'Iran,
05:44qu'il a étendu à deux reprises.
05:46Si le pays ne rouvre pas le détroit d'Ormuz,
05:48les États-Unis frapperont les centrales électriques.
05:50Mais là où Donald Trump va plus loin,
05:52c'est qu'il dit également que l'armée américaine s'en prendra aux usines de dessalement,
05:56s'en prendra au puits de pétrole et s'en prendra à l'île de Carc.
05:59L'île de Carc, c'est ce hub pétrolier qui est très précieux pour le régime iranien.
06:04Et c'est intéressant de voir à quel point Donald Trump,
06:06ces dernières heures, est en train de préparer l'opinion publique
06:09à une possible intervention sur l'île de Carc.
06:12Parce que quelques heures avant ce poste sur son réseau social,
06:14il déclarait à la presse américaine que les États-Unis pourraient s'emparer de cette fameuse île.
06:19Ça voudrait dire des troupes au sol,
06:21ça voudrait dire une intervention très dangereuse pour les États-Unis
06:23et donc potentiellement davantage de morts côté américain.
06:27Marie Gentric avec Romain Do en direct de Washington d'ici.
06:31Alors il y a une autre hypothèse, vous le lisez,
06:32étant à la veille d'une des opérations les plus spectaculaires jamais imaginées par l'armée américaine.
06:36Je vais vous montrer ça devant le mur d'image.
06:38D'après la presse américaine, d'après le Wall Street Journal en l'occurrence,
06:41Trump réfléchirait bien à envoyer des militaires au sol
06:43pour tenter d'aller récupérer les 440,9 kilos d'uranium enrichi détenus par l'Iran.
06:49Cet uranium indispensable, vous l'avez compris, à la fabrication d'une bombe nucléaire,
06:53est stocké vraisemblablement dans les tunnels d'un ou de plusieurs sites nucléaires iraniens.
06:58On vous a mis ces sites ici.
07:01Premier problème, voilà la carte, un premier problème.
07:03Où est exactement cet uranium enrichi ?
07:06Sur quel site ? J'avais posé la question il y a quelques jours au patron de l'agence internationale
07:10à l'énergie atomique.
07:12Voici la réponse de Raphaël Mariano Grossi.
07:15Nous pensons qu'il s'agit là où il était, au moment des attaques.
07:20Ça veut dire dans les tunnels en particulier d'Isfahan, mais pas seulement.
07:27Peut-être quelque chose aussi en attente.
07:31Donc nous pensons qu'il est toujours là.
07:33D'après le patron de l'AIEA, une bonne partie de cet uranium serait donc toujours à Isfahan.
07:39On est en plein centre de l'Iran.
07:40Vous voyez ces images avec la carte, avec les photos satellites en plein centre de l'Iran.
07:46Et c'est une route qui mène donc visiblement au tunnel, au tunnel d'Isfahan.
07:50Et j'ai une photo à vous montrer ce soir.
07:52La voici.
07:53Justement, ce week-end, on y voit 18 barils bleus.
07:56On les devine ici.
07:5718 barils bleus posés sur un camion.
08:00Est-ce l'uranium enrichi ?
08:02Ça peut ressembler aux coffres qui permettent habituellement de le transporter.
08:07Mais gros souci.
08:08Cette image satellite que je vous montrais a été prise le 9 juin 2025, l'an dernier.
08:13Et depuis, où est passé cet uranium ?
08:15S'il s'agit bien d'uranium, mystère.
08:17Une chose est sûre, les Iraniens attendent cette opération terrestre.
08:21Regardez, image de propagande publiée par l'agence de presse iranienne Tasnim.
08:25On y voit des soldats américains porter leur propre cercueil, ici recouvert du drapeau américain.
08:31Et ce slogan juste là, bienvenue sur le terrain de chasse.
08:36Emmanuel Galiché, on a 1000 questions évidemment à vous poser.
08:40Sur la faisabilité de cette opération, question pour vous, question évidemment plus militaire pour Didier François dans une seconde.
08:47D'abord, de quoi est-ce qu'on parle ?
08:49On voyait les fûts à l'instant, ces 18 fûts bleus.
08:52Est-ce que ça pourrait être ça ? Est-ce que ça pourrait ressembler à ça ?
08:54Oui, ça pourrait ressembler à cela si, effectivement, on pense que les Iraniens ont voulu déplacer depuis, par exemple, Nathan
09:02sous Fordo,
09:03ce qu'ils avaient enrichi et qu'ils voulaient aller les mettre à l'abri en pensant qu'il y
09:08aurait un bombardement.
09:10Donc ces fûts, bon, l'image n'est quand même pas de très bonne qualité.
09:15Donc il y a plusieurs possibilités.
09:17Effectivement, une des possibilités, c'est que ces fûts bleus sont des sur-containers et qu'à l'intérieur, dans
09:23chacun d'entre eux,
09:24il y a la fameuse bonbonne dont on en a parlé sur ce plateau depuis un petit moment quand même,
09:30où il y aurait, allez, en gros, 25 kilos d'UF6.
09:34Par bonbonne.
09:35Mais alors justement, à quoi ça ressemble à l'intérieur de cette bonbonne ? Qu'est-ce qu'il y
09:38a ?
09:38Ce sont des cristaux, en fait, à l'air ambiante. L'UF6 devient des cristaux.
09:42On le met sous gaz. Son point de débulation est autour de 56 degrés.
09:47Et donc, dans les centrifugeuses, il tourne ce gaz à cette température-là pour pouvoir, justement, enrichir.
09:54Et ensuite, quand il est enrichi comme il se doit, il va sortir par la fin des centrifugeuses
10:01et aller dans ses bonbonnes avec un système de valve et de fermeture très hermétique,
10:06puisqu'on le sait qu'à l'air, à l'humidité de l'air, il peut y avoir une explosion,
10:11une réaction chimique explosive à cause de l'acide fluoridrique.
10:16Quel danger il y aurait, pour en venir aux militaires,
10:19quel danger il y aurait à transporter cet uranium enrichi,
10:23à le transporter dans une zone où il pourrait éventuellement y avoir des tirs hostiles ?
10:27Quel danger il y a ?
10:28Alors, oui, c'est exactement cela.
10:30S'il n'y a pas un terrain de guerre, ça a déjà été fait dans le passé,
10:34je l'avais déjà dit aussi sur ce plateau, ça a été fait en 1994.
10:39Au Kazakhstan, c'était l'opération Saphir.
10:42Mais ils étaient d'accord, les Kazakhs ?
10:44Absolument, tout le monde était d'accord et donc ce n'était pas un terrain de guerre.
10:48Là, en tant que guerre, s'il y a un bombardement sur ces tonneaux,
10:54vous allez avoir effectivement l'acide fluoridrique au contexte de l'air
10:59et de l'humidité de l'air qui peut faire une explosion.
11:03Et donc, les gens sur place, autour, évidemment, peuvent en mourir.
11:06Didier François, est-ce qu'on est possiblement à la veille,
11:09je dis la veille, ce n'est pas forcément demain,
11:10mais à quelques jours ou quelques semaines,
11:13de l'opération la plus folle imaginée par l'armée américaine ?
11:15Non, parce que ça va demander beaucoup de choses.
11:18D'abord, ça demande un renseignement extrêmement précis.
11:20Parce qu'il faut savoir où il est.
11:23Sachant que s'il est quelque part,
11:25et sachant que c'est une cible de très haute valeur ajoutée,
11:28les Iraéens ne sont pas cons.
11:29Ils vont se défendre ?
11:30Ils ont préparé un système défensif compliqué.
11:33Donc là, si vous montez une opération de ce type-là,
11:35d'abord, la première chose, c'est savoir où il est.
11:37Savoir combien il y en a.
11:38Et donc, comment l'atteindre ?
11:41Parce que la première chose, s'ils sont dans, par exemple,
11:44Natanz, ils pourraient être dans une partie,
11:46les tunnels ont été effondrés par les bombardements.
11:48Donc, comment accéder aux tunnels dans lesquels on pourrait supposer ?
11:51Et donc, avant qu'il y ait une supposition,
11:53il va falloir vérifier le renseignement.
11:55Ensuite, comment on peut atteindre dans les tunnels ?
11:57Avec quel type de matériel ?
11:58Est-ce qu'on est capable de trouver sur place ou de déplacer
12:01le matériel qui permettrait d'y arriver ?
12:03Ensuite, effectivement, on a un certain nombre de spécialistes,
12:07et c'est le rôle des forces spéciales qui savent le faire.
12:09Ça n'a jamais été fait sous le feu, d'accord ?
12:11Ça a toujours été fait dans un cadre négocié.
12:15C'est leur capacité, que ce soit en chimique, en bactériologique,
12:18ou en nucléaire, d'être capable d'aller se saisir.
12:20On avait prévu, par exemple, des opérations de forces spéciales en Syrie
12:23pour aller prendre du matériel chimique,
12:27enfin, des armes chimiques de Bachar el-Assad.
12:29Finalement, c'est les Russes qui l'ont fait,
12:31mais eux l'ont fait de manière négociée.
12:34Mais on est capable de le faire avec une équipe spécialisée,
12:37qui, elle, n'est pas une équipe de forces spéciales directement,
12:40mais qui travaille avec les forces spéciales.
12:41Les forces spéciales leur permettant l'accès.
12:43Ceci dit, c'est un travail lu.
12:46Vous voyez bien que ce n'est pas quelque chose qui peut se faire de manière...
12:48Les forces spatiales, elles aiment bien la surprise,
12:51la fulgurance et la rapidité.
12:54Là, ce n'est pas le cas.
12:55La surprise s'est ratée, vu qu'on en parle ce soir,
12:57et la fulgurance...
12:58Elle est ratée, de toute façon, parce qu'il s'avoilait.
13:00Et c'est vraiment majeur.
13:02La fulgurance, c'est la seule chose qu'il pourrait y avoir,
13:06c'est l'action.
13:07Mais le temps d'action est long.
13:11Donc, ça demande, là, pour le coup, rappelez-vous,
13:13l'affaire Ben Laden.
13:14Donc là, il faudrait qu'en plus des forces spéciales,
13:17il y ait une ceinture de sécurité autour du dispositif
13:21qui serait affectée à la question du nucléaire,
13:25et qui soient, là, pour le coup, soit les parachutistes, soit les Marines,
13:28qui, eux, permettent de travailler dans cette zone en sécurité
13:31en étant tournés vers l'extérieur contre les risques de l'attaque.
13:35Pour cela, il faut évidemment être capable de voler
13:39avec un véhicule ou autre chose librement
13:41et surtout en aller-retour, d'accord ?
13:43Sachant que l'entrée, on peut avoir un minimum de surprises,
13:47mais le départ, la surprise est terminée.
13:50C'est sûr qu'ils seront là pour vous attendre.
13:52– Donc, vous voyez que c'est une opération extrêmement complexe.
13:55– Vous n'y croyez pas ?
13:57– Encore une fois, le rôle des forces spéciales,
14:00c'est de faire des choses que les gens ne croient pas.
14:01Mais non, mais c'est ça, le bout du jeu.
14:03Voilà, et c'est en ça que c'est stratégique.
14:06C'est que c'est capable d'aller faire un geste stratégique.
14:09Donc, ils vont chercher à le faire si c'est faisable.
14:12Si ce n'est pas faisable, ils ne le feront pas.
14:13– Alors, Elsa Vidal, il y a Donald Trump
14:17qui parle toujours de manière un peu cryptique parfois
14:19et qui disait ce week-end, regardez, allez voir ce que dit Mark Levin.
14:23Mark Levin, c'est un animateur radio conservateur,
14:26un ancien conseiller de Reagan qui était sur Fox News ce week-end
14:28et qui disait ceci, pourquoi avons-nous besoin de soldats au sol ?
14:32Parce qu'on doit aller récupérer cet uranium.
14:33Si on ne peut pas le détruire, alors il faut aller le chercher.
14:35On ne parle pas d'envoyer des centaines de milliers de militaires.
14:39Ceux qu'on va envoyer ont été spécialement entraînés
14:41pour des moments comme celui-là.
14:43Trump dit, allez écouter Mark Levin quand il vous parle de l'uranium enrichi.
14:46Donc, Trump a bien ça en tête
14:48ou alors c'est un énorme coup de bluff de la part du président américain.
14:51– Ça, on va le découvrir que dans quelques semaines,
14:53quand on pourrait se retourner et voir si c'était une opération
14:56soit de distraction ou finalement presque de prestidigitation
15:00amenée à nous attirer notre attention de ce côté-là
15:03pendant qu'il se passera quelque chose.
15:05– Chez l'imitaire, on appelle ça de la déception.
15:06– Voilà, oui, du terme anglais en fait,
15:08tromper en fait l'ennemi.
15:10Ou est-ce qu'il est en train de présenter sa pensée en pleine lumière
15:15et puis peut-être de faire miroiter une possibilité de sortie.
15:19Et la réalité, ce qui va se poser en plus de la capacité militaire à l'emporter,
15:24du point de vue politique, ça va être pour les alliés quand même des États-Unis,
15:28soit alliés historiques, soit alliés dans cette guerre,
15:32d'accepter finalement la stratégie de sortie de crise de Donald Trump
15:37si elle passe par le fait de ne pas crier aux mensonges
15:42quand il viendra nous dire, écoutez, j'ai tué deux générations de dirigeants
15:46donc on a changé de régime, écoutez, j'ai récupéré l'uranium
15:50donc on peut arrêter cette guerre.
15:52Est-ce qu'on sera en capacité d'accepter cette version des faits ?
15:55Je rappelle qu'en juin de l'année dernière, la question de l'uranium était censée être réglée.
15:59Encore une fois, quel poids pour cette parole politique ?
16:02Simplement, Emmanuel Gallichet, si les militaires américains y arrivaient,
16:07quel est le gain en termes de risque nucléaire ?
16:09Ça veut dire qu'on empêche pour des années, des décennies, les Iraniens d'avoir la bombe ?
16:15Ah bah oui, là on recule le moment où ils auront la bombe
16:20de largement une grosse dizaine d'années à mon avis
16:23parce que les installations, encore une fois, ont été détruites, la plupart.
16:27Les industries qui étaient justement possibles pour reconstruire ensuite
16:32ont été également détruites.
16:34Un certain nombre de grands patrons du nucléaire ont été assassinés.
16:39Et donc, on voit que si on récupère cette quantité-là,
16:43on est quand même un peu tranquille pour rendre normal.
16:46Donc, gain politique, Ulysse Gosset, immense pour Donald Trump.
16:49Ah, s'il réussit cette opération.
16:52C'est plus Donald Trump, c'est Donald James Bond Trump.
16:58Mais je crois que ce qui est important en ce moment,
17:01c'est la façon dont il veut expliquer au monde, aux Iraniens et aux Américains,
17:05qu'il est capable de tout pour faire plier l'Iran
17:08et l'amener à négocier.
17:10Et que s'il ne négocie pas, l'Iran paiera le prix le plus cher qu'il soit.
17:15Dans la dernière interview qu'il est donnée aujourd'hui,
17:18on lui pose la question, qu'est-ce que vous voulez faire ?
17:20Alors, il dit, j'ai toutes les options possibles.
17:22Il cite l'île de Cargue.
17:24Il dit, c'est intéressant, mais après, il faudra qu'on y reste.
17:28Donc, c'est un peu gênant.
17:29Il cite les petites îles, vous savez, qui sont dans le détroit d'Hormouz,
17:34près d'Omane.
17:36Il dit, oui, ça ne serait pas mal, on peut s'en empêler facilement.
17:40Et puis, il dit, moi, c'est ça, c'est intéressant, Donald Trump,
17:43il dit au journalisme, moi, ce que je préférerais, c'est m'emparer du pétrole.
17:46Mais on me dit aux États-Unis, pourquoi tu veux faire ça ?
17:50C'est des idiots qui me disent ça, répondre un peu aux journalistes,
17:53mais moi, c'est ce que je préférais.
17:55Et c'est ça, en fait.
17:57Souvenez-vous du Venezuela.
17:58Ce n'est pas uniquement pour changer de régime,
18:00c'est pour pouvoir bénéficier des exportations de pétrole du Venezuela.
18:06Clairement, il a la même ambition avec l'Iran.
18:08Le problème, c'est comment y arriver.
18:10Donc, comment y arriver ?
18:11Avec cette pression maximum,
18:12ces scénarios qui apparaissent apparemment impossibles,
18:17ces missions impossibles sur l'uranium,
18:19mais qui sont tentants pour Donald Trump,
18:21qui se dit, avec les forces Delta,
18:23si on paralyse complètement la défense iranienne,
18:26si on prend le contrôle d'un quartier,
18:27si on y va avec tous les moyens nécessaires, la logistique,
18:30on peut, en deux, trois jours, faire une opération spectaculaire
18:33et trouver ces bidons, ces citernes contenant de l'uranium en Morushi.
18:38Ça paraît extrêmement difficile.
18:39Ça serait plus facile de s'emparer d'une île, effectivement.
18:43Et là, je reviens au scénario des îles.
18:44Les gains seraient moins importants.
18:45Oui, mais ça permettrait, si c'est l'île de Kark,
18:47ça permettrait de paralyser l'industrie pétrolière iranienne,
18:51en tout cas, ses exportations.
18:52Si c'est l'île de Keshe,
18:53ça permet vraiment de contrôler l'étroit d'Ormousse
18:56parce que c'est par là que passent les pétroliers.
18:58Là, c'est un gain aussi très visible et beaucoup moins risqué.
19:02Alors attendez, une information qui tombe à l'instant, les ADF.
19:04Oui, c'est l'agence de presse Reuters qui nous apprend ce soir
19:07que selon deux responsables américains,
19:09des milliers de soldats de la 92e division aéroportée,
19:13la fameuse unité d'élite de parachutistes américains,
19:16ont commencé à arriver au Moyen-Orient
19:18sans préciser, bien évidemment, où ces militaires seraient déployés.
19:21Mais ce que l'on sait, c'est que ces soldats viennent notamment
19:24avec une brigade de combat et du soutien logistique.
19:27En général, les briques sont en train de se mettre en place.
19:30Oui, mais c'est logique et c'est cohérent.
19:34Si on veut faire une opération sur le territoire iranien,
19:37ou en tout cas, que ce soit les îles ou le territoire lui-même,
19:40d'avoir une unité aéroportée.
19:42Il faut bien comprendre que la difficulté,
19:44c'est qu'il n'y a aucune possibilité de franchissement par l'Ouest,
19:48entre, par exemple, l'Irak et l'Iran.
19:52C'est trop compliqué et il faudrait des mois pour amener tout le matériel.
19:57Donc, ça ne peut être qu'une opération venant par les airs
20:00ou combinée avec une opération maritime.
20:04Mais c'est vrai que le transfert de la 82e Airborne
20:07est aussi un signal supplémentaire.
20:08Bon, 20 secondes, Didier.
20:11Oui, alors, en fait, c'est plein d'options.
20:12D'abord, l'État-major est déjà arrivé, donc maintenant, les troupes arrivent.
20:15L'option irakienne, n'oublions pas qu'indépendamment des opérations militaires,
20:18ils peuvent toujours appuyer des troupes kurdes.
20:21En fait, ça ouvre plein d'options.
20:23C'est ça, et ça rend plus compliqué la planification pour les Iraniens.
20:27Est-ce une idée complètement folle,
20:29que de vouloir aller récupérer ce Turanium enrichi ?
20:32On en parlera dans un instant, juste après une petite pause,
20:34avec Anna Bauer, qui sera notre invité.
20:35Puis, je vous rappelle tout à l'heure, 21h, 21h,
20:39rendez-vous avec une star planétaire pour un événement planétaire.
20:43Céline Dion, l'annonce de son retour.
20:45Ce sera tout à l'heure en direct, 21h, sur BFM TV.
20:47A tout de suite.
20:50On est de retour, en direct, sur le plateau, ici, sur BFM TV.
20:53Soyez les bienvenus.
20:53Regardez, rendez-vous tout à l'heure, 21h.
20:56Rendez-vous littéralement pour un événement planétaire.
20:59Vraiment.
21:00Céline Dion, tout à l'heure, 21h.
21:01L'annonce de son retour, ce sera vivre en direct, sur BFM TV.
21:05Avant ça, bonsoir Alain Bauer.
21:07Bonsoir, je ne chante pas.
21:08Aucun lien entre les deux.
21:09Professeur émérite de criminologie.
21:10Trump, le pouvoir des mots, édition First.
21:12On va beaucoup reparler de Trump avec vous ce soir.
21:15Alain Bauer, est-ce une idée complètement folle ?
21:18Quoi ?
21:19De vouloir aller récupérer les 440 kilos d'uranium enrichi ?
21:22Non, c'est un objectif historique.
21:24C'est l'objectif des Israéliens.
21:25C'est l'objectif de la IEA.
21:27C'est l'objectif des Américains.
21:29C'est d'ailleurs le seul objectif qui, depuis le début,
21:31avait un sens particulièrement clair,
21:33qui était au cœur des négociations.
21:35Les deux rounds de négociations,
21:36qui s'étaient d'ailleurs terminés par une proposition
21:39validée par l'émissaire Omanet,
21:41qui disait, il nous le propose soit en dilution.
21:44Alors, malheureusement, ma collègue Galichet est partie,
21:47mais elle est bien meilleure que moi sur cette question.
21:50C'est-à-dire un processus qui vise à réduire le taux,
21:53l'enrichissement de l'uranium pour le ramener à un taux acceptable.
21:55C'est comme mettre de l'eau dans du pastis, en fait.
21:57Oui, alors beaucoup, beaucoup, beaucoup d'eau,
21:59et en plus beaucoup, beaucoup d'uranium pour réduire l'uranium.
22:02C'est un truc extraordinairement compliqué.
22:03Deuxième option, c'était le confier à l'AIEA et à la Russie
22:08pour le déménager ou le mettre sous une cloche quelque part,
22:11en attendant d'en faire quelque chose.
22:13Ces deux propositions étaient sur la table.
22:15Le vendredi, ils avaient rendez-vous, ou dans le samedi,
22:18ils avaient rendez-vous le lundi pour valider.
22:20L'Omanet était super content et badaboum.
22:23Donc, on est dans un processus normal de récupération.
22:27Troisième option, c'est d'aller les chercher.
22:29Vous avez vu qu'il y a désormais une image satellite
22:31que vous avez montrée avec beaucoup d'intérêt.
22:33Mais ce qui est encore plus intéressant,
22:35c'est que derrière l'image satellite, c'était la taille des fûts.
22:38Ils sont beaucoup plus grands que ce qui est nécessaire
22:41pour garder de l'uranium et qui pourrait donc être autre chose.
22:44L'uranium enrichi, ça se garde dans une espèce de conteneur.
22:48Comme une bouteille de plongée.
22:50Voilà, une bouteille de plongée.
22:51Alors, il faut beaucoup de bouteilles, mais enfin, on peut le protéger.
22:54Et on sait qu'une partie avait été évacuée avant les frappes de 2025.
23:01D'où cette photo-là, qui est le 19 juin 2025.
23:03Voilà.
23:04L'idée générale, c'est qu'il s'est revenu à Isparen.
23:06Mais vous aviez montré une deuxième carte tout à fait précise
23:09avec les deux sites qu'on ne connaissait pas,
23:11notamment Minjidai et puis la montagne de la Pioche qu'on connaissait,
23:14qui est le seul site qui n'a jamais été bombardé,
23:16car il est à peu près un bombardable.
23:18Absolument.
23:18Même du point de vue des Américains, même avec la GBU 57,
23:20même avec tout ce que vous voulez.
23:22Et donc, l'idée générale, c'est qu'on ne sait pas
23:24si tout l'uranium est concentrant à un seul endroit, d'abord.
23:27Et deuxièmement, c'est un enjeu majeur
23:30qui pourrait permettre de dire à Donald Trump
23:31« C'est ma victoire ».
23:33Curieusement, il ne l'a pas attrapé lors des négociations d'Omane.
23:36Parce qu'il ne croyait pas aux Iraniens ?
23:38Parce qu'il ne croyait pas ce que les Iraniens disaient ?
23:40On avait menti comme des arracheurs de dents, parce que vous avez le poker menteur avec Donald Trump
23:45et les échecs menteurs avec les Iraniens.
23:46Il y a plus de pièces aux échecs qu'il n'y a de cartes au poker.
23:49Mais sur le fond, la question centrale qui existait, c'était le site de Minjidaï,
23:54au nord-est de Téhéran.
23:55Lui était totalement inconnu.
23:57Totalement inconnu.
23:57Ça veut dire qu'il a été construit en parallèle, secrètement.
24:00Il n'était identifié par personne, à différence d'une montagne de la Pioche
24:03dont on savait qu'il existait.
24:05Et puis surtout, dans ce site, selon les sources israéliennes,
24:09alors ça vaut ce que ça vaut, mais au moins il y a des sources,
24:11dit que c'est un endroit où il y avait à la fois de la centrifugeuse
24:14et ce qui aurait pu ressembler à une ogive,
24:16c'est-à-dire à la tête nucléaire que les Iraniens ont toujours indiqué
24:19qu'ils ne voulaient pas construire.
24:21Et ça, ça a provoqué un effet absolument sidérant chez tout le monde.
24:26En fait, ils mentent encore plus qu'avant.
24:29Alors ça correspond à peu près à leur point de vue sur
24:31nous allons en prendre une deuxième couche,
24:33la rupture des négociations montre qu'ils vont nous attaquer.
24:36Nous devons désormais aller à autre chose.
24:38Je ne suis pas sûr qu'en six mois, ils aient eu le temps de monter Minjidai.
24:41Ça veut dire qu'ils l'avaient fait avant, qu'ils y pensaient déjà.
24:44Et en fait, depuis qu'on a vu ce qu'était la défense mosaïque,
24:48cette décentralisation de l'Iran sur 31 sites,
24:50dont 27 usines souterraines de missiles et d'équipements,
24:54de drones, de surdéveloppement, des capacités de production de missiles.
24:58Il y a plus de capacités de production et de diversification de missiles en Iran
25:02qu'il y en a aux Etats-Unis.
25:03On parlera des capacités iraniennes à frapper aujourd'hui.
25:07Mais si je reviens à cet uranium enrichi,
25:08avant de parler de la faisabilité de l'opération,
25:10est-ce que c'est une opération qui littéralement changerait le cours de l'histoire ?
25:14Pour Donald Trump, il a besoin de gagner quelque chose.
25:17Et donc, il gagnera quand il dira qu'il a gagné.
25:19Parce que c'est le principe de son fonctionnement.
25:21Et donc, il a besoin quand même d'avoir une vraie victoire.
25:24Pas uniquement à 10 pétroliers chinois.
25:26Et ça, ce serait le plus grand des trophées.
25:28Bah oui.
25:29Ça le remet à son niveau initial.
25:32Il y a une divergence entre les Américains et les Israéliens.
25:35Les Américains veulent le désarmement de l'Iran.
25:38Les Israéliens veulent l'effondrement de l'Iran.
25:40Pendant 4-5 semaines, d'ailleurs les 5 semaines étaient ce qui avait été prévu
25:43il y a 2 mois lors de la fameuse rencontre de Washington.
25:46Entre Netanyahou et Trump.
25:47En fait, vous avez un processus qui est...
25:49Il y a un processus de planification.
25:51Il était 5 semaines, phase 1.
25:53Ensuite, vous avez un processus de programmation.
25:54J'écoute souvent ce que dit Didier.
25:57Voilà.
25:58Et puis, en fait, vous avez un processus d'improvisation
26:00parce que dans une guerre, tout change tout le temps.
26:03Mais on reste dans le plan.
26:05On s'adapte.
26:06Voilà.
26:07Mais on reste dans le plan.
26:08Là, ils sont dans le plan.
26:09Et jusqu'au bout des 5 semaines, ils sont dans le plan.
26:11Et d'ailleurs, tout le monde est dans le plan.
26:12Les Iraniens disent, nous, on fonctionne comme c'est prévu.
26:15Les Israéliens disent, c'est comme ça que c'était prévu.
26:16Et les Américains disent, c'est comme ça que c'était prévu.
26:18Évidemment, ça ne débouche pas pour l'instant
26:21parce que le niveau de résilience des Iraniens,
26:23depuis 20 ans qu'ils se sont préparés grâce à M. Al-Jafari,
26:26qui est toujours vivant dans un coin
26:28et qui gère la doctrine et la stratégie des Iraniens,
26:31c'est quelqu'un dont on ne parle pas beaucoup,
26:32M. Vaidi, le vrai patron de l'Iran,
26:34qui est le patron des gardiens de la Révolution.
26:36Il y a quand même un processus très important aujourd'hui
26:39qui est celui d'une résilience beaucoup plus profonde
26:42et d'une capacité d'étalement du conflit
26:44beaucoup plus large que ce qui avait été, on va dire,
26:47anticipé par les divers stratégies.
26:49– Justement, je vous montrerai dans un instant
26:50les photos des AWACS, enfin de l'AWACS qui a été touché.
26:53– Du reste d'AWACS.
26:54– Du reste d'AWACS, effectivement.
26:55– De E-3 Sentry.
26:56– Avion radar qui a été touché ce week-end
26:58du côté de l'Arabie Saoudite.
27:00Mais une dernière question sur cet uranium
27:02et sur le plan des commandos.
27:03Si vous arrivez, enfin si vous arrivez,
27:05si on envoie les forces spéciales américaines
27:07qu'elles arrivent à Ispahan,
27:09devant des tunnels dont les entrées ont été obstruées,
27:13se sont effondrées, etc., qu'est-ce qu'on fait ?
27:15Les forces spéciales sont capables de désobstruer,
27:19de descendre, d'aller récupérer, de repartir ?
27:21– Les forces spéciales, qu'elles soient françaises
27:23ou américaines, et je dis un mot pour les anglais aussi
27:25parce qu'ils ont quand même une histoire remarquable,
27:28sont capables de tout faire.
27:29Voilà, absolument tout, y compris des trucs
27:31dont personne ne pense que c'est possible.
27:33Détruire les V2, attaquer l'usine allemande,
27:37Penemun, ils sont capables de tout faire.
27:39Ça nécessite un très bon renseignement
27:41et la garantie absolue qu'il y a au moins la moitié.
27:44Or, même la IEA dit qu'il n'y a que la moitié du stock à Ispahan.
27:48Il n'y a pas plus de la moitié du stock.
27:50Mais déjà, ça serait un extraordinaire coût,
27:53une opération de mètre.
27:55Et donc, entrer...
27:56– La moitié, c'est 5-6 bombes, au final,
27:59si jamais ils arrivaient à aller au bout du processus.
28:01– Déjà, elle n'est qu'à 60%, on n'est pas à 90%,
28:04donc c'est rien du tout pour l'instant.
28:06Si on continuait à enrichir, si on retrouvait de la centrifugeuse,
28:10si les centrifugeuses étaient de bon état,
28:11parce que, comme le rappelle Emmanuel Gallichet,
28:14je fais comme si elle était là,
28:15le fait d'avoir bougé les centrifugeuses,
28:17qui est plein de poussière partout, etc.,
28:19les rend totalement inopérantes.
28:20C'est pour ça que Minjidai, c'était une surprise.
28:23Parce que là, c'est des centrifugeuses neufs,
28:25avec quelque chose qui pouvait ressembler à une ogive.
28:28Donc voilà, à Ispahan, à Fordot, à Nathans, à Bouchère,
28:33et ailleurs, on ne sait pas.
28:34Montagne-la-Pioche, ça,
28:35personne ne l'a tapé,
28:37on ne sait absolument pas ce qu'il y a dedans,
28:38mais on sait qu'il y a quelque chose dedans.
28:40Et qu'ils ne veulent pas qu'on trouve, évidemment.
28:42Didier François, je vous montre une photo,
28:43une photo de cette AWACS,
28:45qui a été touchée sur une base américaine
28:49du côté de l'Arabie Saoudite,
28:51l'AWACS, avion radar,
28:53j'allais dire, décrivez-nous à la fois la photo,
28:55et ce que ça représente comme perte pour les Américains.
28:59Elle arrive, la photo.
29:00Regardez, elle va arriver,
29:01de manière absolument incroyable, logiquement,
29:03où on voit cette AWACS qui a été touchée,
29:04et très largement détruite sur...
29:06Ce n'est pas seulement un AWACS.
29:09C'est bien plus qu'un AWACS.
29:10Alors, en plus, ce qui est intéressant,
29:12c'est que vous avez vu qu'ils ont...
29:13Vous voyez, normalement, à l'arrière,
29:15la partie qui a été totalement détruite par le missile,
29:17c'est là qu'il y a le radome,
29:18qui est en fait l'immense radar,
29:20qui permet...
29:20Une grosse assiette qui est au-dessus de le...
29:22Oui, c'est une énorme pizza,
29:23ou un béret basque, mais très large,
29:25et qui, en fait, abrite un radar
29:28qui permet de voir en dessous sur...
29:31Vous voyez bien, sur un 360,
29:33et ça permet de voir tout ce qui bouge,
29:36tout ce qui vole, tout ce qui flotte.
29:38À l'intérieur de l'avion,
29:40vous avez un centre de commandement
29:41qui traduit l'ensemble de ces données
29:44en objectifs,
29:45et qui permet de coordonner
29:46les moyens que vous avez à disposition dans la zone
29:49pour aller intercepter,
29:50ou pour aller frapper, ou pour aller...
29:52Donc, c'est vraiment un appareil extrêmement important.
29:55C'était entre 16 et 18,
29:58en fonction de ce qui était disponible,
30:01pas disponible.
30:02Donc, un de moins, vous voyez bien que c'est beaucoup,
30:03ce qu'on appelle un démultiplicateur de force.
30:05C'est quelque chose d'extrêmement important.
30:07Et ce qui est intéressant,
30:08c'est qu'il l'ait visé, lui,
30:09alors que c'est un avion qui, d'habitude,
30:11n'était pas sur cette base-là.
30:13Donc, ça veut dire qu'ils ont eu l'information
30:14et le renseignement, non seulement de...
30:16Et il n'était pas stationné sur le parking,
30:19où étaient stationnés plusieurs ravitailleurs en vol,
30:22qui sont des cibles intéressantes.
30:23Mais vous voyez bien qu'ils ont choisi
30:24la cible la plus intéressante.
30:26Et qui n'était pas avec les autres à côté,
30:27sur le parking.
30:28Celui-là, vous le voyez,
30:29il était, en fait,
30:30sur un taxiway à côté des pistes,
30:33un peu en décalé,
30:35à l'écart sur la base.
30:37Mais alors là, deux questions, Alain Bauer.
30:39Comment les Iraniens pouvaient-ils le savoir ?
30:41Qui les a renseignés ?
30:42Et deuxièmement,
30:43comment sont-ils capables,
30:43au bout de cinq semaines de guerre,
30:45de frapper aussi précisément les Américains,
30:48sans que les Américains-là puissent se défendre ?
30:50Alors, d'abord,
30:51comment on peut-il savoir,
30:52le renseignement humain
30:52ou le renseignement électronique,
30:54ça sert à ça.
30:54Et donc,
30:55ils ont aussi des infiltrés en Arabie Saoudite.
30:58Je rappelle qu'il y a 15% de chiites
30:59en Arabie Saoudite.
31:00C'est au cas où tout le monde l'a oublié.
31:01Et qu'ils habitent en général
31:02uniquement sur les champs de pétrole.
31:03Ce qui a toujours été un problème
31:05très important pour les Saoudiens,
31:06dans leur relation aussi avec les Iraniens.
31:09Deuxièmement,
31:10ils disposent de renseignements électromagnétiques
31:13et satellitaires.
31:14Dit-on des Russes et des Chinois ?
31:16Je dis bien dit-on,
31:17parce qu'on le dit très, très, très, très fort.
31:20Donc, je le répète,
31:21mais c'est au conditionnel.
31:22Chacun, d'ailleurs,
31:23niera probablement ces informations.
31:26Enfin,
31:26ils disposent encore
31:27d'une batterie de missiles
31:28et de drones suffisants
31:30pour être extraordinairement fonctionnels,
31:32soit envoyés de très loin,
31:33soit,
31:33comme ceci avait été fait
31:34avec l'opération Spider,
31:36de très près.
31:37car, je le rappelle,
31:38les Ukrainiens avaient fait la même chose
31:39sur les bombardiers stratégiques nucléaires russes,
31:42avec une petite roulotte
31:44qui s'ouvrait,
31:45le toit s'ouvrait
31:46et des drones s'envolaient.
31:47Et comme c'était à proximité,
31:49ça, on ne sait pas encore,
31:50les Saoudiens mènent une enquête
31:52assez approfondie
31:53pour savoir comment c'est arrivé,
31:53les Américains aussi,
31:54mais il est assez probable
31:56qu'ils sont passés sous le radar
31:57plutôt qu'au-dessus du radar
31:59pour ne rien dévoiler
32:00de plus confidentiel.
32:02Oui, mais vous avez quand même
32:03visiblement des informations
32:04qui pointent vers ça.
32:06Comment est-ce qu'on explique,
32:07encore une fois,
32:07qu'après cinq semaines,
32:08les Iraniens frappent plus,
32:10par exemple,
32:11qu'il y a une semaine,
32:12soient capables de plus frapper
32:13que la semaine dernière ?
32:13Parce qu'ils ont 27 sites identifiés
32:16de production,
32:16de stockage
32:17et d'organisation de documents
32:19et que ça fait 20 ans,
32:20au moins,
32:22qu'Ali Jafari,
32:22ancien commandant des gardiens
32:23de la Révolution
32:24et actuel,
32:24stratège de la guerre
32:27à mener contre Israël
32:29et les États-Unis,
32:30sachant qu'il y aura
32:30une guerre à mener,
32:31à préparer,
32:32une décentralisation absolue.
32:34En fait,
32:34il a transformé l'Iran
32:36en Ukraine,
32:37mais en 20 ans,
32:38pas en 4 ans,
32:40c'est-à-dire
32:40une décentralisation absolue,
32:41une résilience totale,
32:43sauf que l'Ukraine
32:45est agressée
32:47par la Russie
32:48et là,
32:49l'Iran le fait
32:50contre Israël
32:51et les États-Unis,
32:52mais c'est la même logique,
32:53la même organisation,
32:54la même déstructuration,
32:56mais avec,
32:56simplement,
32:57un processus
32:58en disant,
32:59si on coupe une tête,
33:00il y en a une deuxième,
33:00il y en a une deuxième,
33:01il y en a une troisième,
33:01il y en a une troisième,
33:02il y en a une quatrième,
33:03mais de toute façon,
33:03vous êtes libres de faire
33:04ce que vous voulez,
33:05comme vous voulez,
33:05quand vous pouvez.
33:06La seule question qu'ils ont,
33:07c'est qui leur a fourni
33:08le Starlink
33:10qui doit leur permettre
33:11de fonctionner ?
33:12C'est la petite parabole
33:12qui permet d'avoir Internet.
33:14Et visiblement,
33:14il y a quelques réponses
33:15aussi à cette question-là.
33:16Et c'est-à-dire ?
33:18Nos amis russes
33:19ou nos amis chinois
33:20ont mis en place
33:21des outils
33:22qui ressemblent à ça,
33:23mais pour des raisons
33:23purement militaires
33:24et pas du tout
33:25pour des raisons civiles.
33:26On s'intéressera
33:26dans une seconde
33:27aux nouvelles déclarations
33:27de Donald Trump
33:28qui dit que les Américains
33:29parlent avec des Iraniens
33:31beaucoup plus raisonnables
33:32qu'avant,
33:32que le régime serait devenu
33:33beaucoup plus raisonnable,
33:34c'est comme ça que Trump le dit.
33:35Simplement,
33:36regardez cette affiche
33:37publiée par l'agent Asnim
33:38qui est une des agences
33:40officielles
33:41ou quasi officielles
33:41du côté iranien
33:43où on voit
33:44des soldats américains
33:46portant leur propre cercueil
33:48et on y lit,
33:49les États-Unis affirment
33:50qu'ils ont l'intention
33:50d'envoyer un certain nombre
33:51de leurs troupes
33:51pour une opération terrestre
33:54Chasse, merci de porter
33:55vos cercueils sur votre dos.
33:57Vous disiez,
33:58ça fait des décennies
33:59que les Iraniens se préparent.
34:00Ils se préparent aussi à ça ?
34:02Bien sûr.
34:02Ils se sont préparés
34:04à une guerre totale
34:05contre Israël d'abord
34:07et contre les États-Unis
34:08et Israël,
34:09le cas échéant.
34:10Et avant cette guerre,
34:13Ali Jafari,
34:14Ali Larijani, pardon,
34:15feu Ali Larijani
34:16a fait la tournée
34:17des monarchies du Golfe
34:19et a envoyé une lettre
34:20au président Trump
34:20par l'intermédient
34:21du sultan d'Oman
34:22pour dire
34:22si vous nous attaquez,
34:23voilà ce qui va vous arriver.
34:25Et vous avez une description
34:26très précise
34:27de voilà ce qui va vous arriver.
34:28Et c'est ce qui est
34:29en train d'arriver.
34:29Et c'est ce qui est
34:29en train d'arriver.
34:30C'est pour ça que je dis
34:30tout se passe comme prévu
34:32et donc rien ne se passe
34:33comme prévu,
34:34paradoxalement.
34:35Mais il n'y a aucune surprise
34:37extraordinaire dans cette guerre,
34:38y compris les opérations
34:40amenées à Hormuz.
34:42La dernière fois qu'on est venu,
34:43on parlait avec Didier François
34:45des trois petites îles
34:46qu'il fallait prendre
34:46pour prendre le Détroit,
34:47c'est-à-dire les deux Tombes
34:49et Ali Moussa.
34:50Ali Moussa, oui.
34:52Et de la même manière
34:53qu'il faut prendre Keshe
34:54parce que c'est le péage
34:55avec la petite île à côté
34:57et que Cargue,
34:58c'est tout au fond là-bas.
34:59On en parlait avec vous justement.
35:01Donc on n'a pas de surprise.
35:02La cartographie,
35:03c'est de la cartographie.
35:04La géographie ne ment pas.
35:05Il n'y a pas de surprise majeure
35:07en la matière.
35:08Donc on sait très bien
35:08comment ça marche
35:10et comment ça peut fonctionner.
35:11Il ne peut pas ne pas y avoir
35:13d'opération terrestre,
35:14mais il y a une différence
35:14entre une incursion
35:15et une invasion.
35:16Vous, vous optez ?
35:17Enfin, vous optez.
35:18Moi, j'opte un peu rien.
35:19Non, mais vous voyez
35:19ce que je veux dire.
35:20Dans la tête de Trump,
35:22plutôt pour une incursion ?
35:23C'est ce qu'il dit
35:24et c'est ce que j'ai cru comprendre
35:25de ce qu'étaient
35:26les plans de l'État-major.
35:28Il y a des opérations
35:28commando, force spéciale,
35:30si on trouve l'uranium.
35:31Ça, j'ai compris.
35:32Et il y a des opérations
35:33qui nécessitent
35:34de nettoyer le détroit
35:35pour faire avancer les troupes
35:37puisqu'on ne peut pas juste
35:38parachuter des soldats
35:39et dire, youpi, c'est fini.
35:40Ils ont besoin
35:41d'un large soutien
35:44logistique, opérationnel, aérien.
35:46Donc vous avez besoin
35:47que tout avance
35:47à peu près en même temps.
35:48C'est le 6 juin 1944,
35:50version réduite.
35:51Oui, avec l'information
35:52que nous donnait tout à l'heure,
35:53Lisa, les hommes de la 90e,
35:54les parachutistes,
35:55sont en train d'arriver,
35:56sont arrivés au Moyen-Orient.
35:57Quelque part.
35:58Quelque part au Moyen-Orient.
35:59On peut dire où ?
36:00On sait où ?
36:00Sur Koweït, a priori,
36:01puisque là, il y a
36:02leur commandement qui est là-bas.
36:04Bon, du côté du Koweït.
36:05On va demander à Strava.
36:06Qu'est-ce que...
36:06Oui, on verra
36:07s'ils font eux aussi
36:08des jogging
36:10qui sont opérés
36:11par leurs montres connectées.
36:14Et qu'est-ce que ça change ?
36:15Qu'est-ce que ça permet
36:16aujourd'hui à Trump
36:17de dire,
36:18bon, la 82e est là,
36:19les hommes sont prêts,
36:20M. le Président,
36:21qu'est-ce qu'on fait ?
36:22Non, mais vous savez,
36:22toute cette histoire
36:23a commencé en retard.
36:25La révolte du peuple iranien,
36:27elle n'est pas prévue
36:28ni organisée
36:29ni planifiée.
36:30Elle a lieu.
36:30En janvier.
36:31En janvier.
36:32Et là, tout le monde
36:32est pris de court
36:33parce que Donald Trump
36:34pense qu'il peut envoyer
36:35de l'aide,
36:36sauf que son état-major
36:37lui dit,
36:37mais nous n'avons personne.
36:38Il nous faut un mois et demi,
36:40deux mois pour mettre du monde.
36:41Deux mois,
36:42c'est le temps de préparation,
36:43le monde arrive.
36:44Là, il y a l'effet d'Aubaine.
36:45Toute la direction iranienne
36:46est réunie au même moment,
36:47au même endroit,
36:48alors même que l'opération militaire
36:50n'est pas prête.
36:52Donc, ils font,
36:52donc du coup,
36:53ils déclenchent une opération
36:54à moitié ou aux deux tiers.
36:56Donc, on voit arriver
36:57les troupes,
36:57puis les troupes,
36:58puis les supports de troupes,
36:59puis les soutiens.
37:00Les Israéliens disent,
37:01alors on peut faire ci,
37:02on peut faire ça,
37:03il nous faut cinq semaines,
37:04phase 1,
37:05cinq semaines,
37:06phase 1.
37:06Donc, ça prend un temps infini.
37:08Du coup, on se dit,
37:09ah oui,
37:10mais que vont faire les Iraniens ?
37:11Ah oui, quand même,
37:12ils prennent le détroit.
37:13Ah oui,
37:13ils tapent plus fort
37:15qu'on l'imageait.
37:15Ils tapent sur leurs voisins.
37:17Alors que l'Arigiani,
37:18il avait écrit,
37:19écrit en disant,
37:20nous taperons d'abord les bases,
37:21et puis si les bases,
37:22ça ne suffit pas,
37:23après, c'est la loi du talion
37:24de manière systémique.
37:25Mais vous notez
37:26qu'ils ne détruisent
37:27définitivement pas grand-chose,
37:28à part le Qatar,
37:30le GNL,
37:31le reste est réparable
37:32pendant des délais
37:33très raisonnables.
37:33Le gaz naturel,
37:35là, c'est 3 à 5 ans.
37:36Ce n'est pas 20 ans non plus.
37:38On voit bien
37:38qu'il y a un processus
37:40d'équilibrage de la terreur,
37:41sauf que là,
37:42c'est l'escalade
37:42pour l'escalade.
37:44Vous voyez,
37:44les Russes,
37:45c'est l'escalade
37:45pour la désescalade
37:46parce qu'à un moment,
37:47ils se disent quand même
37:47qu'il faut redescendre.
37:48Là, personne ne veut redescendre
37:49et c'est une partie du problème.
37:51Donc, tout ça laisse
37:52des opportunités
37:52au président Trump,
37:54mais on n'envoie pas
37:55une telle force militaire
37:56pour ne pas s'en servir.
37:58Alors, justement,
38:00on parlait de cette 82e,
38:03est-ce qu'ils sont prêts ?
38:05Ils ne sont pas prêts,
38:05ils arrivent.
38:06Voilà, mais c'est ce que
38:07j'avais voulu dire.
38:07Est-ce qu'ils sont prêts ?
38:08Est-ce qu'on parle
38:09d'une question d'heure,
38:11d'une question de jour,
38:11d'une question de semaine
38:13avant qu'il soit opérationnel ?
38:14Il y a des dates précises
38:15chez Donald Trump.
38:16Il y a un,
38:17son rendez-vous,
38:18c'est Xi Jinping
38:19mi-mai.
38:2014 mai.
38:2013-14.
38:2114, pour à confirmer.
38:22Il y a les 90 jours
38:24de la déclaration de guerre
38:25à présenter devant le Congrès.
38:27Même si cette opération militaire
38:28n'est pas une guerre,
38:29dans 90 jours,
38:30elle le devient
38:30ou elle s'arrête.
38:32Petit sujet,
38:32ça fait donc 5 semaines,
38:34il y a encore 60 jours à tenir
38:36et troisièmement,
38:37il y a le 4 juillet,
38:39la célébration
38:40de l'anniversaire.
38:41Il y a aussi
38:42le mondial de football
38:43aux Etats-Unis.
38:43Et il y a le mondial de football.
38:45Le mondial de football,
38:46c'est domestique,
38:47donc ça va pas mal
38:47à part pour l'équipe iranienne.
38:49Mais sur le fond,
38:50les dates sont importantes.
38:52Donc Donald Trump
38:52doit à chacune de ses étapes
38:54trouver quelque chose
38:55à gérer.
38:56Un, vis-à-vis des Chinois,
38:57c'est d'ailleurs pour ça
38:58que les pétroliers chinois
38:59continuent à passer.
39:01Parce qu'autrement,
39:01les Américains
39:02pourraient les empêcher
39:02de passer.
39:03Ils pourraient faire
39:03un embargo complet.
39:05Ils ne le font pas.
39:05Pourquoi ils ne le font pas ?
39:06C'est une bonne question.
39:07C'est un affrontement direct
39:08avec la Chine, l'Inde,
39:09mais aussi les Philippines
39:10qui sont en rationnement,
39:11le Vietnam qui est en rationnement,
39:12le Cambodge qui est en rationnement,
39:14le Japon qui vient d'attaquer
39:16pour la deuxième fois
39:16ses propres réserves.
39:18Les Philippines en état d'urgence.
39:19C'est ça que j'ai dit,
39:19les Philippines, etc.
39:20Donc on est quand même
39:21dans un état
39:22de désagrégation industrielle
39:24important.
39:24L'aluminium ne passe plus,
39:29plus de médicaments
39:30et surtout plus de médicaments
39:31pas chers, génériques,
39:33comme on le gère chez nous.
39:37Donc tous ces éléments cumulés
39:38amènent une pression
39:39tout à fait considérable
39:40à la fois domestique
39:42et internationale
39:42chez Donald Trump.
39:44Donc il a des moments
39:45qui sont ceux-là
39:46et ceux-là vont déterminer
39:48sa décision.
39:49Là, il se prend
39:49tous les moyens nécessaires
39:51pour dire,
39:51soit j'ai gagné,
39:52il gagnera quelque chose
39:54et donc, youpi,
39:55j'ai gagné.
39:56Et on rentre à la main.
39:57Sauf que les monarchies du Golfe
39:58aujourd'hui,
39:59elles ne veulent pas garder
40:00un Iran blessé
40:01et aussi dangereux.
40:02Elles veulent qu'il le finisse.
40:04Donc ça nécessite,
40:05et c'est pour ça
40:06que je crois
40:06à une intervention,
40:07je crois à des opérations
40:09très lourdes
40:10sur Keshe,
40:11sur les deux tombes,
40:12sur Moussa,
40:13sur Karg,
40:15etc.
40:16Et la question après,
40:18c'est est-ce que
40:18les Israéliens ont raison
40:19en disant,
40:20nous, on est en train
40:21de termiter la poutre.
40:22Elle apparaît
40:23comme parfaitement solide
40:24à l'extérieur,
40:25mais à l'intérieur,
40:26ça va casser net
40:26ou est-ce qu'ils ont tort ?
40:28Et même le patron du Moussa
40:29dit, moi,
40:30je n'ai pas tout à fait dit ça.
40:31Ulysse.
40:32Donc vous ne croyez pas
40:33à la diplomatie,
40:34vous pensez qu'on va
40:35vers une intervention,
40:36mais on apprend aujourd'hui
40:37que le ministre iranien
40:38des Affaires étrangères
40:39se rend à Pékin.
40:40Et pourquoi ?
40:41Parce que ce que l'on dit
40:42dans les coulisses
40:43de la négociation,
40:44c'est que les Iraniens
40:44ne veulent pas aller
40:45tout seuls négocier
40:46parce qu'ils n'ont pas confiance.
40:48Et on peut comprendre
40:49puisque la dernière fois,
40:50ça n'a pas marché.
40:51Les deux dernières fois.
40:51Les deux dernières fois.
40:52Donc est-ce que la Chine
40:53peut être l'un des garants
40:54de cette négociation ?
40:55Et est-ce qu'à ce moment-là,
40:57ça redonne du poids
40:58à l'hypothèse diplomatique
40:59ou est-ce que définitivement,
41:00vous pensez que Trump
41:01va intervenir
41:02non ?
41:02Non, non, je pense
41:04que la Chine
41:04ne peut pas laisser faire,
41:05la Chine ne peut pas laisser
41:06s'effondrer l'Iran,
41:08la Chine ne peut pas laisser
41:10détruire le Détroit,
41:11la Chine ne peut pas
41:11en plus perdre
41:12Bad el-Mandeb,
41:13c'est-à-dire le canal là-bas.
41:15Vous savez, le monde,
41:16c'est 8 Détroit et le canal.
41:18On en avait parlé
41:19au quartier général
41:20chez vous il y a quelques jours.
41:22Et donc c'est un sujet
41:23qui n'a pas changé.
41:23C'est-à-dire la géographie
41:24n'a toujours pas changé.
41:25Non, la Chine,
41:26elle en a marre.
41:27Elle a essayé
41:28l'option diplomatique.
41:29Elle a essayé l'option
41:30« On va vous aider
41:31à trouver une solution ».
41:32Elle a imposé
41:33la libre circulation
41:34d'une partie
41:35de ses propres bâtiments
41:36ou allant vers
41:37ses propres ports
41:39dans le canal
41:40sans intervention des...
41:41Et s'il y a intervention
41:41au sol,
41:42ça fait tout exploser.
41:43Les Iraniens vont réagir
41:44à nouveau
41:44comme ils l'ont prévu,
41:45semble-t-il.
41:46C'est pour ça que
41:47je prends en compte
41:48ce que vous dites
41:48en disant
41:49la Chine ne laissera pas
41:51une autodestruction
41:52de cet espace vital
41:53pour elle
41:54dans les deux sens,
41:55à la fois à l'export
41:56et à l'import.
41:57Je rappelle que
41:57les raffineries chinoises
41:58sont formatées
41:59pour le pétrole iranien
42:00et seulement
42:01pour le pétrole iranien
42:02à 80%
42:02et pour le pétrole vénézuélien
42:04sur le reste.
42:05En Venezuela,
42:06vous avez pu constater
42:07qu'elle a perdu
42:08le canal de Panama
42:09que Donald Trump
42:11a récupéré
42:12subrepticement
42:12dans l'indifférence générale
42:13mais c'est quand même
42:14un acte majeur.
42:16Donald Trump
42:17vient de récupérer
42:17trois bases nouvelles
42:18dans le Groenland
42:19alors que tout le monde
42:19expliquait que ça n'arriverait pas.
42:21C'est arrivé.
42:22Donc on est bien
42:22en train de voir
42:23une reconfiguration
42:24hémisphérique du monde
42:25mais la Chine
42:26elle a un enjeu
42:27aujourd'hui
42:28c'est de rétablir
42:28la circulation
42:29à Hormuz
42:31avec tout ce petit monde.
42:32Le Koweït
42:33c'est l'aluminium
42:33qui fait les puces électroniques.
42:35Je rajoute à ça
42:35dans la série.
42:36Les engrais
42:37ça vient de là-bas aussi
42:38du Golfe.
42:39Donc à la fin de la fin
42:40tout le monde a un intérêt
42:41à ce que ça se termine.
42:43Mais ça peut se terminer
42:44par une intervention
42:45d'occupation de cargues
42:47ou une occupation
42:47d'intervention
42:48sur les trois petits îles
42:49ou des opérations
42:50d'incursion
42:51force spéciale
42:51sur des cibles.
42:52On a les parachutistes américains
42:54qui sont arrivés
42:54au Moyen-Orient
42:55en ce dont on vous parle
42:55de la 82ème.
42:56Très bien.
42:56Qu'est-ce qui manque
42:57aujourd'hui encore
42:58à l'armée américaine
43:00pour déclencher
43:01les opérations
43:01dont vous parlez ?
43:02Un groupe aéronaval
43:03pour remplacer celui
43:04qui est là.
43:04C'est-à-dire un porte-avions ?
43:05Très très long.
43:06L'arrivée du Bush
43:06qui va remplacer le Ford ?
43:08Et ça c'est quand ?
43:09Il est en cours.
43:11Ça va prendre une semaine
43:12à 10 jours.
43:12C'est à peu près ça.
43:14Et puis vous avez peut-être
43:15la 101ème
43:15qui peut-être
43:16ou peut-être pas
43:19pourrait venir...
43:19Voilà.
43:20C'est la division aéromobile.
43:21Ce n'est pas la division aéroportée.
43:22On a la 76ème
43:23forte spéciale
43:24qui est déjà déployée.
43:26C'est quelques jours.
43:28En fait,
43:28quand Donald Trump
43:29vous dit encore 5 jours,
43:30encore 3 jours,
43:30encore 4 jours,
43:31c'est que son état-major
43:31lui a dit
43:32date estimée d'arrivée.
43:34Voilà.
43:35C'est comme votre GPS.
43:36Trump qui dit ce soir
43:37que les Américains
43:38parlent avec des dirigeants
43:39iraniens plus raisonnables
43:40qu'avant.
43:41Est-ce que ça existe
43:41des dirigeants iraniens
43:42plus raisonnables qu'avant ?
43:43Il y a toujours eu
43:44des dirigeants iraniens
43:45plus raisonnables qu'avant.
43:46Le problème,
43:47c'est qu'ils en ont éliminé
43:48beaucoup.
43:48Il l'a même dit d'ailleurs.
43:49On ne sait plus
43:50à qui parler.
43:51Et alors,
43:51ceux dont il donne les noms
43:53apparaignent comme
43:54relativement peu raisonnables
43:55et surtout n'ayant pas
43:56le pouvoir.
43:57Parce que s'il reste
43:58un résidu réel
43:59de pouvoir religieux
44:00ou en tout cas théocratique,
44:01alors je ne parle pas
44:02de savoir s'il est ou pas
44:05vivant,
44:07subclaquant
44:07ou ailleurs,
44:08mais il y a encore
44:09quelques grands dirigeants
44:10très respectés
44:11dans le système.
44:12Il y a les gardiens
44:13de la révolution.
44:13Je vous ai donné tout à l'heure
44:14les deux noms
44:15des gens qui comptent vraiment.
44:16Vaidi,
44:16alors ce n'est pas un mou-mou.
44:18Non, pas trop.
44:19On est d'accord.
44:21Donc lui,
44:21il ne parle pas.
44:21Larry Jani était l'homme
44:22qui parlait à tout le monde
44:23et son élimination
44:24est une immense erreur politique.
44:25C'est l'ancien passant
44:26du Conseil de sécurité.
44:27Oui, ça je tiens à dire
44:28que vraiment,
44:29il n'était pas
44:29celui des Américains au début,
44:31il était seulement...
44:31C'est une volonté
44:32des Israéliens
44:32de faire capoter
44:33toute négociation.
44:34Je peux dire
44:34que c'est une immense
44:35erreur politique.
44:36C'est quand même un drame
44:38pour ceux qui pensaient
44:39qu'une solution diplomatique
44:40était possible
44:41parce qu'il faut quand même
44:41quelqu'un en face de vous
44:42pour en parler
44:43et puis il ne reste pas grand monde.
44:47Alors ils annoncent en fait
44:48le président Trump
44:49comme d'habitude
44:50a mis la cible sur le dos
44:52du président du Parlement
44:53en disant
44:53je parle avec le président
44:55du Parlement
44:55et M. Gallibard
44:56ce qui n'a pas dû
44:57renforcer sa situation
44:58parce qu'en fait
44:59vous êtes aujourd'hui
45:01dans une tension interne
45:02qui sont que les plus radicaux
45:04se radicalisent
45:05et en Israël
45:07et en Iran
45:08et les Etats-Unis
45:09sont entre les deux
45:10cherchant un interlocuteur.
45:13Justement, vous avez noté
45:14des fissures dans le régime
45:15ou pas encore ?
45:15En Iran ?
45:16Oui.
45:18Moi, c'est un peu
45:19comme je parlais
45:20de la disparition
45:23des pacifistes politiques
45:25en Israël
45:25après le 7 octobre.
45:27Les négociateurs
45:28se font rares en Iran
45:29d'abord parce qu'ils se font
45:30éliminer probablement
45:31par leurs propres amis
45:32comme toujours.
45:33Les radicaux éliminent toujours
45:34les modérés
45:35ou les réformistes.
45:36Mais il reste encore
45:37quelques opérateurs
45:39et quelques anciens présidents
45:40de la République iranien
45:40qui ont fait bons offices
45:42pour dire
45:43nous serions disponibles.
45:45Le président Pézéchien
45:46lui-même,
45:46il essaye d'exister.
45:47Vous êtes président
45:48toujours aujourd'hui ?
45:48Il est toujours président
45:49mais enfin,
45:50il est très discret
45:50après sa première tentative
45:51de je m'excuse
45:52de vous avoir envoyé
45:53des missiles.
45:55Pif, paf.
45:56Voilà.
45:57Donc, c'est très compliqué.
45:58Pour l'instant,
45:59je n'en vois pas.
46:00Ça ne veut pas dire
46:00qu'il n'existe pas.
46:01Comme toujours,
46:02dans les régimes dictatoriaux,
46:04l'opposition est à l'intérieur
46:05et pas à l'extérieur.
46:07On verra.
46:08Pour l'instant,
46:09je ne crois pas
46:09que cette voie de négociation-là
46:11puisse aboutir
46:12par rapport à la posture
46:13des gardiens de la Révolution.
46:14Commentaire ce soir
46:15de John Bolton
46:15qui est l'ancien conseiller
46:16de Trump à la sécurité.
46:17Il dit
46:18« L'idée que les personnes
46:19à qui ils, les Américains,
46:20parlent maintenant
46:21seraient très différentes
46:22du régime précédent.
46:23Cette idée est juste délirante.
46:25Les visages sont différents
46:26mais l'idéologie du régime
46:27n'a pas changé. »
46:28Mais ce qui est bien normal,
46:29en fait,
46:29parce que vous voulez négocier
46:31avec des gens
46:31qui n'ont pas la main
46:32sur les manettes,
46:32ça n'a aucun sens.
46:33Parce qu'il faut pouvoir
46:34voir le résultat à la fin
46:35s'il faut qu'ils puissent imposer.
46:36Donc, ce sont des gens du régime.
46:38Sauf qu'ils ne sont plus corrompus
46:39ou ils ont d'autres raisons.
46:41Pourquoi ils ont choisi
46:42Khalibaf ?
46:42Ce n'est pas qu'il est
46:43plus sympathique que les autres.
46:45Parce que, d'abord,
46:45il a commencé dans le régime
46:47tout petit.
46:48À 17 ans,
46:48il allait combattre les Irakiens
46:50et il est monté dans l'appareil.
46:51Après, il a des leviers
46:53qui font que c'est peut-être
46:53plus intéressant
46:54de discuter avec lui
46:54qu'avec d'autres.
46:55Mais c'est quelqu'un du régime.
46:57Rappelez-vous,
46:58avant même que ça commence,
46:59on vous avait dit
47:00que ça finirait certainement
47:01par une tentative de négociation
47:02avec une partie radicale du régime
47:04quitte à heurter
47:06les sensibilités
47:07des démocrates
47:08et des opposants iraniens.
47:10On l'a dit sur ce plateau.
47:12Rappelez-vous,
47:13et on avait déjà parlé
47:14de Halibaf à l'époque.
47:15C'était avant que ça commence.
47:16Donc, il y a quand même
47:17une certaine logique à tout ça.
47:19Il ne faut pas prendre...
47:19Les choses ont aussi
47:21été un petit peu travaillées quand même.
47:22À l'avoreur.
47:23Non, non, je suis absolument d'accord.
47:25De toute façon,
47:25ils cherchent tous
47:26la vice-présidente vélézuélienne
47:28qui nous ferait le coup à l'envers.
47:30La vice-présidente en Iran,
47:32c'est rare.
47:33Et ils ne l'ont pas trouvée,
47:34mais ils la cherchent.
47:35Donc, désespérément.
47:37Voilà.
47:37Alors, ça n'était pas la Rijani.
47:38Ça ne veut pas dire que ça a marché.
47:39Non, la Rijani.
47:40Ce n'était pas la Rijani
47:40parce qu'ils n'étaient pas corruptibles.
47:42Mais la Rijani était l'homme
47:43des négociations.
47:44C'est l'homme de la dilution.
47:45C'est l'homme de l'option russe.
47:47C'est l'homme de
47:48on va trouver une solution.
47:50Il ne faut pas oublier.
47:51C'est l'homme de l'héroïque flexibilité
47:53qui parfois nous surprend
47:54depuis l'intérieur du régime.
47:56Même si, en apparence,
47:58dans le moment
47:58où les négociations sont discutées,
48:00dans ce type de régime,
48:01on doit montrer un front très uni
48:03et dire non, non, non,
48:05on ira jusqu'au bout
48:05parce que chacun se scrute
48:07et se dit le premier qui flanche,
48:08je dois l'éliminer.
48:09Donc, c'est le moment
48:10où tous ceux
48:11qui ont l'intention de négocier
48:12doivent paraître
48:13le plus inflexible.
48:15C'est un peu paradoxal
48:16mais c'est ce que vous disiez.
48:17C'est comme ça que ça marche.
48:18Et puis,
48:19il reste quand même des gens
48:20encore d'une génération
48:21qui ont grandi
48:23dans le mythe du défi américain.
48:25Et c'est pour ça
48:26qu'il y a une forme d'injustice
48:28dans cette guerre
48:28un peu paradoxale.
48:29C'est que les États-Unis
48:30ont certes la plus grande puissance
48:31mais ils doivent obtenir la victoire
48:34tandis que chaque jour
48:35qu'ils passent pour l'Iran,
48:36chaque destruction
48:37de matériel américain symbolique
48:39s'accumulent
48:40en termes de succès
48:41puisqu'ils sont juste
48:43dans le défi duré
48:44face aux États-Unis.
48:46C'est déjà un succès
48:47et c'est un succès
48:48pas seulement pour l'Iran
48:49mais aussi pour la Chine
48:50mais aussi pour la Russie
48:51parce qu'il y a l'ombre
48:53de ces pays
48:53dans cette guerre
48:54et c'est un peu surprenant
48:55que Donald Trump
48:56ne semble pas saisir
48:57qu'il s'affronte
48:58au même moment
48:59ou alors il le sait très bien
49:00ne veut pas en parler
49:01à la Russie
49:02et à la Chine
49:02derrière l'Iran.
49:03Trump, le pouvoir des mots
49:04édition First
49:05merci Alain Bauer
49:05d'avoir été avec nous ce soir.
49:06Vous aimez Céline Dion ?
49:08Oui
49:08mais je n'ai aucune compétence
49:10sur le sujet
49:10et je chante faux.
49:11C'est ce que vous dites !
49:13Bon, merci.
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