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  • il y a 6 semaines
Thomas Ménagé, député du Loiret et porte-parole du groupe Rassemblement national à l'Assemblée nationale, est l'invité de Questions politiques ce dimanche. Une émission présentée par Alexandra Bensaid avec Alix Bouilhaguet (France Télévisions) et Françoise Fressoz (Le Monde). Plus d'info : https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/questions-politiques/questions-politiques-du-dimanche-29-mars-2026-3697855

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00:07Générique
00:09...
00:10Toutes et à tous, bienvenue dans Questions politiques.
00:14Une semaine après le second tour des municipales, les équipes commencent à s'installer dans les mairies.
00:18La nouvelle réalité, elle se regarde d'abord au debout de l'échiquier politique,
00:23avec LFI aux commandes désormais de villes comme Roubaix, Saint-Denis, plus de 100 000 habitants,
00:28et avec le Rassemblement National qui continue de s'implanter, des territoires qui basculent,
00:33comme dans le Loiret, on va en parler, et au final plus de 70 mairies RN dans des villes moyennes,
00:39Carcassonne, Castres, Sifours, mais pas Toulon, mais pas Marseille, mais pas Nîmes et encore moins Paris.
00:46Dans un petit peu plus d'un an, la présidentielle, le parti de Marine Le Pen et Jordan Bardella,
00:51peut-il espérer s'approcher de l'Elysée s'il reste à la lisière des grandes villes ?
00:56On en parle avec notre invité, c'est le député et porte-parole du groupe RN à l'Assemblée,
01:01Thomas Ménager est en direct sur France Inter, France Info, le canal 16 de la télé,
01:06l'émission est en partenariat avec le journal Le Monde, nous sommes ensemble jusqu'à 13h.
01:11France Inter, questions politiques, Alexandra Ben Saïd.
01:18Bonjour et bienvenue Thomas Ménager.
01:20Bonjour mesdames, merci de votre invitation.
01:22Et merci de l'avoir accepté.
01:23Avec le côté, pour vous interviewer, je salue Alix Bouillaguet de France Télévisions.
01:27Bonjour Alix.
01:28Bonjour Alexandra, bonjour à tous.
01:30Avec vous tout à l'heure, l'auteur du portrait.
01:33On fera le portrait d'un trentenaire qui est entré en politique tôt, mais alors ce n'était pas au
01:37RN.
01:38Oui, on verra qu'après quelques virages, vous faites désormais partie de ce qui incarne le visage
01:43de la normalisation du Rassemblement National souhaité par Marine Le Pen.
01:47Je salue également Françoise Fressos du journal Le Monde. Bonjour Françoise.
01:50Bonjour à toutes et tous.
01:51Avec vous, comme chaque dimanche, on prend de l'avance sur un des grands débats de 2027.
01:55Ça se rapproche quand même, 2027. C'est dans un petit peu plus d'un an.
01:59Ce midi, on parle de ?
02:00L'immigration qui est l'obsession du RN, de l'extrême droite et de plus en plus d'une partie
02:05de la droite.
02:05Et ce sera la séquence 2027, France 2027, vers 12h50.
02:10Mais tout de suite, Thomas Ménager, 5 minutes d'actu entre 4 yeux.
02:13Et cet attentat déjoué à Paris hier, à 3h30 du matin.
02:18Deux hommes qui tentent d'allumer un engin explosif devant les bureaux de Bank of America.
02:22C'est la première fois depuis le début du conflit au Moyen-Orient.
02:25Le ministre de l'Intérieur fait le lien entre ce conflit enclenché là-bas par Donald Trump
02:31et cette attaque ici, contre des intérêts américains.
02:34Alors selon nos confrères de France Info, trois suspects sont désormais en garde à vue.
02:39Qu'est-ce que ça vous inspire ?
02:41Moi je crois à ce que dit le ministre de l'Intérieur.
02:43On a déjà vu ça dans d'autres pays européens.
02:45Mais c'est vrai que depuis le début de ce conflit, il n'y avait pas eu encore de répercussion,
02:50d'importation, entre guillemets, c'est le terme habituellement utilisé,
02:54de ce qui se passe au Moyen-Orient en France.
02:56Et nous avons été tous, pensez collectivement, dans la sphère politique, quasiment tous,
03:01à dire attention il ne faut jamais importer ces conflits dans notre pays.
03:05Certains parfois jouent un jeu dangereux en essayant de monter et de créer un certain nombre de tensions.
03:11Il faut remercier les forces de l'ordre, les services de renseignement qui ont fait leur travail.
03:16Et ça laisse aussi en tête à chacun que malheureusement la menace terroriste,
03:21sur ce plan-là et sur d'autres, existe encore au quotidien et qu'il faut qu'on reste vigilant.
03:25Vous avez l'impression que cette menace est en train de remonter ?
03:28Vous êtes inquiet du risque terroriste ?
03:30Automatiquement, historiquement on le sait, dès qu'au Moyen-Orient il y a une montée des tensions,
03:34et on l'a connue juste après le 7 octobre et depuis maintenant aussi ces attentats à l'époque,
03:42une montée des tensions, des divisions dans la société.
03:46Et automatiquement, là on voit que c'est les intérêts américains,
03:48c'est l'Amérique qui est ciblée directement.
03:51Et je crois que d'après les informations qu'on a aussi,
03:54c'est que malheureusement maintenant le terroriste s'organise sur Snapchat,
03:56où des jeunes perdus sont utilisés pour 600 euros.
04:02C'est ce qu'a dit cette personne, en effet interpellée, qu'elle avait été recrutée,
04:06elle a dit qu'elle était mineure, elle a dit qu'elle avait été recrutée sur Snapchat pour 600 euros.
04:10Voilà, donc on voit bien que malheureusement il y a aussi d'autres mutations qui existent,
04:13et les services de renseignement doivent être soutenus pour pouvoir apporter et anticiper ces différentes attaques.
04:19Malheureusement ça existe déjà aussi depuis un moment,
04:21on sait que notamment nos compatriotes de confession juive, depuis 7 octobre,
04:25il y a eu un certain nombre d'attentats déjoués,
04:27qu'il y a des services de renseignement et des forces de l'ordre qui sont obligés d'être très
04:31très vigilants.
04:32Thomas Ménager, vous parlez de soutien aux services de renseignement,
04:34parlons du soutien économique aux professions qui souffrent à cause de ce conflit en Iran.
04:40Le gouvernement a annoncé vendredi soir 70 millions d'aides pour trois professions,
04:44pour alléger le prix du carburant, pour les pêcheurs, les agriculteurs et les professionnels du transport.
04:49Ils sont déçus, on a vu par exemple les transporteurs routiers qui ont déjà commencé à organiser des manifestations,
04:53des opérations escargots. Est-ce que vous les comprenez ? Est-ce que vous les soutenez ?
04:58Mais bien entendu. Ce sont des métiers qui sont déjà en difficulté.
05:01Et là, à la fois sur la force de la réponse, qui est très insuffisante,
05:06mais aussi sur les mécanismes, parce que ce sont des sociétés, des entreprises,
05:10qui ont souvent des problèmes de trésorerie.
05:11Et là, ils vont devoir payer à la pompe, être remboursés.
05:13Donc il y a à la fois des questions de mécanisme et des questions d'ampleur.
05:17Alors sur la trésorerie, il y a déjà eu des mesures à annoncer, des étalements d'échéance fiscale,
05:22des reports de cotisations sociales, ça c'est en début de semaine.
05:25La plupart des mécanismes vont devoir quand même faire remplir et pouvoir sortir.
05:27Ils savent très bien qu'ils sont déjà souvent en difficulté.
05:29Nous, nous avons une mesure plus simple, vous le savez, que nous portons maintenant depuis plusieurs années,
05:34qui est la baisse de la TVA de 20 à 5,5% sur l'énergie, globalement.
05:39Parce que, je tiens à rappeler, parce qu'on entend M. Lescure, là, depuis quelques jours, dire,
05:42mais en période de crise, l'État ne s'enrichit pas.
05:44Alors c'est vrai qu'il y a une élasticité du marché, c'est vrai qu'il y a aussi
05:48d'autres baisses de...
05:50Alors une élasticité, il faut peut-être expliquer.
05:52Ça veut dire qu'en effet, les économistes disent, c'est prouvé, que l'État ne s'enrichit pas
05:56parce qu'il y a une baisse de la consommation.
05:58Et donc ce que vous pouvez engranger en TVA, il y a une telle baisse de la conso que ça
06:02ne fait pas de recette en plus.
06:03Mais vous le savez aussi, quand il y a un manque de confiance, et ce qui existe aujourd'hui,
06:06il y a aussi une baisse de la consommation.
06:08C'est-à-dire l'inflation, l'augmentation des prix fait qu'un certain nombre de Français stoppent tout, s
06:12'inquiètent.
06:13Et il y a aussi une baisse de la quantité consommée en termes d'essence,
06:16parce que je le vois dans mon territoire, dans le Loiret.
06:18Moi les gens me disent, en ce moment, on ne met que 10 euros ou 20 euros dans le plein,
06:22on ne fait plus le plein total.
06:24Donc la baisse de la TVA est la seule mesure juste,
06:27parce qu'il faut rappeler quand même que pendant la guerre en Ukraine,
06:30et ça c'est les chiffres, il y avait eu une hausse des recettes fiscales
06:33de 40 milliards au global sur l'énergie, suite à cette hausse de prix.
06:38Et c'est mathématique, quand le prix augmente, il y a plus de taxes qui rentrent dans les caisses de
06:41l'État.
06:41Thomas Ménager, donc vous dites que ça n'est pas assez pour les professions qui s'ouvrent vraiment,
06:45et vous dites que même ceux qui auraient les moyens de faire leur plein,
06:48il faut baisser la TVA, et que la France a les moyens.
06:51Oui, non mais ce n'est pas que la France a les moyens.
06:53On a 5,1% de déficit.
06:56Cette baisse de TVA, elle coûte combien ?
06:58Pour vous, elle coûte combien ?
06:59Alors, elle coûte 12 milliards sur l'année, donc on est à 1 milliard par mois à peu près, voilà.
07:04Mais aujourd'hui, si vous voulez que les gens consomment, investissent,
07:08nos entreprises aussi qui subissent cette hausse,
07:11il y a aussi un cercle verteux de l'économie à relancer.
07:15C'est ce qu'on a dit pendant la crise en 2022,
07:17et du coup on se retrouve avec une dette à 3 500 milliards,
07:19et le Rassemblement National, je vais juste finir,
07:21parce qu'il y a peut-être une contradiction,
07:23le Rassemblement National est le premier parti à l'Assemblée à dire
07:27ça n'est pas le Mozart de la finance, Emmanuel Macron,
07:29regardez où nous en sommes.
07:31Est-ce que vous n'êtes pas en train de nous refaire le parapluie tarifaire
07:35et vous allez aussi creuser le déficit et alourdir la dette ?
07:38C'est certain que si vous faites ces mesures,
07:40mais derrière vous ne faites pas de mesures d'économie,
07:42clairement, s'il n'y a pas des économies structurelles,
07:44s'il n'y a pas une relance de notre économie,
07:46c'est sûr qu'on va arriver à cette situation
07:48qu'on connaît depuis plusieurs années,
07:50c'est-à-dire des chèques qui sont donnés,
07:51des augmentations de dépenses des manques à gagner,
07:56et un déficit et une dette qui ne fait que croître.
07:59Mais à un moment, je ne veux pas non plus laisser dire
08:02que les mesures que nous portons sont totalement idiotes.
08:05En Italie, il y a eu cette baisse de la TVA de 20 à 10%,
08:09alors pas à 5,5, je crois que c'est à 10%.
08:11Il y a en Espagne, il y a dans plusieurs pays de l'Union Européenne,
08:14cette baisse de la fiscalité.
08:15Même au niveau européen, Ursula von der Leyen,
08:19le commissaire à l'énergie a dit
08:21la question de la fiscalité de chaque pays
08:23est le levier que vous pouvez avoir pour votre économie
08:25et pour le pouvoir d'achat des Français.
08:27Et en effet, on ne va peut-être pas y rester,
08:28mais la situation de l'Espagne n'est peut-être pas celle de la nôtre.
08:31L'Espagne, ils n'ont pas 5% de déficit,
08:33ils ont la moitié,
08:34et l'Espagne, la dette, elle est à 100%,
08:36et nous, elle est à 115%.
08:38Ce n'est pas aux Français de payer les échecs d'Emmanuel Macron
08:40et les 3 400 milliards, et vous avez raison,
08:42mais c'est de faire des économies structurelles
08:44sur le train de vie de l'État,
08:45sur le coût de l'immigration, on y viendra, je crois,
08:47sur le thème de 2027,
08:48sur le budget de l'Union Européenne,
08:49où tous les pays, plusieurs pays du moins,
08:51les Pays-Bas, l'Allemagne, ont demandé des ristournes.
08:53Il y a d'autres leviers que de faire payer des Français,
08:56je vous dis, des infirmières,
08:58des chefs d'entreprise, des artisans,
08:59et même, moi, 80%.
09:00Et même vous, et même ceux qui ont des SUV,
09:02et même parce que les infirmières,
09:04elles en ont pas pour leur travail.
09:04Mais parce qu'on sait très bien
09:05que les politiques de chèques très ciblées,
09:07on l'avait vu, ça avait été l'exemple qui avait fait rire,
09:08même Jordan Bardella, qui était député européen,
09:10avait reçu son chèque,
09:11parce que quand on commence à créer des usines à gaz,
09:13ça devient très compliqué,
09:17mais énormément de professions sont oubliées,
09:18énormément de cas sont oubliées,
09:20je vous dis, des infirmières qui prennent leur bagnole
09:22tous les matins pour aller soigner
09:24des personnes à domicile
09:25ou des chefs d'entreprise,
09:28des artisans dans le bâtiment
09:29qui doivent prendre leur camionnette
09:30pour aller bosser, ils sont dits.
09:30Ça, c'est ciblé.
09:32Si vous rendez moins douloureux le passage à la pompe
09:34à chaque crise,
09:35est-ce que les Français verront encore
09:37la nécessité d'abandonner les énergies fossiles,
09:41de retrouver de la souveraineté énergétique ?
09:43Ça, c'est une question.
09:44Est-ce que vous voulez freiner la transition énergétique ?
09:46Est-ce que vous ne risquez pas de la freiner
09:47avec votre proposition de TVA à 500 ?
09:49Par contre, vous posez une très bonne question
09:51et on se rend compte que notamment dans certains secteurs
09:53comme le BTP, comme les marins pêcheurs,
09:55en fait, c'est aussi l'échec de la décarbonation.
09:57C'est-à-dire que si on avait mis le paquet
09:59non pas seulement par une écologie punitive
10:01comme ça a été le cas aujourd'hui
10:02où, en fait, la seule manière de faire
10:04de la transition et de la décarbonation,
10:06c'est de dire on augmente les CE,
10:07parce qu'il y a aussi, au-delà de la TVA,
10:09on sait depuis 2022,
10:11on est passé de 5 à 17 centimes par litre
10:15ou 15 centimes,
10:17vous me souvenez, à 2 centimes près
10:18le montant des CEE,
10:21on a augmenté la fiscalité
10:22comme seule réponse à la décarbonation.
10:24Je ne pense pas que c'est en baissant la fiscalité
10:26que les gens vont consommer plus de carburant.
10:29La plupart, l'essentiel,
10:32ils mettent du carburant
10:33parce qu'ils n'ont pas d'autre choix aujourd'hui.
10:35Donc ça passe par décarboner
10:37les milieux professionnels,
10:38c'est-à-dire le secteur de l'économie,
10:40les marins pêcheurs, le BTP, l'industrie,
10:42et ça passe par contre à accompagner aussi
10:44les Français d'un point de vue de pouvoir d'achat.
10:46Une dernière question, on va ouvrir la discussion.
10:48Vous pensez toujours que les experts du GIEC exagèrent ?
10:50C'est ce que vous aviez dit en 2023 sur France Inter.
10:52Alors, j'avais dit,
10:53après avoir expliqué pendant près de 10 minutes,
10:56qu'il y avait énormément de choses à faire
10:58pour décarboner notre économie,
11:00pour apporter cette transition
11:02et cette adaptation au changement climatique.
11:04Et j'avais juste dit
11:05que certains experts du GIEC étaient politisés.
11:08Ils ont pris des engagements politiques,
11:09ils ont aussi leur rôle,
11:11et je les suis.
11:11C'est le consensus scientifique.
11:12C'est un consensus scientifique,
11:13et on le partage.
11:14On ne peut même pas le partager,
11:16puisqu'on ne peut être que d'accord,
11:17parce que c'est un consensus des scientifiques.
11:19Après, sur les solutions à apporter,
11:21il y a le rôle des politiques
11:22qui doivent donner ce timing,
11:23parce que le GIEC aussi,
11:24et le consensus scientifique,
11:26a aussi évolué.
11:26Le GIEC fait un constat,
11:27un consensus scientifique.
11:28Et c'est pour ça que j'avais dit
11:29que sur certaines solutions
11:31qui sont apportées aussi,
11:33le GIEC a évolué dans son consensus,
11:35notamment sur le nucléaire,
11:36à un moment,
11:36et il y a surtout un certain nombre
11:38de personnalités qui se revendiquent
11:39sur les plateaux,
11:39je pourrais citer M. Gemmène,
11:41ou d'autres,
11:41experts du GIEC,
11:42mais qui ont des prises de position politiques,
11:44ont été engagés à gauche,
11:46notamment au presse de Séguéenne Royale
11:47ou d'autres,
11:48et qu'on se rend bien compte
11:49que parfois,
11:50il faut aussi avoir le politique
11:52qui tient compte
11:53de ces données scientifiques,
11:54qui les accompagne
11:56par rapport à des sujets sociaux,
11:58parce que je vous le dis,
11:59ce sont les plus pauvres
11:59qui souffriront,
12:01souffrent du réchauffement climatique,
12:02mais qui aujourd'hui souffrent
12:04déjà de l'écologie punitive.
12:05Nous ouvrons la discussion
12:06avec Françoise Fresseuse
12:08et Alex Bouillaguet.
12:09Question de Françoise Fresseuse.
12:10Moi, ce qui me frappe,
12:11c'est quand même vos contradictions.
12:12Vous plaidez pour une mesure
12:14de baisse de TVA
12:15qui coûte 12 milliards d'euros,
12:16et on a vu à la discussion budgétaire
12:19qui a été tellement difficile,
12:20à quel point il était difficile
12:21de faire des économies.
12:23Est-ce que vous n'êtes pas
12:24en train de vous planter complètement,
12:25surtout si vous prétendez
12:27accéder un jour au pouvoir ?
12:29Je le répète,
12:30ça va dans le même sens
12:31que votre question,
12:32elle est légitime,
12:33c'est-à-dire se dire
12:33à un moment,
12:34dans un budget,
12:35il y a des dépenses nouvelles,
12:36mais il faut qu'il y ait
12:37des économies.
12:38Est-ce que ce n'est pas plus efficace
12:39de cibler vraiment
12:40sur les professions
12:40qui en ont besoin ?
12:42Vous parliez des infirmières,
12:43sans doute,
12:44ça c'est sûrement,
12:45mais tout le monde,
12:4712 milliards d'euros ?
12:48Les Français ont connu
12:49ces dernières années
12:50une hausse massive
12:51du coût de l'alimentation,
12:53bien en plus élevée
12:54que l'évolution des salaires,
12:55une hausse du prix de l'énergie,
12:5640% de l'électricité.
12:58À un moment,
12:59bien entendu qu'il y a
13:00des secteurs économiques,
13:01mais il y a aussi des Français,
13:02et je le vois dans ma circonscription,
13:04qui n'arrivent plus
13:05à faire le plein,
13:06qui ont besoin de prendre leur...
13:08Parce que c'est facile,
13:09c'est très facile
13:10quand on est à Paris
13:11ou dans les métropoles
13:12de prendre les transports en commun,
13:13et je suis le premier
13:13à prendre le métro
13:14quand je suis à Paris,
13:15mais quand je suis dans le Loiret,
13:16je n'ai pas d'autres moyens.
13:17Et donc,
13:17il y a quand même des gens
13:18qui n'arrivent plus
13:19à faire bouffer leurs gamins
13:20à la fin du mois,
13:21qui ne s'en sortent pas,
13:22et surtout,
13:23ça pose aussi une question
13:24de récompenser le travail,
13:25parce que moi,
13:25j'ai de plus en plus de personnes
13:26dans ma permanence
13:27qui me disent une chose toute bête,
13:28c'est quand je paye mon plein,
13:30que je fais 30 bornes
13:31pour aller bosser,
13:32que je dois payer
13:33une assistante maternelle,
13:35autant rester à la maison
13:36et me débrouiller
13:37en profitant d'un système social
13:38qui doit être généreux
13:39parce qu'il y a des personnes
13:40qui ont des accidents de la vie,
13:41mais en disant
13:41moi, je n'ai pas d'accident de la vie,
13:42je vais créer mon accident de la vie
13:44et profiter d'un système
13:45trop généreux.
13:46Donc non,
13:46il n'y a pas que le secteur économique
13:47qui a aussi tous les Français.
13:48Thomas Ménager,
13:49les choix politiques,
13:50on en parle avec les municipales.
13:52Nous sommes une semaine
13:52après le second tour,
13:54les équipes commencent à s'installer.
13:55Alex Bouillaguet,
13:56ça se passe plus ou moins bien.
13:57Oui, à Freyne,
13:58notamment dans le Val-de-Marne,
14:00dans la nuit de vendredi à samedi,
14:01la mairie a été visée
14:03par des tirs de mortiers,
14:04saccagés et pillés
14:06par une dizaine de personnes masquées
14:08juste avant la prise de fonction
14:10du nouveau maire LR.
14:12Quelle est votre interprétation des faits ?
14:16L'interprétation, malheureusement,
14:18c'est celle d'une société
14:19qui est de plus en plus clivée,
14:20de plus en plus divisée,
14:21d'une perte de sens
14:23et du sens de la démocratie,
14:25du débat démocratique
14:26et peut-être d'une exaspération
14:28de ces tensions
14:30par certaines forces politiques,
14:32certaines personnalités politiques
14:33qui n'acceptent pas la démocratie.
14:35Par exemple, vous citez
14:35qui parle aussi de qui en disant ça ?
14:36Je ne vais pas être très original,
14:38je ne vais pas être très original,
14:39mais je cite la France insoumise.
14:41C'est-à-dire que quand il y a eu,
14:42notamment,
14:42et je le lis,
14:44la mort du jeune Quentin,
14:47et qu'au-delà des idées de Quentin,
14:49que la gauche a le droit de détester,
14:50c'est légitime en démocratie,
14:53relativiser la mort de quelqu'un,
14:56relativiser l'utilisation de la violence
14:57contre des personnes
14:58qui ne pensent pas comme nous.
14:59Moi, si demain,
15:00quelqu'un attaque Jean-Luc Mélenchon,
15:02j'ai beau ne pas du tout soutenir
15:04Jean-Luc Mélenchon,
15:04c'est intolérable.
15:05La démocratie, ce n'est pas simple.
15:06Mais là, en l'occurrence,
15:07vous ciblez clairement
15:08la France insoumise
15:09de ce qui s'est passé après.
15:10Il y a aussi des communistes
15:11qui ont eu du mal
15:11à avoir des changements,
15:13des évolutions.
15:13Parce qu'il pourrait aussi s'agir
15:14de dealers
15:16dans le cadre de leur trafic en drogue.
15:18Il y a aussi,
15:19dans un certain nombre de secteurs,
15:21peut-être des racailles
15:22qui voient leur monde tomber,
15:24peut-être des maires
15:25qui étaient assez conciliants.
15:27Et on voit que dans certaines villes,
15:29il y a eu une certaine vision
15:31où on a joué sur le communautarisme.
15:32C'est le cas à Creil,
15:33où la maire socialiste
15:34a été la première,
15:34a été conscuée,
15:36traitée de mécréante.
15:37Donc, c'est aujourd'hui très inquiétant.
15:38Et je pense qu'il faut que tous
15:39se soient très clairs.
15:40Il n'y a aucune interpellation.
15:41On ne sait pas qui...
15:42C'est pour ça que je ne peux pas dire...
15:44C'est pour ça que Mme Bouillard me dit
15:44que vous ne ciblez peut-être pas
15:45aussi des voyous
15:47ou d'autres personnes.
15:48Moi, je ne peux pas vous dire aujourd'hui.
15:50Ce que j'ai vu quand même,
15:51c'est qu'au-delà de ces actions
15:53très violentes,
15:53des départs sous les huées,
15:56sous les insultes
15:56et sous les dégages
15:57d'un certain nombre de maires,
15:59notamment par des militants
16:00de gauche et d'extrême-gauche,
16:02ça, c'est aujourd'hui documenté.
16:03Il y a quand même des contre-exemples.
16:04À Strasbourg,
16:05une candidate LFI menacée au couteau,
16:07à Fachtuménil, dans le Nord,
16:08le maire sortant
16:09dit qu'un de ces meetings
16:10a été perturbé
16:11par des hommes encagoulés.
16:12À Arcachon,
16:13on a une vidéo
16:14avec les insultes
16:15du maire LR
16:17contre son opposant écologiste.
16:18D'étiquette, malheureusement.
16:19Peut-être que le climat de violence
16:21est plus global que ce qu'on décrivait.
16:23Le climat et la division
16:23de notre société,
16:24elle est globale.
16:25Je vous dis,
16:25je pense qu'il y a des forces politiques
16:26qui l'exacerbent.
16:28Mais dans tous les cas,
16:29la bêtise, la violence,
16:31elle n'a pas d'étiquette politique.
16:32Il peut y en avoir partout.
16:33Et c'est le rôle
16:34des formations politiques.
16:35Et on est intransigeant
16:37sur cette question
16:37au Rassemblement National.
16:38Et dans l'essentiel
16:39des formations politiques
16:40et de mes collègues,
16:40quel que soit leur bord politique,
16:42on arrive à se retrouver aujourd'hui
16:44en disant, stop,
16:46le débat, il doit se faire
16:46dans les assemblées,
16:47il doit se faire dans les urnes,
16:48il ne doit pas se faire
16:49par des propos violents
16:50ou des actions violentes.
16:51Dans le Parisien Dimanche aujourd'hui,
16:52le garde des Sceaux,
16:53Gérald Darmanin,
16:54estime qu'on n'est pas loin
16:55d'un sentiment
16:56pré-révolutionnaire électoral.
16:58Vous partagez ce sentiment,
17:00cette analyse ?
17:01Vous savez, moi,
17:01je ne suis pas sociologue.
17:02J'essaie de faire de la politique,
17:03de défendre mes idées,
17:05d'être en action sur le terrain.
17:07Mais je n'ai rien
17:08qui peut contredire
17:09ce sentiment et cette analyse.
17:11Ça fait penser aussi
17:12à ce qu'avait dit Gérard Collomb,
17:14c'est-à-dire d'une société
17:14qui est de plus en plus face à face,
17:16qu'on n'arrive plus à être côte à côte,
17:17qu'on n'arrive plus à...
17:18Mais moi, je le vois même
17:20en ruralité,
17:21sur de la chose peu politique.
17:23Et je pense que le Covid
17:24a aussi exacerbé tout cela.
17:26Vous avez l'impression
17:26que vos électeurs
17:27sont les sans-culottes de 2026 ?
17:29Non, c'est juste que je vous dis,
17:30les gens n'arrivent plus à se parler.
17:31C'est-à-dire que même entre voisins
17:33sur une question de haies
17:35mal coupées,
17:36de ballons qui arrivaient
17:37dans le jardin,
17:37on a besoin d'aller chercher le maire,
17:39on a besoin d'insulter son voisin,
17:41on a besoin de s'engueuler.
17:42Et au-delà même des politiques,
17:44on a notre responsabilité
17:45et on doit tous prendre
17:46notre responsabilité.
17:47Il y a une société,
17:49peut-être que les réseaux sociaux
17:50sont aussi une des raisons.
17:52Mais sur la sociologie
17:53de votre électorat,
17:53parce que c'est ça
17:54que dit Gérald Darmanin
17:55que citait Françoise Fresseuse,
17:56il dit
17:57je trouve qu'il y a
17:57chez des électeurs
17:59qui ont voté massivement
18:00vers les extrêmes
18:01une sorte de contestation
18:02qu'on pourrait comparer
18:03à celle des sans-culottes
18:04et des soldats de l'an 2.
18:05– Moi je ne crois pas,
18:07ils contestent bien sûr
18:08un pouvoir politique,
18:09des choix politiques,
18:10mais ils n'ont pas
18:11un esprit révolutionnaire
18:12ou c'est une révolution
18:13qui doit se faire
18:13dans les urnes.
18:16Après il peut toujours
18:18y avoir des épiphénomènes
18:19et des personnes
18:19qu'il faut condamner
18:20très fermement
18:21et qui se revendiquent
18:22d'un tel ou un tel.
18:23Mais nos électeurs,
18:24ils aspirent à plus
18:25de justice sociale,
18:26plus de sécurité,
18:27plus de démocratie,
18:29ils souhaitent des référendums.
18:30Donc ils ne souhaitent pas
18:30en fait l'anarchie
18:32ou la violence
18:33ou la révolution.
18:33– Mais de 2027 au fond
18:34c'est cette opposition
18:35des deux extrêmes
18:36avec des violences
18:38à la clé.
18:39– Je ne le souhaite pas,
18:41je ne l'espère pas.
18:42Il est vrai que
18:43les services du ministère
18:45de l'Intérieur
18:45et on les interpelle,
18:46on interpelle le ministre
18:47de l'Intérieur
18:47qui doit préparer activement
18:49cette élection présidentielle
18:50qui risque d'être tendue.
18:53– On ne va pas aller
18:53sur les présidentielles
18:54tout de suite.
18:54– On n'y viendra pas
18:55mais sur le fond
18:56parce que c'est lié
18:57directement à cela,
18:58il y a aujourd'hui
18:59un risque, oui.
18:59– Thomas Ménager,
19:00allons sur le bilan
19:01des municipales
19:02avec cette question
19:03d'Alix Bouillaguet.
19:04– Quelle leçon
19:05vous tirez justement
19:06de ces municipales ?
19:08On voit qu'il y a eu
19:08une percée réelle
19:10du Rassemblement national
19:11mais que ça bloque
19:12toujours dans les grandes villes.
19:14Est-ce que le plafond vert
19:15il n'est pas désormais là ?
19:16– Je crois que c'est
19:17Marine Le Pen
19:18sur France Inter
19:19donc je vais citer
19:21doublement
19:22des bonnes sources.
19:24Il disait que
19:25oui on a sûrement
19:26un travail à faire
19:26pour parler
19:28à ces électeurs urbains.
19:30C'est vrai que
19:30les thématiques
19:31que l'on a développées
19:32depuis plusieurs années
19:33peut-être se concentraient
19:34sur la France
19:36plus périphérique.
19:37Ceux qui,
19:37on en parlait à l'instant,
19:38doivent prendre leur voiture
19:40mais je pense aussi
19:41que ces électeurs urbains
19:42on doit pouvoir leur parler
19:43peut-être en développant
19:44d'autres thématiques
19:45sur lesquelles
19:46on n'est pas forcément entendus.
19:48C'est-à-dire que
19:48on parlait de France Inter
19:50il y a quelques années
19:51juste avant
19:51je m'en souviens maintenant
19:52je parlais de la question
19:53du développement
19:53des îlots de fraîcheur
19:54la question de la végétalisation
19:56de nos villes
19:56la question de la gestion de l'eau
19:58Vous êtes tout d'un coup écologique ?
20:00Non mais moi
20:00je l'ai toujours été
20:01je me suis fait
20:03on m'a pris
20:03un morceau de phrase
20:05qui a été détourné
20:06sur lequel je me suis expliqué
20:07à multiples reprises
20:09mais il y a d'autres thématiques
20:10sur lesquelles on doit travailler
20:11mais je remarque quand même
20:13que dans les villes
20:13et dans les grandes villes
20:15Perpignan
20:15plus de 100 000
20:17où on gagne
20:17où on est présent
20:18on arrive à prouver
20:19qu'on est peut-être
20:20très loin des caricatures
20:21qui peuvent être véhiculées
20:22dans certaines métropoles.
20:22Est-ce que vous pensez
20:23que c'est à cause
20:23des îlots de fraîcheur
20:24dont vous n'auriez pas assez parlé
20:25que vous avez par exemple
20:26perdu Toulon ?
20:28Non mais c'est souvent
20:29vous savez
20:29une élection municipale
20:31il y a
20:32en plus
20:33c'est à deux tours
20:34avec des fusions
20:36avec des retraits
20:37avec des dynamiques
20:38qui existent
20:41Alors que non ?
20:42Vous savez
20:42une municipale
20:43c'est une mini présidentielle
20:44donc c'est multifactoriel
20:46je regrette
20:47que les Toulonnais
20:48n'aient pas compris
20:48à quel point le projet
20:49et la personnalité
20:50de leur lavette
20:50étaient le bon choix pour eux
20:52après l'expliquer
20:54en détail
20:54j'avoue
20:55je n'ai pas
20:55toujours été dans les aboutissants
20:56Prenons un autre exemple
20:57prenons Paris
20:59là Thierry Mariani
21:001,6% au premier tour
21:02je ne sais pas comment
21:03vous qualifiez ce score
21:04mais bon
21:04c'est
21:05c'est un très faible score
21:08c'est peu de le dire
21:09en revanche
21:10quand on voit
21:10Sarah Knafoua
21:11elle a obtenu
21:12plus de 10%
21:12donc qu'est-ce qui n'a pas fonctionné
21:14est-ce que c'est
21:15le candidat
21:15qui était mauvais
21:16ou est-ce que
21:17vous avez
21:18un réel problème de fond
21:19dans ces grandes villes ?
21:22problème de thématique
21:23on vient de le traiter
21:24il y a je pense
21:25eu une campagne
21:25qui a donné aussi
21:26une exposition très forte
21:28à madame Knafoua
21:30et il y a eu un vote utile
21:31de nos électeurs aussi
21:33au profit
21:33de madame Dati
21:35donc je pense que
21:36c'est le croisement des deux
21:36en plus du sujet
21:38qu'on a traité auparavant
21:39qui était la question
21:40des thématiques
21:40qu'on n'arrive peut-être
21:41pas à développer
21:42tant qu'on n'arrivera pas
21:43à être dans le conseil de Paris
21:44qu'on n'arrivera pas
21:44à être dans les villes
21:46pour prouver
21:46qu'on est très loin
21:47des caricatures
21:48qu'on peut bosser
21:49qu'on peut apporter
21:50des solutions aussi
21:51pour ces électeurs
21:52des grands centres urbains
21:53et des grandes métropoles
21:54je pense que ça sera difficile
21:55de les convaincre
21:56de nous apporter leur soutien
21:57lors de ces scrutins locaux
21:59L'une des leçons de ces élections
22:01c'est la porosité
22:02des électorats de droite
22:03et d'extrême droite
22:04est-ce que ça veut dire
22:05que vous adhérez complètement
22:07au fond au virage
22:09qui est en train d'effectuer
22:12l'URN en disant
22:12il faut tendre la main
22:13à la droite
22:14aller vers les électeurs
22:17perdus du RPR
22:18de l'UMP
22:19ou est-ce qu'il faut rester
22:21comme le dit Marine Le Pen
22:22sur le ni gauche ni droite
22:24mais rassembler les français
22:26Non, l'objectif d'une présidentielle
22:28notamment c'est de rassembler
22:29tous les français
22:29qu'ils soient de droite
22:30et de gauche
22:31ou de gauche
22:31ou ni l'un ni l'autre
22:33n'oublions pas
22:33qu'il y a plein de gens
22:34qui ne se définissent plus
22:35ni de gauche ni de droite
22:37vous prenez souvent des exemples
22:38on a vu
22:40où on a eu des électeurs de droite
22:41qui sont venus chez nous
22:42ou nos électeurs
22:43qui sont allés vers
22:43des personnalités
22:45de la prétendue droite républicaine
22:47mais on a d'autres cas
22:49par exemple
22:49il y a 20
22:49je regardais hier
22:50les statistiques
22:51il y avait 3
22:52les résultats
22:53il y avait 3 listes de gauche
22:54au premier tour
22:55et le rassemblement national
22:55les 3 listes ont fusionné
22:57on n'était même pas en tête
22:58on était deuxième
22:59et on a gagné cette ville
23:01de plus de 30 000 habitants
23:01c'est à dire qu'il y a
23:02des électeurs de gauche
23:03notamment dans le bassin minier
23:04dans le nord
23:05qui ont voté
23:06pour le rassemblement national
23:07donc nous l'objectif
23:09c'est pas de sauver la droite
23:10et puis en plus
23:11quelle droite
23:11si c'est pour aller
23:12avec Laurent Wauquiez
23:12qui soutient
23:14ou monsieur Retailleau
23:15qui ont été avec Emmanuel Macron
23:16je pense que
23:17énormément d'électeurs de droite
23:19et énormément d'électeurs de gauche
23:20refusent surtout
23:21le macronisme
23:22tout un système
23:23qui a échoué
23:24depuis plusieurs années
23:24après il n'empêche
23:25et on le fait avec Éric Ciotti
23:27qu'on tend la main
23:28peut-être prioritairement
23:30et surtout localement
23:31à la droite
23:32qui refuse plus naturellement
23:33C'est peut-être le cas particulier de Nice
23:36Vous avez raison
23:37mais en fait
23:38les municipales
23:38c'est pour ça qu'il faut
23:40éviter de tirer
23:40des enseignements nationaux
23:42d'élections locales
23:44parce que vous-même
23:44vous me demandiez
23:45d'en tirer
23:46une analyse
23:47pour la présidentielle
23:49chaque élection
23:49est différente
23:50moment des municipales
23:51une question de personnalité
23:52une question de bilan
23:53une question d'étiquette
23:54et c'est un ensemble
23:55de tout ça
23:55qui est jugé
23:56par les électeurs
23:57Mais comment vous expliquez
23:58quand même
23:58ce refus de la droite
24:00de salut au rassemblement national
24:01on peut parler de Nîmes
24:02on peut parler de Marseille
24:03Jordan Bardella
24:04il a tendu la main à la droite
24:05au soir du premier tour
24:06et à l'exception de Brie
24:07contre Robert
24:08la main tendue
24:09n'a pas été saisie
24:10Elle a été saisie
24:11on a fusionné à Reims
24:12dans d'autres villes
24:13où il y a eu des gens courageux
24:14Anne-Sophie Frigou
24:15a fusionné avec le candidat
24:16LR du premier tour
24:18Dans la plupart des cas
24:19si vous êtes d'accord
24:19c'est l'échec
24:20Moi je veux dire
24:22posez-leur la question
24:22de leur lâcheté
24:23posez-leur la question
24:24pourquoi ils ont privilégié
24:25que ce soit des maires de gauche
24:27comme à Marseille
24:28comme à Nîmes
24:31plutôt que faire ce que nous
24:32on a même fait à Paris
24:33où Marine Le Pen
24:35et Jordan Bardella
24:35parce qu'on a tendance à dire
24:37Marine Le Pen
24:37est une femme de gauche
24:38mais elle ne se définit
24:41ni de gauche ni de droite
24:42elle est au-delà de tout ça
24:43elle a appelé elle aussi
24:44à ne pas donner
24:45une seule voix
24:46à Emmanuel Grégoire
24:47et donc indirectement
24:49à apporter un soutien
24:49à Rachida Dati
24:50quand bien même
24:51Rachida Dati
24:51n'est pas notre tas de T
24:52puisqu'elle a fait le choix
24:53d'Emmanuel Macron
24:53Vous l'avez cité plusieurs fois
24:55je vous propose d'écouter
24:56Marine Le Pen
24:56sur cette thématique
24:58ni gauche ni droite
24:58invité cette semaine
25:00de la matinale de France Inter
25:01La présidentielle
25:02c'est la rencontre
25:03d'un homme ou d'une femme
25:03avec le peuple
25:05tout le peuple
25:06et donc il n'est pas question
25:07de s'adresser exclusivement
25:09aux électeurs de droite
25:11on s'adresse à tout le peuple français
25:13dans une présidentielle
25:14je ne crois pas à l'union des droits
25:15moi je crois à l'union des français
25:16à l'union de l'ensemble
25:18du peuple français
25:19c'est ça qui en réalité
25:20nous permettra de sauver le pays
25:22donc je crois que c'est une erreur
25:24de se limiter
25:25à ne parler qu'aux électeurs de droite
25:28moi je parle à tous les français
25:29c'est en tout cas
25:30ce que je ferai
25:31durant la campagne présidentielle
25:33parce que je crois que
25:33la clé de la victoire
25:35pour notre pays
25:36elle est précisément
25:37dans cette dynamique
25:38qui emmènera
25:39l'ensemble du peuple français
25:40Alex Bouillaguet
25:41la Marine Le Pen
25:42elle dit le contraire
25:42de Jordan Bardella
25:43en fait on a vraiment
25:44l'impression d'un double discours
25:46Marine Le Pen
25:46textuellement
25:47ouvrir à la droite
25:48mais ouvrir aux électeurs
25:50à tous les français
25:51quel que soit leur clivage politique
25:52et puis Jordan Bardella
25:54qui fait de la politique
25:55qui s'adresse au parti
25:56en disant
25:56les républicains
25:58rejoignez-nous
25:59donc est-ce qu'il n'y a pas
26:00aujourd'hui clairement
26:01deux lignes
26:02au Rassemblement National
26:03sur cette question-là ?
26:04Déjà il y a deux personnalités
26:05qui ne sont pas au même rôle
26:07dans la stratégie
26:26du Rassemblement National
26:27élargir cette majorité
26:28qu'on espère avoir seule
26:29mais qu'on aura peut-être besoin
26:31d'avoir avec d'autres formations politiques
26:33mais ce n'est pas contradictoire
26:35je vous le disais
26:36je vous donnais l'exemple de Paris
26:38de dire notamment aux municipales
26:40on fait front contre une gauche
26:43et une extrême gauche
26:44qui a des valeurs
26:45qui sont souvent très éloignées
26:46des nôtres
26:47sur un certain nombre de sujets
26:48la question de la laïcité
26:48du communautarisme
26:49sur un certain nombre de valeurs
26:50comme celle-ci
26:51et en même temps
26:54d'ouvrir à tous les français
26:56Jordan Bardella il n'a jamais dit
26:57je suis droite
26:58je rassemblerai la droite
26:59je ferai gagner la droite
27:00il est le premier à dire
27:01on est là pour sauver la France
27:02pas pour sauver la droite
27:03Non mais on a quand même le sentiment
27:04que Jordan Bardella
27:05l'union des droites
27:06ça lui parle
27:06Marine Le Pen
27:07elle a toujours dit
27:08ni droite ni gauche
27:09c'est-à-dire qu'elle a un discours
27:10qui est extrêmement clair
27:11et on sent bien
27:12que si elle y revient
27:14régulièrement sur cette question-là
27:16c'est qu'il y a quand même
27:17une divergence d'approche
27:18Je vous mets au défi
27:20vous prenez l'exemple
27:22de Jordan Bardella
27:22qui a tendu la main à la droite
27:23mais je vous mets au défi
27:25de trouver un moment
27:26où Jordan Bardella se dit
27:27nous ferons l'union des droites
27:28nous ne voulons pas rassembler
27:29tous les français
27:30nous ne sommes pas là
27:30pour sauver la France
27:31il dit très exactement
27:33comme Marine Le Pen
27:34et je vais vous prendre un exemple
27:35Quand il faisait référence au RPR
27:36il se sent proche du RPR
27:39il avait cette référence-là
27:41Nicolas Sarkozy aussi
27:42Le RPR c'est indirectement
27:42la continuité du parti gaulliste
27:43qui, le général de Gaulle le premier
27:45lui disait
27:46que la France
27:47ce n'est pas la droite
27:48ce n'est pas la gauche
27:48et que surtout
27:50on aspire aux plus hautes fonctions
27:51on cherche à dépasser tout cela
27:53moi j'ai l'exemple chez moi
27:54je prendrais juste l'exemple
27:55moi j'ai les deux plus grandes
27:58communes de mon agglomération
27:59Amigui et Montargis
28:00une Montargis
28:01qui était une ancienne ville communiste
28:02qui est devenue
28:04Rassemblement National
28:05qui a été très longtemps communiste
28:06qui est une ville très populaire
28:07plus de 40% de logements sociaux
28:09une personne sur deux
28:09sous le seuil de pauvreté
28:10et de l'autre côté
28:11une ville
28:11on va dire plus bourgeoise
28:13Amigui
28:14historiquement de droite
28:15toujours de droite
28:17et qui est devenue
28:18Rassemblement National
28:19nos électeurs
28:20ils ne regardent pas ça
28:21ils regardent les programmes
28:22les personnalités
28:23ils voient qu'on veut sauver la France
28:24et qu'on veut travailler avec tout le monde
28:25Justement sur les programmes
28:26vous êtes quand même là encore
28:27sur une contradiction
28:28presque à tromper
28:30une partie
28:30ou l'autre de vos électeurs
28:32parce que au fond
28:32ce que disait Marine Le Pen
28:33jusqu'à présent
28:35c'était
28:35un état très protecteur
28:37et là
28:38quand vous tendez la main à la droite
28:40quand vous bardez la main à la droite
28:41c'est sur un programme
28:42quand même très libéral
28:43des baisses d'impôts
28:45pour les plus riches
28:46donc comment vous conciliez les deux
28:48et au fond
28:50qu'est-ce que vous défendez comme ligne
28:51une fois encore
28:52vous êtes dans des contradictions
28:53qui semblent insurmontables
28:54en fait c'est juste parce qu'on n'est pas des idéologues
28:57en disant
28:57nous on est des libéraux
28:58il n'y en a que pour les riches
28:59il n'y en a que pour les grands groupes
29:00on ne veut plus d'encadrement
29:02et les pauvres
29:03on s'en fiche
29:05justement
29:06justement
29:06c'est toute la ligne du Rassemblement National
29:08c'est d'avoir ces deux jambes
29:09une jambe droite
29:10une jambe gauche
29:10une jambe qui relance l'économie
29:12qui soutient nos entreprises
29:13et donc qui crée de la richesse
29:15pour pouvoir faire grossir ce gâteau
29:16et redonner cette richesse
29:18à ceux qui en ont le plus besoin
29:19aux classes populaires
29:20aux classes moyennes
29:21il faut arrêter de sortir
29:23j'ai peut-être 30 ans
29:25je suis peut-être un peu jeune
29:26de tous ces histoires
29:28je me souviens
29:30il y a eu un front national
29:33de Jean-Marie Le Pen
29:34très libéral
29:35et ensuite il y a eu une évolution
29:37très sociale de Marine Le Pen
29:39donc ne me dites pas
29:40qu'il n'y a pas des contradictions
29:41Bruno Retaillon
29:41il dit que vous avez
29:42un programme économique socialiste
29:44là l'un nourrit l'autre
29:46qui le dit
29:47Bruno Retaillon
29:48Bruno Retaillon
29:49il a été dans un gouvernement
29:51qui a augmenté les impôts
29:51ils ont soutenu Michel Barnier
29:52qui a été le pire premier ministre
29:54en termes d'augmentation d'impôts
29:55son budget
29:55si on ne l'avait pas censuré
29:57c'était 40 milliards
29:57d'impôts supplémentaires
29:59donc nous
30:00il n'y a pas les paroles
30:01il y a les actes
30:02nous on souhaite
30:03des baisses d'impôts
30:04ciblées
30:05pour les classes populaires
30:06et les classes moyennes
30:06peut-être des augmentations
30:07sur certains plus riches
30:08qui profitent
30:09d'un certain nombre de systèmes
30:10souvent généreux
30:11et pour pouvoir en fait
30:12apporter plus de justice sociale
30:14plus de justice fiscale
30:15et plus de protection
30:16vous dites qu'en fait
30:18il y a deux lignes
30:18il y a une ligne pro patronale
30:20et une ligne pro classe sociale modeste
30:23et que
30:24et vous dites que
30:24les deux marchent ensemble
30:25et ça serait quand même
30:26peut-être la première fois
30:27ah bah oui
30:28c'est pour ça qu'on n'est pas comme les autres
30:28ça serait vraiment la première fois
30:30dans l'histoire
30:30que économiquement
30:31vous arriveriez à faire un budget
30:32qui à la fois fait des
30:33fait des baisses d'impôts
30:34pour tout le monde
30:34finalement
30:36c'est assez ambitieux
30:37on vient de me reprocher
30:38qu'on voulait en augmenter
30:39sur les plus riches
30:40et que c'est ce qui nous reproche
30:41parfois
30:42les LR
30:43donc non
30:44il y aura
30:44une répartition différente
30:47de la pression fiscale
30:48vous savez
30:48Starbucks
30:49des grands groupes
30:50certaines multinationales
30:51qui ne payent pas leurs impôts
30:52en France
30:52paieront
30:53pour que oui
30:54les classes populaires
30:54et les classes moyennes
30:55elles paient beaucoup moins
30:56alors juste
30:57pour l'anecdote
30:58mais quand même
30:58c'est la première fois
30:59on n'avait pas entendu ça
31:00depuis longtemps
31:00sur
31:01là vous avez démontré
31:02donc différence de stratégie politique
31:04entre Marine Le Pen
31:05et Jordan Bardella
31:06ça faisait longtemps
31:06qu'on n'avait pas entendu
31:07Marine Le Pen
31:08donner un petit coup de griffe
31:09à Jordan Bardella
31:10il y a une semaine
31:10elle répond à une électrice
31:12du Pas-de-Calais
31:12qui lui dit
31:13place aux jeunes
31:13moi je vais voter Jordan
31:14elle lui dit
31:15méfiez-vous
31:16Macron aussi
31:17il était jeune
31:17oui
31:17vas-y redis moi
31:18petite différence d'ambiance
31:20non pas du tout
31:21parce qu'elle dit
31:21ce n'est pas le cas
31:22de Jordan Bardella
31:23quand on prend la citation
31:24mais clairement
31:25Jordan Bardella
31:25il est celui
31:28qui doit malheureusement
31:29compte tenu de la décision
31:30de la justice
31:31remplacer Marine Le Pen
31:31c'est pas parce qu'il est jeune
31:32c'est parce qu'il est bon
31:33c'est parce qu'il a la vision
31:34que nous partageons
31:36pour la France
31:37parce qu'il a prouvé
31:38par le passé
31:39qu'il a été à la hauteur
31:40il aurait 15 ans de plus
31:43ça serait pareil
31:44c'est à dire
31:44la jeunesse
31:46la jeunesse
31:46et le jeunesse
31:47n'est pas du tout
31:49une raison en soi
31:50pour soutenir quelqu'un
31:51parce que ça s'est pas bien passé
31:52avec Emmanuel Macron
31:53mais Jordan Bardella
31:54a d'autres qualités
31:55que la jeunesse
31:55la jeunesse
31:56c'est ni une qualité
31:56ni un défaut
31:57et si c'est une qualité
31:58dans tout cas
31:58elle passe très très vite
31:59je veux bien vous répondre
32:04sur du vide
32:05ça fait
32:06tous les trois semaines
32:07un mois
32:08il y a des tensions
32:10entre Marine Le Pen
32:10et Jordan Bardella
32:12elle l'a réaffirmé
32:13je crois encore une fois
32:13chez vous
32:14ils feront campagne
32:15ensemble
32:16c'est un binôme
32:17et ça ne changera pas
32:18on pourrait nous poser
32:19la question
32:19autant que vous le souhaitez
32:20sauf le 7 juillet
32:21effectivement
32:21si en fonction
32:23des conclusions
32:24de l'appel
32:25dans l'affaire
32:26des assistants parlementaires
32:28européens du Front National
32:31s'il s'avère que
32:32c'est Jordan Bardella
32:33elle fera campagne
32:35elle le soutiendra
32:36et elle aura
32:37quelle place
32:38quel rôle
32:39elle l'a dit
32:40elle aura la place
32:41qu'elle souhaite
32:42mais elle aura
32:42une place importante
32:43elle l'a dit
32:43ils partiront
32:44en binôme
32:46ensemble
32:46ça vous dirait
32:47elle à Matignon
32:47et lui à l'Elysée
32:48je crois que Marine Le Pen
32:49a exclu cette possibilité
32:51voilà c'est son choix
32:52mais dans tous les cas
32:53ils seront
32:54les deux sur le terrain
32:56les deux à travailler
32:57pour la France
32:57et vous savez
32:58vous n'avez pas besoin
32:59d'avoir une fonction
32:59Marine Le Pen
33:00ce n'est pas la carte de visite
33:01la voiture de fonction
33:03et le titre
33:04et les honneurs
33:05qui l'intéressent
33:06je pense que c'est l'intérêt
33:06de la France
33:07c'est ce qui fait sa différence
33:08et donc elle sera là
33:09pour être le plus utile
33:10une question de François Fressose
33:11dans la tribune dimanche aujourd'hui
33:1390 ministres
33:14députés
33:15sénateurs
33:15renaissance
33:16LR
33:16horizon
33:17modem
33:18signe un texte
33:19pour appeler
33:19à une candidature unique
33:21en 2027
33:22notamment
33:23face aux extrêmes
33:24est-ce que ça vous fait peur ?
33:27que les macronistes
33:28parce que c'est tous ceux
33:30qui ont été
33:30j'ai regardé la liste
33:32de LR
33:34au modem
33:35en passant par horizon
33:36qui ont été dans des gouvernements
33:37d'Emmanuel Macron
33:38soutenus
33:39Emmanuel Macron
33:40et les différents gouvernements
33:42successifs
33:42se disent
33:43on doit faire
33:43une candidature unique
33:46un
33:46ce n'est pas une surprise
33:47de deux
33:47est-ce que ça nous fait peur ?
33:48Vous savez
33:48la politique
33:49ce n'est pas la peur
33:50des alliances
33:51nous on ira défendre notre projet
33:52je ne pense pas
33:53que les français
33:54voudront soutenir
33:55Edouard Philippe
33:56Edouard Philippe
33:57le seul dans ce sondage
33:58capable de battre
33:59Jordan Bardella
34:00et Marine Le Pen
34:02au second tour
34:03de la présidentielle
34:04je ne pense pas
34:05que les français
34:06parce que pour moi
34:07Edouard Philippe
34:08c'est un AJP
34:08c'est-à-dire qu'on ne l'entend pas
34:10et quand il va revenir
34:11en politique
34:12qu'on va se souvenir
34:13qu'il défend une retraite
34:14à 67 ans
34:15qu'il a mis en place
34:18un certain nombre
34:18d'augmentations de taxes
34:20qu'il a mis les 90 km heure
34:21qu'il a eu un bilan
34:22et qu'il est parti
34:24au moment du Covid
34:25au moment où
34:26on avait besoin de lui
34:27il est parti
34:28et il a laissé sa place
34:29au moment où c'était
34:30le plus difficile
34:31je ne pense pas
34:32qu'il aura un soutien
34:33populaire
34:34mais après c'est la démocratie
34:35et ils sont libres
34:37de vouloir un candidat unique
34:38Thomas Ménager
34:39avant de terminer
34:40cette séquence
34:41sur l'actualité
34:42encore deux questions
34:43géopolitiques
34:44et qui nous ramène
34:45en fait au municipal
34:46parce que dans le Pas-de-Calais
34:47à Arne
34:47la mairie
34:48elle a été gagnée
34:49au premier tour
34:49par le RN
34:50après plus d'un siècle
34:51à gauche
34:51le nouvel édile
34:53qu'est-ce qu'il a fait
34:53premier geste
34:54il a fait retirer
34:55deux drapeaux
34:56de sa façade
34:56le drapeau européen
34:58et le drapeau ukrainien
34:59est-ce que c'est ça
35:00le premier geste
35:00que doit faire un maire
35:01RN
35:02dire qu'il ne soutient pas
35:03un peuple assiégé
35:04alors déjà
35:06si on parle en droit
35:08il y a eu une décision
35:10du Conseil d'État
35:11il y a quelques semaines
35:11je parle en symbole
35:12oui il y a le droit
35:13il y a le symbole
35:14une décision du Conseil d'État
35:15qui normalement interdit
35:16qu'on pavoise
35:17avec des drapeaux étrangers
35:18quels qu'ils soient
35:19bien entendu
35:19le drapeau
35:20c'était le drapeau palestinien
35:21qui était concerné
35:22mais tous les drapeaux
35:23étrangers
35:24après c'est sûr
35:25que le drapeau ukrainien
35:26du fait du soutien
35:27que nous apportons
35:28que la France entière apporte
35:30a plus sa place
35:32que le drapeau palestinien
35:33qui en plus
35:33exacerbe les tensions
35:34dont on venait de parler
35:34non mais là
35:35le premier geste
35:35c'est enlever le drapeau ukrainien
35:37un peuple qui a 4 ans de guerre
35:39après vous savez très bien
35:39c'est pas une surprise
35:40de se dire que nous
35:41on défend la France
35:42les intérêts de la France
35:43pas l'intérêt de l'Union Européenne
35:44de madame von der Leyen
35:45et pas l'intérêt
35:47alors quand ils peuvent
35:48aller dans le bon sens
35:49l'intérêt des Ukrainiens
35:50bien entendu
35:51on les soutient
35:51vous ne votez pas les prêts
35:53vous ne votez pas les prêts
35:54juste
35:55on va rentrer dans le détail
35:56on va y venir
35:56bien entendu on les soutient
35:59c'est à dire vous dites
36:00que vous les soutenez
36:01concrètement là il y a un prêt
36:02à 90 milliards d'euros
36:05qui est en train d'être
36:07enfin qui est sur la table
36:08la Hongrie a usé
36:10son droit de veto
36:11pour le bloquer ce prêt
36:13quel est votre regard là-dessus
36:14vous dites
36:15il faut que ce prêt
36:16soit débloqué absolument
36:17moi je prends un exemple
36:19qui va parler au français
36:20vous savez moi
36:21je soutiens mes parents
36:25mais je ne serai pas
36:26forcément en capacité
36:27d'aller tout leur donner
36:29ou mes amis
36:30et me mettre dans la rue
36:32et mourir de faim
36:34voilà il faut trouver
36:34un truc
36:35vous êtes contre ce prêt
36:38vous dites qu'il ne faut pas
36:39prêter 90 milliards d'euros
36:40je vais être très clair
36:41les 90 milliards
36:42il y en a une partie
36:43qui sont
36:44qui vont être payés
36:45par les français
36:46on est d'accord
36:47et sans aucune certitude
36:49de remboursement
36:50oui mais quand les ukrainiens
36:51disent on se batte pour vous
36:52pour votre sécurité
36:53parce qu'il y a une menace russe
36:55vous n'êtes pas du tout d'accord
36:56dire qu'il faut les soutenir
36:57qu'il faut accompagner
36:58vers une sortie diplomatique
36:59c'est une chose
37:00dire que nous l'avons déjà fait
37:02nous avons déjà apporté
37:04des armes
37:04du soutien
37:05et de l'accompagnement
37:06mais derrière
37:07c'est un sujet
37:09très précis
37:10très sérieux
37:11je me permettrai
37:12donc vous êtes contre le prêt
37:13le prêt en tant que tel
37:14soyons clairs
37:16on ne le verra
37:17jamais revenir
37:18parce qu'il sera remboursé
37:20uniquement
37:20quand il y aura eu
37:21les réparations russes
37:23deuxième point
37:24dans ce prêt
37:24il n'y a même pas
37:25d'obligation d'achat
37:26d'armes
37:29européennes
37:30et n'oublions pas
37:31que plus on donne d'armes
37:32plus ce sont des morts
37:33aussi
37:34ah oui ça dans une guerre
37:35c'est le concept d'une guerre
37:36c'est un peu cathologique
37:39excusez-moi
37:40c'est pas aider la Russie
37:41excusez-moi
37:41non tout laisser
37:42il n'y a pas de morts
37:43si on capitule
37:43de mettre tout le monde
37:44autour d'une table
37:44et de faire cette conférence
37:45internationale pour la paix
37:46où la France serait leader
37:47et le problème c'est que
37:48malheureusement la France
37:49diplomatiquement
37:50ne pèse plus
37:50pour apporter la paix
37:52ce sont des morts
37:53chaque jour
37:53donc aujourd'hui
37:55ce prêt
37:55il est néfaste pour les français
37:57et il n'apportera pas
37:58la paix pour l'Ukraine
37:59donc vous ne le voterez jamais
38:01on verra les conditions
38:02c'est à dire
38:02si c'était au moins
38:03des armes français
38:03ça pourrait profiter
38:04au moins à l'économie française
38:05mais ça serait dans tous les cas
38:06pas favorable
38:08réellement
38:08à une sortie
38:09vers la paix
38:10au sein de ce conflit
38:11Sur vos conceptions géopolitiques
38:13le Washington Post
38:14a évoqué le 21 mars
38:15que le ministre
38:16des affaires étrangères
38:17hongrois
38:18informait en temps réel
38:19à chaque pause
38:20en fait
38:20son homologue russe
38:21Sergei Lavrov
38:23de la teneur de réunion
38:24européenne
38:25donc Bruxelles
38:25est en ébullition
38:26et deux jours plus tard
38:28deux jours après
38:29ces révélations
38:30Marine Le Pen
38:31elle va soutenir
38:32Victor Orban
38:33est-ce qu'elle est dans son rôle
38:35la présidente du groupe RN ?
38:37Elle soutient
38:40une personnalité
38:40qui est alliée
38:41au sein d'autres groupes
38:41et patriotes pour l'Europe
38:42par contre pour revenir
38:43à ce qui a été dit
38:45si c'est avéré
38:45il doit y avoir une enquête
38:46c'est très très grave
38:47Le ministre
38:48le ministre hongrois
38:49a confirmé
38:49qu'il y avait eu ces appels
38:50et il se rend
38:5216 fois à Moscou
38:53depuis que la Russie
38:54a lancé son invasion
38:55de l'Ukraine
38:55Et bien ça
38:56c'est ce qu'on appelle
38:57de la déloyauté
38:57c'est quelqu'un
38:58qui a trahi
38:59les intérêts
39:00qui sont les intérêts
39:02européens
39:02des intérêts
39:03de la paix
39:04et de la protection
39:04C'est le ministre de Victor Orban
39:06que Marine Le Pen
39:07va soutenir
39:08deux jours plus tard
39:09Voilà
39:09je veux dire
39:10c'est pas Victor Orban
39:11c'est le ministre
39:12est-ce qu'il l'a fait
39:12de manière
39:13je connais pas moi
39:13tous les tenants
39:14en déboutissant
39:14excusez-moi
39:15de savoir dans quel cadre
39:16ça s'est fait
39:17Victor Orban défend
39:18les intérêts hongrois
39:19et donc
39:20a des positions
39:21qui ne sont pas
39:22alignées sur nous
39:23en matière
39:23de soutien à l'Ukraine
39:25parce qu'ils ont besoin
39:26pour le peuple ukrainien
39:27du gaz russe
39:28et du pétrole russe
39:29parce que sinon
39:30ils sont totalement
39:32en difficulté
39:32donc on n'a pas chacun
39:34les mêmes intérêts
39:34nous nous avons toujours dit
39:35que nous n'avions pas
39:36les mêmes intérêts
39:37et les mêmes positionnements
39:37que Victor Orban
39:38c'est le cas sur les sujets
39:39de société
39:40monsieur Orban
39:41est plus conservateur
39:42et son peuple
39:42sont plus conservateurs
39:43que nous
39:43très largement
39:45au rassemblement national
39:46mais il est libre
39:48d'avoir les positionnements
39:49qu'il souhaite
39:50dans son pays
39:50c'est la démocratie
39:51il a été élu
39:53son élection
39:53n'a jamais été contestée
39:54ce n'est pas un dictateur
39:56ou quelqu'un
39:56il est élu
39:57il défend les intérêts
39:58et il défend souvent
39:59les intérêts des Ukrainiens
40:00il défend aussi les intérêts
40:02excusez-moi
40:03des Hongrois
40:03et il défend aussi
40:05les intérêts parfois
40:06de la France
40:06dans le fait
40:07qu'il demande
40:08une vraie liberté
40:09des pays
40:10à disposer d'eux-mêmes
40:11mais j'entends
40:12que s'il est prouvé
40:14que ce gouvernement
40:15donne des infos
40:16à la Russie
40:17ça vous pose un problème
40:17à vous Thomas Ménager
40:19bien entendu
40:19parce que c'est contre
40:20l'intérêt des Français
40:21et contre l'intérêt
40:22de la sécurité des Européens
40:23allez vous êtes l'invité
40:24de questions politiques
40:25on va tenter
40:26de mieux vous connaître
40:26aujourd'hui
40:28France Inter
40:31Alexandra Ben Saïd
40:34question politique
40:35avec cet archive
40:37qu'a fait remonter
40:37Alix Bouillaguet
40:39et on est dans
40:40l'opposition à monsieur Barnier
40:41mais il y a
40:42plusieurs manières
40:42de faire l'opposition
40:43il y a la bordélisation
40:44dans le blocage
40:45et il y a l'opposition
40:45qui doit être aussi
40:46une opposition constructive
40:47raisonnable
40:48ferme
40:49mais pour éviter
40:50le blocage
40:50de notre pays
40:51on vient de vous entendre
40:52c'était il y a
40:53à peu près deux ans
40:54vous êtes
40:55Thomas Mélager
40:56le visage
40:57de la normalisation
40:58du RN
40:58vous incarnez
40:59presque physiquement
41:00la stratégie
41:01de la cravate
41:03souhaitée par Marine Le Pen
41:04à l'Assemblée Nationale
41:06c'est d'ailleurs
41:07pour elle
41:07que vous rejoignez
41:08le RN
41:08vous dites d'ailleurs
41:10que vous n'auriez
41:11jamais rejoint
41:12le Front National
41:13de Jean-Marie Le Pen
41:14pour quelles raisons ?
41:15parce que j'étais en désaccord
41:16totalement
41:18avec un certain nombre
41:18de ses positionnements
41:19et surtout
41:19de ses propos
41:21qui moi étaient
41:22à l'opposé
41:23de mes valeurs
41:24qui a mené aussi
41:25à son exclusion
41:25par Marine Le Pen
41:27moi j'aurais combattu
41:29Jean-Marie Le Pen
41:30il a dit certaines choses
41:31sur lesquelles
41:32j'aurais pu être d'accord
41:33c'est pas du tout
41:34ma génération
41:35il n'a pas dit
41:35que des bêtises
41:36une personne
41:37vous savez
41:37ne peut pas dire
41:38que des bêtises
41:38mais les propos
41:39qu'il avait eus
41:39notamment sur la question
41:41de l'antisémitisme
41:42enfin vis-à-vis
41:43des Français
41:45et globalement
41:46des Juifs
41:47était un blocage total
41:50pour moi
41:50vous avez 34 ans
41:52vous êtes né à Blois
41:53vous avez un master
41:54de droit en immobilier
41:56vous avez même été
41:57cadre dans l'immobilier
41:59vos parents
42:00étaient artisans
42:01ils ont voté
42:02Jacques Chirac
42:03en 2002
42:04donc vous vous revendiquez
42:05vous m'arrêtez
42:06si je me trompe
42:07gaulliste
42:08de droite
42:08à l'époque
42:10vous étiez même
42:10partisan de Nicolas Sarkozy
42:12vous dites après
42:13que l'ex-président
42:14vous a déçu
42:15là encore pourquoi
42:16en fait c'est le parcours
42:17de beaucoup de personnes
42:19au sein du Rassemblement National
42:20alors il y a des personnalités
42:21on ne va pas y revenir
42:22mais qui ont été à gauche
42:24et des électeurs
42:24qui ont été à gauche
42:25mais il y a aussi
42:25beaucoup de cadres
42:26dont je fais partie
42:27qui ont été déçus
42:29déçus en 2005
42:30au moment du référendum
42:31parce que je me sens
42:32souverainiste
42:33je me considère
42:33comme souverainiste
42:34je défends les intérêts
42:35de notre pays
42:36sa capacité à décider
42:37à son indépendance
42:38et puis sur la question
42:39migratoire
42:40il faut être sincère
42:41il avait promis le Karcher
42:43et nous ne l'avons pas eu
42:44donc je fais partie
42:47de ces Français
42:48qui n'ont pas changé
42:50d'opinion
42:50je pense
42:51j'ai changé
42:52sur certains sujets
42:53vous savez j'ai évolué
42:53j'étais un gamin
42:56mais c'est la droite
42:57qui a abandonné
42:59les Français
42:59et les Français
43:00de classe populaire
43:00mais vous qui avez
43:02vous êtes policé
43:03quand on vous entend
43:04par exemple
43:05l'expression
43:07le Karcher
43:07vous c'est des mots
43:08que vous employez
43:11oui
43:11je pense qu'il y a
43:12quand même plus
43:13plus violent
43:14comme propos
43:15et celui-ci
43:16je pourrais bien entendu
43:17l'utiliser
43:18après je pense que
43:20des propos
43:21violents
43:22parfois marquent
43:23mais je ne pense pas
43:23que ça soit utile
43:24en politique
43:24je ne suis pas du genre
43:25moi à vouloir être
43:26dans le bruit
43:27dans le clash
43:28ce n'est pas du tout
43:28ma personnalité
43:30après il faut aussi
43:31que les politiques
43:33ressemblent aux électeurs
43:34et que les électeurs
43:35se sentent représentés
43:35et donc parfois
43:36qu'il y ait des termes
43:37un petit peu abrupts
43:38qui soient utilisés
43:39ça ne me choque pas
43:39vous avez dit
43:40que vous étiez
43:42souverainiste
43:42donc c'est finalement
43:43Nicolas Dupont-Aignan
43:44qui va avoir
43:45votre préspérance
43:46puisque vous avez été
43:46son directeur de cabinet
43:47pendant 5 ans
43:48jusqu'en 2017
43:50là vous négociez
43:51à ses côtés
43:52dans l'entre-deux-tours
43:53de la présidentielle
43:54donc entre Nicolas Dupont-Aignan
43:56et Marine Le Pen
43:56et pourtant vous démissionnez
44:00qu'est-ce qui s'est passé
44:01à ce moment-là ?
44:01C'est Marine Le Pen
44:02qui vous séduit
44:03ou c'est Nicolas Dupont-Aignan
44:04qui vous déçoit ?
44:05C'est Nicolas Dupont-Aignan
44:06qui me déçoit
44:07pour une fois
44:07vous savez
44:08la réponse est assez simple
44:09c'est qu'il y avait eu
44:10un accord
44:10un accord de gouvernement
44:11avec aussi un travail
44:14pour construire une majorité
44:16pour continuer
44:16à travailler ensemble
44:17et juste après
44:18Nicolas Dupont-Aignan
44:20a fait le choix
44:20de se faire réélire
44:22à tout prix
44:22parce que c'est vrai
44:23que c'était très difficile
44:24il a fait le choix
44:25de son mandat
44:26de sa mairie
44:26elle a été réélue
44:27à près de plus de 75%
44:29dans sa ville
44:29ça a toujours été sa priorité
44:31moi j'avoue que
44:32même si j'aimais très bien
44:33la ville de hier
44:33où il a été élu
44:34ma priorité c'était
44:35de défendre mes opinions
44:37et de sauver le pays
44:38Dans votre parcours
44:39vous avez aussi été
44:40le porte-parole
44:41dans le Loiré
44:42de la manif pour tous
44:43Dans le Loiré Cher
44:43parce que je suis originaire
44:44du Loiré Cher
44:45je ne devrais pas le faire remarquer
44:46pour donner le sentiment
44:46de finir dans mon département actuel
44:49Donc c'était en 2013 et 2014
44:52donc si je comprends bien
44:54la démarche
44:55vous étiez donc contre
44:57le mariage homosexuel
44:59est-ce que vous l'êtes toujours
45:00et est-ce qu'il n'y a pas
45:01un paradoxe
45:02puisque vous assumez
45:04vous-même votre homosexualité
45:06vous en avez parlé publiquement
45:08donc je voulais savoir
45:09si vous étiez toujours hostile
45:10à ce mariage
45:11Alors à l'époque
45:12je n'étais pas hostile au mariage
45:13j'étais hostile à l'adoption
45:14et sur ce sujet-là
45:15je me suis trompé
45:16j'avais 18-19 ans
45:17je venais de perdre ma mère
45:18j'étais un gamin
45:19qui était en recherche
45:21je vais être sincère
45:23c'est très personnel
45:24et ce n'est pas toujours
45:24très agréable de parler
45:26mais ça fait partie du rôle
45:27quand on a une personnalité politique
45:29d'être en transparence
45:31et je me suis trompé
45:32je me suis trompé
45:33et donc bien entendu
45:35c'était une erreur
45:37de participer à ces manifestations
45:39moi globalement
45:40les manifestations auxquelles
45:40j'étais participée
45:41elles étaient respectueuses
45:42et c'est toujours respectable
45:43de dire
45:43on considère
45:44que la filiation
45:46doit rester celle
45:47d'un homme et d'une femme
45:48je ne le partage pas
45:49je ne le partage plus
45:51et j'ai fait le choix aussi
45:52d'être en transparence
45:53alors que certains me disaient
45:55ne le dis pas
45:56tu es en zone rurale
45:57tu vas perdre des électeurs
45:58on se rend compte que
46:00heureusement
46:00la France a évolué
46:02et les gens vous jugent
46:03par rapport à votre travail
46:04et pas par rapport à votre
46:05vie affective
46:06votre vie sexuelle
46:07c'est comme ça
46:08que je vois les choses
46:09mais vous ne voulez pas être
46:09un porte-parole
46:10un étendard
46:11de la cause homosexuelle
46:12non
46:13vous savez quand on est député
46:14on est député de la nation
46:15on n'est déjà même pas député
46:16normalement de son territoire
46:18donc je ne serai pas
46:18le député d'une cause
46:19vous savez je pense que
46:20c'est jamais bon
46:22même quand on est
46:22je ne sais pas
46:23agriculteur, policier
46:24qu'on se fait élire
46:25on ne doit pas être
46:26le porte-parole
46:27une forme de lobby
46:28quel qu'il soit
46:29à l'Assemblée Nationale
46:30quand il y a des sujets
46:30qui traitent de la cause LGBT
46:32et qui vont dans le bon sens
46:33et que je partage
46:34je serai là
46:34je serai là pour voter
46:35pour soutenir
46:36je ne me cacherai pas
46:37et je n'ai pas besoin
46:37de me cacher
46:38mais je n'ai pas envie
46:40de m'investir
46:41sur ces sujets
46:42spécifiquement
46:42je dois m'investir
46:43sur les sujets
46:44qui intéressent
46:44les français
46:45mes électeurs
46:46la santé
46:47la sécurité
46:47la protection
46:49et ma carte blanche
46:51alors voilà
46:52Thomas Ménager
46:52comme tous les dimanches
46:54une minute pour défendre
46:55quelque chose
46:55qui vous tient à coeur
46:57ce qui me tient à coeur
46:59c'est souvent
47:00ce qu'on voit au quotidien
47:01quand on est député
47:02moi c'est la question
47:03du chômage des seniors
47:05parce que je me souviens
47:06très bien du président
47:07de la république
47:07Emmanuel Macron
47:08qui nous avait dit
47:09on ne pourra pas
47:09reporter l'âge de départ
47:10à la retraite
47:11tant qu'on n'aura pas
47:11réglé le problème
47:12des seniors
47:13qui ne trouvent plus d'emploi
47:14et je le vois
47:15moi dans ma permanence parlementaire
47:18notamment des femmes
47:18qui à partir de 50
47:2052 ans
47:2155 ans
47:21en fait dès qu'il y a
47:22un accident
47:23un à la vie
47:24un licenciement
47:25une fin de contrat
47:27sont considérées
47:28comme totalement périmées
47:30et qu'il y a aujourd'hui
47:31encore philosophiquement
47:33dans les entreprises
47:34le sentiment
47:36alors que ces personnes
47:37pourraient apporter
47:37de l'expérience
47:38qu'il y a des choses
47:39à faire
47:39sur du mentorat
47:40du tutorat
47:41sur des retraites progressives
47:43c'est la première cause
47:44on l'oublie souvent
47:45c'est la première cause
47:46de discrimination à l'emploi
47:47et c'est un enjeu majeur
47:48notamment sur notre financement
47:49social
47:50Autre sujet
47:51et celui-là
47:52il sera dans le débat
47:53de 2027
47:54Françoise Fressos
47:55on arrive
47:55à la politique migratoire
47:57c'est la séquence France 2027
47:58Oui c'est l'immigration
48:00c'est le grand sujet
48:01de préoccupation
48:02de l'extrême droite
48:03du rassemblement national
48:05et il s'est passé
48:06quelque chose d'important
48:07cette semaine
48:08au Parlement européen
48:09par 389 voix pour
48:12206 voix contre
48:14et 32 abstentions
48:15les députés européens
48:16ont approuvé
48:17l'ouverture de négociations
48:18avec le Conseil
48:19de l'Union européenne
48:20pour durcir
48:21assez fortement
48:22la politique de retour
48:23au fond
48:24des migrants
48:25qui sont arrivés
48:26sur le territoire
48:27européen
48:28et qui n'ont pas vocation
48:30à y rester
48:30est-ce que vous approuvez
48:32cette évolution ?
48:34Je pense que c'est une forme
48:35de victoire idéologique
48:37du moins de poids idéologique
48:38notamment du rassemblement national
48:40qui est une grosse délégation
48:41au sein du Parlement
48:42de voir que l'Union européenne
48:44même si on considère toujours
48:45et on considérera toujours
48:46que c'est aux nations
48:47de décider
48:48quelle politique migratoire
48:49est utile
48:50ou non pour son pays
48:52savoir qui rentre
48:53et qui ne rentre pas
48:53dans son pays
48:54de voir qu'au niveau européen
48:56ça va vers plus de fermeté
48:57c'est aussi pour ça que
48:58même si ce n'est pas
49:00notre philosophie
49:00que ce soit à l'Union européenne
49:01de décider de ces sujets-là
49:02comme ça va vers plus de fermeté
49:04on ne pouvait que soutenir
49:05l'entrée dans ces négociations
49:06qui devraient y mener
49:07J'insiste d'autant plus
49:08que pour la première fois
49:09il y a eu une sorte d'accord
49:11entre la droite libérale
49:12le PPE
49:13et tous les groupes
49:14d'extrême droite
49:15pour aller vers ce durcissement
49:16qui consiste notamment
49:18à créer des hubs
49:19au-delà des pays européens
49:22pour essayer au fond
49:23de se débarrasser
49:24entre guillemets
49:25des migrants
49:26dont on ne veut pas
49:27donc est-ce que vous voyez là
49:28une évolution notable
49:30de l'Europe
49:30et est-ce que ça change
49:31toute votre considération
49:33sur au fond
49:34être ou non
49:35dans l'Europe
49:36aujourd'hui ?
49:37Non, ça ne change pas
49:38le fait que je vous disais
49:39je vous l'ai dit
49:39c'est à chaque pays
49:41de décider de sa politique migratoire
49:43après tant mieux
49:43si certains
49:45qui ont soutenu
49:46c'est le cas du PPE
49:47pendant des années
49:47une politique migratoire
49:49inconsidérée
49:51qui malheureusement
49:52a fait du mal
49:53sur un certain nombre d'aspects
49:54à l'Union Européenne
49:55et à la France
49:56qu'ils évoluent
49:57et qu'ils se disent
49:58notamment sur la question
49:58des déboutés du droit d'asile
49:59on doit faire en sorte
50:01qu'ils ne restent pas sur le sol
50:02parce que c'est un des sujets
50:03et c'est un des sujets
50:04que nous portons depuis des années
50:05de manière humaine
50:06de dire que
50:07des personnes qui
50:09veulent demander l'asile
50:10le demandent
50:12depuis l'étranger
50:12ne demandent pas
50:14sur le sol
50:14parce qu'après
50:15on le sait très bien
50:15il est très difficile
50:17de les expulser
50:18et c'est pour ça
50:18que nous avons aussi
50:20en partie
50:20700 à 900 000
50:21selon les chiffres
50:22c'est difficile
50:23clandestins en France
50:25et donc ça participe
50:26à aller vers plus de fermeté
50:27plus de capacité d'action
50:28parce que ça sera un sujet
50:29en 2027
50:30Madame Fresseuse
50:31parce que
50:32l'immigration
50:32c'est pas
50:33si on parle d'immigration
50:34c'est contrairement
50:35aux caricatures
50:36c'est pas contre les étrangers
50:37pas contre ceux
50:38qui viennent dans notre pays
50:40ils ont un rêve
50:41d'une Union Européenne
50:42qui va leur apporter
50:43plus de prospérité
50:44plus de qualité de vie
50:46ça c'est pas le problème
50:48c'est que nous n'avons pas
50:49les capacités
50:50en termes de logement
50:52en termes de santé
50:53en termes de finances publiques
50:54en termes de justice
50:56en termes de sécurité
50:57d'accueillir tout le monde
50:59aujourd'hui
50:59il faut aussi
51:00gérer les problèmes
51:01que nous avons
51:03intégrer ceux qui sont
51:03déjà sur notre sol
51:04en situation régulière
51:06avant d'appeler
51:07mais en termes d'efficacité
51:09on a vu déjà
51:10des accords conclus
51:11entre certains pays
51:13de l'Union Européenne
51:14avec l'Albanie
51:15la Tunisie
51:15le Rwanda
51:16l'Ouganda
51:17c'est pas très très efficace
51:19est-ce que vous pensez
51:20que vraiment
51:21compte tenu
51:22de toutes les migrations
51:23toutes les situations
51:24de guerre
51:25les situations
51:26de réchauffement climatique
51:27est-ce qu'on peut
51:28vraiment dire
51:28à ceux qui veulent venir
51:30en Europe
51:31non non
51:31vous ne venez pas
51:33mais vous voulez leur dire quoi
51:34vous voulez leur dire
51:35venez alors qu'on n'a pas de boulot
51:38qu'on n'a pas de logement
51:40qu'on n'a pas les moyens
51:41déjà
51:42avec notre hôpital public
51:43notre santé
51:44il me semble que le patronat
51:45le patronat
51:46n'est pas contre l'immigration
51:47ah oui mais c'est normal
51:48ça fait baisser
51:49donc il y a du travail
51:50ça fait baisser les salaires
51:51moi je considère que
51:53les
51:53non ça c'est pas
51:54ça les économistes
51:56non ça les économistes
51:57sont clairs
51:57ça ne fait pas baisser les salaires
51:58et dans tous les cas
51:59moi je ne considère pas
52:00que ces personnes
52:02doivent être exploitées
52:03si il y a du travail
52:04en France
52:04dans un certain nombre de cas
52:05mais il y a une demande
52:06il y a une demande économique
52:07si on le choisit
52:08si on le choisit
52:09si on le choisit
52:10bien entendu
52:11on n'est pas pour supprimer
52:12tous les titres de séjour
52:13pour motif économique
52:14c'est à dire
52:14ceux qui ont des titres de séjour
52:15en France actuellement
52:17qui viennent d'autres pays
52:18qui travaillent en France
52:19ils resteront en France
52:20et il y en aura d'autres
52:21des nouveaux
52:22qui seront donnés
52:22mais aujourd'hui
52:24il y a un certain nombre
52:25de filières
52:25qui détournent
52:27un certain nombre
52:27de titres de séjour
52:28il y a un problème
52:29autour de l'asile
52:30pas l'asile
52:30qui doit bien entendu
52:31être protégé
52:31mais un détournement
52:32de la réelle fonction de l'asile
52:34qui est d'accueillir
52:35ceux qui sont bien entendu
52:36menacés dans leur pays
52:37en raison de leurs opinions politiques
52:39religieuses, sexuelles
52:40et donc il y a nécessité
52:41de trouver cet équilibre
52:43mais c'est vrai
52:44qu'avec les réchauffements climatiques
52:45et toutes les guerres
52:45on ne pourra pas
52:46vous avez raison
52:47et on ne pourra pas
52:48accueillir tout le monde
52:48donc il faut travailler
52:50en matière diplomatique
52:51en matière de développement
52:52de l'Afrique
52:53de délectrification de l'Afrique
52:55en matière
52:56de développement de ces pays
52:58mais pas en donnant de l'argent
52:59à des régimes
53:00qui parfois détournent l'argent
53:01qui ne vont pas au peuple
53:02il y a tout un arsenal
53:03et tout un travail à faire
53:04parce qu'il en va
53:05bien entendu de notre sécurité
53:07mais aussi de nos finances publiques
53:08Allez on passe
53:09aux dernières minutes de l'émission
53:10on se quitte avec le vrai faux
53:11Thomas Ménager
53:12vous répondez vrai faux
53:13ça va vite
53:13affirmation de Nicolas Sarkozy
53:15en décembre dans Le Point
53:16Jordan Bardella
53:17fait un peu penser au RPR
53:18au temps de Chirac
53:19vrai ou faux ?
53:21Bon vrai sur certains aspects
53:22oui on peut le dire
53:23Autoriser le travail le 1er mai
53:25c'est une bonne idée
53:26vrai ou faux ?
53:27Dans certains cas
53:28vrai
53:28parce qu'il y a un certain nombre
53:29de situations
53:30où aujourd'hui
53:31ça bloque
53:32mais vrai alors ?
53:32Il faut limiter la durée
53:34des arrêts maladie
53:35vrai ou faux ?
53:36Faux
53:36je pense qu'il y a d'autres priorités
53:38pour faire des économies
53:38Vous appréciez les chansons de Gims
53:40vrai ou faux ?
53:41Vrai
53:422008
53:42la Géorgie
53:432014
53:43la Crimée
53:442022
53:44l'Ukraine
53:45et bien il faut se préparer
53:46à un autre choc
53:47avec la Russie
53:48d'ici 3-4 ans
53:49c'est l'avis de Fabien Mandon
53:50le chef d'état majeur
53:52des armées
53:52est-ce que pour vous
53:53ce choc dans 3-4 ans
53:54c'est vrai ou faux ?
53:55Le choc
53:56on doit s'y préparer
53:57dans 3-4 ans
53:58je dirais faux
53:58je pense qu'il ne faut pas
53:59faire peur aux français
54:00mais il y a une menace
54:01bien entendu russe
54:02il ne faut pas l'oublier
54:03Merci d'avoir répondu
54:04à nos questions politiques
54:05Thomas Ménager
54:06et merci aux équipes
54:08de cette émission
54:08auditeurs, téléspectateurs
54:10un excellent dimanche
54:11on se retrouve la semaine prochaine
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