- il y a 6 jours
Thomas Ménagé, député du Loiret et porte-parole du groupe Rassemblement national à l'Assemblée nationale, était l'invité du Face à Face ce jeudi 1er janvier 2026.
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00:00Vous êtes députée RN du Loiret, porte-parole du groupe Rassemblement National à l'Assemblée.
00:04L'année 2026 sera une nouvelle fois éminemment politique.
00:07Elle commence déjà sans budget pour la France, on y reviendra évidemment,
00:10mais elle sera aussi marquée par trois échéances majeures pour votre parti,
00:15mais aussi pour l'ensemble de la classe politique.
00:16Les élections municipales, on y reviendra en mars prochain.
00:19Le procès en appel de Marine Le Pen et bien sûr le coup d'envoi de la campagne présidentielle.
00:23Mais avant cela, hier, c'était les avant-derniers voeux d'Emmanuel Macron,
00:26le président de la République a promis, je cite, une année utile, une année d'action avec de grands chantiers.
00:32Et vous, qu'est-ce que vous promettez ? Une censure du gouvernement, une instabilité permanente ?
00:36On va attendre de voir ce que va nous proposer le Premier ministre.
00:39On va rouvrir à de nouveaux débats budgétaires.
00:41Ce qui est triste, c'est de voir que le président propose une année utile.
00:44Ce qui aurait été peut-être utile, c'était d'annoncer une dissolution, on y reviendra peut-être.
00:48C'est peut-être d'annoncer son départ.
00:50Mais une année utile, quand on voit ce qu'il a pu dire pendant ces neuf minutes de vœux,
00:53rien ne va être utile pour les Français, pour leur pouvoir d'achat, pour la sécurité, pour leur santé.
00:58Aucune annonce, mais malheureusement...
01:00C'est pas concret, par exemple, ce projet de loi pour interdire les réseaux sociaux au moins de 15 ans ?
01:04Ce projet de loi fin de vie, ils souhaitent aller au bout du calendrier législatif ?
01:07C'est pas concret pour les Français ?
01:08C'est des choses qui sont des petites avancées, mais rien de nouveau.
01:11C'est quand même des textes qui touchent la vie des gens ?
01:14Oui, mais directement, ce qu'on attend aujourd'hui, je vous dis,
01:16c'est les Français, comment ils vont réussir à boucler leur fin de mois ?
01:18Comment on arrive à lutter contre la sécurité ?
01:20Comment, dans des territoires comme chez moi, dans le Loiret, on va réussir à obtenir un médecin
01:23alors que les Français vivent dans des déserts médicaux qui ne font que croître
01:27avec une démographie médicale qui se dégrade chaque jour de plus en plus ?
01:31Sébastien McCornu a fixé ce genre de priorité, notamment sur les maisons France Santé,
01:35pour avoir un accès à 30 minutes de chez soi, notamment.
01:37Mais à condition aussi qu'un budget passe, et on y reviendra.
01:40Vous dites, il n'a pas appelé à son départ ni à une dissolution.
01:44Il a dit d'ailleurs, le président de la République, je le cite,
01:45je serai président jusqu'à la dernière seconde.
01:47Vous, vous appelez à sa démission ?
01:49Non, on n'appelle pas à sa démission, nous, on est respectueux des institutions.
01:51Mais à un moment, il devrait quand même se poser la question lui-même.
01:54Nous, on est respectueux, il a été élu, il a été élu démocratiquement,
01:57mais je pense que les Français, dans leur grande majorité,
02:00auraient peut-être aimé qu'il fasse ce choix en responsabilité,
02:03comme ils le disent très bien en Macronie,
02:05en se disant, à un moment, le pays est bloqué,
02:07le blocage, on sait très bien que c'est Emmanuel Macron,
02:09il aurait dû se poser la question et se dire, dans l'intérêt du pays,
02:11parce que, là, clairement, qu'est-ce qu'on a entendu hier ?
02:13On a entendu un président qui se met en retrait,
02:15qui prépare peut-être son futur, une carrière à l'international,
02:17au niveau européen.
02:17Mais vous dites qu'il faut qu'il s'en aille.
02:19Marine Le Pen disait, ce serait sage.
02:20Mais ça serait sage, voilà, ça serait sage de se dire,
02:22on ne va pas perdre un an et demi.
02:23En fait, là, on est en train de voir un président qui nous dit,
02:26au final, rien ne va se faire,
02:27on va avoir des petites lois qui vont peut-être aller dans le bon sens.
02:30Je vous dis, l'interdiction des réseaux sociaux pour les jeunes,
02:32pour les moins de 15 ans, c'est une bonne chose.
02:33Mais bien sûr, on va le soutenir.
02:35Ça se fait dans d'autres pays.
02:36À un moment, on se rend bien compte que notre jeunesse
02:38est totalement abîmée aussi par ces réseaux sociaux,
02:40ce qu'ils peuvent voir en ligne.
02:42Et donc, ça va être des bonnes avancées.
02:43On les soutiendra.
02:44Mais concrètement, sur les défis majeurs de notre pays,
02:47comment on tourne la France demain vers la prospérité,
02:50vers la croissance ?
02:51Comment on règle notre problème de déficit budgétaire ?
02:53On oublie quand même qu'il y a quelques semaines,
02:55il y a eu un projet de loi de financement de la sécurité sociale
02:57qui a été voté.
02:58Tout le monde est content, ça a été voté.
02:59Mais ça a été voté avec près de 25 milliards de déficit.
03:01Le pire budget de la sécurité sociale que nous connaissons
03:05ces dernières années et qui va, au final,
03:07aggraver le déficit et ne rien régler pour le problème des Français.
03:09Et l'autre défi, c'est le budget de l'État.
03:10On y reviendra évidemment dans cet entretien.
03:12Emmanuel Macron ne pourra pas se représenter en 2027,
03:15mais il s'est confié une mission pour la prochaine élection présidentielle.
03:18Écoutons-le ensemble et je vous ferai réagir.
03:21Nous sommes au retour des empires,
03:24à la remise en cause de l'ordre international.
03:27Je ferai tout pour que l'élection présidentielle
03:29se déroule le plus sereinement possible,
03:33en particulier à l'abri de toute ingérence étrangère.
03:36À l'abri de toute ingérence étrangère,
03:38c'est une menace à prendre au sérieux ?
03:39Je pense que oui, c'est une menace.
03:40Aujourd'hui, on le sait.
03:41Alors, il ne faut pas non plus affoler les Français,
03:43mais il y a des ingérences, des ingérences notamment russes,
03:46des ingérences qui peuvent venir d'autres pays.
03:47Qui ont visé d'ailleurs Emmanuel Macron en 2017.
03:49La Chine, les États-Unis, même.
03:52Il y a différentes ingérences qui peuvent exister.
03:55Et en tant que souverainiste,
03:57nous, on défend l'indépendance de la France
03:58et la capacité à ce que la démocratie puisse jouer
04:01de manière non faussée avec des ingérences étrangères.
04:04Donc, bien entendu, il ne faut pas non plus faire croire aux Français.
04:07Nous, on avait demandé une commission d'enquête
04:08qu'il y aurait eu des ingérences,
04:09qui aurait eu un impact lors des précédentes élections.
04:12Le directeur de la DGSI,
04:13qui avait été auditionné lors de cette commission d'enquête
04:15présidée par Jean-Philippe Tanguy,
04:17avait dit qu'il n'y avait rien eu aujourd'hui.
04:19Aucun parti politique était sous ingérences.
04:21Oui, avec un parti.
04:21Mais vous lui faites confiance dans cette mission qu'il s'est fixée ?
04:23Moi, j'ai du mal à faire confiance à Emmanuel Macron globalement.
04:25Donc, sur cette mission ou une autre,
04:27j'ai du mal à envisager qu'il puisse être sincère
04:30et vraiment pleinement en action.
04:32Mais je pense que tous les services de renseignement
04:34et les services de l'État devront être mobilisés
04:37pour éviter, notamment sur les réseaux sociaux,
04:39qu'il puisse y avoir une influence quelconque lors de ces élections.
04:41Il a aussi fait référence, le chef de l'État,
04:43sans le nommer à ce traité du Mercosur,
04:45ce traité de libre-échange avec les pays d'Amérique du Sud
04:47qui provoque les blocages et la colère
04:49depuis de nombreux mois des agriculteurs.
04:51Ce traité pourrait être signé le 12 janvier prochain
04:53par la Commission européenne.
04:55La France y oppose toujours, mais est de plus en plus isolée.
04:57Est-ce que les agriculteurs doivent se résigner
04:59à la signature de ce traité ?
05:01Vous avez tout dit. Il n'a même pas dit le mot.
05:03Il n'a même pas cité le Mercosur.
05:05Donc, on a la réalité
05:07de ce que l'on dénonce au Rassemblement national,
05:09ce que dit Marine Le Pen, Jordan Bardella depuis des mois,
05:11c'est qu'on a un Emmanuel Macron et des macronistes
05:13qui, quand ils sont à Paris,
05:14qui sont sur les barrages des crises agricoles,
05:18disent « nous sommes opposés au Mercosur »,
05:19mais quand ils sont avec Mme von der Leyen à Bruxelles
05:21ou au Brésil avec M. Lula,
05:23ils sont favorables.
05:24Qu'est-ce qu'on fait si c'est signé ?
05:25Que peut faire la France ?
05:25Aujourd'hui, malheureusement,
05:27excepté avoir le courage de dire
05:28« si la Commission ne nous écoute pas,
05:32nous arrêtons de participer financièrement
05:34à l'Union européenne »
05:36parce qu'aujourd'hui,
05:36on est le principal contributeur net.
05:38Chaque année,
05:38on perd 9-10 milliards d'euros
05:40en participant à l'Union européenne
05:42pour reverser à d'autres pays au sein de l'Union européenne
05:44par des mécanismes de solidarité.
05:46Aujourd'hui,
05:46il faut qu'il y ait un bras de fer
05:48très clair
05:49en disant
05:49« si l'Union européenne,
05:51si la Commission ne nous écoute pas,
05:52on récupère notre rique,
05:54on redonne cet argent aux Français
05:55parce qu'on ne peut pas non plus
05:56financer une concurrence déloyale
05:57des pays européens. »
05:59Et ce qui est surtout grave
05:59dans tout ça,
06:00c'est qu'Emmanuel Macron avait dit aussi
06:01que ces quinquennats
06:02seraient ceux
06:02de l'écologie,
06:04de la protection de l'environnement
06:05et on va signer un accord
06:06qui,
06:07au-delà de tuer notre agriculture,
06:08va encore plus accentuer
06:10le dérèglement climatique
06:11en important des produits
06:12de l'autre bout de la planète.
06:13C'est une folie écologique
06:15et une folie économique.
06:16Thomas Ménager,
06:16je le disais,
06:17l'année 2026 va commencer
06:18comme l'année 2025,
06:19sans budget pour la France.
06:20La semaine dernière,
06:21à votre place,
06:22à ce micro,
06:22face à Pauline de Malherbe,
06:23votre collègue député
06:24du Rassemblement national,
06:25Jean-Philippe Tanguy,
06:26disait,
06:27je le cite,
06:27qu'il valait mieux
06:28avoir une loi spéciale
06:30pendant un an
06:30plutôt qu'un mauvais budget.
06:32Est-ce que vous êtes d'accord
06:33avec lui ?
06:33Parce que c'est certain,
06:34c'est un équilibre.
06:35C'est-à-dire qu'une loi spéciale
06:36qui prolonge le budget
06:36de l'année précédente
06:37peut être,
06:38dans certains cas...
06:39Sur un an ?
06:40Oui, dans tous les cas,
06:41oui, peut-être que sur un an.
06:42Si on n'arrive pas
06:42à avoir un budget
06:43qui va dans le sens
06:44de l'intérêt des Français,
06:45de l'intérêt de nos entreprises,
06:46de nos retraités,
06:47de la France qui travaille,
06:48qui bosse,
06:49qui se lève tôt,
06:50il faudra mieux prolonger
06:51le budget de l'année d'avant
06:52qui peut être, au final,
06:53moins mauvais,
06:54qui n'était pas excellent,
06:55mais moins mauvais
06:55qu'un nouveau budget,
06:56budget qui se rassemble-t-il
06:58tenu par les socialistes ?
06:58Mais allez dire ça,
06:59par exemple,
06:59aux agriculteurs.
07:00Parce que dans ce budget
07:01de l'État,
07:02il y avait notamment
07:02des mesures qui étaient
07:04en leur faveur.
07:04L'exonération des indemnisations
07:06sur les abattages d'animaux,
07:07des guichets d'aide,
07:09notamment pour les viticulteurs.
07:10Allez dire ça aussi
07:11à des entreprises en difficulté
07:12qui ne pourront pas forcément
07:13bénéficier d'aide
07:14de certains fonds
07:15de solidarité de Bercy.
07:16Il faut aussi faire la différence
07:17qu'il y a quand même
07:17un certain nombre de mécanismes
07:19qui, sur les budgets,
07:19et les crédits de l'année précédente.
07:21Pardon, mais sur les agriculteurs,
07:22il y a des mesures
07:23qui sont favorables
07:23aux agriculteurs.
07:24Vous savez, c'est un global.
07:26C'est-à-dire, bien entendu,
07:26si vous isolez une mesure,
07:28on peut y être favorable
07:29et on peut dire
07:29oui, il faudrait que celle-ci,
07:30elle passe.
07:30Mais on ne va pas sacrifier
07:31tous les Français,
07:32on ne va pas sacrifier
07:33l'ensemble de l'économie,
07:34avoir un budget
07:35qui va continuer
07:36à augmenter le déficit,
07:37à augmenter la dette
07:38et donc à tuer
07:39les générations futures
07:40qui devront payer cette dette
07:41pour un mécanisme.
07:43Il y aura la possibilité,
07:44dans tous les cas,
07:45le gouvernement,
07:46il le peut,
07:46par voie réglementaire,
07:47d'utiliser les crédits
07:48qui seront prolongés
07:49de l'année précédente
07:50pour un certain nombre
07:51de mécanismes de soutien.
07:52Après, on n'est pas
07:53pour la politique du pire.
07:54Donc on vous dit,
07:55oui, peut-être que dans
07:55certains cas,
07:56dans un cas extrême,
07:57la prolongation du budget
07:58de l'année précédente
07:59par une loi spéciale
08:00peut être moins mauvaise,
08:02mais nous, ce qu'on veut,
08:02c'est un budget pour le pays,
08:04mais on n'est pas prêt
08:04à accepter n'importe quel budget.
08:06Justement, l'examen
08:06de ce budget de l'État
08:07va reprendre le 8 janvier prochain
08:09à l'Assemblée nationale.
08:10Quelles sont vos conditions
08:11pour voter,
08:13peut-être pour ce budget
08:14ou au moins,
08:15ne pas empêcher son rejet ?
08:17Mais nous,
08:18on ne va pas changer.
08:19On ne va pas changer de ligne.
08:20Vous savez,
08:20ce n'est pas parce qu'on a basculé
08:21en 2026 hier soir
08:22que...
08:23Il y a des municipalités
08:24qui approchent,
08:25les collectivités aussi
08:25demandent un budget.
08:26Mais les collectivités,
08:27ils ne voulaient pas non plus
08:28un budget qui allait leur saigner
08:30encore une fois
08:30leur dotation
08:32et mettre en difficulté
08:33les territoires.
08:34Notre ligne,
08:34elle est claire
08:35des économies structurelles,
08:37lever un certain nombre
08:37de tabous sur l'immigration,
08:39sur la contribution
08:39à l'Union européenne,
08:41sur le coût des agences,
08:43sur le coût du train
08:44de vie de l'État,
08:44sur la lutte contre
08:45la fraude sociale
08:46et la fraude fiscale.
08:48Dans quel cas
08:48vous pourriez vous abstenir
08:49par exemple ?
08:49Si, ça va dans le contre-budget,
08:51dans le sens du contre-budget
08:52qu'on a proposé.
08:52C'est-à-dire que ça n'augmente
08:53pas les impôts.
08:54Ça les diminue même
08:55sur les classes populaires
08:57et les classes moyennes,
08:58sur la France qui travaille,
08:59sur les TPE,
08:59les PME.
09:00C'est-à-dire ce qui va permettre
09:01de créer de la richesse,
09:02de la croissance,
09:02de relancer notre économie
09:03et d'éviter qu'on ait
09:04moins de recettes fiscales
09:05dans les années à venir.
09:06Et des économies.
09:07Des économies.
09:08À un moment,
09:09on a eu François Bayrou
09:10qui a fait le choix
09:12de partir,
09:13ancien Premier ministre,
09:14en disant
09:14la catastrophe.
09:15Et tout le monde était d'accord,
09:16notamment Macroniste
09:17et LR en tête,
09:19pour dire
09:19il a raison,
09:20il faut faire attention,
09:21on est dans un virage
09:23très dangereux
09:23en matière de déficit public,
09:25en matière de dette.
09:26Mais tout le monde
09:27l'a oublié.
09:28Là, on continue.
09:29Pourquoi ?
09:29Parce qu'en final,
09:30on a un Premier ministre,
09:31Sébastien Lecornu,
09:32qui a fait le choix
09:32de donner les clés
09:34de la Maison de France
09:34au Parti Socialiste
09:35qui représente 1,5%
09:37dans l'élection présidentielle.
09:38Vous n'êtes pas un peu vexé
09:39parce que du coup,
09:40les socialistes,
09:40ils sont devenus
09:41au cœur
09:42de ce jeu parlementaire.
09:44L'année dernière,
09:45c'était Michel Barnier
09:45qui vous lâchait à peu près tout
09:46au Groupe Rassemblement National.
09:47Là, vous êtes un peu
09:48cornerisé, marginalisé.
09:50Non, mais on est là
09:51pour défendre l'intérêt des Français.
09:52Je veux dire,
09:53c'est surtout triste
09:54de voir que les socialistes
09:55qui ont été virés
09:56avec François Hollande
09:57reviennent par la petite porte
09:59après une alliance
09:59avec la France Insoumise
10:00qui a permis
10:01de les faire élire
10:01et qu'ils existent
10:02un tant soit peu
10:03à l'Assemblée Nationale
10:04qu'on leur donne
10:05la capacité
10:06à augmenter la fiscalité.
10:07C'est une catastrophe.
10:08C'est-à-dire,
10:09aucune économie
10:09et des augmentations d'impôts.
10:11Voilà ce qu'on nous propose
10:12et ce qui est surtout grave,
10:14c'est que les républicains
10:14qui, soi-disant,
10:15combattent le socialisme
10:16et combattent
10:17les augmentations d'impôts
10:17laissent passer
10:18et ne bloquent pas
10:19tous ces budgets
10:20et toutes ces hausses d'impôts.
10:20La France Insoumise
10:21annonce déposer
10:21une motion de censure
10:22à la rentrée.
10:22Vous la voterez ?
10:24On va regarder.
10:25Nous, on vote
10:26les motions de censure
10:26d'où qu'elles viennent.
10:27Et vous savez,
10:28une motion de censure,
10:28qu'elle soit
10:29de la France Insoumise
10:29ou de la...
10:30Vraisemblablement,
10:31on se posera la question.
10:32Parce que si c'est
10:33pour faire tomber
10:33un gouvernement...
10:34Marine Le Pen dit
10:34je censure tout,
10:35donc vous la voterez ?
10:36Vraisemblablement.
10:37On va regarder.
10:38Si demain,
10:39Sébastien Lecornu
10:40reçoit Marine Le Pen,
10:41Jordan Bardella leur dit
10:42on va enfin faire
10:43telles et telles économies.
10:45On va enfin aller
10:45dans votre sens.
10:46Nous, on n'est pas
10:46pour faire tomber
10:47tout le monde.
10:47Vous avez changé ?
10:48Tout le temps.
10:49Mais non, mais je veux dire
10:49à un moment...
10:50Je censure tout.
10:51Marine Le Pen,
10:528 octobre 2021.
10:53Ces derniers mois,
10:53après nous,
10:54on n'est pas
10:54pour la politique du pire.
10:56Vraisemblablement,
10:57je vous le dis,
10:58on est pour la chute
10:59de ce gouvernement
11:00un retour aux urnes,
11:01une dissolution.
11:02Mais si,
11:03je ne sais pas
11:04par quelle grâce
11:05de la magie de Noël
11:06et de la nouvelle année
11:072026,
11:09Sébastien Lecornu
11:09fait un choix
11:10de changement de cap,
11:12eh bien on se posera
11:13la question.
11:13Et dans le cas contraire,
11:14vous pourriez aussi
11:14déposer vous-même
11:15une motion de censure.
11:16Bien entendu,
11:16on a la capacité aujourd'hui
11:18parce qu'on a déjà déposé une,
11:19on a suffisamment de signatures
11:21comme on est le premier groupe
11:21de l'Assemblée nationale
11:22et notamment avec nos alliés
11:23de l'UDR d'Éric Ciotti
11:24d'en déposer une,
11:25on le fera et on le fera
11:26surtout si le budget
11:27qui nous est proposé
11:28continue dans la direction
11:29qui a été celle
11:30que nous avons eue
11:31en cette fin d'année 2025.
11:32Votre vœu de 2025
11:33ne s'est pas réalisé,
11:34vous demandiez une dissolution.
11:36En revanche,
11:36il y aura un retour aux urnes
11:37cette année
11:38avec les élections municipales
11:39qui vont se tenir
11:40du 15 au 22 mars prochain.
11:43Marine Le Pen a appelé
11:44à la mobilisation
11:45lors de ses vœux,
11:46je la cite,
11:46Jordana Bardella
11:47parle d'une année de conquête,
11:48un succès au municipal concrètement,
11:50ce serait combien de mairies gagnées ?
11:51Vous savez,
11:51on n'a pas de données chiffrées,
11:53on n'a même pas encore investi
11:54tous nos candidats.
11:55Ce qui est certain,
11:55c'est que le Rassemblement national
11:56qui avait un peu moins
11:57de 400 candidats investis en 2020,
12:00on a déjà plus de 650
12:01sous la direction de Julian Sanchez
12:03qui est le directeur de campagne
12:04des élections municipales.
12:05Il y a un certain nombre de villes
12:07que l'on espère bien entendu prendre.
12:09Vous connaissez notre collègue
12:10Laura Lavalette
12:10qui mène une campagne
12:11très dynamique à Toulon.
12:14Ce qui est certain,
12:15c'est qu'il faut que les Français
12:15se mobilisent
12:16parce que ça sera
12:17la préparation des élections présidentielles.
12:19S'ils veulent que le Rassemblement national
12:20arrive au pouvoir en 2027
12:22s'il n'y a pas de dissolution avant,
12:24il faut nous donner cet ancrage,
12:26ces mairies
12:26et toutes les mairies
12:27que nous avons gagnées
12:28pendant les années précédentes,
12:29que ce soit Hénin-Beaumont,
12:30que ce soit Bruy-la-Bussière,
12:31les maires ont fait un travail formidable,
12:34sont plébiscités,
12:35sont souvent réélus
12:35au premier tour largement
12:36et donc la preuve par l'exemple
12:39doit être démultipliée
12:40dans d'autres villes.
12:40Vous parlez de conquête,
12:41mais pourtant vous n'avez pas
12:42d'objectif chiffré.
12:43C'est bizarre, non ?
12:44Parce qu'en fait,
12:45si je vous donne un objectif aujourd'hui
12:47et qu'on en a 5 de moins,
12:49vous nous direz
12:49que vous n'avez pas atteint
12:50votre objectif.
12:50Si on double notre objectif,
12:52personne ne viendra dire
12:52que le Rassemblement national
12:53a explosé ses chiffres.
12:55On est prudent.
12:56Il faudra qu'il y ait une mobilisation
12:57et que les Français
12:58ne restent pas chez eux.
12:59Ils ont tendance à peut-être
13:00des fois penser
13:00que le moment le plus important
13:01sera la présidentielle
13:02et la suite d'Emmanuel Macron.
13:04Mais s'ils ne nous donnent pas
13:04la capacité et la force
13:05de pouvoir réussir
13:06ces municipales,
13:07ça sera beaucoup plus difficile
13:08pour la présidentielle.
13:09Comment vous expliquez,
13:10Thomas Ménagé,
13:10que pour les municipales,
13:11il y a encore des trous
13:11dans la raquette ?
13:12Des brebis galeuses
13:13selon l'expression consacrée
13:15des législatives anticipées
13:17de 2024.
13:17L'un de vos candidats,
13:18RN, à la mairie de Saint-Malo,
13:20s'est retiré il y a quelques jours.
13:21Il a notamment été épinglé
13:22pour une photoprise en 2024
13:23avec Dieudonné,
13:24l'humoriste condamné
13:25pour propos antisémites
13:26et incitations à l'Aisne.
13:27Ça ne marche toujours pas,
13:28votre filtrage ?
13:29Il n'est pas candidat.
13:30Je ne sais pas s'il a été investi.
13:33Je ne connais pas
13:33le cas précis que vous me citez.
13:35Ce qui est certain,
13:35c'est que quand il y a des problèmes,
13:38et vous venez de le prouver,
13:39on n'a pas la main qui tremble.
13:40On l'a montré
13:41au moment des dernières élections législatives.
13:43Vous ventez un système
13:44de filtrage ultra efficace ?
13:46Sur ce cas-là,
13:46il n'est pas candidat.
13:48Et aujourd'hui,
13:49il y a un travail.
13:51Tous nos candidats sont auditionnés.
13:53Après, vous savez,
13:54vous avez des personnes,
13:55c'est la nature humaine,
13:56qui peuvent mentir,
13:56qui peuvent cacher
13:57un certain nombre d'informations.
13:59Et donc, même s'il y a
14:00un travail de vérification
14:01des réseaux sociaux,
14:02de vérification lors d'auditions,
14:04il peut y avoir
14:05un certain nombre de personnes.
14:06C'est infinitisimal.
14:08C'est vraiment quelques cas.
14:10Et quand c'est le cas,
14:10et quand ça arrive,
14:11clairement,
14:12on les éjecte.
14:14Mais l'essentiel,
14:1699,9% de nos candidats
14:18sont des gens remarquables,
14:20travailleurs,
14:20qui seront d'excellents maires
14:22demain dans leur ville.
14:23Thomas Ménager,
14:24avant les municipales,
14:25il y a une échéance importante
14:26pour le Rassemblement National.
14:27C'est le procès en appel
14:28de Marine Le Pen
14:29qui va commencer le 13 janvier prochain.
14:32Cinq semaines de procès
14:33qui vont donc déterminer
14:34son avenir politique.
14:35Et si elle est de nouveau
14:35empêchée en appel
14:37de se présenter en 2027,
14:38c'est Jordan Bardella
14:39qui sera votre candidat.
14:40Est-ce qu'il a le même niveau
14:41que Marine Le Pen
14:41pour l'élection présidentielle ?
14:43Aujourd'hui,
14:43les Français plébiscitent
14:44ce binôme.
14:45Ils ont tous les deux
14:45des qualités
14:47qui sont différentes,
14:48qui sont propres
14:48à leur personnalité,
14:50mais qui travaillent
14:50main dans la main
14:51et quel que soit le candidat.
14:52Et aujourd'hui,
14:52notre candidate,
14:53c'est Marine Le Pen.
14:54Elle va prouver
14:55son innocence en appel.
14:57J'espère qu'il y aura une décision
14:58qui fera fi
14:59de toute considération politique
15:01qui sera une décision en droit
15:03parce qu'elle est innocente
15:03et elle va le prouver.
15:05Elle reste votre meilleure chance
15:06de gagner ?
15:06Mais c'est notre meilleure chance.
15:07Aujourd'hui,
15:08c'est Marine Le Pen
15:08qui est notre candidate.
15:10Et c'est surtout
15:11ce qu'il faut voir
15:12et ce qui plaît
15:12aujourd'hui aux Français,
15:13ce qui fait notre différence
15:14par rapport aux autres groupes politiques,
15:15par rapport aux autres partis politiques,
15:17c'est quand ils se tirent
15:17tous dans les pattes
15:18pour avoir tous la place.
15:19Nous, on a
15:20deux personnalités politiques
15:21qui sont aujourd'hui plébiscitées.
15:23On avait vu,
15:23il y a eu le top 50
15:24des personnalités françaises préférées.
15:27Les seules qui sont,
15:27il y a deux personnalités politiques
15:29dans les 50 personnalités
15:29préférées des Français,
15:30c'est Jordan Bardella
15:31et Marine Le Pen.
15:32Et pourquoi ?
15:32Parce que les deux
15:33travaillent main dans la main.
15:34Ils ne pensent pas
15:35à leur intérêt personnel,
15:36ils pensent à l'intérêt des Français,
15:37à l'intérêt de la nation.
15:37Quand vous regardez les sondages
15:38et on les regarde tous,
15:39y compris vos sympathisants
15:41et vos militants,
15:41on voit que Jordan Bardella
15:42est plus aimé des Français
15:44que Marine Le Pen.
15:45On voit que Jordan Bardella
15:46est devant,
15:47dans les intentions de vote
15:49dans les sondages,
15:50que Marine Le Pen
15:51qui les donnait gagnant
15:52dans un certain nombre
15:53de configurations.
15:53Est-ce qu'il ne faudrait pas acter
15:54tout simplement maintenant ?
15:56Finalement,
15:57le changement de candidat naturel
15:59pour la présidentielle
15:59du Rassemblement National ?
16:00Premier point déjà,
16:01en fonction des sondages,
16:02ça se joue dans la marge d'erreur,
16:04parfois l'un au-dessus,
16:04parfois l'un en-dessous,
16:05à un point,
16:06un demi-point de différence.
16:08Mais ce qui est certain,
16:09c'est que ce n'est pas au sondage,
16:10ni au juge,
16:11ni au sondage,
16:11ni aux médias,
16:12ni à nos opposants politiques
16:14de décider
16:14qui sera notre candidat.
16:16Le candidat du Rassemblement National
16:18aujourd'hui,
16:18c'est Marine Le Pen.
16:19Marine Le Pen a été très claire,
16:21il y aura un candidat
16:21du Rassemblement National,
16:22si jamais elle était empêchée
16:23pour quelques raisons que ce soit,
16:25et Jordan Bardella
16:26aurait, bien entendu,
16:27tout le niveau
16:28pour pouvoir être candidat.
16:29Mais aujourd'hui,
16:30ce n'est pas des sondages
16:31un an et demi avant
16:32de décider,
16:33et je vous le dis,
16:33ils sont tous les deux
16:34plébiscités
16:35tout en haut
16:35de tous les instituts
16:36qui les testent.
16:38En quoi il est meilleur qu'elle ?
16:39Il n'y a sûrement des points
16:41où il est meilleur
16:42et d'autres,
16:43pour la Marine Le Pen,
16:44c'est deux personnalités différentes,
16:46ils n'ont pas le même âge,
16:47ils n'ont pas le même parcours.
16:48Elle a trois campagnes présidentielles
16:50derrière elle,
16:51deux débats d'entre deux tours.
16:53C'est pour ça que Marine Le Pen
16:54est aujourd'hui notre candidate,
16:55notre candidate naturelle,
16:57mais Jordan Bardella
16:58se prépare à être Premier ministre.
16:59Donc quand vous vous préparez
17:00à être Premier ministre,
17:01puisqu'il serait Premier ministre
17:02de Marine Le Pen
17:03dans le cadre d'une victoire
17:04en 2027,
17:05il a le niveau,
17:06quand vous pouvez être Premier ministre,
17:07pour être président de la République,
17:08ils ont des personnalités différentes,
17:10mais je vous dis,
17:11c'est cette complémentarité
17:12qui fait notre force.
17:13Et que ce soit Marine Le Pen
17:14ou Jordan Bardella,
17:15même si ce n'est pas aujourd'hui
17:16le cas choisi par le Rassemblement national
17:18comme candidat,
17:19les deux travailleront
17:20main dans la main
17:21dans l'intérêt du pays.
17:22Vous respecterez la décision de justice
17:23si elle est une nouvelle fois
17:24condamnée en appel
17:25pour inéligibilité
17:26empêchée pour 2027 ?
17:28Mais on respecte toujours
17:28les décisions de justice.
17:29Est-ce que vous avez attaqué
17:30les magistrats ?
17:31Décision politique ?
17:32Vous pouvez contester une décision,
17:35mais vous savez,
17:35nous on n'appelle pas l'insurrection,
17:36on n'est pas la France insoumise.
17:38Nous, dès lors qu'il y a eu
17:39une élection,
17:41quand on la perd,
17:41on accepte le résultat des urnes.
17:44Il y a une décision de justice
17:45même si ça serait
17:46une profonde injustice
17:47puisque Marine Le Pen est innocente
17:49et surtout ça serait quelque chose
17:50qui va contrevenir
17:51à un principe fondamental,
17:53c'est la liberté de choix
17:54des électeurs.
17:55Comment on peut,
17:55dans une démocratie comme la France,
17:57empêcher les électeurs
17:58de pouvoir choisir la candidate
17:59et la future présidente
18:01de la République
18:02qui serait celle qu'il souhaite ?
18:04Ça c'est très grave,
18:05mais on respectera dans tous les cas
18:07la décision,
18:08Marine Le Pen l'a toujours dit,
18:09on est des gens sérieux
18:10qui respectons l'état de droit.
18:11Thomas Ménager,
18:12on arrive à la fin de cet entretien,
18:13est-ce que c'est une fierté
18:14la naturalisation française
18:15de Georges Clounet ?
18:16Oui, je pense que d'accueillir
18:17dans la communauté nationale
18:19Georges Clounet
18:20qui est quelqu'un de talenteux,
18:22qui vient en plus,
18:23qui a demandé la nationalité
18:24et qui ne vient pas
18:25pour profiter des avantages
18:26de la nationalité,
18:27mais qui va faire rayonner le pays,
18:29participer à la France.
18:31Il a bénéficié
18:32d'une procédure d'exception,
18:33facilité par le ministère
18:34des Affaires étrangères,
18:36parce qu'il contribuerait,
18:37selon le ministère,
18:38au rayonnement de la France.
18:39Il reconnaît
18:39de ne pas maîtriser le français,
18:42c'est normal de naturaliser
18:43quelqu'un qui...
18:43Il respecte la procédure,
18:44il a respecté la procédure,
18:46il y a une procédure spécifique
18:47d'exception,
18:48mais qui n'a pas été faite pour lui.
18:49C'est quelque chose
18:50qui existe, je crois,
18:51depuis les années 90.
18:51Ce sont les étrangers émérites
18:53qui contribuent au rayonnement
18:54de la France.
18:55Mais bien sûr,
18:56vous vous rendez compte,
18:57si on pouvait accueillir
18:57des Georges Clounet
18:58avec son niveau de vie...
18:59Donc la loi ne doit pas être
18:59la même pour tous, quoi.
19:00Il y a une procédure,
19:01il a respecté la loi.
19:02Il y a certaines personnalités
19:04qui, et il va continuer
19:05à bosser son français,
19:06je crois qu'il dit
19:07qu'il continue à le travailler,
19:08même s'il n'a pas
19:08un français parfait,
19:10mais on accueille quelqu'un
19:11qui va arriver dans notre pays
19:13avec son argent et son talent...
19:16Il faut qu'il paye
19:16ses impôts en France, ou pas ?
19:17Il y a des droits
19:17et des devoirs,
19:18vraisemblablement,
19:19et il devrait demander
19:20sa résidence fiscale en France.
19:22Mais c'est plus compliqué que ça
19:23parce qu'on a des conventions bilatérales
19:24avec les Etats-Unis
19:24au niveau de la fiscalité.
19:26Il reste, je pense,
19:27franco-américain.
19:28Après, on parle beaucoup
19:30et on polémique beaucoup
19:31sur la naturalisation
19:31de Georges Clounet.
19:32Par contre,
19:33j'aurais préféré qu'on polémique
19:34sur la naturalisation du Malien
19:35qui, lui, a poignardé
19:37trois femmes dans le métro
19:38la semaine dernière
19:40qui a été...
19:41Ça a été annoncé.
19:42Il y a eu...
19:43Il y a eu un dysfonctionnant
19:44qui a été reconnu.
19:44Il y a eu un dysfonctionnant
19:45mais celui-ci,
19:45il n'aurait peut-être pas
19:46dû être naturalisé.
19:47De l'intérieur.
19:47Oui, mais celui-ci,
19:48il n'aurait pas dû être naturalisé.
19:49J'aurais préféré qu'on parle
19:49plutôt de ce cas de naturalisation.
19:51Je pense que la naturalisation
19:52de Georges Clounet
19:52en matière d'immigration
19:53et d'assimilation,
19:54il n'y aura pas de problème.
19:56Et dans tous les cas,
19:56qu'il soit résident fiscal ou non,
19:58il va payer ses impôts,
19:59il va payer de la TVA,
20:00il va consommer,
20:01il va employer du monde.
20:02Merci beaucoup.
20:03Thomas Ménager.
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