[#Débat] “Tous pourris ?” Journalisme et crédibilité en question
Peut-on encore faire confiance aux journalistes ? À l’heure des fake news, des réseaux sociaux et des crises de crédibilité, cette question divise.
Dans ce débat d’idées organisé à Libreville, trois professionnels des médias confrontent leurs points de vue sur le rôle du journalisme, ses dérives possibles et les défis de la confiance du public.
Panélistes :
Charlène Mouboulou, journaliste à l’AGP (Agence Gabonaise de Presse)
Harold Leckat, journaliste et fondateur de Gabon Media Time
Raoul Mbog, journaliste, collaborateur du Groupe Le Monde et formateur à Médias et Démocratie
Entre critiques, remise en question et défense du métier, ce débat pose une question essentielle :
le journalisme est-il en crise… ou en mutation ?
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Peut-on encore faire confiance aux journalistes ? À l’heure des fake news, des réseaux sociaux et des crises de crédibilité, cette question divise.
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Charlène Mouboulou, journaliste à l’AGP (Agence Gabonaise de Presse)
Harold Leckat, journaliste et fondateur de Gabon Media Time
Raoul Mbog, journaliste, collaborateur du Groupe Le Monde et formateur à Médias et Démocratie
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00:00:00Je demeure convaincu qu'un journaliste n'est pas un enfant de cœur et que son rôle ne consiste pas
00:00:06à précéder les processions, la main plongée dans une corbeille de pétales de rose.
00:00:12Notre métier n'est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort, il est de porter la plume
00:00:19dans la plaie.
00:00:21Les attentes portées sur les journalistes par les citoyens semblent malheureusement proportionnelles au rejet que l'on constate de la
00:00:31profession actuellement.
00:00:33Par exemple, en France, en 2026, le baromètre La Croix des médias indiquait que le sentiment de défiance vis-à
00:00:41-vis des journalistes restait majoritaire.
00:00:44Sur un panel de 1500 personnes, 61% disent se méfier du traitement des grands sujets d'actualité par les
00:00:52médias.
00:00:54L'image du journaliste est écornée, et ça a été dit tout à l'heure, ça a été rappelé tout
00:00:59à l'heure, aux yeux des citoyens pour plusieurs raisons.
00:01:02Tout d'abord, une fatigue informationnelle, toujours les mêmes sujets anxiogènes qui créent une certaine forme de saturation.
00:01:12Ensuite, une concentration des médias. On s'en aperçoit sur tous les continents.
00:01:18Les médias tentent à se concentrer aux mains de quelques industriels, ou alors aux mains de l'État,
00:01:26ce qui accroît la pression sur les rédactions, poussée par la crainte de perdre des financements,
00:01:33et peut transformer le métier de journaliste, de journaliste d'information, en journaliste d'opinion.
00:01:41Ensuite, il y a une collusion réelle, ou fantasmée, entre les journalistes, les hommes politiques, et ou les industriels.
00:01:52Et enfin, un questionnement sur la formation et la déontologie de la profession.
00:01:58Non seulement, on voit de nombreuses écoles privées de journalistes s'ouvrir, en étant adossées à des groupes de médias,
00:02:09comme c'est le cas par exemple en France pour l'école libre de journalisme,
00:02:13qui s'est ouverte à coller à la galaxie Bolloré,
00:02:18mais aussi, et ça c'est la grande nouveauté depuis une dizaine d'années,
00:02:26c'est l'émergence des réseaux sociaux,
00:02:29où de nombreux citoyens ont l'impression de pouvoir faire le travail d'un journaliste.
00:02:34Et ce qui amène parfois à faire des confusions sur les diffamations,
00:02:41sur la question des diffamations sur les réseaux sociaux.
00:02:45Toutes ces raisons peuvent amener donc les citoyens à penser que les journalistes sont tous pourris.
00:02:52Pourtant, si je reprends le baromètre Lacroix de tout à l'heure,
00:02:5666% des gens interrogés avouent n'avoir jamais croisé un journaliste.
00:03:02Cela prouve qu'il y a vraiment un gros problème sur la question du travail du journaliste.
00:03:11Et donc, pour parler de ce sujet, nous avons la chance ce soir d'avoir avec nous trois journalistes
00:03:19qui représentent différents types de médias,
00:03:22publics et privés,
00:03:24pour pouvoir échanger sur les réalités de l'exercice de leur profession.
00:03:29Alors, tout d'abord, je ne vous la présente pas,
00:03:31parce que tout à l'heure, elle a été présentée.
00:03:34Il y a Charlène Mouboulou,
00:03:37qui donc a suivi la formation,
00:03:39qui est journaliste à l'agence gabonaise de presse.
00:03:44Ensuite, à mes côtés,
00:03:47M. Harold Lécate,
00:03:48qui est journaliste et fondateur du Média en ligne Gabon Médiatel.
00:03:54Et enfin, le maître de cérémonie de l'épisode d'avant,
00:04:03Raoul Mbog,
00:04:04qui est journaliste, collaborateur du groupe Le Monde,
00:04:07et formateur à Média et démocratie.
00:04:12Merci beaucoup à vous trois d'avoir accepté d'échanger.
00:04:16Alors, c'est un échange assez informel, à bâton rompu,
00:04:19où je vais vous poser quelques questions,
00:04:22et après, on va interagir,
00:04:24et après, vous pourrez, à votre tour, interagir.
00:04:27Première question, pour ouvrir les débats,
00:04:30qu'est-ce qui, selon vous,
00:04:32peut expliquer ce problème de perception de votre travail
00:04:36par les citoyens ?
00:04:40Qui veut commencer ?
00:04:43Allez, Harold.
00:04:45Je peux bien commencer ?
00:04:47Alors, ça va faire une dizaine d'années
00:04:49que j'exerce ce métier.
00:04:52Juriste de formation,
00:04:54j'ai appris le journalisme en rédaction,
00:04:57et la perception du public
00:05:00vient de ce que, souvent,
00:05:03surtout dans les rédactions publiques,
00:05:08le compte rendu des activités gouvernementales
00:05:11concentre l'essentiel des plages horaires,
00:05:16ou du moins l'essentiel du conducteur
00:05:18des journaux télévisés.
00:05:20Pour ceux qui ont des médias privés,
00:05:23comme celui que je dirige,
00:05:24Gavon Mediatem,
00:05:25nous, on essaie de faire la part des choses.
00:05:27Donc, on donne la parole au peuple.
00:05:32On essaie de,
00:05:34en tant que média généraliste,
00:05:36on essaie de remplir toutes les rubriques,
00:05:40du moins toutes les cases,
00:05:42pour ne pas avoir une coloration
00:05:45qui est identique,
00:05:47une coloration éditoriale,
00:05:49une ligne éditoriale qui est identique
00:05:50à celle des médias publics.
00:05:53Donc, je veux dire,
00:05:55dans la pratique,
00:05:57non,
00:05:59des rembours que j'ai sur Gavon Mediatem,
00:06:02nous n'avons pas
00:06:05une coloration qui est figée,
00:06:08du moins,
00:06:09qui nous donne
00:06:12l'image d'un média
00:06:14qui est un vecteur,
00:06:16qui n'est qu'un vecteur
00:06:17de l'information officielle.
00:06:20Non.
00:06:22Maintenant, si je peux
00:06:24revenir rapidement sur la thématique
00:06:27journaliste tous pourris.
00:06:29Oui, bon,
00:06:31c'est quand même trivial
00:06:33comme thématique,
00:06:36mais ce que je veux relever,
00:06:38c'est qu'en fait,
00:06:40peut-être en essayant
00:06:41de déformer une assertion
00:06:42qui est peut-être connue
00:06:44de tous ceux qui ont fait
00:06:45un peu de philosophie,
00:06:46le journaliste n'est bon,
00:06:49mais c'est l'environnement
00:06:49dans lequel il évolue,
00:06:51qui le corrent.
00:06:53Donc, il y a quand même
00:06:54des présenteurs sociopolitiques,
00:06:57des présenteurs économiques
00:06:59qui font que le journaliste
00:07:02peut être emmené
00:07:04à faire fi
00:07:07de ses principes déontologiques
00:07:11pour des raisons parfois alimentaires.
00:07:17Et le porte-parole
00:07:22des confrères
00:07:24qui ont reçu leur parchemin
00:07:26tout à l'heure,
00:07:27là, si bien dit,
00:07:29il y a des expressions
00:07:30aujourd'hui
00:07:31qui sont communes
00:07:34aux journalistes.
00:07:35La presse se retire,
00:07:37le gombeau,
00:07:39ce sont des expressions
00:07:40qui tendent, en fait,
00:07:42à nous diviner,
00:07:45à nous faire passer pour des...
00:07:46excusez-moi du terme,
00:07:47mais c'est la vérité,
00:07:48à des crèves la faim,
00:07:50à qui on va dicter
00:07:53le contenu de leur contenu
00:07:54à condition
00:07:55qu'ils reçoivent
00:07:57un 20,
00:07:58un 30 ou un 50 000 francs.
00:08:01Voilà,
00:08:02ça, c'est une réalité.
00:08:03mais j'aimerais dire
00:08:05à mes jeunes confrères
00:08:09qu'il ne faut pas,
00:08:11il ne faut pas céder,
00:08:13il ne faut pas se laisser
00:08:18manipuler
00:08:18par ce type de pratique
00:08:20et de bien distinguer
00:08:23ce qu'est le public rédactionnel
00:08:25parce que c'est un genre journalistique
00:08:30du métier que nous faisons,
00:08:34ou par exemple,
00:08:35d'une enquête journalistique
00:08:37qui a ses codes,
00:08:39comme vous les avez appris
00:08:40au cours de votre formation.
00:08:41Il faut toujours savoir distinguer
00:08:45la publicité
00:08:47du journalisme.
00:08:51Oui, je voulais juste ajouter
00:08:53un petit point,
00:08:53mais c'est vraiment pour aller
00:08:54dans le sens de ce que vient
00:08:55de dire Harold,
00:08:56c'est que quand on pose
00:08:57cette question aux journalistes
00:08:58tous pourris,
00:08:59bon, en réalité,
00:09:00on parle de quoi ?
00:09:01Si on pose la question comme ça,
00:09:02c'est qu'il y a un problème,
00:09:03de toute façon.
00:09:04Et le problème,
00:09:05c'est que d'un côté,
00:09:07il y a une sorte de fascination
00:09:09du public à l'égard
00:09:11des journalistes,
00:09:12ou en tout cas que les journalistes
00:09:14reviennent une image.
00:09:15En tout cas,
00:09:15de toute façon,
00:09:16il y a une fascination comme ça
00:09:17qui est liée à une attente.
00:09:18Donc on attend,
00:09:20effectivement,
00:09:20on se dit que grâce aux journalistes,
00:09:22on peut avoir une information claire,
00:09:24on attend une information claire,
00:09:25on attend d'être éclairé
00:09:27sur la marche du monde.
00:09:28Donc ça,
00:09:28c'est facile,
00:09:29parce que ce n'est pas n'importe quoi,
00:09:32ce n'est vraiment pas
00:09:32quelque chose de banal.
00:09:34Donc il y a cette fascination-là.
00:09:35De l'autre côté,
00:09:36il y a une méfiance,
00:09:37c'est vrai,
00:09:37à l'égard des journalistes,
00:09:38une méfiance qui est liée à quoi ?
00:09:40Qui est liée,
00:09:41bon,
00:09:42on va peut-être tout de suite
00:09:43rentrer dans les détails,
00:09:44mais d'ailleurs,
00:09:45Harold a commencé,
00:09:46mais liée d'abord
00:09:47à des problèmes de formation,
00:09:48c'est-à-dire qu'il y a un certain nombre de bases
00:09:52que certains,
00:09:53dans certains endroits,
00:09:54dans beaucoup de pays,
00:09:55pas seulement ici,
00:09:56même en France,
00:09:57ça peut s'observer,
00:09:58problèmes de formation,
00:09:59problèmes de précarité des journalistes,
00:10:01problèmes d'organisation des médias,
00:10:03et qui les amènent
00:10:05à certaines collusions,
00:10:06soit avec les politiques,
00:10:07soit avec le monde économique,
00:10:10les industriels,
00:10:11et ça se ressent dans les productions,
00:10:13ça se voit dans les productions,
00:10:14et le public le voit,
00:10:15le lit,
00:10:16et donc,
00:10:17finit par avoir un doute
00:10:18sur ce qui lui est renvoyé.
00:10:20En plus,
00:10:21tout à l'heure,
00:10:21Mathieu parlait des réseaux sociaux
00:10:23et de toutes ces nouveautés,
00:10:24entre guillemets,
00:10:25dans le monde médiatique,
00:10:27oui,
00:10:27tout ça brouille en réalité les pistes
00:10:29et crée,
00:10:30cette espèce de défiance,
00:10:34fascination,
00:10:34et d'où tout le monde se dit,
00:10:36finalement,
00:10:37ils se disent tous journalistes,
00:10:38d'abord,
00:10:39ce n'est pas forcément vrai,
00:10:40et s'ils le sont,
00:10:42de toute façon,
00:10:42ils sont forcément pourris,
00:10:43parce que l'environnement est pollué
00:10:45par les difficultés
00:10:47qu'on va peut-être approfondir tout à l'heure.
00:10:49C'est ce que je voulais dire d'emblée.
00:10:53Ok,
00:10:54par rapport à la thématique,
00:10:55je pense que pour nous,
00:10:56les journalistes,
00:10:58la population nous voit
00:11:00comme défenseur,
00:11:01parce que ce sont les journalistes
00:11:05du côté du peuple
00:11:07contre les politiques,
00:11:08et pour le cas du Gabon,
00:11:11peut-être plusieurs téléspectateurs,
00:11:13auditeurs se disent
00:11:14que nous ne faisons que relayer
00:11:16de la communication gouvernementale,
00:11:18et dans nos productions,
00:11:19ils ne se reconnaissent pas,
00:11:21ils aimeraient peut-être avoir
00:11:22plus des éléments proches
00:11:25de leur réalité,
00:11:26et je me dis aussi
00:11:28que peut-être qu'ils nous considèrent
00:11:29comme tous pourris,
00:11:30parce qu'ils attendent de nous
00:11:31un débat contradictoire,
00:11:33ils attendent de nous
00:11:34qu'on relaie leurs sentiments
00:11:36à la base,
00:11:37afin que les politiques
00:11:38prennent en compte
00:11:39leur réactivité.
00:11:41Je pense que
00:11:41pour les populations,
00:11:43ils font des journalistes,
00:11:44un mandataire,
00:11:45en fait,
00:11:46ils nous font porter
00:11:47la voix du député
00:11:48à l'Assemblée nationale,
00:11:49ils se disent,
00:11:50ils sont,
00:11:51ils regardent notre société,
00:11:53ils analysent notre société,
00:11:54ils sont proches
00:11:55des hommes politiques,
00:11:56des décideurs,
00:11:57donc ils sont capables
00:11:57de porter nos revendications.
00:11:59C'est pourquoi parfois,
00:12:00ils oublient que nous ne sommes
00:12:01pas des juges,
00:12:03nous ne sommes pas
00:12:03des donneurs de leçons,
00:12:05nous sommes des personnes
00:12:06qui regardent la société
00:12:07avec le fait,
00:12:08et nous traduisons le fait.
00:12:10Donc,
00:12:10parfois,
00:12:11on se dit que nous devons
00:12:12être juges et partis.
00:12:14Voilà.
00:12:15là-dessus,
00:12:17justement,
00:12:17est-ce qu'il n'y a pas
00:12:18une différence
00:12:18entre le journalisme
00:12:20qui peut être fait
00:12:22par le secteur privé
00:12:23et par le secteur public ?
00:12:26Vous venez de le dire,
00:12:27dans le secteur public,
00:12:29vous avez plutôt tendance
00:12:32à relayer une certaine voix,
00:12:34qui est là une voix gouvernementale,
00:12:36alors que le secteur privé
00:12:38est un peu plus libre là-dessus.
00:12:39Quelle est votre marge de manœuvre ?
00:12:41Je pense que malheureusement,
00:12:44nous, journalistes du secteur public,
00:12:47parce que l'agence gabonaise de presse,
00:12:49particulièrement Gabon Premier,
00:12:51nous sommes des médias publics.
00:12:52Et je pense qu'intérieurement,
00:12:55psychologiquement,
00:12:56on se dit,
00:12:57comme on est médias publics,
00:12:58on n'a pas le droit
00:12:59à analyser l'offert public.
00:13:02Mais nous ne sommes pas
00:13:04la caisse résonance de l'État.
00:13:07Nous sommes des journalistes.
00:13:08En fait,
00:13:09c'est une manière voilée,
00:13:12on peut se dire,
00:13:12c'est psychologique,
00:13:14on se dit,
00:13:15bon, je ne parle,
00:13:16plus que je suis média public,
00:13:18je n'ai pas le droit
00:13:19d'analyser,
00:13:21d'essayer de relater
00:13:22la vision un peu,
00:13:24d'analyser un fait
00:13:24que la politique gabonaise
00:13:26va mettre.
00:13:27Mais on confond,
00:13:29pour nous,
00:13:30on s'autocensure directement.
00:13:32Alors que,
00:13:33il n'y a pas un dictat qui est tombé
00:13:34que comme on est média public,
00:13:35on n'a pas le droit
00:13:36d'analyser le fait politique,
00:13:39mais c'est une autocensure,
00:13:40alors que ce n'est pas demandé
00:13:42par le pouvoir public.
00:13:45Le champ d'actualité,
00:13:47c'est la suspension,
00:13:49depuis le 16 mars,
00:13:51du secrétaire général
00:13:51du ministère de la Communication.
00:13:53Gabon 1ère,
00:13:55sauf erreur de ma part,
00:13:56Gabon 24,
00:13:57n'ont pas fait d'élément là-dessus.
00:13:58Alors qu'il s'agit quand même,
00:14:00à mon sens,
00:14:01d'une information
00:14:03qui touche directement
00:14:04le secteur dans lequel
00:14:05nous sommes,
00:14:06donc notre hiérarchie.
00:14:08Mais je n'ai vu aucun
00:14:10média public
00:14:11en parler,
00:14:11même pas sur
00:14:12l'agence gabonaise de presse.
00:14:15Voilà.
00:14:15Pourtant,
00:14:16la décision émane bien
00:14:17du ministère,
00:14:18ou plutôt du...
00:14:19La décision,
00:14:21elle est signée
00:14:21du ministre de la Communication.
00:14:22Donc c'est pour dire un peu
00:14:24qu'il y a cet aspect
00:14:25d'autocensure
00:14:27qu'évoque ma confrère
00:14:29de l'AGP
00:14:30et cette sorte
00:14:32d'épée d'amoclès
00:14:33qui pèse un peu
00:14:33sur nos confrères
00:14:35du service public
00:14:37et qui,
00:14:37au final,
00:14:39empêche
00:14:41ou du moins
00:14:42fait qu'ils ne peuvent pas
00:14:43être totalement libres
00:14:44dans la façon
00:14:45dont ils vont traiter
00:14:46l'actualité.
00:14:48Mais je ne suis pas sûr
00:14:49que...
00:14:50Enfin,
00:14:51je ne suis pas sûr
00:14:52que ce soit comme ça
00:14:52qu'il faille poser le problème.
00:14:54Parce qu'en réalité,
00:14:55ce n'est pas parce que
00:14:55vous êtes un média
00:14:57comme Charlène,
00:14:58un média public
00:14:59qu'elle est forcément pourrie.
00:15:01C'est-à-dire que ce n'est pas
00:15:01parce qu'on travaille
00:15:02dans un média public
00:15:02qu'on est forcément pourrie.
00:15:04Ce n'est pas parce qu'on travaille
00:15:04dans un média privé
00:15:06qu'on ne l'est pas.
00:15:07Donc,
00:15:07c'est...
00:15:08À mon avis,
00:15:09la question est simplement
00:15:10de savoir
00:15:11jusqu'à quel point
00:15:12on s'efforce
00:15:13de faire son travail
00:15:14tel que
00:15:18la méthodologie
00:15:19et l'éthique
00:15:20le recommandent.
00:15:22C'est jusqu'à quel point
00:15:23on s'efforce de le faire
00:15:24ou en tout cas,
00:15:24jusqu'à quel point
00:15:25on a la possibilité
00:15:25de le faire.
00:15:26S'il y a un média public,
00:15:27par exemple,
00:15:28bon,
00:15:28il y a une ligne éditoriale.
00:15:30Bon,
00:15:30on ne va pas débattre
00:15:31des lignes éditoriales.
00:15:32Ça,
00:15:32c'est vraiment...
00:15:35C'est vraiment...
00:15:36Voilà.
00:15:37Pardon ?
00:15:38Je veux dire que c'est
00:15:38intrinsèquement lié...
00:15:39Oui,
00:15:40une ligne éditoriale.
00:15:41Ça ne se discute pas.
00:15:42C'est un peu comme
00:15:42discuter des couleurs.
00:15:44Bon,
00:15:45donc,
00:15:45c'est un choix.
00:15:46Et à condition
00:15:47que ce soit fait,
00:15:48justement,
00:15:49vraiment en respectant
00:15:51strictement
00:15:51les règles éthiques
00:15:53et déontologiques.
00:15:54Si c'est fait,
00:15:55il n'y a pas de problème.
00:15:57Je ne vois pas pourquoi
00:15:58on va accuser forcément
00:15:59les médias publics
00:16:01de pourriture
00:16:01et dire que les médias privés
00:16:03ne le sont pas.
00:16:04C'est pas ce que j'ai dit.
00:16:06Peut-être que j'ai ma compagnie.
00:16:07Je n'ai pas dit ça.
00:16:08À mon avis,
00:16:09de toute manière,
00:16:10de toute manière,
00:16:11l'idée pour moi,
00:16:12c'est
00:16:13est-ce qu'on a les moyens,
00:16:15est-ce que les journalistes
00:16:16dans leur ensemble,
00:16:17que ce soit ici ou ailleurs,
00:16:18ont les moyens
00:16:19de faire leur travail librement ?
00:16:21C'est ça,
00:16:21la véritable question.
00:16:22Parce que plus
00:16:24la question se pose,
00:16:25enfin,
00:16:25en jeu,
00:16:25on se pose la question,
00:16:26là,
00:16:27on est en train de débattre
00:16:28est-ce que nous sommes tous pourris ?
00:16:29Bon,
00:16:29voilà,
00:16:29c'est quoi être pourri ?
00:16:31Comment ?
00:16:31Dans quelles conditions ?
00:16:32Etc.
00:16:32Ce sont de vraies questions.
00:16:34Ça veut dire quoi,
00:16:35être pourri ?
00:16:35Est-ce que ça veut dire...
00:16:36Vous avez beaucoup parlé
00:16:38de gombo,
00:16:38là,
00:16:38pendant la formation.
00:16:39Bon.
00:16:40Non,
00:16:41mais je ne plaisante pas.
00:16:42Ils n'ont parlé que de ça.
00:16:44C'est-à-dire que tous les jours,
00:16:45ils parlaient de gombo.
00:16:46Bon,
00:16:47alors gombo,
00:16:47c'est un peu,
00:16:48c'est des pots de vin,
00:16:48quoi.
00:16:48C'est un peu...
00:16:49Bon.
00:16:50C'est ça.
00:16:50Alors,
00:16:51mais si ça existe,
00:16:52il y a une raison,
00:16:53malheureusement.
00:16:53C'est qu'il y a une précarité,
00:16:55il y a...
00:16:56Etc.
00:16:57Donc,
00:16:57de toute façon,
00:16:58ça se ressent dans les productions.
00:17:00C'est-à-dire que quand on a pris le gombo,
00:17:01comme vous dites,
00:17:02bah oui,
00:17:02ça se voit dans votre texte.
00:17:04De toute façon,
00:17:04il suffit qu'on apprenne,
00:17:06qu'on sache un peu lire,
00:17:07qu'on sache un peu décrypter les choses.
00:17:08Et c'est pour ça qu'il y a ça.
00:17:09Donc,
00:17:10est-ce qu'aujourd'hui,
00:17:10les médias,
00:17:11les journalistes,
00:17:12ont les moyens
00:17:13de faire librement leur travail ?
00:17:15Quand je dis librement,
00:17:16c'est-à-dire débarrasser,
00:17:19c'est difficile d'être complètement débarrassé
00:17:21de...
00:17:23Comment dirais-je ?
00:17:25Des carcans économiques surtout.
00:17:28Mais est-ce qu'on a les moyens de le faire ?
00:17:31Est-ce qu'on a un modèle économique viable ?
00:17:34Est-ce qu'on a la formation suffisante
00:17:36pour être à l'abri
00:17:38d'éventuelles pressions,
00:17:41de répondre d'égal à égal
00:17:43avec un puissant,
00:17:44etc., etc.
00:17:46Pour moi, la question,
00:17:46elle est là.
00:17:48Je l'ai dit.
00:17:50C'est long,
00:17:51particulièrement à l'agence gabonale de presse,
00:17:53puisque depuis un temps,
00:17:54on prend une économie numérique.
00:17:56Nous, les gens qu'on a abordés,
00:17:57c'est quelle sera la conséquence
00:17:59de cette suspension des réseaux sociaux.
00:18:02Sur le plan économique,
00:18:03on a eu auprès des personnes
00:18:06utilisant le numérique pour se vendre,
00:18:08ceux qui ont des entreprises numériques.
00:18:10On a regardé l'impact économique.
00:18:12On n'était pas dans l'idée
00:18:14de non,
00:18:15ce qu'ils disent,
00:18:15c'est mauvais.
00:18:16Non.
00:18:17On a proposé le communiqué
00:18:18comme il est,
00:18:19mais on a recherché
00:18:20les angles derrière.
00:18:21Quelle sera la conséquence
00:18:24de cette décision ?
00:18:26Moi, je parlais plutôt
00:18:27de la suspension
00:18:29de la secrétaire générale
00:18:31du ministère.
00:18:32La suspension de la secrétaire générale
00:18:34du ministère,
00:18:34c'est Société et Culture.
00:18:35On a reçu le communiqué,
00:18:36on a mis le communiqué en ligne.
00:18:38Maintenant, c'est aux journalistes
00:18:40de Société et Culture
00:18:41de se rapprocher
00:18:41pour avoir les raisons
00:18:43pour lesquelles
00:18:44elle était suspendue.
00:18:46Moi, je suis journaliste
00:18:47économie et environnement.
00:18:49Donc, ça a eu,
00:18:49moi, j'ai reçu le communiqué,
00:18:50je me suis dit,
00:18:51mais pourquoi elle était suspendue ?
00:18:52Comme tout le monde s'est demandé
00:18:52pourquoi elle était suspendue.
00:18:54Maintenant, c'est peut-être
00:18:55si les écrits
00:18:56de mes confrères
00:18:57des Société et Culture
00:18:58ne vous ont pas plu.
00:18:59Bon, en tant que journaliste,
00:19:00vous pouvez nous souffler.
00:19:01Et par rapport
00:19:02à ce que disait Aron,
00:19:04c'est vraiment cette image
00:19:06où Gabon s'est dit,
00:19:07quand tu es du média public,
00:19:10tu es né que la caisse
00:19:11des résonances de l'État.
00:19:14Mais il faut rappeler
00:19:15que quand le veut ou non,
00:19:17l'agent drabonnel de presse
00:19:18et Gabon premier,
00:19:19nous sommes d'abord
00:19:20des médias d'État
00:19:21comme beaucoup le pensent
00:19:22que nous sommes des médias d'État.
00:19:23Nous couvons
00:19:24dans toutes les provinces.
00:19:25On n'est pas fixé,
00:19:27on n'est pas fixé,
00:19:27je suis libre-vue,
00:19:28on remonte l'information
00:19:29qui se trouve
00:19:29à l'intérieur du pays,
00:19:31on part auprès
00:19:32d'autres personnes.
00:19:32Mais malheureusement,
00:19:34les gens ont une peste,
00:19:35une lecture,
00:19:36une lecture faussée,
00:19:38moi je dirais faussée
00:19:39de ce qu'on est.
00:19:40Et malheureusement,
00:19:42pour certains,
00:19:42ils se disent
00:19:42quand tu travailles
00:19:43pour un média public,
00:19:45parce que nous sommes
00:19:46un média public,
00:19:46on ne va pas se le cacher,
00:19:48on doit chanter
00:19:49des louanges du gouvernant.
00:19:52Mais c'est totalement faux.
00:19:53Il y a les gens
00:19:53qui sont des médias privés,
00:19:55mais vous chantez
00:19:55les louanges du gouvernement.
00:19:56Vous êtes assujettis,
00:19:58vous êtes assujettis doublement,
00:19:59vous avez la subvention
00:20:00de l'État
00:20:01et doublement,
00:20:01vous êtes assujettis
00:20:02à la publicité.
00:20:03Aujourd'hui,
00:20:04on a vu avec le phénomène
00:20:05de Périnco.
00:20:05Est-ce que vous pensez
00:20:06en tant que média public
00:20:08bénéficiant d'une subvention
00:20:09de Périnco
00:20:09dans vos publicités ?
00:20:10Vous êtes capable
00:20:11de démonter l'infant,
00:20:12de traiter à fond
00:20:14et à large
00:20:14la pollution
00:20:15de Périnco
00:20:16à Port-Gentil ?
00:20:17Telle est la question.
00:20:18Donc,
00:20:19ce n'est pas vraiment dire
00:20:20nous les médias publics,
00:20:21vous êtes mauvais,
00:20:22vous nous les médias privés,
00:20:23nous sommes bons.
00:20:24Mais c'est dire
00:20:24comment nous,
00:20:25en tant que journalistes,
00:20:26nous devons protéger
00:20:27notre coopération
00:20:28de ce que moi j'appelle
00:20:29les mangemines.
00:20:30Comment nous,
00:20:31journalistes,
00:20:32qu'on soit du privé
00:20:33ou du public,
00:20:34comment nous devons
00:20:34aider les populations
00:20:35à comprendre notre rôle
00:20:37et comment nous devons
00:20:38protéger notre coopération
00:20:41parce que le journaliste,
00:20:42c'est un métier noble.
00:20:42comme disait Raoul tout à l'heure,
00:20:45on fascine,
00:20:46les gens sont fascinés
00:20:47par le métier,
00:20:48mais ils nous interrogent aussi.
00:20:50On dira tout ce qu'on veut,
00:20:51mais si on fait un sondage,
00:20:53vous verrez,
00:20:53beaucoup de gens diront
00:20:53je vais être journaliste,
00:20:55je vais être journaliste
00:20:56parce qu'ils ont conscience
00:20:57du pouvoir
00:20:58qui est dans notre main.
00:20:59Donc,
00:21:00c'est vraiment l'idée,
00:21:01c'est de dépolier notre métier
00:21:03en faisant comprendre
00:21:04à tout un chacun
00:21:05l'importance
00:21:06de la noblesse
00:21:07de notre métier,
00:21:07le rôle qu'on joue
00:21:08dans la société
00:21:09et vraiment,
00:21:10nous sommes vraiment,
00:21:10comme je le dis tantôt,
00:21:11nous sommes des sociologues
00:21:12qui étudient la société
00:21:13dans laquelle nous vivons.
00:21:15Merci.
00:21:16Je vais te repasser,
00:21:17je vais te repasser à part
00:21:18qu'on s'entende bien.
00:21:20En fait,
00:21:21la question n'est pas
00:21:22d'opposer
00:21:23le journaliste,
00:21:25du public,
00:21:25du privé.
00:21:26Par contre,
00:21:27c'est de voir que
00:21:29chacun à votre niveau,
00:21:31vous avez des contraintes
00:21:32qui pèsent sur l'exercice
00:21:33de votre métier
00:21:35et qui, du coup,
00:21:37peut potentiellement limiter
00:21:38l'impartialité
00:21:40qui peut être attendue
00:21:41de la part
00:21:43des médias
00:21:44et, du coup,
00:21:45qui peut entraîner
00:21:46une critique
00:21:48de la part
00:21:49de la population.
00:21:51Voilà.
00:21:52Mais vous faites
00:21:53le même métier,
00:21:54différemment,
00:21:54mais le même.
00:21:55Ah oui,
00:21:56complètement.
00:21:57Complètement.
00:21:57C'est pour ça que...
00:21:59Comment ?
00:21:59C'est toute la question
00:22:00de la ligne éditoriale.
00:22:01c'est pour ça que ça m'a fait réagir.
00:22:03Ton exemple,
00:22:04tu dis,
00:22:04bon voilà,
00:22:04on a suspendu un fonctionnaire.
00:22:06Bon,
00:22:06on est d'accord,
00:22:06on suspend le fonctionnaire,
00:22:07on le suspend.
00:22:08Enfin,
00:22:08je veux dire,
00:22:08c'est pas si...
00:22:09où on en parle,
00:22:10enfin,
00:22:11ça dépend.
00:22:11Pourquoi on en parle ?
00:22:12On est au Gabon,
00:22:13on est au Gabon,
00:22:14donc ça peut avoir une importance.
00:22:15Bien sûr,
00:22:16je...
00:22:16Attention,
00:22:17c'est pas n'importe quel fonctionnaire,
00:22:18voilà,
00:22:19c'est le fonctionnaire
00:22:20qui gère,
00:22:21par exemple,
00:22:21la subvention à la presse.
00:22:23Donc,
00:22:23c'est pas n'importe lequel.
00:22:24C'est pour ça,
00:22:25donc l'information
00:22:26n'était pas complète.
00:22:27Donc,
00:22:27si on suspend
00:22:29un fonctionnaire
00:22:29qui gère
00:22:30les distributions
00:22:32de...
00:22:33Voilà,
00:22:34ça peut interroger
00:22:34qu'est-ce qui s'est passé,
00:22:35mais de toute façon,
00:22:36tant qu'on n'a pas...
00:22:37l'enquête n'est pas aboutie,
00:22:39on n'en parle pas,
00:22:40ou alors on en parle
00:22:41et puis on revient,
00:22:41on approfondit.
00:22:42Après,
00:22:43ça peut être un choix
00:22:43de ne pas traiter ce sujet-là,
00:22:45parce que...
00:22:46Oui,
00:22:47Raoul,
00:22:47ça se discute.
00:22:48Si tu permets,
00:22:49je veux dire
00:22:50qu'il y a une déclaration
00:22:51du ministre
00:22:52qui accompagne la note,
00:22:53dans laquelle le ministre dit
00:22:54« Madame la Secrétaire Générale,
00:22:56vous me proposez
00:22:57à nommer
00:22:59des personnes
00:23:00qui sont
00:23:01de catégorie inférieure
00:23:03à des postes
00:23:04destinés
00:23:04à des personnalités
00:23:06de catégorie supérieure.
00:23:08Parce que vous voulez avoir
00:23:09une même mise sur eux,
00:23:10donc il y a une mafia
00:23:13qui contribue pour beaucoup
00:23:14à ralentir...
00:23:16C'est vous qui dites mafia ou ça ?
00:23:16Non, non, c'est le ministre
00:23:17qui dit, hein.
00:23:18C'est le ministre qui dit,
00:23:19bien.
00:23:19Peut-être sans forcément...
00:23:19Je veux dire que c'est quand même grave.
00:23:21Sans forcément...
00:23:22Mais pourquoi ?
00:23:23Pourquoi les médias publics
00:23:24n'en parlent pas ?
00:23:25Parce que c'est leur hiérarchie directe.
00:23:26D'accord, mais on ne va pas faire
00:23:27l'enquête là-dessus.
00:23:28On n'a pas les moyens
00:23:29ni le temps
00:23:29de faire une enquête
00:23:30sur ce sujet-là.
00:23:31En réalité,
00:23:31la question, c'est
00:23:32qu'est-ce qui fait
00:23:33qu'on arrive à dire...
00:23:35Moi, ça m'intéresse vraiment
00:23:36beaucoup d'avoir
00:23:37vos réponses.
00:23:38Je peux en dire
00:23:39ce que j'en pense,
00:23:40mais aussi de voir
00:23:41ce qu'en pense le public.
00:23:42Qu'est-ce qui fait ?
00:23:43Pourquoi est-ce qu'on dit
00:23:44qu'un journaliste est pourri ?
00:23:45Dans quelles circonstances ?
00:23:46Est-ce que c'est parce
00:23:47qu'il a pris de l'argent ?
00:23:48Ou c'est parce qu'il fait
00:23:49la louange du gouvernement ?
00:23:51Est-ce que c'est parce
00:23:51qu'il critique trop ?
00:23:53Je n'en sais rien.
00:23:54Pour moi, c'est vraiment
00:23:56à partir du moment
00:23:56où un certain nombre
00:23:58de pression,
00:23:59en tout cas une condition
00:24:01professionnelle
00:24:01d'exercice de son métier
00:24:03vous empêche
00:24:04de le faire correctement,
00:24:05ça vous amène
00:24:06à des collusions
00:24:07que vous connaissez tous,
00:24:08qu'on connaît
00:24:08et qu'on a aussi connues
00:24:09en France.
00:24:10Je veux dire,
00:24:11des exemples de connivence
00:24:12avec des...
00:24:14Des industriels.
00:24:15Des industriels.
00:24:16Bon, il y en a
00:24:17de moins en moins
00:24:17dans les années 90.
00:24:19Non, non, non.
00:24:19Il y en a de plus en plus.
00:24:21Mais bon,
00:24:22disons que c'est...
00:24:23Comment ça de plus en plus ?
00:24:24Non, disons que...
00:24:25Des l'oreilles ?
00:24:26Non, je ne parle pas de ça.
00:24:27Non, non, non.
00:24:28C'est pas du tout...
00:24:29Voilà, justement,
00:24:30c'est pas du tout
00:24:30de ça que je parle.
00:24:31Ça, c'est un industriel
00:24:32qui achète des médias, etc.
00:24:34Et puis...
00:24:34Et c'est pas le seul.
00:24:34Mais c'est pas le seul.
00:24:35Mais c'est pas le seul.
00:24:36Chaque industriel
00:24:36a désormais son groupe de médias.
00:24:38Non, ce n'est pas ça
00:24:39mon sujet.
00:24:40Ce que je veux dire,
00:24:41c'est que des journalistes
00:24:42ont aussi, en France,
00:24:44été impliqués à des...
00:24:45Il y a des journalistes
00:24:46qui ont pris le gombo
00:24:47pour reprendre votre terme
00:24:48en France.
00:24:49Les cas des plus célèbres
00:24:50dans les années 90,
00:24:51par exemple,
00:24:51pratiquant d'avoir
00:24:52avec ce qu'on appelle
00:24:53l'affaire Botton.
00:24:53Ce qu'on a appelé
00:24:54l'affaire Botton.
00:24:55Donc, il y a eu
00:24:55des exemples comme ça.
00:24:57Même des collusions
00:24:58avec des politiques,
00:24:59là récemment encore
00:25:00en novembre,
00:25:01de journalistes très célèbres
00:25:02qui ont été surpris
00:25:04dans un espace,
00:25:04dans un restaurant
00:25:05en train de discuter
00:25:07de politique,
00:25:08des arrangements politiques.
00:25:08Donc, des collusions
00:25:10comme ça existent,
00:25:11ont existé et existent.
00:25:12Donc, ce n'est pas propre
00:25:13à ici.
00:25:14Mais qu'est-ce qui fait
00:25:14que, justement,
00:25:15dans la pratique
00:25:16de notre métier,
00:25:17les conditions d'exercice
00:25:18de notre métier,
00:25:19à un moment donné,
00:25:20on se retrouve
00:25:21à faire des choses
00:25:22qui ne correspondent pas
00:25:26aux règles.
00:25:27Et puis, finalement,
00:25:28le public nous dit
00:25:29qu'on est pourri
00:25:30ou pas pourri
00:25:30ou pas trop pourri
00:25:31ou quand même
00:25:31un peu pourri.
00:25:33Non, justement,
00:25:34l'expression pourri
00:25:35vient justement
00:25:36de la façon
00:25:38dont on est traité.
00:25:39Je veux dire,
00:25:39il y a des pesanteurs.
00:25:41Il y a des pressions
00:25:43politiques.
00:25:43Il y a des pressions
00:25:44économiques.
00:25:45Il y a des pressions
00:25:46judiciaires
00:25:47qui sont mises en branle.
00:25:51Oui, mais souvent,
00:25:52c'est du fait
00:25:52du politique.
00:25:53Moi, je vais vous dire,
00:25:54en 2023,
00:25:57tous les médias
00:25:58qui critiquaient
00:25:59Ali Bongo
00:25:59ont fait l'objet
00:26:00d'une ouverture
00:26:01de procédure
00:26:03à la Direction Générale
00:26:05des Impôts.
00:26:06L'objectif,
00:26:08c'était justement
00:26:09que chacun
00:26:10lève le pied.
00:26:13pour notre cas,
00:26:15on nous a fait
00:26:16un redressement
00:26:16fiscal
00:26:17de l'ordre
00:26:17de 98 millions.
00:26:19Donc,
00:26:20quand vous avez
00:26:21un chiffre d'affaires
00:26:22qui ne dépasse
00:26:22pas les 60 millions
00:26:23et qu'on vous demande
00:26:24de payer 98 millions,
00:26:25vous comprenez bien
00:26:27qu'on a envie
00:26:27que vous arrêtez
00:26:29d'aller
00:26:30dans une certaine direction.
00:26:32Donc,
00:26:33oui,
00:26:34on n'est pas
00:26:35forcément tous pourris.
00:26:36Non,
00:26:37du tout.
00:26:37il nous arrive
00:26:39justement
00:26:40de prendre
00:26:41sur nous
00:26:42d'évoquer
00:26:43certains sujets
00:26:44qui parfois
00:26:45nous mettent
00:26:45en danger.
00:26:46J'ai un de mes
00:26:46collaborateurs
00:26:47dans la salle,
00:26:48Lionel Benguesson,
00:26:49avec qui j'étais
00:26:50en garde à vue
00:26:51en 2023.
00:26:52Il y a une vidéo
00:26:53qui a fuité
00:26:54dans laquelle
00:26:55on entend
00:26:56le procureur
00:26:57de l'époque,
00:27:00Patrick Ropona,
00:27:01pour ne pas
00:27:02le citer,
00:27:03qui dit
00:27:04prenez ceci,
00:27:05vous mettez
00:27:06dans l'enveloppe,
00:27:06on va aller compter
00:27:07au bureau.
00:27:08La vidéo
00:27:08est devenue virale.
00:27:09Tout le monde
00:27:10a regardé
00:27:10cette vidéo,
00:27:11mais les gens
00:27:11se sont intéressés
00:27:12sur,
00:27:12enfin,
00:27:13les gens
00:27:13se sont arrêtés
00:27:14sur les devises
00:27:15qu'on filmait
00:27:15sur la table,
00:27:17l'argent
00:27:18qui était
00:27:18dans des enveloppes
00:27:21et dans des paquets.
00:27:22Nous,
00:27:22on a pris le soin
00:27:24d'écouter
00:27:25ce qui se disait.
00:27:28Je suis juriste,
00:27:29donc j'ai cette
00:27:30déformation professionnelle
00:27:31qui fait que
00:27:32quand j'analyse
00:27:33des faits,
00:27:34j'en fais d'abord
00:27:35une analyse,
00:27:35une approche
00:27:36session juridique.
00:27:37Et après,
00:27:38je retranscris
00:27:40les éléments
00:27:41que j'ai
00:27:42dans le journalisme.
00:27:44Et donc,
00:27:45je confie
00:27:46le dossier
00:27:47à Lionel
00:27:48qui en fait
00:27:48un article.
00:27:49Sauf que
00:27:50cet article
00:27:50met à nu
00:27:51un réseau
00:27:53de détournement,
00:27:54de dévises.
00:27:55Parce que
00:27:56toutes les dévises
00:27:57étrangères
00:27:58qui avaient été
00:27:58retrouvées
00:27:59ce jour-là
00:28:00n'ont jamais
00:28:01été déclarées.
00:28:02Ces dévises-là
00:28:03n'ont jamais
00:28:04figuré
00:28:04dans le procès
00:28:05verbal.
00:28:06Et ça se comptait
00:28:07en millions
00:28:08de francs.
00:28:09Cet argent
00:28:10a été distribué
00:28:11ou a été
00:28:13gardé
00:28:13par certaines
00:28:14personnes.
00:28:14Et donc,
00:28:15le fait
00:28:16d'avoir
00:28:16diffusé
00:28:17cette
00:28:17information
00:28:18n'a pas
00:28:19plu à
00:28:19certaines
00:28:19personnes.
00:28:21Résultat
00:28:21des courses,
00:28:22on nous a
00:28:23arrêtés,
00:28:24on a voulu
00:28:24nous faire
00:28:25passer pour
00:28:25des individus
00:28:27qui avaient
00:28:27troublé
00:28:27l'ordre public.
00:28:28Non !
00:28:29Atteinte
00:28:29à la sûreté
00:28:30de l'État.
00:28:32On ne faisait
00:28:33que notre travail.
00:28:33Ce n'est pas
00:28:34nous qui avons
00:28:34rendu cette
00:28:35vidéo publique.
00:28:37Mais moi,
00:28:37je sais
00:28:38qu'en matière
00:28:40de perquisition,
00:28:44tout se compte
00:28:45sur place
00:28:45et le procès
00:28:46verbal est dressé
00:28:47et signé sur le compte.
00:28:48Donc,
00:28:48il n'y a rien
00:28:49à aller compter
00:28:49au bureau.
00:28:50On nous a même
00:28:51dit,
00:28:51alors que c'est
00:28:52une voix
00:28:52qui est bien connue
00:28:53de tous les journalistes,
00:28:54que ce n'était
00:28:54pas la voix
00:28:54du procureur
00:28:56de l'époque.
00:28:57Tout ceci
00:28:58pour nous faire
00:28:59passer pour,
00:29:01puisque la presse
00:29:02en ligne aujourd'hui
00:29:03est une presse
00:29:04qui est perpétuellement
00:29:05en quête de crédibilité,
00:29:06donc pour une fake news,
00:29:10pour des manipulateurs
00:29:11de l'information
00:29:13et par conséquent,
00:29:16on méritait
00:29:17en fait
00:29:18d'être jeté
00:29:20en prison.
00:29:21Il y a deux jours,
00:29:22nous suivons
00:29:23un indicateur
00:29:24qu'on appelle
00:29:24World Meter
00:29:27qui a donné
00:29:29qui a diffusé
00:29:30la superficie
00:29:31du Gabon.
00:29:32Moi,
00:29:33j'ai été contacté
00:29:33par la Haute Autorité
00:29:34de la Communication
00:29:34qui me dit
00:29:35mais quel état
00:29:35source ?
00:29:36Alors que sur
00:29:36le visuel
00:29:38que nous avons fait,
00:29:39qui est une infographie
00:29:41qu'on appelle
00:29:41une de nos rubriques
00:29:42qu'on publie
00:29:42tous les jours
00:29:43à 15h,
00:29:43qui s'appelle
00:29:44Le Chiffre,
00:29:45c'était bien marqué
00:29:46Source,
00:29:46World Meter.
00:29:48Moi,
00:29:48j'ai dû,
00:29:49on m'a dit
00:29:49envoie-moi les captures
00:29:50qui prouvent
00:29:51que cette information
00:29:52est vraie.
00:29:54Vous voyez
00:29:54que la pression politique,
00:29:55la pression administrative,
00:29:56la pression fiscale,
00:29:58la pression sociale,
00:30:00elle est permanente.
00:30:03Donc,
00:30:03exercer le journalisme
00:30:04au Gabon,
00:30:06quand vous l'exercez
00:30:07en vase clos
00:30:09des canaux
00:30:11officiels,
00:30:12vous êtes tous les jours
00:30:14sous pression.
00:30:17Ok,
00:30:17oui,
00:30:18moi,
00:30:19par rapport
00:30:20à la thématique,
00:30:21moi,
00:30:21je pense que
00:30:22ceux qui pensent
00:30:24que nous sommes tous
00:30:24pour vous...
00:30:25Oui,
00:30:25vas-y,
00:30:26on va pas.
00:30:26Donc,
00:30:26au final,
00:30:28au final,
00:30:29pour peu
00:30:30qu'on
00:30:33n'accepte pas
00:30:34de se ranger,
00:30:36mais on peut
00:30:37être traité
00:30:38de pourri
00:30:41par certaines personnes
00:30:42ou vous faire passer
00:30:43pour ceux
00:30:43que vous n'êtes pas.
00:30:47Juste,
00:30:47ça va durer
00:30:4930 secondes.
00:30:49Être sous pression,
00:30:50ça,
00:30:51c'est un fait.
00:30:51On est sous pression
00:30:52de diverses façons,
00:30:53sur le plan économique,
00:30:55sur le plan politique,
00:30:56etc.,
00:30:56etc.
00:30:57La question est,
00:30:58est-ce qu'aujourd'hui,
00:30:59on peut
00:31:01faire face
00:31:02à ces pressions-là,
00:31:02est-ce qu'on peut résister
00:31:03pour ne pas,
00:31:04plus tard,
00:31:05avoir cette espèce
00:31:06d'opropre
00:31:10qui est jetée sur nous
00:31:10en disant
00:31:11qu'on est tous pourris.
00:31:11C'est ça,
00:31:12les pressions,
00:31:12elles existent,
00:31:12on les connaît tous.
00:31:13La première pression étant
00:31:15qu'on n'a pas les moyens
00:31:16de faire correctement son travail
00:31:17ou qu'on ne vit pas
00:31:18suffisamment bien
00:31:19de son travail.
00:31:20Ça,
00:31:20c'est une pression énorme.
00:31:22Mais est-ce qu'on a
00:31:24aujourd'hui la possibilité
00:31:25de résister ?
00:31:25Est-ce qu'aujourd'hui,
00:31:26on a les moyens
00:31:27de ne pas faire le gombo,
00:31:27par exemple ?
00:31:28Je pense que oui,
00:31:30je pense que oui,
00:31:31je pense que oui,
00:31:31je vais avoir
00:31:32la monopoliser.
00:31:33Par rapport à ça,
00:31:35le journalisme
00:31:36n'est que dans un maillon
00:31:37d'une chaîne
00:31:37de corruption.
00:31:40Parce que quand on le veut,
00:31:41la réalité gabonaise,
00:31:42il y a des patrons
00:31:43de rédaction,
00:31:43ils ont des journalistes
00:31:45vedettes
00:31:45pour certaines couvertures,
00:31:47ils disent
00:31:48va là-bas,
00:31:48on va te donner quelque chose
00:31:49et quand le journaliste
00:31:50vient,
00:31:50il partage.
00:31:51Donc ça veut dire
00:31:52que le journalisme
00:31:52n'est que finalement,
00:31:54il se retrouve
00:31:54entre les taux
00:31:56du donneur d'enveloppes
00:31:58et les taux
00:31:58de son patron.
00:31:59C'est la réalité gabonaise.
00:32:01Combien de patrons,
00:32:03s'il y a une couverture,
00:32:04peut-être à la CEC
00:32:06ou dans un organisme
00:32:07où on sait qu'on peut
00:32:08lui donner quelque chose,
00:32:08il dira,
00:32:09moi je te préfère là-bas
00:32:10pour tel séminaire,
00:32:11moi je te préfère là-bas
00:32:11d'aller donc.
00:32:13C'est dit que même
00:32:14le patron qui est
00:32:15le garant de l'éthique
00:32:16au niveau de sa boîte,
00:32:18il induit parfois
00:32:20son agent à aimer le gombo,
00:32:23et mettre ses petites enveloppes.
00:32:27Et deux,
00:32:28même le patron
00:32:29qui est le garant
00:32:30de la capacité
00:32:33du bien-être
00:32:34de son employé,
00:32:35il ne paie pas
00:32:36à la salle
00:32:37juste valeur
00:32:37son journaliste.
00:32:39Donc ça veut dire
00:32:39qu'il n'y a pas
00:32:40qu'on jette le prof
00:32:43de celui
00:32:43qui donne l'enveloppe.
00:32:44Mais quel est
00:32:45le rôle du patron
00:32:45de presse ?
00:32:46Quel est le rôle
00:32:47du patron de presse ?
00:32:48Parce que le patron
00:32:48de presse doit aussi
00:32:49être en mesure
00:32:50de protéger
00:32:52son employeur.
00:32:53si ton patron
00:32:54ne te paye pas
00:32:56à ta juste valeur,
00:32:57si ton patron
00:32:58ne te donne pas
00:32:58les dispositions
00:32:59pour pouvoir
00:33:00t'en sortir,
00:33:01et on peut encore
00:33:02voir les agents
00:33:03des liaisons.
00:33:04En fait,
00:33:04c'est toute une chaîne
00:33:05qui fait qu'on se dit
00:33:07qu'on est tous pourris,
00:33:08mais on ne voit
00:33:08que celui qui est devant.
00:33:10Mais derrière,
00:33:10on ne voit pas
00:33:11toute la machine
00:33:12qui est derrière.
00:33:13Il y a l'agent
00:33:14des liaisons.
00:33:15On t'envoie
00:33:15au reportage
00:33:16les agents des liaisons,
00:33:17tous mes collègues
00:33:18sont les services-là,
00:33:19ce sont les patrons
00:33:20des rédactions.
00:33:20Tu appelles
00:33:21l'agent des liaisons,
00:33:22mais je dois aller
00:33:24au reportage
00:33:24et je dis
00:33:24« Bon, débrouille-toi,
00:33:25elle ne me fatigue pas,
00:33:26il n'y a pas de carburant. »
00:33:27Mais c'est toute une chaîne
00:33:29qui est là
00:33:30qu'on ne voit
00:33:31que le journaliste
00:33:32qui est en avant,
00:33:33mais il y a la chaîne
00:33:33derrière,
00:33:34il y a l'agent des liaisons
00:33:35en télé,
00:33:36il y a le monteur,
00:33:37il y a le patron lui-même.
00:33:38Donc c'est
00:33:39mettre en place
00:33:40une charte.
00:33:41Et deux aussi,
00:33:42et l'autre problème
00:33:43au niveau,
00:33:44c'est que nous,
00:33:44les journalistes,
00:33:47on nous met
00:33:48doigt à doigt
00:33:49tout à l'heure,
00:33:50vous l'avez démontré,
00:33:51vous avez attaqué
00:33:51nous les médias publics,
00:33:52nous les médias privés,
00:33:53vous l'avez démontré,
00:33:55on nous met doigt à doigt
00:33:56en oubliant
00:33:56qu'avant tout
00:33:57nous faisons le même métier.
00:33:58Et on doit travailler ensemble
00:34:00pour assainir notre métier.
00:34:02On doit travailler ensemble
00:34:03pour dire
00:34:03comment on doit faire notre métier,
00:34:05qu'est-ce qui est bien
00:34:06pour notre métier.
00:34:06Ce n'est pas une personne
00:34:07qui va dicter une loi
00:34:08qui va encadrer la profession
00:34:10alors que nous,
00:34:10les journalistes,
00:34:11on ne sait pas si,
00:34:12on n'a pas discuté
00:34:13comment on doit proposer
00:34:14une loi pour assainir
00:34:15notre métier.
00:34:16Donc, c'est déjà,
00:34:17c'est à bord nous.
00:34:18Nous-mêmes,
00:34:19nous nous précarisons d'abord.
00:34:21C'est bien beau de dire
00:34:22que c'est où on va tourner,
00:34:24mais nous-mêmes,
00:34:25nous nous précarisons.
00:34:26Le patron de presse
00:34:27précarise son agent.
00:34:29Ce n'est pas d'abord
00:34:30jeter de la pierre.
00:34:31Ils sont conscients.
00:34:32Aujourd'hui,
00:34:33le chargeur de communication
00:34:34d'un ministère
00:34:35a plus de pouvoir sur nous.
00:34:36C'est lui qui nous dit
00:34:37de quoi faire,
00:34:38parce qu'ils savent
00:34:39que nos patrons
00:34:40ne sont pas sérieux.
00:34:41Le chargeur va venir
00:34:43acheter un gars
00:34:43de Gabon Media Time.
00:34:44Ok, d'accord.
00:34:45Je salue le gars
00:34:45à rôtre de ma part.
00:34:47Donc, c'est vous dire
00:34:48qu'il y a déjà
00:34:50cette affinité
00:34:51avant de...
00:34:53Il y a cette affinité
00:34:54entre les patrons
00:34:55de presse
00:34:55et les décideurs.
00:34:57Si un patron de presse
00:34:58il est très,
00:34:58très ami
00:35:00avec un décideur,
00:35:01il y a des patrons
00:35:01de presse
00:35:02qui vont te dire
00:35:03revends-moi
00:35:04la copie
00:35:04de ton article
00:35:05là,
00:35:05c'est pas bon.
00:35:06Et on ne va pas
00:35:07se le cacher.
00:35:07Donc, c'est dit
00:35:08que le journaliste
00:35:09n'est que
00:35:12l'aspect
00:35:14visible
00:35:14de toute imagination
00:35:15dont le chef
00:35:17des rédactions
00:35:17est parfois
00:35:18compris.
00:35:18Bon,
00:35:21si je dois réagir,
00:35:23c'est qu'en fait
00:35:23ce qu'il faut comprendre
00:35:25dans la façon
00:35:26dont
00:35:28les médias
00:35:28doivent être gérés,
00:35:29c'est qu'il faut faire
00:35:30une distinction
00:35:31entre
00:35:31le public,
00:35:33le reportage
00:35:34et
00:35:36une enquête
00:35:36journalistique
00:35:37ou un article
00:35:38qui est un article
00:35:39de presse.
00:35:40Et à Gabon Media Time,
00:35:41pour prendre cet exemple,
00:35:43nous, on a une régie
00:35:45qui est
00:35:45Global Media Time.
00:35:47Tous ceux
00:35:48qui discutent
00:35:48d'argent
00:35:48ne sont pas
00:35:49journalistes.
00:35:50À Gabon Media Time,
00:35:51j'ai trois ou quatre
00:35:52collaborateurs
00:35:52dans la salle,
00:35:53ils ne sont pas
00:35:54habilités
00:35:55à évoquer
00:35:56les questions financières.
00:35:58Parce que le modèle
00:35:59économique de médias
00:36:00voudrait que
00:36:02moi qui suis
00:36:03par exemple
00:36:03directeur de publication,
00:36:04je suis à la fois
00:36:06journaliste,
00:36:08en chef,
00:36:09mais je suis aussi
00:36:10du point de vue
00:36:11administratif,
00:36:12du point de vue
00:36:14pénal,
00:36:15social,
00:36:15responsable.
00:36:16Donc c'est moi
00:36:17qui signe les chèques
00:36:19à travers lesquels
00:36:20on paye les journalistes,
00:36:21à travers lesquels
00:36:22on paye nos loyers,
00:36:23c'est moi qui signe
00:36:26les BAS
00:36:27à travers lesquels
00:36:28on fait les déclarations
00:36:30de salaire
00:36:30à la CNSS
00:36:31et autres.
00:36:32donc je suis habilité
00:36:34à parler
00:36:34des questions financières.
00:36:36Mais vous allez
00:36:37sur Gabon Mediatay,
00:36:38vous ne trouverez pas
00:36:39d'articles
00:36:40à l'exception
00:36:41des éditeurs
00:36:42qui sont signés
00:36:43à Rol Lega.
00:36:44Ça veut dire
00:36:45que je ne suis pas
00:36:46en fait
00:36:47un journaliste
00:36:48comme
00:36:49les
00:36:51bons collaborateurs
00:36:52ou les autres
00:36:53qui sont là.
00:36:53ils font leur travail
00:36:55de journaliste.
00:36:57Donc vous avez cité
00:36:58une institution,
00:36:59si cette institution
00:37:00veut communiquer,
00:37:02elle passe à la régie.
00:37:05Ça n'a rien à voir
00:37:06avec la question,
00:37:08par exemple,
00:37:09je prends un exemple
00:37:10au pif,
00:37:11de comment est gérée
00:37:12la redevance
00:37:15audiovisuelle
00:37:16et cinématographique
00:37:17par le ministère
00:37:18de la communication.
00:37:20Ça, c'est une enquête.
00:37:23On va rechercher,
00:37:23on va écrire.
00:37:24Il y a un article
00:37:25dans le Code
00:37:25de la communication
00:37:26qui est clair.
00:37:29C'est l'article 56
00:37:30à l'INÉA 1er
00:37:31qui dit que le journaliste
00:37:32a libre accès
00:37:33à toutes les informations.
00:37:35Et là se pose
00:37:35le débat
00:37:36de l'accès
00:37:36à l'information.
00:37:37Combien nous répondent ?
00:37:39Le ministre
00:37:39était là tout à l'heure.
00:37:41J'ai déjà écrit
00:37:42deux courriers
00:37:42pour lesquels
00:37:43je n'ai jamais eu
00:37:44de repense.
00:37:45Donc il y a aussi
00:37:45cette position,
00:37:47cette posture
00:37:48de l'administration
00:37:48qui est de ne pas
00:37:50répondre aux journalistes.
00:37:52C'est ça la réalité.
00:37:54Que le journaliste
00:37:56soit craint,
00:37:57c'est certain.
00:37:58Le fait de déplaire
00:38:00au prince
00:38:00ne fait pas
00:38:01de soi
00:38:02quelqu'un de pourri.
00:38:04Même au contraire,
00:38:06le fait de déplaire
00:38:07au prince
00:38:08peut faire en sorte
00:38:09que le lecteur
00:38:11ou celui
00:38:13qui va écouter
00:38:14au contraire
00:38:15adhère et dise
00:38:16voilà un vrai média
00:38:18contrairement
00:38:19aux autres
00:38:20qui ne sont
00:38:21que la voix
00:38:21du prince.
00:38:23Donc
00:38:25le fait
00:38:27qu'un ministre
00:38:27ait peur
00:38:29de répondre
00:38:30à des médias,
00:38:32ça après tout
00:38:33ça arrive
00:38:33dans tous les états.
00:38:35C'est pas
00:38:36propre au Gabon.
00:38:38En général,
00:38:39on n'aime pas trop
00:38:40les gens
00:38:41qui viennent
00:38:42faire fouiller
00:38:42là où on n'a pas
00:38:43envie qu'ils
00:38:44trouvent
00:38:45certaines choses.
00:38:49Vous avez beaucoup
00:38:50parlé de déontologie.
00:38:53Moi,
00:38:53il y a une question
00:38:54que je voulais vous poser,
00:38:55c'est la formation
00:38:55des journalistes.
00:38:56Parce que,
00:38:57j'ai bien entendu,
00:38:58ce n'est pas du tout
00:38:59une critique,
00:39:02mais vous êtes juriste.
00:39:04Je sais qu'un certain
00:39:05nombre de vos journalistes
00:39:07sont juristes aussi
00:39:09à la base.
00:39:10Donc c'est très bien,
00:39:11mais ils ne sont pas
00:39:12journalistes à la base.
00:39:14ce que je voulais
00:39:15évoquer à vous,
00:39:16c'est la question
00:39:17de la formation
00:39:18des journalistes
00:39:19au Gabon.
00:39:21Qu'est-ce que
00:39:21vous pouvez me dire
00:39:22dessus ?
00:39:23Et est-ce que ça peut
00:39:23avoir une conséquence
00:39:24sur cette perception-là ?
00:39:27Déjà,
00:39:29je...
00:39:31Quand on...
00:39:31Moi, je suis passée
00:39:32par une école
00:39:32de journaliste,
00:39:34à la base,
00:39:35on définit
00:39:36d'abord généralement
00:39:37le journaliste,
00:39:38une personne
00:39:39qui traite
00:39:41une information
00:39:41dont 70%
00:39:43de son revenu
00:39:44est des coûts
00:39:45de cette activité.
00:39:47Mais,
00:39:48je ne suis pas contre
00:39:50ceux qui rentrent
00:39:51dans la profession.
00:39:52On peut décider
00:39:53de trouver...
00:39:54On a commencé petit,
00:39:55après on a eu
00:39:56une passion pour ça.
00:39:57Mais,
00:39:58ce qui est important,
00:40:00c'est d'avoir
00:40:00les bases.
00:40:02Malheureusement,
00:40:02le journaliste,
00:40:03c'est un métier
00:40:04vu qu'on peut rentrer
00:40:05comme on veut.
00:40:06J'aime bien écrire,
00:40:07j'ai une belle voix,
00:40:08j'ai un joli visage,
00:40:10je peux rentrer.
00:40:11Il suffit qu'on te dise
00:40:12mais tu sais,
00:40:12tu es bien,
00:40:13tu peux passer à la télé,
00:40:14ton visage peut passer,
00:40:15ta voix passe.
00:40:16Après,
00:40:16tu dis bon,
00:40:17je n'ai rien à faire,
00:40:17peut-être que je vais
00:40:18m'essayer aux journalistes.
00:40:19Mais dans tout métier,
00:40:20il y a des codes.
00:40:21Et vraiment,
00:40:23ce qui est un peu
00:40:25regrettable pour certains
00:40:26qui rentrent dans ce métier
00:40:29par la petite porte,
00:40:30je le dis et je l'assume,
00:40:32qui rentrent par la petite porte,
00:40:33parfois,
00:40:33ils refusent
00:40:34d'aller se former.
00:40:36Tu peux rentrer
00:40:37parce que tu es aimé
00:40:39quelque chose après,
00:40:40tu te dis bon,
00:40:40je suis venu un peu
00:40:41clandestinement,
00:40:42il faut que je comprenne
00:40:43les codes de ce métier.
00:40:45Donc,
00:40:45c'est vraiment très important.
00:40:47C'est très important
00:40:49d'aller dans une école
00:40:50pour se former.
00:40:51Et malheureusement,
00:40:52au Gabon,
00:40:52on n'a pas eu
00:40:53d'école de journalisme.
00:40:55C'est vrai qu'aujourd'hui,
00:40:56c'est vrai qu'aujourd'hui,
00:40:58il y a quelque chose
00:41:00à l'IoB.
00:41:01non,
00:41:03je suis désolé,
00:41:04je sais qu'ils sont fâchés.
00:41:05Aujourd'hui,
00:41:06il y a une école,
00:41:08non,
00:41:09je suis désolé,
00:41:10aujourd'hui,
00:41:12aujourd'hui,
00:41:13il y a un bâtiment,
00:41:16il y a un bâtiment
00:41:17qu'on appelle
00:41:18l'école de communication,
00:41:20à l'IoB,
00:41:21l'école de communication.
00:41:25Parce qu'ils ont compris
00:41:26qu'on le veut ou non,
00:41:28c'est parce qu'au début,
00:41:30on n'avait plus
00:41:31de bourse pour envoyer
00:41:32déjà à l'étranger.
00:41:34Une bonne partie
00:41:34des journalistes gabonais,
00:41:35ceux qui n'ont pas été formés
00:41:36en Europe,
00:41:37ils ont été envoyés
00:41:38soit au Sénégal,
00:41:40soit en Côte d'Ivoire,
00:41:42soit au Cameroun.
00:41:43Ils bénéficiaient
00:41:46de la bourse du Gabon
00:41:47pour être formés.
00:41:48Et au fur et à mesure,
00:41:50l'État a vu
00:41:51que ça pesait un peu lourd.
00:41:52Et il y avait déjà
00:41:53quand même une bonne masse
00:41:55critique de journalistes
00:41:56qui ont été formés.
00:41:57C'est ça la réalité,
00:41:58ça pèse un peu lourd.
00:42:00Pourquoi ne pas
00:42:02mettre une école
00:42:03de formation
00:42:03de journalistes sur place
00:42:04pour diminuer
00:42:05le coût des gens
00:42:06qu'on envoie à l'extérieur.
00:42:08Moi, j'ai été formé
00:42:09au SESTI,
00:42:11au Sénégal,
00:42:12à l'université Chanta Diop.
00:42:13J'ai des gens
00:42:14qui ont été formés
00:42:15à l'ICIC.
00:42:16L'ICIC a été créé
00:42:17par une personne
00:42:18qui a été formée au SESTI.
00:42:19Donc, il y a beaucoup
00:42:20de journalistes
00:42:21qui ont été formés
00:42:22à l'extérieur,
00:42:22comme on a vu
00:42:23que ça pèse lourd.
00:42:24En fait,
00:42:25ce n'était même pas
00:42:25une décision.
00:42:27Pour moi,
00:42:28ce n'était pas
00:42:28une décision réfléchie
00:42:29et mûrie.
00:42:30Parce qu'on s'est dit
00:42:30que si les médias
00:42:32sont importants
00:42:32pour la bonne marche
00:42:34de la démocratie,
00:42:35on devait penser
00:42:36à cette école depuis.
00:42:37On devait penser
00:42:38à cette école depuis.
00:42:39Mais c'est la contrainte
00:42:40financière
00:42:41qui a voulu
00:42:42qu'on mette
00:42:42une école de journalistes
00:42:45au niveau
00:42:45de l'UOB.
00:42:47Donc, pour moi,
00:42:48il est important
00:42:50pour ceux
00:42:50qui aiment ce métier
00:42:52d'apprendre
00:42:52la déontologie.
00:42:53La déontologie,
00:42:55vraiment,
00:42:55c'est
00:42:58ce parafait,
00:42:59c'est vraiment
00:43:00ce parafait
00:43:01qui te permet
00:43:02à ton âme et conscience
00:43:03de voir comment
00:43:04tu dois pratiquer
00:43:05ton métier.
00:43:07c'est vraiment
00:43:09c'est vraiment
00:43:11c'est vraiment
00:43:12je suis désolé
00:43:13ils ont pourtant été
00:43:14formés à l'UOB
00:43:15donc ils se disent
00:43:16que je tâte
00:43:16la qualité de leur diplôme
00:43:19c'est pas que leur diplôme
00:43:21est moins sérieux
00:43:22que le mien
00:43:22je ne le dis pas
00:43:24je ne le dis pas
00:43:26votre diplôme
00:43:27n'est pas moins
00:43:28important que le mien
00:43:29mais il faut
00:43:30reconstituer le fait
00:43:32si pour nous au Gabon
00:43:33former les journalistes
00:43:35qui était très important
00:43:35on va prendre
00:43:37on va prendre
00:43:38les questions là-bas
00:43:39on va prendre
00:43:40la question là-bas
00:43:41le bâtiment
00:43:43non
00:43:43une seule question
00:43:45pour l'instant
00:43:47et puis après
00:43:48on reviendra
00:43:56allez-y
00:43:57posez votre question
00:44:04bonsoir
00:44:06bonsoir
00:44:06bonsoir
00:44:06bonsoir
00:44:06Mickaël
00:44:07bam avant vous
00:44:09c'est pour revenir
00:44:11sur la question
00:44:11de la formation
00:44:14qui fait directement
00:44:15référence à l'éthique
00:44:16et à la déontologie
00:44:16du journaliste
00:44:17mais en vérité
00:44:18les questions d'éthique
00:44:20et de déontologie
00:44:21ne convergent
00:44:22vers qu'une seule chose
00:44:23la morale
00:44:25c'est la morale
00:44:25en vérité
00:44:26comment est-ce que
00:44:27nous
00:44:28quelle est l'éducation
00:44:29que nous avons reçu
00:44:30comment est-ce qu'on veut
00:44:33que notre métier
00:44:34soit perçu
00:44:35par la société
00:44:35comment est-ce qu'on veut
00:44:36que nous en tant qu'humains
00:44:37nous soyons perçus
00:44:38par la société
00:44:39en vérité
00:44:39l'éthique et la déontologie
00:44:40c'est juste
00:44:40ça revient juste
00:44:41à une chose
00:44:41la morale
00:44:42l'éducation
00:44:43qu'on a reçu
00:44:44on sait
00:44:44que par exemple
00:44:46avant de dire
00:44:47quelque chose
00:44:48il faut vérifier
00:44:49des basiques
00:44:50comme ça
00:44:51en vérité
00:44:52c'est ça
00:44:52c'est juste ça
00:44:53les bases
00:44:56je ne sais pas
00:44:57si mon micro
00:44:59est ouvert
00:45:00je voudrais
00:45:02je ne sais pas
00:45:02si mon micro
00:45:03doit juste répondre
00:45:05ah pardon
00:45:06il y avait une autre question
00:45:07non non
00:45:08mais il répond
00:45:09et puis après
00:45:09vous posez une autre question
00:45:11mais en fait
00:45:11ce que je voudrais dire
00:45:12c'est que là
00:45:12on va rentrer
00:45:13dans quelque chose
00:45:14on peut s'éloigner
00:45:15de notre sujet
00:45:18effectivement
00:45:19la question
00:45:19c'est de savoir
00:45:20jusqu'à quel point
00:45:21le manque de formation
00:45:22peut nous amener
00:45:23à être confronté
00:45:25à des insultes
00:45:26du type
00:45:26vous êtes tous pourris
00:45:27effectivement c'est un problème
00:45:28c'est une pression
00:45:29le manque de formation
00:45:30le manque de formation
00:45:31plus on est formé
00:45:32mieux on est formé
00:45:33mieux on peut
00:45:34je ne dis pas
00:45:35que c'est la seule solution
00:45:36je ne dis pas
00:45:37que dès qu'on est formé
00:45:38on a
00:45:39tout va bien
00:45:40on arrive à
00:45:41non on résout
00:45:42mais en tout cas
00:45:42c'est vraiment
00:45:43un atout très important
00:45:45qu'on apprend
00:45:46à déjouer les pièges
00:45:46on apprend
00:45:47à fuir les manipulations
00:45:48on apprend
00:45:49on apprend
00:45:49bref
00:45:50on apprend à savoir
00:45:51ce qu'on est en train de faire
00:45:52et les pièces
00:45:53dans lesquelles
00:45:54on peut tomber
00:45:55et comment les éviter
00:45:55maintenant la question
00:45:56de l'éthique
00:45:57et de la déontologie
00:45:58c'est un élément
00:45:59dans la formation
00:46:00c'est pas
00:46:02la question de la formation
00:46:03au journalisme
00:46:03ne se résume pas
00:46:04aux questions d'éthique
00:46:05et de déontologie
00:46:06c'est une partie importante
00:46:08de la formation
00:46:09qu'il faut avoir
00:46:09mais pas
00:46:10ça ne fait pas tout
00:46:11maintenant
00:46:12la question de l'éthique
00:46:13et de la déontologie
00:46:14c'est pas seulement la morale
00:46:15je veux dire
00:46:15si c'est ça
00:46:17chacun dans une église
00:46:18et puis il fait son affaire
00:46:21attendez
00:46:22si vous voulez
00:46:22c'est pas ça
00:46:24c'est pas juste
00:46:25la morale
00:46:26la morale
00:46:26je rentre dans mon église
00:46:27je fais ceci
00:46:28je vais à la mosquée
00:46:29non
00:46:30l'éthique
00:46:31attendez s'il vous plaît
00:46:33la question de l'éthique
00:46:34c'est vraiment
00:46:34et de la déontologie
00:46:36la déontologie
00:46:36c'est les règles
00:46:37qu'on décide d'observer
00:46:38tous ensemble
00:46:39pour faire bien notre travail
00:46:41quelles règles
00:46:42on se reconnait
00:46:43les uns les autres
00:46:43pour avancer
00:46:44d'une façon claire
00:46:46nette et précise
00:46:47pour faire notre travail
00:46:48qui est d'éclairer le public
00:46:49donc de leur donner
00:46:50une information claire
00:46:51et précise
00:46:52la plus objective possible
00:46:53et la question d'éthique
00:46:54c'est jusqu'à quel point
00:46:56quels sont les éléments
00:46:57qui font qu'on ne tombe pas
00:46:58dans l'insulte
00:46:59dans la diffamation
00:46:59c'est pas la morale ça
00:47:00je veux dire que
00:47:01bah
00:47:04alors
00:47:04on peut en parler
00:47:05mais honnêtement
00:47:06non mais parce que
00:47:07effectivement
00:47:08la déontologie
00:47:09la déontologie
00:47:10le terme même
00:47:11de déontologie
00:47:12d'accord
00:47:13c'est juste
00:47:15l'exercice
00:47:16les règles
00:47:16qui régissent
00:47:18l'exercice
00:47:19d'une profession
00:47:20voilà
00:47:21donc
00:47:22les règles
00:47:23de déontologie
00:47:23du journaliste
00:47:24ne sont pas
00:47:25celles du juriste
00:47:26ne sont pas celles
00:47:27du pilote de ligne
00:47:28enfin voilà
00:47:29c'est pas la même chose
00:47:31donc du coup
00:47:32ça ne peut pas
00:47:33être de la morale
00:47:34c'est des choses
00:47:35qui s'apprennent
00:47:42bon
00:47:42vous vouliez poser
00:47:44une question
00:47:44oui
00:47:46non
00:47:47le plus quoi
00:47:50rapidement
00:47:54alors bonsoir
00:47:54je suis tant qu'Euric
00:47:56Mugendji
00:47:57moi
00:47:58ma question
00:47:59je veux réagir
00:48:00par rapport
00:48:00à ce que disait
00:48:01Charline tout à l'heure
00:48:02j'ai rien contre toi
00:48:03mais je pense que
00:48:05lorsque tu limites
00:48:07le professionnalisme
00:48:09aux études académiques
00:48:11en journalisme
00:48:12je dis que tu as faussé
00:48:13parce que quand on fait
00:48:14l'histoire et l'économie
00:48:15de la presse
00:48:16on se rend compte que
00:48:17les meilleurs journalistes
00:48:18au monde
00:48:18ne sont pas ceux
00:48:19qui sont venus
00:48:19avec des diplômes
00:48:20universitaires
00:48:21en journalisme
00:48:22ça c'est clair
00:48:23donc je pense que
00:48:24on parle de formation
00:48:26mais ce qu'on vient
00:48:27à peine de subir
00:48:27c'est une formation
00:48:29se former
00:48:29ce n'est pas forcément
00:48:30venir avec
00:48:31un master 2
00:48:33en journalisme
00:48:34peut-être du Canada
00:48:34ou de la Suisse
00:48:36nous
00:48:36avec notre petite expérience
00:48:38moi j'ai des diplômes
00:48:39en journalisme
00:48:40mais je le dis
00:48:41parce que
00:48:41avec notre petite expérience
00:48:43en rédaction
00:48:44quand on reçoit
00:48:44des stagiaires
00:48:45parfois qui viennent
00:48:45avec les master 2
00:48:46en journalisme
00:48:47vous vous demandez
00:48:48même que
00:48:49c'est quel type
00:48:49de journalisme
00:48:50ce qu'on fait
00:48:50et aujourd'hui
00:48:52quand vous regardez
00:48:52un peu
00:48:53le paysage national
00:48:54rien qu'au Gabon
00:48:55ceux qui font d'ailleurs
00:48:56la fierté
00:48:57même actuellement
00:48:57des médias
00:48:59ce ne sont pas forcément
00:49:00ceux qui ont eu
00:49:01des masters
00:49:01à l'université
00:49:02c'est ceux qui sont rentrés
00:49:04j'ai l'expression
00:49:05un peu péjorative
00:49:06quand tu parles
00:49:07de petites portes
00:49:07ceux qui ont embrassé
00:49:09le métier
00:49:10qui se sont formés
00:49:11sur le tas
00:49:12et qui aujourd'hui
00:49:13font très bien
00:49:14leur travail
00:49:15donc moi
00:49:15l'aspect diplôme
00:49:17et tout ça
00:49:18dans ce métier
00:49:18s'il fallait seulement
00:49:20juger les journalistes
00:49:22par les diplômes
00:49:23on en a vu
00:49:24même ceux qui sont
00:49:25dans les cabinets
00:49:26ministériels
00:49:26conseillers du ministère
00:49:27et tout ça
00:49:28souvent ils vous disent
00:49:29moi
00:49:30vous faites quel journal
00:49:31ils estiment
00:49:31que comme ils étaient
00:49:32en Europe
00:49:33ils étaient dans tel pays
00:49:34ils ont eu un master
00:49:35ça fait deux
00:49:35des excellents journalistes
00:49:37je dis non
00:49:38sur ceux
00:49:39je m'inscris en faux
00:49:40merci
00:49:42Mathieu
00:49:43tu me permets
00:49:44je ne
00:49:46je ne
00:49:47pas dit
00:49:47que la formation
00:49:49fait de toi
00:49:50un bon journal
00:49:50on a demandé
00:49:51le rôle
00:49:52de la déontologie
00:49:53je dis
00:49:54qu'il y a des gens
00:49:55qui rentrent dans le métier
00:49:56par passion
00:49:56parce que
00:49:57on leur a dit
00:49:58bon
00:49:59tu peux bien
00:49:59passer à la télé
00:50:00ta voix porte bien
00:50:01tu peux apporter un plus
00:50:02mais ce qui est regrettable
00:50:04c'est que
00:50:04même si tu rentres
00:50:06quelque part
00:50:06par passion
00:50:07il faut te former
00:50:09aux bases de ce métier
00:50:10c'est ça
00:50:11c'est se former
00:50:13aux bases de ce métier
00:50:14je n'ai jamais dit
00:50:14que celui qui est diplômé
00:50:16est meilleur
00:50:17que celui qui n'est pas diplômé
00:50:18je suis désolée
00:50:19j'ai appris
00:50:20moi-même
00:50:20j'ai appris
00:50:21avec des gens
00:50:22qui ont fait
00:50:2310 ans
00:50:2315 ans
00:50:24en pratiquant le métier
00:50:25mais à un moment
00:50:26il s'est dit
00:50:27j'aime ce métier
00:50:28je pratique ce métier
00:50:30mais je décide
00:50:31de retourner à l'école
00:50:33pour voir concrètement
00:50:35comment ça prend ce métier
00:50:37c'est ça en fait
00:50:38vous pouvez aimer quelque chose
00:50:40mais il faut y aller
00:50:42pour pratiquer
00:50:43pour les fondamentaux
00:50:44les fondamentaux sont importants
00:50:46quand le veut ou non
00:50:47les fondamentaux sont importants
00:50:49il faut aller pour savoir
00:50:51comment
00:50:51parce que la déontologie
00:50:53elle est universelle
00:50:54il n'y a pas la déontologie
00:50:56pour les journalistes gabonais
00:50:57les journalistes français
00:50:58les journalistes canadiens
00:50:59la déontologie
00:51:00elle est universelle
00:51:02dans la profession
00:51:03donc même si tu rentres
00:51:05ta passion
00:51:06il faut y aller
00:51:06pour apprendre les règles
00:51:08en fait
00:51:08pour que tu ne sois pas
00:51:09tu te retrouves ailleurs
00:51:10on t'a dit
00:51:11tu sais qu'elle t'a dit
00:51:11et c'est la mission
00:51:13que c'est donner
00:51:13Média et Démocratie
00:51:14les questions de Gombo
00:51:15ça existe partout
00:51:17c'est
00:51:18donc
00:51:19tu voulais intervenir ?
00:51:20oui oui
00:51:20juste pour dire
00:51:21c'est ce que fait
00:51:22Média et Démocratie
00:51:25j'ai eu la chance
00:51:26justement
00:51:26en octobre dernier
00:51:27d'aller jusqu'à Montpellier
00:51:30voilà
00:51:31et
00:51:32on a fait une semaine
00:51:33de formation à Libreville
00:51:34les questions de déontologie
00:51:36de fact-checking
00:51:36ont été abordées
00:51:38on les a renforcées
00:51:41à Montpellier
00:51:41donc c'est tout le rôle
00:51:43de Média et Démocratie
00:51:45et j'encourage
00:51:45ceux qui ne l'ont pas encore fait
00:51:47quand ils font des appels
00:51:48à candidature
00:51:49de postuler
00:51:50parce qu'effectivement
00:51:52il y a un partage d'expérience
00:51:53c'est une autre façon
00:51:54de se former
00:51:55mais qui est parfois
00:51:56un peu plus pertinente
00:51:57parce que
00:51:58je suis juriste de formation
00:52:00mais après 10 ans
00:52:01de formation
00:52:03je pense
00:52:04excusez-moi
00:52:04de manquer un peu
00:52:06de modestie
00:52:06mais dans la salle
00:52:07je pense que
00:52:08sur l'économie des médias
00:52:10je peux en apprendre
00:52:11à quand même
00:52:12pas mal de personnes
00:52:13voilà
00:52:13pourtant je n'ai pas été
00:52:14dans une école pour cela
00:52:15je veux dire
00:52:16que c'est le terrain
00:52:17qui m'a appris
00:52:18comment gérer un média
00:52:20dans un environnement
00:52:20hostile et austère
00:52:22comme l'environnement gabonais
00:52:23voilà
00:52:24mais ça ne m'empêche pas
00:52:25de postuler aux formations
00:52:26comme celles que proposent
00:52:28Média et Démocratie
00:52:29la question c'est de savoir
00:52:30c'est peut-être pour répondre
00:52:31à la question de Mathieu
00:52:32tout à l'heure
00:52:33c'est quels sont les cadres
00:52:34de formation qui existent
00:52:35et ou alors
00:52:36s'il n'en existe pas
00:52:37vraiment ou beaucoup
00:52:38ou suffisamment
00:52:39qu'est-ce qu'on peut faire
00:52:40parce qu'on est tous d'accord
00:52:42là
00:52:42même si
00:52:44enfin je ne sais pas
00:52:45mais en tout cas
00:52:45on est d'accord sur l'idée
00:52:46que la formation
00:52:47elle est essentielle
00:52:48or on est dans un contexte
00:52:50où il y a un problème
00:52:51c'est que
00:52:52les possibilités de formation
00:52:54sont inexistantes
00:52:55ou alors très faibles
00:52:56et c'est pour ça
00:52:57comme disait Harold
00:52:58que Média et Démocratie
00:53:00a la chance
00:53:01grâce à l'ambassade de France
00:53:03de pouvoir
00:53:03mener ces
00:53:04sites de formation
00:53:05mais c'est vraiment
00:53:06une petite partie
00:53:08dans tout l'ensemble
00:53:09l'immensité
00:53:10des choses qu'il y a à faire
00:53:11il y a la question
00:53:12parce que là
00:53:13on aborde des modules
00:53:14qui sont très pratiques
00:53:15et très utiles
00:53:16mais il y a la question
00:53:16de la formation initiale
00:53:18c'est-à-dire que
00:53:19vous rencontrez
00:53:20moi j'en ai rencontré
00:53:21des journalistes
00:53:22qui sont journalistes
00:53:23donc
00:53:23qui travaillent dans des médias
00:53:24et qui ne savent même pas
00:53:26des fondamentaux
00:53:27du métier
00:53:28c'est-à-dire qu'à partir du moment
00:53:29de l'information
00:53:29à partir du moment
00:53:31où on n'a pas eu
00:53:32la possibilité
00:53:33d'apprendre
00:53:33ce qui constitue
00:53:35une information
00:53:37qu'est-ce que c'est
00:53:37comment écrire
00:53:38comment hiérarchiser
00:53:39une information
00:53:40ou la chercher
00:53:40ou comment la trier
00:53:42comment la
00:53:44hiérarchiser
00:53:45et la diffuser
00:53:46ensuite
00:53:46oui c'est un vrai problème
00:53:47et donc tout le monde
00:53:48va se proclamer journaliste
00:53:49alors que la formation
00:53:51initiale
00:53:51de base
00:53:52n'est pas là
00:53:53en tout cas pas parce qu'ils ne veulent pas
00:53:54c'est parce que les possibilités
00:53:55n'existent pas
00:53:56comment on fait
00:53:57c'est ça
00:53:57même dans ceux qui existent
00:53:59ceux qui travaillent déjà
00:54:00alors le gouvernement
00:54:01peut-être
00:54:02les pouvoirs publics
00:54:03ne le font pas
00:54:04ils ont leur raison
00:54:05soit parce qu'ils n'ont pas de moyens
00:54:06soit peut-être parce qu'ils ne le veulent pas
00:54:07mais
00:54:08puisque c'est un vrai besoin
00:54:09c'est un vrai désir
00:54:11une vraie
00:54:13comment dirais-je
00:54:14oui une vraie soif
00:54:14comment les journalistes
00:54:15qui sont déjà en place
00:54:16s'organisent
00:54:17pour solliciter
00:54:19des cadres de formation
00:54:21comme ceci
00:54:22ou ailleurs
00:54:23c'est vraiment
00:54:23pour moi la question
00:54:24elle est là
00:54:24plutôt que de se battre
00:54:25sur le fait
00:54:25qu'on a un diplôme
00:54:26on n'a pas de diplôme
00:54:27parce que le fait
00:54:28d'avoir des diplômes
00:54:28je peux vous garantir
00:54:29que ça ne veut strictement
00:54:30rien dire
00:54:30moi j'ai reçu des stagiaires
00:54:32qui venaient de Lille
00:54:33l'école supérieure de journalisme
00:54:34de Lille
00:54:34je peux vous dire
00:54:35que ce n'est pas n'importe quelle école
00:54:36et quand vous voyez
00:54:37vous vous dites
00:54:37mais qu'est-ce que c'est
00:54:38ce truc-là
00:54:40ça ne veut rien dire
00:54:41ça ne veut rien dire
00:54:42ok
00:54:49une question
00:54:52bonsoir à tous
00:54:53je suis heureux et attiré
00:54:55journaliste de formation
00:55:01merci pour les généreuses
00:55:03contributions
00:55:04sur l'éthiologie
00:55:05de notre métier
00:55:06au Gabon
00:55:07notamment dans sa pratique
00:55:08j'ai apprécié
00:55:11la contribution
00:55:12personnelle
00:55:13du directeur
00:55:14de publication
00:55:16de Gabon
00:55:17Media Time
00:55:18alors moi
00:55:19ma préoccupation
00:55:22c'est vrai
00:55:23qu'elle va toujours
00:55:25déboucher sur la formation
00:55:26parce qu'en fait
00:55:28dans les rédactions
00:55:29dans la manière
00:55:30de hiérarchiser l'information
00:55:32lorsqu'on a affaire
00:55:33à un journaliste
00:55:34qui n'est pas
00:55:36formé à la base
00:55:37on ne peut que subir
00:55:38effectivement
00:55:39une désorientation
00:55:41sinon une déformation
00:55:42professionnelle
00:55:43et du coup
00:55:44la formation
00:55:44elle est toujours
00:55:46élémentaire
00:55:47et elle est toujours basique
00:55:48parce que
00:55:49lorsqu'on parle
00:55:50du métier de journaliste
00:55:51là on parle
00:55:52des journalistes
00:55:54le thème c'est
00:55:54journaliste
00:55:55tous pourris
00:55:57mais
00:55:57on peut se poser
00:55:58la question
00:55:59quel type
00:56:00de journaliste
00:56:01sont tous pourris
00:56:04sont pourris en fait
00:56:05et donc
00:56:06on a affaire
00:56:07à effectivement
00:56:08ce que tous les panélistes
00:56:10ont eu à produire
00:56:11tout à l'heure
00:56:12à faire le bilan
00:56:13de ce que
00:56:14certains auraient
00:56:15du mal
00:56:16à effectivement
00:56:17respecter
00:56:18les bases
00:56:19des éléments
00:56:20de Munich
00:56:21notamment
00:56:22la charte
00:56:23d'éthique
00:56:23et de déontologie
00:56:24donc
00:56:25lorsqu'on parle
00:56:26des journalistes
00:56:27tout pourris
00:56:28effectivement
00:56:29la contribution
00:56:31sur
00:56:32la proximité
00:56:33entre acteurs
00:56:34médiatiques
00:56:35ou patrons
00:56:36de médias
00:56:36et hommes politiques
00:56:37n'est pas
00:56:38à refuser
00:56:40comme a dit
00:56:40monsieur Arnaud
00:56:41Léca
00:56:42peut-être pour lui
00:56:43Arnold Léca
00:56:44peut-être pour lui
00:56:45Harold Léca
00:56:46excusez-moi
00:56:47d'avoir écoché
00:56:47c'est ça grave
00:56:48allons-y
00:56:49peut-être pour lui
00:56:50il respecte
00:56:51effectivement
00:56:52le système
00:56:53de faire rentrer
00:56:55l'argent
00:56:55mais pour les autres
00:56:57par sympathie
00:56:58ou bien par
00:56:59grande amitié
00:57:00parce qu'on sait
00:57:00que les patrons
00:57:01de presse
00:57:01sont généralement
00:57:02de grands amis
00:57:03de politiciens
00:57:04on peut le vérifier
00:57:05à travers le monde
00:57:06et
00:57:07on se rend compte
00:57:08qu'il y a
00:57:08effectivement
00:57:09une influence
00:57:10c'est vrai qu'il a parlé
00:57:11du public reportage
00:57:12mais déjà
00:57:14lorsqu'on regarde
00:57:15lorsqu'on fait
00:57:15un monitoring
00:57:16un peu rigoureux
00:57:17de la majorité
00:57:18des médias en ligne
00:57:19on a du mal
00:57:19à savoir
00:57:20est-ce que c'est
00:57:21une analyse
00:57:21est-ce que
00:57:22c'est un commentaire
00:57:24est-ce que
00:57:25c'est un reportage
00:57:26parce qu'effectivement
00:57:27il y a
00:57:29une espèce
00:57:29de manque
00:57:31effectivement
00:57:31de compréhension
00:57:35et d'appréhension
00:57:36d'effectivement
00:57:37des codes du métier
00:57:38notamment
00:57:39les gens journalistiques
00:57:40parce que
00:57:41lorsqu'on va demander
00:57:42un journaliste
00:57:42de faire une analyse
00:57:43il sera
00:57:44au confluent
00:57:45du reportage
00:57:46ou peut-être
00:57:47d'un autre genre
00:57:48donc
00:57:49effectivement
00:57:50je parlais
00:57:50de ce que
00:57:52dans les
00:57:53les rédactions
00:57:54il y a effectivement
00:57:55ces entrepreneurs
00:57:57médiatiques
00:57:57qui ont été propulsés
00:57:58par des voix politiciennes
00:58:00à des postes
00:58:01par exemple
00:58:01un directeur de l'information
00:58:03un rédacteur en chef
00:58:04le rôle d'un rédacteur en chef
00:58:05c'est d'attribuer
00:58:06les tâches
00:58:07aux professionnels
00:58:08or on a
00:58:09parfois des rédacteurs en chef
00:58:11qui vous demandent
00:58:11la minute
00:58:12l'information
00:58:12que vous avez produite
00:58:13en fait
00:58:14il est déjà tard
00:58:15et puis si
00:58:16est-ce que vous avez une question
00:58:17est-ce que vous avez
00:58:18parce que si vous n'avez pas de question
00:58:20si c'était juste une contribution
00:58:21ce que vous venez de dire
00:58:23a déjà été dit tout à l'heure
00:58:24donc
00:58:26on va avancer
00:58:26il est tard
00:58:28donc on va
00:58:29on va peut-être
00:58:30moi je voulais
00:58:31je voulais juste poser
00:58:31une dernière question
00:58:32quand même aux panélistes
00:58:33et puis après
00:58:34de toute façon
00:58:34vous pourrez continuer
00:58:36à
00:58:37à discuter
00:58:39bon
00:58:40donc on a bien compris
00:58:43c'est une question
00:58:44vous n'êtes pas tous pourris
00:58:46mais il y a une perception
00:58:48quand même
00:58:48qui demeure
00:58:50donc
00:58:51quelles sont pour vous
00:58:52les esquisses
00:58:54de solutions
00:58:55que vous pourriez
00:58:56mettre en avant
00:58:57pour essayer de
00:58:59limiter
00:59:00ce ressentiment
00:59:02qui peut exister
00:59:04si je peux
00:59:07oui
00:59:08moi je suis
00:59:09justement
00:59:09je suis directeur
00:59:10de publication
00:59:11et je pense que
00:59:13le véhicule
00:59:15qu'est la subvention
00:59:16à la presse
00:59:17est un élément
00:59:18transparent
00:59:19dans une petite économie
00:59:21comme
00:59:21l'économie gabonaise
00:59:23où
00:59:24l'achat
00:59:26d'un journal papier
00:59:29est quand même difficile
00:59:30pour n'importe quel
00:59:32gabonais
00:59:32aucun
00:59:34aucun journal papier
00:59:35n'est tiré
00:59:36à plus de 3000 exemplaires
00:59:37au gabon
00:59:38aucun
00:59:38je dis bien
00:59:39même pas l'union
00:59:40c'est un peu moins que ça
00:59:42donc normalement
00:59:44les ventes
00:59:45d'un journal
00:59:45ne devraient pas permettre
00:59:47à une entité
00:59:50on va dire
00:59:51de presse
00:59:52de fonctionner
00:59:55donc la subvention
00:59:56devient un élément
00:59:58un outil
00:59:58un véhicule important
00:59:59il faut de la transparence
01:00:01là-dedans
01:00:03la subvention
01:00:04n'est pas
01:00:05une imagination
01:00:06gabonaise
01:00:07en France
01:00:08les médias
01:00:08sont subventionnés
01:00:10j'ai lu quelque part
01:00:11peut-être que je me trompe
01:00:12par exemple
01:00:13que le journal
01:00:13Le Monde
01:00:14avait 3 millions d'euros
01:00:16le semestre
01:00:17bon
01:00:18Gabon Media Time
01:00:19c'est
01:00:20le monde
01:00:21c'est
01:00:22Gabon Media Time
01:00:23c'est
01:00:243 millions de francs
01:00:253,9 millions
01:00:27de francs CFA
01:00:28en 2024
01:00:297 millions
01:00:30en
01:00:332025
01:00:36bon
01:00:38on a un loyer
01:00:39qui a 1 million
01:00:40le mois
01:00:41vous voyez que la subvention
01:00:42ne permet même pas
01:00:43de couvrir les 12 millions
01:00:44de loyers
01:00:44que nous devons payer
01:00:45à l'année
01:00:46donc c'est même pas
01:00:47une subvention
01:00:48c'est
01:00:49excusez-moi du terme
01:00:51voilà
01:00:51c'est même pas une aide
01:00:52c'est du pipi de chat
01:00:53c'est en gros
01:00:54on a créé un truc
01:00:55Gabon Media Time
01:00:56mais là
01:00:57on vous donne quand même ça
01:00:58mais je me pose
01:00:59une question fondamentale
01:01:00où vont ces 500 millions
01:01:03si Gabon Media Time
01:01:04qui est leader en ligne
01:01:05et que les médias en ligne
01:01:07sont censés recevoir
01:01:0940% de ce montant
01:01:11donc
01:01:1240% de 500 millions
01:01:14je suis pas très bon en maths
01:01:15mais c'est peut-être
01:01:16dans les 200 millions
01:01:17bon
01:01:18donc si Gabon Media Time
01:01:19a 7 millions
01:01:21mais
01:01:21qui prend
01:01:22les
01:01:24193 millions
01:01:25restants
01:01:26en quoi ça fait
01:01:27que tu seras
01:01:28moins considéré
01:01:30comme
01:01:30si l'État
01:01:32pouvait mettre en place
01:01:33parce que nous
01:01:34on fait de la suppléance
01:01:36on fait de la suppléance
01:01:38du service public
01:01:38de l'information
01:01:40à vrai dire
01:01:41Harold
01:01:42personne ne vous a contraint
01:01:43forcé
01:01:44à faire du journalisme
01:01:45ou à ouvrir un média
01:01:46donc la question
01:01:47est celle-ci
01:01:47je repars toujours
01:01:48sur un élément fondamental
01:01:50on a une démocratie
01:01:52et
01:01:52la liberté d'information
01:01:54est un droit constitutionnel
01:01:55quand on consacre un droit
01:01:57l'État a le devoir
01:01:59pourquoi l'Institut français
01:02:01existe au Gabon
01:02:01parce qu'il y a des ressortissants français
01:02:03parce qu'il y a de la coopération française
01:02:04parce qu'il y a de la diplomatie française
01:02:05c'est aussi un élément
01:02:07pour la France
01:02:08de donner accès
01:02:09aux ressortissants
01:02:10français d'abord
01:02:11au Gabon
01:02:11à la culture
01:02:13et donc la France finance
01:02:14je pense
01:02:15c'est pas forcément
01:02:16en plus
01:02:17c'est pas pour les français
01:02:18oui
01:02:19mais c'est un outil
01:02:21de soft power
01:02:21après on peut en débattre
01:02:23c'est un élément
01:02:24de soft power
01:02:24voilà
01:02:25donc l'État français finance
01:02:27pour toi l'État d'abonnement
01:02:28ne financerait pas
01:02:29ces médias
01:02:30privés
01:02:31non
01:02:32alors là
01:02:32vraiment
01:02:33excuse-moi Harold
01:02:35alors là
01:02:35le problème
01:02:36j'entends ce que j'ai entendu
01:02:37pendant deux semaines
01:02:38la quête du gombo
01:02:39franchement
01:02:40non
01:02:40vraiment ça
01:02:41non
01:02:42ça c'est pas un gombo
01:02:43je termine juste
01:02:44voilà
01:02:45franchement
01:02:46si c'est une subvention
01:02:46c'est pas un gombo
01:02:47non non
01:02:47ça m'exaspère fortement
01:02:49parce que
01:02:49comme je disais
01:02:50personne ne vous a jamais contraint
01:02:52à faire du journalisme
01:02:54à ouvrir un média
01:02:55maintenant c'est vrai
01:02:56que l'État
01:02:57a une responsabilité
01:02:58on dit responsabilité
01:02:59c'est d'accompagner
01:03:00le bon fonctionnement
01:03:02de la presse
01:03:02mais c'est pas pour
01:03:03c'est pas pour distribuer
01:03:04de l'argent
01:03:05c'est là que vous êtes en train
01:03:06de réclamer de l'argent
01:03:06un argent
01:03:07qui vous est pas dû en soi
01:03:09donc le problème
01:03:10c'est
01:03:11comment est-ce que
01:03:12de réfléchir
01:03:13vous-même déjà
01:03:13non moi je suis
01:03:14de ceux qui pensent
01:03:15qu'il nous est dû
01:03:16et j'ai fait le parallèle
01:03:17tout à l'heure
01:03:19alors je termine juste
01:03:20je termine juste
01:03:23donc vous pensez
01:03:24qu'il vous est dû
01:03:24bon
01:03:25ça se débat
01:03:26moi je pense que non
01:03:27en fait
01:03:28ce qu'il y a
01:03:28c'est que
01:03:30la question est
01:03:31si vous voulez
01:03:31créer un média
01:03:33vous n'avez pas
01:03:34et c'est le cas
01:03:34de beaucoup de médias
01:03:35de ce que j'ai entendu
01:03:36de ce que j'ai vu
01:03:38et puis c'est pas propre au Gabon
01:03:39ça se voit aussi ailleurs
01:03:41c'est
01:03:41sur quelle économie
01:03:43réellement reposent
01:03:44les médias
01:03:45qui existent
01:03:46qui se créent aujourd'hui
01:03:47les médias se créent
01:03:48au gré du vent
01:03:48au gré des amitiés
01:03:49avec tel homme d'affaires
01:03:51au gré des amitiés
01:03:52avec tel homme politique
01:03:53ça dure trois mois
01:03:54six mois
01:03:55ça ferme
01:03:55ça reprend
01:03:56etc etc
01:03:56donc la question est
01:03:58pourquoi
01:03:58face à cette précarité
01:04:00parce que la question
01:04:00pour répondre
01:04:01à la question de Mathieu
01:04:03quelles sont les solutions
01:04:04la solution c'est
01:04:05premièrement
01:04:06déjà
01:04:06comment on arrive
01:04:08à se former
01:04:09malgré la difficulté
01:04:10de cadre de formation
01:04:11enfin malgré l'absence
01:04:12de cadre de formation
01:04:13c'est
01:04:14moi je répondrai
01:04:15sur ce point là
01:04:15c'est développer
01:04:17un élément
01:04:17un atout important
01:04:18chez les journalistes
01:04:19qui est la curiosité
01:04:20aujourd'hui on a
01:04:21tous les atouts
01:04:22les atouts
01:04:22pardon possibles
01:04:24numériques
01:04:24un atout pour se former
01:04:26par soi-même
01:04:27de voir ce qui se fait ailleurs
01:04:28d'apprendre
01:04:29etc
01:04:29on a les moyens
01:04:30même si on n'a pas
01:04:31la possibilité
01:04:32d'entrer dans une école
01:04:33même si on n'a pas
01:04:34la possibilité
01:04:35tout de suite
01:04:35de travailler
01:04:35dans un grand média
01:04:37où on côtoie
01:04:38d'autres journalistes
01:04:39et on se forme
01:04:40auprès d'autres journalistes
01:04:40on peut aujourd'hui
01:04:41par notre seule curiosité
01:04:44combler ce vide
01:04:45du point de vue
01:04:46de la formation
01:04:46je ne dis pas
01:04:47que ça suffit
01:04:48mais c'est déjà
01:04:48un premier pas
01:04:49maintenant
01:04:50sur la pression
01:04:51économique
01:04:52donc la précarité
01:04:53plutôt économique
01:04:54qui amène
01:04:55à certaines
01:04:57qui amène
01:04:58parfois à dire
01:04:59qu'on est tous
01:04:59pourris
01:05:00c'est pourquoi
01:05:00est-ce que les médias
01:05:01s'ils ont vraiment
01:05:02envie de faire
01:05:03du journalisme
01:05:04s'ils ont vraiment
01:05:04envie d'être
01:05:05des médias
01:05:05d'information
01:05:06pourquoi ils mutualisent
01:05:07pas leurs efforts
01:05:08pourquoi ils mutualisent
01:05:10pas leurs ressources
01:05:10pourquoi ils mutualisent
01:05:12mais non
01:05:12chacun veut avoir
01:05:13telle enveloppe
01:05:14de telle subvention
01:05:14qui existe je ne sais pas où
01:05:15et ça vous met dans
01:05:16des situations
01:05:16où vous êtes là
01:05:17en train de réclamer
01:05:18un argent
01:05:19qui n'est pas
01:05:20attendez je finis
01:05:21qui n'est pas dû
01:05:21pourquoi ma question
01:05:22c'est vous pouvez
01:05:23c'est la réponse
01:05:26que je fais à Mathieu
01:05:26on peut mutualiser
01:05:28les médias
01:05:29pourraient mutualiser
01:05:30leurs ressources
01:05:30leurs efforts
01:05:31que ce soit en termes
01:05:32de ressources humaines
01:05:33ou de ressources économiques
01:05:35pour résoudre
01:05:36de la même façon
01:05:37qu'on peut faire
01:05:38des enquêtes
01:05:39en commun
01:05:39en groupe
01:05:40etc
01:05:40pourquoi vous n'utilisez
01:05:41pas vos efforts
01:05:42ça permettrait
01:05:43je ne dis pas
01:05:44que c'est la seule solution
01:05:45mais ça assainirait
01:05:47un peu le secteur
01:05:48on mutualise
01:05:49on mutualise
01:05:49on mutualise
01:05:49quelles ressources
01:05:51voilà
01:05:53voilà
01:05:55justement
01:05:55c'est pour ça
01:05:56c'est pour ça
01:05:56que j'ai évoqué
01:05:57un premier élément
01:05:58qui était celui
01:05:58de la subvention
01:05:59à la presse
01:05:59qui est un véhicule
01:06:01qui existe
01:06:02dans la loi de finances
01:06:03le montant est déterminé
01:06:05il a été revalorisé
01:06:06à 500 millions
01:06:07il faut de la transparence
01:06:10peut-être la revalorisation
01:06:12mais pour le moment
01:06:12il faut de la transparence
01:06:14ça c'est un premier élément
01:06:15la deuxième piste de solution
01:06:16justement pour le financement
01:06:18des médias
01:06:19c'est il y a un certain nombre
01:06:20d'entreprises étrangères
01:06:24installées au Gabon
01:06:25qui font du chiffre d'affaires
01:06:27au Gabon
01:06:28ces entreprises là
01:06:29je pense
01:06:30quand elles ont des campagnes
01:06:31de communication
01:06:32et je le dis
01:06:34peut-être pour la première fois
01:06:35publiquement
01:06:35elles doivent avoir
01:06:36au niveau local
01:06:38des cabinets de relais
01:06:41nationaux
01:06:42qui permettent ensuite
01:06:43de redistribuer
01:06:44la publicité aux médias
01:06:45voilà
01:06:46oui
01:06:47mais ça revient
01:06:48ça revient au même
01:06:49puisque
01:06:49mais les journalistes
01:06:50il faut les payer
01:06:51on les paye comment ?
01:06:54comment on les paye
01:06:54si on ne parle pas
01:06:55des questions financières
01:06:56si on ne parle pas
01:06:56des questions de publicité
01:06:57si on ne parle pas
01:06:58de questions
01:06:58de financement des médias
01:07:03voilà
01:07:03oui
01:07:04Mathieu
01:07:04par rapport à cette question
01:07:06déjà
01:07:06il faut
01:07:07parler d'entreprises de presse
01:07:09au Gabon
01:07:09il n'y a pas d'entreprises de presse
01:07:11ah si
01:07:11toutes les entreprises
01:07:13non
01:07:14parce que
01:07:15parce que
01:07:16vous avez dit
01:07:17vous avez des fiches circuit
01:07:18vous êtes enregistré
01:07:20une entreprise de presse
01:07:21un modèle économique
01:07:23tu
01:07:24on doit
01:07:24mais nous on a un modèle économique
01:07:26non
01:07:26non
01:07:26s'il vous plaît
01:07:27vous dites
01:07:28vous avez un modèle économique
01:07:30mais vous attendez
01:07:31la subvention de l'État
01:07:35pourquoi ?
01:07:36pourquoi ?
01:07:36parce que nous faisons
01:07:37de la suppléance
01:07:38du service public
01:07:38je suis désolé
01:07:40en France
01:07:41le monde a un modèle économique
01:07:42mais la presse est subventionnée
01:07:44au Sénégal
01:07:44le soleil a un modèle économique
01:07:47mais la presse est subventionnée
01:07:48je suis désolé
01:07:49laissez-moi finir
01:07:50Aron
01:07:51laissez-moi finir
01:07:52voilà
01:07:52laissez-moi finir
01:07:55nous devons avoir
01:07:56des entreprises
01:07:57de presse
01:07:58avec un vrai modèle économique
01:08:01si il faut
01:08:02qu'un média
01:08:04attende
01:08:04la subvention
01:08:06pour essayer
01:08:06de dire
01:08:07qu'il va essayer
01:08:07de se sortir
01:08:09de là
01:08:09comme aujourd'hui
01:08:10même les médias publics
01:08:11disent
01:08:11la RAC
01:08:12n'est pas assez suffisante
01:08:14c'est déjà
01:08:15comment tu fais
01:08:16tu fais
01:08:18pour vendre
01:08:19ton information
01:08:20en fait
01:08:21tu vendes ton information
01:08:23comment
01:08:24s'il faut toujours attendre
01:08:26vous ne pouvez pas
01:08:27avoir la main tendue
01:08:28et dire que
01:08:29cette personne
01:08:30qui vous donne
01:08:30de quoi vous nourrir
01:08:32avancez
01:08:32vous oppresse
01:08:34donc c'est déjà
01:08:35vraiment
01:08:36conforter son entreprise
01:08:39de presse
01:08:39la subvention
01:08:40c'est pas une aide politique
01:08:42c'est une aide de l'État
01:08:44l'État
01:08:44c'est pas la personne physique
01:08:45qui représente l'État
01:08:46c'est la personne morale
01:08:47je jesse
01:08:48c'est différent
01:08:51laisse moi finir
01:08:51à Rode
01:08:52s'il te plaît
01:08:52tu attends
01:08:53tu dis
01:08:54c'est un pupille de chat
01:08:55mais tu as créé ton média
01:08:57tu as dit
01:08:58tu as une entreprise
01:08:59de presse
01:08:59tu as un modèle économique
01:09:01donc normalement
01:09:02en tant que modèle économique
01:09:03tu ne dois pas d'abord
01:09:04faire focus
01:09:05que non
01:09:05ce qu'on me donne
01:09:06n'est pas suffisant
01:09:07il n'est pas obligé
01:09:08de te le donner
01:09:09je suis désolé
01:09:09tu vas dire
01:09:10que même si c'est reconnu
01:09:11par la loi fondamentale
01:09:12il n'est pas obligé
01:09:13de te donner
01:09:14deux et
01:09:15deux pour moi
01:09:16il faut une convention
01:09:19nous ici au Gabon
01:09:20il n'a pas de convention
01:09:20tu as cité le modèle sénégalais
01:09:22moi j'ai vécu 10 ans
01:09:22au Sénégal
01:09:23j'ai commencé dans la presse sénégalaise
01:09:25il y a la convention
01:09:26de jeunes reporters
01:09:28c'est à dire
01:09:29des gens qui rentrent à peine
01:09:30dans le métier
01:09:30il y a la convention
01:09:32des journalistes
01:09:33donc la presse sénégalaise
01:09:35s'est battue
01:09:36pour être à ce niveau
01:09:37où elle est
01:09:383 milliards de subventions
01:09:39au Sénégal
01:09:40on est d'accord
01:09:41de l'état
01:09:41je suis en train de donner
01:09:43mes trucs
01:09:443 milliards de subventions
01:09:45au Sénégal
01:09:45s'il vous plaît
01:09:47mais les 3 milliards
01:09:48ne sont pas tombés
01:09:48les journalistes sénégalais
01:09:50se sont unis
01:09:51pour revendiquer
01:09:52leur dû
01:09:53ici on n'a aucun cadre
01:09:55réel
01:09:57effectif
01:09:57qui nous permet
01:09:58de nous unir
01:09:59pour revendiquer
01:10:00donc moi je me dis
01:10:01pour moi
01:10:02pour sortir de là
01:10:03il faut s'unir
01:10:05il faut avoir
01:10:06une convention
01:10:07il faut
01:10:08il faut
01:10:09il faut
01:10:11Charline
01:10:11non
01:10:13pas Charline
01:10:14non mais
01:10:16oui Mathieu
01:10:16au Sénégal
01:10:17c'est subventionné
01:10:18alors
01:10:20je vais stopper ça
01:10:21parce que là
01:10:21on part sur la
01:10:23on part sur la question
01:10:24du financement
01:10:25de la presse
01:10:27et ce n'est pas
01:10:28le sujet de ce soir
01:10:29non
01:10:30donc ce n'est pas du tout
01:10:32le sujet de ce soir
01:10:32c'est un sujet passionnant
01:10:35et c'est un sujet
01:10:36sur lequel on peut faire
01:10:36un débat d'idées
01:10:38oui
01:10:39moi je suis prêt
01:10:40à vous ouvrir
01:10:41on fait un cycle
01:10:42de débats d'idées
01:10:43sur la presse
01:10:44il y a ici
01:10:45à l'Institut français
01:10:47un cycle
01:10:47sur la préhistoire
01:10:48un cycle
01:10:49sur la santé mentale
01:10:50on peut faire
01:10:51un cycle
01:10:52sur la presse
01:10:53ce sera
01:10:54avec grand plaisir
01:10:57comme ça
01:10:57on fait
01:10:58trois
01:10:58quatre événements
01:10:59jusqu'à la fin de l'année
01:11:01où on se retrouve
01:11:02on définit une thématique
01:11:04et on se retrouve
01:11:05et ça évite
01:11:06en fait
01:11:06parce que je sens bien
01:11:08que tout le monde
01:11:08a envie de parler
01:11:09oui
01:11:10ouais
01:11:12et donc
01:11:13on fera ça
01:11:14on fera ça
01:11:15ensemble
01:11:16j'ai beaucoup aimé
01:11:17ton intervention
01:11:18sur la curiosité
01:11:19parce que
01:11:19justement
01:11:20alors
01:11:21vous êtes journaliste
01:11:22vous devez être curieux
01:11:23mais justement
01:11:23il y a plein de débats
01:11:24d'idées ici
01:11:25je vous invite à venir
01:11:26et à les couvrir aussi
01:11:28et à en parler
01:11:29parce que c'est des sujets
01:11:30qui ne sont pas évoqués
01:11:31que ça soit
01:11:32dans la presse
01:11:33en ligne
01:11:33ou la presse
01:11:35et il n'y a pas de gombo
01:11:36il n'y a pas de gombo
01:11:37il n'y a rien
01:11:39il n'y a pas de gombo
01:11:41heureusement
01:11:42vous venez ici
01:11:43il n'y a rien
01:11:44heureusement que
01:11:45le dame en médiatique
01:11:45a toujours couvert
01:11:46des activités ici
01:11:47sans gombo
01:11:48c'est juste
01:11:49le seul gombo
01:11:50c'est
01:11:50vous allez vous nourrir
01:11:51l'esprit
01:11:53en tout cas
01:11:54je vous remercie
01:11:55beaucoup
01:11:56pour ce débat d'idées
01:11:57je remercie beaucoup
01:11:58les intervenants
01:12:00je sais que vous auriez
01:12:02encore voulu parler
01:12:02pendant deux heures
01:12:04on se reverra
01:12:05et on refera
01:12:06des débats d'idées
01:12:07merci beaucoup
01:12:08et bonne soirée à vous
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