Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 4 mois
Incident ce soir sur le plateau de BFM TV, quand la cheffe adjointe du service Police-Justice de BFM TV, Alexandra Gonzalez qui a voulu défendre Médiapart qui avait pourtant publié un faux sur Nicolas Sarkozy : "C'est normal, ils ont fait leur travail" a-t-elle lancé sur le plateau qui lui faisait remarquer que non seulement cette publication avait eu lieu entre les 2 tours et en plus que ce document était faux. En clair, cela ressemblait plus à de la manipulation qu'à de l'information.

Mais pour la journaliste de BFM TV, cela n'a pas d'importance:

"Un journaliste ne doit pas retenir l'information ! Qu'aurait-on des journalistes qui aurait eu ce document et qui ne l'auraient pas diffusé car entre les 2 tous ! C'est notre rôle de journaliste. Les Français ont le droit de savoir, c'est notre déontologie" dit-elle.

Devant la levée de bouclier Alexandra Gonzalez, interpelle alors son confrère Alain Duhamel de la même chaîne qui loin de l'aider va la démentir : "Moi, je ne l'aurai pas publié. En tout cas pas entre les deux tours, sans doute après !"

Mais la journaliste insiste : "Les électeurs doivent savoir !"

"Mais enfin, c'est un faux!" lui répond alors visiblement excédé Alain Duhamel !

jeanmarcmorandini.com vous propose de regardez cet extrait

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00Alors cette note, parlons Alexandra, de cette note, la note de Moussa Koussa sur le financement libyen qui fait démarrer cette affaire qui est effectivement publiée en 2012 alors qu'on est pendant la campagne présidentielle.
00:10La présidence a dit que cette note était probablement un faux.
00:14Oui, mais qui a mené l'enquête pendant 10 ans ? Qui a conduit cette instruction ? Qui a mené à ce qu'il y ait un procès ? Ce ne sont pas des journalistes.
00:25Mais qui a lancé l'affaire ?
00:26C'est le parquet national financier qui ouvre une enquête.
00:29Qui s'est saisi après Mediapart.
00:30Non, des mois après.
00:31Non, oui.
00:32Avec des mois après.
00:32Oui, mais sur la base de fond.
00:34Sur la base d'une note qui aujourd'hui est jugeuse.
00:36Vous êtes d'accord avec moi donc en fait.
00:37Mais il y a plein d'autres pièces dans le dossier.
00:39Ce qui compte, c'est quand même 10 ans d'instruction.
00:42Il ne repose pas sur une note qui est fausse.
00:44Mais non.
00:45En fait, ce qui compte, c'est l'instruction qui a été menée par des juges indépendants, qui n'a pas été menée par des journalistes.
00:50Et qu'aurait-on dit des journalistes qui ont connaissance d'un document qui leur est donné à ce moment-là, de le retenir parce qu'on est dans l'entre-deux-tours.
00:57Un journaliste, quand il a une information, ne retient pas l'information.
01:01C'est notre rôle.
01:02Je suis d'accord avec vous sur le fait que les journalistes de faire leur travail, ça je ne dirais pas le contraire.
01:15Et que les magistrats, bon nombre d'entre eux font vraiment ce qu'ils peuvent, avec des moyens d'ailleurs insuffisants.
01:24Mais sortir quelque chose, une présomption aussi grave, parce que ce n'est quand même pas n'importe quoi.
01:31L'idée d'un président qui triche de cette façon-là, ce n'est pas quelque chose de secondaire.
01:37Entre les deux tours, alors franchement je ne l'aurais pas fait entre les deux tours, j'aurais attendu le résultat de l'élection.
01:42Alors on va continuer bien évidemment de l'évoquer dans un instant.
01:46Mais oui, mais quand elles sont fausses.
01:47En donnant la parole, s'il vous plaît.
01:48Moi aussi je peux vous faire des notes.
01:50Dans la parole notamment à Élise Van Beneden qui est avocate et administratrice de l'association Anticor.
Commentaires

Recommandations