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  • il y a 19 heures
Ce dimanche 29 mars, l'invité de BFM Politique était Jean-Philippe Tanguy, député RN de la Somme. Il est revenu notamment sur le prix du carburant, sur la présidentielle 2027, sur les municipales et la guerre au Moyen-Orient. 

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Transcription
00:00Vous êtes bien sur BFM Politique, notre invité Jean-Philippe Tanguy, merci d'être avec nous.
00:04Bonjour, bienvenue à mes côtés pour vous interroger Amandine Attalaya, éditorialiste politique BFMPD et Pierre Le Pelletier, journaliste politique à
00:11la tribune dimanche.
00:12Le partenaire de notre émission, on le disait, ce conflit aux proches et au Moyen-Orient et ses conséquences en
00:19France.
00:19On a appris il y a quelques instants que deux autres personnes ont été placées en garde à vue après
00:24que dans la nuit de vendredi à samedi,
00:27un attentat a été déjoué à Paris devant une agence de la Banque, Bank of America.
00:34Il y avait déjà une première personne qui avait été interpellée.
00:36Le ministre de l'Intérieur Laurent Nunez, ici même sur notre antenne, a fait un lien direct entre le conflit
00:41au Moyen-Orient et cette action,
00:44soulignant notamment que ça s'était passé aussi dans d'autres pays européens.
00:48Est-ce que vous craignez une importation de cette guerre sur le sol français ?
00:52Hélas oui, évidemment, nous ne pouvons que le craindre.
00:55D'ailleurs, il faut féliciter nos services de sécurité, il faut sur ce sujet féliciter le gouvernement qui visiblement met
01:00les mesures en œuvre
01:03pour prévenir ces attentats, pour les empêcher.
01:06Deux types de menaces, soit des gens qui montent eux-mêmes ces attentats inspirés, entre guillemets, par ce qui se
01:13passe dans le Golfe,
01:14soit l'Iran qui, via ses proxys, via un certain nombre de réseaux d'influence, pourrait provoquer, comme ils l
01:19'ont fait malheureusement dans le passé,
01:20un certain nombre d'attentats ou de tensions dans nos pays et dans l'ensemble des pays européens.
01:25Donc écoutez-moi, une fois plus, félicitations aux forces de sécurité qui ont déjoué cet attentat,
01:29et j'espère qu'on aura évidemment le fameux de l'histoire par l'enquête qui est menée.
01:33L'action du gouvernement, l'action des ministres du Président de la République vous semble à la hauteur sur cette
01:37question ?
01:37Oui, vous savez, il y a suffisamment de sujets où nous avons de forts désaccords, où nous mènerions une politique
01:43totalement différente.
01:44Quand il y a des éléments qui vont dans le bon sens, il faut aussi le dire, non seulement pour
01:49être juste, mais aussi pour être efficace.
01:51Parce que là, on parle de la sécurité de tous les Françaises et les Français, de la stabilité des relations
01:56internationales,
01:57et il n'y a pas de politique politicienne, évidemment, à avoir sur des sujets tels que ceux-là, quand
02:01nous sommes évidemment en accord.
02:02Il nous est arrivé aussi par le passé d'avoir évidemment de profonds désaccords avec Emmanuel Macron,
02:07ou un certain nombre de partis, sur la gestion des affaires internationales.
02:10Amandine ?
02:10Et d'un mot, puisqu'il semble que ce soit une conséquence de la guerre en Iran,
02:13est-ce que pour vous, Donald Trump sait ce qu'il fait dans le cadre de ce conflit,
02:18ou est-ce que ça commence à ressembler à une fuite en avant inquiétante ?
02:23Malheureusement, nous n'avons pas d'informations aujourd'hui précises
02:26qui montrent que les buts de guerre des États-Unis et les motivations de Donald Trump sont claires sur l
02:31'Iran.
02:32Marine Le Pen a fait un discours particulièrement intéressant mercredi dernier au Parlement sur ce sujet,
02:38où nous avons déploré effectivement cette manque de clarté,
02:42cette manque de vision sur les affaires du Moyen-Orient et les affaires de l'Iran en particulier.
02:47Il y avait tout d'abord la mise hors service, hors d'état de nuire, des systèmes nucléaires et de
02:52la menace nucléaire iranienne.
02:54Marine Le Pen et Jordan Bardella avaient toujours défendu les opérations militaires menées
02:57qui permettaient d'empêcher le seuil nucléaire, que l'Iran atteigne le seuil nucléaire évidemment.
03:02Ensuite, les buts de guerre sont de toute évidence très imprécis.
03:07Et la réaction de l'Iran, cette réaction du faible, l'Iran au fort, les États-Unis,
03:11à savoir bloquer un certain nombre de, ou l'essentiel des relations commerciales et énergétiques dans le droit d'Ormus,
03:18paraissait évident.
03:19Et c'est vrai que ça interroge, peut-être c'est une perspective européenne ou une perspective française,
03:23ça interroge ce manque d'anticipation des conséquences énergétiques de ce conflit.
03:28Mais vous souhaitez quand même la chute des Molas, oui ou non ?
03:31Je pense que toute personne qui partage un minimum d'humanisme et d'humanité
03:36ne peut que souhaiter la fin du régime des Molas.
03:39Mais souhaiter la fin d'un régime, ça ne veut pas dire qu'il suffit de claquer les doigts
03:43ou même de déclencher une guerre pour le faire.
03:44Deux raisons, l'Iran est un vrai pays, c'est une vraie civilisation avec un vrai appareil d'État.
03:49Marine Le Pen a parfaitement démontré cela en montrant le nombre d'échelons
03:54qui permettent à l'Iran de se gouverner elle-même, même en cas d'attaque lourde et d'assassinat ciblé.
04:00Et donc, la seule solution, c'est que les Iraniens prennent leur propre pouvoir,
04:05renversent ce régime même, mais aucune intervention de l'extérieur, malheureusement,
04:08ne peut faire ce changement à leur place s'il était souhaité sur cette façon-là.
04:12Et deuxièmement, ce que nous avons connu en Afghanistan,
04:15et ça je pense que c'est très important parce que la France était partie prenante avec son armée en
04:19Afghanistan,
04:19c'est que nous avons quand même découvert, au bout de quelques années,
04:23qu'une partie des Afghans, voire une partie majoritaire, notamment des territoires ruraux,
04:27profonds, si je puis dire, de l'Afghanistan, étaient favorables aux talibans.
04:30Et il ne faut pas sous-estimer qu'en Iran, vous avez une partie du peuple qui est très courageuse,
04:34en particulier les femmes, évidemment, qui veulent leur liberté, qui se battent pour leur liberté,
04:37qui exposent leur vie, et on pense aux milliers de morts, des répressions sanglantes, des mollats.
04:41Mais il faut aussi s'interroger sur ce que pense une partie de l'Iran profond,
04:46qui sans doute soutient malheureusement ce régime,
04:48et qui peut être, dans le cadre d'une attaque étrangère,
04:50une force nationaliste, au sens strict du terme, qui réagit contre ces attaques.
04:55Et donc c'est pour ça que comme la connaissance de la culture iranienne,
04:58la vision française, traditionnelle, gaullienne,
05:00d'avoir une connaissance intime de la civilisation iranienne et des peuples du Moyen-Orient,
05:06et une voie particulière est utile.
05:08Et malheureusement, depuis Nicolas Sarkozy,
05:10notre réintégration au sein du commandement intégré de l'OTAN
05:12a fait disparaître cette voie particulière de la France.
05:15Vous avez évoqué, on a évoqué les conséquences en matière sécuritaire sur le sol français,
05:18il y a évidemment les conséquences économiques avec l'explosion du prix des carburants,
05:23vous récameliez des mesures, ça y est, le gouvernement a annoncé des mesures,
05:2770 millions d'euros d'aides qui sont ciblés pour les filières qui sont les plus touchées,
05:32le transport, la pêche, l'agriculture.
05:34Le ministre Roland Lescure, justement, ce matin dans la tribune, dimanche,
05:37affirme que ça va permettre, je cite,
05:39d'amortir de façon significative ce choc pour les filières les plus exposées.
05:44Est-ce que c'est satisfaisant ?
05:45Sincèrement, non.
05:47Bon, les filières elles-mêmes disent que ce n'est pas satisfaisant.
05:49Déjà, les montants pour les filières concernées sont très faibles,
05:52en particulier nos pêcheurs, nos transporteurs routiers,
05:55ce n'est pas à la hauteur.
05:56Et puis il y a beaucoup de professionnels qui sont écartés,
05:59tous ceux qui font vivre nos territoires au quotidien,
06:01les infirmières libérales, les aides-soignants,
06:04celles qui vont s'occuper de nos aînés,
06:05qui font beaucoup de kilomètres chaque jour,
06:07je le vois dans la Somme, et on le voit évidemment sur tout le territoire.
06:09Est-ce qu'il faut les aider pour les particuliers, justement, ou pas ?
06:11Mais bien sûr, c'est le sens de la mesure proposée depuis très longtemps,
06:14d'ailleurs, par Marine Le Pen et Jordan Bardella,
06:15à savoir la baisse structurelle des taxes, la TVA de 20 à 5,5,
06:19si ça ne suffit pas, une baisse de la TICPE,
06:22et la suspension d'une mesure, quand même, d'ailleurs,
06:25nous l'avions dénoncée sur BFM TV,
06:27via Jordan Bardella et Marine Le Pen il y a des mois,
06:30ces fameux certificats d'économie d'énergie.
06:31Mais 20 centimes par litre de carburant, ce n'est pas rien, quand même ?
06:34Pour qui ?
06:35Pour les entreprises.
06:36Ah oui, mais ce n'est pas pour toutes les Françaises et les Français.
06:38Pour ces entreprises-là, effectivement, ce n'est pas rien,
06:40mais c'est très faible par rapport à la hausse du carburant qu'ils subissent.
06:44Et il faut savoir aussi que ces secteurs sont déjà en difficulté,
06:47parce qu'on ne parle pas de secteurs qui n'étaient pas fragilisés par le passé.
06:50Les pêcheurs français, malheureusement, aujourd'hui,
06:52sont dans une situation très difficile.
06:54Moi, je suis de Boulogne-sur-Mer, premier port de pêche français,
06:57je suis né à Boulogne-sur-Mer.
06:58Le nombre de bateaux qui ont été envoyés à la casse,
07:00c'est un secteur qui a été très fragilisé.
07:02Nous sommes très dépendants des importations,
07:04où les quotas de pêche ont été très mal négociés,
07:06même au sein de l'Union européenne, depuis des années.
07:09Et ils sont vraiment la tête sous l'eau, sans mauvais jeu de mots.
07:12Donc, c'est 20 centimes, c'est mieux que rien, évidemment.
07:14On ne va pas cracher dans la soupe.
07:15Mais ça ne correspond pas à l'état de la filière de la pêche ou du transport,
07:18qui a été massacré par la concurrence étrangère,
07:21et notamment la concurrence d'Europe de l'Est,
07:23organisée par la Commission européenne.
07:24Et c'était Marine Le Pen.
07:25Moi, je me souviens de cette campagne européenne de 2014.
07:28Marine Le Pen avait alerté sur la fragilisation,
07:30par l'Union européenne, du secteur transport.
07:32La baisse des taxes que vous réclamez, Jean-Philippe Tanguy,
07:34là aussi, le ministre de l'Économie, Roland Lescure, vous a répondu.
07:37Il dit qu'une baisse de la fiscalité de 10 centimes par litre,
07:40ça coûterait 6 milliards d'euros à l'État.
07:43Et donc, dit-il, potentiellement à tous les Français.
07:45Ce qu'ils vous disent, c'est que vous êtes bien gentil,
07:46la taxe que vous voulez baisser, en réalité,
07:48c'est dans la poche des Français qu'on va aller chercher l'argent.
07:49Mais c'est bien le drame de M. Lescure,
07:51c'est qu'il ne semble pas comprendre
07:52qu'on peut faire des économies dans notre pays.
07:54Il y a un rapport de la Cour des comptes
07:55qui a établi qu'on est passé à 1 700,
07:57plus de 1 700 milliards de dépenses publiques dans notre pays.
08:00Sur 53%.
08:01Mais il faut faire des économies structurelles partout,
08:03dans les agences.
08:04On a donné, tiens, vous dites 6 milliards.
08:05Il dit que ça coûte 6 milliards.
08:0710 centimes par litre, ça coûterait 6 milliards.
08:08Et il dit qu'il n'y a pas d'argent magique aussi.
08:10Écoutez, je remercie M. Lescure pour donner ce chiffre.
08:12Donc, il ne correspond à rien de notre point de vue,
08:13mais il correspond à quelque chose du point de vue...
08:14La dernière restaurant à la pompe,
08:15ça a coûté 8 milliards d'euros.
08:16Oui, sur presque plusieurs mois.
08:19On n'a plus les moyens aujourd'hui.
08:20Mais si on a les moyens sur des économies.
08:216 milliards, c'est quoi ?
08:22Par exemple, c'est la hausse de la contribution de la France
08:24à l'Union européenne.
08:25Bon, ce n'était pas obligatoire.
08:26On n'était pas obligé de payer plus pour l'Union européenne.
08:28On en est à presque 30 milliards.
08:30Des économies sur les agences, évidemment,
08:32sur la surnormalisation.
08:35On dépense entre 53 et 57% de la richesse publique
08:39dans les dépenses publiques.
08:40Donc, dire qu'on ne peut pas faire d'économies
08:41qu'on serait à l'os,
08:42c'est absolument n'importe quoi.
08:44La norme dans les pays riches,
08:45c'est 45% du PIB.
08:46Donc, on surdépense 240 milliards d'euros.
08:49Vous continuez de demander une baisse des taxes sur l'essence ?
08:51Bien sûr.
08:51Par exemple, vous voyez,
08:52la mentalité de M. Lescure est très étrange.
08:54Ce n'est pas son argent.
08:56Non, mais c'est l'argent des Français.
08:57Oui, donc c'est rendre l'argent aux Français, exactement.
08:59Mais cet argument de la volatilité, par ailleurs,
09:01il a raison quand même.
09:02On ne sait pas comment ça va tourner aujourd'hui, cette crise.
09:05Nous, on est très clair.
09:06Vous avez raison, Adam Atalaïa.
09:07Nous, on est très clair que,
09:08dans le cadre, évidemment, de l'irrationalité,
09:10en ce moment, des marchés,
09:10il y a deux grandes mesures à prendre.
09:11Première mesure, peut-être qu'on y reviendra,
09:13mobiliser nos stocks stratégiques dans l'intérêt des Français
09:15et pas dans l'intérêt des marchés internationaux ou des pétroliers.
09:18Et deuxièmement, temporairement, contrôler les marges.
09:20C'est ce qui a été fait, notamment, au moment de la guerre du Golfe.
09:23Concrètement, ça se traduirait comment, contrôler les marges ?
09:25C'est-à-dire, vous prenez le décret,
09:27pendant la guerre du Golfe, il est très précis, il est public.
09:30Vous prenez l'ensemble des situations possibles par département
09:34et vous fixez une marge maximum pour la distribution,
09:37pour le raffinage, de manière temporaire, évidemment.
09:40Parce qu'il ne s'agit pas de faire le contrôle des prix
09:42sur l'ensemble des produits.
09:43Mais sur un produit temporaire comme celui-ci,
09:45dans une situation de conflit où les marchés internationaux
09:47s'emballent et ont une part d'irrationalité,
09:51le contrôle des marges avait fonctionné.
09:53Mais ça ne fonctionne, évidemment,
09:54que si on baisse les taxes parallèlement,
09:56c'est quand même l'essentiel,
09:57et si aussi, on mobilise les stocks.
10:00Et vous voyez, c'est intéressant pour les professionnels.
10:02Parce que justement, pour les professionnels,
10:03la mobilisation des stocks,
10:04à savoir le pétrole brut, mais aussi les produits raffinés,
10:07était particulièrement pertinent.
10:08Le gouvernement dit qu'il étudie déjà un plafondement des marges.
10:10Oui, il étudie qu'il le fasse.
10:12Et vos adversaires de la France Insoumise
10:13ont jusqu'à appelé un blocage des prix.
10:15Est-ce que pour vous, c'est une piste ?
10:17Non, mais ça, ça n'existe pas.
10:19Sauf si M. Mélenchon a dans son jardin un puits de pétrole
10:22et est capable de construire une raffinerie en légaux,
10:24dans la nuit, ça n'existe pas.
10:26Donc M. Mélenchon semble ne pas savoir
10:28que nous n'avons pas de pétrole en France
10:30et nous n'avons même plus de raffinerie à cause de ses amis,
10:33puisque la gauche, depuis les années 2000,
10:35a fermé presque la moitié de nos capacités de raffinage,
10:38en particulier le gazole,
10:39contre lequel M. Mélenchon et toute la gauche
10:41a fait la guerre et a multiplié les taxes.
10:44Parce qu'il faut-il rappeler aussi
10:45que l'état des taxes aujourd'hui, ça ne vient pas de nulle part.
10:47Ça vient depuis le ministre,
10:50quand M. Macron était ministre de l'économie en 2014,
10:52Ségolène Royal, ministre de l'écologie,
10:54qui ont commencé à faire le rattrapage des taxes
10:56sur le gazole comme sur l'essence.
10:58Et faut-il rappeler que M. Édouard Philippe,
11:00qui a été Premier ministre,
11:01a été le ministre des taxes sur le carburant,
11:03le fioul et le gaz,
11:05ayant provoqué les gilets jaunes.
11:06Je rappelle à ceux qui nous écoutent,
11:08puisque M. Philippe, paraît-il, revient à la mode,
11:10que ces taxes et ces hausses de taxes ont été gelées.
11:12On va en parler dans un instant,
11:13parce que visiblement, Édouard Philippe,
11:15et peut-être votre meilleur adversaire pour la présidentielle.
11:18Derrière ces mesures très concrètes,
11:20parce que les Français se demandent
11:21comment ils peuvent continuer à payer leur plein d'essence.
11:24Le gouvernement dit,
11:25on ne veut pas vider les caisses de l'État.
11:28Et Sébastien Lecornu le rappelle, Amandine,
11:30c'est la rigueur budgétaire.
11:31C'est ça la ligne.
11:32Oui, il dit que quoi qu'il arrive aujourd'hui,
11:35c'est la priorité de la France de maintenir le déficit.
11:37Ce ne serait pas la vôtre aussi dans ces mêmes circonstances ?
11:40Ah mais si, mais tout à fait, Jordan Bardella et Marine Le Pen
11:42ont présenté un contre-budget de 100 milliards d'économies
11:46qui permettent de mettre fin à l'effet boule de neige de l'endettement.
11:49Mais on n'est pas du tout aujourd'hui dans une rigueur budgétaire,
11:51Madame Atalaya.
11:52Donc, le rapport de la Cour des comptes de vendredi, c'est quoi ?
11:54Le gouvernement dit en résumé que vous êtes démago sur cette question
11:57et que vous promettez de l'argent facile
11:59et que vous faites des promesses à peu de frais.
12:02Nous, on propose des économies courageuses.
12:05On y reviendra, si vous voulez, les seuls démago.
12:07Mais là, c'est des mesures d'urgence.
12:08Les économies, c'est des réformes de long terme, structurelles.
12:10Vous êtes d'accord ?
12:10Eh bien non, on ne fait pas le chèque à l'Union Européenne.
12:12C'est une économie tout de suite.
12:13Et puis, vous le dire, on peut même réduire encore plus le chèque
12:15vu ce qu'ils en font.
12:16Il n'y a pas de difficulté là-dessus.
12:16Et ça, ça part dans la poche des Français pour aller faire le plein à la place ?
12:19Il y a plein d'abus.
12:20Par exemple, en ce moment, il y a un scandale sur le Centre National du Cinéma
12:22qui a distribué de l'argent à un tas de personnalités d'extrême-gauche
12:26sur les réseaux sociaux racontant n'importe quoi,
12:28avec des conflits d'intérêts.
12:29Il y a même un des membres du jury qui distribue cet argent
12:32qui a dû être retiré.
12:33C'est 800 millions d'euros par an, par exemple.
12:35Donc, vous savez, il y a plein d'argent qui circule, malheureusement, dans notre pays.
12:38On peut faire des économies très rapides.
12:40Et je vous jure que quand on sera au pouvoir,
12:41de toute façon, on n'aura pas le choix
12:42parce que les marchés et les commentateurs n'auront pas la patience avec nous
12:46qu'ils ont eue avec le système qui a ruiné la France.
12:49Donc, le rapport de la Cour des comptes vendredi dernier,
12:50c'est que les dépenses augmentent plus vite que la croissance.
12:542,5% d'augmentation des dépenses l'année dernière.
12:57Et encore cette année, ça va augmenter de 30 milliards d'euros.
12:59Jean-Philippe Tanguil ?
12:59Donc, en fait, il n'y a pas d'austérité.
13:02Et donc, ce que dit M. Lecornu est totalement faux et malhonnête.
13:05Mais ça, ce n'est pas très étonnant de leur part.
13:06Une chose très concrète dont les Français ont entendu parler,
13:08c'est la question des stocks stratégiques.
13:09L'État est obligé de mettre de côté un certain nombre de litres, justement,
13:14de pétrole pour faire face à des situations de crise comme aujourd'hui.
13:17Vous vous dites, il y a un scandale derrière ça.
13:19De façon très concrète et compréhensive, qu'est-ce que vous dénoncez ?
13:22Eh bien, c'est que les stocks stratégiques ne sont pas gérés
13:24dans l'intérêt des Françaises et des Français de l'économie nationale,
13:26mais dans le sein de l'intérêt des pétroliers.
13:28Pourquoi ?
13:29Vous avez donc un stock, donc on est entre 90 et 110 jours.
13:33C'est géré par une société qui s'appelle La Sagesse,
13:35dont les actionnaires, c'est les pétroliers, les raffineurs
13:38et la grande distribution, qui au passacre se fait plaisir aussi.
13:42En échange de la sécurité d'approvisionnement, qui est nécessaire évidemment,
13:45il n'y a pas de gestion dynamique des stocks.
13:48Qu'est-ce que je veux dire par là ?
13:49Si vous faites les stocks à 60 dollars le baril,
13:52vous pourriez les mobiliser quand le marché est à 100 euros
13:55et puis il y aurait un effet contracyclique
13:56qui permette, par exemple, de limiter les coûts
13:59sans dépenser un seul sou.
14:00Mais ce n'est pas ça qui se passe.
14:01On a appris cette semaine en audition avec M. Lescure,
14:04et il a dû faire une note,
14:05parce que lui-même ne semblait pas savoir comment ça fonctionnait,
14:07ce qui est un peu inquiétant,
14:08que c'est libéré au prix de marché.
14:10Donc quand on vous dit qu'on libère les stocks pour calmer les marchés,
14:12pas du tout.
14:13Ça consolide l'irrationalité des marchés.
14:16Ils sont libérés au prix de marché.
14:18Donc les stocks stratégiques ne sont pas utilisés pour baisser les prix.
14:21Donc vous demandez quoi au gouvernement ?
14:23Que ces stocks stratégiques soient vendus au prix où ils ont été achetés ?
14:28Absolument, c'est scandaleux.
14:29Parce que si cette société-là fait des bénéfices...
14:31Et ça a toujours été le cas, non ?
14:31Mais oui.
14:32Enfin, c'est pas une beauté.
14:33Et d'ailleurs, j'avais dit avec votre collègue Apolline de Malherbe,
14:35il y a 20 jours, moi, je menais une enquête là-dessus.
14:38Parce que depuis le Covid, je ne comprenais pas
14:40comment les stocks de l'État pétrolier étaient gérés.
14:42Et je n'avais pas réussi à avoir d'informations.
14:44Donc c'est l'intérêt d'avoir un groupe parlementaire.
14:45On a réussi à avoir cette information.
14:47Et l'information, c'est effectivement que les stocks sont gérés
14:50dans l'intérêt des seuls pétroliers et de la grande distribution.
14:53Et c'est dommage et c'est scandaleux.
14:55Parce qu'on pourrait utiliser ces stocks de manière dynamique
14:57et ça ne coûterait rien à l'État.
14:59Parce que ça, c'est aussi une des leçons qu'il faut tirer, je pense,
15:01pour le rétablissement des finances publiques.
15:03Toutes les mesures ne doivent pas coûter de l'argent à l'État.
15:06Vous avez des mesures qui peuvent rapporter de l'argent à l'État.
15:09J'en reviens à cette histoire des certificats d'économie d'énergie
15:11que Jordan Bardella avait dénoncés.
15:13Donc on avait prévenu, M. Bardella avait fait une vidéo.
15:15À l'époque, M. Lescuur avait dit qu'on racontait n'importe quoi,
15:18qu'on était des magots, toujours les mêmes faux arguments,
15:20que ça allait augmenter de 7 centimes à 17 centimes.
15:25Aujourd'hui, on sait, ça a été reconnu par le gouvernement,
15:27que dans un litre de carburant, vous avez 17 centimes de certificat d'énergie
15:31qui vient alimenter non pas le budget de l'État,
15:33mais une espèce de mafia dénoncée d'ailleurs par la Cour des comptes
15:36suite à une demande du groupe Rassemblement National avec Marine Le Pen,
15:40qui dépense cet argent n'importe comment.
15:41Donc il faut suspendre ces 17 centimes.
15:43Et ça, ça coûte zéro à l'État.
15:44On attend la réponse.
15:46J'aimerais savoir, juste finir là-dessus, une seconde.
15:48Si le gouvernement dit qu'il n'a effectivement plus d'argent,
15:50moi je ne suis pas d'accord avec ça, mais prenons l'argument.
15:53Eh bien qu'ils suspendent les certificats d'énergie,
15:55ça coûte zéro au budget de l'État,
15:57ça coûtera juste un certain nombre de mafieux
16:00qui s'en mettent plein les poches sur le dos des Français,
16:02mais c'est peut-être parce que ça ne coûte rien au budget de l'État,
16:04mais que ça rapporte à un certain nombre de lobbies,
16:06que le gouvernement ne veut pas qu'on en parle.
16:07Jean-Philippe Tanguy, vous dénonciez à l'instant,
16:09je cite Edouard Philippe comme le candidat, si j'ose dire,
16:12de l'époque des Gilets jaunes et de la hausse des taxes.
16:14Vous faites référence notamment à un sondage exclusif
16:17que nous avons publié aujourd'hui avec la Tribune dimanche,
16:19réalisé par notre partenaire, l'Institut Elab,
16:22à un an de l'élection présidentielle,
16:24qui effectivement place le candidat
16:27ou la candidate du Rassemblement national en tête,
16:29selon que ce soit Marine Le Pen ou Jordan Bardella,
16:32très nettement en tête du premier taux.
16:33Vous voyez ces chiffres, ça serait jusqu'à 38,5% pour Jordan Bardella,
16:37jusqu'à 34% pour Marine Le Pen.
16:40On va voir que c'est parfois plus compliqué
16:42au second tour, mais au premier tour,
16:43quand on voit ces chiffres, finalement,
16:45est-ce que le meilleur candidat pour le RN,
16:47ce n'est pas Jordan Bardella, quoi qu'il arrive ?
16:49Non, mais nous avons la chance d'avoir deux candidats...
16:51Ah, mais ça, c'est la langue de bois !
16:52Mais ce n'est pas la langue de bois, c'est la réalité.
16:53Vous en connaissez d'autres qui ont deux candidats aussi forts ?
16:55Non, donc excusez-nous d'être contents
16:56d'avoir deux candidats, Marine Le Pen et Jordan Bardella,
16:59qui ont cette puissance électorale et ce dynamisme.
17:01Est-ce que finalement, vos électeurs ne sont pas en train
17:03de faire le deuil de Marine Le Pen
17:04et de se préparer à une candidature de Jordan Bardella ?
17:07Est-ce qu'il explique pourquoi,
17:08parfois, il la dépasse même dans les sondages ?
17:10Je souhaite à tous nos adversaires
17:11de vivre un deuil avec les scores de Marine Le Pen,
17:14parce que visiblement, il n'y a pas de deuil,
17:16mais ils sont entre 8 et 10 %,
17:18alors il n'y a pas besoin de deuil.
17:19Et par ailleurs, au contraire,
17:20c'est la fidélité de notre électorat,
17:21parce que c'est sûr que toute la journée,
17:23un certain nombre de gens expliquent
17:24que Marine Le Pen ne pourra pas être candidate,
17:26et on voit bien que nos électeurs et nos électrices,
17:28et je les en remercie, ne sont pas dupes
17:30et continuent massivement à soutenir Marine Le Pen,
17:32qui traverse évidemment une période d'injustice,
17:34et j'espère que la justice reconnaîtra évidemment
17:37son innocence et celle de nos amis.
17:39Mais vous voyez quand même le dynamisme électoral,
17:40vous voyez la différence avec les autres.
17:41Elle a encore de l'espoir, Marine Le Pen ou pas ?
17:43Parce qu'elle semble de plus en plus détachée
17:45dans les interviews,
17:47semblant passer le relais à Jordan Bardella.
17:48Elle a toujours préparé Jordan Bardella
17:51à avoir des hautes responsabilités,
17:52mais enfin, elle a fait une excellente plus croix émission,
17:54rencontrer son public sur BFM TV,
17:56où elle avait l'air, au contraire,
17:58tout à fait déterminée.
17:59Vous voyez le nombre de meetings
18:00qu'elle a fait au municipal.
18:02Par exemple, elle allait soutenir d'autres candidats
18:03dans la Sarthe à la flèche,
18:05que je félicite,
18:06qui a gagné cette ville symbolique dans la Sarthe,
18:07à la première victoire du Rassemblement National
18:09dans l'Ouest, dans les terres de l'Ouest,
18:11qui jusqu'à présent nous étaient difficiles.
18:14Et donc vous voyez que Laura Marine Le Pen porte,
18:16puisqu'elle a mené,
18:17elle a porté la victoire
18:18avec notre candidat à la flèche.
18:20Mais vous voyez cette force électorale
18:21que nous avons par rapport aux autres,
18:22elle vient d'où ?
18:23Parce qu'on est les seuls
18:24à faire des propositions concrètes pour le pays.
18:25Mais est-ce que pour vous,
18:26est-ce qu'elle reste la meilleure candidate ?
18:27Est-ce que c'est quand même une meilleure candidate
18:28que Jordan Bardella ?
18:29Pour tout le monde,
18:30et pour Jordan en particulier,
18:32c'est la meilleure des candidats,
18:33c'est notre candidate naturelle.
18:35Et dire cela,
18:35ce n'est pas faire offense évidemment
18:37à Jordan Bardella,
18:38qui aura d'autres qualités
18:40et une autre vision des choses.
18:41C'est un peu trop tôt pour lui,
18:42c'est ce que vous nous dites.
18:43Non, c'est que ce n'est pas des clones.
18:45Il est normal que Marine Le Pen,
18:46avec son expérience et sa vision des choses,
18:48et c'est d'ailleurs elle qui a donné sa chance
18:51aussi à Jordan Bardella.
18:52Et Jordan Bardella, c'est inscrit en politique,
18:54c'est engagé en politique
18:55au service des idées de Marine Le Pen.
18:57C'est tout simplement l'ordre des choses.
18:59Mais moi, je le dis souvent,
19:01alors on avait dit que c'était de la flatterie,
19:02c'est absolument pas de la flatterie,
19:03le fait que Marine Le Pen
19:05soit la seule personnalité politique d'envergure
19:07à avoir choisi un successeur
19:11capable de faire aussi bien qu'elle,
19:13c'est extrêmement rare en politique.
19:14Moi, je n'ai pas trouvé d'équivalent,
19:15sincèrement,
19:16je vous mets au défi d'en trouver une,
19:17un ou une,
19:18mais en l'occurrence,
19:18je pense qu'aussi,
19:19c'est parce que c'est une femme
19:20qu'elle a cette vision des choses
19:21un peu différente,
19:22un certain nombre de vieux renards
19:23de la politique,
19:24qui t'elle de Saturne,
19:25Et donc, ce ticket vendu par Marine Le Pen,
19:27ça a été un de ses atouts ces dernières années,
19:28ça pose aussi la question
19:29pour Jordan Bardella, Amandine.
19:30Exactement,
19:31puisque Marine Le Pen a déjà dit
19:32qu'elle ne serait pas,
19:33s'il était élu président,
19:35sa première ministre.
19:36Donc, c'est quoi le nouveau ticket
19:37aujourd'hui du Rassemblement National
19:39si Jordan Bardella se présente
19:41comme candidat à l'élection présidentielle,
19:43finalement ?
19:44Il faut aller vers qui ?
19:44Déjà, le ticket, aujourd'hui,
19:46c'est Marine et Jordan.
19:47Et puis si, malheureusement,
19:48la justice ne reconnaît pas
19:50l'innocence légitime de Marine Le Pen,
19:51eh bien, Jordan décidera
19:53sa propre équipe.
19:54On ne va pas mettre les charrues
19:54avant les bœufs.
19:55Vous songez, par exemple,
19:56je ne sais pas,
19:56Éric Ciotti,
19:57après son succès au municipal,
19:58il est de droite ?
19:59Moi, je reste à ma place.
20:01Moi, Jordan Bardella,
20:02Marine Le Pen me font confiance
20:03sur un certain nombre de dossiers
20:05économie-finance.
20:06J'en suis ravi.
20:07Et je pense qu'il y a déjà
20:07beaucoup de choses à traiter là-dessus.
20:09Et notamment,
20:09ce plan d'économie
20:10pour rétablir les finances publiques
20:11et rendre du pouvoir d'achat
20:12aux Français et aux Français
20:13et libérer les forces économiques,
20:15je peux vous dire
20:15que ça nous prend déjà
20:16beaucoup de temps.
20:17Donc, Jordan Bardella
20:17sera un peu tout seul.
20:18Il n'y aura pas de ticket.
20:19C'est pas très gentil
20:20pour les équipes
20:21du Rassemblement National.
20:21Je pense que Jordan
20:22n'est pas tout seul.
20:23Je pense qu'il y a
20:23Sébastien Chenul,
20:24Louis Aliot,
20:25tout nommé réélu,
20:26Edwige Diaz,
20:27Hélène Laporte,
20:27Laure Lavalette.
20:28Enfin, je pense qu'on a
20:29pas mal de talent aujourd'hui.
20:30Est-ce qu'Éric Ciotti
20:31fera un bon Premier ministre ?
20:32Éric Ciotti a toutes les qualités
20:34pour avoir des postes importants.
20:35Mais ce n'est pas à moi
20:36qu'il distribue les postes.
20:37Enfin, je veux dire,
20:37il faut rester à sa place.
20:38Comme là, ce serait ridicule.
20:47Parce que vous êtes très haut
20:49au premier tour.
20:50Mais, même s'il faut rester prudent,
20:51il y a un sondage qui montre
20:53qu'il y a un candidat
20:54qui vous bat au second tour.
20:56Restez avec nous,
20:57on vous le dit dans un instant.
21:02Monsieur BFM Politique,
21:03notre invité Jean-Philippe Tandy
21:05du Rassemblement National.
21:06On évoque donc ce sondage
21:07à un an d'élection présidentielle
21:09qui donne des indications
21:10très intéressantes,
21:11effectivement, réalisées
21:12par notre partenaire,
21:13l'Institut Elab,
21:14qui place, on le disait,
21:15le candidat ou la candidate
21:16du Rassemblement National.
21:18Très nettement en tête
21:19du premier tour.
21:20L'autre enseignement,
21:22c'est qu'Edouard Philippe
21:23commence à prendre ses distances
21:25pour le deuxième tour.
21:26Il devance assez nettement
21:26les autres candidats.
21:28Et il y a un seul cas de figure
21:30où, finalement,
21:30Jordan Bardella
21:31perdrait le second tour
21:32de l'élection présidentielle.
21:34C'est pareil pour Marine Le Pen.
21:36Ce serait face à Edouard Philippe.
21:37On voit ses chiffres.
21:38Edouard Philippe,
21:39crédité de 51,5%
21:41des intentions de vote,
21:4248,5% pour Jordan Bardella.
21:44La victoire serait même
21:45un peu plus large
21:46pour Edouard Philippe
21:47face à Marine Le Pen,
21:49puisqu'il emporterait
21:5153% des suffrages
21:52face à Marine Le Pen
21:53si c'était la candidate
21:55du Rassemblement National.
21:57Est-ce qu'Edouard Philippe,
21:58très concrètement,
21:58est le candidat
21:59le plus dangereux pour vous ?
22:01Mais dangereux, déjà,
22:02pour la France.
22:03Parce que c'est quoi,
22:03Edouard Philippe ?
22:04C'est le macronisme glorieux,
22:05si je puis dire,
22:06et avec les conséquences
22:07que ça a eues sur la France.
22:08C'est-à-dire ?
22:09Il n'y a pas une feu de papier
22:10à cigarette
22:11entre le programme
22:11de Macron en 2017
22:14et Edouard Philippe
22:14qui a mené ce programme
22:16pour la France
22:17et contre la France.
22:17On a parlé tout à l'heure,
22:18évidemment,
22:19des taxes sur le carburant
22:20qu'il avait augmenté,
22:20je rappelle,
22:21pour financer
22:21la suppression de l'impôt
22:23sur la fortune.
22:23Je ne suis pas sûr
22:24que ce soit dans
22:24les grandes valeurs
22:25partagées par les Françaises
22:26et les Français,
22:27mais aussi le nucléaire
22:28qui a fermé
22:29la centrale de Fessenheim.
22:30Alors qu'en plus,
22:30il connaît le sujet
22:31puisqu'il était à Areva.
22:32Donc, ce n'est pas quelqu'un
22:33qui a été abusé.
22:34C'est quelqu'un
22:34qui savait très bien
22:34ce qu'il faisait.
22:35C'est Edouard Philippe
22:36et Lou Cornu,
22:37d'ailleurs,
22:37secrétaire d'État
22:38à l'écologie.
22:39Avec les conséquences
22:40que ça a eues,
22:40je rappelle que la fermeture
22:41de Fessenheim,
22:42le déséquilibre
22:43sur le réseau électrique français
22:44que ça a provoqué
22:44en Europe,
22:45a quand même amené
22:46à une facture pour EDF
22:48de plusieurs dizaines
22:48de milliards d'euros.
22:49Donc, ce sont quand même
22:50des gens qui ont fait
22:51des politiques extrêmement toxiques.
22:52Donc, je vois bien
22:53que leur stratégie,
22:54c'est une petite rupture
22:55avec Emmanuel Macron,
22:56faire croire que c'est différent.
22:57Il y a un certain nombre
22:58de lobbies qui s'activent
23:00autour de M. Philippe
23:00pour nous refaire le coup
23:01de M. Macron
23:02en 2017.
23:03Donc, je pense que
23:04les Françaises et les Français
23:04ne seront pas dupes.
23:05Il y a un autre sondage
23:06d'Opinion de Lou
23:07la semaine dernière
23:07qui donnait les résultats inverses.
23:09Moi, ce n'est pas
23:09pour critiquer les sondages.
23:10Je pense qu'aujourd'hui,
23:11en fait,
23:11les Françaises et les Français
23:12ont sans doute oublié,
23:14parce qu'ils ont beaucoup
23:15de choses à faire dans leur vie,
23:16le vrai bilan d'Edouard Philippe.
23:18Et moi, si c'est Edouard Philippe
23:18qui doit affronter
23:21Marine Le Pen
23:21ou Jordan Bardella,
23:23sincèrement,
23:23on aura beaucoup de choses
23:24à dénoncer
23:24et surtout des choses
23:25à proposer
23:25contre ce qu'il a fait à la France.
23:27Donc, il ne vous inquiète pas,
23:28c'est ça ?
23:29Vous vous dites
23:29qu'on gagnera face à Edouard Philippe ?
23:30Non, je ne dis pas du tout ça.
23:32Je veux tiens à être très clair.
23:33Ce n'est pas du tout du triomphalisme.
23:34Je dis qu'on connaît Edouard Philippe,
23:36on sait ce qu'il a fait,
23:42ce n'était pas difficile.
23:43Edouard Philippe, il est parti en 2020.
23:44Ça fait un moment
23:45qu'il n'est plus avec Emmanuel Macron.
23:46Oui, mais les conséquences,
23:47malheureusement,
23:47elles sont encore aujourd'hui en 2026.
23:48Donc, j'ai parlé de l'électricité,
23:49j'ai parlé des taxes sur le carburant,
23:51j'ai parlé de la faillite
23:52des comptes de l'État.
23:53Pour vous, le bilan Macron,
23:54c'est le bilan Philippe ?
23:55Absolument, le pire de Macron,
23:56c'était Philippe.
23:57Edouard Philippe,
23:58c'est le pire d'Emmanuel Macron.
23:59Le 80 km heure,
24:01la gestion du Covid absolument lamentable.
24:03Malheureusement, la liste est longue,
24:04la crise de l'agriculture.
24:05Vous savez, ce qu'on vit aujourd'hui,
24:07les affaires de la France,
24:08c'est quand même un paquebot.
24:10Les décisions que vous prenez en 2017,
24:12vous les sentez souvent au deuxième mandat.
24:14Bon, ben donc,
24:14tout ce qu'on sent au deuxième mandat
24:15de M. Macron,
24:16c'était les décisions prises
24:18avec Edouard Philippe,
24:19par exemple,
24:19la ruine des comptes publics.
24:20Tous les rapports de la Cour des comptes
24:21entre 2017 et 2020
24:24sont très clairs.
24:25M. Philippe a cramé la caisse.
24:27Il a fait de la dépense publique
24:29et il s'en est sorti
24:30que parce que la Banque centrale
24:31nous prêtait de l'argent
24:32à des taux zéros,
24:33voire des taux négatifs.
24:34Donc, tout ça,
24:35je suis très serein
24:36sur la capacité de Jordan Bardella
24:37et de Marine Le Pen
24:38d'aller démontrer,
24:39débusquer les mensonges
24:40de M. Philippe.
24:40Et puis, qu'est-ce qu'il propose ?
24:41La retraite à 67 ans.
24:43C'est sa première mesure.
24:44Donc, je ne pense pas
24:45que les Français veuillent
24:45la retraite à 67 ans,
24:47en particulier ceux
24:47qui travaillent dur.
24:48Et surtout,
24:48je pense que les acteurs économiques
24:49ne devraient pas le vouloir aussi.
24:52Pourquoi ?
24:53Parce que ça veut dire
24:53que ça mettra encore
24:54le feu à la France
24:55et donc,
24:56toutes les autres réformes nécessaires...
24:58Edouard Philippe
24:58va mettre le feu à la France.
24:59Ben oui, avec la retraite à 67 ans,
25:00ça remettra le feu à la France.
25:02Ça va remettre les syndicats partout
25:03pour une réforme
25:03qui ne servira à rien,
25:05qui sera très injuste.
25:05Il y a aussi beaucoup
25:05de Français de droite
25:06qui estiment
25:07qu'il est temps de faire
25:08des économies
25:09et qu'il faut davantage de rigueur
25:10parce que, précisément,
25:12à un moment donné,
25:13la France a cramé la caisse.
25:14Vous avez particulièrement raison.
25:15C'est lui qui a cramé la caisse.
25:16Il n'y a pas de réforme d'économie.
25:18Et la réforme des retraites,
25:19regardez tout ce que ça
25:19empêchait de faire.
25:20D'ailleurs, Emmanuel Macron
25:21avait été élu
25:22avec la promesse
25:23d'une réforme des retraites.
25:24Vous avez parfaitement raison.
25:25Une réforme des retraites
25:25qu'ils n'ont pas faite
25:26puisqu'ils avaient promis
25:27la réforme par points
25:28que les Françaises
25:29et les Français
25:29pouvaient se dire
25:30c'est plutôt juste
25:31puisque c'est pour un euro cotisé,
25:32un euro de droit.
25:34Bon, nous n'étions pas d'accord
25:35pour des effets pervers
25:36mais ça se défendait.
25:37C'est parce qu'a fait Edouard Philippe.
25:38Il n'a pas fait la retraite à points.
25:39Il a fait une réforme traditionnelle
25:41paramétrique
25:42d'âge pivot
25:43où il a encore fait bosser
25:44davantage ceux qui bossent
25:46déjà difficile,
25:47durement, pardon.
25:48Et puis les autres,
25:52les retraites
25:52et la sécurité sociale
25:53sont dans le roue.
25:54Mais vous dites
25:54Edouard Philippe c'est Emmanuel Macron.
25:56Ça fait 5 ans, 6 ans presque
25:58qu'Edouard Philippe dit
26:00moi c'est moi,
26:01Macron c'est Macron
26:02et on n'a plus rien à voir.
26:03Oui mais la ficelle est grosse.
26:04Évidemment qu'il le dit,
26:04il ne va pas dire
26:05chez Emmanuel Macron
26:06qui fait entre 15 et 20%
26:07dans les sondages
26:07que plus personne ne peut supporter
26:08dans le pays.
26:09Voilà.
26:10Bon, ceci dit,
26:10ça rendit long aussi
26:11sur sa loyauté
26:11parce que Dieu sait
26:12qu'Emmanuel Macron
26:13est un adversaire politique
26:13mais enfin qu'on en doit tout
26:14parce que personne ne connaissait
26:16Edouard Philippe
26:17avant que M. Macron
26:18le nomme Premier ministre
26:19lui crachait dessus.
26:20Ça ne lui a pas trop porté chance.
26:21D'ailleurs il a un peu
26:21changé d'attitude.
26:22J'ai vu avec M. Attal
26:23comme ils ont vu quand même
26:24que le peu d'électeurs
26:25qui restaient à Emmanuel Macron
26:26n'étaient pas très contents.
26:26Ils ont commencé
26:27à lui resserrer les pompes.
26:29Par ailleurs Jean-Philippe Tanguy
26:30ce sondage montre
26:31une limite pour vous.
26:33C'est que vous perdez
26:34au deuxième tour
26:35parce que le front républicain
26:36existe toujours en face.
26:38Et d'ailleurs on l'a vu
26:39pendant les élections municipales
26:40dans plusieurs villes
26:41par rapport à Toulon.
26:42Vous faites un très bon score
26:43parfois au premier tour
26:45mais ça ne passe pas
26:47au second tour
26:48parce que les autres
26:48s'unissent en face de vous.
26:50Et ça, ça perdure aujourd'hui.
26:51Oui, il y a 70 villes aussi
26:52où c'est passé
26:53où ça n'a pas fonctionné
26:55voire au premier tour
26:55avec Perpignan,
26:56avec Louis Alliot.
26:57Mais vous avez raison
26:58je ne me cache pas
26:59derrière mon petit doigt.
27:00Il y a un travail à faire.
27:01Évidemment, il faut continuer
27:02à porter des propositions.
27:03Il faut élargir nos propositions
27:05notamment sur la santé,
27:06sur l'éducation nationale,
27:07sur l'écologie.
27:08Il y a beaucoup de combats
27:09encore à mener.
27:10Marine Le Pen
27:10et Jordan Bardel
27:11ont parfaitement conscience
27:12du travail qu'il reste à faire.
27:14Alors, comment vous allez rassurer
27:16précisément et convaincre
27:17notamment une partie de la droite
27:18qui aujourd'hui vous résiste encore
27:19à laquelle vous faites encore peur ?
27:21Quelles mesures
27:21il faudrait changer ?
27:23À Nîmes, notamment,
27:24vous auriez pu gagner
27:24si vous avez réussi
27:25à fusionner avec la droite ?
27:27Pas non plus, comment dire,
27:29forcer un âne à boire.
27:30Mais ça montre
27:30qu'il y a encore un peu de crainte.
27:31Non, mais là,
27:31c'était les barons LR
27:33qui n'ont pas voulu les électeurs.
27:34Il y a quand même
27:34un gros transfert
27:35sur Julien Sanchez à Nîmes.
27:36Mais vous avez raison,
27:38il y a encore un travail
27:38de conviction à faire.
27:40C'est pour ça qu'il faut
27:40notamment expliquer
27:41notre plan d'économie.
27:42Comment on va rétablir les comptes ?
27:44Le sens de notre réforme
27:45des retraites
27:45qui n'est pas, comment dire,
27:47de raser gratis
27:47mais de favoriser le travail,
27:49d'inciter au travail,
27:50de financer par la croissance
27:51et la mise sur le marché du travail
27:53des femmes qui ont des temps partiels subis,
27:55des personnes en situation
27:55de handicap
27:56qui sont exclues du marché du travail,
27:57des seniors
27:58qui sont exclues du marché du travail,
27:59les mettre tous
28:00sur le marché du travail
28:01et donc créer la richesse
28:02qui permet de financer
28:03les droits sociaux.
28:04Comment lutter contre la fraude,
28:06les gaspillages
28:07permet aussi de recréer
28:08de la richesse.
28:08Donc, il y a tout ce travail
28:09de conviction
28:11et je pense que Jordan Bardellama
28:12il ne peine non seulement
28:13en non-conscience
28:14mais le font.
28:15Et vous voyez la progression
28:16que nous avons.
28:17Objectivement,
28:17si on prend les résultats du sondage,
28:19l'élan que nous avons,
28:20c'est aussi un élan
28:21de conviction sur le fond.
28:22Même nos adversaires
28:23le reconnaissent
28:24que nous avons porté
28:25des propositions
28:25qui ont l'adhésion
28:26des Françaises et des Français.
28:26Mais à quoi vous allez devoir renoncer ?
28:28À quoi vous allez devoir renoncer ?
28:29Rien, on va renoncer à rien.
28:30Pour convaincre les Français de droite ?
28:31Mais il ne faut renoncer à rien.
28:32À un moment où le Front National
28:33et le Rassemblement National
28:34voulaient sortir de l'Europe,
28:35ce n'est plus le cas.
28:36À quoi vous allez devoir renoncer ?
28:37À chaque campagne,
28:38vous faites un renoncement,
28:39honnêtement.
28:40La sortie de l'euro,
28:41la réforme des retraites à 60 ans ?
28:43Non, mais excusez-moi.
28:44La réforme des retraites à 60 ans,
28:46ce n'était pas un renoncement.
28:47Ça n'a jamais existé.
28:47La retraite à 60 ans pour tous,
28:49c'est un mythe
28:49qu'a balancé l'UMP à l'époque
28:51et une partie du patronat
28:52pour décriser le Rassemblement National.
28:54Ça a toujours été
28:55partir à la retraite
28:56selon le moment
28:57où vous avez commencé à travailler
28:58et on nous prête des vices
29:00que nous n'avons jamais eus
29:01sur la sortie de l'Europe.
29:05Pourquoi on a changé de position ?
29:07Qui est liée à la politique
29:08de la Banque Centrale Européenne.
29:10Vous savez très bien
29:10qu'il y avait une politique monétaire
29:11qui était interdite avant 2012
29:13qui est devenue possible.
29:14Voilà, je pourrais vous expliquer.
29:15Donc pour vous,
29:16il n'y a rien à nettoyer ?
29:17Il n'y a rien à sortir ?
29:17Non, déjà, notre programme n'est pas sale.
29:19Je vous rassure tout de suite.
29:21Non, non, non, il faut convaincre.
29:22Mais vous voyez,
29:22ce n'est pas la même chose.
29:23Je ne vous dis pas
29:24que tout est parfait,
29:26qu'on n'a pas de travail
29:27d'amélioration à faire.
29:29Ce n'est pas du tout ce que je vous dis.
29:29Ce qui est intéressant.
29:30Je vous dis qu'il y a des combats à mener,
29:31mais ce n'est pas dans le renoncement.
29:32Parce que vous voyez,
29:33nos adversaires,
29:33il faut bien le dire,
29:34en 2024, par exemple,
29:35parce que moi,
29:35je ne suis pas un faux cul,
29:36en 2024,
29:37avaient réussi justement un peu
29:38à faire croire
29:39qu'on avait peut-être renoncé
29:40à certaines mesures,
29:40c'était une mauvaise foi,
29:41mais ils ont réussi malheureusement
29:42à le mettre dans le débat.
29:43Ça ne sert à rien de dire l'inverse.
29:44Vous voyez à quel point
29:45c'était difficile pour nous.
29:46Nous, on est un parti de conviction.
29:48On est une force de conviction,
29:49de rupture.
29:50Est-ce que le RN est un parti de droite ?
29:53Comme le dit Jordan Bardella,
29:54il y a des mesures
29:55qui sont d'un ethos de droite.
29:5774% des sympathisants RN
29:59dans ce sondage-là
30:01sont favorables
30:02à une alliance avec LR.
30:03Oui, mais c'est logique
30:04puisqu'aujourd'hui,
30:05on voit bien que la gauche,
30:05vous voyez,
30:06ce qui est devenu la gauche.
30:07Parce que, par exemple,
30:08on a gagné un certain nombre de mairies
30:09dans le bassin mini
30:10ou dans le Vaucluse
30:11avec un électorat populaire
30:12qui, sans doute,
30:13il y a 20 ans,
30:14votait à gauche.
30:15Mais Marine Le Pen, en fait,
30:16a réussi ce travail de conviction
30:18avec la gauche populaire
30:19qui fait qu'aujourd'hui,
30:20ceux qui votaient
30:21pour la valeur du travail
30:22pour la justice sociale
30:23sont largement
30:26avec aujourd'hui
30:27le Rassemblement national.
30:28Et la gauche qui reste
30:29est une gauche caricaturale
30:30qui, d'ailleurs,
30:30ne parle jamais
30:31des vrais problèmes des Français,
30:32qui ne parle que de l'ubi
30:35sociologique
30:35ou qui est toujours
30:36dans la défense
30:37du parti de l'étranger.
30:39Il n'y a pas de défense
30:40de l'intérêt des Français.
30:41Donc, aujourd'hui,
30:41face à cette gauche caricaturale,
30:43le Rassemblement des Français,
30:44il y a une porte à droite
30:46ou il y a une porte
30:46sur un électorat à droite
30:47qui est déçu.
30:47Il y en a un qui n'est pas convaincu,
30:48c'est Bruno Rotaillon.
30:48Il continue de dire ce matin
30:50dans une interview
30:51que le problème du RN,
30:51ce n'est pas que son projet,
30:52je cite, serait fasciste,
30:53mais que son programme économique
30:54est socialiste.
30:55Vous êtes un socialiste,
30:56Jean-Philippe Tanguy.
30:57Non, mais M. Rotaillon,
30:58comme d'autres,
30:58refuse tous de débattre avec moi.
31:00Alors, en particulier,
31:00vous le savez,
31:01à BFM TV,
31:01j'ai proposé à un certain nombre
31:02de dirigeants de la droite
31:03de débattre avec moi
31:04sur le projet économique.
31:05Ah, parce que c'est marrant,
31:05il n'y a plus personne.
31:06Visiblement,
31:07ils sont au-delà du slogan,
31:08il n'y a pas grand monde
31:09chez LR pour débattre avec moi
31:10ou d'autres, d'ailleurs,
31:11du programme économique.
31:12Ils n'ont pas l'air sûrs d'eux,
31:14notamment M. Lissnard,
31:15même s'il n'est plus chez l'air.
31:16Mais M. Rotaillon,
31:17au lieu d'attaquer le RN,
31:18il ferait mieux
31:18de convaincre ses propres électeurs.
31:20Parce que dans le sondage,
31:21quand, après avoir lancé
31:22dans l'indifférence générale
31:23sa campagne,
31:24on est entre 6 et 12 %,
31:26je pense qu'il ferait mieux
31:27de s'inquiéter de sa propre campagne
31:28que de raconter n'importe quoi
31:29sur la Rassemblement nationale.
31:30C'est peut-être pour ça,
31:31parce que peut-être que
31:32ses électeurs préféraient
31:32que M. Rotaillon
31:33parle de leurs problèmes
31:34plutôt que d'insulter
31:35et de la Rassemblement nationale
31:36pour mieux gouverner
31:37avec Elisabeth Borne.
31:38Le risque peut-être aussi pour vous
31:39c'est d'avoir une candidature unique
31:40en face du centre et de la droite.
31:41Oui, parce que ce matin,
31:42dans la tribune dimanche,
31:43on peut retrouver l'appel
31:44des 90 de la droite et du centre,
31:45donc 90 parlementaires,
31:47mais aussi ministres
31:48qui plaident pour une candidature
31:50au centre du bloc central.
31:52Est-ce que c'est quelque chose
31:53qui peut vous inquiéter
31:54ou comment vous observez ça ?
31:55Non, mais ça va avec le sondage.
31:57J'ai envie de dire
31:58que c'est de bonne guerre.
31:59Mais sur le fond,
32:00il y a quoi dans ces tribunes ?
32:01Parce que moi, je l'ai lu,
32:01je fais toujours attention
32:02aux arguments des intercès.
32:03Il faut éviter
32:03le Rassemblement national.
32:04Voilà le programme.
32:05Donc le programme,
32:06ce n'est pas rétablir
32:07les finances publiques,
32:08ce n'est pas protéger la France,
32:09lutter contre l'insécurité,
32:11ce n'est pas augmenter
32:12le pouvoir d'achat ou les salaires,
32:13c'est juste lutter
32:14contre le Rassemblement national,
32:15la gamelle, les places,
32:16la bonne soupe.
32:17Donc ce n'est pas un programme.
32:19J'ai cherché une proposition
32:20dans cette tribune,
32:21il y en a une,
32:21ils sont pour l'économie de marché.
32:23Donc ça, c'est vraiment
32:24une proposition
32:24qui va changer le débat public
32:26et qui va beaucoup apporter
32:27aux Françaises et aux Français,
32:28ça méritait d'être écrit.
32:29Que vraiment,
32:31aujourd'hui en France,
32:31on est pour l'économie de marché.
32:33Même M. Mélenchon,
32:33il s'inscrit dans une critique
32:35de l'économie de marché.
32:36Donc tout ça est grotesque.
32:37La réalité, c'est que des gens
32:38qui n'ont pas grand-chose
32:39à faire ensemble
32:39veulent garder leur place
32:41et que sur une demi-page
32:42de tribune,
32:43il n'y a pas une seule proposition
32:44pour les Françaises
32:45et les Français.
32:45Au bout de dix ans
32:47de macronisme,
32:48on peut rajouter les cinq ans
32:49de François Hollande
32:50parce que c'est à peu près pareil,
32:51c'est quand même pas très glorieux.
32:52Et puis dedans,
32:53moi quand on fait
32:53le barrage républicain,
32:54permessez-moi quand même
32:55de signaler qu'il y a
32:55un certain nombre
32:55de personnalités là-dedans.
32:57Il faudrait peut-être aussi
32:57faire le ménage.
32:58Parce que vous voyez par exemple
32:59la famille Tabarro
33:00qui signe la tribune.
33:01Je vous rappelle
33:01que c'est une famille
33:02qui n'a jamais combattu,
33:04condamné l'héritage de l'OAS.
33:06Je ne me permets d'en parler
33:07parce que comme nous
33:07on est toujours présentés
33:08en racontant n'importe quoi
33:09sur le rassemblement national.
33:10Ils n'ont pas toujours dit ça.
33:11Ils sont aujourd'hui
33:12quand on les interroge,
33:13effectivement c'est un peu
33:14plus compliqué sur ce sujet.
33:15Ce n'est pas compliqué l'OAS.
33:16Il faut condamner l'OAS.
33:16C'est une organisation terroriste
33:17qui a mis des bombes en France.
33:19Donc il faut condamner.
33:20Donc moi je voudrais savoir
33:20comment ces grands soi-disant
33:23humanistes du centre,
33:24de la gauche,
33:24blablabla,
33:25peuvent faire une tribune
33:26avec la famille Tabarro.
33:27Donc Michel et Philippe,
33:30député Philippe Tabarro,
33:31ministre des Transports,
33:32qui considère
33:33qu'il ne faut pas condamner l'OAS.
33:35Jean-Philippe Tanguy,
33:36parmi ceux qui n'ont pas signé
33:38cette tribune
33:38mais qui sont favorables
33:39à un candidat unique,
33:41il y a Gérald Darmanin,
33:41le ministre de la Justice,
33:43qui plus largement,
33:44au sujet notamment de l'analyse
33:45de ce qui s'est passé
33:46lors de ces élections municipales
33:47et puis on va découvrir aussi
33:48ces images absolument sidérantes
33:50dans un certain nombre de mairies
33:52qui ont été attaquées,
33:53dégradées comme à Freyne
33:54il y a quelques jours,
33:56Gérald Darmanin s'inquiète plus largement,
33:58je cite,
33:59d'un sentiment pré-révolutionnaire électoral.
34:02Il y a, dit-il je trouve,
34:03chez ceux qui ont voté
34:04pour les extrêmes,
34:05donc à ses yeux aussi bien pour LFI
34:06que pour vous,
34:07le Rassemblement national,
34:09une sorte de contestation,
34:10dit Gérald Darmanin,
34:11qu'on pourrait comparer
34:12à celle des sans-culottes
34:13et des soldats dans l'ordre d'eux.
34:15Est-ce que vous partagez cette analyse ?
34:17Est-ce qu'on vit un sentiment
34:18pré-révolutionnaire électoral ?
34:20Non, moi je crois que M. Darmanin
34:21est dans la caricature
34:22et considérer que les électeurs français
34:24seraient des sans-culottes
34:25prêts à renverser un régime,
34:26leur propre pays,
34:28c'est n'importe quoi.
34:29M. Darmanin il panique
34:30parce que ça fait plus de 10 ans
34:31qu'il est associé à ce système
34:32de gouvernement et d'inefficacité
34:34et donc il raconte un peu
34:35n'importe quoi.
34:36Il y a juste des honnêtes de gens,
34:37des Françaises et des Français
34:38qui veulent vivre de leur travail,
34:39qui veulent vivre en sécurité
34:40et M. Darmanin,
34:41quand il était ministre
34:42des Comptes publics,
34:42il a augmenté les impôts,
34:43il leur a piqué leur argent
34:44aux Français
34:45et quand il était ministre
34:46de l'Intérieur et de la Justice,
34:48il n'a pas lutté
34:48contre l'insécurité.
34:49Donc ils ne sont pas
34:50pour renverser
34:51je ne sais quelle France
34:52des sans-culottes,
34:53je ne sais pas ce que ça veut dire.
34:54Il est pour que M. Darmanin
34:55ne soit plus au gouvernement
34:56et arrête de prendre les Français
34:58pour les imbéciles
34:59qui ne sont pas.
35:00Il y a quand même eu factuellement
35:01Je rappelle qu'il a commencé
35:02à l'action française aussi
35:03parce qu'on nous présente
35:04aussi comme un grand humaniste.
35:06On vérifiera ça.
35:07Dans plusieurs mairies
35:08où on a vu des maires
35:10sortant,
35:11évacués sous les huées
35:12avec des protestations,
35:14il y a eu ces images
35:15très choquantes,
35:16Guillaume en parlait,
35:16la mairie de Fresnes
35:17qui a été saccagée,
35:19la mairie de Fresnes
35:20où un élu de droite
35:22a été élu,
35:24un maire qui dit
35:25que c'est à cause
35:25de son élection
35:26qu'il y a eu cette réaction
35:27parce qu'il veut
35:28notamment mettre plus
35:29de caméras de vidéosurveillance
35:30On voit les images à frêne
35:31avant de vous parler
35:32de vidéosurveillance.
35:33Il n'y a pas pour vous
35:34un phénomène
35:35de violence post-municipale
35:37nouveau ?
35:38Non, mais c'est peut-être
35:39de racailles
35:40qui se comportent très mal
35:41mais qui se comportent
35:42pareil avec les commerçants,
35:43les artisans,
35:44les honnêtes gens
35:44au quotidien.
35:45Là, ce que vivent les élus,
35:47c'est ce que vivent
35:47les honnêtes gens
35:48dans ces quartiers
35:49ou dans ces communes.
35:50Et la faute à qui ?
35:50Mais la faute de M. Darmanin
35:51et de M. Nunez.
35:53Qui est-ce qui est responsable
35:54de la sécurité
35:54en particulier au moment
35:55des élections ?
35:56Heureusement qu'il y avait
35:56les forces de l'ordre d'ailleurs
35:57pour évacuer en sécurité
35:58un certain nombre d'élus
35:59mais certains, je vois
36:00notamment l'ancien maire de Creil
36:01qui n'avait pas de force de police
36:02ce soir-là, visiblement,
36:04le pauvre.
36:04Il est sorti sous les huées.
36:07C'est un adversaire politique.
36:08Il est picard, comme moi.
36:09C'est un adversaire politique redoutable.
36:10L'ancien maire de Creil,
36:10il s'est trompé sur tout.
36:12Il a fait venir du clientélisme
36:13et du communautarisme
36:14et puis il a été rattrapé
36:15par la bête qu'il a créée.
36:16Parce que c'est aussi
36:17le résultat de cette gestion
36:18de gauche
36:20qui a nourri
36:21le monstre du communautarisme
36:22du clientélisme
36:23et qui maintenant découvre
36:24que ces gens
36:24ils n'ont pas besoin
36:25comment dire
36:26d'un chef
36:27de l'extérieur
36:28et puis à un moment
36:28ils désignent leur clientèle.
36:29Donc contre Mado
36:29vous ne ciblez pas
36:30la France Insoumise vous ?
36:31Mais si, mais parce que
36:32la France Insoumise
36:33à la limite
36:33elle revendique cette violence
36:34je n'ai même pas besoin
36:35de la cibler
36:36de toute façon
36:36elle le fait elle-même.
36:38Par exemple à Roubaix
36:38donc l'équipe de M. Virault
36:41a hué notre candidate
36:42Céline Saïa
36:43au conseil municipal.
36:44C'est un comportement lamentable
36:46mais regardez à Marseille
36:47ce n'est pas les Insoumis
36:48c'est M. Payan
36:48il a empêché
36:49la doyenne
36:51Rassemblement National
36:51de finir son discours
36:53parce que ce qu'elle disait
36:54ne plaisait pas
36:54à M. Payan
36:55c'est scandaleux
36:56une doyenne
36:57une dame qui doit avoir
36:57plus de 80 ans
36:58qui a eu son micro coupé
36:59ils lui ont même
36:59arraché les feuilles
37:00de son discours.
37:01Donc vous voyez
37:01le problème des Insoumis
37:02c'est qu'aussi
37:03on en parle tout le temps
37:05ils attirent
37:05comment dire
37:06l'attention médiatique
37:07pour qu'on parle d'eux
37:08et pendant ce temps
37:09il y a la gauche
37:09entre guillemets
37:10de gouvernement
37:11qui fait pareil
37:11parce qu'en fait
37:12on l'a vu d'ailleurs
37:13avec ces alliances de la honte
37:14il n'y a pas de différence
37:15entre les socialistes
37:16et les Insoumis
37:16seulement 0,6%
37:18des candidats
37:19ont fait alliance
37:20devant Olivier Faure
37:21qui dit qu'il n'y aura
37:22pas d'accord national
37:23pour la présidentielle
37:24pour les législatives
37:25avec la France Insoumise
37:26oui il n'y a pas d'accord national
37:27parce qu'il n'y a que
37:27des accords locaux
37:28qu'ils ne contrôlent pas
37:29de toute façon
37:29M. Faure
37:31comme M. Rotaillot
37:32d'ailleurs
37:32c'est des dirigeants de parti
37:34dont l'autorité
37:34se limite au mieux
37:35à leur bureau
37:36et au pire
37:37à la chaise
37:37sur laquelle ils sont assises
37:38c'est des gens
37:39qui ne contrôlent rien
37:40tout le monde se file
37:42dans leur propre parti
37:43de ce qu'ils disent
37:43et ils n'ont pas d'autorité
37:44et à peine ont-ils dit
37:45quelque chose
37:46qu'ils sont contredits
37:47pas dans la journée
37:48dans la minute
37:49donc c'est ça aussi
37:50les électeurs
37:50évidemment sont libres
37:52de faire leur choix
37:53mais quand on n'a pas d'autorité
37:54on ne peut pas être candidat
37:55à la présidentielle
37:55comme M. Rotaillot
37:56Certains maires insoumis
37:57veulent progressivement
37:58désarmer la police municipale
37:59c'est notamment le cas
38:00à Saint-Denis
38:01est-ce que ça vous choque
38:02et en même temps
38:02est-ce que les électeurs
38:03n'ont pas choisi
38:03en connaissance de cause
38:04puisque c'était dans leur programme
38:05dans le programme insoumis
38:06Les électeurs à Saint-Denis
38:07ont surtout choisi l'abstention
38:08mais il a été élu
38:09vous avez raison
38:10mais vous savez
38:11moi je pense aux policiers
38:13et aux policières
38:13qui vont être désarmés
38:14qui vont être exposés
38:16à de graves dangers
38:17parce que Saint-Denis
38:17ce n'est pas une petite ville
38:18tranquille en région
38:20Pour être précis
38:20Jean-Philippe Tanguy
38:21pour l'instant
38:21c'est un processus désarmer
38:22des LBD
38:23sur les armes à feu
38:26il est beaucoup plus prudent
38:27il dit
38:27on verra
38:28on va faire une évaluation
38:28Oui d'accord
38:29mais enfin les LBD
38:30c'est comme une âme
38:31qui empêche justement
38:31d'arriver
38:32à une confrontation
38:33plus dangereuse
38:34et puis ce monsieur
38:36le maire de Saint-Denis
38:37Mali Macayugo
38:38excusez-moi
38:38j'avais oublié son nom
38:39c'est involontaire
38:40il a qu'à y aller lui
38:41sur le terrain
38:42avec les policiers
38:43puis peut-être
38:43qu'il reviendra
38:44de cette petite expérience
38:45avec un autre sentiment
38:47en tout cas
38:47Jordan Bardella
38:48Marine Le Pen
38:49et Éric Ciotti
38:50ont proposé
38:51à tous les policiers
38:51et les policiers municipaux
38:52des villes dirigées
38:53par les gauches
38:54exposées
38:55et qui mettent en danger
38:57leur vie
38:57de les accueillir
38:58et de les recruter
38:59et j'ai vu qu'Éric Ciotti
39:00avait déjà recruté
39:01il a été élu
39:01sur ce programme
39:02on tape suffisamment
39:03sur les politiques
39:04en disant
39:04il n'applique pas leur programme
39:05il applique son programme
39:06le maire de Saint-Denis
39:07oui alors j'ai été
39:08très attentif au discours
39:09et il a surtout promis
39:10le Père Noël
39:11c'était la cantine gratuite
39:12les affaires scolaires gratuites
39:13le pass Navigo gratuit
39:15bientôt c'est le loyer gratuit
39:16et puis bientôt
39:16ils seront payés
39:17pour aller voter
39:17d'ailleurs c'est peut-être
39:18ce qui s'est passé
39:19ça c'est des accusations graves
39:20vous dites qu'ils ont payé pour eux
39:21c'est de l'ironie
39:23dans le sens où c'est
39:23du clientélisme
39:24vous savez que moi
39:25d'une manière générale
39:26j'essaie parfois
39:27de mettre un peu
39:27d'humour et d'ironie
39:29pour ne pas pleurer
39:30de certaines situations
39:30mais vous voyez bien
39:31qu'un certain nombre
39:32de candidats
39:33ont fait du clientélisme
39:34ont promis des choses
39:36infinançables
39:36c'est vrai que la ville de Saint-Denis
39:37qui est très pauvre
39:38malheureusement
39:38a les moyens
39:39de payer la cantine
39:41les affaires scolaires
39:42le Navigo
39:43et autre chose
39:43tout ça n'est pas sérieux
39:45c'est pas sérieux
39:45parce que c'est les insoumis
39:46qui le disent
39:46c'est pas sérieux
39:47parce que c'est pas sérieux
39:47ce maire a dit autre chose
39:49à propos des agents municipaux
39:51il a dit
39:51je le cite dans une interview
39:53ceux qui ne sont pas en phase
39:54avec le projet politique
39:56forcément
39:56ils partiront
39:57comment vous l'avez compris
39:58qu'est-ce que ça vous inspire ?
39:59j'ai compris comme il l'a dit
40:00c'est-à-dire qu'il fait la chasse
40:01aux gens qui ne pensent pas bien
40:02c'est le système
40:05abusif des insoumis
40:06qui évolue comme une secte
40:07ça a été dénoncé
40:08d'ailleurs par une de vos collègues
40:09qui a écrit un livre
40:10de libération là-dessus
40:12qui n'a pas été attaqué
40:13il y a eu une tentative
40:14d'intimidation judiciaire
40:15mais finalement
40:16ce qu'elle disait était vrai
40:17les insoumis fonctionnent
40:18comme une secte
40:18personne ne peut contredire
40:20le chef ou les chefs
40:22et c'est valable visiblement aussi
40:23maintenant pour les agents municipaux
40:25et ça n'arrive jamais
40:26au Rassemblement National ?
40:26non jamais
40:27écoutez vous avez eu des maires
40:28depuis 2014
40:29vous n'avez pas eu cette affaire
40:30il n'y a pas eu de violence
40:31quand les maires
40:32Rassemblement National
40:33ont pris possession de la mairie
40:34on n'a pas insulté les opposants
40:36on n'a pas critiqué
40:37au-delà du raisonnable
40:38la mairie sortante
40:39et il n'y a pas eu de problème
40:40avec des agents
40:41qui est des agents ensuite
40:42quelle que soit d'ailleurs
40:42l'opinion politique
40:44le soin de Philippe de Villiers
40:45qui avait démissionné
40:46quand il était préfet
40:46avec François Mitterrand
40:47décide d'eux-mêmes
40:48de changer de mairie
40:49parce qu'ils ne se sentent pas à l'aise
40:50ça c'est la liberté de chacun
40:51mais c'est pas au maire
40:53ou à une équipe municipale
40:54de faire pression
40:54sur les agents
40:55pour qu'ils partent
40:56et bon
40:57ça arrive malheureusement
40:58assez souvent
40:58d'ailleurs dans d'autres
40:59étiquettes politiques
41:00c'est pour ça
41:00qu'on ne peut pas virer
41:01les fonctionnaires
41:02qui ont une protection
41:03de l'emploi civil
41:03d'ailleurs ça permet de dire
41:04parce que souvent
41:05dans un certain nombre
41:06de gens qui se préclament
41:07de la droite
41:08qui n'en sont pas
41:08d'ailleurs souvent
41:09dire oui
41:09les fonctionnaires
41:10ils sont protégés à vie
41:11on voit pourquoi
41:12ils ont été protégés à vie
41:13il y a des mauvaises raisons
41:13parce que parfois
41:14quand on ne fait pas son travail
41:15il faudrait pouvoir
41:16comment dire
41:17mettre des mesures disciplinaires
41:18objectives
41:19comme n'importe quel salarié
41:20mais par contre
41:21cette protection de l'emploi
41:22de l'influence politique
41:23malheureusement
41:24quand vous avez des insoumis
41:25ou des mafieux
41:25vous voyez bien
41:26qu'il faut protéger
41:27les fonctionnaires
41:28des mafieux ?
41:28Oui ça arrive des mafieux
41:29vous voulez Georges Le Tron
41:30à Draveil
41:31vous voulez je parle de lui
41:31vous savez j'ai travaillé
41:32avec monsieur Dupont-Aignan
41:33pendant 10 ans
41:33donc il y avait hier
41:34et à côté il y avait Draveil
41:35il y avait Georges Le Tron
41:35qui a été condamné depuis
41:37des comportements lamentables
41:38oui il y a des comportements
41:39de mafieux
41:39Emmanuel Macron a dit
41:41après ses municipales
41:42je cite en conseil de ministre
41:43qu'il n'y avait pas
41:43de sédition possible
41:44dans les communes
41:45de la République
41:46est-ce qu'à vos yeux
41:47en tout cas
41:47ces maires et les filles
41:48c'est des sédicieux ?
41:49Ils ont une tentation
41:50de sédition
41:51quand pareil il dit
41:52qu'il n'est pas là
41:53le maire de tous les habitants
41:54enfin qu'est-ce que c'est
41:54ce comportement ?
41:55vous êtes l'élu
41:55de tous les habitants
41:56moi je suis l'élu
41:57de tous les samariens
41:58des habitants de la Somme
41:59qui m'ont fait confiance
42:01Jordan Bardella
42:02est l'élu
42:04représentant tous les français
42:04au Parlement européen
42:05comme d'autres
42:05dans la diversité
42:06des opinions politiques
42:07nous sommes toujours l'élu
42:08de tous les français
42:09de tous les français
42:09y compris nos opposants
42:11y compris des abstentionnistes
42:12s'ils ne sont pas capables
42:13d'avoir cette conception
42:13de la République
42:14c'est extrêmement dangereux
42:15mais il y a aussi
42:16des phénomènes de sédition
42:18très contestables
42:18j'ai vu en Corse
42:19le maire de Bastia
42:20nationaliste
42:21a refusé de porter
42:22l'écharpe rique
42:23il l'a porté quelques secondes
42:25porté quelques secondes
42:26le maire Simeoni
42:26et l'a enlevé ensuite
42:27et ses adjoints
42:28ne l'ont pas porté du tout
42:29alors que c'est obligatoire
42:30là aussi
42:31il n'y a pas que les insoumis
42:32il y a des graphes
42:32ça vous choque
42:33tout le monde devrait être choqué
42:34par cela
42:35parce qu'il n'est pas obligé
42:36de se présenter
42:36à un mandat de la République
42:37il peut faire de la contestation
42:38en dehors de la République
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