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https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/le-billet-de-francois-rollin

Catégorie

😹
Amusant
Transcription
00:00Enfin, chaque vendredi, vous le savez, on ne peut y déroger.
00:03On doit subir la litanie de reproches qui plus est concoctées avec une certaine gourmandise sadique par François Rollin.
00:08Bonjour François.
00:09Bonjour mon cher Mathieu.
00:11Alors, je ne vous remercierai jamais assez de m'avoir emmené vendredi dernier à Lille, au festival Série Mania.
00:17Non pas à cause des séries dont, je vous l'ai dit, je me fiche complètement.
00:21Mais parce que j'ai enfin compris ce jour-là, ce qui ne va pas dans votre émission.
00:27En effet, tout semble militer en votre faveur, les collaborateurs sont très bons, les sujets sont plutôt bien choisis, les
00:34invités généralement brillants.
00:37Seulement, ce qui ne va pas, et que je ne parvenais pas à voir depuis six mois, ce qui ne
00:41va pas, c'est que vous Mathieu, vous avez un mauvais fond.
00:47Et les auditeurs le sentent.
00:50Je ne pouvais pas le deviner, puisqu'ici, dans les locaux et les bureaux et les studios de France Inter,
00:55vous vous comportez comme un honnête homme.
00:56Et on vous donnerait le bon Dieu, presque sans confession.
00:59Mais là-bas, à Lille, j'ai pu vous observer en dehors de ce cadre sanctuarisé.
01:04J'ai pris le train avec vous et toute l'équipe.
01:07Je suis allé déjeuner dans un restaurant excellent demeurant avec vous et toute l'équipe.
01:12Puis j'ai traversé le centre-ville avec vous et toute l'équipe pour rejoindre le Théâtre du Nord, qui
01:17abritait nos studios.
01:18Voici ce que j'ai vu et permettez-moi de prendre à témoin les auditeurs encore naïfs.
01:28Dans le TGV, lorsque le contrôleur Mathieu vous a demandé votre billet, vous lui avez hurlé en pleine face.
01:35« Bas les pattes, misérable vermisseau ! Tu ne sais donc point qui je suis ?
01:40Tes maîtres, ne t'ont-ils point prévenu que je suis le prince de la France Inter ? »
01:46Sans les brillantes contorsions diplomatiques de Cyril Lacarrière, on nous aurait expulsé du TGV en pleine Picardie-Pétravière.
01:54Au restaurant, lorsque la serveuse est venue vous demander si vous vouliez boire quelque chose, vous lui avez assainé
02:00« Occupe-toi donc de tes fesses, cendrillon, et fais savoir à ton patron que le roi des ondes lui
02:06fait l'honneur de festoyer dans sa pisseuse gargotte. »
02:11Sans Cyril, nous nous étions été réduits à manger un sandwich triangle périmètre chez Carrefour City.
02:17Sur le chemin du théâtre, vous avez été abordé par un vieil homme très sympathique,
02:22dont j'ai appris ensuite qu'il était ghanéen, malade et sans abri.
02:26Un vieil homme qui vous a témoigné son admiration et vous a demandé très poliment un selfie.
02:31Votre réponse a été « Au toit de mon chemin maintenant, et va au diable, car la France Inter attend
02:37ma voix céleste. »
02:39Cyril n'a rien pu faire, le gars s'était déjà tiré une balle.
02:43Mais c'est là que j'ai noté qu'en plus d'avoir un mauvais fond, bizarrement, incompréhensiblement,
02:48sorti des studios, vous parliez en vieux français, comme Christian Clavier dans « Les Visiteurs », le talent en moins.
02:55Enfin, lors de l'émission en public, à la pause de 17h, une femme enceinte vous a demandé timidement…
03:01Oh non !
03:02Ah, ce sont des souvenirs douloureux, monsieur !
03:04Oui, c'est trop dur !
03:05Vous avez demandé timidement l'autorisation de se rendre aux toilettes, et je vous ai entendu crier,
03:10nous vous avons tous entendu crier, garde, emparez-vous de cette gourgandine,
03:14et jetez-la dans un cul de basse-fosse.
03:17Et en prononçant le mot « cul », qui pourtant utilisait dans un sens figuré,
03:21vos yeux exorbités jetaient des éclairs de jouissance malsaine.
03:25Voilà le tableau, et vous voudrez que les auditeurs ne se doutent de rien.
03:28Vous pensez les avoir embobinés que nenni pour parler comme vous.
03:32Vous avez beau faire le genre idéal et le professionnel au-dessus de tout soupçon,
03:36dans le ton de la voix, dans certaines nuances de l'addiction, dans le grincement des silences,
03:41dans la bestialité de votre souffle rauque, les auditeurs soupçonnent que vous avez un mauvais fond.
03:46Et à partir de maintenant, ils ne font plus que le soupçonner, ils le savent,
03:50et gageons, puisque vous aimez gager, que dans une dizaine de jours,
03:55ils ne seront plus qu'une poignée.
03:56Dont moi, mais moi ce n'est pas pareil, moi je suis payé pour vous aider.
04:00Oui, vous nous aidez, et vous êtes tellement bien payé pour nous aider,
04:02que la dernière fois vous nous avez planté à Lille, vous avez changé le billet de toute l'équipe,
04:06on a payé rester sur le quai de la guerre, j'ai failli pas pouvoir voir ma femme
04:08et embrasser mes enfants en me coucher. C'était terrible.
04:10C'est absolument révoltant, je vous dédommagerai autant que je peux de ma poche,
04:14mais ce qui est scandaleux, c'est que l'application m'est permis,
04:17alors que je n'étais même pas le premier tireur du billet,
04:19mais permis de changer vos billets à vous.
04:21C'est la faute de la SNCF, c'est ça que vous nous dites François Rollin ?
04:24La SNCF, non, l'application, c'est qui c'est qui me l'a pisé ?
04:26C'est Gislin !
04:27C'est Gislin qui m'a dit, vas-y, prends l'application Inuit Pro, elle est vachement bien.
04:32Mais c'est Inuit Pro, après François,
04:35t'aurais pu regarder, ne t'embarquer pas tout le monde dans ton changement d'horaire.
04:39Faut jamais l'écouter Gislin !
04:40Je vais retourner à RTL.
04:43On pinaille pas dans les billets de train là-bas.
04:45Merci.
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