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  • il y a 8 heures
Télématin reçoit la journaliste, Catherine Ceylac, pour la publication de son autobiographie "Intime".

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Transcription
00:00Un monument de la télévision, 46 années passées dans votre écran, a présenté notamment Thé ou Café,
00:06mais aussi les journaux de Télématin, tiens donc à la fin des années 80.
00:11Catherine Céla qui est notre invitée ce matin.
00:17Mais tiens, tiens, qu'est-ce que c'est que ce générique ?
00:22Bonjour Catherine, c'est votre choix musical pour votre entrée, bien sûr.
00:26C'était le générique de Thé ou Café.
00:28Et oui, 23 années à entendre ce générique, qui est un générique celtique.
00:34C'est un nom impossible, je ne pourrais même pas vous donner son titre, parce qu'il est très compliqué.
00:39Mais j'avais envie, effectivement, quand ça a commencé Thé ou Café, qu'il y ait une petite connotation bretonne,
00:45puisque moi j'ai commencé effectivement en Bretagne, sur le service public à France 3, Bretagne-Pays de Loire.
00:51On y reviendra tout à l'heure, mais c'est vrai que vous avez présenté aussi les journaux de Télématin
00:55à la fin des années 80.
00:56C'est pourquoi, d'ailleurs, je tiens à vous dire bravo.
00:59Ah, pourquoi ?
00:59Parce que lorsqu'on travaille à Télématin, je ne sais pas si les téléspectateurs et les téléspectatrices le savent,
01:05mais quand même, la vie est extrêmement compliquée.
01:07C'est-à-dire que socialement, il ne se passe rien.
01:11C'est bon, la calme.
01:12C'est ça, et je ne me souviens, moi, bon, réveil, mais c'est un traumatisme encore, il sonnait, il
01:20était 3h20.
01:22Alors, je ne sais pas si ce sont vos horaires, mais 3h20, c'est quand même très, très tôt.
01:26On est en plein milieu de la nuit.
01:27En plein milieu de la nuit, en plein milieu de nos rêves aussi.
01:29Bon, c'est comme ça.
01:30On a un petit souvenir, justement, de l'époque, c'était en 87 avec Marc Autement.
01:36Mais il est 8h, c'est l'heure du 3e Grand Journal d'Information de Télématin, avec le sourire de
01:41Catherine Sélac.
01:48Bonjour. Déséquilibré par le sillage d'un pétrolier, le colibri de Didier Pironi, lancé à 160 km heure,
01:56se retournent, le tuant sur le coup, ainsi que ses deux coéquipiers, Bernard Giroud et Jean-Claude Guénard.
02:02Ça fait quoi de vous revoir à cette époque ?
02:04Déjà, les coiffures étaient assez surprenantes.
02:08Il faut bien l'avouer, mais c'est les années 80.
02:11Et puis, en fait, j'ai beaucoup aimé cette période-là, parce que c'est une période qui est très
02:17instructive.
02:18C'est là où j'ai appris vraiment mon métier.
02:20On apprend le direct.
02:21Je me souviens qu'avec Marc, ça, je pense que ça vous est peut-être arrivé,
02:26mais de ne pas avoir présenté le 7h30, parce que nous étions coincés dans l'ascenseur.
02:31Ah ! C'est quasiment arrivé à Estelle la semaine dernière.
02:36Voilà.
02:36Donc, il n'y a pas eu le journal.
02:37C'est toujours le même ascenseur.
02:38Dans le même ascenseur.
02:40Et à l'époque, il n'y avait pas eu le journal.
02:42Non.
02:42Non, non.
02:43Et c'était Roger Zabel qui animait, à l'époque.
02:47Et donc, il a fallu qu'il comble pendant le temps de parler quelque chose.
02:52Il faudrait peut-être penser à le faire réviser, cet ascenseur qui ne fonctionne pas depuis 40 ans.
02:55Il faut faire un truc croire, mais c'est ce qu'il y a, surtout.
02:56Alors, on va raconter, évidemment, plein d'autres souvenirs dans Intime, votre autobiographie,
03:02aux éditions du Cherchemilly, 256 pages, pour mieux connaître la femme et la présentatrice télé, bien sûr.
03:09On en parle, mais juste avant, cela, encore un matin.
03:13C'est la tradition.
03:14Question courte, réponse courte pour connaître vos habitudes matinales.
03:17Catherine, l'heure du réveil ce matin ?
03:19Oh, bien, 7h30.
03:21Et l'heure du coucher ?
03:23Une heure du matin.
03:24Sur une échelle de 1 à 10.
03:26C'était dur à quel point de se lever, du coup, ce matin ?
03:2910.
03:30L'humeur du jour.
03:33Ah, délicieuse.
03:34En sachant que j'allais venir vous voir.
03:36C'est gentil.
03:36Est-ce qu'il vous arrive de faire encore des cauchemars ou des mauvais rêves en lien avec la télé,
03:41genre panne de prompteurs ou des fiches qui tombent au moment de prendre la parole ?
03:45Non, j'ai que des bons souvenirs, en définitive.
03:48Bien sûr qu'il y en a eu des mauvais, je l'évoque aussi dans le livre.
03:52Mais c'est des années, en fait, très constructives pour chacun et pour chacune.
03:59C'est merveilleux de travailler à la télévision, c'est un grand privilège.
04:01Alors, le matin et le week-end, plus précisément, vous êtes plutôt télématin ou silence complet ?
04:06Attention à votre réponse.
04:09Alors, en fait, j'ai fait l'école du Quai d'Orsay, donc je vais vous dire télématin.
04:16En pensant à l'autre réponse.
04:19Première pensée ce matin, elle était pour qui ?
04:21Oh, elle était pour moi.
04:26C'est bien.
04:27J'ai pensé à moi.
04:28C'est des bonnes techniques de méditation, ça, d'abord se remarquer.
04:30Oui, c'est ça, en me disant la journée va être belle.
04:33C'est bien de penser à soi.
04:34Catherine Sélac, intime au Cherche-Midi, c'est le bon mot parce que vous parlez de tout,
04:38y compris des moments les plus difficiles de votre vie.
04:41Ce n'était pas trop étrange de se livrer alors que vous aviez l'habitude d'accoucher les autres en
04:45quelque sorte ?
04:46Si.
04:47Et c'est ce que je dis au début, dans la préface, même j'ai trouvé que c'était assez
04:52immodeste.
04:53Et puis, en définitive, quand je rencontrais les téléspectateurs et les téléspectatrices dans la rue ou ailleurs
05:01et qu'ils me disaient ce qui est dommage, c'est que vous n'avez pas fait un thé ou
05:05café sur vous.
05:06Donc, c'est un peu difficile de s'interroger.
05:09Et donc, j'ai pensé que j'avais aussi une dette envers la grande générosité du public
05:14et la générosité des 1723 invités qui sont venus, qui se sont confiés, qui ont aussi donné leur cœur.
05:22J'avais envie de donner un peu de moi-même.
05:24Là, la dette est effacée, pour le coup, avec ce livre.
05:27C'est vrai, c'est votre thé ou café à vous.
05:28Autez-moi d'un doute, c'est Catherine Sélac ou Catherine Cognet qui nous parle ce matin
05:33parce qu'il faut expliquer aux téléspectateurs que c'était un pseudo, mais seulement jusqu'à il y a quelques
05:38jours.
05:39Exactement.
05:39Oui, oui.
05:40Alors ça, j'y tiens beaucoup.
05:41Parce que je trouvais très jeune, je ne sais pas d'où ça vient, cette force que j'avais en
05:47moi
05:47de me dire que je ne devais pas, en fait, prendre le nom ni de mon père, ni d'un
05:54mari ou d'un homme.
05:56Donc, je me suis forgée, en fait, un pseudo qui est le nom de Sélac, mais dès l'âge de
06:0217 ans,
06:02puisque j'ai fait du théâtre amateur, il fallait mettre sur l'affiche un nom.
06:05J'avais déjà dit Sélac parce que ma sœur, en fait, faisait du théâtre amateur et elle avait pris,
06:11elle jouait dans l'Apollon de Belac de Giraudoux et je trouvais que Belac, ça sonnait bien.
06:15Mais comme mes initiales étaient cessées, j'ai transformé le Belac en Sélac.
06:19Et c'est devenu, donc, effectivement, depuis quelques semaines, c'est passé au journal officiel et je suis devenue Sélac
06:26à part entière.
06:27Pour beaucoup de téléspectateurs, Catherine, c'est votre carrière thé ou café, même si vous avez fait beaucoup d'autres
06:33choses.
06:33C'est le dos à dos aussi, cette séquence emblématique où vous interrogiez vos invités.
06:38On a voulu vous faire un petit plaisir ce matin, réunir vos moments préférés du dos à dos.
06:42Ils sont dans le livre et ils sont en images.
06:46Le pire mensonge que vous ayez inventé pour quitter quelqu'un ?
06:49J'avais 18 ans et j'ai dit que j'avais trois enfants.
06:52Comment appelez-vous le sexe masculin ?
06:57Une bonne chose.
07:00Votre plus grand moment de solitude ?
07:06Il a duré 20 ans.
07:09À boire, à boire, à boire.
07:11Tout seul, tout seul.
07:13Le pire mensonge que vous ayez inventé pour quitter quelqu'un ?
07:19Mon homosexualité.
07:21Qu'est-ce que vous feriez si vous mesuriez 1m75 le temps d'une journée ?
07:26Je m'assierais parce que j'aurais le vertige.
07:30C'était souvent drôle, parfois profond, on le voit aussi à votre chrono.
07:34Ça ne vous a pas ennuyé d'être parfois réduite à cette séquence de dos à dos qui était géniale
07:38?
07:38Oui, je pense que c'était effectivement une bonne invention parce que ça a créé une signature aussi.
07:47Et ce que j'aime, c'est qu'elle soit reprise, cette signature, ce dos à dos, par des jeunes,
07:52par cette génération TikTok.
07:54Il y en a plein sur les réseaux sociaux.
07:56C'est vrai.
07:57Et ça, j'aime bien l'idée, voilà, comme on se réapproprie une chanson, on s'est réapproprié...
08:02Elle arrivait comment, cette idée ?
08:04En fait, vous savez, l'été, comme tout le monde, quand on fait de la télé, on cherche des idées
08:10parce que, voilà, on veut que ça bouge sur le plateau, qu'il se passe plein de choses, des happenings.
08:15Et j'aimais ça.
08:16Et donc, je me suis dit, pourquoi il y a face à face, on est dans les yeux, yeux dans
08:21les yeux, et si on faisait un corps à corps ?
08:22Et c'est devenu le dos à dos.
08:24Alors, avec Yasser Arafat, vous n'avez pas fait de dos à dos, mais vous l'avez interviewé.
08:29Vous rencontrez le président de l'autorité nationale palestinienne en pleine nuit.
08:35Et je vous cite, dans une pièce dépouillée, mur blanc, aucune décoration, avec seulement au centre un grand fauteuil de
08:42bois sculpté, sur lequel Arafat était assis.
08:46À cet instant, je rencontrais un aigle.
08:49Est-ce que vous avez eu peur ?
08:52Pas peur, mais bien sûr, on est impressionné par le personnage.
08:55Parce que c'est l'histoire, on rencontre l'histoire, en fait.
08:58Alors aujourd'hui, Arafat, je ne sais pas si dans les jeunes générations, on sait qui c'est, mais c
09:02'était un homme extrêmement puissant, extrêmement important.
09:06Et cet homme était un guerrier, de plus.
09:09Moi, j'ai fait un documentaire sur sa femme, sur Arafat, et c'est par elle que je suis arrivée
09:14jusqu'à Arafat, Yasser Arafat.
09:18Et c'est vrai que c'était difficile, en fait, de parler d'intime, justement, avec lui.
09:24Donc, j'ai réussi à poser quelques questions sur la relation qu'il avait avec sa femme et sa fille.
09:30On oublie qu'il avait une fille, mais il était très méfiant.
09:33Et d'ailleurs, il était méfiant en sachant que chaque soir, en fait, il dormait dans une pièce différente et
09:39dans un lieu différent.
09:40Mais c'est pour ça que le rendez-vous a été très difficile à obtenir.
09:44Et vraiment, à minuit, et je crois que le lendemain, on partait à 7h du matin, c'était vraiment le
09:50dernier carat pour l'avoir.
09:51Mais je suis d'accord avec vous.
09:53Et je pense, effectivement, dans le livre, c'était important de raconter que parfois, on rencontre des gens qui ne
10:01sont pas forcément très engageants.
10:04Mais il faut relever, en fait, le défi.
10:07– Catherine, la télé, c'est toute votre vie, votre vie privée aussi, puisque vous êtes en couple depuis 1984
10:13avec Claude Sérillon, ancien présentateur du JT.
10:17Qu'est-ce que vous regardez à la télé ensemble ? Tiens, je vais me poser cette question.
10:20Vous commencez un peu ?
10:21– Je regarde la météo. Non, c'est pas vrai.
10:24– On s'abalance ?
10:26– Non, on s'amuse beaucoup, parce que comme on connaît bien les codes, vous voyez, vous imaginez bien, on
10:33sait à peu près qui, qui fait quoi, qui fait comment, qui fait bien ou qui fait pas bien.
10:38– On aimerait bien une petite souris derrière vous.
10:41– Voilà, mais on a quand même une certaine clémence.
10:47– Catherine, vous avez passé sur le grill des centaines d'invités, alors c'est à notre tour de plonger
10:53dans vos archives, avec notre expert du petit écran, Benoît Laganne,
10:57qui a retrouvé les émissions qui ont marqué vos premiers pas, notamment à la télévision.
11:01– Oui, et pour commencer, direction la Bretagne, où j'ai retrouvé votre participation à une émission culte de la
11:08télévision, Les Jeux de 20h, regardez.
11:11– Wow !
11:12– Nos candidats se trouvent à Rennes, à notre station FR3, autour de Catherine Sélac et de Jean-Pierre Descombes.
11:25Comment allez-vous, Jean-Pierre et Catherine, ça va ?
11:27– Eh bien, nous allons bien, très très bien, bonsoir Jacques, bonsoir à tous.
11:31Nous sommes très très heureux de vous accueillir à nouveau à Rennes, en ce début d'année 78,
11:35alors j'en profite, parce que je n'ai pas eu l'occasion de le faire, pour vous souhaiter une
11:39très bonne année aux Jeux de 20h.
11:41– Aux quels souvenirs ! – Aux quels souvenirs de la participation ?
11:44– Aux quels souvenirs, les Jeux de 20h.
11:45– Et pour quelles raisons vous vous retrouviez là, selon vous ?
11:47– Aux quels souvenirs !
11:49– Vous étiez à FR3 Bretagne, à Rennes, et donc c'est peut-être pour ça que vous participiez, vous
11:55étiez en duplex.
11:56– Certainement, c'était sans doute qu'il était itinérant ce jeu, n'est-ce pas ?
12:00Et bien souvent, on faisait appel effectivement aux stations régionales,
12:03et pour nous, tout à coup, apparaître sur l'écran national, c'était comme une Légion d'honneur.
12:11– Alors après FR3, il y a eu Antenne 2, c'est ça Benoît, avec un métier que vous avez
12:16exercé,
12:17qui ne vous laisse pas un très bon souvenir, je crois, le métier de speakrine.
12:20– Oui, et vous, à ce moment-là, vous êtes speakrine,
12:23mais on vous propose quand même d'autres expériences télévisuelles.
12:28Alors, vous vous êtes demandé de choisir entre deux expériences que vous évoquez dans le livre.
12:32La première, c'est Récréadeux, vous êtes aux côtés de la bande de Dorothée,
12:36et l'autre, aux côtés de Jacques Martin, dont vous dites que ce n'était pas une très grande expérience.
12:43Si on doit choisir une de ces deux archives, vous vous préférez ?
12:46– Mais vous croyez que je suis maso ?
12:48– Aucune des deux, vos capitaines ?
12:50– Récréadeux, on regarde.
13:00– Eh bien, bonsoir, j'ai tout juste le temps de vous poser quelques petites devinettes.
13:04Et tout d'abord, qu'est-ce qui a peur quand vous revenez de l'école ?
13:07Eh bien, c'est le pain, oui, le pain qui est habitué à être dévoré par des petits affamés.
13:12Ils sont deux, une forme qu'un, et là, je pense que vous avez deviné,
13:16car il s'agit d'Aktarus et de Goldorak.
13:19– Et vous présentez Goldorak.
13:20– Non, mais vous imaginez, comme c'est cucu.
13:23– Mais à la fois, dans cette émission, vous faisiez, vous aviez une séquence,
13:27vous racontez dans le livre, une séquence autour du cinéma,
13:29une sorte de ciné-club pour les jeunes ?
13:31– Oui, ça, c'était formidable, avec un monsieur qui s'appelait Claude-Jean-Philippe.
13:34– Qui avait créé le ciné-club.
13:36– Exactement.
13:36Et lui, il m'a tout appris, enfin, il m'a beaucoup appris, effectivement, du cinéma.
13:40Moi, je n'y connaissais strictement rien, ou très peu.
13:44Mais Récréadeux, moi, je pense aussi à Dorothée,
13:46qui a vraiment créé quelque chose à la télévision.
13:49Même si Jacques Martin, je reviens quand même sur lui,
13:51c'était un grand professionnel, mais quelqu'un de très peu vertueux dans le privé.
13:56– Vous ne vous êtes pas entendus ?
13:57– On ne s'est pas du tout entendus.
14:00Mais très mauvais partenaire, très peu généreux.
14:04Récréadeux aussi, moi, je pense à Cabu,
14:05qui était aussi, évidemment, aux côtés de Dorothée,
14:08et on l'embrasse là où il est.
14:10– Et quand vous étiez spikrine,
14:12il paraît que vous vous amusiez parfois
14:14à faire des paris avec vos amis pour glisser des noms.
14:18J'ai retrouvé ça, vous l'évoquiez chez Philippe Bouvard en 1989.
14:21– Je crois, regardez, c'est incroyable.
14:23– J'avais un copain qui avait pour prénom Marc,
14:26et on avait parié ensemble
14:28que j'arriverais à placer dans mon annonce d'histoire son prénom.
14:32C'était la samedi soir, c'était donc avant Champs-Elysées,
14:35et manque de peau, dans la distribution, il n'y avait pas de Marc.
14:39Comment faire ?
14:40Alors, j'ai réussi à se remonter la difficulté.
14:43Champs-Elysées avait une très belle affiche
14:44en disant, ce soir dans Champs-Elysées,
14:46des invités de Marc.
14:50Chocolat, chocolat, j'ai essayé, c'est difficile.
14:52– Chocolat, c'était difficile.
14:54– Chez Philippe Bouvard ?
14:56– Oui, c'était Chez Philippe Bouvard,
14:57avec les autres spikrits.
14:58– Il va être content, parce que je sais qu'il regarde ce matin.
15:00– Ah bon ?
15:01– Marc ?
15:04– Est-ce que vous avez des surprises ?
15:07– Oui.
15:08– Ah super, ça tombe bien, parce qu'on en a une pour vous, regardez.
15:12– Chère Catherine, bonjour.
15:14Bonjour à tous.
15:15Voilà, c'est un petit peu tôt le matin, mais tout va bien.
15:18Ma chère Catherine, je voulais te dire
15:20qu'avec ton thé ou café, c'était une émission culte,
15:24et pour nous, les artistes, un endroit un peu privilégié, voilà.
15:29Je voulais te dire que la première fois que je suis venue faire l'émission,
15:31j'étais hyper fière d'être invitée par toi, voilà.
15:35Écoute, je crois qu'on se voit très vite,
15:37et ça me fait très plaisir.
15:39Passez une très belle journée.
15:40Je vous embrasse tous.
15:41– Michel Bernier.
15:42– Merci, merci beaucoup, ça me touche énormément.
15:45On va travailler ensemble avec Michel.
15:47Oui, au théâtre, parce que depuis que j'ai quitté France Télévisions,
15:54en fait, je fais à Nice, notamment, des conversations intimes,
15:58c'est-à-dire presque des thés ou cafés, mais sur scène.
16:01Avec des artistes.
16:02Donc, j'ai reçu une quarantaine d'artistes,
16:05et aussi à Paris.
16:06Donc, à partir d'avril, au Théâtre de Paris,
16:10et la première sera Michel Bernier,
16:12et ensuite, je recevrai Chantal Latsou et Fanny Ardant.
16:16– Le rendez-vous est pris.
16:17Catherine, nous, notre Catherine, c'est là,
16:19qu'elle s'appelle Julia Livat.
16:21– C'est pas le dos-à-dos, c'est le face-à-face.
16:24– Exactement.
16:25Alors, je dois vous dire que ça a une saveur toute particulière
16:27de vous interroger.
16:28J'adore l'idée de me prêter à cet exercice avec vous.
16:30On va faire un petit thé ou café des confidences,
16:32si vous le voulez bien.
16:34Je voudrais connaître le mot qui résume le plus
16:36votre état d'esprit en ce moment.
16:38– Joie.
16:39– Une chose simple qui vous rend heureuse.
16:42– Un carré de chocolat.
16:44– La dernière fois que vous avez été émue.
16:50– Là, en retrouvant ces archives,
16:54et par là, le travail que vous exercez,
16:58que vous avez accompli.
16:59Parce que c'est pas si facile que ça,
17:01d'aller chercher, d'aller chercher Alina,
17:04d'aller chercher, voilà, de fouiller
17:06pour atteindre le cœur de la personne qu'on invite.
17:09– Il fait ça très bien.
17:12– Une habitude que vous n'avez jamais perdue.
17:16– De me baigner, même l'hiver,
17:20même si la mer est à 12 degrés.
17:24– Une rencontre qui a changé votre vie.
17:27– Une rencontre qui a changé ma vie,
17:30je dirais, la personne avec laquelle je vis.
17:33– Le moment de votre vie où vous vous êtes sentie
17:36la plus libre ?
17:38– Lorsque j'étais dans l'avion de la patrouille de France,
17:42dans l'Alpha Jet, c'est mirifique.
17:45Je voudrais que tout le monde éprouve cette émotion
17:48et cette sensation.
17:49– Et je crois que c'était une première comme une femme.
17:50– Première femme civile.
17:51– Exactement, première civile, ouais.
17:53– Et là, c'est la liberté pleine et entière.
17:56– Et la dernière fois que vous avez été touchée
17:58par une confidence ?
18:00– Une confidence de quelqu'un d'autre,
18:03enfin de quelqu'un, pardon.
18:05Une confidence, oh là là, oui.
18:08Mais j'ai, alors, je le suis souvent
18:11parce que moi j'aime m'interroger,
18:14j'aime comprendre la vie de chacun et de chacune.
18:16donc ça m'arrive très souvent en fait
18:18de me nourrir en fait des autres.
18:22Donc je, à l'intérieur de moi, oui,
18:24je suis remplie en fait de tout et tout ce que je rencontre
18:28parce que je les interroge beaucoup,
18:30j'ai une grande curiosité sur les autres.
18:32– Alors vous qui avez posé autant de questions justement,
18:35quelle est la question que vous aimeriez
18:36qu'on ne vous pose pas assez ?
18:38– Est-ce que vous aimeriez revenir à la télévision ?
18:46– Est-ce que vous voulez répondre à cette question ?
18:49– Non, je suis très heureuse comme ça.
18:52– C'est vrai.
18:53Même si on venait vous proposer un beau projet,
18:56vous ne reviendrez pas.
18:57– Franchement, la vie est tellement chouette.
18:59Il y a autre chose, il n'y a pas que moi
19:01qui rassure tout le monde en disant
19:04il y a autre chose derrière la télévision.
19:06Parce que là, c'est le théâtre, là c'est le livre,
19:08peut-être un jour à un seul en scène.
19:12– Ah bon ?
19:12– Ouais.
19:13– Ah là, il faut nous en dire plus.
19:14– Quel type de seul en scène ?
19:15– Un seul en scène, j'ai…
19:17– Un stand-up de l'humour ?
19:18– Non, je pense que c'est un texte, voilà.
19:21Enfin, j'y pense très fort et on y pense à quelques-uns.
19:24Ça, j'aimerais beaucoup.
19:25C'est un retour en plus au début.
19:28Et j'aime bien fermer la boucle.
19:29– Vous reviendrez nous voir pour nous raconter tout ça.
19:32– Assurément.
19:33– Pour terminer.
19:34– Est-ce qu'il y a une question que vous souhaitez
19:36que je ne vous pose pas ?
19:37– Que vous espérez que je ne vous pose pas.
19:39– Il ne faudra pas la poser.
19:41– Et que je ne vous poserai pas, exactement.
19:44– Oui, je suis contente que vous n'ayez pas
19:48pris quelque chose d'extrêmement personnel dans le livre.
19:51Et je n'ai pas envie d'en parler comme ça.
19:55Il est dans le livre et il est bien dans le livre.
19:57Voilà, c'est pour les lecteurs.
19:58– Voilà, il faudra lire le livre.
20:00– Voilà.
20:00– Pour le savoir.
20:01– Oui, c'est ça.
20:01– Pour savoir quelle est cette question qu'on ne posera pas.
20:03– Voilà, nous, on sait.
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