- il y a 2 jours
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Télématin reçoit le réalisateur Fabien Onteniente pour la sortie de son livre "Alors, on n'attend pas Fabien ?"
Télématin reçoit le réalisateur Fabien Onteniente pour la sortie de son livre "Alors, on n'attend pas Fabien ?"
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00:00Bonjour, bienvenue, vous avez vu, on n'aime pas le poireau dans cette émission, ça balance.
00:05J'ai vu qu'il était contre le poireau, il y a des combats.
00:08Des sacrés combats à mener.
00:09Alors évidemment, on a utilisé la chanson de Claude Barzotti,
00:12puisque on la retrouve dans Camping, évidemment, l'un de vos très gros succès au cinéma.
00:16Votre actualité, Fabien.
00:17Alors, on n'attend pas Fabien, clin d'œil à Alors, on n'attend pas Patrick, la réplique de Dubosc,
00:22du HLM au box-office.
00:23C'était un très joli livre, très touchant.
00:25Il y a beaucoup d'anecdotes qu'on va vous révéler dans quelques minutes,
00:28mais on commence par l'interview du Tac au Tac, Fabien.
00:31Une minute de questions dans tous les sens, réponse courte, s'il vous plaît.
00:34Ah oui, histoire de bien se réveiller comme ça.
00:36On y va ?
00:36Fabien, est-ce qu'écrire ce livre, même s'il parle de comédie,
00:39a remué quelques souvenirs douloureux en vous ?
00:42Bien évidemment, parce que le départ, je ne voulais pas écrire de livre,
00:46tout le monde me disait, ah, tu as des histoires formidables à raconter.
00:49Et puis un jour, dans l'appartement familial que ma mère devait quitter pour aller à l'EHPAD,
00:54on s'est retrouvés, les enfants, avec des objets de notre vie qu'elle avait soigneusement archivés.
01:01Et puis voilà, ça a été le début où j'ai commencé à tirer sur la bobine.
01:07Globalement, vous êtes plutôt optimiste ou pessimiste ?
01:09Optimiste.
01:10Si votre vie était un camping, vous lui attribueriez combien d'étoiles ?
01:15Quatre étoiles.
01:16Bien.
01:16Avez-vous le sentiment de faire partie de la Jet Set ?
01:19Je pense que c'est la réponse de la Jet Set.
01:21Vous êtes plutôt atlantique qu'au Méditerranée ?
01:23Atlantique.
01:24Eh oui.
01:25Quelques adjectifs, vous me dites si vous l'êtes un peu beaucoup ou pas du tout.
01:27Colérique ?
01:28Parfois.
01:30Conventionnel ?
01:31Non.
01:32Jaloux ?
01:32Non.
01:34Menteur ?
01:35Ronchon ?
01:36Oui.
01:37Et enfin, généreux ?
01:39Oui.
01:40Merci, cher Fabien, d'avoir répondu à ce petit questionnaire.
01:43Alors, on n'attend pas Fabien, édition Stock, du HLM au box-office.
01:47C'est ce qu'on lit sur la première page de ce livre.
01:49On va commencer, évidemment, par le plus gros succès de votre carrière, cher Fabien.
01:535,5 millions de spectateurs.
01:562006, avril 2006, il sort, c'est Camping.
01:59Avant de vous en révéler des souvenirs, des anecdotes, voici un extrait.
02:02Souvenir, souvenir.
02:04Et toi, qu'est-ce que tu fais ? D'où tu viens ?
02:07Moi, je travaillais chez Amora.
02:09Je te l'ai dit, je suis de Dijon.
02:11J'étais dans la moutarde.
02:13Non, je suis dans la merde.
02:22Chômage.
02:23Compression du personnel.
02:26Mais bon, tout va bien.
02:27Attends, je suis parti avec 4 000 euros.
02:29Il n'y a pas écrit du con, quand même.
02:34Qu'est-ce qu'il fait, là ?
02:36Je fais un piège à guêpes.
02:39Je mets de la menthe au fond de la bouteille.
02:42La guêpe est attirée par le sirop.
02:44Elle passe par le trou.
02:46Elle ne peut plus ressortir.
02:47Et elle meurt d'asphyxie.
02:49Ou de diabète.
02:51À cause du sucre.
02:55C'est con, une guêpe.
02:57Et la tête est bien en avant.
02:59Alors, on découvre dans ce livre, Fabien, parce qu'on se dit, oui, camping, comédie, ça a dû se marier
03:04au tournage.
03:04Alors, à l'écriture, vous avez pris du plaisir, mais le tournage est un peu plus compliqué.
03:08Le tournage de camping, oui, c'est un peu difficile, parce que, bon, on nous étions ensemble avec Mathilde Seillier.
03:13Et parfois, bon…
03:15Vous étiez ensemble avant le tournage.
03:16Avant.
03:16Oui, d'accord, Fabien.
03:17Et vous avez rompu au moment du tournage.
03:19Voilà.
03:20Et donc, toute la mauvaise période, on l'a eue pendant le tournage.
03:23Oh, yes, ça.
03:24Vous savez, cette période de deuil qu'on n'arrive pas.
03:26Bon, ben, voilà.
03:28On l'a vécu comme ça.
03:29Donc, il y avait une période d'hyperfragilité, pour ne pas dire plus.
03:34Et donc, on l'a vécu à fleur de peau.
03:39De toute façon, on est des êtres à fleur de peau.
03:41On est des grandes gueules un peu en papier crépon.
03:45Donc, là, c'était tendu.
03:47Mais il y avait des médiateurs.
03:48Je pense que cette fragilité, cette fragilité ambiante a servi quelque part le film aussi.
03:55Parce qu'on était vraiment…
03:56Le film est tellement sincère, tellement authentique.
04:00Ben voilà, je pense que les gens ont dû le ressentir.
04:02Et on apprend que le rôle de Jacques Ipique, formidable rôle tenu par Claude Brasseur,
04:08il ne lui était pas destiné de prime abord.
04:11Vous aviez pensé à qui, Fabien ?
04:12J'avais pensé à Jacques Villeray.
04:13J'avais adoré dans le Dîner de Con.
04:15Et avec qui j'avais déjà commencé à travailler avec Villeray.
04:20C'est lui qui m'avait suggéré la couillette.
04:23Vous savez, ce bec verseur.
04:24Il appelait ça la couillette au-dessus du pastis, quoi.
04:27C'est vrai que c'est assez imagé.
04:29Et donc, c'est pour ça qu'on a beaucoup appelé le mot couillette dans le film.
04:33Et voilà.
04:34Et puis, pendant l'écriture, il a réellement…
04:38Jacques Villeray décède.
04:39Et j'ai continué à le dessiner parce que je dessine au mur.
04:42Oui, on apprend ça dans le bouquin.
04:43Vous dessinez votre film de dessiner.
04:45C'est comme un storyboard, en fait.
04:47Pas vraiment.
04:48C'est des scènes typiques pour que tous mes potes,
04:52Philippe Guillard, Manu Beause,
04:54comprennent où on en est par rapport à l'histoire.
04:56Et le but, c'est d'aller d'un mur à un autre mur,
04:59du début à la fin.
05:00Des scènes que vous rêvez, qui vous apparaissent comme ça ?
05:02Oui, des scènes que je rêve.
05:03On voit une berguesse qui cuit.
05:06Et ça, ça nous rythme l'écriture.
05:10Et on voit quand il manque une scène.
05:13Et après, une fois que les murs sont tapissés de mes dessins
05:16que je fais au Posca,
05:18eh bien, on rentre dans l'ordi.
05:20Vous avez dit le Posca, pardon, je n'ai pas compris.
05:22C'est les feutres de Posca.
05:24Ok, d'accord, pardon.
05:25Les feutres de couleurs.
05:26D'accord.
05:27Donc, vous allez découvrir tout cela.
05:28Vous dites des mots très gentils sur Franck Dubosc dans ce livre.
05:31Vous dites qu'il n'a pas changé.
05:33Il le mérite.
05:34C'est quelqu'un qui mérite le succès qu'il a.
05:37C'est un chouette mec, tout simplement.
05:39Et voilà.
05:40Ce film, ce bouquin, je l'ai écrit parce que, comme vous dites, je suis optimiste.
05:47Moi, je pense que les Français, même si cette période est un peu clivante,
05:52sont toujours optimistes.
05:53Dans les grands rassemblements, ils sont là.
05:55Au Tour de France, les matchs de foot, il y en aura un bientôt.
06:01Et les Jeux Olympiques, il y a toujours cette chose du sourire,
06:05cette fraternité ouvrière.
06:07J'en viens.
06:08Et donc, je veux vous dire que je pense que ça va bien se passer pour l'avenir,
06:13malgré tout ce que pensent les gens.
06:15Et je peux même vous dire, sans être trop voyant,
06:18que le Paris Saint-Germain va gagner la...
06:19Ils sont bien.
06:20Non, mais combien, Fabien ? Dites-nous.
06:22Vous êtes trop forts, Fabien.
06:24Vous êtes trop forts, dites-donc.
06:25Et puis, Damo, si vous revenez, avec beaucoup d'honnêteté sur vos deux échecs relatifs,
06:30on va dire, un Turf et Jet Set 2.
06:33Et vous dites, Damo, c'est marrant, vous dites, en fait,
06:35j'aurais dû suivre mon intuition pour Jet Set 2,
06:37puisque c'est José Garcia qui vous a un peu emmené sur la mauvaise direction.
06:41En deux mots, Fabien ?
06:42En deux mots, en fait, j'avais écrit Jet Set 2 avec de la déjetisation
06:47qui se passait dans un camping.
06:49En gros, vous vouliez qu'il passe de la Jet Set au camping.
06:51Voilà.
06:52Et puis, finalement, José m'a dit, on va le faire à Ibiza.
06:56Ça va être autre chose.
06:56J'ai tordu les tuyaux comme à Beaubourg.
06:59Il vous a un peu forcé la main pour le mettre à Ibiza.
07:01Du coup, j'ai remballé mon camping.
07:03Et quand j'ai rencontré Franck, après, avec mon camping sous bras,
07:06on était deux avec un projet de camping.
07:08Et là, l'union n'en a été que plus belle.
07:12Donc, vous savez, parfois, les échecs aussi sont fondateurs de succès.
07:18Il faut savoir le reconnaître.
07:20On va continuer dans quelques minutes à reparler, évidemment, des anecdotes de celui-là.
07:23Mais avant cela, et on va juste préciser que la popote se poursuit
07:28et que le canard était en train de cuire.
07:30Vous avez mis le canard ou pas ?
07:31Oui.
07:31Bon, vous allez en manger tout à l'heure.
07:32C'est le bras zéro du camping.
07:34C'est l'heure.
07:34Il faut aimer parce que ça sent.
07:36Oui, oui, c'est plus fort.
07:38Mais d'abord, Adrien, vous allez faire jouer notre invité.
07:41Oui, j'ai envie qu'on joue à un jeu culte ce matin
07:45qu'on a réinventé spécialement pour vous.
07:47Vous vous souvenez de qui est qui ?
07:48Oui.
07:50Cette petite musique très entêtante que vous avez gardée en tête toute la journée.
07:54L'occasion, bien que nous soyons lundi, de rendre hommage à Marie-Ange Nardi.
08:00Pourquoi ?
08:00Il y a de la vanne, c'est bon ?
08:01C'est bien.
08:02Ça va, là.
08:03Ça va.
08:03Alors, face à vous, vous allez voir des Corses en tête.
08:06Mais, évidemment, il y a des points d'interrogation sur les tests.
08:09J'ai compris des Corses qui étaient en tête.
08:11Des Corses en tête.
08:13Ah, j'ai compris des Corses aussi.
08:15Et peut-être que vous avez...
08:16Vous vous baissez, hein ?
08:17Peut-être...
08:19Vas-y.
08:21C'est bon ?
08:22Je vois Zizou, déjà.
08:23Peut-être que vous allez reconnaître de qui il s'agit.
08:25Vous dites quand c'est bon, Fabien.
08:26C'est bon.
08:27Merci.
08:28Qui choisissez-vous en premier ?
08:30Qui reconnaissez-vous en premier ?
08:31Moi, je vois Zizou, bien évidemment.
08:33Alors, on va commencer par Zizou.
08:35Vous l'avez bien reconnu.
08:36C'est bien Zinedine Zidane que j'ai mis pour deux raisons.
08:39La première, votre passion pour le football.
08:41La deuxième, votre goût pour les coups de boule.
08:44Parce qu'il paraît que vous avez déjà donné un coup de boule à quelqu'un.
08:47Est-ce que vous voulez nous raconter ça ?
08:48C'était dans une soirée.
08:52Il y avait un type de chez Technicart, du magazine Technicart.
08:56Un journaliste, donc.
08:57qui était venu me voir.
08:59Et il me dit que je représentais le mal du cinéma français.
09:03Ouh là !
09:04C'était après quel film ?
09:05Après Turf.
09:06D'accord.
09:07Ce n'était pas un peu le succès, mais...
09:10C'est violent.
09:10C'est violent.
09:11On n'est pas toujours prêts à entendre ces mots-là.
09:14Je suis quelqu'un d'entier.
09:17Mais ce n'est pas brillant, ce que je vais vous dire.
09:19Il faut quand même l'avouer.
09:20Ma mère me dit, le plus intelligent se tait.
09:23Elle me disait toujours ça.
09:24Je n'ai pas été très intelligent, mais bon.
09:26Et le type, je lui ai demandé de me répéter, mais beaucoup de plus près.
09:29Si je représentais le mal, il me répète.
09:32Il représente le mal.
09:33Et là, il est là.
09:33Bam !
09:34Je l'ai descendu.
09:36C'est votre matériel à dire.
09:37Mais à ne pas faire, on est d'accord.
09:38Je ne sais pas.
09:39Il vaut mieux ignorer.
09:40C'est vraiment nul.
09:42Mais bon, vous voyez, parfois...
09:43Ça s'en gagne.
09:44Vous regrettez aujourd'hui.
09:45Je ne fais pas que des choses bien.
09:47Il y a une autre personnalité que vous reconnaissez peut-être ?
09:50Houellebecq, non ?
09:51Oui !
09:53Absolument.
09:54Si je vous dis, la poule, c'est cool.
09:56C'est quoi ça ?
09:57Vous nous racontez ou pas ?
09:58Parce que j'étais au Pays Basque, chez Frédéric Becbédé, et on parlait avec Michel Houellebecq.
10:05C'est la première fois que je le voyais.
10:06Et il me demande si j'ai une poule.
10:08Alors, c'est vrai que... Pourquoi pas ?
10:11Ah oui !
10:12Pourquoi pas ?
10:13Tout est...
10:14Oui ?
10:14J'ai dit oui.
10:15En plus, moi, je m'intéressais beaucoup aux poules parce que je me disais que je peux jeter mes aliments
10:21après.
10:21Oui, c'est vrai.
10:22C'est qu'un l'air qui mange tout.
10:23Alors, j'étais dans cette quête-là.
10:25Et puis, ma femme me dit non, non, on ne va pas avoir de poule ici.
10:27Ce n'est pas le moment.
10:29Moi, je pars beaucoup...
10:30Enfin, j'explore beaucoup de pistes dans ma vie.
10:33Pas toujours aux grands dames de ma femme, Nathalie.
10:36Et voilà.
10:37Finalement, le débat arrive sur les poules.
10:40Et il me lance comme un slogan.
10:41Tu devrais.
10:42Il me dit, tu devrais avoir une poule.
10:43Parce que la poule...
10:44Parce que la poule, c'est cool.
10:46On a un peu l'encre dans le camping, ça.
10:47C'est soyeux.
10:48Il me dit, c'est soyeux.
10:50Ça prend plusieurs couleurs.
10:51C'est vert, c'est bleu.
10:52C'est guère.
10:52Alors, je suis parti, moi, dans son rêve.
10:56Faites un film sur les poules.
10:57Mais pourquoi pas ?
10:59Une autre personnalité que vous reconnaissez ou pas ?
11:01Alors, euh...
11:04La dame avec un diadème.
11:07C'est Catherine Deneuve.
11:09Ah oui.
11:09Dans Pau d'Anne.
11:10Et en fait, Pau d'Anne, ça s'écoute.
11:11C'est Michel Legrand.
11:11Parce que voilà.
11:12C'est Michel Legrand.
11:14On peut écouter le cake d'amour de Pau d'Anne.
11:19Énorme passion et affection pour Michel Legrand.
11:22Énorme.
11:22Pourquoi ?
11:24C'est pour moi le plus grand compositeur français de musique de film.
11:28Je l'ai rencontré.
11:30Parce qu'en fait, la musique de film, elle est souvent...
11:35C'est souvent un pléonasme de ce qu'on voit.
11:38Et lui, aller chercher le contrepoint.
11:41C'est pour ça que c'est merveilleux.
11:42Puisque les musiques de film de Michel Legrand font danser les mots.
11:47Bien sûr.
11:47Et donc, voilà, j'ai appris des choses avec lui.
11:50Et sur le film Disco, il m'a composé quelques...
11:52Oui, et vous en parlez dans le livre.
11:54Vous ne dites pas, il prache à l'heureux par rapport à Frédéric Botton
11:57qui avait écrit La Marche des Tongues.
11:58Ce n'est pas le même genre de personnage.
12:00Parce que d'abord, quand je suis arrivé chez lui à Montargis,
12:03il était seul dans un espèce de grand château comme ça.
12:06Et il avait un piano.
12:08Et tout était composé à la note près.
12:11Quand il les a joués.
12:12C'était très austère, mais c'était très beau.
12:15Et avec une grande vibration.
12:18Et Frédéric Botton, c'était plus...
12:20C'était plus un dandy...
12:22Frédéric Botton qui avait notamment écrit La Grande Zoa pour Régine.
12:24La Grande Zoa, qui a écrit pour Dany.
12:26Exactement.
12:26Qui était un petit peu...
12:28Un dandy qui était très étonné que je vienne le voir pour camping.
12:32Et finalement, il a fait une musique à pleurer.
12:35Absolument.
12:35Absolument.
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