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  • il y a 15 minutes
Chaque jour, Marc Fauvelle vous accompagne de 19h à 20h dans 60 minutes Fauvelle sur BFMTV.

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00:00Bonsoir, bonsoir à tous. Il nous supplie de signer un accord. Voilà les mots de Donald Trump aujourd'hui au
00:05sujet de l'Iran, alors que son ultimatum est censé expirer dans quelques heures.
00:09Donald Trump qui envisage aussi de s'emparer du pétrole iranien, autrement dit des commandos au sol en Iran.
00:15On va revenir évidemment sur toutes ces infos avec nos équipes dans un instant déployées sur le terrain.
00:20Et puis notre invité ce soir, un patron de parti, dans la tourmente, dans la tempête même, c'est Olivier
00:25Faure, le patron du PS.
00:26Est-ce que répond-il aux critiques sur ces alliances avec les insoumis ? Est-il un premier secrétaire en
00:31sursis ? On lui posera la question.
00:32D'abord donc, les tout derniers mots de Donald Trump à quelques heures de la fin de cet ultimatum lancé
00:37à Téhéran, à l'Iran, cet après-midi à la Maison-Blanche.
00:44Juste pour être clair, car j'ai lu le Wall Street Journal et ses fake news disant que je veux
00:48conclure l'accord.
00:49Ce sont les Iraniens qui nous supplient pour trouver un accord, pas nous.
00:53Ils nous supplient. Et toutes les personnes qui ont vu ce qu'il se passe comprennent pourquoi ils veulent que
00:59nous trouvions un accord.
01:00Mais ils viennent dire, non, nous ne négocions pas. Mais tout le monde peut comprendre à quel jeu ils jouent.
01:06Ils sont très intelligents et de très bons négociateurs. Ils savent s'y prendre.
01:10Ils nous supplient de trouver un accord. Je ne sais pas si nous y arriverons.
01:14Ils auraient dû essayer il y a déjà des semaines. Ils auraient dû le faire il y a deux ans.
01:20Voilà les mots de Donald Trump cet après-midi à la Maison-Blanche.
01:23Bonsoir Didier François.
01:24Bonsoir.
01:25Ravis de vous retrouver. Je vous donne la parole dans un instant.
01:27Mais d'abord, direction le Qatar.
01:30Boris Karlamov, c'est l'une des infos de cette journée.
01:33Nous sommes en avance sur le calendrier de la guerre.
01:35Ça, c'est ce que dit Donald Trump.
01:36Mais dans le même temps, on apprend que les dégâts sur les bases américaines au Moyen-Orient
01:39sont peut-être plus importants qu'annoncés.
01:44Absolument. Information révélée par le New York Times.
01:47Une partie des 40 000 militaires américains déployés dans la région
01:52a dû être relogée dans des hôtels ou encore des bureaux.
01:56Et pour cause, la riposte iranienne cible particulièrement
02:00ces infrastructures utilisées par les Américains ici au Moyen-Orient.
02:05Par exemple, dans la nuit de mardi à mercredi, les gardiens de la révolution iranien
02:09avaient indiqué avoir visé plusieurs bases militaires utilisées par les États-Unis.
02:16Deux au Koweït, celles d'Ali Al-Salem et Arif Chian, ainsi qu'une notamment en Jordanie.
02:23Par ailleurs, toujours au Koweït, un réservoir de carburant de l'aéroport international de Koweït
02:28avait pris feu après avoir été la cible d'une attaque de drones iraniens.
02:31Le Koweït, riche pays du Golfe, peuplé de 5 millions d'habitants,
02:37paye un lourd tribut depuis le 28 février dernier, soit le début de cette guerre.
02:43Les forces armées de Koweït ont détecté aujourd'hui 6 missiles balistiques hostiles
02:49dans l'espace aérien koweïtien.
02:51Et tous sont tombés en dehors de la zone de menace sans occasionner de quelconques dégâts.
02:58Il y avait également ici au Qatar, au tout début de la guerre,
03:01souvenez-vous, une base américaine qui avait été la cible de l'Iran.
03:05Mais c'est vrai que depuis le début, la riposte iranienne,
03:08elle se concentre à la fois sur les installations, les infrastructures utilisées par les Américains
03:13ici au Moyen-Arient, mais également sur les infrastructures énergétiques.
03:17Maurice Karlamoff, Marc Gossef, donc en direct de Doha au Qatar.
03:21Je salue également Ulysse Gosset.
03:22Bonsoir.
03:23Qui nous rejoint en courant, comme chaque soir sur ce plateau.
03:25Ravi de vous retrouver vous aussi.
03:27On a senti tout à l'heure Donald Trump, dans cette petite conférence de presse un peu improvisée
03:32à la Maison-Blanche, un peu agacé par la tournure des événements.
03:35Est-ce que c'est le cas ? Est-ce qu'il est en train de perdre patience ?
03:38En tout cas, le spectacle donné ce soir par la diplomatie américaine n'est pas brillant.
03:42Car on a d'un côté un président qui nous affirme,
03:45il y a des conversations, elles sont plutôt positives.
03:49L'Iran ne veut pas céder, mais néanmoins, nous, on est prêts éventuellement à aller jusqu'au bout.
03:54Et puis de l'autre, on a Steve Whitcoff, son émissaire spécial,
03:58qui dit, ben non, ça ne marche pas, ça ne fonctionne pas.
04:00Et puis on a le ministre des Affaires étrangères iranien, Abbas Araksi,
04:03qui dit aussi, il n'y a pas de négociation.
04:05Donc on est dans une sorte de confusion générale,
04:08qui ne donne pas, encore une fois, une idée très formidable de la diplomatie,
04:13ou même de la gestion de la crise iranienne par la Maison-Blanche.
04:17Ce que l'on sait avec certitude, parce que ça a été écrit en toutes lettres
04:20par le ministre pakistanais de la Défense,
04:24vous savez que c'était théoriquement à Islamabad que devait avoir lieu cette réunion,
04:27s'il y avait réunion, et il dit, il n'y a pas de négociation.
04:30C'est un peu la douche froide.
04:31Il n'y a pas de négociation, il y a des échanges de messages
04:34par notre intermédiaire, c'est-à-dire Washington, Pakistan, Téhéran.
04:39Mais ça ne va pas au-delà.
04:41Donc ça veut dire que les Américains ont bien transmis un plan,
04:44un projet de négociation en 15 points.
04:46Ils l'ont transmis aux Pakistanais pour qu'ils le transmettent ensuite aux Iraniens.
04:50Et les Iraniens, à ce jour, ont toujours répondu, pas question de négocier.
04:54On va aller prendre justement les toutes dernières infos du côté de Washington.
04:57Antoine Eulard, vous avez assisté à ce point presse du président américain
05:01cet après-midi à la Maison-Blanche.
05:02Donald Trump dit également qu'il envisage de prendre le pétrole iranien.
05:08Il dit que c'est une option, mais qu'il ne parle pas ou plus d'ultimatum.
05:15Exactement.
05:16Alors sur le pétrole, d'abord, c'est manifestement l'un des buts de guerre non avoués,
05:19en tout cas jusqu'ici de Donald Trump, surtout que son modèle, c'est le Venezuela.
05:23Et au Venezuela, justement, les Américains se sont accaparés une partie des ressources pétrolières.
05:28Donald Trump qui ne parle plus effectivement d'ultimatum.
05:31Et ça, c'est une réponse aux critiques qui sont dans la presse américaine.
05:34La presse américaine dit que Donald Trump cherche désespérément une porte de sortie
05:37qu'il veut mettre fin au plus vite à la guerre.
05:39Trump, aujourd'hui, répond que ça n'est pas vrai.
05:41Je suis le contraire de désespéré, dit-il.
05:43Et pour bien le prouver, il ne parle plus d'ultimatum.
05:45Il dit qu'il a tout le temps devant lui.
05:48Un dernier mot sur le pétrole, cette déclaration de Donald Trump.
05:51Entre les lignes, on peut élire une menace faite au régime iranien,
05:53menace de s'emparer de cargues.
05:55C'est-il ultra stratégique où transite 90% du pétrole iranien ?
05:59Ça fait partie des options à la disposition de Donald Trump.
06:01se saisir de cette île pour mettre la pression sur les Iraniens
06:04et les forcer à faire un deal.
06:06On rappelle que le président a ordonné le déploiement de troupes supplémentaires,
06:09plusieurs milliers d'hommes, des parachutistes, des marines
06:11qui seront sur zone dans les prochaines heures, les prochains jours.
06:14Et qu'ils pourraient être déployés au sol en Iran dans une opération de ce type,
06:18même si pour le moment, Donald Trump n'a pas pris de décision définitive
06:21sur un déploiement terrestre de soldats en Iran.
06:24Merci beaucoup Antoine Olar à Washington.
06:26Didier François, il est passé où l'ultimatum ?
06:28J'en sais rien moi.
06:30Je suis comme vous.
06:31Est-ce que, je rappelle que normalement c'est la nuit prochaine,
06:34il n'est plus sur la table, il y est toujours ?
06:36En fait, pourquoi ça n'y est pas ?
06:38C'est qu'ils attendent la réponse là.
06:41J'ai eu une réunion cet après-midi où les Américains n'ont pas encore la réponse,
06:45ils pensent avoir ce soir la réponse.
06:46Pour eux, la réunion normalement a toujours lieu,
06:49mais ils n'ont pas encore, ils attendent la réponse.
06:51Avec les décalages horaires et vu que ça passe par des intermédiaires,
06:53voilà, on est dans la phase où on ne le sait pas encore,
06:55on le verra, je pense que d'ici quelques heures,
06:59le temps que ça se réveille un peu là-bas,
07:01on va voir la réponse dans la soirée.
07:03Donc, si les Iraniens disent oui au principe d'une réunion,
07:06l'ultimatum évidemment n'a plus de sens.
07:08Vitkoff et Jared, l'ultimatum c'était pour ça,
07:11c'était pour relancer quelque chose.
07:13Donc, on sait que Vitkoff et Jared sont prêts à y aller,
07:16on sait que Vance re-rentre dans le jeu,
07:19on sait que les Pakistanais avec les Turcs,
07:22parce qu'on a quand même d'autres ressources que les Américains,
07:24il y a quand même du monde qui s'occupe de cette affaire.
07:26Donc, tout le monde attend là de voir si c'est déjà le moment
07:29de faire le premier pas de réunion commune,
07:31ce qui n'est pas évident,
07:32parce que les Iraniens demandent des gestes en échange,
07:35entre l'arrêt des bombardements,
07:38et ils veulent mettre à l'ordre du jour
07:40la question de la levée des sanctions,
07:41ce qui pour l'instant n'est pas le cas.
07:43Donc, on est encore dans cette phase-là,
07:45en fait, on est dans la négo, c'est pour ça que ça se passe comme ça.
07:48C'est logique que dans les négociations,
07:49les Iraniens essayent de faire,
07:52avant que ça se réunisse, obtenir le maximum,
07:54et surtout d'imposer...
07:56Enfin, ils voudraient essayer de sortir d'un cadre imposé par les Américains,
07:59parce que les Américains ont remis sur la table,
08:02de manière un tout petit peu plus détaillée,
08:04le cadre qui avait été mis en place le 27 février,
08:07lors des négociations de Oman,
08:09juste à la veille des frappes.
08:10Donc là, les Iraniens essayent de sortir un peu de ce cadre,
08:14ou en tout cas de rajouter,
08:16avant le début des négociations,
08:17parce qu'ils sont assez bons en négociation.
08:19Ils savent que s'ils rentrent sur le seul cadre américain,
08:22ils sont coincés dedans.
08:22D'autant que le cadre américain,
08:24il ne va quasiment discuter que du nucléaire,
08:25et il a écarté la question du balistique
08:28et la question des forces de proxiterroristes
08:32à une réunion avec les pays du Golfe,
08:34qui serait une réunion régionale.
08:36Donc, c'est bien là-dessus que les Iraniens
08:38essaient de jouer en amont,
08:39pour que leur question à eux soit mise aussi à l'ordre du jour.
08:42C'est normal.
08:43Et Ulysse, Donald Trump dit aussi tout à l'heure,
08:45l'Iran nous fait un cadeau,
08:47en laissant passer 10 pétroliers
08:50dans le fameux détroit d'Hormuz.
08:52Est-ce que ce sont des pétroliers qui sont déjà passés
08:54et que le président américain ramasse,
08:56pour donner le sentiment qu'il a obtenu des choses,
08:58ou est-ce que c'est une promesse pour les jours qui viennent ?
09:00Non, ce qui a changé, effectivement,
09:02et Trump a raison de le signaler,
09:03c'est qu'il y a, effectivement,
09:06des navires, des pétroliers,
09:07des cargos qui passent le détroit d'Hormuz.
09:09Pas beaucoup, mais plus que la semaine dernière.
09:11Il y a notamment un cargo malaisien qui est passé.
09:15La différence avec la semaine dernière,
09:16quand Trump parle de cadeau,
09:17c'est vrai qu'on peut considérer cela
09:19comme un geste d'ouverture de l'Iran.
09:21C'est en étant ?
09:22Limité, limité.
09:24Mais ça veut dire quoi, surtout ?
09:25L'Iran impose un droit de péage.
09:27Et donc, il contrôle le détroit d'Hormuz.
09:29C'est-à-dire que le patron du détroit,
09:30ça reste l'Iran.
09:32Donc, c'est un cadeau, si vous voulez...
09:34Un peu empoisonné, quand même.
09:35Voilà.
09:35Mais ce qui est très intéressant,
09:37c'est que ça intervient aussi le jour où on annonce,
09:38et on va sans doute en reparler,
09:40l'élimination du chef de la marine iranienne.
09:43L'homme chargé de surveiller le détroit.
09:44Ben oui, c'est lui qui a dit,
09:46dans une déclaration il y a à peine quelques jours,
09:49si on me donne l'ordre de bloquer le détroit,
09:51je le bloquerai.
09:52Et donc, aujourd'hui, il est mort.
09:54Éliminé dans une frappe aujourd'hui.
09:55On va aller du côté de Téhéran,
09:56justement, retrouver Siavosh Ghazi,
09:58correspondant d'RFI et de France 24,
10:00dans la capitale iranienne.
10:01On parle de ce détroit d'Hormuz, Siavosh,
10:04mais les Iraniens et leurs alliés,
10:06désormais, menacent de bloquer un autre détroit,
10:08plus au sud, la porte d'entrée de la mer Rouge.
10:14Absolument.
10:15Là, avant de parler de ce détroit de Bab el-Mandeb,
10:19je voudrais vous montrer cette image,
10:22comme tous les soirs depuis le début de la guerre,
10:24il y a des manifestations, des rassemblements,
10:26tous les soirs,
10:27dans les grandes classes de Téhéran,
10:30mais aussi en province,
10:31des gens qui se rassemblent
10:33pour soutenir le pouvoir,
10:36dénoncer la guerre menée par Israël
10:38et les États-Unis.
10:40Et donc, alors,
10:41quand on est dans le détroit de Bab el-Mandeb,
10:44c'est la dernière carte,
10:46ou l'une des dernières cartes
10:48du pouvoir iranien,
10:49des forces armées iraniennes
10:52qui pourraient être utilisées
10:53pour bloquer le détroit de Bab el-Mandeb.
10:57Ce détroit est particulièrement important,
10:59puisque l'Iran contrôle déjà
11:01le détroit d'Hormuz.
11:02Et donc, s'il y a des contrôles
11:05plus tôt dans le détroit de Bab el-Mandeb,
11:09je voudrais vous dire
11:09que le trafic maritime,
11:12le trafic pétrolier
11:13sera encore plus au main de Téhéran,
11:16puisque les Russes,
11:19on y a même,
11:19sont des alliés de Téhéran.
11:21Et donc, c'est une menace supplémentaire
11:23contre les États-Unis
11:24pour qu'il n'y ait pas
11:26d'attaques supplémentaires
11:28contre l'Iran.
11:29et une manière de montrer
11:30que l'Iran a la hausse main
11:32dans ce conflit
11:33et pour se retourner
11:35complètement
11:35dans le trafic maritime,
11:37dans le trafic commercial,
11:39dans le trafic pétrolier
11:41dans toutes ces zones,
11:42à la fois dans le détroit d'Hormuz,
11:44mais aussi dans le détroit
11:46de Bab el-Mandeb.
11:48Merci, Chiavoj Ghazi,
11:49pour la liaison qui n'est pas très bonne,
11:51la liaison technique,
11:51évidemment,
11:52avec Téhéran.
11:53C'est l'arme fatale de l'Iran.
11:55Les détroits,
11:56on a vu déjà les conséquences
11:57sur un détroit,
11:59un deuxième bloqué,
12:00là, ce serait absolument terrible,
12:01évidemment,
12:01pour le commerce mondial.
12:02c'est qu'autant sur le détroit d'Hormuz,
12:04ils ont vraiment la main dessus,
12:04c'est chez eux,
12:05ils jouent à domicile,
12:06comme on dirait en football,
12:08autant sur le détroit d'Hormuz,
12:09c'est quand même assez loin.
12:11Bab el-Mandeb.
12:12Pardon,
12:12excusez-moi,
12:13merci, Ulysse.
12:14Bab el-Mandeb,
12:15c'est assez loin.
12:16C'est vraiment,
12:17ils n'ont pas la longe
12:18pour y aller.
12:19Ils sont très dépendants
12:20de ce que feraient les Houssi,
12:21donc les groupes armés yéménites,
12:25qui, pour l'instant,
12:26qui sont quand même
12:27beaucoup plus autonomes
12:28à l'égard de l'Iran
12:29que ne l'est le Hezbollah
12:30ou le Hamas
12:32ou les milices chiites irakiennes.
12:34Donc oui,
12:35ils peuvent menacer,
12:36mais là, pour le coup,
12:38ils ne sont pas totalement,
12:39totalement à la manœuvre.
12:41Toutes les images qu'on a vues,
12:43par exemple,
12:43c'était des interceptions aussi,
12:45c'était les outils
12:46qui ont une capacité d'intervention,
12:48sachant que, par ailleurs,
12:49en face du Yémen,
12:51là, pour le coup,
12:52on a une mission militaire européenne maritime
12:54qui s'appelle...
12:57Aspedes.
12:57Aspedes, voilà, excusez-moi.
12:58C'est vous qui me l'avez appris
12:59il y a quelques semaines.
13:00Oui, oui, mais c'est là
13:01que je commence à perdre la boule.
13:04Donc...
13:04Donc on y est, là-bas.
13:05Et on y est,
13:06on a même renforcé,
13:07avec deux frégates,
13:08la mission.
13:09Et donc,
13:10mais encore une fois,
13:11qui n'est pas une mission d'attaque,
13:12qui est une mission
13:13de garantir la liberté de circulation
13:16dans le détroit.
13:18On a parlé de l'Iran
13:19il y a quelques instants,
13:20on va parler d'Israël aussi,
13:22les frappes se poursuivent,
13:23les frappes venues d'Iran,
13:24les frappes venues du Hezbollah
13:26au Liban.
13:27Regardez ces images
13:28et écoutez,
13:29c'était aujourd'hui en Israël.
13:56C'est ça, c'est en Israël ça ?
13:58C'est en Israël, effectivement.
13:59Et nos envoyés spéciaux,
14:00Clémence Dibout et Mathieu Le Peigneux,
14:02ont pu se rendre sur les lieux
14:03de cette frappe.
14:04Regardez.
14:06On voulait aussi vous montrer,
14:07avec Mathieu Le Peigneux,
14:08cette autre maison,
14:09un peu plus loin,
14:10à Kwar Kassem.
14:10Vous voyez,
14:11c'est impressionnant autour de nous.
14:12Alors ça,
14:13ça a été une frappe
14:14le premier jour de la guerre,
14:15le 28 février.
14:16C'est tombé ici,
14:18sur cette maison.
14:18Les habitants nous disent
14:19que c'est un missile à fragmentation.
14:21Il y a encore un trou,
14:22d'ailleurs,
14:22ce n'est pas complètement sécurisé
14:23dans cette zone ici.
14:24Il n'y a pas eu de blessés
14:26parce qu'ils étaient
14:27dans un abri
14:28en dessous de la maison.
14:29Les habitants,
14:29bon, évidemment,
14:30ils ne peuvent plus venir ici,
14:31bien sûr.
14:31Regardez,
14:32la toiture,
14:32elle a été complètement soufflée,
14:33arrachée,
14:34les clables électriques,
14:35la structure métallique,
14:36c'est là.
14:38Évidemment,
14:38cette maison,
14:38elle ne pourra plus jamais
14:39être habitée.
14:40C'était le premier jour de la guerre,
14:41ça n'a pas fait de dégâts.
14:42C'est impressionnant.
14:43Selon les habitants ici,
14:45eux disent que c'est
14:45un missile à fragmentation,
14:47une tête qui serait tombée ici.
14:49Kfar Kassem,
14:50touchez aujourd'hui,
14:51on vous a montré
14:52les dégâts tout à l'heure.
14:54Là,
14:54ça date d'il y a quelques jours,
14:55mais on voit évidemment
14:56que le souffle a été
14:57très, très important.
14:59Et ce qui est vraiment impressionnant,
15:00peut-être que Mathieu Le Peigny
15:01va pouvoir vous montrer,
15:02regardez,
15:02évidemment qu'il n'y a plus
15:04de fenêtres,
15:04qu'il n'y a plus rien.
15:05Mais si on regarde les maisons
15:06juste à côté,
15:07la rue fait à peine quelques mètres,
15:10il n'y a rien eu de l'autre côté.
15:12Parfois,
15:12c'est vraiment pile sur le lieu
15:14de l'impact,
15:14à quelques mètres près.
15:16Et tout à l'heure,
15:18regardez,
15:18on voit d'ici un impact
15:19aujourd'hui cette fois-ci.
15:20Si on se penche,
15:21ce n'est pas facile,
15:22mais on va vous le montrer,
15:22le trou qui est en train
15:23d'être rebouché au loin,
15:24ça,
15:24c'est un impact d'aujourd'hui,
15:26de ce matin.
15:27Il est en train d'être rebouché,
15:28cette maison,
15:29évidemment,
15:29ça devrait un peu attendre.
15:31Et si on revient à l'intérieur
15:33pour voir un peu les dégâts,
15:34il faut faire attention
15:34quand on marche
15:35parce qu'il y a des câbles électriques
15:36partout, par terre.
15:37On voit aussi,
15:38là,
15:38tout ça,
15:38ça a été complètement soufflé.
15:40Kfar Kassem,
15:41une deuxième fois touché,
15:41donc,
15:42aujourd'hui,
15:43par des missiles,
15:44ce matin,
15:45avec plusieurs alertes
15:46ici,
15:47dans cette ville.
15:47Donc,
15:48ce reportage à Kfar Kassem
15:49en Israël,
15:50Didier François,
15:51la force de frappe iranienne
15:53sur Israël,
15:54elle peut durer des semaines,
15:55des mois ?
15:57Les estimations occidentales,
15:58c'est trois mois.
15:59Trois mois.
16:00Ce qui est assez long
16:01du point de vue du temps politique,
16:03ce n'est pas très long
16:03d'un point de vue du temps militaire,
16:04mais il se trouve que
16:05le temps politique,
16:06en fait,
16:07en général,
16:07l'impose au temps militaire.
16:10Est-ce que le temps
16:11joue en faveur des Iraniens ?
16:12C'est-à-dire,
16:12est-ce que le fait
16:13de frapper quotidiennement
16:13affaiblit le dôme de fer ou pas ?
16:15Non,
16:15alors,
16:15en fait,
16:16ce qui est embêtant,
16:16ce n'est pas,
16:17il n'y a pas d'afflédissement
16:18du dôme de fer
16:18qui a toujours un taux de succès
16:20de l'interception assez fort.
16:21En revanche,
16:21il y a une montée en gamme
16:22qui inquiète tout le monde
16:25des Iraniens
16:26dans leur capacité de ciblage
16:27et dans leur trajectoire
16:28qui sont plus efficaces.
16:29On pense que
16:31depuis 15 jours,
16:32ils se sont montés d'un cran,
16:33ils ont fait un cliquet,
16:34ils ont une aide,
16:35de toute évidence,
16:36en capacité de ciblage
16:37qui est de bon niveau.
16:39Une aide de qui ?
16:40On pense que c'est
16:41les Chinois et les Russes.
16:41Et ça tombe,
16:42on en parlera tout à l'heure,
16:43des Chinois et des Russes
16:44du rôle qu'ils ont
16:46aujourd'hui dans cette guerre.
16:47Merci Ulisse Gosset,
16:48merci Didier François.
16:48On va se retrouver
16:49dans quelques minutes
16:49pour les derniers développements,
16:50évidemment,
16:51sur cette guerre au Moyen-Orient.
16:52le temps d'une parenthèse politique
16:54puisque c'est Olivier Faure,
16:55le premier secrétaire
16:56du Parti Socialiste
16:57qui va nous rejoindre.
16:59À présent,
16:59Olivier Faure
17:00qui est sous le feu
17:01des critiques
17:01au sein de son parti
17:03après les alliances
17:04nouées lors des élections
17:06municipales
17:07avec les Insoumis.
17:08Bonsoir Olivier Faure.
17:09Bonsoir Marcel.
17:10Soyez le bienvenu.
17:10On va en parler des Insoumis.
17:12On va parler de Jean-Luc Mélenchon
17:13aussi ce soir.
17:13Vous aimez tellement en parler
17:14que c'est difficile d'échapper
17:15à un plateau
17:16où on n'en parle pas de lui.
17:17Ce qui me matriste un peu
17:18parce que je pense
17:19que la vie politique
17:20ne tourne pas autour de lui.
17:20Bon, une image d'abord
17:22si vous le permettez.
17:23Vous étiez ce matin
17:23à l'hommage national
17:25rendu à Lionel Jospin.
17:26On a entendu votre réaction
17:27déjà ces derniers jours
17:28après la disparition
17:29de l'ancien Premier ministre socialiste,
17:30l'homme de la gauche plurielle,
17:32l'homme des 35 heures.
17:33Mais on a vu ce matin
17:35à peu près toute la gauche là-bas
17:37à l'exception de Jean-Luc Mélenchon
17:38qui a dit qu'il avait été invité
17:39un peu trop tard
17:39et qu'il n'a pas pu s'y rendre.
17:41Finalement, c'est le seul endroit
17:43aujourd'hui
17:44où la gauche peut encore se réunir.
17:46Je ne sais pas pourquoi vous dites ça
17:47parce que la réalité
17:48c'est que dans ces élections municipales,
17:50je rappelle qu'il n'y a jamais eu
17:52autant de maires socialistes
17:53depuis les élections de 2008.
17:55Nous avons conquis
17:57plus de 123 villes.
17:59Nous avons près de 800 maires
18:01aujourd'hui qui sont socialistes
18:02et estampillés.
18:03D'autres qui sont dans la galaxie,
18:05qui sont proches de nous.
18:06Et donc nous avons réussi
18:08cet exploit.
18:09Pour quelles raisons ?
18:11Parce que nous avons réussi là aussi
18:13ce qui n'avait jamais été fait
18:15de toute sorte de la gauche.
18:16c'est une alliance
18:17dès le premier tour
18:18entre socialistes,
18:19communistes
18:19et écologistes.
18:20Ça n'était jamais arrivé.
18:22Ce n'est pas cette alliance-là
18:23qui est critiquée aujourd'hui,
18:24y compris par certains
18:25de vos alliés ou ex-alliés
18:27au sein du Parti Socialiste.
18:28On va, si vous le permettez,
18:29Olivier Faure,
18:29remonter un peu le fil
18:30avec Raphaël Grabli
18:31qui nous rejoint.
18:32Non pas des alliances
18:34aux municipales,
18:35mais de vos relations
18:36avec Jean-Luc Mélenchon
18:38de ce que vous en dites
18:39depuis plusieurs années.
18:40Bonsoir Raphaël.
18:42On remonte en quelle année
18:42pour commencer ?
18:43On remonte en 2022.
18:44Je me suis arrêté
18:45à mai 2022
18:46comme point de départ
18:47après la présidentielle
18:48catastrophique pour le PS.
18:49Anne Hidalgo arrive
18:50dixième au premier tour.
18:51Vous vous alliez à LFI
18:53pour les législatives
18:54avec la NUPES.
18:55Les images qu'on voit,
18:56c'est le 7 mai 2022
18:58à la convention de la NUPES.
18:59Vous vous affichez
19:00auprès de Jean-Luc Mélenchon.
19:02Rapidement,
19:02en 2023,
19:04les premières tensions apparaissent
19:05avec l'affaire Quatennens
19:06notamment.
19:07Et puis tout bascule
19:08avec les massacres
19:09du 7 octobre.
19:10LFI, dans un communiqué,
19:11parle d'une offensive armée
19:13pour évoquer les attaques
19:14du Hamas
19:15que LFI refuse d'ailleurs
19:16de présenter
19:17comme organisation terroriste.
19:19Déjà à l'époque,
19:20des figures du PS
19:21vous demandent
19:22de rompre avec LFI.
19:24Après dix jours
19:25environ de débat,
19:26vous appelez finalement
19:26un moratoire
19:28sur votre participation
19:29à la NUPES
19:30qui est donc
19:30mise en sommeil.
19:31Là, on arrive en 2024,
19:33c'est-à-dire
19:33le moment de la dissolution.
19:34Oui, donc nouvelle législative
19:36et nouvelle alliance
19:37avec LFI.
19:38Cette fois,
19:38c'est le nouveau front populaire.
19:40Un succès électoral
19:41mais une alliance
19:42tout aussi éphémère
19:44en 2025.
19:44Vous refusez de censurer
19:45d'abord le gouvernement
19:46Beyrou,
19:47ensuite le gouvernement
19:48Lecornu.
19:49Nouvelle rupture
19:50avec LFI.
19:51Jean-Luc Mélenchon
19:51fin 2025
19:53évoque même
19:55dans un tweet
19:55un pacte,
19:56je cite,
19:57Macron fort.
19:58Et puis la rupture,
19:59elle est encore plus forte
20:00depuis février
20:01suite à la sortie
20:02de Jean-Luc Mélenchon
20:02autour du nom Epstein.
20:04Le 7 mars,
20:05une semaine avant
20:06les municipales,
20:07vous évoquez alors
20:08des expressions antisémites
20:10de Jean-Luc Mélenchon
20:11et, je vous cite,
20:13le franchissement
20:14de l'inacceptable.
20:15Comment vous expliquez
20:16dans ces conditions,
20:17Olivier Faure,
20:18autant d'alliances
20:18avec les insoumis
20:19entre les deux tours ?
20:20D'abord,
20:21autant d'alliances,
20:21il faut quand même
20:22remettre les choses
20:23en leur juste proportion.
20:24Il y a 0,6%
20:26des candidats
20:26qui ont fait alliance
20:27au second tour
20:28avec la France insoumise.
20:29Autant d'alliances
20:30dans les grandes villes
20:30puisqu'il y en a une quinzaine.
20:32Vous connaissez la question ?
20:32Mais la réalité,
20:33c'est que vous le savez,
20:34il y en a eu six.
20:35Donc, vous pouvez raconter
20:37ce que vous voulez,
20:37mais si on revient
20:38à cette juste proportion,
20:41déjà, on relativise les choses.
20:42Ensuite, moi,
20:43ce que je dis,
20:44c'est que je ne suis pas
20:46irréconciliable
20:46avec l'ensemble
20:47de ceux qui votent insoumis.
20:49Je suis irréconciliable
20:51avec leur chef.
20:51Là, ce n'est pas des électeurs
20:52avec qui vous avez
20:52l'alliance,
20:53ce sont des candidats.
20:53Y compris,
20:54j'avais mis au défi
20:55quiconque de dire
20:56en quoi les deux candidats
20:58insoumis
20:58qui étaient, en fait,
21:00à Toulouse et à Limoges
21:01avaient tenu des propos
21:03qui rejoignaient
21:04ceux de Jean-Luc Mélenchon.
21:05Est-ce qu'ils sont antisémites ?
21:06Est-ce qu'ils ont pratiqué
21:07même une forme
21:08de hooliganisation
21:09de la vie politique ?
21:10Est-ce qu'ils sont
21:11de dangereux barbares ?
21:12Ou est-ce qu'au contraire,
21:13on avait là affaire
21:14à des gens
21:14qui avaient mené
21:15une campagne
21:17qui avaient recueilli
21:18suffisamment de suffrages
21:19pour qu'on s'intéresse
21:20à ce qu'ils avaient fait ?
21:22Après, ces choix-là,
21:23vous le savez,
21:24ce ne sont pas des choix
21:25qui sont des choix
21:25qui sont faits
21:26par la direction de la patrie sociale.
21:27Oui, mais ça,
21:27c'est un peu facile.
21:28Vous êtes le patron,
21:30vous dites,
21:31quelques jours avant,
21:32il n'y aura pas d'accord national,
21:33il y a des accords
21:34qui sont conclus
21:34dans plusieurs villes,
21:36vous dites,
21:36je les comprends,
21:37et ensuite,
21:38vous nous dites,
21:38j'ai laissé faire.
21:39C'est-à-dire qu'à aucun moment,
21:41vous ne vous êtes mêlé
21:42de ces accords-là.
21:43Vous ne pouvez pas me dire,
21:44vous avez dit,
21:44il n'y aura pas d'accord national,
21:45et puis ensuite,
21:46il y a des accords locaux.
21:47Mais vous avez laissé faire.
21:48Je vous dis,
21:48je vous dis
21:49qu'il n'y a pas d'accord national.
21:50Pendant la semaine
21:51qui a précédé,
21:52vous avez entendu
21:52un certain nombre
21:53de cadres socialistes
21:54qui avait dit,
21:55on verra au cas par cas,
21:56il y a des fois
21:57où ce sera imaginable
21:58parce que la gauche,
22:00elle s'est toujours rassemblée
22:01sur un second tour.
22:02Ce que je dis,
22:03moi,
22:03c'est que ma position à moi,
22:04elle est effectivement
22:06très claire.
22:07Il n'y a aucune possibilité
22:09pour un accord national
22:10avec la France insoumise.
22:11Alors,
22:12est-ce que vous étiez
22:13dans ces civils,
22:14Olivier Faure,
22:14dans ces civils,
22:15est-ce que vous étiez
22:17pour ou contre ces civils ?
22:18Si vous voulez la clarté,
22:20je vais vous dire,
22:20pour les prochaines échéances
22:22qui sont des échéances
22:24présidentielles
22:24puis législatives,
22:26il n'y aura pas d'accord
22:28avec national,
22:29donc avec la France insoumise.
22:30Et il y aura
22:30des accords locaux.
22:31Des accords locaux.
22:32Qu'est-ce que vous racontez ?
22:33Boris Vallaud,
22:34l'un de vos opposants
22:35qui est en train de...
22:36Enfin,
22:37l'un de vos soutiens
22:37qui est en train de devenir
22:39peut-être l'un de vos opposants
22:40au sein du PS,
22:40dit,
22:41on ne nous croira pas
22:41la prochaine fois.
22:42On a déjà fait le coup.
22:44Mais moi,
22:45ce que je vois,
22:46c'est que vous êtes en train
22:47de chercher à faire
22:49de la France insoumise
22:51le sujet majeur
22:51de la vie politique
22:52alors que...
22:53Enfin,
22:53je viens de dire à l'instant...
22:54C'est vous,
22:55Olivier Faure,
22:55quelques jours avant
22:56le premier tour
22:57qu'avait dit
22:57Jean-Luc Mélenchon
22:58qui a des propos antisémites.
22:59Ce n'est pas moi.
23:00Ce ne sont pas les journalistes.
23:01Mais Marc Fauvel...
23:02Mais comment on peut dire ça
23:03et s'allier ensuite ?
23:04Ou laisser s'allier ensuite ?
23:05Mais écoutez,
23:06je vous ai répondu,
23:08je vous dis que
23:08ce n'est pas parce que
23:09je conteste
23:10le leader
23:11de la France insoumise
23:12qui a franchi
23:13toutes les lignes
23:14et qui l'a fait
23:15de manière répétée,
23:16récurrente
23:17et qui s'est rendu
23:18en réalité insupportable
23:20à tel point
23:21qu'il est devenu un boulet
23:22même pour ses propres candidats.
23:24Ce que je dis,
23:25c'est que moi,
23:26je ne renie pas le fait
23:27qu'il y a des insoumis
23:28qui sont aujourd'hui
23:30dans ce mouvement,
23:31des gens qui votent
23:32pour la France insoumise
23:33auxquels je veux
23:34continuer à parler.
23:35Et je leur dis quoi
23:35à ces insoumis ?
23:36Je leur dis,
23:37mais vous ne voyez pas
23:38que vous êtes avec
23:38un plafond de verre
23:39qui descend chaque fois
23:40à cause de Jean-Luc Mélenchon ?
23:42Ça ne vous intéresse pas
23:42de voir que c'est un boulet
23:43qui vous empêche
23:44de porter y compris votre message ?
23:46C'est ça ce que je leur dis.
23:47Parce que c'est trop...
23:48Qu'est-ce que vous voulez qu'on fasse ?
23:49Qu'on dise que désormais
23:50il y a plusieurs millions
23:51de femmes et d'hommes
23:52dans ce pays
23:52qui sont irratrapables
23:54que désormais
23:54on ne pourrait plus leur parler ?
23:56Ça n'est pas ma position.
23:57Mais je prends un exemple précis.
23:58Nantes,
23:59c'est la numéro 2 du PS.
24:00Johanna Roland
24:01qui fait alliance
24:02avec les insoumis
24:02sur sa liste.
24:04Il y a un candidat LFI
24:05qui le 7 octobre
24:06a refusé
24:07de condamner l'attaque du Hamas
24:08et qui l'a même justifié.
24:10Mais attendez.
24:11Ça, ça ne vous gêne pas ?
24:12Je ne connais pas ce monsieur.
24:13L'affaire est sortie dans la presse
24:15entre les nôtres.
24:15Elle est forcément arrivée jusqu'à vous.
24:17Non.
24:17Elle n'est pas arrivée jusqu'à vous.
24:18Non, elle n'est pas arrivée jusqu'à moi.
24:19Ce que je vous dis...
24:20La résistance n'est pas le terrorisme.
24:21Marc Fauvel,
24:22je veux bien venir sur votre plateau
24:24avec plaisir.
24:24Oui.
24:25Mais quand même...
24:26Enfin, vous avez d'abord eu
24:28une affaire
24:28qui était l'affaire de Rank
24:30qui a duré
24:3115 jours, 3 semaines.
24:33Puis après,
24:33on a maintenant
24:34l'affaire des alliances.
24:35Avant le premier tour,
24:36c'était déjà la question.
24:37C'est devenu la question
24:38pendant le second tour.
24:39On est presque une semaine
24:41après le second tour
24:41et on parle de quoi ?
24:42On parle toujours des insoumis.
24:44Moi, je n'en peux plus.
24:45Je vais vous dire une chose.
24:46Je ne suis pas là
24:47pour parler des insoumis.
24:48Si vous voulez qu'on parle
24:48des socialistes...
24:49Olivier, si on parle des insoumis...
24:50Pardon, si on parle des insoumis,
24:52ce n'est pas parce que
24:52ça vient de ne pas...
24:53Je vais finir ma phrase.
24:54Juste parce que vous êtes
24:55en train de m'expliquer
24:56que j'ai une sorte de manie
24:57sur les insoumis.
24:58C'est le parti socialiste
24:59qui se déchire depuis plusieurs mois.
25:00Je vais finir ma phrase
25:01en vous disant que
25:02dans un moment,
25:02et c'est valable aussi
25:03pour les socialistes
25:04dont vous parlez,
25:05nous sommes dans un moment
25:06de crise internationale.
25:07On a aujourd'hui
25:08le prix du pétrole
25:09qui ne cesse d'augmenter.
25:10Vous avez des gens
25:11qui, pendant toute la campagne
25:12des municipales,
25:13et ça, on n'en parle jamais,
25:14qui sont venus nous parler
25:15sur les marchés,
25:16dans les portes-à-portes,
25:17partout ailleurs.
25:18J'ai fait deux mois de campagne
25:19dans toute la France.
25:20Est-ce que ça vous intéresse
25:21de savoir ce que ces gens
25:22m'ont dit ?
25:23Est-ce qu'ils m'ont parlé
25:23des insoumis ?
25:24Ce qu'ils m'ont dit,
25:25Marc Fauvel,
25:26ils m'ont dit
25:27nous vivons mal.
25:28Nous vivons mal.
25:29Et nous avons des sujets
25:31qui sont aussi simples
25:31que le logement,
25:36tous ces sujets-là
25:37que personne ne veut traiter.
25:38Alors moi, je veux bien
25:39qu'à chaque fois
25:40qu'on vient à la télévision
25:40ou à la radio,
25:41on nous parle pendant
25:42une demi-heure
25:43de la France insoumise
25:43et puis à la fin,
25:44on a peut-être
25:45une demi-question
25:46sur qu'est-ce qu'on fait
25:47sur le pétrole.
25:48Peut-être qu'on vous en parle.
25:50On va parler du pétrole.
25:50Peut-être qu'on vous en parle
25:51parce que le bureau national
25:53du PS qui a eu lieu
25:54il y a deux jours,
25:54vous n'avez pas parlé
25:55des prix du pétrole.
25:56Il a duré six heures,
25:57on a parlé,
25:58vous avez parlé
25:58de la stratégie du PS.
25:59Ce n'est pas moi.
26:00Ce sont les socialistes
26:01qui parlent de ça.
26:02Si vous voulez qu'on prolonge
26:03encore ces six heures.
26:04Ah non, on n'aura pas le temps.
26:05Voilà.
26:05On peut les prolonger
26:06autant qu'il le faut.
26:07Mais enfin, simplement,
26:08ce que je vous dis,
26:09c'est que quand nous sommes
26:11un grand parti politique
26:13qui vient de remporter
26:14des élections municipales
26:15et que nous passons
26:16notre temps
26:17à nous déchirer
26:19sur des questions
26:20qui sont des questions
26:21accessoires en réalité
26:23parce qu'elles ne visent...
26:25Et d'ailleurs,
26:25vous le savez,
26:26ce n'est pas moi
26:27qui l'ai décidé.
26:28Et ensuite,
26:28tous les courants
26:29ont participé
26:29à cette histoire.
26:31Et donc,
26:31venir ensuite
26:32faire le procès
26:32de la direction,
26:33c'est tellement cousu
26:34de fil blanc.
26:35C'est la première fois...
26:36Ça veut dire quoi,
26:37ce que vous dites ?
26:37Ça veut dire que
26:38quoi qu'il arrive...
26:39Les autres courants
26:40qui ont conclu...
26:40Et c'est vrai
26:41que dans certaines villes...
26:42Mais à chaque étape...
26:43Olivier,
26:44il faut que je termine
26:44juste ma phrase.
26:44C'est vrai que dans certaines villes,
26:45ce sont des gens
26:46qui aujourd'hui
26:46vous en font le reproche
26:47en interne au PS
26:48qui ont conclu
26:49des accords
26:49avec la France insoumise.
26:51Ce que vous dites quoi ?
26:51C'est,
26:52ils font de la petite politique
26:53pour me sortir.
26:55Ils veulent ma tête aujourd'hui.
26:56Il y a eu un appel
26:56à la démission
26:57lancée par le maire socialiste
26:58de Saint-Ouen
26:59qui vous demande de partir.
27:00Boris Vallaud,
27:01qui est un peu l'homme
27:02qui vous a fait
27:02premier secrétaire,
27:04dénonce aujourd'hui
27:04vos ambiguïtés.
27:06Vous dites ce soir
27:07je suis premier secrétaire
27:09et j'y reste.
27:10Mais je suis premier secrétaire
27:11élu par des militantes
27:12et des militants
27:13à plus de 50%.
27:14Donc,
27:15ce mandat-là,
27:16je le tiens
27:16des militantes
27:17et des militants.
27:18Je vois bien
27:19qu'à chaque étape...
27:20Si vous voulez reprendre
27:21parce qu'on a repris
27:22tout à l'heure l'histoire,
27:23mais enfin vous avez des gens
27:24qui ont suivi à chaque année
27:25et puis il y a même des gens
27:25qui jusqu'à...
27:27Enfin, rappelez-vous
27:28le NFP.
27:29Ça va de Philippe Poutou
27:31à François Hollande.
27:33Carole Delga approuve,
27:35François Hollande approuve,
27:37tout le monde approuve.
27:38Il n'y a pas
27:39les phrases antisémites
27:40à ce moment-là.
27:41Je reprends les mots
27:42du bureau national du PS.
27:43Oui,
27:43il y avait déjà eu
27:44l'alerte
27:46avec le 7 octobre
27:47et ça n'a pas empêché
27:48tous ces gens de dire
27:49on fait le NFP
27:50parce qu'il y avait
27:51une menace
27:51qui était une menace importante
27:53qui était celle
27:53de voir l'extrême droite
27:54arriver au pouvoir.
27:55Vous venez d'éclipser
27:57ce qui a été
28:00l'élément majeur
28:01de ma journée.
28:02L'hommage à Lionel Jospin.
28:04Qu'a fait Lionel Jospin ?
28:05Pardon,
28:06je vous ai posé la question
28:06sur Lionel Jospin.
28:07Vous êtes parti
28:08sur Jean-Luc Mélenchon.
28:10Non,
28:11franchement...
28:11Est-ce que c'est un endroit
28:12où toute la gauche se parle ?
28:13Oui,
28:14c'est un endroit
28:15où toute la gauche
28:16se parle encore.
28:17Et ce que je vous dis,
28:18c'est que
28:19la gauche plurielle,
28:20c'était des gens
28:21qui avaient des positions
28:21très différentes.
28:23Très différentes.
28:23Que Lionel Jospin
28:24avait su mettre ensemble.
28:26Et puis,
28:26à un moment,
28:27cette gauche plurielle,
28:28elle s'est fracassée,
28:29elle s'est divisée.
28:30Et il y a eu
28:31sept candidats de gauche
28:32au premier tour
28:33de l'élection présidentielle
28:34de 2002.
28:34Ça a donné quoi ?
28:35Ça a donné,
28:35pour la première fois
28:36de notre histoire,
28:37l'extrême droite
28:38au deuxième tour
28:39d'une élection présidentielle.
28:40Depuis,
28:40c'est arrivé
28:40à trois reprises
28:42en tout.
28:43Jean-Marie Le Pen
28:44y compris.
28:44Et donc,
28:46la présence
28:46de l'extrême droite
28:47est devenue
28:47monnaie courante
28:49et notre présence
28:50une exception.
28:52Eh bien,
28:52je souhaite que nous puissions
28:53en finir avec cette exception
28:55et que nous puissions
28:56retrouver la capacité
28:57à arriver au second tour
28:58d'une élection présidentielle
28:59et faire face
29:00à l'extrême droite
29:01et la battre
29:02parce que je crois
29:03que notre pays
29:03n'est pas prêt à accepter
29:05Jordan Bardella
29:06ou Marine Le Pen
29:06à l'Élysée.
29:07Est-ce que ça veut dire,
29:08Olivier Faure,
29:09que le Parti Socialiste
29:10aura nécessairement,
29:11quel qu'il soit,
29:12un candidat
29:12à l'élection présidentielle ?
29:14Je souhaite qu'il y ait
29:15un candidat commun
29:16de toute la gauche
29:17démocratique et écologiste
29:19et donc,
29:20j'attends que chacun nous dise
29:21quels sont les moyens
29:22pour y parvenir.
29:23Ça, c'est la première
29:23de la gauche
29:24qui est prévue en octobre
29:25ou pour l'instant
29:26qui réunit pour l'instant
29:27les ex-insoumis
29:28comme François Ruffin
29:29ou Marine Tondelier
29:30pour les écologistes
29:31mais ça ne va pas au-delà
29:32où Clémentine...
29:33C'est vrai ?
29:34Oui.
29:34Pour l'instant,
29:34ça ne va pas au-delà.
29:35Donc, soit il y a des gens
29:36qui la rejoignent
29:38parce que je vois des gens
29:38qui disent
29:39c'est une petite primaire
29:40mais ceux qui s'indignent
29:41que ce soit une petite primaire
29:42et qu'ils y viennent
29:43ce sera une grande primaire.
29:44Ça, c'est pour Raphaël Luxman ?
29:45Ça, c'est pour tout le monde
29:46y compris pour moi.
29:48Il faut que tout le monde
29:49se range à l'idée simple.
29:51Pardon, je vais reprononcer son nom
29:52mais ce n'est pas pour
29:53Jean-Luc Mélenchon
29:53cette primaire-là ?
29:54Non.
29:54Je viens de vous dire
29:55la gauche démocratique
29:56et écologiste.
29:57Jean-Luc Mélenchon a déjà dit
29:58ce qu'il en était pour lui.
29:59Il a dit
29:59il y aura un candidat insoumis
30:01et d'ailleurs il a dit
30:01il y aura un pacte
30:03ce sera ceux qui me soutiennent
30:04à la présidentielle
30:05qui pourront être soutenus
30:06par les insoumis au législatif.
30:07Donc, cette affaire
30:07elle est déjà réglée.
30:08La clarté si vous la voulez
30:09je la fais ce soir
30:11je vous l'ai dit
30:12et il l'a fait lui-même.
30:13Donc, vous avez en fait
30:14là une équation
30:16qui est parfaitement résolue.
30:17Donc, maintenant
30:18la question c'est
30:19est-ce que tous les autres
30:20décident chacun
30:22par esprit partisan
30:23par volonté d'égo mal placé
30:27par incapacité
30:29à s'entendre
30:30avec les autres
30:31et bien dans ces cas-là
30:32on aura la même chose
30:33que le 21 avril 2002
30:34vous aurez pléthore
30:35de candidatures
30:36et à la fin
30:37vous aurez en fait
30:38la droite et l'extrême droite
30:39qui s'opposeront
30:40et donc nous serons
30:41dans une situation
30:41nous avons déjà connue
30:42une situation catastrophique
30:44si l'extrême droite
30:45en plus à l'issue
30:45devait l'emporter.
30:47Vous connaissez la phrase
30:48de la grand-mère
30:48de Martine Aubry
30:49quand c'est flou
30:50il y a un loup
30:50qu'elle avait dit
30:51il y a très longtemps
30:51lors d'un débat télé
30:52il y a un flou
30:53sur un autre cas
30:54au municipal
30:55vous allez voir
30:55ça ne concerne pas
30:56les insoumis
30:57c'est le cas
30:57de Catherine Trottmann
30:59élue à Strasbourg
31:00après avoir fait
31:01alliance avec Horizon
31:02vous avez dit
31:02entre les deux tours
31:03au moment où elle a fait alliance
31:05elle est exclue
31:06et une fois qu'elle a été élue
31:07vous avez dit
31:08elle est socialiste
31:08est-ce qu'elle est socialiste
31:09ou est-ce qu'elle ne l'est pas ?
31:10J'ai dit qu'elle ne pouvait pas
31:12se réclamer du parti socialiste
31:14dans l'alliance
31:14qu'elle a conclue
31:15avec le parti Horizon
31:17comprenez-moi bien
31:18comment voulez-vous
31:19justifier le fait
31:20Vous avez dit
31:20elle s'est placée
31:21en dehors du parti socialiste
31:22oui absolument
31:23ça c'était avant qu'elle soit élue
31:23et vous avez dit
31:24elle est toujours socialiste
31:25mais ce que j'ai dit
31:26c'est qu'on ne peut pas
31:28se réclamer
31:29de notre parti politique
31:31en faisant en même temps
31:32une alliance
31:32avec le parti Horizon
31:34pourquoi ?
31:35Horizon c'est le parti
31:36d'Edouard Philippe
31:36vous imaginez
31:37que si désormais
31:38le parti socialiste disait
31:39on peut s'allier
31:40avec la droite
31:41pour battre
31:42une candidate
31:43qui est une candidate
31:45écologiste
31:45alliée avec des insoumis
31:47comme elle l'avait été
31:47pendant tout son mandat
31:48vous imaginez
31:50qu'on ne comprend plus
31:51très bien où nous sommes
31:51vous voulez me demander
31:53où je suis
31:53ben moi je vous dis
31:54je suis socialiste
31:55et mon alliance
31:56et Catherine Trottman
31:56elle est socialiste ?
31:57et Catherine Trottman
31:58elle est socialiste
31:59je ne peux pas dire le contraire
32:00donc elle n'a pas été
32:00elle ne s'est pas exclue
32:01comme vous l'avez écrit
32:02mais j'ai dit
32:02qu'elle ne pouvait pas
32:03se réclamer de parti socialiste
32:04et d'ailleurs je crois comprendre
32:05qu'elle ne s'en réclame plus
32:07j'ai lu une interview d'elle
32:08où elle dit
32:08moi je suis libre
32:09et je fais ce que je veux
32:10ben écoutez
32:11elle était libre
32:12elle est socialiste
32:13parce que le parti socialiste
32:14il y a des gens
32:14qui sont socialistes
32:15dedans, dehors, etc
32:16je ne suis pas celui
32:18qui donne
32:19l'appellation contrôlée
32:21en fait il y a des gens
32:21qui appartiennent
32:22au parti socialiste
32:22et puis il y a des gens
32:23qui sont socialistes
32:23et Catherine Trottman
32:24à l'évidence là
32:25c'est une grande dame
32:26elle a fait beaucoup de choses
32:27dans sa vie
32:27elle s'est battue
32:28contre l'extrême droite
32:28elle a fait des choses
32:29que j'ai approuvées
32:30j'ai commencé ma vie politique
32:31avec elle
32:32et je l'ai appelée longuement
32:33au téléphone
32:34la veille de la décision
32:35que j'ai prise
32:35en la prévenant
32:36en lui disant
32:36Catherine
32:37je ne peux pas accepter
32:39l'idée
32:39que quelqu'un s'allie
32:40avec la droite
32:41pour battre
32:42un partenaire de gauche
32:43voilà
32:43je crois qu'elle l'avait compris
32:44qu'elle l'a accepté aussi
32:46et elle a fait ensuite
32:47son choix
32:48ce qui est à la fois
32:49respectable
32:49et en même temps
32:50vous ne pouvez pas
32:51me demander à moi
32:51de me renier
32:53sur ce que je crois
32:53moi je ne suis pas allié
32:54avec Edouard Philippe
32:55je ne veux pas avoir
32:56l'année prochaine
32:57je serai avec celles et ceux
32:59qui se battront
33:00contre la droite
33:01et contre l'extrême droite
33:01vous nous disiez
33:02il y a quelques minutes
33:02que les français
33:03quand vous les croisez
33:04vous parlent
33:04pouvoir d'achat
33:05et vous parlent aussi
33:07je pense des prix
33:08des carburants
33:08qui ont explosé
33:10ces dernières semaines
33:10depuis la guerre au Moyen-Orient
33:12le gouvernement prépare
33:13un geste pour les gros rouleurs
33:14on n'en sait pas plus
33:15dans les jours qui viennent
33:16c'est ce qu'annonce
33:17le ministre de l'économie
33:18aujourd'hui
33:18est-ce que c'est la bonne solution
33:20pour vous
33:21c'est-à-dire une aide ciblée
33:22sur ceux qui roulent le plus
33:23ou est-ce que vous estimez
33:24qu'il faut une aide plus large
33:26une sorte de nouveau chéquier
33:27pour aider les français
33:28à rouler
33:29non
33:29et d'ailleurs
33:30je me suis déjà exprimé
33:31à plusieurs reprises
33:31bien avant le gouvernement
33:33non
33:33on ne peut pas avoir
33:34une mesure générale
33:35si vous avez une mesure générale
33:36elle est à la fois
33:37très coûteuse
33:38et elle est très injuste
33:39parce qu'elle permet
33:40aussi bien à celui
33:41qui roule en Rolls Royce
33:43qu'à celui qui roule
33:44avec une vieille Twingo
33:46à l'un comme à l'autre
33:48mais un peu dans la caricature
33:49Rolls Royce et Twingo
33:50oui avec un SUV si vous voulez
33:51ce que je veux dire
33:52c'est que
33:52en fait il y a ceux
33:54qui ont d'abord
33:54un gros réservoir
33:55ceux qui ont un petit réservoir
33:57il y a ceux qui ont un gros réservoir
33:58et qui peuvent payer davantage
33:59et il y a ceux qui ont
34:00un tout petit réservoir
34:01mais pour qui
34:02c'est devenu existentiel
34:04parce que ça veut dire
34:04que pour aller au travail
34:06pour emmener les enfants
34:07faire du sport
34:08pour aller faire ces courses
34:09je suis en vue de une circonscription
34:10que vous connaissez peut-être
34:12qui est juste au-dessus de Molin
34:13en fait dans ce qu'on appelle
34:15la ville nouvelle de Sénard
34:16et où si vous n'avez pas de voiture
34:18pour aller travailler
34:18vous ne pouvez pas faire grand chose
34:19il y a le RER
34:20mais ça veut dire que
34:20si vous étiez au pouvoir
34:21Olivier Faure
34:21vous feriez sans doute
34:22à peu près la même chose
34:23j'ai dit à plusieurs reprises
34:25j'ai invité le gouvernement
34:27à prendre une mesure ciblée
34:28un chèque qui soit destiné
34:30uniquement à celles et ceux
34:31qui sont à la fois
34:32de gros rouleurs
34:33et qui sont parmi les plus modestes
34:34il ne s'agit pas d'arroser
34:36tout le pays
34:36avec des subventions
34:37dont nous n'avons plus les moyens
34:38donc effectivement
34:40il faut cibler
34:41maintenant j'attends
34:41de voir ce que fera le gouvernement
34:42et reconnaissez une chose
34:44c'est que
34:45je ne suis pas sectaire
34:47et donc quand le gouvernement
34:48fait quelque chose
34:49qui correspond à ce que
34:51je crois juste
34:52j'approuve
34:52quand je suis en désaccord
34:54je le dis aussi
34:55voilà c'est ma philosophie
34:56elle est assez simple
34:57je pense qu'il faut travailler
34:58pour les françaises et les français
34:59et justement
35:00arrêter de parler
35:01exclusivement avec des étiquettes
35:02mais de parler aussi
35:03ce qu'il est possible
35:04de faire pour les français
35:05quand pour en venir au municipal
35:07quand dans une ville
35:08on a le choix
35:10oui c'est moi
35:10mais je ne vous parle pas d'alliance
35:12là je vous dis
35:13quand on a le choix
35:14entre un maire qui dit
35:15je ne veux pas encadrer les loyers
35:16je ne veux pas faire de l'argent social
35:18je préfère payer une amende
35:19qui ne veut pas
35:20réviser les tarifs à la cantine
35:21qui ne veut pas faire en sorte
35:23que la ville soit plus végétalisée
35:25et bien moi je dis
35:26qu'à un moment
35:26il faut aussi s'occuper
35:27de la vie quotidienne des gens
35:29et qu'on ne peut pas
35:30exclusivement résumer
35:31la vie politique
35:31à quelques alliances
35:32moi j'en ai assez
35:34je suis chef de parti
35:35mais je ne suis pas partisan
35:36je considère qu'à un moment
35:38il faut d'abord s'intéresser
35:39aux gens
35:39et c'est comme ça
35:40que nous les retrouverons
35:41parce que l'autre phénomène
35:43de cette élection municipale
35:44dans cette élection
35:45qui n'avait jamais
35:46et qui a toujours été
35:47plutôt considérée
35:48comme une élection maîtresse
35:50il y avait la présidentielle
35:51et les municipales
35:51où tout le monde se mobilisait
35:52l'élection préférée des français
35:53exactement
35:54et la réalité
35:55c'est qu'aujourd'hui
35:55on s'aperçoit que
35:57malheureusement
35:57la tendance est à la baisse
35:58de participation
35:59et de cela
36:00personne ne peut se satisfaire
36:01c'est une alerte
36:02pour tous les politiques
36:03pour moi
36:03pour les autres
36:04il faut que nous retrouvions
36:05un autre sens du débat
36:08et que nous arrivions
36:09à convaincre
36:10que nous avons encore
36:11des possibilités
36:12pour rendre la vie
36:13plus belle
36:13plus juste
36:14plus humaine
36:15et que la politique
36:16n'est pas impuissante
36:16autrement
36:17nous serons simplement là
36:18à nous écharper sur
36:19je ne sais quelle polémique
36:21et à la fin
36:21nous dégoûtons tout le monde
36:22Merci Olivier Faure
36:23je retiens ce que vous venez de dire
36:25je retiens aussi ce que vous avez dit
36:26il y a quelques minutes
36:26c'est-à-dire
36:27je suis premier secrétaire
36:28et je ne compte pas
36:29laisser la place aujourd'hui
36:30c'est ce que vous répondez
36:31c'est parce que j'ai dit comme ça
36:32je le traduis dans ma bouche
36:34comme ça
36:34mais je ne compte pas
36:35organiser un congrès
36:36pour remettre tout ça aux urnes
36:39mais vous imaginez
36:40le ridicule de cette histoire
36:41en fait nous sommes dans une situation
36:43où nous venons de gagner
36:44c'était une conclusion que je tentais
36:45oui
36:45mais allez-y
36:46puisque vous me relancez
36:48je vous dis quand on a gagné
36:50800 villes
36:51quand on a Paris-Lyon-Marseille
36:52qu'on a gagné des villes
36:54comme Amiens
36:54comme Saint-Etienne
36:56comme Pau
36:57la ville de l'ancien Premier ministre
36:59François Bayrou
37:00et vous voudriez que nous ouvrions
37:02enfin vous voudriez
37:02moi je ne veux rien
37:03certains voudraient ouvrir une crise
37:05qui invisibilise ce résultat
37:07moi je crois qu'au contraire
37:08il faut le valoriser
37:09et dire qu'il y a aujourd'hui
37:10une force qui peut battre
37:11l'extrême droite l'année prochaine
37:13c'est ce rassemblement
37:14de la gauche
37:14des écologistes et des communistes
37:15Merci beaucoup Olivier Faure
37:17alors l'actualité ce soir à 19h26
37:18c'est aussi et bien sûr
37:19la guerre au Moyen-Orient
37:20puisque c'est la nuit prochaine
37:22qui est censée prendre fin
37:23à l'ultimatum
37:24lancé par Donald Trump
37:25à l'Iran
37:25Donald Trump qui promet
37:26aujourd'hui que les Iraniens
37:28le supplient
37:28je le cite
37:29le supplient de trouver un accord
37:30il dit aussi
37:30qu'il est prêt
37:31à s'emparer du pétrole
37:33les images du jour
37:34tout d'abord
37:34Stéphanie Zenati
37:35et Bertrand Séguier
37:4127ème jour de guerre
37:44les Iraniens sont toujours inflexibles
37:47ils poursuivent les frappes
37:48dans toute la région
37:49alors qu'en principe
37:50l'ultimatum de Donald Trump
37:52expire demain
37:53est-on dans l'impasse ?
38:03Donald Trump commence
38:05à perdre patience
38:06si les Iraniens font le mauvais choix
38:07Trump déchaînera l'enfer
38:09voilà ce que dit la Maison Blanche
38:10il y a bien des échanges
38:12indirects entre Américains
38:14et Iraniens
38:15il y a eu une contre-proposition
38:18faite par l'Iran
38:19on sait que les positions
38:21partent de très loin
38:23mais le contact était habillé
38:26d'après plusieurs médias américains
38:28les Etats-Unis préparent
38:29des attaques ciblées
38:30contre l'île de Kaak
38:31mais aussi d'autres petites îles
38:33notamment qui permettent
38:35aux Iraniens
38:35de contrôler le détroit d'Hormuz
38:39les Etats-Unis
38:40pourraient être en train
38:41de préparer
38:42une sorte de coup final
38:43en Iran
38:44c'est-à-dire que
38:45on bombarde massivement
38:47et on débarque
38:49le coup final
38:51des Etats-Unis
38:52en Iran
38:52on va en parler ce soir
38:53avec Didier François
38:54qui était toujours avec nous
38:54Elsa Vidal
38:55bonsoir
38:56éditorialiste politique internationale
38:58à BFM
38:58ravi de vous retrouver
38:59Marion Boucher
38:59bonsoir
39:00vous êtes ancienne pilote
39:01de Mirage 2000
39:02soyez la bienvenue
39:03tout comme David Kalfa
39:04bonsoir
39:05bienvenue
39:05co-directeur de l'Observatoire
39:07Afrique du Nord
39:08Moyen-Orient
39:08à la fondation
39:09Jean Jaurès
39:10c'est d'abord vers vous
39:11général Jérôme Pellistrandi
39:12que je vais me tourner
39:13puisqu'après Hormuz
39:14après le fameux détroit d'Hormuz
39:16qui nous occupe tant
39:17ces derniers jours
39:18les Iraniens
39:19menacent aujourd'hui
39:20de bloquer un autre détroit
39:21un petit peu plus au sud
39:22celui qui sert de porte d'entrée
39:23à la mer Rouge
39:25c'est le détroit de Babel Mandeb
39:26oui Marc
39:27vous avez raison
39:28on est jusqu'à présent
39:29totalement focalisé
39:30sur ce fameux détroit d'Hormuz
39:32et le golfe arabo-persique
39:34l'Iran est ici
39:35or
39:36effectivement
39:36depuis peu
39:37les Iraniens mettent la pression
39:40ici
39:40sur le détroit de Babel Mandeb
39:42nous avons Djibouti
39:43et en face
39:44le Yémen
39:45et au Yémen
39:45il y a donc
39:46les rebelles
39:47Houthis
39:48qui sont
39:48un des bras armés
39:50donc des Iraniens
39:51comme le Hezbollah
39:52donc au Liban
39:54ou
39:56le Hamas
39:57il y a donc
39:58quelques années
40:00en Israël
40:01et donc la problématique
40:02c'est que
40:02ici
40:03c'est un axe majeur
40:04pourquoi ?
40:05parce que tout le trafic
40:06qui vient par exemple
40:07d'Asie
40:07vers l'Europe
40:09transite
40:10par la mer Rouge
40:11remonte
40:12vers le canal de Suez
40:14et vers l'Europe
40:15donc c'est vraiment
40:16un endroit stratégique
40:18et qui nous concerne
40:19directement
40:20donc c'est vraiment
40:21un enjeu majeur
40:22et la question est de savoir
40:23est-ce que les Houthis
40:24qui sont
40:25un des bras armés
40:26des Iraniens
40:27vont passer à l'acte
40:28dans les jours
40:29ou semaines à venir ?
40:30Comment est-ce qu'ils pourraient faire
40:31pour bloquer ce deuxième détroit ?
40:33Alors en fait
40:34c'est assez facile
40:35vous regardez
40:35c'est étroit
40:37c'est pas très large
40:38et donc qu'est-ce qu'ils peuvent utiliser ?
40:39Des missiles
40:40des missiles
40:41par exemple
40:41anti-navirs
40:42c'est-à-dire que
40:42quand vous avez
40:43un cargo
40:45un porte-container
40:46il est à la portée
40:47de ces missiles
40:48des drones
40:49pareil
40:50les drones
40:51ils peuvent taper
40:52sur ces bateaux
40:53qui vont transiter
40:54voire
40:55des attaques de navires
40:56comme ils l'ont fait
40:57déjà à plusieurs reprises
40:59et donc c'est une menace
41:00permanente
41:01qui pourrait paralyser
41:03non seulement le détroit
41:04mais donc
41:04toute l'économie
41:06de l'Europe
41:08en quelque sorte
41:08donc c'est vraiment
41:09voilà
41:09vous avez ici
41:11ces images
41:12regardez
41:13et bien
41:13c'est extrêmement
41:14inquiétant
41:15c'est la raison
41:16pour laquelle
41:16d'ailleurs
41:17par exemple
41:18la marine nationale
41:19française
41:19participe à une mission
41:22européenne
41:22qui s'appelle
41:23ASPIDES
41:23pour protéger
41:24donc on voit bien
41:25qu'il y a une menace
41:26vraiment extrêmement
41:28importante
41:28et que
41:29Babel Mandel
41:30c'est vraiment
41:30un des verrous
41:32stratégiques
41:33pour toute l'économie mondiale
41:34vous avez ici
41:35regardez
41:36ce sont
41:37ces images-là
41:38qui ont été prises
41:38par il y a quelques mois
41:40les rebelles outils
41:42qui ont carrément pris
41:43d'assaut
41:44un navire de commerce
41:46vous voyez
41:46le niveau de sophistication
41:48de cette menace
41:49des hélicoptères
41:50des missiles
41:51des drones
41:52et donc une possibilité
41:54donc d'attaquer
41:55en fait à partir du moment
41:57où l'Iran
41:58donne l'ordre
41:59de bloquer
42:00le détroit
42:01de Babel Mandel
42:01Elsa Vidal
42:02les rebelles outils
42:03donc aujourd'hui
42:03menacent de bloquer
42:05ce détroit
42:05est-ce que ça pourrait être
42:06un front de plus
42:07dans cette guerre
42:08c'est certainement
42:09le risque
42:09que en tout cas
42:10l'état iranien
42:11entend faire peser
42:12et le message
42:13qu'il transmet
42:13les outils
42:14ont déjà largement
42:15déstabilisé
42:16le commerce
42:17dans ce passage
42:19puisqu'ils avaient
42:20par des actions
42:21terroristes
42:22déjà participé
42:23à des frappes
42:23sur des navires
42:24mais aussi à des actions
42:25de piratage
42:25et donc
42:26la navigation
42:27et le commerce
42:28dans ce passage
42:30maritime
42:30très important
42:31avait déjà été
42:32largement retardé
42:33diminué
42:34reprenait
42:35avec difficulté
42:36c'est un retour
42:38des outils
42:38qui est un message
42:40à Washington
42:40en premier lieu
42:41nous avons toujours
42:42la capacité
42:43de nuire
42:44au-delà
42:45de nos frontières
42:46le chaud
42:47et le froid
42:47c'est vraiment
42:48ce qu'on vit
42:48depuis des semaines
42:49côté coup de chaud
42:50donc ce qui pourrait
42:50peut-être se passer
42:51de côté de ce détroit
42:52côté coup de froid
42:54ou peut-être signe
42:55de détente
42:55en tout cas
42:56Donald Trump
42:56qui affirme aujourd'hui
42:57bonjour Boris Karlamo
42:58vous êtes à Doha
42:59au Qatar
43:00pour BFM
43:00Donald Trump
43:01qui affirme
43:01que l'Iran
43:02vient d'autoriser
43:04le passage
43:04de 10 pétroliers
43:05en guise de cadeau
43:07ce sont les mots
43:07de Donald Trump
43:08dans l'autre détroit
43:09celui d'Hormuz
43:10plus au nord
43:13absolument
43:13et tout cela
43:14intervient
43:14dans le cadre
43:15de discussions
43:16en direct
43:16menées
43:17avec les Etats-Unis
43:19déclaration
43:19donc de Donald Trump
43:21aujourd'hui
43:21à l'occasion
43:22d'un conseil
43:23des ministres
43:24le président américain
43:25qui a jugé
43:26que ce geste
43:26montrait
43:27que Washington
43:28négociait
43:29je cite
43:30avec les bonnes
43:31personnes
43:31en Iran
43:32alors faut-il y voir
43:33un signe de détente
43:34faut-il y voir
43:35un changement
43:36d'attitude
43:37du régime iranien
43:39souvenez-vous
43:40hier soir déjà
43:41le ministre
43:42des affaires étrangères
43:43en Iran
43:44assurait que
43:44le détroit d'Hormuz
43:46était fermé
43:46uniquement aux ennemis
43:48c'est-à-dire
43:49ceux qui sont liés
43:50à Israël
43:51et aux Etats-Unis
43:52ainsi qu'à leurs
43:53pays alliés
43:54l'Iran
43:55ne laissant transiter
43:56que les navires
43:57de pays
43:57dits amis
43:58l'Inde
43:59le Pakistan
44:00ou encore
44:01la Chine
44:01plus d'une vingtaine
44:03de navires
44:04ont réussi
44:05à franchir
44:05ce détroit d'Hormuz
44:06depuis vendredi dernier
44:08ce qui représente
44:09environ 5%
44:10du trafic
44:11le détroit d'Hormuz
44:13qui est toujours
44:14contrôlé par les gardiens
44:15de la révolution iranien
44:17et il leur impose
44:18justement
44:18ces gardiens
44:19de la révolution iranien
44:20un prélèvement
44:21d'une taxe
44:22qui peut aller
44:22jusqu'à 2 millions
44:24de dollars
44:24pour chaque navire
44:26le détroit d'Hormuz
44:27ce détroit stratégique
44:29où transite
44:29en temps normal
44:30un cinquième
44:31de la production
44:31de pétrole mondial
44:33mais également
44:33du gaz naturel
44:35liquéfié
44:35Merci Boris Karlamoff
44:37avec Marco Sev
44:38à Doha
44:39au Qatar
44:39David Kalfat
44:4010 bateaux qui passent
44:41une goutte d'eau
44:41mais est-ce que ça veut dire
44:42que c'est un petit signe
44:43d'apaisement
44:44quand même
44:44un petit signal
44:45de fumée
44:46qu'envoient les Iraniens
44:47aux Américains ?
44:48Oui
44:48il faut interpréter ça
44:50comme un geste tactique
44:52en fait
44:52le régime
44:53dit la chose suivante
44:54j'ai la capacité
44:55d'escalader davantage
44:57en fermant
44:57cette fois-ci
44:58le détroit
44:58d'Abbe-Mandeb
44:59donc c'est quand même
45:0010 à 15%
45:01du commerce mondial
45:01c'est absolument
45:03gigantesque
45:03en termes d'impact économique
45:05mais je peux aussi
45:06envoyer un petit signal
45:07tout à fait
45:07mais je peux aussi
45:08rouvrir
45:09de manière très très partielle
45:10et ponctuelle
45:11le détroit d'Ormouz
45:13pour faire baisser un peu
45:14la facture énergétique
45:15mondiale
45:16donc on voit bien
45:16que le régime iranien
45:18joue sur ses
45:18le champs et leviers
45:19tout à fait
45:20mais c'est un levier
45:20qui est quand même
45:21principalement économique
45:22et le champ de bataille
45:23aujourd'hui
45:23il est principalement économique
45:25Marion Boucher
45:26un des trois
45:27à sécuriser
45:27celui d'Ormouz
45:28on nous explique
45:29depuis des semaines
45:30que ce serait
45:31extrêmement compliqué
45:32à faire
45:32deux des trois
45:32à sécuriser
45:33c'est impossible
45:34oui c'est compliqué
45:35surtout que les armées
45:38occidentales
45:38alors je dis occidentales
45:40parce que c'est vrai
45:40que nous on est
45:41on est présent
45:42du côté de l'Iran
45:44mais on ne prend pas
45:46part au combat
45:46alors que comme l'a rappelé
45:47le général Pellistrandi
45:49de l'autre côté
45:50on a l'opération
45:51Aspides
45:52avec des forces françaises
45:53qui sont engagées
45:54c'est vrai que ça va
45:55commencer à faire
45:55beaucoup de fronts
45:56après ce sera plus difficile
45:58de bloquer le détroit
45:59de Bab el-Manded
46:00parce que c'est plus loin
46:02pour l'Iran
46:02et puis les outils
46:04ça reste quand même
46:05pas une armée
46:06régulière organisée
46:08comme ça peut l'être
46:09en Iran
46:10pardonnez ma question
46:11si elle est un peu stupide
46:12les outils
46:12ils ont des forces terrestres
46:13évidemment
46:13ils sont installés au Yémen
46:14ils ont aussi des bateaux
46:16mais mais enfin
46:17d'abord un les outils
46:18c'est pas automatique
46:19ça fait pas toujours
46:20ce que leur dit les Iraniens
46:21il suffit pas que l'Iran
46:22appuie sur le bouton
46:22c'est pour ça qu'il faut
46:23faire attention
46:24oui d'abord
46:25c'est pas parce qu'ils le disent
46:27que ça va être vrai
46:27c'est pas parce que les Iraniens
46:28le disent
46:28que les outils le feront
46:30les outils le feront
46:31s'ils pensent à un moment
46:31qu'ils ont besoin de le faire
46:32et leur communiqué
46:33il est intéressant
46:34quand les outils disent
46:35qu'ils vont taper quelque part
46:36ils avaient dit
46:37s'il y a des choses à Gaza
46:38on ira
46:39ils y sont allés
46:39et en plus il y a une tradition
46:41de solidarité
46:42entre le Yémen
46:42et les Palestiniens
46:44qui remonte
46:45à très longtemps
46:46à l'époque
46:47où les camps palestiniens
46:47du Fatah
46:48et de l'OLP
46:49étaient chez eux
46:50autant
46:51la base
46:52yéménite
46:53des Haussis
46:55comprendrait
46:56la rentrée en guerre
46:57du Yémen
46:57sur Gaza
46:59autant pour l'Iran
47:00c'est plus compliqué
47:01et remarquez que
47:02depuis le début de la guerre
47:04ils ont fait des déclaratifs
47:05mais ils n'ont jamais dit
47:06à quel moment ils mettraient
47:07ils se gardent
47:08la possibilité de dire
47:09s'ils y vont ou pas
47:10quand ils estimeront
47:11qu'ils ont besoin d'y aller
47:12la deuxième chose
47:13c'est que là pour le coup
47:14c'est pas du tout
47:15le même type de détroit
47:17qu'à Hormuz
47:18Hormuz c'est une mer fermée
47:19là c'est pas tout à fait
47:20la lame de limonade
47:21il y a déjà
47:22une mission internationale
47:24avec les Européens
47:24qui est à Spides
47:25et qui fonctionne
47:26et qui a été renforcée
47:27où on a déjà fait
47:28de l'accompagnement
47:28face aux outils
47:29et ça n'a pas mis
47:30tout le
47:30et on n'a pas mis
47:32le commerce mondial
47:33à feu à sang
47:33au contraire
47:34on a même été capable
47:35d'abattre des drones
47:37pour la première fois
47:38avec des hélicoptères
47:38on sait faire
47:39un certain nombre de choses
47:40donc attention
47:41il y a une
47:41entre la menace agitée
47:43et la réalité des choses
47:45il y a quand même
47:45pour l'instant
47:47un effet de ciseaux
47:49qui est assez important
47:50On va reprendre
47:50la direction des Etats-Unis
47:51Antoine Nolard
47:52à Washington
47:53vous savez sans doute
47:54que l'ultimatum américain
47:55l'ultimatum de Donald Trump
47:56est censé s'arrêter
47:58la nuit prochaine
47:59pourtant il n'en a quasiment
48:00pas été question
48:01aujourd'hui
48:01dans la prise de parole
48:03du président américain
48:04en revanche
48:04ce qu'il dit
48:05Antoine
48:06c'est qu'il envisage
48:07désormais de prendre
48:08possession
48:09prendre contrôle
48:10du pétrole iranien
48:11il dit que c'est une option
48:12très sérieuse
48:16Oui exactement
48:16sur l'ultimatum
48:17d'abord
48:18c'est une réponse
48:19finalement aux critiques
48:20qu'on entend
48:20dans la presse américaine
48:21le Wall Street Journal
48:22notamment
48:22affirme que Donald Trump
48:24est désespérément
48:25en train de chercher
48:26de faire un deal
48:26avec l'Iran
48:27pour arrêter la guerre
48:28au plus vite
48:29Trump aujourd'hui répond
48:30qu'il est le contraire
48:31de désespéré
48:31et pour bien le prouver
48:32il ne parle plus
48:33d'ultimatum
48:34en disant qu'il a le temps
48:35sur le pétrole
48:35ensuite
48:36c'est à l'évidence
48:37l'un des buts de guerre
48:38non avoués
48:38en tout cas jusqu'ici
48:39de Donald Trump
48:40surtout que son modèle
48:40c'est le Venezuela
48:41et au Venezuela
48:42les américains
48:43se sont accaparés
48:44les ressources pétrolières
48:45en tout cas en partie
48:46on peut y voir aussi
48:47une menace
48:48entre les lignes
48:48menace de saisir
48:50Carg
48:50c'est-il ultra stratégique
48:51pour les iraniens
48:52au transit 90% du brut
48:53les américains
48:55pourraient s'en saisir
48:56pour asphyxier
48:56encore un peu plus
48:57le régime
48:57et leur tendre le bras
48:58les forcer
48:58à faire un deal
49:00Trump en tout cas
49:00a ordonné
49:01l'envoi de troupes supplémentaires
49:03notamment des marines
49:04et des parachutistes
49:05qui pourraient être déployés
49:06dans le cadre
49:07d'une opération au sol
49:08justement sur l'île de Carg
49:10ou sur les rives
49:10du détroit d'Armose
49:12Merci beaucoup Antoine Hollard
49:13des parades
49:13qui pourraient sauter sur l'Iran
49:15en tout cas sur certains morceaux
49:16de son territoire
49:18Général
49:18quelles sont les cibles possibles ?
49:20Alors on a beaucoup parlé
49:22depuis quelques jours
49:24de la fameuse île de Carg
49:26alors l'île de Carg
49:26elle est située
49:27tout au fond du golfe arabo-persique
49:28puis vous voyez
49:29à 25 km
49:31de la côte iranienne
49:32c'est dangereux
49:33c'est compliqué
49:34puis en plus
49:35il y a beaucoup d'installations
49:36liées au pétrole
49:38et donc le risque
49:39en fait
49:39qu'il y a une grosse explosion
49:41une grosse boule de feu
49:42par contre
49:43là il y a des îles
49:44qui sont beaucoup plus intéressantes
49:45ces petites îles
49:47elles sont
49:47en plein milieu
49:48du détroit d'Armose
49:49vous avez les Émirats Arabes Unis
49:51qui sont juste là
49:52donc les Américains
49:53ils peuvent disposer
49:55de terrain ici
49:57le groupe
49:58des Marines
49:59il va bientôt arriver par là
50:01donc
50:01là il y a quelques îles
50:03qui sont très intéressantes
50:04parce qu'elles permettent
50:05en quelque sorte
50:06de contrôler
50:07le détroit d'Armose
50:08et puis surtout
50:09c'est que ce sont
50:09des îles iraniennes
50:11qui sont peut-être
50:13faciles
50:14donc pour être saisies
50:15par donc
50:17les forces américaines
50:18et en particulier
50:19vous voyez
50:20vous avez ici
50:21bon
50:21des images
50:22ce sont les parachutistes
50:23la fameuse 82ème
50:25Airborne
50:26alors cette division parachutiste
50:27elle est connue
50:28c'est une division mythique
50:30et elle a été créée
50:31en fait
50:31elle a participé
50:32à la première guerre mondiale
50:34en France
50:35en 1917-1918
50:37mais surtout
50:37c'est la fameuse division
50:39parachutiste
50:40qui a sauté
50:41le 6 juin 1944
50:42à Sainte-Mère-l'Église
50:43en Normandie
50:44sur le clocher
50:45c'est elle
50:45exactement
50:46donc c'est une division
50:47qui est mythique
50:48et donc en quelque sorte
50:50envoyer ces parachutistes
50:51vous voyez
50:51vous avez ici
50:52un avion de transport
50:53C-17
50:54qui largue
50:54les parachutistes
50:55alors bien sûr
50:56comme le 6 juin 1944
50:58de nuit
50:59et donc vous pouvez faire
51:00une opération aéroportée
51:02sur ces îles
51:03saisir ces îles
51:05planter le drapeau américain
51:06et ça il faut reconnaître
51:07que ça
51:08et bien
51:08pour Donald Trump
51:10ce serait une image symbolique
51:11extrêmement forte
51:12Mario Bouchet
51:13planter le drapeau américain
51:14sur une île
51:15est-ce que c'est facile à faire ?
51:17C'est moins compliqué
51:19que d'aller envahir l'Iran
51:20mais ceci dit
51:21partir dans une opération terrestre
51:23on sait que
51:23d'expérience
51:24les différents conflits
51:27dans lesquels
51:28les Etats-Unis
51:28ont été engagés
51:29ces derniers temps
51:30et dans lesquels
51:31on a parfois été
51:32à leur côté
51:33à terre
51:34ont été extrêmement compliqués
51:35Vous voulez dire
51:36le plus dur
51:36c'est pas d'en prendre possession
51:37c'est de la conserver
51:38en évitant les tirs
51:39Une île
51:40ça va être plus facile
51:41mais alors effectivement
51:42une opération terrestre
51:43après ça va être
51:44ça va être l'enfer
51:46de garder ces positions là
51:48et ils vont se mettre
51:49dans un bourbier
51:49qui va ne jamais terminer
51:51Il faut deux trucs
51:52dit François
51:53deux trucs pour garder une île
51:54Pour la prendre
51:55et la garder
51:56il faut avoir
51:58une capacité
51:58de faire voler
51:59ces hélicoptères
51:59parce qu'il faut avoir
52:00la capacité
52:01d'aller chercher
52:01les blessés
52:02de les ramener
52:02et de pouvoir
52:03ravitailler etc
52:03ça c'est la première chose
52:05et donc dans toute planification
52:06avant d'aller là-dessus
52:07ils feront
52:08s'il y a la capacité
52:08ou pas
52:09de faire voler
52:11les hélicos
52:12la deuxième chose
52:12c'est qu'il faut
52:13pareil
52:14vous prenez
52:15une carte
52:17vous prenez un gabarit
52:18vous voyez
52:18l'allonge
52:19où peuvent aller
52:20les hélicos
52:20puis vous pouvez voir aussi
52:21où vous pouvez frapper
52:22c'est à dire
52:23quelle est la distance
52:23de frappe
52:24de votre artillerie
52:25pour pouvoir tenir
52:25les mecs dessus
52:26donc voilà
52:27si vous n'êtes pas capable
52:28d'avoir ces deux réponses-là
52:29vous n'y allez pas
52:30on va reprendre
52:31la direction d'Israël
52:31Hugo Smag
52:32du côté de Tel Aviv
52:34avec Aristide Sadna
52:35Israël encore frappé
52:36à plusieurs reprises
52:37aujourd'hui
52:38quand je dis frappé
52:38les missiles
52:40ou les roquettes
52:41ont vraiment
52:42touché le territoire israélien
52:43une nouvelle fois
52:44le dôme de fer
52:45n'a pas réussi
52:45à tout intercepter
52:49tout à fait
52:49de nombreuses frappes
52:51encore aujourd'hui
52:51on sent un peu
52:52une intensification
52:53en tout cas
52:53aujourd'hui particulièrement
52:55dans le centre
52:56de l'état hébreu
52:57pas moins de 10 alertes
52:58qui ont visé
52:59ce centre de l'état hébreu
53:01donc on parle
53:02là de Tel Aviv
53:03jusqu'à Jérusalem
53:04et de toutes les localités
53:05qui sont aux alentours
53:06et vous l'avez dit
53:07parfois
53:08des missiles
53:09qui ont touché
53:10le sol israélien
53:11ça a été le cas
53:12notamment
53:12à Kfer Kassem
53:13où il y a eu
53:14un missile à fragmentation
53:15vous savez ce sont
53:16ces missiles
53:17qui explosent en plein vol
53:18et qui ensuite
53:19larguent plusieurs
53:20petits missiles
53:21ils sont très difficilement
53:22arrêtables
53:23par le dôme de fer
53:24et à Kfer Kassem
53:24il y a eu
53:25plusieurs impacts
53:266 au total
53:27et il y a eu
53:286 blessés légers
53:30sur cette frappe
53:31il y a également
53:31le nord
53:32qui est touché
53:33par des frappes
53:34du Hezbollah
53:35et dans le nord
53:36il y a plusieurs localités
53:37qui ont été visées
53:38et une notamment
53:39proche de la frontière
53:40où il y a eu
53:41un mort aujourd'hui
53:43donc effectivement
53:43on peut le dire
53:44Israël
53:45qui continue
53:45d'y être ciblé
53:46Israël
53:47qui continue
53:47d'être touché
53:48pour ce 26e jour de guerre
53:49merci beaucoup
53:50Hugo Smag
53:51du côté de Tel Aviv
53:52donc en Israël
53:53David Kalfa
53:53vous imaginez
53:54Benjamin Netanyahou
53:56signer un accord de paille
53:57si jamais il est négocié
53:58dans les jours qui viennent
53:59non
54:00pardon
54:01c'est une réponse
54:02un peu abrupte
54:03mais la question
54:03l'est un tout petit peu
54:04aussi
54:04on a droit à la nuance
54:05prenez le temps
54:06non ça me paraît
54:07complètement hors de propos
54:09enfin on voit bien
54:10que pour le coup
54:11là côté israélien
54:11la stratégie est très claire
54:12c'est de faire vaciller
54:13le régime sur ses bases
54:15de créer
54:16Dixit Netanyahou
54:17les conditions
54:17pour que ce régime chute
54:18donc d'où les frappes
54:20dont on a vu
54:20l'accélération
54:22ces dernières semaines
54:22contre l'appareil répressif
54:24du régime iranien
54:25donc les basidji
54:27évidemment
54:27des milices paramilitaires
54:28mais aussi
54:29et surtout
54:30les gardiens de la révolution
54:32là il y a une petite erreur
54:34si je peux me permettre
54:34sur ce qu'on ne cesse
54:36de mentionner
54:36le dôme de fer
54:37mais ce n'est pas
54:38le dôme de fer
54:38qui est en cause ici
54:40le système anti-missiles israélien
54:42est multicouche
54:43comme vous le savez
54:44et en l'occurrence
54:45là ce qui est en cause
54:46c'est surtout probablement
54:47une question d'intercepteurs
54:48que les israéliens ont commencé
54:50à rationner
54:52parce qu'en réalité
54:53pour les missiles balistiques
54:54c'est ce qu'on appelle
54:55la haute couche
54:56qui doit intercepter
54:57les missiles iraniens
54:58en dehors de l'atmosphère
55:00donc c'est le fameux
55:01système Arrow
55:02ensuite vous avez
55:03une couche intermédiaire
55:04qui est le David Sling
55:05donc front de David
55:06or c'est cette couche intermédiaire
55:08qui a été utilisée
55:09ces derniers jours
55:10pour intercepter
55:12des missiles balistiques iraniens
55:15et à l'origine
55:16le front de David
55:17ce n'est pas fait
55:18pour intercepter
55:19des missiles balistiques
55:21ce sont
55:22des intercepteurs
55:23sont utilisés
55:24pour intercepter
55:26des missiles de moyenne portée
55:28notamment
55:29des roquettes
55:31et par ailleurs aussi
55:32des missiles de croisière
55:33mais en aucun cas
55:34des missiles balistiques
55:35d'où justement
55:36c'est des conséquences
55:37sur les civils israéliens
55:38ces 48 dernières heures
55:41Général Pellistrandier
55:42le New York Times
55:43qui est quand même
55:43un journal un peu sérieux
55:44dit aujourd'hui
55:45que la plupart
55:45des bases américaines
55:46de la région
55:46du Moyen-Orient
55:47ne sont plus habitables
55:49par les soldats
55:50parce qu'elles ont été
55:50endommagées par des frappes
55:52et que des centaines
55:52ou des milliers
55:53de militaires américains
55:54doivent même loger
55:54en ce moment
55:55à l'hôtel
55:56ou dans des bureaux
55:57avant de revenir
55:58travailler évidemment
55:59en journée
55:59sur leur base
56:01est-ce que ça veut dire
56:02que les dégâts
56:02sont plus importants
56:03que ne le disent
56:04les américains ?
56:05Oui parce que
56:06en fait
56:08les iraniens
56:10ont ciblé
56:11dès le début
56:13cette première ligne
56:14la problématique
56:15c'est que les américains
56:16ils sont au Koweït
56:17ils sont au Qatar
56:18ils sont en quelque sorte
56:20à portée de tir
56:21des missiles
56:24ou des drones iraniens
56:25et donc
56:25la problématique
56:26auxquelles
56:27ils ont été confrontés
56:28c'est que
56:28finalement
56:29il a fallu
56:29reculer le dispositif
56:31en particulier
56:32par exemple
56:32les avions de ravitaillement
56:34les mettent
56:35beaucoup plus au sud
56:36en Arabie
56:38c'est à lutter
56:38tout de suite
56:38et donc
56:39ça a désorganisé
56:40le système militaire
56:41américain
56:42parce que
56:42effectivement
56:43les iraniens
56:44ils ont ciblé
56:45c'est facile
56:47on va sur Google Earth
56:48c'est assez facile
56:49et donc
56:49ils ont été
56:51assez efficaces
56:52c'est de la courte portée
56:53par ailleurs
56:53exactement
56:54et donc
56:54c'est un vrai
56:55problème
56:56pour les américains
56:56et donc
56:57une obligation
56:58de se reculer
56:59alors vous parlez
57:00de Google Earth
57:00et de la vue
57:01j'allais dire
57:02aérienne
57:03de cette guerre
57:04Didier François
57:04il y a un pays
57:05en ce moment
57:06deux même
57:07la Russie
57:08mais on en parle
57:08un peu plus régulièrement
57:09mais la Chine
57:09qui observe tout ça
57:11également
57:11grâce aux satellites
57:14expliquez-nous
57:14comment ça fonctionne
57:15pourquoi on en parle
57:16là maintenant
57:16c'est que
57:17en fait
57:19tous les services
57:19de renseignement
57:20locaux et internationaux
57:21se rendent compte
57:22que les iraniens
57:22ont fait un clic
57:25ont progressé
57:25sur les 15 derniers jours
57:26dans leur capacité
57:27de ciblage
57:27de manière
57:28très impressionnante
57:29donc il y a évidemment
57:30une partie
57:31du fait qu'ils aient appris
57:33depuis le début de la guerre
57:34quelles étaient
57:35les bonnes trajectoires
57:36etc etc
57:36mais il n'y a pas que ça
57:37il y a eu des coups de pouce
57:38vous voulez dire
57:38oui voilà
57:39donc que ce soit
57:41le ciblage de tout
57:42pourquoi
57:43nos troupes aussi
57:45dès qu'il y a une guerre
57:46qui commence
57:46on ne reste pas sur les bases
57:47on n'est pas fou
57:47on fait du desserrement
57:48donc on fait du desserrement
57:50le problème qu'il y a maintenant
57:51et c'est pour ça
57:51qu'ils ont été tapés
57:52sur un certain nombre d'hôtels
57:53c'est que même
57:53quand on fait du desserrement
57:54comme il y a
57:55la fameuse constellation
57:57Qin Lin 1
57:58des chinois
57:59qui voit en image
58:01tout ce qui se passe
58:02en temps réel
58:03que ce soit les mouvements
58:04que ce soit les dispositifs
58:05que ce soit le temps
58:06que ça prend
58:06pour réagir
58:08face à
58:08après une alerte
58:09donc ils ont tout
58:10les tempos etc etc
58:11et maintenant
58:12alors que les autres
58:14les satellites d'observation
58:16par images
58:17occidentaux
58:18ne lâchent pas
58:19leurs images
58:20avant 96 heures
58:21voire 2-3 jours
58:22pour justement
58:23que ça ne puisse pas
58:24être utilisé
58:25en ciblage
58:26ou en bilan d'action
58:28en BDA
58:30les chinois
58:31aujourd'hui
58:31donnent des capacités
58:33de vision
58:34aux Iraniens
58:35des cibles
58:36ou des éléments
58:37importants
58:38qui bougent
58:38et qu'il faut aller suivre
58:39ils leur donnent aussi
58:40on l'a vu à Yambou
58:41par exemple
58:41sur le terminal pétrolier
58:43qui était de l'autre côté
58:44rappelez-vous
58:44de l'Arabie Saoudite
58:45il a été tapé le 19
58:47le 22
58:47les chinois leur donnaient
58:48les images
58:49qui leur permettaient
58:50de voir ce qu'ils avaient
58:50réalisé comme résultat
58:51donc on a ce problème là
58:53et c'est passionnant
58:54effectivement on aura peut-être
58:55l'occasion d'en reparler
58:56merci beaucoup à tous les 5
58:57d'être venus ce soir
58:58sur ce plateau
58:58un quartier général exceptionnel
59:00ce soir encore
59:01dans quelques minutes
59:02ça débute à 20h
59:03et c'est avec vous
59:04Maxime Switek
59:05bonsoir
59:06bonsoir Marc
59:06bonsoir à toutes et à tous
59:07un quartier général
59:08parce qu'on arrive sans doute
59:09à un moment clé de cette guerre
59:10ça pourrait se jouer
59:11dans les 24 ou 48 heures
59:12la paix ou l'enfer
59:13c'est ce que promet
59:14Donald Trump ce soir
59:16et bien on en parle
59:16avec nos experts
59:17dans un instant
59:18la paix ou l'enfer
59:19dans le quartier général
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