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  • il y a 8 minutes
Chaque jour, Marc Fauvelle vous accompagne de 19h à 20h dans 60 minutes Fauvelle sur BFMTV.

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00:00:00Bonsoir, bonsoir à tous.
00:00:01À la une ce soir, les espoirs de paix sont-ils en train de voler en éclats au Proche-Orient
00:00:05?
00:00:05L'Iran affirme avoir visé aujourd'hui un porte-avions américain, le porte-avions Lincoln,
00:00:10l'un des fleurons de cette marine américaine.
00:00:12L'Iran qui rejette par ailleurs le plan de paix américain.
00:00:15C'est ce que disent ce soir plusieurs médias iraniens.
00:00:18On va aller sur place évidemment.
00:00:19Retrouvez tous nos envoyés spéciaux dans la région, aux Etats-Unis pour les dernières infos.
00:00:23Et puis un invité exceptionnel ce soir, l'amiral Rogel,
00:00:26ancien chef d'état-major du président à l'Elysée.
00:00:29Il a servi deux chefs de l'État.
00:00:31On parlera aussi de la mise en garde de l'ONU.
00:00:33L'ONU qui dit redouter désormais une catastrophe nucléaire dans la région.
00:00:37On parlera aussi de la façon étonnante dont Donald Trump s'informe sur cette guerre.
00:00:42Et puis notre invité tout à l'heure à 19h30, Jean-François Copé, l'un des ténors des Républicains,
00:00:46qui réagira notamment à ces images des maires sortant insultés, humiliés, menacés.
00:00:52C'était dimanche soir après leur défaite au municipal.
00:00:55Ça s'est passé dans plusieurs villes.
00:00:56Certains ont dû être escortés par la police.
00:00:59Bienvenue à tous.
00:01:00C'est parti.
00:01:0326e jour de guerre.
00:01:05Les États-Unis ont fait passer un plan en 15 points à l'Iran pour mettre fin au conflit.
00:01:10Cinq de ces points ciblent le programme nucléaire.
00:01:15D'après plusieurs médias, l'Iran rejette le plan de Trump.
00:01:23L'Iran qui dément des discussions avec les États-Unis, mais qui d'un autre côté semble lâcher un peu
00:01:28de l'est sur le détroit d'Hormuz.
00:01:29L'Iran affirme que vont désormais pouvoir passer les navires considérés comme non-hostiles.
00:01:36Ne pourront pas passer ceux qui sont considérés comme hostiles.
00:01:39L'Iran considère que parmi ces nations hostiles, il y a naturellement les États-Unis, Israël et tous les pays
00:01:43du Golfe, mais aussi la France.
00:01:45Les Iraniens se sentent très forts en affirmant avoir visé l'Abraham Lincoln.
00:01:50Il y a eu aussi de très nombreuses frappes sur pas mal de pays du Golfe.
00:01:54Trump qui envoie des renforts.
00:01:552200 Marines seront sur place vendredi, appuyés par les parachutistes de la 82e Airborne.
00:02:00Faut-il y voir les préparatifs d'un débarquement ?
00:02:02C'est une manière de dire à ces interlocuteurs.
00:02:05La prochaine étape, nous sommes prêts, nous serons déployés pour la franchir.
00:02:07Nous pourrons avoir les moyens d'avoir des boots on the ground.
00:02:12Raphaël Rodon-Bertrand, c'est y est pour les images du jour.
00:02:15L'actualité donc ce soir, je vous le disais, c'est l'Iran.
00:02:19On va retrouver tout de suite à Téhéran, Syavosh Ghazi.
00:02:21L'Iran qui affirme donc avoir visé un porte-avions américain, le porte-avions USS Lincoln.
00:02:26Syavosh, que dit précisément le régime ?
00:02:29C'est l'armée régulière iranienne qui a affirmé que des missiles supersoniques ont été envoyés contre le porte-avions
00:02:38Abraham Lincoln.
00:02:39Alors qu'on ne sait pas exactement dans quelle partie de le sang indien se trouve ce bâtiment.
00:02:45En fait, tout le groupe naval américain.
00:02:48Mais selon les responsables iraniens, ce groupe naval a été contraint depuis maintenant plus de deux semaines
00:02:54de se retirer à plus de 1000 kilomètres des côtes iraniennes par peur des missiles supersoniques
00:03:01que Téhéran lance régulièrement contre le porte-avions américain.
00:03:07Le président Trump a d'ailleurs confirmé ses lancements de missiles puisqu'il a parlé de 100 missiles
00:03:16lancés contre le porte-avions en affirmant qu'aucun d'entre eux n'avait touché le bâtiment de guerre.
00:03:24Mais ce qui est certain, c'est que ce sont des missiles ultra rapides
00:03:26avec une vitesse quelquefois de jusqu'à 15 fois la vitesse du son et qui ont une portée de 1000
00:03:33à 2000 kilomètres.
00:03:34Donc des moyens importants qui peuvent faire très mal si jamais un de ces missiles touche le porte-avions américain.
00:03:42Et puis il y a eu deux attaques importantes aujourd'hui dans l'après-midi contre Israël.
00:03:48Une attaque contre une centrale électrique dans la région de Haïfa et une attaque dans la région de Dimona.
00:03:55La deuxième attaque contre cette région où il y a des installations nucléaires.
00:03:59Et le chef de la force aérospéciale des gardiens de la Révolution a affirmé que ces deux attaques
00:04:05étaient une claire mise en garde aux États-Unis pour dire que si jamais ils voulaient aller plus loin,
00:04:10l'Iran était prêt à frapper encore plus fort à la fois Israël, mais aussi les bases américaines dans la
00:04:15région,
00:04:16puisqu'il y a eu de nombreuses frappes dans la nuit et puis ce matin contre Israël et toutes les
00:04:23bases américaines dans la région.
00:04:25Siavosh Ghazi en direct de Téhéran, merci.
00:04:27Siavosh, j'ajoute cette réaction à l'instant même de la porte-parole de la Maison-Blanche.
00:04:32Donald Trump déchaînera l'enfer, dit-elle, si l'Iran fait le mauvais calcul.
00:04:37Allusion bien sûr au plan de paix américain qui a été rejeté aujourd'hui par Téhéran.
00:04:42Bonsoir Ulysse Gosset.
00:04:43Bonsoir.
00:04:43Ravie de vous retrouver.
00:04:44Stéphane Bureau, ravi également.
00:04:46Ravie de vous retrouver, respectivement éditorialiste en politique internationale et spécialiste des Etats-Unis à la rédaction de BFM.
00:04:52Lovarinelle, bonsoir.
00:04:53Bonsoir.
00:04:53Ancienne commissaire à la commission de régulation de l'énergie, chercheuse spécialiste en dissuasion nucléaire.
00:04:58Et bonsoir, amiral Bernard Rogel.
00:05:00Bonsoir.
00:05:00Vous êtes l'ancien chef d'état-major particulier du président de la République.
00:05:04Vous avez servi deux présidents entre 2016 et 2019, François Hollande et Emmanuel Macron, dans cet ordre.
00:05:11Et vous signez également un marin à l'Elysée aux éditions Talendier.
00:05:15Talendier, pardon.
00:05:15D'abord donc ces images de ces missiles iraniens qui ont été lancés contre ce porte-avions américain.
00:05:22Regardez, écoutez bien.
00:05:39Voilà, image impressionnante.
00:05:43Bonsoir Jérôme Pellistrandi.
00:05:44Qu'est-ce qu'on sait précisément de ces frappes iraniennes sur ce porte-avions qui est l'un des
00:05:48bijoux de l'armada américaine ?
00:05:49En fait, on ne sait pas grand-chose.
00:05:52Ce que l'on sait, c'est que les Iraniens ont dit qu'ils ont lancé ces missiles.
00:05:57Lancer des missiles, ce n'est pas compliqué.
00:05:59Ce n'est pas la première fois d'ailleurs qu'ils disent qu'ils ont tiré des missiles vers le
00:06:03porte-avions Abraham Lincoln.
00:06:05Bon, maintenant, la problématique n'est pas tant de tirer que de toucher le porte-avions.
00:06:11Alors, le porte-avions, où est-ce qu'il est ?
00:06:13Eh bien, il est quelque part par là.
00:06:15Voilà, vous voyez, dans cette partie, il n'a pas besoin d'être près des côtes.
00:06:20Pourquoi ? Parce que, justement, il a ses avions, des avions de combat du type F-18 ou F-35,
00:06:26qui en plus peuvent être ravitaillés en vol.
00:06:28Donc lui, il est quelque part par là.
00:06:30Et puis, quel est l'avantage du porte-avions et de son groupe aéronaval ?
00:06:34C'est qu'il bouge en permanence.
00:06:36Donc, vous imaginez la complexité pour tirer un missile qui partirait de l'Iran
00:06:41pour aller frapper un porte-avions.
00:06:45Certes, il est gigantesque, plus de 300 mètres de long,
00:06:47mais au milieu de l'océan, c'est tout petit, et qu'il bouge en permanence.
00:06:51Donc, on est plus dans le narratif et la propagande du côté iranien
00:06:55que dans la réalité d'une vraie menace sur le porte-avions américain.
00:07:00Général, ce sont des dizaines et des dizaines de bâtiments américains qui sont dans cette région.
00:07:04Comment les Américains les protègent des missiles iraniens ?
00:07:07Alors, il faut bien comprendre que le porte-avions et tous les bateaux,
00:07:11en quelque sorte, ils sont interconnectés.
00:07:13C'est des espèces de bulles, je parle sous le contrôle de l'amiral,
00:07:16qui communiquent en permanence.
00:07:18Regardez, on voit bien les radars.
00:07:21Ils ont une capacité de vision.
00:07:22Ils ont même des avions radar embarqués qui seront au-dessus et qui voient très loin.
00:07:27Donc, ils ont ce système de détection.
00:07:31Et puis, bien entendu, il a aussi, avec les destroyers qui sont autour,
00:07:36des missiles anti-aériens, des capacités de protection.
00:07:39Ce qui veut dire qu'aujourd'hui, essayer d'attaquer le groupe aéronaval
00:07:44et l'ensemble de ces bateaux est extrêmement compliqué.
00:07:48Et donc, même avec des missiles perfectionnés,
00:07:52très sincèrement, la probabilité de toucher un porte-avions américain en pleine mer est extrêmement limitée.
00:07:58Amiral Rogel, c'est possible de couler un porte-avions américain ?
00:08:02D'après les lois de la physique et les lois d'Archimède, tout ce qui flotte peut être coulé.
00:08:07Même quand c'est américain ?
00:08:12Je voudrais féliciter le général Péistrandi pour son analyse.
00:08:16Il mériterait d'être amiral, ce général.
00:08:19Je trouve qu'il a parfaitement bien expliqué les données du problème.
00:08:24D'abord, viser, ce n'est pas atteindre.
00:08:26Donc, on est là dans de la guerre de communication.
00:08:29Ensuite, comme l'a dit fort justement le général,
00:08:32un porte-avions qui bouge, c'est beaucoup plus difficile à atteindre
00:08:35qu'une base fixe à terre sur laquelle on peut envoyer des missiles sur coordonnées géographiques.
00:08:39Ça bouge vite, un porte-avions ?
00:08:41Pardon ?
00:08:41Ça bouge vite.
00:08:42Ah oui, ça bouge vite.
00:08:42Ça peut bouger de mille kilomètres par jour.
00:08:45Donc, vous voyez, vous pouvez tirer dans un axe et il se retrouve,
00:08:49quand le missile a usé tout son potentiel, il peut se trouver à 40 kilomètres de là.
00:08:54Mais ça veut dire qu'il faut imaginer que tous les bateaux américains pour se protéger
00:08:57font des ronds dans l'eau en ce moment ?
00:08:58Alors, ils ne font pas des ronds dans l'eau.
00:09:00C'est une stratégie bien définie.
00:09:03Le porte-avions est le centre, c'est lui qui mène les opérations aériennes.
00:09:07Et tout autour, vous avez des sous-marins nucléaires d'attaque
00:09:10pour assurer la protection anti-sous-marine du porte-avions.
00:09:15Vous avez des frégates anti-sous-marines, vous avez des frégates de défense aérienne.
00:09:19Et tout ça fait une bulle qui est quasiment étanche.
00:09:21Donc, on est là dans...
00:09:23Je note d'ailleurs que, si ma vue n'a pas trop baissé,
00:09:28que les missiles qui étaient lancés là étaient lancés à l'horizontale.
00:09:30Donc, il s'agit plutôt de missiles de croisière que de missiles balistiques.
00:09:34Un missile de croisière, c'est 400 kilomètres de portée, grand maximum.
00:09:39Alors, on sait que les Iraniens ont cherché à acquérir des missiles CM-302 chinois
00:09:45qui sont effectivement supersoniques, qui ont une portée allongée.
00:09:49Maintenant, encore une fois, de toucher un porte-avions, ça n'est pas très facile.
00:09:52Il y a quelques jours, il y a quelques semaines, pour être précis,
00:09:55la propagande iranienne diffusait des images, justement, d'attaques coordonnées.
00:10:00Vous allez voir les images qui apparaissent, visant des bâtiments de la marine américaine.
00:10:07Ce serait le trophée dans cette guerre, aujourd'hui, Stéphane Bureau ?
00:10:10C'est ça, l'idée du régime des Mollas ?
00:10:12Absolument.
00:10:13Je pense que...
00:10:14Et ne serait-ce que le toucher.
00:10:16Le couler, c'est une chose, mais le toucher, ça serait extraordinaire du point de vue de la propagande.
00:10:20Et on l'a vu à répétition, parce qu'ils ont annoncé, même il y a une dizaine de jours,
00:10:23qu'ils l'avaient frappé, alors qu'il y avait eu, effectivement, à bord du Gérald Ford, un incendie.
00:10:28L'autre porte-avions.
00:10:30L'autre porte-avions, pardon.
00:10:31Mais les Iraniens ont dit, on a frappé et on a touché.
00:10:34Alors, les Américains ne se sont pas expliqués, ont simplement constaté qu'il y avait eu un sérieux incendie.
00:10:39Ça a pris 30 heures avant de le maîtriser.
00:10:40D'ailleurs, le Gérald Ford n'est plus sur zone.
00:10:42Il a été déplacé en Grèce pour qu'on puisse faire ce qu'il y avait à faire de travaux,
00:10:47pour faire en sorte qu'il puisse plutôt retourner, je dirais, à sa base que sur le théâtre des opérations,
00:10:51mais c'est possible. Alors oui, pour les Iraniens, l'idée de pouvoir toucher ce joyau de l'amirauté,
00:10:58ça serait en termes de communication extraordinaire.
00:11:01Vous nous avez rappelé il y a quelques instants le principe de la poussée d'Archimède.
00:11:04Un missile qui toucherait un porte-avions américain, il est au fond de l'eau immédiatement
00:11:07ou c'est conçu pour résister aux frappes ?
00:11:09Il a une capacité d'encaisse, c'est un gros bateau qui est compartimenté.
00:11:13Le plus dangereux, ça serait une torpille, probablement.
00:11:16Mais les images qu'on voit là des gardiens de la révolution, c'est de l'intelligence artificielle.
00:11:21C'est du wishful thinking, c'est-à-dire qu'on aimerait bien faire ça.
00:11:25Le porte-avions, il ne s'approchera jamais à porter des drones chahé,
00:11:29mais il n'en a pas besoin parce qu'il a une capacité d'allonge assez importante.
00:11:35Il est arrivé que notre porte-avions, notre unique porte-avions, le Charles de Gaulle,
00:11:39soit menacé à portée de tir ?
00:11:42Quand on traverse la mer Rouge, on peut être à portée de tir,
00:11:45mais encore une fois, ce n'est pas le porte-avions.
00:11:46Il faut bien comprendre que c'est le groupe aéronaval qui se déplace
00:11:49et que ça fait une bulle extrêmement étanche.
00:11:53Donc oui, quand on traverse la mer Rouge et le canal de Suez,
00:11:56on peut être à portée de tir.
00:11:58Mais enfin, c'est notre métier d'appréhender ce genre de situation.
00:12:02On en est où, Ulysse Gosset ?
00:12:03Ça veut dire quoi ? Chacun montre les muscles ?
00:12:05On va parler des discussions qui avancent ou pas entre l'Iran et les États-Unis.
00:12:09C'est quoi le message aujourd'hui des Iraniens ?
00:12:11On entre dans la négociation.
00:12:13C'est-à-dire que chacun, effectivement, met en avant ses conditions, ses points les plus importants.
00:12:19Et pour l'instant, effectivement, l'Iran rejette, mais pas officiellement.
00:12:22Il y a toujours des signes d'ouverture.
00:12:24D'après l'agence Reuters, des Iraniens ont déclaré que l'Iran n'avait même pas encore examiné complètement le
00:12:31plan américain.
00:12:32Mais pourquoi prendre le risque d'une frappe sur un porte-avions américain au moment où il semble qu'on
00:12:38commence à se parler ?
00:12:39Si jamais le missile arrive, les négociations, elles sont sans mauvais genoux, torpillées.
00:12:43Alors, pas forcément.
00:12:44Je pense que les deux camps ont intérêt à marquer le plus de points avant l'ouverture de la négociation.
00:12:49Et d'ailleurs, quand l'amiral parlait de la mer rouge et du Charles de Gaulle qui y est passé
00:12:52souvent,
00:12:53les Iraniens ont annoncé aujourd'hui qu'ils voulaient aussi bloquer le détroit de barrer le Manded.
00:12:58Donc, si vous voulez...
00:12:59Vous nous rappelez où il est celui-là ?
00:13:00En mer rouge, justement.
00:13:01En mer rouge.
00:13:02Et donc, si vous voulez, ça veut dire qu'ils ne lâchent rien jusqu'au moment où ils vont accepter
00:13:06la négociation.
00:13:06Mais il faut dire qu'aujourd'hui, à l'heure qu'il est, on ne sait pas qui côté iranien
00:13:11va y aller.
00:13:11Si le sommet est bien au Pakistan et à Islamabad, la seule chose, c'est que Trump a montré lui
00:13:17aussi ses muscles
00:13:17en disant que si les Iraniens refusent de négocier, on va déclencher l'enfer sur Terre.
00:13:22Et ils n'ont qu'à bien se tenir.
00:13:23Lovar Inel ?
00:13:24Oui, je pense qu'en plus, il ne faut pas oublier que, en tout cas sur la partie iranienne,
00:13:28ils doivent rassurer leur base, si je peux m'exprimer ainsi,
00:13:30les réseaux de communication en Iran sont limités.
00:13:33Là, l'amiral l'a bien dit, on avait une vidéo de propagande par l'intelligence artificielle.
00:13:40C'est aussi les seuls outils, enfin les seules images que possède la population iranienne pour s'informer.
00:13:47Donc durcir le ton, ça permet aussi de montrer de ne pas avoir perdu.
00:13:49Mais vous pensez vraiment que les Iraniens y croient quand ils voient ça ?
00:13:51Je ne sais pas, parce que les Iraniens, c'est une population qui n'est pas la même à différents
00:13:56niveaux
00:13:56entre ceux qui sont des Pazara, persuadés qu'il faut durcir le ton, qu'il faut se battre,
00:14:01puisqu'on parle d'une résistance idéologique très axée.
00:14:05Ceux qui sont contre le régime et qui disent que tout ça, je ne peux pas faire la moyenne
00:14:09en disant qu'on est à 50%, 20%, mais en tout cas, ils s'adressent à une base.
00:14:13Et puis, il faut porter une image de « on ne cède pas ».
00:14:16Donc « on ne cède pas », c'est « vous durcissez le ton ».
00:14:18Et peut-être quelque part, cette image, s'il n'y a pas de torpilles renvoyées,
00:14:21en fait, il n'y a pas de dégâts.
00:14:22Donc en réalité, ça les sert.
00:14:24C'est donc possible de nouveaux coups de bluff ?
00:14:25Oui, c'est « no news » aux Etats-Unis.
00:14:27C'est-à-dire qu'on n'a personne là-bas retenu son souffle.
00:14:30C'est-à-dire que dans les journaux, aujourd'hui, c'était vraiment une petite note en bas de page.
00:14:35Ça n'a pas beaucoup retenu l'attention.
00:14:37Justement, on y va aux Etats-Unis.
00:14:38Antoine Nelard à Washington.
00:14:40L'Iran rejette donc le plan de paix américain tel qu'il est présenté aujourd'hui.
00:14:44De côté de la Maison-Blanche, où la porte-parole s'est exprimée il y a quelques minutes,
00:14:47est-ce qu'on espère toujours une réunion, pourquoi pas au Pakistan,
00:14:51nous disait Ulysse Gosset il y a quelques instants,
00:14:52et dans les jours qui viennent, ou est-ce que c'est fini ?
00:14:57Alors écoutez, la porte-parole de la Maison-Blanche assure à l'instant
00:15:01que les discussions continuent avec l'Iran.
00:15:04C'est ce qu'elle a déclaré pendant ce point presse.
00:15:07Concernant le refus iranien de ce plan en 15 points,
00:15:10la porte-parole de la Maison-Blanche, Caroline Levitt,
00:15:12botte un peu en touche en disant que la Maison-Blanche n'a jamais confirmé
00:15:16l'existence de ce plan de paix, que ce sont des spéculations dans la presse.
00:15:21Et donc ça lui évite finalement de commenter le refus iranien.
00:15:25Ce qu'elle dit aussi, c'est une mise en garde auprès des Iraniens.
00:15:28Elle dit Trump ne bluffe pas, et si les Iraniens font le mauvais calcul,
00:15:32s'ils refusent de conclure un deal, alors Trump déclenchera l'enfer sur eux.
00:15:37Sous-entendu, il y aura un déluge de feu encore plus important contre les Iraniens.
00:15:42En off, certains responsables américains expliquent dans la presse
00:15:46que ce refus aujourd'hui de Téhéran, c'est surtout une posture,
00:15:50une façon d'établir un rapport de force en vue des discussions
00:15:53qui pourraient donc s'ouvrir concernant un sommet.
00:15:56Là encore, la porte-parole de la Maison-Blanche bante en touche
00:15:59en disant que ce sont des spéculations dans la presse
00:16:01et que rien ne sera officiel tant que ça n'aura pas été annoncé par la Maison-Blanche.
00:16:05Qu'est-ce qu'on retient, merci beaucoup Antoine Hollard,
00:16:07que la bouteille est à moitié remplie, qu'il se parle,
00:16:11Téhéran et Washington, coup de fil, fax, mail, je ne sais pas,
00:16:14mais en tout cas il y a un dialogue, ou que l'Iran rejette le plan de paix.
00:16:17Comment on la regarde cette discussion ?
00:16:18Si on se passe 24 heures en arrière,
00:16:21eh bien tout le monde se demandait, est-ce qu'il y a un plan de paix ?
00:16:23Ce n'est pas possible, ça n'existe pas, etc.
00:16:25Aujourd'hui on sait qu'il y a un plan de paix, même si ce n'est pas possible.
00:16:27Ce n'est pas ce que dit la Maison-Blanche à l'instant,
00:16:28il n'y a pas de plan de paix en 15 points.
00:16:29Non mais officiellement, il n'y a pas de plan de paix.
00:16:31Mais la réalité c'est qu'il y a un plan de paix qui a été transmis aux médias.
00:16:34Hier c'était un gros point d'interrogation,
00:16:36et le grand titre c'était est-ce que Trump bluffe ?
00:16:39Donc un, il y a un plan de paix ?
00:16:40Oui, et deux, il y a des discussions qui continuent.
00:16:44Deux, il est arrivé à Téhéran ?
00:16:46Oui, les Iraniens l'ont reçu,
00:16:48et pour l'instant ils ne veulent pas y répondre.
00:16:50Je trouve qu'en 24 heures, quand même, on a fait beaucoup de chemin,
00:16:53c'est-à-dire qu'on voit bien que les Américains comme les Israéliens
00:16:57poursuivent les attaques contre l'Iran,
00:17:00mais en même temps, il y a des discussions qui se sont engagées
00:17:04avec, il ne faut pas l'oublier, des pays comme l'Égypte, la Turquie,
00:17:08et le Pakistan bien sûr, qui poussent à ce qu'il y ait une négociation.
00:17:11Donc un, il y a bien un plan de paix.
00:17:13Deux, il est bien arrivé jusqu'à l'Iran.
00:17:14Trois, l'Iran pour l'instant dit non.
00:17:16Est-ce qu'il y a un quatre, Stéphane Bureau ?
00:17:17Il y a un quatre.
00:17:18Donald Trump gère le prix du baril de pétrole.
00:17:21C'est-à-dire qu'à chaque jour où on suspend un peu les hostilités,
00:17:25où on se dit ça y est, il y a un espoir de paix,
00:17:26il y a aussi un meilleur contrôle sur les spéculateurs.
00:17:30Et à ce jour, ça a plutôt bien fonctionné.
00:17:32On dit le prix du gallon d'essence aux États-Unis,
00:17:35si la barre des quatre dollars est franchie,
00:17:37ça sera une catastrophe pour le président, possiblement.
00:17:39Je pense qu'on a souvent ce genre de vision a priori.
00:17:43On verra si c'est une catastrophe.
00:17:44Mais pour autant, c'est vrai que le président gère,
00:17:47par sa communication, les fluctuations du baril.
00:17:50Et cette semaine, c'est plutôt sous contrôle.
00:17:52Et comme par hasard, la fin de cet ultimatum suspendu,
00:17:55passer tout juste quand les marchés fermeront aux États-Unis, vendredi.
00:17:58Exactement.
00:17:59On apprend aujourd'hui dans la presse américaine,
00:18:01je crois que c'est ABC News en l'occurrence, Stéphane Bureau,
00:18:03comment Donald Trump se tient informé.
00:18:06Ça va être intéressant d'entendre votre réaction amérale.
00:18:08Vous nous direz si c'était la même chose à l'Élysée quand vous y étiez.
00:18:10Comment il se tient informé de l'état de la guerre.
00:18:14Une vidéo, une sorte de best-of quotidien de deux minutes
00:18:18avec tous les succès du jour.
00:18:20À l'image, ce n'est pas exactement la vidéo que voit Donald Trump,
00:18:23mais c'est deux minutes par jour de vidéo
00:18:25avec les succès des frappes américaines.
00:18:27Alors, je me méfie toujours de ce genre d'informations
00:18:29qui filtrent, qui fuite,
00:18:31parce que depuis 2016, on dit du président
00:18:33que c'est un gros bêta,
00:18:34qui n'est jamais concentré, capable ou incapable
00:18:37de lire plus d'une page et encore.
00:18:40Donc, je fais très attention.
00:18:41On aime beaucoup nourrir cette image d'un président
00:18:44qui n'est pas dans le détail.
00:18:45Alors, je pense qu'il n'est pas toujours dans le détail, c'est vrai.
00:18:48Théoriquement, tous les présidents depuis 1946
00:18:50commencent plus ou moins leur journée
00:18:52avec le Presidential Daily Briefing,
00:18:55qui est probablement le canard, le journal
00:18:57le mieux renseigné du monde, c'est quelques pages.
00:18:59C'est en ce moment le Director of National Intelligence,
00:19:02c'est Gabart, donc, en l'occurrence,
00:19:03qui devrait le faire, je dis bien qu'il devrait,
00:19:05parce que Mme Gabart, qui coordonne l'information,
00:19:08c'est son rôle, depuis 2001,
00:19:09quand on a vu qu'il y avait été raté
00:19:10entre les différentes agences
00:19:11qui sont en rivalité les unes avec les autres.
00:19:14Alors, on a créé ce poste
00:19:15où, normalement, il y a une coordination plus haut niveau.
00:19:17Mme Gabart devrait être celle qui,
00:19:19le matin, où un de ses délégués dit au président,
00:19:21voici le document,
00:19:24il est partagé entre quelques personnes
00:19:26très habilitées, ce document,
00:19:28et fait des recommandations.
00:19:30Or, on a constaté la semaine dernière
00:19:31que le patron de la CIA, John Ratcliffe,
00:19:33et elle n'ont pas toujours été invités
00:19:37à partager l'information qu'ils avaient.
00:19:39Donc, quand on demande
00:19:40qu'est-ce que le président lit, où c'est,
00:19:42alors, il y a peut-être des gens autour du président
00:19:44qui filtrent l'information,
00:19:46et une des suppositions,
00:19:47la semaine dernière, il y a un démissionnaire,
00:19:50probablement, qui a marqué un peu l'histoire,
00:19:52parce que c'était de tous les membres
00:19:53de l'administration le plus haut gradé
00:19:55à avoir choisi, avec retentissement,
00:19:57de démissionner, Joe Kent,
00:19:58disait, pour beaucoup,
00:20:00le président est influencé par le renseignement
00:20:02que les Israéliens lui envoient.
00:20:04Et c'est évidemment, aux États-Unis,
00:20:06un sujet de réel contentieux.
00:20:07Est-ce que les Américains,
00:20:09ça fâche beaucoup le Trump,
00:20:10est-ce que les Américains sont manipulés
00:20:12par les Israéliens ?
00:20:14Bon, un briefing au sceau du lit,
00:20:16ça, c'est la version américaine.
00:20:17À l'Élysée, ça se passe comment,
00:20:19quand la France a des soldats engagés ?
00:20:20À l'Élysée, ça se passe au travers
00:20:23de deux choses, de deux organisations.
00:20:25La première, c'est l'État-major en particulier,
00:20:27c'est-à-dire une vingtaine de personnes...
00:20:28C'était vous.
00:20:29que j'ai dirigée à un moment de ma vie,
00:20:32qui briefe le président
00:20:33sur les grands moments des opérations.
00:20:37Et ça, c'est fait assez régulièrement.
00:20:39En tête-à-tête ?
00:20:40Oui, en tête-à-tête, en général.
00:20:41En tête-à-tête,
00:20:43ou avec quelques spécialistes de renseignement,
00:20:46en fait, on choisit l'aéropage.
00:20:47Et puis, la deuxième organisation,
00:20:50c'est évidemment le Conseil de défense,
00:20:52qui regroupe plusieurs ministres,
00:20:55le chef d'État-major des armées,
00:20:57et dans lequel on établit la stratégie.
00:21:00Pour revenir sur ce qui a été dit,
00:21:02moi, je crois que...
00:21:03Enfin, je serais extrêmement surpris
00:21:05que le président Trump soit informé
00:21:06uniquement par une vidéo de deux minutes.
00:21:09Je pense que les gens qui disent ça
00:21:11confondent avec sa passion
00:21:13pour la chaîne Fox News,
00:21:14qui regarde très ruirement.
00:21:17Améral, est-ce qu'on dit tout au président ?
00:21:19Bien sûr, bien sûr.
00:21:21On dit absolument tout ?
00:21:22Alors, on ne rentre pas dans le détail,
00:21:23si vous voulez, on essaye de l'amener
00:21:26à une vision stratégique.
00:21:27Ce qui est très difficile aujourd'hui,
00:21:29et ce qui peut être difficile pour les Américains,
00:21:31c'est qu'avec les moyens modernes de communication,
00:21:34on pourrait avoir un président
00:21:35qui fasse du tactique,
00:21:36c'est-à-dire qui se mette à la place
00:21:37du commandant de l'USS, Abraham Lincoln,
00:21:40et qui lui dise,
00:21:41venez un peu à droite, un peu à gauche.
00:21:42Et dans ce cas-là,
00:21:42les militaires lui disent,
00:21:43non, non, reste à votre place.
00:21:45On dit, non, non,
00:21:46il faut que le président reste à son niveau.
00:21:48Un militaire peut dire ça au chef de l'État ?
00:21:49Bien sûr.
00:21:50Il peut lui dire,
00:21:51vous décidez, mais je n'exécute pas,
00:21:53en quelque sorte.
00:21:55On ne dit pas comme ça.
00:21:56Il s'est arrivé à Washington.
00:21:57Ce n'est pas du tout ce que j'ai dit.
00:21:59Vous, il s'est arrivé.
00:22:00Quand le président décide, on exécute.
00:22:01Mais, avant décidé,
00:22:02il consulte,
00:22:03et il consulte,
00:22:04en particulier son État-major en particulier,
00:22:05son conseil de défense.
00:22:07Mais ce que je veux dire par là,
00:22:08c'est qu'il reste au niveau stratégique,
00:22:10c'est-à-dire qu'il ait le but de guerre,
00:22:13les objectifs de guerre,
00:22:14qui les fixent,
00:22:16qui sont des objectifs politiques,
00:22:17qu'on décline ensuite en mode d'action militaire.
00:22:19Il ne faut pas qu'il donne des modes d'action militaire.
00:22:21Ce n'est pas son travail.
00:22:22– Sans trahir un secret d'État,
00:22:24est-ce qu'il vous est arrivé d'être en désaccord
00:22:27avec un des deux chefs d'État
00:22:28que vous avez pu servir à l'Élysée ?
00:22:30– Non.
00:22:30– Des moments où vous auriez commencé la phrase
00:22:32par « Monsieur le Président,
00:22:33avec tout le respect que j'ai pour vous,
00:22:34je pense que vous vous plantez ».
00:22:35– Ah si, ça, ça peut arriver.
00:22:36– Et à la fin, qui gagne ?
00:22:37– Ça peut arriver dans la discussion.
00:22:40– Oui, à la fin, qui gagne ?
00:22:41– Ce n'est pas un combat de boxe.
00:22:42C'est un président qui a un homme de confiance auprès de lui,
00:22:45qui l'a choisi,
00:22:46qui est son chef d'État-major particulier,
00:22:48donc un 5 étoiles d'une des armées.
00:22:53Et ce qui est très intéressant dans nos systèmes,
00:22:56je trouve, par rapport au système américain en particulier,
00:22:59c'est qu'on a une relation permanente avec le président.
00:23:02Et c'est une relation de confiance.
00:23:05C'est-à-dire, on peut lui dire,
00:23:06« Non, Monsieur le Président,
00:23:07votre idée est là, c'est pas bon ».
00:23:08– On lui dit comme ça ?
00:23:10– Bien sûr, ça se fait,
00:23:11mais ça se fait dans les préliminaires.
00:23:13Après, une fois que la décision est prise,
00:23:15on exécute naturellement.
00:23:16– Stéphane Léau.
00:23:16– Et dans le cas qui nous intéresse,
00:23:17pour l'instant, c'est 1-0
00:23:19pour le chef d'État-major Interarmes aux États-Unis,
00:23:21qui a refusé d'écouter les instructions tactiques
00:23:24données très publiquement par le Président
00:23:25le 3 mars dernier,
00:23:26qui a dit,
00:23:27« Nous allons escorter dans les prochaines heures,
00:23:29prochains jours,
00:23:29tous les bateaux qui voudront naviguer
00:23:32dans le détroit d'Hormuz. »
00:23:33Et l'armée américaine,
00:23:34sans publiquement dire,
00:23:36« Nous ne le ferons pas »,
00:23:37a refusé absolument d'obtempérer,
00:23:39parce qu'ils savent que c'est très, très, très risqué.
00:23:41Et ont probablement demandé,
00:23:43c'est pas un hasard,
00:23:44si on voit arriver, par exemple,
00:23:44des militaires de la 82e division,
00:23:47des Marines,
00:23:47ont demandé à ce qu'on déploie d'autres moyens
00:23:50pour considérer, peut-être,
00:23:52écouter le Président.
00:23:53Mais à ce jour,
00:23:54on a défié les ordres présidentielles.
00:23:56– Le joueur général Pélistrandi qui sourit, pourquoi ?
00:23:58– Oui, parce qu'on a souri,
00:23:59on dit que l'Élysée,
00:24:00c'était d'abord une maison militaire.
00:24:02Et regardez, par exemple,
00:24:03les présidents de la République
00:24:05sont toujours escortés de leur aide de camp.
00:24:07Ce qui n'est pas le cas du président américain.
00:24:10– Il y a toujours avec lui
00:24:11le détenteur du football,
00:24:13l'école militaire.
00:24:14– Oui, mais il est derrière.
00:24:14Il y a une intimité
00:24:16qui est très spécifique,
00:24:19d'ailleurs à la Ve République.
00:24:20C'est le fait que le président de la République
00:24:24est chef des armées.
00:24:25Et quand on lit tout ce qu'ont écrit
00:24:28les présidents de la République,
00:24:29cette intimité,
00:24:30effectivement,
00:24:31elle est vraiment partagée.
00:24:33Et ça, c'est quelque chose
00:24:34qui est extrêmement important.
00:24:36Avec le fait, par exemple,
00:24:38on sait tous que le Conseil des ministres
00:24:41n'est pas étanche.
00:24:42Le Conseil de défense,
00:24:44c'est d'une étanchéité.
00:24:46– C'est-à-dire que ça fuite partout ?
00:24:48– Rien ne sort du Conseil de défense.
00:24:50– Ni avant, ni après.
00:24:52C'est-à-dire que, voilà,
00:24:53et ça, c'est extrêmement important.
00:24:55Il y a une cohérence dans le système français
00:24:57qui, d'ailleurs, dépasse les alternances politiques.
00:25:00Ça, c'est un élément qui est très important.
00:25:01– On va retrouver, comme chaque mercredi,
00:25:03Daniel Cohn-Bendit,
00:25:04qui est avec nous à distance.
00:25:05Bonsoir, Danny.
00:25:06Ça fait trois semaines et demie
00:25:07maintenant que la guerre a débuté.
00:25:09Donald Trump a pris le virage
00:25:10de la diplomatie il y a quelques jours.
00:25:12On verra ce que deviennent ces discussions.
00:25:13Est-ce qu'il vous semble
00:25:14que ce virage du président américain
00:25:16est le bon ?
00:25:17Est-ce que vous y voyez plus clair, désormais,
00:25:18sur ce qu'il veut faire dans cette région ?
00:25:21– Bonsoir.
00:25:22Non, pas du tout,
00:25:23parce qu'on ne comprend rien.
00:25:24Et là où je ne suis pas d'accord
00:25:26avec ce qui vient d'être discuté,
00:25:28c'est que c'est vrai qu'il y a des tas de gens
00:25:29qui donnent des conseils à Trump,
00:25:31mais il n'écoute personne.
00:25:33Il dit n'importe quoi.
00:25:34Et c'est ça qui est difficile.
00:25:36Donc, il y a des négociations.
00:25:38Mais par exemple,
00:25:38vous avez parlé tout à l'heure
00:25:39du général Dan Cain.
00:25:41Il avait, avant l'intervention,
00:25:44prévenu que le problème
00:25:45serait le détroit d'Hormuz.
00:25:47Il a dit, attention,
00:25:48si on ne prépare ça,
00:25:50on va vers la catastrophe.
00:25:51Personne ne l'a écouté.
00:25:53Personne ne l'a écouté.
00:25:54Et aujourd'hui, si vous voulez,
00:25:57la difficulté,
00:25:58c'est qui a pris la décision
00:25:59de négocier avec qui.
00:26:02Donc, vraisemblablement,
00:26:03les négociations se font
00:26:05avec le président du Parlement iranien.
00:26:07Le président du Parlement,
00:26:08qui est un dur,
00:26:09qui est en fait le même type
00:26:12de dur que l'Arijani.
00:26:14Les négociations avaient commencé
00:26:16avec l'Arijani.
00:26:18Les Israéliens apprenant
00:26:19que Trump négocie,
00:26:21ils ont descendu l'Arijani.
00:26:22Parce qu'ils ne veulent pas
00:26:24de négociations.
00:26:25Donc, on ne sait pas,
00:26:26aujourd'hui,
00:26:27Trump, qui est en mauvaise posture
00:26:30dans les sondages aux États-Unis,
00:26:3290% des Américains
00:26:34sont contre cette guerre,
00:26:36sont contre,
00:26:36il y a un déploiement de militaires.
00:26:38Il essaye maintenant
00:26:40de trouver une négociation.
00:26:42Donc, ça va se faire
00:26:43dans les mauvaises conditions.
00:26:45Et si on veut,
00:26:47les grands perdants
00:26:49de cette histoire,
00:26:50ce sont les Iraniens
00:26:52et les Iraniens.
00:26:53Parce qu'ils ont eu la guerre,
00:26:55mais ils n'auront pas
00:26:57de changement de régime.
00:26:58Et donc,
00:27:00il est impossible
00:27:01de savoir exactement
00:27:02ce qui se passe.
00:27:03une chose est intéressante,
00:27:05qui va négocier,
00:27:07vraisemblablement au Pakistan,
00:27:09eh bien,
00:27:10c'est Vence,
00:27:11Julie Vence.
00:27:12Pourquoi ?
00:27:12Parce que c'est le seul
00:27:14qui soit vraiment
00:27:14contre la guerre.
00:27:15Et donc,
00:27:16il va négocier
00:27:17parce que Trump
00:27:18va essayer
00:27:19de redorer son blason
00:27:20avec Julie Vence
00:27:22qui ramène
00:27:23d'Islamabad
00:27:24un accord.
00:27:25Mais tout ça,
00:27:26c'est des présuppositions.
00:27:28On ne sait pas
00:27:28comment il va se réveiller
00:27:29ce soir.
00:27:30Il va faire une intervention
00:27:32cette nuit.
00:27:33Et peut-être
00:27:33qu'il nous dira autre chose.
00:27:35Il nous dira
00:27:35que tout va bien,
00:27:37etc.
00:27:37Qu'il a discuté
00:27:38avec Lara Jani
00:27:39parce qu'il avait oublié
00:27:40qu'il était mort.
00:27:41Enfin,
00:27:42vraiment,
00:27:42c'est ça la difficulté
00:27:43avec Trump.
00:27:44On n'en sait rien.
00:27:47Merci beaucoup,
00:27:48Daniel Kohn-Bendit.
00:27:49J'ajoute cette déclaration
00:27:50du président
00:27:51du Parlement iranien
00:27:52faite il y a quelques instants
00:27:53qui dit
00:27:53« Les ennemis se préparent
00:27:55à occuper une île ».
00:27:57De quoi il parle ?
00:27:58C'est l'île de Karg
00:28:00dont les Américains
00:28:03pourraient tenter
00:28:04de s'emparer ?
00:28:04La fameuse île
00:28:05d'où part 90%
00:28:07du pétrole iranien ?
00:28:08Ça pourrait être
00:28:09l'île de Karg
00:28:09mais ce n'est pas sûr.
00:28:10Ça pourrait être aussi
00:28:11une autre île
00:28:12au cœur du détroit d'Ormouz.
00:28:13Il y a deux îles
00:28:15en particulier
00:28:15qui servent aussi
00:28:18à exporter le pétrole.
00:28:20Mais je voulais revenir
00:28:20sur les généraux
00:28:21et le rapport
00:28:22des généraux américains
00:28:23avec Trump.
00:28:24Quand il est arrivé
00:28:25au pouvoir
00:28:25la dernière fois,
00:28:26c'est-à-dire
00:28:26il y a quelques mois seulement,
00:28:28il a limogé
00:28:29tous ceux
00:28:29qui n'étaient pas
00:28:30d'accord avec lui.
00:28:31Même chose à la CIA.
00:28:33Même chose
00:28:33dans toutes les institutions,
00:28:34au ministère de la Justice,
00:28:36au ministère de l'Intérieur.
00:28:37Donc tous ces gens
00:28:37qui sont autour de lui,
00:28:39ils sont tous d'accord,
00:28:39ils ont tous le doigt
00:28:40sur la couture.
00:28:41ce sont des bénis.
00:28:41Oui, oui.
00:28:42Alors, je crois
00:28:43qu'il y a une vraie différence
00:28:45entre ce qui se passe
00:28:45à l'Élysée
00:28:46où on peut faire confiance
00:28:47à nos militaires
00:28:48pour dire les choses.
00:28:49Mais en réalité,
00:28:50je ne crois pas non plus
00:28:50à la vidéo,
00:28:51mais c'est vrai que Trump
00:28:52a la réputation
00:28:53de ne lire qu'un feuillet
00:28:55où on lui résume
00:28:55toute l'information.
00:28:56Il n'a pas de temps
00:28:57à perdre
00:28:58à éplucher
00:28:59les rapports de la CIA.
00:29:00Mais quand un général,
00:29:01et là je fais référence
00:29:02à l'histoire
00:29:02telle qu'elle s'est passée,
00:29:03Duncan,
00:29:04qui est le chef d'état-major,
00:29:05lui a dit,
00:29:06avant la guerre,
00:29:07attention,
00:29:11Trump a balayé ça
00:29:12dans les revers de l'Est
00:29:13et il a dit,
00:29:14ce général,
00:29:14ce n'est pas un général
00:29:15de télévision,
00:29:16c'est un grand général
00:29:17et quand on lui demande
00:29:18d'aller quelque part,
00:29:19il obéit.
00:29:20C'était une façon de dire
00:29:21silence dans les rangs.
00:29:22C'est bien d'avoir
00:29:23des militaires
00:29:23qui désobéissent,
00:29:24en tout cas,
00:29:24qui ne sont pas tous d'accord
00:29:25les uns avec les autres
00:29:26avant de prendre
00:29:26une grande décision.
00:29:27C'est ça qu'il faut retenir.
00:29:28Je crois qu'enfin,
00:29:29pour revenir sur ce qui a été dit,
00:29:31en tout cas,
00:29:32en France,
00:29:32je vais rester sur un terrain
00:29:34que je connais,
00:29:35avant de prendre une décision.
00:29:36La décision,
00:29:37elle n'est pas jupitérienne
00:29:39pour reprendre un terme
00:29:39qui a été beaucoup utilisé.
00:29:40Macronien, oui.
00:29:41Elle est...
00:29:43J'ai pas le devoir de réserve.
00:29:47Non, non,
00:29:48mais ce que je veux dire par là...
00:29:49Elle peut l'être
00:29:49quand il s'agit d'une région générale.
00:29:51Je vous parle de mon expérience.
00:29:52Elle est connective.
00:29:53De mon expérience.
00:29:55Il y a toujours,
00:29:56avant de prendre
00:29:56une décision militaire,
00:29:58une réunion
00:29:58avec les principaux patrons
00:30:00et le président
00:30:02les écoute.
00:30:03Et je n'ai pas le souvenir,
00:30:05moi j'ai aussi servi
00:30:06dans l'état-major parti
00:30:07de Josh Chirac,
00:30:09d'aucun des trois présidents
00:30:11qui n'écoutent pas
00:30:11ce que dit
00:30:12les chefs militaires.
00:30:13Après,
00:30:14encore une fois,
00:30:15il y a des buts politiques
00:30:16qu'il faut savoir décliner
00:30:17en effet militaire.
00:30:19Et la décision,
00:30:20elle se prend,
00:30:21je ne veux pas dire collectivement,
00:30:22parce qu'il n'y a qu'un patron
00:30:23qui décide,
00:30:23mais elle est bien collective.
00:30:25Elle est collective
00:30:25avant que le président
00:30:27tranche à la fin.
00:30:27Je ne suis pas dans l'intimité
00:30:29du président Trump
00:30:30pour savoir comment il traite
00:30:32avec ses généraux,
00:30:33mais j'imagine
00:30:35qu'ils doivent faire
00:30:36le même genre de réunions.
00:30:38Moi,
00:30:38j'ai assisté à des réunions
00:30:39aux États-Unis
00:30:40avec le National Security Advisor,
00:30:43et peu ou prou,
00:30:45le conseiller diplomatique
00:30:46plus le CEMP
00:30:48du président américain,
00:30:49c'était sous le premier mandat
00:30:52du président Trump.
00:30:53Il écoutait.
00:30:54Alors,
00:30:54ce qui est vrai,
00:30:55et je partage
00:30:56ce qu'a dit
00:30:56Ulysse Gosset,
00:30:57c'est qu'il a quand même
00:30:58fait un ménage assez général
00:31:00en Ariane,
00:31:01pas seulement chez les généraux,
00:31:02chez les hauts fonctionnaires,
00:31:03et il a mis autour de lui
00:31:05des gens qui partagent
00:31:06les mêmes idées.
00:31:07Donc,
00:31:07c'est plus difficile
00:31:08d'avoir un débat contradictoire
00:31:09dans ces conditions.
00:31:10Avec tout le monde
00:31:10qui pense la même chose.
00:31:11Le Varinel,
00:31:12je voudrais me tourner vers vous.
00:31:13À présent,
00:31:13on ne sait pas comment sont prises
00:31:14les décisions de frapper
00:31:15des sites nucléaires,
00:31:16que ce soit en Iran
00:31:16ou en Israël,
00:31:17mais des frappes,
00:31:18il y en a eu plusieurs
00:31:19ces derniers jours.
00:31:19Et aujourd'hui,
00:31:20l'ONU met en garde,
00:31:22l'ONU qui dit
00:31:22nous redoutons
00:31:23une catastrophe absolue
00:31:24en cas de nouvelles frappes
00:31:25sur certaines installations nucléaires.
00:31:27D'abord,
00:31:27quand on parle
00:31:28des frappes récentes,
00:31:29qu'est-ce qui a été touché
00:31:30dans cette guerre ?
00:31:31Ce qui est acté,
00:31:32on a eu
00:31:35trois sites militaires
00:31:37et un site civil,
00:31:39enfin,
00:31:39militaire.
00:31:41En fait,
00:31:41c'est Fordo et Nathan
00:31:42avec cette question
00:31:43d'enrichissement.
00:31:44En Iran.
00:31:45En Iran.
00:31:46L'Iran maintient
00:31:48le fait
00:31:49que c'est de l'enrichissement
00:31:49civil.
00:31:51L'opposition est sur le fait
00:31:52que non,
00:31:53justement,
00:31:53c'est de l'enrichissement
00:31:54qui dégage.
00:31:54Enrichissement civil
00:31:55pour faire tourner
00:31:56des centrales nucléaires
00:31:57telles qu'on les connaît
00:31:57en France.
00:31:57Alors,
00:31:58non.
00:31:58Non,
00:31:59bon,
00:31:59raté.
00:32:00J'ai essayé de simplifier,
00:32:01j'ai raté.
00:32:02C'est du nucléaire civil
00:32:03pour de la recherche médicale.
00:32:05D'accord.
00:32:06On est pour,
00:32:06effectivement,
00:32:07les isotopes,
00:32:07on est cet enrichissement
00:32:08à 20%.
00:32:10Bouchère,
00:32:11qui est la centrale civile
00:32:12telle Flamanville,
00:32:13toutes les centrales nucléaires
00:32:14qui donnent de l'énergie,
00:32:16c'est l'autre centrale
00:32:17qui a été visée
00:32:18avec des frappes.
00:32:20Et effectivement,
00:32:21on est à 3,5%
00:32:22d'enrichissement,
00:32:23mais tous ces sites nucléaires
00:32:26exposent à des risques
00:32:27dès lors qu'on voulait frapper.
00:32:28C'est ce que j'allais vous demander.
00:32:29Qu'est-ce qui est le plus risqué ?
00:32:30C'est de frapper une centrale nucléaire
00:32:32ou c'est de frapper
00:32:33de l'uranium enrichi
00:32:34caché quelque part sous terre ?
00:32:35Alors,
00:32:36ça dépend de leur conditionnement.
00:32:39Décidément,
00:32:40je suis venu avec des questions simples,
00:32:41mais la vie est plus complexe.
00:32:43Mais vous avez raison.
00:32:44Voilà.
00:32:46On est sur le site
00:32:48de Nathan Zedfordo,
00:32:49donc il faut comprendre aussi
00:32:51la protection de ces sites.
00:32:52Nathan Z,
00:32:53on l'a dit,
00:32:54on le répète,
00:32:55c'est la plus exposée,
00:32:56mais c'est celle qui a eu
00:32:56le plus de frappes.
00:32:57Donc,
00:32:58on a à peu près
00:32:5820 000 centrifugeuses
00:33:00avec de l'uranium enrichi
00:33:01qui tournent.
00:33:02Là,
00:33:02effectivement,
00:33:03il y a un risque
00:33:03en sachant qu'on a aussi
00:33:08l'uranium
00:33:09dans des cylindres.
00:33:10Donc,
00:33:11si ces cylindres
00:33:12sont fissurés,
00:33:13il se passe quoi ?
00:33:14On a des chutes radioactives.
00:33:16De quel niveau ?
00:33:17Alors,
00:33:18assez grave,
00:33:19puisque c'est une réaction chimique.
00:33:20Vous avez un nuage toxique.
00:33:21Pardon,
00:33:21dans le assez grave,
00:33:22c'est Tchernobyl,
00:33:23c'est au-dessus ou c'est en dessous ?
00:33:24Aucun.
00:33:25À ce stade,
00:33:26on est en dessous de Tchernobyl,
00:33:27mais ça ne veut pas dire
00:33:28que ce n'est pas grave.
00:33:28Donc,
00:33:28vous avez des risques
00:33:29tout de suite
00:33:30d'aggravation pulmonaire
00:33:32et ensuite,
00:33:33vous avez des contaminations.
00:33:34Ça,
00:33:34c'est le nuage toxique
00:33:35d'une exposition
00:33:36suite à une radioactivité
00:33:38sur les sites
00:33:38de Nathan Z et de Fordo.
00:33:40Sur Bouchère,
00:33:41c'est plutôt ce qu'on appelle
00:33:41le panache radioactif.
00:33:43C'est autre chose,
00:33:44puisqu'en fait,
00:33:45ce n'est pas une réaction chimique.
00:33:46Donc,
00:33:47ce qu'il faut comprendre,
00:33:47c'est que,
00:33:48pourquoi je ne dis
00:33:48que ça n'a rien à voir
00:33:49avec Tchernobyl,
00:33:49c'est parce que
00:33:50l'infrastructure de Bouchère,
00:33:52c'est une infrastructure
00:33:53de confection russe,
00:33:55on s'appelle les V-Vert,
00:33:56mais qui a été fait,
00:33:57qui a été renforcée
00:33:58post-Fukushima.
00:33:59Donc,
00:34:00en fait,
00:34:00on a,
00:34:00pardon cette exposition,
00:34:01on a un dôme de fer
00:34:02et un dôme de béton
00:34:03qui protègent
00:34:05donc déjà du missile.
00:34:06Donc,
00:34:06on ne sait pas déjà
00:34:07s'il y a un impact,
00:34:08mais ce n'est pas fait
00:34:09pour recevoir,
00:34:10enfin,
00:34:10ce n'est pas une défense
00:34:11faite pour recevoir
00:34:12des missiles.
00:34:13Évidemment.
00:34:13Donc,
00:34:13il y a une vulnérabilité.
00:34:15La vraie question,
00:34:16c'est est-ce que
00:34:16cette centrale a été éteinte ?
00:34:17Alors,
00:34:17j'ai essayé de savoir
00:34:18ou pas,
00:34:19parce que si elle est éteinte,
00:34:20effectivement,
00:34:21le cœur du réacteur
00:34:23n'est pas en cours,
00:34:24mais il y a un temps
00:34:24quand même
00:34:25de dégressivité
00:34:26de la chaleur
00:34:27qui fait que,
00:34:27entre guillemets,
00:34:28si elle a été arrêtée
00:34:29il y a deux heures,
00:34:30c'est tout aussi grave.
00:34:31Si elle a été arrêtée
00:34:32depuis le début du conflit,
00:34:33donc depuis 26 jours,
00:34:34ça va mieux,
00:34:35mais ce n'est pas simple.
00:34:36Ensuite,
00:34:37où sont les frappes ?
00:34:38C'est-à-dire que
00:34:38quand bien même
00:34:39c'est arrêté,
00:34:39ce qui maintient
00:34:40une centrale hors de danger,
00:34:41c'est le refroidissement
00:34:42du cœur.
00:34:43Donc,
00:34:43c'est les bassins d'eau.
00:34:44Rappelez-vous sur Zaporizhia
00:34:45ce qu'on disait,
00:34:45la crainte de toucher
00:34:47les bassins.
00:34:48En Ukraine, oui.
00:34:48Voilà.
00:34:49Si, effectivement,
00:34:50on a des missiles
00:34:52qui visent ces bassins
00:34:53et qui les mettent
00:34:53hors de portée,
00:34:54là,
00:34:54vous risquez
00:34:55une surchauffe du cœur
00:34:56et là,
00:34:57effectivement,
00:34:57on est sur quelque chose
00:34:59qui risque une explosion
00:35:00si, effectivement,
00:35:01ces sites sont touchés.
00:35:05Vous parliez du site
00:35:05de Boucher,
00:35:06donc du site nucléaire iranien
00:35:07de Boucher,
00:35:08dont on a appris aujourd'hui
00:35:09Luz Gosset,
00:35:09que les Russes
00:35:10qui travaillent encore
00:35:11à l'intérieur
00:35:12vont en partie
00:35:13rentrer au pays.
00:35:15Ils laissent une partie
00:35:16de leur personnel,
00:35:16il y a une autre
00:35:17qui rentre au pays.
00:35:18Est-ce que c'est grave ou pas ?
00:35:19Expliquez-moi.
00:35:19Ils s'attendent à être frappés ?
00:35:20C'est ça l'idée ?
00:35:21En fait, déjà,
00:35:22c'est dangereux.
00:35:23Donc, c'est une question
00:35:23de sécuriser le site.
00:35:25C'est un mauvais signal
00:35:26sur le plan sécuritaire
00:35:27de climat.
00:35:29Pour les téléspectateurs,
00:35:30ils disent
00:35:30mais pourquoi il y a des Russes ?
00:35:32Alors,
00:35:33l'Iran a signé
00:35:34et ratifié
00:35:34le traité de non-prolifération.
00:35:35Ça veut dire
00:35:36que leurs centrales civiles
00:35:37sont encadrées.
00:35:38Et donc, en fait,
00:35:39on a effectivement,
00:35:39c'est une technologie russe,
00:35:40comme je vous le dis,
00:35:41on a des ingénieurs
00:35:44qui viennent aider
00:35:45les Iraniens.
00:35:47D'autant plus
00:35:47qu'il venait,
00:35:48450,
00:35:49c'était le nombre
00:35:49d'ingénieurs
00:35:51qui venaient renforcer
00:35:52une centrale.
00:35:52C'est 3000 MW
00:35:53sur 32000 MW.
00:35:55Désolé,
00:35:55c'est pour expliquer
00:35:56le nombre de techniciens.
00:35:58Et donc,
00:35:58effectivement,
00:35:59le combustible
00:36:02utilisé,
00:36:03usé
00:36:03est rapatrié
00:36:04depuis la mise en œuvre
00:36:05de cette centrale
00:36:07en Russie.
00:36:08Donc, en fait,
00:36:09ils ne gardent rien
00:36:10sur place.
00:36:11Donc, là,
00:36:11le fait de rapatrier
00:36:12des ingénieurs,
00:36:13effectivement,
00:36:14ça veut dire
00:36:14que les Russes
00:36:14ont peur pour leurs employés.
00:36:16Ça veut dire
00:36:16qu'ils pensent
00:36:16que ça va être une cible.
00:36:17Et il faut sécuriser,
00:36:18évidemment,
00:36:19les hommes et les femmes
00:36:19qui sont sur ce site.
00:36:20Et ils rentrent donc
00:36:21à la maison,
00:36:21ils l'ont annoncé aujourd'hui,
00:36:23puisqu'on parle de fuite,
00:36:24de possible fuite
00:36:25dans un tout autre genre.
00:36:26Et donc, l'ONU a raison
00:36:26de s'inquiéter.
00:36:27À présent,
00:36:28tout autre genre
00:36:28de fuite
00:36:29aux États-Unis.
00:36:31On en parlait hier
00:36:33ici même.
00:36:33Vous savez,
00:36:34quelques minutes
00:36:34avant le discours
00:36:34de Donald Trump
00:36:35lundi dernier
00:36:36qui a annoncé
00:36:37les négociations
00:36:38avec l'Iran.
00:36:40Il y a eu
00:36:40des mouvements
00:36:40assez suspects
00:36:41sur le marché du pétrole.
00:36:42On parle de mouvements
00:36:43suspects,
00:36:43mais extrêmement importants.
00:36:4415 minutes avant
00:36:45la déclaration
00:36:46de Donald Trump.
00:36:46Antoine Nelard,
00:36:47on vous retrouve
00:36:48à Washington,
00:36:49puisqu'évidemment,
00:36:49il y a des soupçons
00:36:50de délit d'initié
00:36:52dans cette affaire.
00:36:53L'opposition démocrate
00:36:54s'en empare.
00:36:55La presse également
00:36:56aujourd'hui.
00:37:00Oui, exactement.
00:37:01Et vous avez raison
00:37:01de le rappeler.
00:37:02Lundi matin,
00:37:02en l'espace
00:37:03de quelques minutes,
00:37:04il y a eu
00:37:04des millions
00:37:05de barils de pétrole
00:37:05qui ont été vendus
00:37:06à un moment
00:37:07où les cours
00:37:07étaient très élevés.
00:37:0815 minutes plus tard,
00:37:09Donald Trump
00:37:10publie un message
00:37:10sur son réseau social
00:37:11pour annoncer
00:37:12des négociations
00:37:13avec l'Iran.
00:37:14Et d'un coup,
00:37:14d'un seul,
00:37:15le marché du pétrole
00:37:16s'effondre de 10%.
00:37:17Ça veut dire que
00:37:18ceux qui ont vendu
00:37:18avant le message
00:37:19de Donald Trump
00:37:20ont empoché
00:37:21de sacrés bénéfices.
00:37:22Donc ça veut dire
00:37:22que soit ils ont eu
00:37:23beaucoup de chance,
00:37:24ça peut arriver en bourse,
00:37:26soit ils avaient
00:37:27des informations,
00:37:27ils savaient que
00:37:28Donald Trump
00:37:28allait publier ce message.
00:37:30C'est ce qu'on appelle
00:37:31un délit d'initié.
00:37:32C'est illégal.
00:37:33Et aujourd'hui,
00:37:34l'opposition démocrate
00:37:35demande des comptes
00:37:36à Donald Trump.
00:37:37Un sénateur démocrate
00:37:38en particulier
00:37:39se demande
00:37:40si derrière ces traders
00:37:41il n'y a pas la main
00:37:42de Donald Trump lui-même
00:37:42ou de certains membres
00:37:43de sa famille
00:37:44ou encore de collaborateurs
00:37:45de la Maison Blanche.
00:37:46Alors à ce stade,
00:37:47rien ne permet
00:37:48d'étayer ces accusations.
00:37:49Mais il faut bien voir
00:37:50que depuis le retour
00:37:51de Donald Trump
00:37:52à la Maison Blanche,
00:37:52les polémiques de ce genre
00:37:54se multiplient,
00:37:55notamment sur les sites
00:37:56qui permettent
00:37:57de parier sur l'actualité.
00:37:58Certains ont réussi
00:37:59à anticiper
00:38:00et à parier
00:38:01justement sur
00:38:02l'enlèvement
00:38:03de Nicolas Maduro
00:38:04ou sur la mort
00:38:05de Ali Ramenei
00:38:06et ce, parfois,
00:38:07avec des comptes
00:38:08qui ont été créés
00:38:09quelques minutes seulement
00:38:10avant la tenue
00:38:11de cet événement.
00:38:12La Maison Blanche,
00:38:13de son côté,
00:38:14balaie ses accusations
00:38:14et assure qu'elle a mis en place
00:38:16des mesures très strictes
00:38:17pour lutter
00:38:18contre les délits d'initié.
00:38:19Merci Antoine Olar
00:38:20en direct de Washington.
00:38:21Il y a des langues
00:38:23trop pendues
00:38:23à la Maison Blanche
00:38:24ou au Pentagone.
00:38:25Ce ne sont que
00:38:25des hasards fortuits
00:38:26qui font que des parieurs
00:38:27ont su si bien
00:38:28anticiper l'actualité.
00:38:30Gros coup de peau.
00:38:31Les traders interrogés
00:38:32depuis deux jours
00:38:33disent que ce serait
00:38:33quand même assez extraordinaire.
00:38:35Ce n'est pas que sur le pétrole.
00:38:36Il y a des contrats
00:38:36sur des futures
00:38:37sur l'indice S&P
00:38:38qui avait été aussi pris
00:38:39sur des centaines
00:38:40de millions de dollars.
00:38:41Pardon, on plaisante
00:38:43mais des fuites
00:38:4415 minutes avant
00:38:45une allocution aussi importante
00:38:46de Donald Trump,
00:38:47ça aurait pu arriver
00:38:48dans d'autres mains,
00:38:49dans d'autres oreilles.
00:38:50Bien entendu.
00:38:51C'est arrivé aussi
00:38:52en avril dernier
00:38:53quand le président
00:38:55a décidé de rétro-pédaler
00:38:57après ses annonces
00:38:58sur les droits douaniers.
00:38:59On a réalisé
00:39:00a posteriori
00:39:01que des transactions
00:39:02importantes avaient été faites
00:39:03quelques instants
00:39:04avant son truth.
00:39:05Donc clairement,
00:39:07il y a des informations
00:39:08qui circulent.
00:39:09Et on se souvient aussi
00:39:10de ce groupe WhatsApp
00:39:10dans lequel il y avait
00:39:11des journalistes.
00:39:13Un journaliste.
00:39:13Un journaliste.
00:39:14C'est un de trop.
00:39:16C'est en plus
00:39:17un ennemi du régime.
00:39:18C'est totalement absurde.
00:39:19D'ailleurs,
00:39:20celui qui était
00:39:20le conseiller à la sécurité
00:39:22du président
00:39:23est aujourd'hui
00:39:24ambassadeur aux Nations Unies
00:39:25parce que c'est lui
00:39:26qui avait fait l'invitation
00:39:27et on soupçonne donc
00:39:28qu'il avait...
00:39:28que c'est une punition
00:39:29d'être ambassadeur aux...
00:39:30C'est être envoyé en Sibérie.
00:39:32C'est l'équivalent
00:39:33d'être envoyé en Sibérie.
00:39:34C'est les mines de sel.
00:39:35C'est les mines de sel.
00:39:36Mais oui,
00:39:37dans ce cas-là,
00:39:37par contre,
00:39:38on partageait de l'information
00:39:39sur des frappes
00:39:40qui étaient préparées
00:39:42contre les outils
00:39:43si ma mémoire est bonne.
00:39:44Alors là,
00:39:45il n'y avait pas
00:39:45de délit d'initié
00:39:46au sens où on faisait
00:39:47des transactions financières,
00:39:48mais c'était
00:39:48des informations
00:39:49très importantes
00:39:50qui circulaient
00:39:51sur un réseau
00:39:52non sécurisé.
00:39:53En France,
00:39:54comment ça se passe ?
00:39:54Comment on évite
00:39:56les fuites
00:39:56dans ces cas-là ?
00:39:57On laisse les téléphones
00:39:58portables à l'entrée
00:39:59déjà, je suppose ?
00:40:00Quand on fait
00:40:01un conseil de défense
00:40:01à Jupiter,
00:40:02le général l'a dit
00:40:03tout à l'heure,
00:40:04c'est Jupiter,
00:40:05le PC...
00:40:05Quand vous dites
00:40:05à la Jupiter,
00:40:06ce n'est pas une référence
00:40:07à la main de Macron.
00:40:07C'est le PC.
00:40:08Je précise.
00:40:09Le PC Jupiter,
00:40:10là où tous les téléphones,
00:40:12d'abord,
00:40:12c'est une cage au faraday,
00:40:13donc rien ne passe.
00:40:14Et ensuite,
00:40:14tous les téléphones
00:40:15sont,
00:40:16je veux dire,
00:40:17confisqués,
00:40:18sont retirés
00:40:20à l'entrée
00:40:20pour tous les participants.
00:40:23Et puis ensuite,
00:40:24alors,
00:40:25dans ce cas précis,
00:40:26je ne sais pas
00:40:27par quel miracle
00:40:27ce journaliste
00:40:28s'est retrouvé
00:40:28sur une boucle WhatsApp
00:40:33confidentielle.
00:40:34D'abord,
00:40:35traiter du confidentiel
00:40:36sur WhatsApp,
00:40:36c'est quand même
00:40:37un peu gonflé.
00:40:38Nous, en France,
00:40:38on a des réseaux
00:40:40ou télégrammes.
00:40:42C'est pas bien.
00:40:43À l'Élysée,
00:40:44en communique,
00:40:44comment ?
00:40:44On a des téléphones
00:40:46cryptés nationaux
00:40:47qui permettent
00:40:49d'échanger.
00:40:50Et puis,
00:40:51la plupart du temps,
00:40:52en tout cas,
00:40:54le général disait
00:40:55tout à l'heure
00:40:55que le président
00:40:57est toujours accompagné
00:40:58de son aide de camp,
00:41:00c'est vrai,
00:41:00mais quand il se déplace
00:41:01à l'étranger,
00:41:01il est accompagné
00:41:02de son chef d'État-major
00:41:03particulier.
00:41:04Et il y a une cellule
00:41:05de transmission
00:41:05qui le suit également
00:41:06partout où il va,
00:41:07avec des téléphones
00:41:09cryptés
00:41:09et des fax cryptés
00:41:10pour pouvoir échanger
00:41:12en toute sécurité.
00:41:13C'est infaillible ou pas ?
00:41:14Si on applique
00:41:16à la lettre
00:41:17le règlement,
00:41:18si je peux dire,
00:41:20oui,
00:41:20c'est infaillible.
00:41:21On n'en est pas.
00:41:22Non, ça ne l'est pas.
00:41:23On a bien vu,
00:41:23par exemple,
00:41:24la chancelière allemande
00:41:25en anglais-merkel
00:41:25qui a été espionnée.
00:41:26Je parle de la France.
00:41:28Il y a quand même
00:41:29des possibilités
00:41:30de casser les clés.
00:41:32Donc,
00:41:33c'est jamais 100% certain.
00:41:35Oui,
00:41:35c'est vrai.
00:41:36Mais quand vous avez
00:41:38un système
00:41:38crypté national,
00:41:39je rappelle qu'en France,
00:41:40c'est le secrétaire général
00:41:41à la défense
00:41:42et la sécurité nationale
00:41:43qui est en charge,
00:41:45ça réduit quand même
00:41:47le niveau de risque.
00:41:48Et quand on quitte
00:41:49l'Elysée,
00:41:49on a toujours
00:41:50un téléphone crypté
00:41:50ou ça s'arrête ?
00:41:51Ah non,
00:41:52ça s'arrête.
00:41:52Ça s'arrête.
00:41:52Le vôtre,
00:41:53c'est un bon vieux classique
00:41:54comme nous,
00:41:54on peut être piraté.
00:41:55Il est comme vous,
00:41:56sans doute,
00:41:56un peu plus vieux que le vôtre.
00:41:57Peut-être pas.
00:41:58J'en suis pas en train
00:41:59d'en faire une dernière info
00:42:01à vous donner,
00:42:02Ulysse Gosset,
00:42:03puisqu'on surveille
00:42:04un peu tous les signaux
00:42:05en ce moment,
00:42:06information qui concerne
00:42:07Donald Trump et la Chine.
00:42:08Oui,
00:42:08c'est le président américain
00:42:09lui-même qu'il annonce
00:42:10qu'il va se rendre en Chine
00:42:11les 14 et 15 mai prochains.
00:42:15Et il a invité également
00:42:16le président chinois
00:42:17à venir aux Etats-Unis.
00:42:18Donc,
00:42:18qu'est-ce que ça veut dire ?
00:42:19Ça veut dire qu'il estime
00:42:20que la guerre
00:42:20sera probablement terminée
00:42:22avant qu'il ne parte
00:42:23pour Pékin.
00:42:25C'est-à-dire,
00:42:25on est aujourd'hui
00:42:26le 28 mars,
00:42:2925 mars,
00:42:30six semaines de guerre.
00:42:31Donc,
00:42:31il y a un peu plus
00:42:33d'un mois et demi
00:42:33pour terminer,
00:42:35entre guillemets,
00:42:35la guerre en Iran.
00:42:37Ça laisse du temps.
00:42:38Et en même temps,
00:42:38le fait qu'il annonce,
00:42:39ça traduit
00:42:40un certain degré
00:42:41de confiance.
00:42:42C'est un signal politique
00:42:43qu'il envoie aux Chinois,
00:42:44bien sûr,
00:42:44qui sont très inquiets,
00:42:45mais surtout aux Américains
00:42:46en disant,
00:42:47ça sera réglé
00:42:47avant le 14 mai.
00:42:48Et il n'annulera pas.
00:42:50On n'annule pas
00:42:51une vidéo de Chine.
00:42:52Pas deux fois.
00:42:53Je serai surpris.
00:42:53Merci beaucoup
00:42:54à tous les cinq
00:42:55d'être venus.
00:42:55Merci beaucoup,
00:42:56Amiral,
00:42:56d'être venus ce soir
00:42:56sur ce plateau.
00:42:57C'était passionnant.
00:42:59Je vous rappelle
00:42:59les dernières informations
00:43:00au 25e jour
00:43:01de cette guerre
00:43:02au Moyen-Orient.
00:43:02D'après les médias iraniens,
00:43:04tout d'abord,
00:43:04Téhéran aurait rejeté
00:43:05le plan de paix américain.
00:43:07Pas de réponse officielle
00:43:09du régime des Mollahs.
00:43:10La Maison-Blanche
00:43:11dit ce soir
00:43:11que les discussions
00:43:13continuent avec l'Iran.
00:43:15Et puis la guerre,
00:43:15elle continue sur le terrain.
00:43:16Des frappes sur l'Iran,
00:43:17sur Israël,
00:43:18sur plusieurs pays du Golfe.
00:43:19Le régime iranien
00:43:20affirme avoir visé
00:43:21aujourd'hui
00:43:21le porte-avions américain
00:43:22USS Lincoln.
00:43:23Des frappes qui n'ont pas
00:43:25touché le navire,
00:43:26je le précise évidemment.
00:43:27Bonsoir Jean-François Copé.
00:43:28Bonsoir.
00:43:29Merci de nous rejoindre,
00:43:30ancien ministre,
00:43:31maire de Meaux.
00:43:32Vous avez été réélu
00:43:33il y a quelques jours.
00:43:34On voit bien
00:43:35que dans ce contexte,
00:43:36la France se réarme.
00:43:37Emmanuel Macron a annoncé,
00:43:38confirmé plutôt,
00:43:39la construction à venir
00:43:40du futur porte-avions français.
00:43:44Pas pour tout de suite.
00:43:45Qui remplacera le Charles de Gaulle.
00:43:46Aujourd'hui,
00:43:47Sébastien Lecornu dit
00:43:48une rallonge de 8 milliards d'euros
00:43:50pour donner des munitions
00:43:51à l'armée française
00:43:52jusqu'en 2030.
00:43:53C'est quoi ?
00:43:54C'est une sorte de
00:43:54quoi qu'il en coûte militaire
00:43:55aujourd'hui ?
00:43:56Alors c'est ça,
00:43:56vous vous posez la bonne question.
00:43:58En réalité,
00:43:59c'est absolument indispensable
00:44:00de faire cet effort
00:44:01et d'ailleurs,
00:44:02je me réjouis de voir
00:44:03qu'il y a enfin
00:44:04une prise de conscience
00:44:05sur la nécessité
00:44:06de renforcer le budget.
00:44:08Pas simplement de la défense d'ailleurs.
00:44:09Il faut parler de l'ensemble
00:44:10des questions de sécurité
00:44:12parce que malheureusement
00:44:12aujourd'hui,
00:44:13elle est hybride la sécurité.
00:44:14Donc c'est sécurité intérieure,
00:44:15extérieure,
00:44:17cybersécurité
00:44:18bien qu'il faut modifier
00:44:19la doctrine.
00:44:20On ne se bat pas
00:44:20contre des drones
00:44:21de la même manière
00:44:22qu'autrefois
00:44:23contre des chars.
00:44:23Donc il faut travailler
00:44:25ce sujet
00:44:25et très vite
00:44:26mettre en œuvre
00:44:27ce qui a été décidé.
00:44:29Simplement,
00:44:29le financement,
00:44:30ça ne peut pas être
00:44:30du quoi qu'il en coûte.
00:44:31Et là,
00:44:31j'alerte une nouvelle fois
00:44:33parce que je pense
00:44:34que le faire
00:44:35sans majorité parlementaire,
00:44:37c'est compliqué
00:44:38mais sans faire d'économie,
00:44:40par ailleurs,
00:44:40c'est inacceptable.
00:44:42Vous remettez en chose
00:44:43y compris
00:44:43l'effort budgétaire
00:44:44sur l'armée ?
00:44:45Non, non.
00:44:46Vous m'avez bien entendu.
00:44:47Vous dites pour le faire,
00:44:47il faudra prendre
00:44:48de l'argent ailleurs.
00:44:48L'effort budgétaire
00:44:49est absolument indispensable
00:44:50sur la défense.
00:44:51Il doit impérativement
00:44:53être gagé
00:44:53sur des baisses
00:44:54d'autres dépenses publiques.
00:44:56C'est un débat
00:44:56que nous avons régulièrement
00:44:57avec les parlementaires
00:45:00des autres parties
00:45:00qui sont très démagots
00:45:01dans ce domaine,
00:45:02qui ne veulent rien entendre
00:45:03et c'est tout le problème
00:45:05que nous vivons
00:45:05depuis cette dissolution.
00:45:06Vous ne pensez pas
00:45:06que certains Français
00:45:07pourraient se dire aujourd'hui
00:45:08quand tu vois l'alignement
00:45:09des chiffres,
00:45:09un porte-avions c'est 10 milliards,
00:45:10je viens d'annoncer
00:45:118 milliards de plus pour l'armée,
00:45:13c'est d'ici 2030
00:45:14mais quand même
00:45:15pourraient se dire
00:45:15qu'il y a de l'argent
00:45:16aujourd'hui pour se protéger
00:45:17et il faut le faire
00:45:19mais on ne nous donne pas
00:45:20d'aide par exemple
00:45:20pour les carburants.
00:45:21L'aide pour la baisse
00:45:22de la TVA
00:45:22c'est un milliard par mois.
00:45:25Mais là pour le coup
00:45:26c'est un autre sujet,
00:45:27la question du carburant
00:45:28elle est très immédiate,
00:45:29on l'a bien compris,
00:45:30on tourne autour du pot.
00:45:31Alors nous on a une immense chance,
00:45:32c'est qu'on a
00:45:32une indépendance supérieure
00:45:35sur le plan énergétique
00:45:36grâce au mix nucléaire
00:45:38et électricité.
00:45:39Mais on ne fait pas rouler
00:45:40les voitures en tout cas
00:45:41la plupart
00:45:42avec de l'électricité.
00:45:44Qu'est-ce qu'on fait
00:45:44pour ceux qui n'y arrivent pas
00:45:45aujourd'hui ?
00:45:45De toute façon
00:45:46d'une manière ou d'une autre
00:45:47si l'on veut faire
00:45:48un chèque d'énergie
00:45:50pour les plus modestes
00:45:51il faudra le gager
00:45:52sur des économies.
00:45:53Mais vous n'êtes pas
00:45:54contre aujourd'hui
00:45:54le principe d'un chèque ciblé ?
00:45:56Je ne suis contre rien
00:45:57si c'est gagé
00:45:58par des économies par ailleurs.
00:45:59On ne peut pas le financer
00:46:01sur de la dette,
00:46:01ça, ça n'est pas possible.
00:46:03Mais au-delà de ça
00:46:03vous l'avez bien compris,
00:46:04ce qui nous manque aujourd'hui
00:46:05et c'est pour ça
00:46:06que c'est très compliqué
00:46:07de vivre cette période difficile
00:46:08avec un pouvoir finissant
00:46:09c'est qu'en réalité
00:46:11on est en train de changer d'époque
00:46:12et pour cela
00:46:13les Français
00:46:13ils ont besoin
00:46:14d'avoir des décideurs politiques
00:46:15qui leur parlent
00:46:16qui leur proposent
00:46:17une feuille de route
00:46:18et malheureusement
00:46:19aujourd'hui
00:46:19c'est très difficile
00:46:20compte tenu de la fragilité
00:46:22extrême du président.
00:46:23On va parler
00:46:23des élections municipales
00:46:24Jean-François Copé
00:46:25je voudrais d'abord
00:46:26puisque Raphaël Grappli
00:46:26vient de nous rejoindre
00:46:27bonsoir
00:46:28vous montrer des images
00:46:29Jean-François Copé
00:46:30qui ont beaucoup choqué
00:46:31ces derniers jours
00:46:32c'était dimanche soir dernier
00:46:33des maires sortants
00:46:35battus au second tour
00:46:36des élections
00:46:36qui ont été menacés
00:46:38insultés
00:46:39dans des villes
00:46:40je le précise
00:46:41gagnées par la France Insoumise
00:46:42mais pas uniquement
00:46:43il y a d'autres cas
00:46:45expliquez-nous
00:46:46ce qui s'est passé Raphaël
00:46:46Oui effectivement
00:46:47des insultes
00:46:48des tensions
00:46:48notamment à Mantes-la-Jolie
00:46:50dans les Yvelines
00:46:51où c'est Adama Gueye
00:46:52un candidat sans étiquette
00:46:54effectivement
00:46:54ce n'est pas un candidat LFI
00:46:56qui a remporté le scrutin
00:46:58dimanche soir
00:46:59le maire sortant
00:47:00et candidat perdant
00:47:01Raphaël Cogné
00:47:02du parti Horizon
00:47:03annonce les résultats
00:47:05à l'hôtel de ville
00:47:05comme le veut la coutume
00:47:07sauf qu'il a fait face
00:47:08à des soutiens
00:47:09d'Adama Gueye
00:47:09et la situation
00:47:10vous allez le voir
00:47:11elle se tend
00:47:12extrêmement rapidement
00:47:37Je précise qu'auprès du Parisien
00:47:39Raphaël Cogné
00:47:39a évoqué des insultes
00:47:41qui le visaient lui
00:47:42on l'a vu
00:47:42mais également sa famille
00:47:44je le cite
00:47:44je suis contre toute forme
00:47:45d'oliganisme
00:47:46alors ça c'est la réaction
00:47:46d'Olivier Fort
00:47:47de la vie politique
00:47:48c'est honteux
00:47:48ça c'était la réaction
00:47:49d'Olivier Fort ce matin
00:47:51Raphaël Cogné
00:47:52qui expliquait
00:47:52que ses proches
00:47:53y compris sa fille
00:47:55de 14 ans
00:47:55avait été insultée
00:47:57des images comme celles
00:47:57qu'on vient de voir
00:47:58il y en a eu dans d'autres villes
00:47:59je le disais
00:47:59par exemple
00:48:00Vaud-en-Velin
00:48:00près de Lyon
00:48:01exactement
00:48:01cette fois
00:48:02suite à l'élection
00:48:03d'un candidat LFI
00:48:04Abdelkader Lamar
00:48:05là encore
00:48:06on est à l'hôtel de ville
00:48:07dimanche soir
00:48:08la maire de gauche
00:48:09une maire socialiste
00:48:10Hélène Geoffroy
00:48:11concède sa défaite
00:48:12sans cas de voix d'écart
00:48:13elle fait face
00:48:14là encore
00:48:15à des soutiens
00:48:16du vainqueur
00:48:17face à une foule
00:48:18particulièrement hostile
00:48:21allez sors-là
00:48:22arrache ta mère
00:48:25tu nous as trop fait
00:48:26la misère
00:48:27allez t'écrasse de là
00:48:33respecter
00:48:35respecter
00:48:36entier toi
00:48:38entier toi
00:48:39tu veux des mouchoirs
00:48:44et Marc
00:48:45je voulais vous montrer
00:48:45également un dernier exemple
00:48:47à Creil
00:48:47dans l'Oise
00:48:48cette fois ça concerne
00:48:49l'ancien maire socialiste
00:48:50de la ville
00:48:51Jean-Claude Vignemain
00:48:52encore effectivement
00:48:52un ancien maire de gauche
00:48:53d'ailleurs
00:48:54qui a dirigé Creil
00:48:54jusqu'en 2024
00:48:56sur TikTok
00:48:56rapidement une vidéo
00:48:57a beaucoup circulé
00:48:59Jean-Claude Vignemain
00:48:59est interpellé
00:49:00de façon très insistante
00:49:02on le voit à l'écran
00:49:03après la défaite
00:49:04de la maire sortante
00:49:05qu'il soutenait
00:49:06face à l'insoumis
00:49:07Omar Yacoub
00:49:08écoutez cette séquence
00:49:11Au revoir Jean-Claude
00:49:12Au revoir Jean-Claude
00:49:14Au revoir Jean-Claude
00:49:16Au revoir
00:49:18Rappelez-vous tout le mal
00:49:19que vous avez fait
00:49:20Jean-Claude
00:49:20Au revoir
00:49:22Au revoir
00:49:22Voilà c'est ché
00:49:24ils veulent taper
00:49:24l'ancien
00:49:25Et pour vous donner
00:49:30une idée de cette tension
00:49:31la maire sortante
00:49:32candidate
00:49:32donc perdante
00:49:34avait quant à elle
00:49:34fait l'objet
00:49:35de menaces de mort
00:49:36elle a été placée
00:49:38sous protection
00:49:39entre les deux tours
00:49:40Des élus
00:49:41qui sont insultés
00:49:42menacés
00:49:43coursés
00:49:43presque dans la rue
00:49:44quelle est votre réaction ?
00:49:45Bon d'abord
00:49:45il faut bien comprendre
00:49:46une chose
00:49:46ce sont des minorités
00:49:47qui se comportent ainsi
00:49:49il ne faut pas imaginer
00:49:50les citoyens sont comme ça
00:49:51les citoyens
00:49:52ils sont extrêmement respectueux
00:49:53ces minorités
00:49:54il ne faut pas s'y tromper
00:49:55sont toutes
00:49:56issues de l'extrémisme
00:49:57je vais vous dire
00:49:58une chose très simplement
00:49:59je suis intimement
00:50:00persuadé
00:50:01que toutes celles
00:50:02et ceux
00:50:02des maires
00:50:03qui comme moi
00:50:03ont été élus
00:50:05s'ils avaient été battus
00:50:06avec la victoire
00:50:07d'un parti extrémiste
00:50:09et notamment
00:50:09de l'extrême gauche
00:50:10auraient été l'objet
00:50:10de mêmes insultes
00:50:11c'est le résultat
00:50:13d'une radicalisation
00:50:15et d'une violence
00:50:17dans les propos
00:50:17et dans les actes
00:50:18qui ont pour premier responsable
00:50:20les chefs de ces partis
00:50:21à partir du moment
00:50:22où les chefs de ces partis
00:50:23ne cessent d'inviter
00:50:25à la violence
00:50:25par la manière
00:50:27dont ils se comportent
00:50:28les propos qu'ils tiennent
00:50:29et en excusant en plus
00:50:31toujours de manière codée
00:50:33les comportements
00:50:34de leurs militants
00:50:34ça donne ce résultat
00:50:35c'est-à-dire pour vous
00:50:36pour dire la chose clairement
00:50:37pour vous les responsables
00:50:38sont à gauche
00:50:41partout
00:50:41des deux côtés
00:50:42il se trouve
00:50:43que sur ces incidents
00:50:44on a essentiellement vu
00:50:45des incidents
00:50:46liés aux victoires
00:50:47de LFI
00:50:48pas seulement
00:50:49mais je le disais
00:50:49pas uniquement
00:50:50mais pas uniquement
00:50:51mais enfin
00:50:51voilà en grande partie
00:50:52après il faut les cantonner
00:50:53ce sont quelques résultats
00:50:54il faut tout de même rappeler
00:50:55que la plupart du temps
00:50:56ça se passe de manière républicaine
00:50:57moi je vous dis
00:50:59dans la mot
00:51:00nous avons été l'objet
00:51:01de la part de
00:51:02la liste LFI
00:51:04de propos d'une violence
00:51:05sur les réseaux sociaux
00:51:06dont vous n'avez même pas idée
00:51:07d'insultes
00:51:08que moi je n'avais
00:51:09pour ma part
00:51:09jamais entendues
00:51:10donc on est aujourd'hui
00:51:12dans une configuration
00:51:12qui n'a plus rien à voir
00:51:14et il est grand temps
00:51:15que ce pays
00:51:16retrouve la raison
00:51:17et que surtout
00:51:18on arrive à faire rentrer
00:51:20à leur juste place
00:51:21les partis extrémistes
00:51:22est-ce que vous êtes d'accord
00:51:23avec Olivier Faure
00:51:23quand il dit
00:51:24il y a une forme de
00:51:25hooliganisation
00:51:26de la vie politique
00:51:27écoutez Olivier Faure
00:51:27très franchement
00:51:28moi je serai lui
00:51:29je serai en silence radio
00:51:30pendant un certain temps
00:51:31il est à l'origine
00:51:32de la pire
00:51:33des compromissions
00:51:34avec les alliances
00:51:35qu'il a tolérées
00:51:35avec l'extrême gauche
00:51:36ce que nous à droite
00:51:37nous avons refusé
00:51:38avec l'extrême droite
00:51:39donc s'il y en a un
00:51:39vraiment
00:51:40dont les propos
00:51:41sont difficiles à supporter
00:51:43indépendamment du fait
00:51:43que ce n'est pas mon bord politique
00:51:44mais c'est vraiment lui
00:51:45voilà
00:51:45parce que
00:51:46ce qu'il a fait
00:51:47est indigne
00:51:47et il l'a en plus dissimulé
00:51:49en parlant d'alliances techniques
00:51:50quand je vois nous à droite
00:51:51comme nous sommes
00:51:52sur ce point absolument
00:51:53irréprochable
00:51:54et que si on fait
00:51:54la moindre petite illusion
00:51:56on est traité de fasciste
00:51:58je dois dire que
00:51:59tout ça mérite d'être mis
00:52:00à sa justice
00:52:00j'entends bien ce que vous dites
00:52:01Jean-François Copé
00:52:01sur la brutalisation des mots
00:52:03qui à un moment ruisselle
00:52:04et se transforme
00:52:04moi le mot oliganisme
00:52:06n'est pas le bon
00:52:06ce n'est pas le sujet
00:52:07vraiment
00:52:08ce sont des comportements
00:52:10organisés par l'extrême gauche
00:52:11attention à ce qu'il se passe
00:52:12des dérapages verbaux
00:52:13et même un peu plus que ça
00:52:14il y en a aussi
00:52:14dans votre famille politique
00:52:15vous avez peut-être vu
00:52:16les propos de l'ancien maire
00:52:18les républicains du Blanc-Ménil
00:52:21cités dans les colonnes du Monde
00:52:22au sujet d'une journaliste
00:52:23qui a enquêté sur lui
00:52:24qui dit à son sujet
00:52:25je vais la fouetter
00:52:27j'irai au bout
00:52:28elle va mourir
00:52:28je la tue
00:52:31je ne suis pas
00:52:32à l'exégèse de tout ça
00:52:33on parle d'un sénateur
00:52:34non mais ok
00:52:35ses propos ne sont pas acceptables
00:52:37voilà
00:52:37je ne veux pas vous dire le contraire
00:52:38c'est une évidence
00:52:39après encore une fois
00:52:41je ne peux pas mettre
00:52:41sur le même plan
00:52:43le coup d'énervement
00:52:44d'un parlementaire
00:52:45dans des conditions
00:52:46que je ne connais pas
00:52:46elle apporte ses plaintes
00:52:47pour menaces de mort
00:52:48très bien
00:52:48mais c'est tout à fait légitime
00:52:49je ne peux pas mettre ça
00:52:50sur le même plan
00:52:51que les violences physiques
00:52:53que nous voyons
00:52:53sur ces images
00:52:54à l'endroit de maires sortants
00:52:55qui se font insulter
00:52:57alors qu'il n'y a pas
00:52:58une seule parole
00:52:59de la part des candidats gagnants
00:53:00pour calmer leurs troupes
00:53:01bon et soyons bien clairs
00:53:02toutes les violences
00:53:03verbales, physiques
00:53:04sont condamnables évidemment
00:53:05puisqu'elles peuvent donner lieu
00:53:06à ce qu'on vient de voir
00:53:06malheureusement
00:53:07elles sont évidemment condamnables
00:53:08j'observe quand même
00:53:09que dans cette affaire
00:53:10elle, la France a soumise
00:53:12à une sacrée responsabilité
00:53:13ce qui malheureusement
00:53:14n'est pas étonnant
00:53:14quand on connaît l'histoire
00:53:15de l'extrême gauche
00:53:16comme de l'extrême droite
00:53:17on va parler
00:53:18Jean-François Copé
00:53:18de la situation dans votre parti
00:53:19c'est pas facile
00:53:20d'y voir clair aujourd'hui
00:53:25Bruno Rotaillot
00:53:26le patron des Républicains
00:53:27a un peu semé le doute
00:53:28la semaine dernière
00:53:29en renvoyant dos à dos
00:53:30le candidat Christian Estrosi
00:53:32le candidat de la droite
00:53:32et Éric Ciotti
00:53:34allié à Marine Le Pen
00:53:35qui l'a finalement emporté
00:53:37est-ce que vous en avez parlé
00:53:38avec lui ?
00:53:39Est-ce qu'il est revenu
00:53:39sur ses propos ou pas ?
00:53:40Alors je comprends
00:53:41qu'il est un petit peu revenu
00:53:42mais enfin il a fait
00:53:42une faute politique
00:53:43faute politique
00:53:44il a fait une faute politique
00:53:45d'abord parce que
00:53:46nous avons une ligne très claire
00:53:47qui est de n'avoir
00:53:48aucune compromission
00:53:49avec l'extrême droite
00:53:50là il est un peu moins
00:53:50à la ligne du coup
00:53:51attendez
00:53:51et en plus avec Éric Ciotti
00:53:53dont on connaît quand même
00:53:55l'historique récent
00:53:57la trahison de notre parti
00:53:59le fait que ça nous ait
00:54:00fait perdre
00:54:00une vingtaine
00:54:02ou trentaine
00:54:03de députés LR
00:54:03enfin bon voilà
00:54:04l'histoire n'est pas
00:54:05une page blanche
00:54:06mais la deuxième chose
00:54:07c'est qu'il y avait
00:54:08un accord avec Horizon
00:54:09et que cet accord
00:54:10il a été d'une certaine manière
00:54:11piétiné par ses propos
00:54:13et c'est d'autant plus regrettable
00:54:14que ça ne s'est fait
00:54:15nulle part ailleurs
00:54:16les digues ont globalement
00:54:17tenu partout
00:54:18mais vous dites faute politique
00:54:19c'est une faute politique
00:54:20oui bien sûr
00:54:20et après ça s'arrête là
00:54:21ou vous considérez
00:54:22que le patron des républicains
00:54:23peut soutenir un allié
00:54:24de Marine Le Pen
00:54:25et on passe à autre chose
00:54:27vous avez raison
00:54:27de le poser en ces termes
00:54:28mais vous voyez bien
00:54:29de toute façon
00:54:29qu'il y a deux lignes maintenant
00:54:31au sein de LR
00:54:31oui mais lui c'est le patron
00:54:32oui certes
00:54:33mais enfin
00:54:34François-Xavier Benhamy
00:54:35est allé plus loin
00:54:37il a dit
00:54:37il n'y a pas de candidat
00:54:39LR à Nice
00:54:39pas non
00:54:40mais enfin
00:54:40il y avait un candidat
00:54:41qu'on soutenait quand même
00:54:42de la même manière
00:54:43que David Lysnard
00:54:44s'est affiché clairement
00:54:46d'ailleurs je crois
00:54:46qu'il veut
00:54:47il a démissionné ce matin
00:54:48il veut quitter les républicains
00:54:49très bien
00:54:49enfin bon
00:54:50on voit bien
00:54:51ce qui posera d'abord un problème
00:54:52par rapport à la présidence
00:54:53de l'association des maires de France
00:54:54enfin bon
00:54:55c'est un autre sujet
00:54:55en tout cas
00:54:56ce qui est sûr
00:54:57c'est qu'il y a deux lignes
00:54:58clairement
00:54:58est-ce que vous êtes à deux doigts
00:55:00de m'annoncer
00:55:00d'une manière ou d'une autre
00:55:02une alliance
00:55:02connivence
00:55:03avec le Rassemblement National
00:55:05et ceux dont je suis
00:55:06avec Valérie Pécresse
00:55:07avec Michel Barnier
00:55:08avec Gérard Larcher
00:55:09avec Michel Tabarro
00:55:10enfin on est un certain nombre
00:55:10à dire non
00:55:11parce qu'en réalité
00:55:12ça n'est pas notre histoire
00:55:14et quand je vois
00:55:15l'état du PS
00:55:16allié avec LFI
00:55:17je pense quand même
00:55:19que ça peut peut-être
00:55:20faire méditer
00:55:20quelques-uns
00:55:21de nos amis
00:55:22ce que vous nous dites
00:55:22c'est qu'il y a deux lignes
00:55:23très clairement
00:55:24la vôtre
00:55:24celle de Valérie Pécresse
00:55:26et d'autres
00:55:26pas d'alliance
00:55:27avec le Rassemblement National
00:55:28pas d'union des droites
00:55:29et une autre ligne
00:55:30qui est justement incarnée
00:55:31aujourd'hui par François-Xavier Bellamy
00:55:32et par Brune Retailleau
00:55:33est-ce que vous êtes
00:55:34comme David Lysnard
00:55:36sur ce plateau ce matin
00:55:37à deux doigts
00:55:37de nous annoncer
00:55:38que vous quittez
00:55:38les Républicains
00:55:39vous aussi ?
00:55:39pas du tout
00:55:40non il ne faut pas se tromper
00:55:41ce n'est pas moi
00:55:41qui vais quitter mon parti
00:55:43quand même
00:55:43donc c'est à eux de partir
00:55:44attendez
00:55:45cette ligne
00:55:45elle n'est pas arrivée
00:55:47la semaine dernière
00:55:48c'est l'héritage
00:55:49de décennies
00:55:50de construction
00:55:51d'une droite
00:55:52que je qualifie
00:55:53de décomplexée
00:55:54qui assume
00:55:55d'être de droite
00:55:56de travailler
00:55:57comme un parti de gouvernement
00:55:58et pas comme un parti populiste
00:55:59c'est-à-dire
00:55:59non pas
00:56:00d'exalter
00:56:01les émotions
00:56:02d'exploiter
00:56:04les émotions
00:56:05de nos concitoyens
00:56:07la peur
00:56:07la frustration
00:56:08la colère
00:56:09pour aller au pouvoir
00:56:10mais au contraire
00:56:11d'apporter des vraies solutions
00:56:12mais vous êtes vraiment heureux
00:56:13chez les Républicains ?
00:56:15c'est pas à moi
00:56:16qu'il faut le demander
00:56:16c'est à ceux
00:56:17qui changent de ligne
00:56:18moi personnellement
00:56:19je n'ai pas ce problème-là
00:56:20mais attendez
00:56:20le parti républicain
00:56:21ne se résume pas
00:56:22à une personne
00:56:23c'est des convictions
00:56:24après que ça faiblisse
00:56:25le parti
00:56:26c'est pas de ma faute
00:56:27c'est pas moi
00:56:27qui suis allé dire
00:56:29que je préférais
00:56:31vous ne ferez pas
00:56:33une Nicolas Hulot
00:56:33ou une David Lysnard
00:56:34sur ce plateau
00:56:35vous ne démissionnerez pas
00:56:36en direct
00:56:37Jean-François Copé
00:56:38hier le bureau politique
00:56:41des Républicains
00:56:41s'est mis d'accord
00:56:42sur le processus
00:56:43de désignation
00:56:43de votre candidat
00:56:44pour 2027
00:56:45quand on regarde précisément
00:56:46ce que vous avez voté
00:56:47hier
00:56:48je lis
00:56:48en avril
00:56:49les adhérents devront trancher
00:56:50entre trois options
00:56:51la primaire interne
00:56:52c'est les militants qui votent
00:56:53la primaire ouverte
00:56:54aux sympathisants
00:56:54ou la désignation directe
00:56:56du président du parti
00:56:57c'est-à-dire Bruno Retailleau
00:56:58comme votre candidat
00:56:58à l'Elysée
00:56:59en fait vous vous êtes réunis
00:57:00pour rien
00:57:01un petit peu
00:57:02oui on est d'accord
00:57:03il faut reconnaître
00:57:04que c'était pas
00:57:04vous avez décidé
00:57:05qu'il y aurait trois options
00:57:06on a décidé
00:57:07enfin on a décidé
00:57:08en fait on n'a rien décidé
00:57:09parce que la vérité
00:57:10c'est que le truc
00:57:10est arrivé assez ficelé
00:57:11comme d'habitude
00:57:12depuis quelques temps
00:57:13et le problème n'est pas là
00:57:15si je peux me permettre
00:57:16le problème il n'est pas là
00:57:17le problème c'est que de toute façon
00:57:18Bruno Retailleau
00:57:19s'est donné les moyens
00:57:20et après tout
00:57:21très bien pourquoi pas
00:57:22d'être le candidat LR
00:57:24pour la présidence
00:57:25pour l'élection présidentielle
00:57:26donc c'est plié
00:57:27c'est truqué
00:57:28pas truqué
00:57:28mais c'est plié
00:57:29c'est plié
00:57:29oui c'est pas truqué
00:57:30c'est plié
00:57:31tout est fait
00:57:32pour que Bruno Retailleau
00:57:33soit le candidat de la République
00:57:33rien n'est fait
00:57:34pour qu'il ne soit pas
00:57:35mais à la limite
00:57:37j'ai envie de vous dire
00:57:37c'est pas grave
00:57:38moi je n'ai qu'un problème
00:57:39c'est que je ne veux pas
00:57:41que par l'incurie
00:57:43des responsables de gouvernement
00:57:44après des années
00:57:45des années d'opposition
00:57:46nous soyons responsables
00:57:48ou que nos responsables
00:57:50soient responsables
00:57:51de l'arrivée au pouvoir
00:57:52de l'extrême droite française
00:57:53qui est aux portes
00:57:54donc à partir de là
00:57:55le sujet
00:57:56non mais je vais vous dire
00:57:57le sujet
00:57:57moi je trouvais que c'était pas mal
00:57:59de faire une primaire
00:58:00mais ça ne va pas se faire
00:58:00parce que les trois chefs de parti
00:58:02de droite, de gouvernement
00:58:03et de centre
00:58:04que ce soit
00:58:05M. Attal
00:58:06M. Edouard Philippe
00:58:08ou M. Bruno Retailleau
00:58:09ne vont absolument pas
00:58:11favoriser une primaire
00:58:12parce qu'ils n'ont aucune envie
00:58:12que leurs copains
00:58:13se refassent une santé
00:58:15sur leur dos
00:58:16bon
00:58:16donc il va se passer quoi
00:58:17il n'y aura pas de primaire
00:58:18il y aura les trois
00:58:19qui vont aller le plus loin possible
00:58:20un peu comme la course
00:58:21des petits chevaux
00:58:22vous connaissez le jeu
00:58:23des petits chevaux
00:58:23moi je demande juste une chose
00:58:24c'est qu'il y ait un moment
00:58:25de vérité
00:58:26et que vers le mois de novembre
00:58:28maximum
00:58:29il ne faut pas trop traîner
00:58:30les trois
00:58:31ils se mettent d'accord
00:58:32pour dire
00:58:32celui
00:58:32ceux des trois
00:58:34qui sont les plus mal placés
00:58:35se retirent
00:58:36au bénéfice
00:58:37de celui qui est le mieux placé
00:58:38parce que
00:58:39encore une fois
00:58:39c'est ce que j'ai dit hier
00:58:40à Bruno Retailleau
00:58:42mais je le dirai aux autres
00:58:42de la même manière
00:58:44attention
00:58:44pourquoi pas
00:58:45les destins
00:58:46c'est super
00:58:46mais juste à une condition
00:58:47c'est de ne pas faire perdre son corps
00:58:49parce que
00:58:49monsieur Chevènement
00:58:50et madame Taubira
00:58:51ils ont empêché
00:58:52monsieur Jospin
00:58:53paix à son âme
00:58:54d'être au deuxième tour
00:58:55en 2002
00:58:56et c'est le peine
00:58:56comment vous allez les convaincre
00:58:58vous allez les enfermer
00:58:59dans la même pièce
00:58:59Edouard Philippe
00:59:00vous avez Bertrand
00:59:01Bruno Retailleau
00:59:01jusqu'à ce qu'ils se mettent d'accord
00:59:03Marc Fauvel
00:59:04on est quelques-uns
00:59:05à être très déterminés
00:59:07à être très déterminés
00:59:08à tout faire
00:59:09et croyez-moi
00:59:10prendre l'opinion publique
00:59:12à témoin
00:59:12c'est majeur
00:59:13pour y parvenir
00:59:14je vous le dis
00:59:14d'autant plus
00:59:15que les français
00:59:16de droite
00:59:16ont montré
00:59:17qu'ils étaient
00:59:18majoritaires en France
00:59:19à l'occasion de ces municipales
00:59:20et qu'ils n'ont
00:59:20aucune intention
00:59:21de se laisser
00:59:23voler cette victoire
00:59:24par des querelles
00:59:25personnelles
00:59:26irresponsables
00:59:26je vous écoute
00:59:27avec attention
00:59:27Jean-François Copé
00:59:28tout à l'heure
00:59:28vous me dites
00:59:29il n'y a rien qui va
00:59:29dans la méthode
00:59:30il n'y a pas grand chose
00:59:31qui va dans la ligne
00:59:31et pourtant vous restez
00:59:33alors premièrement
00:59:34il n'y a pas rien
00:59:34avec le fait de rester
00:59:36on reste parce qu'on assume
00:59:37bien
00:59:38deuxièmement
00:59:38je n'ai pas dit
00:59:38qu'il n'y avait rien
00:59:39qui allait
00:59:39je vous ai dit
00:59:40le schéma que je vois
00:59:41c'est que ces trois chefs
00:59:42de parti
00:59:43vont pousser
00:59:44leur ambition
00:59:45moi ce que je souhaite
00:59:46c'est participer
00:59:48au rassemblement
00:59:49sur un seul candidat
00:59:50et on va avec d'autres
00:59:51tout faire pour cela
00:59:51sur un projet
00:59:52de droite
00:59:54moderne
00:59:54de gouvernement
00:59:55où on rétablit l'ordre
00:59:56et on va prendre
00:59:57un projet de progrès
00:59:58merci beaucoup
00:59:59Jean-François Copé
01:00:00je précise que dans tout ça
01:00:01vous n'êtes pas candidat
01:00:02à la primaire
01:00:02il y en a déjà 14 ou 15
01:00:04déjà donné
01:00:05bonsoir Maxime Switek
01:00:06bonsoir Marc
01:00:07l'édition spéciale
01:00:08se poursuit dans un instant
01:00:08avec vous
01:00:09dans un instant
01:00:10l'enfer
01:00:10la Maison Blanche promet
01:00:11l'enfer aux Iraniens
01:00:13s'ils font les mauvais choix
01:00:14gros coup de pression
01:00:15gros coup de pression
01:00:16puisque les Iraniens
01:00:17disent aujourd'hui
01:00:17qu'ils ne veulent pas
01:00:18du plan de paix de Donald Trump
01:00:19c'est parti
01:00:21bonsoir
01:00:21c'est parti
01:00:21c'est parti
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