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  • il y a 5 mois
L'éclairage économique d'Éric de Riedmatten sur un sujet d'actualité.

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Transcription
00:00Et c'est la chronique éco. Bonjour Eric.
00:01Bonjour Pierre.
00:02Le pétrole et les marchés financiers restent très volatiles, ils évoluent, on l'a vu,
00:06au gré des annonces de Donald Trump qui donc négocie en secret avec l'Iran.
00:12Pour le moment, la crainte c'est que tout cela dure et que toute l'économie en souffre.
00:18Oui, exactement. Vous savez, l'économie commence vraiment à souffrir.
00:22Alors c'est sûr qu'il n'y a pas encore de ralentissement économique marqué,
00:25on n'a pas encore de début d'inflation généralisée,
00:27mais on craint en revanche des dégâts collatéraux si ça dure.
00:31En France, vous savez, les marins pêcheurs commencent à souffrir,
00:33les transporteurs, les routiers, les taxis, les VTC, tous ceux qui utilisent le carburant.
00:37Et l'impact numéro un, c'est la hausse justement du pétrole.
00:40Alors le baril était à 100 dollars ce matin, il est repassé à 103 en ce moment,
00:45donc on revient quand même qu'il y a un mouvement ascensionnel.
00:47Et si l'État refuse d'intervenir pour baisser les taxes,
00:50comme il l'a fait en Espagne ou en Italie,
00:52c'est parce qu'il estime que ça n'aurait aucun effet,
00:55parce que rien ne dit que le pétrole ne va pas monter à 120, 130 dollars après.
00:59Donc ça serait dilué si vous voulez.
01:01Mais il y a pourtant des signaux qui inquiètent les entreprises.
01:04Alors c'est ça qui est inquiétant.
01:05Aux États-Unis, vous avez beaucoup de chefs d'entreprise qui commencent à s'impatienter.
01:08Vous avez tous les grands patrons du secteur pétrolier qui sont réunis au Texas
01:12et qui commencent vraiment à redouter une flambée des prix du gaz et du pétrole.
01:17Alors c'est le cas, mais ça risque de durer si Hormuz reste fermé.
01:21Alors l'urgence, parce que cela va endommager notre économie, dit Patrick Pouyanné,
01:25vous voyez le patron de Total Energy, il prend la parole sur ce sujet.
01:28Il n'y a pas que le pétrole, vous avez les dérivés avec les engrais,
01:31vous avez les matières plastiques et vous avez l'hélium.
01:34Et ça, on l'apprend.
01:35L'hélium permet de fabriquer les semi-conducteurs.
01:38Et 40% de ce gaz vient de Qatar.
01:40Voilà encore une conséquence.
01:41Et ce blocage d'ailleurs a été assimilé ce matin à du terrorisme économique.
01:46C'est ce qu'a dit un PDG d'une grande compagnie pétrolière d'Abu Dhabi.
01:50Et donc, inflation, chute de croissance, certains indices ne sont absolument pas optimistes.
01:56Alors voilà, ça c'est important.
01:57L'Europe a déjà, on voit le moral des patrons, qui baisse en mars.
02:00Premier point, les retards de livraison commencent à se multiplier.
02:04L'indice de l'activité des industries, l'indice PMI, baisse aussi.
02:07Et on commence à parler de stagflation.
02:10Stagflation, si vous voulez en anglais.
02:11On consomme moins et les prix se mettent à monter.
02:14La BCE a d'ailleurs annoncé une croissance faible pour toute l'Europe entière, l'Union Européenne.
02:18On serait sous les 1%, sous 1% et même 0,4% si le conflit venait à s'éterniser.
02:26Donc vous voyez, même l'économiste Marc Touati, que vous connaissez, parle d'une inflation peut-être à 3%
02:31si tout cela s'éternise,
02:32au lieu de 1,3% pour 2026 comme on l'espérait.
02:35Oui, on voit vraiment que pour l'économie, ça commence à chauffer.
02:39Merci Eric de Ritmatène.
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