00:00Et oui, Eric, le tourisme mondial souffre de la guerre contre l'Iran.
00:03Les annulations se multiplient vers le Moyen-Orient.
00:06Oui, effectivement, ça chamboule beaucoup de choses.
00:08C'est une douche froide pour les pays du Golfe qui étaient devenus, vous savez, un must avec leurs boutiques
00:14de luxe,
00:15avec leurs îles artificielles, des palaces extraordinaires, des piscines géantes où l'on pouvait nager avec des poissons de toutes
00:21les couleurs.
00:22Dream is over, pourrait dire Donald Trump.
00:25Le rêve est fini, pour l'instant en tout cas.
00:27Surtout, c'est un business qui s'écroule à Dubaï ou à Oman, aux portes du détroit d'Hormuz.
00:32De toute façon, il n'y a plus d'avions qui s'aventurent là-bas.
00:35Même l'extraordinaire Airbus A380 de la compagnie Emirates vole vers d'autres destinations.
00:40Et le dernier vol entre le Golfe et Paris a eu lieu le 3 mars pour rapatrier des Français qui
00:46étaient bloqués dans les Émirats.
00:47Est-ce qu'on peut déjà chiffrer l'impact ?
00:49Alors c'est ça, tenez-vous bien, 19 000 liaisons aériennes ont été annulées en 4 jours selon un tour
00:54opérateur.
00:55Et ce sont aussi des annulations pour les voyages en Israël, au Liban, mais surtout Dubaï, puis le Las Vegas
01:01du Golfe Persique.
01:02L'Arabie Saoudite est également touchée.
01:04Et c'est très mauvais pour le président, le prince Ben Salman.
01:08Vous savez qu'il avait annoncé un extraordinaire projet de ville touristique de plusieurs centaines de kilomètres de long.
01:15Ça a déjà été revu à la baisse.
01:17Donc c'est vrai que ce coup dur risque de remettre en cause complètement son projet de ville futuriste Néom.
01:22C'est toute la zone avec Abu Dhabi qui est concernée.
01:26Elle a reçu l'an dernier cette zone touristique.
01:28100 millions de personnes, ce sont les chiffres de l'ONU, 100 millions de personnes touristes.
01:32C'est l'équivalent des touristes qui viennent en France chaque année.
01:35Donc c'est considérable.
01:36Et d'ailleurs, après le gaz et le pétrole, le tourisme, c'était vraiment la première, première recette pour le
01:41pays.
01:41Donc c'est une vraie crise, chute de fréquentation possible, 27%.
01:45Les chiffres apparaissent sans doute.
01:47Ça fait quand même 30 millions de clients perdus théoriquement si le conflit s'éternise.
01:52Alors paradoxalement, Eric, les compagnies aériennes profitent de la situation.
01:56Alors c'est ça qui est curieux, c'est que de nouvelles destinations ont été proposées.
01:59Et du coup, les voyages sont beaucoup plus chers.
02:02Vous allez voir la carte de Flightradar.
02:05Flightradar, c'est une application qui permet de suivre le mouvement des avions.
02:09Cette carte, elle est vraiment impressionnante.
02:11Regardez le nombre de vols qui se dirigent vers l'Inde, vers l'île Maurice, vers la Réunion,
02:16en évitant bien sûr la zone très importante Iran-Irak.
02:20C'est vraiment impressionnant.
02:22Vous avez vu, destination à l'Afrique du Sud, avec interdiction de survoler les zones sensibles.
02:25C'est vraiment un trafic saturé.
02:26Et donc, les prix montent pour aller plus loin.
02:28Et Air France, d'ailleurs, c'est une bonne affaire parce qu'elle récupère une clientèle
02:31qui se rend vers d'autres pays que le Golfe.
02:33On parle même de pénurie de sièges entre l'Europe et l'Asie.
02:36Les prix explosent vers Bangkok, Delhi, Singapour, 40% plus cher, sans vol supplémentaire.
02:42Et comme le pétrole augmente, ça coûte plus cher le billet aussi.
02:46Et c'est le client qui paye.
02:47C'est ça qui est quand même assez sidérant.
02:49Le client paye pour une liaison de 6000 kilomètres 30 euros de plus.
02:52Alors sur certaines lignes seulement, pas toutes, mais certaines lignes, 30 euros de plus de surcharge, on appelle ça.
02:57Donc oui, c'est tout bénéfice pour les compagnies qui profitent de la situation.
03:01On peut dire que cette situation de crise ne coupe pas les ailes des compagnies.
03:05Sous-titrage Société Radio-Canada
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