- il y a 6 semaines
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Avec Nicolas Bonnet Oulaldj, adjoint (PCF) à la mairie de Paris
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00:00Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états, le fait du jour.
00:05Paris est resté à gauche dimanche. Le candidat du Parti Socialiste, Emmanuel Grégoire, a remporté le second tour des élections
00:11municipales avec plus de 50% des voix.
00:13Face à Rachida Dati, 41% et Sofia Chikirou, très loin derrière.
00:18Il succède donc à Anne Hidalgo qui a dirigé la ville durant 12 ans et dont il fut le numéro
00:222.
00:22Faut-il s'attendre à la même politique, à une continuité de l'oeuvre d'Anne Hidalgo ?
00:27On en parle avec Nicolas Bonéouladge, adjoint à la mairie de Paris. Bonjour.
00:30Bonjour.
00:31Bonjour camarade Bonéouladge, bienvenue sur Sud Radio.
00:34Je ne vous sens pas soulagé parce qu'il y avait quand même un risque que la droite puisse reprendre
00:39la ville de Paris.
00:41Tout a été fait pour que Mme Dati prenne Paris.
00:43Oui.
00:44On a modifié, enfin ils ont modifié le scrutin électoral pour elle.
00:47Ce qui est peut-être pas mal en soi, sauf que ça a été fait pour ça.
00:50Au final, ça s'est retourné contre elle et ça nous amène encore plus d'élus de gauche au Conseil
00:54de Paris.
00:54Souvent quand on tripote un système électoral, ça se retourne contre l'auteur du tripatouillage.
00:59Quand on fait autrement que la morale en politique et qu'on n'a pas d'éthique, ça se retourne
01:05contre soi.
01:05Et donc le bilan de cette élection, c'est que la gauche a gagné,
01:10à la fois parce que les Parisiens ont souhaité une gauche qui représente les Parisiens,
01:16une gauche qui est à cheval sur des valeurs,
01:18à cheval sur des valeurs qui représentent Paris dans le monde entier,
01:21mais aussi parce qu'ils ont bien compris que Mme Dati, qui va être d'ailleurs prochainement jugée,
01:28qui a été aidée par M. Macron, qui a été aidée par certains médias,
01:33qui a eu au deuxième tour quand même le retrait de deux candidatures qui auraient pu être au second tour.
01:39Tout ça, les Parisiens ont vu l'arnaque avec Mme Dati.
01:43Et les Parisiens nous ont fait confiance, nous refont confiance et renforcent notre capacité d'intervention
01:49puisque nous nous retrouvons avec 103 élus de ce bloc de gauche, unis, rassemblés.
01:54Et j'espère qu'on va pouvoir à la fois continuer, mais aussi répondre à certaines exigences des Parisiens
02:01qu'ils ont portées dans la campagne et dans les discussions qu'on eue avec eux.
02:05Oui, bon, le retrait d'une liste, quand si l'objectif était de reprendre cette ville,
02:09que M. Bournazel a un petit peu contraint, et on voit bien l'intervention probable d'Emmanuel Macron
02:15qui a dû, malgré qu'il ne se parle pas beaucoup, il a dû demander à Edouard Philippe de convaincre
02:19Bournazel de se retirer,
02:21et puis Mme Cnafot qui ne voulait pas être responsable d'une défaite de Dati,
02:26et finalement ça n'a rien changé, qui se retire quand Delogui s'est retiré à Marseille.
02:29On ne le reproche pas à M. Payan, mais qui n'avait pas demandé le soutien,
02:35et Mme Chiquirou s'est maintenue, et vous, l'Union de la Gauche, vous avez gagné,
02:39sans le renfort de la France insoumise. Les choses sont très clas là-dessus.
02:42Il ne faut pas oublier aussi le premier tour. Le premier tour, on est à 38%,
02:45alors que dans tous les sondages, on est donné autour de 30-33 maximum.
02:49Donc le premier tour a été aussi un moment très très fort, un moment où la gauche à Paris était
02:54rassemblée.
02:54Il faut rappeler quand même que cette alliance, elle part de l'après dans lequel il y a Daniel Simonnet,
02:59qui sort de la France insoumise, il y a les communistes, dont je fais partie,
03:03il y a évidemment les socialistes, il y a les écologistes.
03:07Pour la première fois, c'est inédit à Paris que les écologistes viennent au premier tour avec nous,
03:10et il y a Place Publique de Raphaël Glucksmann.
03:13On a un rassemblement de la gauche à Paris au premier tour qui est inédit,
03:17qui repose sur un programme de fonds.
03:20On n'a pas beaucoup parlé du programme, mais c'est un programme dans lequel on apporte encore plus de
03:25logements sociaux,
03:26et c'est une attente. La première préoccupation des Parisiens, c'est de pouvoir rester vivre à Paris,
03:30c'est de pouvoir se loger.
03:31Et quand on sait que la question de l'encadrement des loyers est aussi quelque chose de très fort,
03:35qu'on a porté à l'Assemblée nationale, qu'on a porté à Paris, ça reste la première priorité.
03:40Et puis il y a d'autres sujets.
03:41On a parlé notamment, je pense, à toutes les questions liées au racisme, à la xénophobie,
03:47à tout ce qui est lié justement aux valeurs de Paris.
03:50Paris est une ville d'accueil, une ville refuge.
03:53Et quand Mme Saracnafo apporte son soutien, quand Marine Le Pen,
03:57quand Jordan Bardella apporte leur soutien à Rachida Dati,
04:00évidemment, ça se traduit dans des voix pour la gauche,
04:03parce que les Parisiens sont attachés à ces valeurs,
04:06et ces valeurs qui font notre histoire et notre liberté à Paris.
04:09Oui, enfin, le problème, c'est que l'électorat de Mme Saracnafo,
04:14et en tout cas du Ration nationale, c'est l'ancien électorat prolétariat de gauche
04:17qui déçue par les trahisons de la gauche, a préféré voter pour les partis.
04:20Je ne crois pas, parce que si vous regardez les bureaux de vote à Paris,
04:22non, si vous regardez les bureaux de vote à Paris,
04:25à Paris, c'est le 16ème, c'est les gens les plus riches de la capitale,
04:28qui sont tous peut-être à l'ISF, anciennement à l'ISF,
04:31enfin, qui sont les plus hauts revenus, qui ont voté pour l'extrême-là.
04:34Je suis toujours très prudent sur le fascisme et le racisme
04:37de l'ancien électorat de gauche du Parti communiste et du Parti socialiste,
04:41qui a préféré voter ailleurs, parce qu'ils ne se sont pas reconnus,
04:44pas tellement pour le Parti communiste, mais beaucoup pour le Parti socialiste,
04:47qu'ils ne se sont pas reconnus dans les valeurs du PS,
04:49qui n'étaient pas celles qui défendaient les braves et les pauvres gens.
04:51Donc c'est un débat qui, aujourd'hui, anime le débat.
04:53À Paris, c'est clair.
04:55Je pense que sociologiquement, au vu des chiffres de dimanche soir,
04:58la sociologie parisienne a viré à gauche.
05:00Alors je pense que d'une façon beaucoup plus nette que jamais dans l'histoire.
05:03C'était le cas aux dernières élections législatives,
05:05au moment de la dissolution, et c'était déjà le cas en 2020,
05:09en 2020 aussi, avec...
05:11Vous vous souvenez du score d'Emmanuel Macron aux présidentielles.
05:13Paris était totalement Macron.
05:15D'ailleurs, on a pensé que c'était à ce point-là que ça serait irréversible.
05:18Finalement, ce n'est pas irréversible, et l'électorat parisien a évolué.
05:22Donc vous avez reconstitué, pour le coup, un vrai Front populaire,
05:25moins la France insoumise,
05:26parce que l'éventail de la gauche est très, très divers.
05:29C'est la glouche purielle de Lionel Jospin qui nous a cité hier.
05:32Voilà, presque un Front républicain sans le citer.
05:36Et vous avez plus d'élus, d'ailleurs, qu'en 2020, je crois.
05:39Je vous avoue, historiquement, moi, j'ai commencé ma carrière professionnelle
05:43aux côtés de Marie-Georges Buffet, sous le gouvernement de Lionel Jospin,
05:46au ministère des Sports.
05:47Et je suis, comme certains d'entre nous, très marqué par la disparition de Lionel Jospin,
05:52car c'était vraiment l'un des derniers gouvernements du rassemblement de la gauche
05:56auquel on peut se référer aujourd'hui,
05:58qui a amené les 35 heures, qui a amené beaucoup de choses,
06:00notamment en termes de sport, avec Marie-Georges Buffet.
06:02Et nous, communistes, on a toujours été, pour l'union de la gauche,
06:06on a toujours été au cœur des rassemblements,
06:08pour faire face à la droite, pour faire face au capitalisme,
06:11pour faire face à tous ces dévastes.
06:13Et aujourd'hui, la composition de l'équipe autour d'Emmanuel Grégoire
06:18est une composition d'équipe, justement, qui porte ce message
06:22qu'une gauche rassemblée peut exister dans ce pays.
06:25Soyons prudents sur Lionel Jospin, ça a été hier l'objet d'une...
06:29Quand j'ai appris, Lionel Jospin, c'était l'État ne peut pas tout,
06:33mon programme n'est pas socialiste, le sentiment d'insécurité,
06:36l'allure d'orientation de 89, la non-renégociation du traité d'Instagram,
06:40le sommet de Barcelone, il a fait, je pense, que Lionel Jospin
06:43est celui qui a enclenché la défaite de la gauche
06:46et qui a fait la rupture de confiance entre l'électorat de gauche populaire
06:49et les partis de gauche.
06:51Voilà, ça ne veut pas dire que les valeurs sont fausses,
06:52mais lui, par force de compromission sociale-démocrate avec le capitalisme,
06:56je pense que c'était lui, ce n'est pas un communiste que je vais...
06:58C'est pour ça, d'ailleurs, qu'il y a eu une candidature communiste
07:02à l'élection présidentielle qui a fait que Lionel Jospin a perdu,
07:05mais cela dit, moi, quand je parle de cette possibilité,
07:09c'est qu'aujourd'hui, on a quand même un devoir,
07:12quand on voit notamment l'ensemble des sondages pour la présidentielle,
07:17on a un devoir de rassembler la gauche,
07:19et on a un devoir de rassembler la gauche sur du contenu.
07:22Sur du contenu, c'est ce qu'on a fait avec le programme d'Emmanuel Grégoire.
07:25J'ai parlé du logement, je pense aussi à la transition environnementale,
07:30la transition écologique, la question du réchauffement climatique.
07:32Je pense au service public, au maintien du service public.
07:36Aujourd'hui, beaucoup de services publics disparaissent sur le territoire.
07:39J'ai encore appris cette semaine qu'une poste allait disparaître dans le 12e arrondissement.
07:43Donc, la question du service public est centrale autour de notre programme.
07:47Et puis, je pense qu'il y a un message qui est très fort.
07:51C'est ce rassemblement dès le premier tour, avec les écologistes, avec l'après,
07:56qui montre aussi que notre façon de travailler à Paris, avec Anne Hidalgo,
08:02qu'on a travaillé pendant deux mandats,
08:04montre qu'on a une culture qui s'est ancrée,
08:06et qui fait qu'aujourd'hui, quand on regarde de près,
08:09on a peut-être des différences,
08:10mais dans le contenu et dans la façon de gouverner Paris,
08:14on y arrive et on a fait la preuve.
08:15Moi, j'ai connu des aventures incroyables avec Anne Hidalgo.
08:19J'étais d'ailleurs l'un des premiers à avoir soutenu la candidature des Jeux Olympiques en 2014,
08:23avec le groupe communiste.
08:24Évidemment, à cette époque-là, les écologistes n'étaient pas tout à fait d'accord.
08:28Mais au final, quand on a vu le bilan des Jeux Olympiques,
08:31je pense notamment à la baignabilité dans la Seine,
08:33je pense notamment à tout l'héritage en termes de transformation urbaine,
08:37eh bien, on voit que quand on a une gauche rassemblée,
08:39une gauche diversifiée, unie,
08:41on arrive à des très beaux projets.
08:43Et d'ailleurs, le bilan des Jeux Olympiques a été remarqué dans le monde entier.
08:47Et il faudra continuer.
08:49J'espère qu'on aura des beaux projets comme ça,
08:51avec Emmanuel Grégoire, qui marqueront ce mandat.
08:53Pour autant, le point d'achoppement de la gauche parisienne,
08:55c'est 12 années,
08:58sous la direction,
09:00la mairie de Anne Hidalgo,
09:02extrêmement controversée,
09:04extrêmement critiquée,
09:05avec des failles énormes.
09:07Madame Dati les a pointées,
09:08alors est-ce que c'était bien elle à le faire ?
09:10Mais ce qu'elle a pointé est vrai,
09:12sur le périscolaire,
09:13moi je suis parisien depuis très longtemps,
09:16cette ville que j'adore,
09:18est devenue dans certains endroits un dépotoir,
09:21il y a de la sécurité,
09:22il y a de la saleté,
09:22il y a un problème de logements sociaux,
09:23vous avez totalement raison.
09:25Espérons que ça sera plein un remplacement électoral,
09:27pour mettre des gens qui se voteront toujours bien,
09:29parce que je vois la protection,
09:31c'était déjà M. Contasso,
09:33qui me disait à l'époque,
09:34il me disait,
09:35ah non,
09:36je disais,
09:36les arrondissements de l'Est,
09:39qui sont des arrondissements populaires de gauche,
09:42sont mal entretenus,
09:43sont mal tenus,
09:44alors que le 7e,
09:45le 16e,
09:45le 8e,
09:46il me dit,
09:46oui,
09:47mais nous,
09:47électeurs de nous,
09:49élus de gauche,
09:50nous nous assurons que les arrondissements de droite,
09:52soient bien préservés,
09:54bien tenus,
09:55de peur qu'ils nous accusent,
09:56d'une vengeance politique,
09:57et des maltraités,
09:58Contasso me l'a dit,
09:59les yeux dans les yeux,
10:00et aujourd'hui,
10:01dans ces arrondissements,
10:02dans le 8e,
10:02dans le 7e,
10:03dans le 16e,
10:04vous ne subissez pas,
10:06Nicolas Bonnet,
10:07ou là,
10:07je ne vous relèche pas dans le page personnelle,
10:09vous ne subissez pas,
10:10les travers,
10:11les négligences,
10:11les défaillances qu'il y a dans d'autres arrondissements,
10:13est-ce que vous allez,
10:14de façon cohérente,
10:16et pour tous les parisiens,
10:18tourner la page de cet air Hidalgo,
10:19avec toutes ses failles,
10:20et faire que la mairie de Paris,
10:23dirige cette ville,
10:24cette grande ville merveilleuse,
10:25pour tous les parisiens,
10:26tous les parisiens,
10:27et toutes les parisiens.
10:28D'abord,
10:28il y a beaucoup d'inégalités à Paris,
10:29c'est une ville où il y a le plus de contrastes,
10:31avec des endroits où il y a énormément de richesses,
10:34des endroits où il y a beaucoup de touristes,
10:37et des endroits qui sont plus populaires.
10:39Nous devons répondre à tous les parisiens,
10:42et réduire les inégalités.
10:44Quand on construit du logement social,
10:46on essaie de construire du logement social partout.
10:48Il sera ouvert à qui les logements sociaux ?
10:49A tout le monde ?
10:50Il est ouvert,
10:51vous savez qu'il est pondéré,
10:52vous savez que les logements sociaux,
10:54il y a du critère,
10:55qu'il y a des commissions,
10:55et des commissions qui sont anonymes,
10:58dans lesquelles vous avez un certain nombre de points,
11:00et évidemment,
11:01on fait attention aux surlogements,
11:03aux personnes qui sont à la rue,
11:04la priorité aussi,
11:06ça a été beaucoup dit dans cette campagne,
11:07c'est zéro enfant à la rue,
11:09et c'est de réduire cette pauvreté
11:12de personnes qui sont à la rue.
11:13Est-ce qu'il est vrai qu'il y aura une priorité
11:14pour les immigrés ?
11:15Comme ça a été reproché à M. Emmanuel Grégoire,
11:17et on considère qu'il n'a pas répondu clairement là-dessus.
11:19Mais non, mais ça c'est le fond de campagne
11:20de l'extrême droite.
11:21Non, non, je vous pose la question.
11:22C'est le fond de campagne de l'extrême droite,
11:22c'est toujours un sentiment
11:25qui alimente le racisme,
11:26en disant qu'il y a des priorités
11:28pour des personnes...
11:29C'est pas qu'ils n'ont pas le droit,
11:30c'est que ça soit bien réparti pour tout le monde.
11:32Vous voyez ce que je veux dire ?
11:33Les priorités, c'est d'abord,
11:34en termes sociaux,
11:35c'est les personnes qui en ont le plus besoin.
11:37C'est forcément.
11:37C'est les personnes qui en ont le plus besoin.
11:40Ensuite, les Parisiens ont voté pour nous.
11:43Ils ont voté,
11:43et nous ont, je crois qu'il y a 80 000 voix d'écart,
11:46ont voté de façon très claire.
11:48Donc ça veut dire que notre programme,
11:50notre politique,
11:51elle est soutenue par les Parisiens.
11:52Ensuite, il y a des exigences.
11:53J'entends notamment les exigences
11:55en termes de sécurité, de propreté.
11:57Emmanuel Grégoire a été très clair sur ces sujets.
11:59Ça sera des priorités,
12:01et ça sera des priorités.
12:02Il va faire son discours d'investissure ce dimanche.
12:05Il annoncera les grands axes,
12:07et puis on aura 6 ou 7 ans,
12:09parce qu'il y a la présidentielle...
12:10Donc vous pourrez faire ce que vous n'avez pas pu faire avant,
12:11ou que vous ne vouliez pas faire ?
12:12Peut-être qu'il y a un changement de code aussi,
12:14également dans le...
12:14Vous savez, déjà, sur la sécurité,
12:17Andalgo a créé la police municipale.
12:19C'est une demande très très forte
12:20de tous les maires d'arrondissement de droite, etc.
12:23Emmanuel Grégoire continuera sur la police municipale.
12:25On a de l'impact encore,
12:26mais peut-être qu'il faut un peu de temps pour...
12:27Si, si, on a de l'impact.
12:27Il y a beaucoup de verbalisation.
12:29Il y a d'ailleurs...
12:29Moi, je suis adjoint au commerce,
12:31et beaucoup de commerçants,
12:32aujourd'hui, nous disent qu'ils sont trop verbalisés
12:34quand ils dépassent les terrasses.
12:35Donc il y a quand même de l'action de la police municipale,
12:37je peux le vous dire, en tout cas dans les délégations.
12:38Oui, alors ce n'est pas à ces verbalisations-là
12:39qu'on fait allusion, mais...
12:41Je sais, je sais.
12:41Voilà, bien sûr.
12:41Mais c'est important aussi.
12:42C'est important aussi.
12:43En tout cas, moi, je note aussi
12:45qu'il y a besoin d'une discussion franche et claire
12:48avec le préfet de police,
12:49parce que la priorité en termes de sécurité,
12:53en termes de délinquance,
12:54en termes vraiment des actes de sécurité,
12:57c'est la responsabilité de la préfecture de police,
12:59et c'est le continuum de sécurité
13:02qu'il y a entre l'intervention de la police nationale,
13:04au passage,
13:05que le gouvernement auquel Mme Dati,
13:07avec Nicolas Sarkozy,
13:08avait détruit la police de proximité,
13:10elle était détruite...
13:11On s'en souvient.
13:11...par le gouvernement de M. Sarkozy,
13:13avec Mme Dati.
13:13On s'en souvient.
13:14Et donc, aujourd'hui,
13:16la discussion doit avoir lieu
13:17avec le préfet de police,
13:19avec le ministère de l'Intérieur
13:20et le maire de Paris
13:22sur le continuum de sécurité,
13:24c'est-à-dire la complémentarité
13:26entre les compétences qui sont minimales
13:28de la police municipale,
13:29qui sont données par la loi, d'ailleurs,
13:31c'est pas le maire de Paris...
13:32C'est une spécificité parisienne.
13:33...qui définit les compétences
13:34de la police municipale, c'est la loi.
13:35Et d'ailleurs, sur la question des encombrants,
13:38sur la question des sauvettes,
13:39des personnes qui vendent à la sauvette,
13:42nous souhaiterions, par exemple,
13:43avoir plus de compétences
13:44de la police municipale.
13:45Et ce n'est pas le cas aujourd'hui.
13:46C'est la loi qui fixe ces compétences.
13:48Donc, tant que la loi n'a pas évolué,
13:50d'abord, que la police nationale
13:52fasse son travail correctement
13:53et que la police municipale
13:55soit sur ses compétences.
13:56C'est ce qu'Emmanuel Grégoire a dit.
13:58Et d'ailleurs, il a dit
13:59qu'il renforcerait le nombre
14:01de polices municipaux
14:01et qu'on continuera à armer...
14:03Enfin, pas armer, mais à renforcer
14:05cette police municipale.
14:06Je voudrais le dire, quand même,
14:08cette police municipale,
14:09elle est très jeune.
14:10Elle est très jeune.
14:11Donc, si on veut recruter des personnes,
14:13les former, etc.,
14:14ça prend un certain temps.
14:15Elle est récente, vous voulez dire.
14:16Très récente.
14:17Il faut le temps d'en mettre en place.
14:18Voilà.
14:20Nicolas Bonéoulage,
14:21merci d'avoir témoigné sur Sud Radio.
14:23Je ne vous lâcherai pas.
14:24On vous réinvitera.
14:25Vous nous raconterez l'évolution.
14:27Si ça va mal,
14:28on vous dirait que ça ne va pas bien.
14:29Et puis, si ça est dans le bon sens,
14:31on reconnaîtra que...
14:32La démocratie, c'est justement
14:33ces échanges
14:34avec les sujets qui ne vont pas bien
14:36et les sujets qui vont bien.
14:37et de faire avancer
14:38pour toute la population.
14:40Et à partir du moment
14:40où on est élu,
14:41c'est le cas aujourd'hui,
14:43on doit s'adresser
14:44à tous les Parisiens.
14:45On a bien compris.
14:46En tout cas,
14:47les zones de Sud Radio
14:48vous sont ouvertes
14:48pour venir continuer
14:49à vous exprimer.
14:50Merci.
14:50A très bien.
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