- il y a 6 mois
Gabriel Attal, ancien Premier ministre, président du groupe Ensemble pour la République à l'Assemblée nationale, secrétaire général du parti Renaissance, appelle Les Républicains à une "clarification" de sa ligne politique en vue de l'élection présidentielle de 2027. Entretien à retrouver sur https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/l-invite-de-8h20-le-grand-entretien/l-invite-de-8h20-le-grand-entretien-du-mardi-24-mars-2026-8704575.
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00:018h23
00:03France Inter, Benjamin Duhamel, Florence Paracuelos, la grande matinale
00:09Dans le grand entretien, nous recevons ce matin le secrétaire général de Renaissance
00:13Venez avec nous, venez participer chers auditeurs au 01 45 24 7000
00:17et sur l'application Radio France
00:20Bonjour Gabriel Attal
00:21Bonjour Florence Paracuelos
00:22Merci d'être avec nous ce matin sur France Inter pour tirer les enseignements des élections municipales
00:27Quel bilan pour votre parti Renaissance, quelles leçons à un an de la présidentielle de 2027
00:33Vous avez promis une méthode de rassemblement
00:35Vous nous direz de quoi il s'agit, ce que ça signifie
00:38Mais d'abord Gabriel Attal, la disparition de Lionel Jospin, ancien Premier ministre socialiste
00:44entre 1997 et 2002, héros de la gauche plurielle
00:48Un hommage national lui sera rendu jeudi
00:51Vous qui avez commencé à vous engager politiquement au Parti Socialiste
00:55Qu'est-ce qui l'incarnait pour vous Lionel Jospin ?
00:58D'abord un homme d'État, un homme d'action qui a fait beaucoup pour notre pays
01:03Et puis je crois un homme de principe et de valeur
01:06Et c'est vrai que c'est une grande émotion je pense pour beaucoup de Français de toute génération
01:11Vous savez moi mon premier souvenir politique c'est en 1995
01:15accompagner mes parents, voter pour Lionel Jospin à l'époque
01:18J'étais très jeune, j'avais 6 ans, mais je me souviens être entré dans l'isoloir avec mon père
01:23pour déposer le bulletin de Lionel Jospin dans l'urne
01:26C'est aussi pour moi, je le dis, l'ancien ministre de l'éducation nationale
01:29à qui je pense, j'ai été ministre de l'éducation nationale
01:32Il avait à l'époque permis une revalorisation très importante pour les enseignants
01:37une revalorisation salariale et il s'était beaucoup engagé pour l'école
01:40Je crois que ça reste un projet absolument majeur pour le pays
01:43C'est qui les héritiers de Lionel Jospin aujourd'hui ?
01:46Alors ça vous savez, c'est évidemment pas à moi de décerner ça
01:48mais je crois qu'il y avait quand même dans cette gauche des principes
01:54finalement le refus des extrêmes bien sûr
01:56Il n'y avait pas le même phénomène qu'aujourd'hui avec la France insoumise
02:00mais je crois profondément qu'il y avait une gauche
02:02Qui était alliée avec le parti communiste ?
02:04Oui, c'était la gauche plurielle
02:06mais je crois que les dérives qu'on constate aujourd'hui avec la France insoumise
02:09on ne les constatait pas à l'époque avec ces partis de gauche
02:12et puis il y avait une forme de réalisme quand même
02:14J'ai entendu beaucoup de débats autour de la question des 35 heures
02:17C'est aussi le gouvernement Lionel Jospin
02:20les premiers allègements de charges pour les entreprises
02:22pour favoriser l'emploi
02:23C'est aussi un certain nombre de privatisations
02:25donc je pense que c'était aussi une gauche qui quand même regardait le réel
02:30Parlons des municipales
02:31Gabriel Attal, vous vous félicitez d'avoir remporté un certain nombre de villes
02:35dont Bordeaux et Annecy
02:37mais la France des communes reste très majoritairement à droite
02:40la droite est l'air
02:41et au parti socialiste
02:43on est frappé, Gabriel Attal, par le peu d'implantation locale
02:49de votre parti Renaissance
02:50qui est au pouvoir depuis 9 ans
02:52D'abord on est un jeune parti
02:54vous savez il a fallu 20 ans aux gaullistes
02:56pour s'implanter localement dans des élections municipales
02:59Le mouvement En Marche a existé à partir de 2017
03:02mais le parti Renaissance, qui est un vrai parti politique
03:04ça fait 4 ans qu'il existe seulement
03:06Horizon, et encore plus jeune que vous
03:07ils ont le double de maires Horizon à la fin de cette élection
03:11Mais vous savez, il y a des maires qui étaient déjà élus par d'autres étiquettes
03:15qui ont rejoint ce mouvement à l'époque
03:17C'est pour relativiser l'argument de la jeunesse du mouvement
03:19Il y en a qui nous ont rejoint aussi à l'époque
03:20On progresse partout
03:21On progresse partout
03:22On a plus de 200 maires qui ont été élus sous les couleurs de Renaissance
03:26à Nevers, à Bayonne, à Coulomiers, à Tarbes, à Rodez
03:31dans beaucoup de villes dites moyennes
03:33j'aime pas beaucoup ce terme, mais en tout cas de 10, 20, 30, 40 000 habitants
03:36ce qui vient démentir aussi le fait que notre parti serait un parti
03:38des grandes métropoles, des grands centres urbains
03:40Et, fait nouveau pour nous, deux villes de plus de 100 000 habitants
03:45ont été gagnées par des maires Renaissance
03:48Annecy avec Antoine Armand
03:49et Bordeaux, capitale régionale, avec Thomas Cazenave
03:52Mais quand on présente 360 listes seulement
03:56sur plus de 35 000 communes
03:58on prend quand même pas beaucoup de risques
04:00Mais d'abord, vous savez, regardez tous les candidats
04:03quel que soit leur parti politique
04:04la plupart d'entre eux ont déposé des listes
04:06diverses droites, diverses centres
04:08parce qu'ils font des très larges rassemblements
04:09Si vous regardez pour des partis, y compris LR et Parti Socialiste
04:12le nombre de listes officielles qui ont été déposées
04:15est très nettement inférieure à ce que représentent ces partis
04:18La réalité, c'est que ce sont des élections locales
04:20et que partout en France, vous avez des rassemblements
04:23très larges qui sont organisés
04:25à l'initiative des candidats
04:26avec des personnes qui viennent d'horizons très différents
04:28et ceux qui gagnent sont ceux qui arrivent
04:30à faire le rassemblement derrière eux
04:31Je me réjouis qu'on fasse plus que doubler
04:33notre nombre de maires et notre nombre d'élus locaux partout en France
04:36Donc, Gabriel Attal, si je vous entends bien
04:37en fait, on continue dans la lignée de ce qu'on entend depuis dimanche soir
04:40c'est-à-dire, chaque parti qu'on reçoit à ce micro
04:42considère qu'il est le grand triomphateur
04:44de ces élections municipales
04:45C'est pas ce que j'ai dit, vous avez écouté depuis le début de cette interview
04:47à Benjamin Duhamel
04:48Je ne suis pas là, encore une fois, je suis très modeste et humble
04:51J'ai dit que notre parti était jeune
04:52J'ai assumé qu'on avait moins d'élus que les autres
04:54mais on progresse fortement, je ne vais pas le cacher
04:56surtout que j'ai entendu des commentaires
04:58pendant toute cette campagne des municipales
04:59expliquant qu'on les enjambait
05:01que finalement, ils ne nous intéressaient pas
05:02Vous n'avez pas été d'une présence dans cette campagne
05:05J'ai été toutes les semaines
05:06On vous a peut-être davantage vu faire une tournée européenne
05:09pour aller rencontrer des leaders
05:10plutôt que sur le terrain, non ?
05:13J'ai été toutes les semaines sur le terrain
05:14en soutien de nos candidats
05:15J'ai fait plus d'une trentaine de déplacements
05:17pendant cette campagne des municipales
05:18pour aller soutenir nos candidats
05:20et je me réjouis encore une fois
05:21qu'on progresse partout en France
05:22Encore une fois, c'est une élection locale
05:26On démarre dans ces élections
05:28mais on va aujourd'hui pouvoir s'implanter
05:30dans énormément de territoires
05:31Il faut qu'on parle, Gabriel Attal
05:32de deux villes qui ont symbolisé vos difficultés
05:34D'abord, ce qui s'est passé à Paris
05:35avec la lourde défaite de Rachida Dati
05:38face à Emmanuel Grégoire
05:39Je rappelle que votre candidat, c'était Pierre-Yves Bournazel
05:41avant que sa liste ne fusionne au second tour
05:42avec celle de Rachida Dati
05:43Et on a entendu la candidate à l'air dimanche soir
05:46qui a mis en avant le poison de la division
05:48qui aurait produit ses effets
05:50Donc en fait, c'est de votre faute
05:51si Rachida Dati a perdu
05:53On a fait le choix de soutenir Pierre-Yves Bournazel
05:55et c'était un choix collectif
05:57de nos cadres, des représentants
05:58de nos adhérents à Paris
05:59de nos élus à Paris
06:00qui ont fait le choix de soutenir cette candidature
06:02parce qu'elle était celle
06:03qui était la plus proche de nos valeurs
06:05celle dont on considérait
06:06qu'elle avait le projet le plus rassembleur
06:08pour la capitale
06:09C'est le choix qu'on a fait
06:10Malheureusement, on n'a pas réussi à convaincre
06:12avec Pierre-Yves Bournazel au premier tour
06:14Il n'a pas maintenu sa liste au deuxième tour
06:16Il a fait le choix de fusionner sa liste
06:18avec celle de Rachida Dati
06:20Après, on voit le résultat
06:22L'écart est tel qu'il est difficile
06:24d'imputer la défaite
06:26au fait qu'il y ait eu plusieurs listes
06:28au premier tour
06:28de savoir rassembler une victoire
06:30elle ne se décrète pas
06:31elle se construit
06:31On sent bien, Gabriel Attal
06:32que vous n'aviez pas du tout
06:33envie de soutenir Rachida Dati
06:35à l'inverse du président de la République
06:37En tout cas, je vous confirme
06:38qu'on n'a pas soutenu Rachida Dati
06:40au premier tour de ses élections
06:41et qu'on a fait le choix de soutenir
06:42Pierre-Yves Bournazel
06:42Mais enfin, ni au second
06:44La fusion des listes
06:45vous ne l'avez pas tellement appuyée
06:46Il y a une fusion des listes
06:48qui a été décidée par Pierre-Yves Bournazel
06:49Les candidats
06:49Par Pierre-Yves Bournazel
06:52sous pression
06:55d'Edouard Philippe
06:56et du président manifestement
06:57En tout cas, moi je suis en pragmatique
06:59Il y avait des candidats renaissants
07:01sur la liste de Pierre-Yves Bournazel
07:02Il a fusionné sa liste
07:02avec celle de Rachida Dati
07:03Nos candidats renaissants
07:04se sont retrouvés sur la liste
07:06de Rachida Dati
07:07Je me réjouis qu'un certain nombre d'entre eux
07:08soient élus aujourd'hui
07:09au Conseil de Paris
07:09et vont pouvoir travailler
07:11pour construire l'avenir
07:11et surtout pour agir pour les Parisiens
07:13Est-ce que c'est un problème de campagne ?
07:15Est-ce que c'est un problème de candidate ?
07:17Vous aviez eu des mots assez sévères
07:19Vous repreniez au fond
07:20ce que disait Pierre-Yves Bournazel
07:21sur ce que pouvait incarner Rachida Dati
07:23sur la façon de faire de la politique
07:24Est-ce que c'était la bonne candidate ?
07:26Encore une fois
07:27si j'avais pensé
07:28que c'était la meilleure candidate
07:29je l'aurais soutenue
07:30on l'aurait soutenue
07:31dès le premier tour
07:31Ce n'était pas le cas
07:32Encore une fois
07:33Ce que je crois
07:34c'est que le rassemblement
07:36que proposait Pierre-Yves Bournazel
07:37le sérieux de son travail
07:39lui permettait
07:39lui aurait permis
07:40de rassembler largement
07:41au deuxième tour
07:42Ça n'a pas été le cas
07:43dès le premier tour
07:43Je n'ai pas à dire
07:44qu'on avait raison sur tout
07:45Vous avez compris
07:45qu'Emmanuel Macron
07:47la soutienne depuis le début ?
07:49C'est le choix du président
07:49de la République
07:50Effectivement
07:50il a fait le choix
07:51d'apporter son soutien
07:52à Rachida Dati
07:53depuis le début
07:54Il l'a exprimé d'ailleurs
07:55compris quand elle a quitté
07:56le gouvernement
07:56C'est son choix
07:57Moi je suis à la tête
07:58d'un parti politique
07:59Renaissance
08:00On prend des décisions
08:01collectivement
08:01Et vous n'avez pas pris
08:02la même décision
08:02que le président de la République ?
08:04Non
08:04Parce que j'ai pris
08:05une décision collective
08:06avec nos adhérents
08:07avec nos élus
08:07avec nos cadres
08:08Encore un mot sur Paris
08:09Si vous aviez été électeur à Paris
08:11entre Emmanuel Grégoire
08:12et Rachida Dati
08:12vous auriez voté pour qui ?
08:13D'abord merci de dire
08:14que je ne suis pas élu électeur à Paris
08:16Je suis électeur avant
08:16Je suis élu local
08:18depuis 12 ans maintenant
08:19et je vais continuer à l'être
08:20avec Bernard Goduchot
08:21Nous avons été réélus
08:22à l'occasion de ces élections municipales
08:23Ensuite
08:23Je vous ai raconté
08:25ce qui s'est passé
08:25à l'occasion de ces élections municipales
08:26On a choisi
08:27de soutenir Pierre-Yves Bournazel
08:29au premier tour
08:29Au deuxième tour
08:30On croit que c'est clair
08:30Mais on a été clair
08:33Renaissance l'a dit
08:34Dès lors que nos candidats
08:35figuraient sur la liste
08:36de Rachida Dati
08:37Donc vous auriez voté Rachida Dati
08:39Renaissance a fait un communiqué
08:40très clair
08:41pour appeler
08:42à élire nos candidats
08:43qui étaient sur la liste
08:44Avec un enthousiasme absolument
08:46Mais encore une fois
08:46Vous parlez d'enthousiasme
08:47On ne soutenait pas
08:48cette candidature au premier tour
08:49Mais au deuxième tour
08:50on a pris une position très claire
08:51Ce que n'ont pas fait
08:52bon nombre de vos électeurs
08:53qui n'ont pas suivi non plus
08:55la fusion
08:56Il y a Lyon
08:57Il faut qu'on parle de Lyon
08:58Gabriel Attal
08:59Votre candidat
09:00c'était Jean-Michel Aulas
09:01Que tout le monde donnait
09:03vainqueur
09:03face au maire écologiste sortant
09:05Puis ça ne s'est pas passé
09:06comme prévu
09:07C'est Grégory Doucet
09:08qui a gagné
09:10Qu'est-ce qui s'est passé là ?
09:12C'était une bonne candidature
09:13Jean-Michel Aulas ?
09:15Pourquoi est-ce que vous l'avez soutenu ?
09:16C'est tellement facile
09:17après les élections
09:17quand il y a des défaites
09:18de critiquer
09:19de tirer sur ceux qui ont perdu
09:21en expliquant que c'est de leur faute
09:23Lyon c'est une ville
09:24où le vote pour la gauche
09:25a très fortement progressé
09:26ces dernières années
09:27Regardez ce qui s'est passé
09:28aux élections européennes
09:29Les deux listes en tête
09:30c'est la liste du Parti Socialiste
09:31la liste de la France Insoumise
09:32Il n'y a que des députés
09:34du nouveau Front Populaire
09:35à Lyon
09:36désormais
09:36donc c'était déjà
09:36très difficile au départ
09:38et s'il y en a un
09:38j'en suis convaincu
09:39qui pouvait l'emporter
09:41c'était Jean-Michel Aulas
09:42Il a fait une bonne campagne ou pas ?
09:43Il a réussi
09:44à rassembler
09:45derrière lui
09:46l'ensemble
09:46des partis politiques
09:48de ce qu'on appelle
09:48le socle commun
09:49avec Horizon
09:50le Modem
09:51les LR
09:51Renaissance
09:52Il a fait une campagne
09:54Ah oui
09:54il a fait une campagne
09:55ça c'est sûr
09:56mais est-ce qu'il a fait une bonne campagne ?
09:57Il a refusé de débattre
09:58la plupart du temps
09:59on a vu un certain nombre
10:00d'approximations
10:00là maintenant
10:01il en est à contester le résultat
10:02en voulant faire
10:03un recours
10:04devant la préfecture
10:05est-ce que
10:06là encore
10:06vous avez été fier
10:07de la campagne qu'il a fait ?
10:07C'est trop facile
10:08Benjamin Djemmel
10:09d'aller critiquer
10:10les candidats
10:10quand ils ont perdu
10:11parce qu'en général
10:12on se dit que s'ils avaient gagné
10:13tout le monde expliquerait
10:14que ça a été formidable
10:15donc voilà
10:15il a perdu
10:16Si on veut citer Lionel Jospin
10:17parfois faire un droit d'inventaire
10:18des campagnes
10:19Il a perdu
10:20avec une très faible marge
10:22il a perdu
10:23Grégory Doucet a été réélu
10:25mais encore une fois
10:25Mais en fait
10:27ce qui se passe
10:27c'est que du coup
10:28vous vous retrouvez
10:29à endosser des défaites
10:30de candidats
10:31qui n'y sont pas allés
10:32sous vos couleurs
10:33Oui mais vous savez
10:34moi j'ai assumé
10:35Florence Paracuelos
10:36La première chose que j'ai dite
10:37quand on s'est lancé
10:38dans cette campagne
10:38des municipales
10:39c'est qu'on n'allait pas
10:40présenter Renaissance
10:41des candidats partout
10:42sous notre étiquette
10:43pour le plaisir
10:44de présenter des candidats
10:45Surtout parce que ça évite
10:45la casse de fait
10:46Mais surtout parce que
10:47je ne crois pas
10:47que c'est ce que les gens attendent
10:48Vous savez les français ont dit
10:499 français sur 10
10:50sont déclarés
10:50dans de très nombreux sondages
10:51qui se décidaient avant tout
10:52pour des considérations locales
10:54Donc partout
10:55où il y avait des candidats
10:56qui défendaient
10:57un projet proche d'une autre
10:58et qui partageaient
10:59les mêmes valeurs que nous
11:00c'est vrai qu'on a cherché
11:01à faire des alliances avec eux
11:01et j'ai envie de vous dire
11:02tant mieux
11:03moi je pense que c'est
11:04ce qu'il y a à faire
11:04En revanche dans d'autres communes
11:05où ça n'était pas le cas
11:06on a assumé de se présenter
11:08sous nos propres couleurs
11:08et dans un certain nombre
11:10de communes
11:10200 communes
11:11on l'a emporté
11:12et je m'en réjouis
11:12Gabriel Attal
11:13pour continuer de tirer
11:14les enseignements
11:15de ce qui s'est passé
11:15et en perspective
11:16de la suite
11:17il y a eu un fait de campagne
11:19dans cet entre deux tours
11:19c'est ce qui s'est passé
11:20à Nice
11:21où vous avez un parti
11:22Les Républicains
11:23qui était votre partenaire
11:24qui était censé soutenir
11:25Christian Estrosi
11:26Bruno Retailleux
11:27le patron des Républicains
11:28qui a renvoyé dos à dos
11:30Éric Ciotti
11:30et Christian Estrosi
11:31jugeant que la campagne
11:32était délétère
11:32et que c'était maintenant
11:33au Niçois et au Niçoise
11:34de choisir
11:35est-ce que vous considérez
11:37qu'une ligne rouge
11:38a été franchie
11:39par Bruno Retailleux
11:40dans cet entre deux tours
11:40est-ce que ça pose
11:41la question aussi
11:41de futures alliances
11:44échanges avec le parti
11:45des Républicains ?
11:45Je considère que c'est grave
11:46et je considère
11:48qu'il y a urgence
11:48à clarifier
11:49effectivement
11:50vous avez Bruno Retailleux
11:51qui est à la tête
11:51de LR
11:53et des responsables
11:54qui ont des postes importants
11:55chez LR
11:56je pense à François-Xavier Bellamy
11:57qui très clairement
11:58ont refusé d'appeler
12:00à battre
12:01l'extrême droite
12:02à Nice
12:02en plus pour un candidat
12:04de la droite
12:05ce qui est quand même
12:06totalement incompréhensible
12:07et objectivement
12:08très choquant
12:08donc il y a un besoin
12:09de clarification maintenant
12:10parce que chez LR
12:11je le dis aussi
12:12vous avez des personnalités
12:13qui sont extrêmement claires
12:15sur cette question
12:15de l'extrême droite
12:16je pense à Jean-François Copé
12:18à Valérie Pécresse
12:19à Xavier Bertrand
12:20à Gérard Larcher
12:21donc il y a urgence
12:22à clarifier
12:22Demander une clarification
12:23ça veut dire quoi
12:24et si cette clarification
12:25n'advient pas
12:26quelle leçon
12:26est-ce que vous en tirerez ?
12:28Si cette clarification
12:29n'advient pas
12:29ou si la ligne de LR
12:30c'est désormais de faire
12:32ce qu'on appelle
12:32l'union des droites
12:33mais en réalité
12:33c'est l'union de la droite
12:34et de l'extrême droite
12:36évidemment qu'on ne partage
12:37absolument rien avec ça
12:38et que pour ce qui est
12:39de la construction de l'avenir
12:40puisque c'est la question
12:41que vous posez
12:41j'imagine que vous pensez
12:42à l'élection présidentielle
12:43de 2027
12:44ça ne peut pas faire partie
12:45d'une alliance avec nous
12:47Mais il n'y a pas d'ores et déjà
12:48un problème de valeur commune
12:50avec Bruno Retailleau ?
12:50On a des différences très profondes
12:52sur un certain nombre
12:53de principes
12:53Sur l'Europe
12:54moi je suis résolument
12:55pro-européen
12:56je constate que la ligne
12:57de LR aujourd'hui
12:58n'est plus une ligne
12:58pro-européenne
12:59et qu'il y a
13:00au Parlement européen
13:01une forme d'alliance
13:02qui se dessine
13:03entre les députés européens
13:04LR et l'extrême droite
13:05au Parlement européen
13:06qui votent ensemble
13:07sur un certain nombre
13:08de sujets
13:08voire construisent
13:09des mesures ensemble
13:10Sur la question de l'état de droit
13:11j'ai des différences de principes
13:13là aussi avec les LR
13:14de Bruno Retailleau
13:15Sur la question de l'écologie
13:16de l'énergie
13:17j'ai aussi des différences profondes
13:18c'est une réalité
13:19et donc sur tous ces sujets-là
13:20aussi je pense
13:21que la clarification
13:21est nécessaire
13:22Ça fait beaucoup du coup
13:23Oui je vous confie
13:24C'est-à-dire pour une alliance
13:25de la droite et du centre
13:27en vue d'une élection présidentielle
13:29ça va être compliqué
13:29Mais moi ce que je souhaite
13:30c'est qu'il y ait
13:31une alliance des démocrates
13:32pour un projet puissant
13:33pour la jeunesse
13:34pour l'éducation
13:34pour l'ascenseur social
13:35dans notre pays
13:36face à ce que
13:37beaucoup appellent
13:38l'union des droites
13:39mais encore une fois
13:39l'extrême droite
13:40et ça ça se construit
13:41mais encore une fois
13:42c'est aux partis politiques
13:43de clarifier leur ligne
13:44c'est pas à moi
13:44de la clarifier à leur place
13:45et nous on cherchera toujours
13:46à rassembler
13:47ceux qui partagent
13:48nos priorités
13:49qui partagent nos valeurs
13:50Et on va parler
13:50dans un instant de 2027
13:52juste d'un mot rapidement
13:53aussi sur la gauche
13:54et ce qui s'est passé à gauche
13:55ces alliances
13:56qui parfois n'ont pas fonctionné
13:58aussi ce concept
13:59de nouvelle France
14:00qui est utilisé
14:01par Jean-Luc Mélenchon
14:02il y a quelques instants
14:03j'interrogeais David Guiraud
14:04le nouveau maire de Roubaix
14:05à ce sujet
14:06comment est-ce que vous comprenez
14:07cette nouvelle France
14:08qui obtient un certain
14:10nombre de victoires
14:10il y a Roubaix
14:11il y a des mairies
14:11en petite couronne
14:13ça fonctionne
14:14cette nouvelle France
14:15à laquelle s'adresse
14:16Jean-Luc Mélenchon
14:16D'abord le premier point
14:17que vous avez évoqué
14:18celui des alliances
14:19entre le parti socialiste
14:20et la France insoumise
14:22moi je veux dire
14:23qu'il y a un dégoût
14:25un dégoût
14:26d'un très grand nombre
14:27d'électeurs de gauche
14:27d'une gauche républicaine
14:29sociale-démocrate
14:30c'est-à-dire certains
14:30en tout cas républicaines
14:32laïques
14:33qui ont été là aussi
14:35meurtris
14:35par la négation
14:37de la parole donnée
14:37on a quand même entendu
14:39le chef du parti socialiste
14:40Olivier Faure
14:41pendant des semaines
14:41expliquer qu'il n'y aurait
14:42pas d'alliance
14:43avec la France insoumise
14:44à l'occasion
14:44de ces élections municipales
14:45et on a vu
14:46dans l'entre-deux-tours
14:47ce spectacle affligeant
14:49d'un parti socialiste
14:50qui s'est soumis
14:50à la France insoumise
14:52dans l'essentiel des villes
14:54dans le but
14:54de sauver des sièges
14:56reniant leurs principes
14:57en tout cas
14:57ce qu'ils ont affirmé
14:58et donc moi je m'adresse
14:59aussi évidemment
15:00à ces électeurs-là
15:01parce que ces français
15:02qui encore une fois
15:04croient dans des valeurs
15:05qui sont extrêmement importantes
15:06de justice sociale
15:07d'écologie
15:08ne se retrouvent pas
15:09dans ces alliances
15:09contre nature
15:10et d'ailleurs
15:10on a vu
15:12que les villes
15:12que le parti socialiste
15:13a remportées
15:14en tout cas
15:14la plupart d'entre elles
15:15l'ont été
15:16parce qu'il y a eu
15:17une clarté
15:17vis-à-vis de la France insoumise
15:18et ensuite
15:19sur la question
15:20de ce que vous appelez
15:20la nouvelle France
15:21ce que j'appelle
15:22ce que Jean-Luc Mélenchon
15:23et les insoumis
15:23appellent la nouvelle France
15:24c'est la négation de la France
15:26c'est la négation de la France
15:27parce que c'est la dissolution
15:28de la République
15:30c'est la dissolution
15:31c'est la négation
15:32de tous les principes
15:33pour lesquels tant
15:33de femmes et d'hommes
15:34se sont battus
15:35pourquoi la négation de la France
15:36qu'est-ce que vous entendez
15:37quand il dit nouvelle France
15:38qui ressemble à la négation de la France
15:39il y a l'idée que chacun
15:40doit être renvoyé avant tout
15:41à ses origines
15:42à sa couleur de peau
15:42une ethnicisation
15:44comme on dit
15:44du débat public
15:45et je le dis aussi
15:46c'est un carburant
15:47c'est un tract
15:47pour le Rassemblement National
15:49parce que ces propos-là
15:49qu'est-ce qu'ils font
15:50ils viennent finalement
15:51alimenter cette idée
15:52qu'avance
15:53que brandit le Rassemblement National
15:54de grands remplacements
15:56la France Insoumise
15:57et le Rassemblement National
15:58on le voit aujourd'hui
15:59s'alimentent l'un et l'autre
16:00parce qu'ils considèrent
16:01que c'est dans leur intérêt
16:02vous avez une de vos consoeurs
16:03qui a fait une enquête récemment
16:05et qui disait que
16:06en off comme on dit
16:07en tout cas de manière confidentielle
16:09en dehors des micros
16:10les responsables du Rassemblement National
16:11disaient qu'il fallait
16:12s'attaquer à la France Insoumise
16:13mais pas trop
16:14pour garantir que la France Insoumise
16:16puisse être au deuxième tour
16:17de l'élection présidentielle
16:18pour que le Rassemblement National
16:19puisse gagner
16:19et du côté de la France Insoumise
16:21il y a évidemment aussi
16:22une stratégie visant à renforcer
16:23et faire monter
16:24le Rassemblement National
16:25donc ça veut dire
16:26que vous appelez les électeurs
16:27de la social-démocratie
16:29de la gauche modérée
16:30potentiellement à vous rejoindre
16:32non mais en tout cas
16:32vous savez je crois
16:33que ces électeurs-là
16:33ils ont déjà affirmé clairement
16:35qu'ils refusaient ces alliances
16:37regardez dans les villes
16:38où le parti socialiste
16:39s'est soumis
16:39à la France Insoumise
16:41à l'exception de Nantes
16:42je crois
16:42vous avez des électeurs
16:43qui très clairement
16:44ont dit qu'ils ne suivaient pas
16:46Gabriel Attal
16:46il faut qu'on parle de 2027
16:47et notamment que vous précisiez
16:49cette initiative
16:50de rassemblement
16:51que vous avez évoquée
16:52d'abord
16:53Edouard Philippe
16:54candidat déclaré
16:54à l'élection présidentielle
16:55a été largement réélu au Havre
16:57est-ce que ça fait de lui
16:58le candidat naturel
17:00de votre famille politique
17:01avec la dynamique
17:02qui a été la sienne
17:03dans la foulée de cette élection ?
17:04D'abord moi je me réjouis
17:05qu'il ait été réélu au Havre
17:07une ville qu'il dirige
17:08depuis un certain nombre d'années
17:09maintenant
17:10ensuite encore une fois
17:11vous avez une élection municipale
17:13maintenant vous allez avoir
17:14progressivement
17:15une campagne présidentielle
17:16qui va s'installer
17:17vous allez avoir
17:17plusieurs projets
17:18qui vont se présenter
17:19Edouard Philippe
17:20aujourd'hui quand on regarde
17:20les sondages
17:21il y a cette relégitimation
17:23par les électeurs
17:24et par les Havre
17:25est-ce que vous reconnaissez
17:26à minima que c'est le mieux placé
17:27aujourd'hui ?
17:27Je vais vous répondre
17:28très clairement
17:28Benjamin Duhamel
17:29si on veut
17:30empêcher
17:31le rassemblement national
17:32de l'emporter en 2027
17:33ce qui aujourd'hui
17:34quand même
17:35est le résultat
17:36de tous les sondages
17:36qui sont donnés
17:37aujourd'hui
17:37aucun candidat
17:38c'est une réalité
17:39ne plie le match
17:40ou ne l'emporte
17:41face au rassemblement national
17:42dans les sondages
17:42aujourd'hui
17:43Edouard Philippe
17:44dans le dernier sondage
17:45il est qualifié
17:47au second tour
17:47je peux vous commenter
17:50on peut commenter les sondages
17:51on peut regarder les sondages
17:51de deuxième tour
17:52on voit malheureusement
17:53que Jordan Bardella
17:53ou Marine Le Pen
17:54l'emportent aujourd'hui
17:55dans les sondages
17:56comment on fait
17:56pour empêcher ça ?
17:57Moi ma préoccupation
17:58c'est comment on fait
17:59pour empêcher un second tour
18:01mortifère
18:01entre le rassemblement national
18:02et la France insoumise
18:03est-ce que vous imaginez
18:05pour la France
18:06si le deuxième tour
18:07de l'élection présidentielle
18:08c'est Jean-Luc Mélenchon
18:09face à Jordan Bardella
18:10ou Marine Le Pen
18:11moi je crois que notre pays
18:12ne s'en remettrait pas
18:12je le dis sincèrement
18:13je crois que l'Europe
18:14ne s'en remettrait pas non plus
18:15c'est deux parties
18:16qui sont anti-européens
18:17c'est deux parties
18:18qui alimentent la haine
18:20et la division dans notre pays
18:21moi j'ai pas envie de voir
18:22l'ultra gauche et l'ultra droite
18:23qui viennent s'affronter
18:24à l'occasion de ce deuxième tour
18:25dans nos rues
18:26et qui ensuite potentiellement
18:27créent du débordement
18:28dans le pays
18:29donc il faut l'empêcher
18:29donc il faut l'empêcher
18:30et pour ce faire
18:31vous avez une méthode
18:32de rassemblement
18:33dont vous n'avez pas encore
18:34donné le détail
18:35donc de quoi s'agit-il ?
18:37comment vous organisez
18:38le rassemblement
18:39de votre famille politique ?
18:41je vais vous dire
18:41il y a deux choses
18:41pour l'empêcher
18:42la première chose
18:43c'est une vraie campagne présidentielle
18:44on a vu en 2022
18:45ce que ça donnait
18:46l'absence de campagne présidentielle
18:48il n'y a pas eu de vraie campagne
18:48en 2022
18:49parce qu'il y a eu évidemment
18:50la guerre en Ukraine
18:51la situation internationale
18:52parce que le président de la république
18:53a fait le choix
18:54d'annoncer sa candidature
18:55à sa réélection
18:56très très tard
18:57il n'y a pas eu de campagne
18:58et le résultat
18:58c'est qu'il y a eu
18:59une grande frustration
18:59de beaucoup d'électeurs
19:00mais là il y aura une campagne
19:01personne ne se représente
19:02pour qu'il y ait une vraie campagne
19:03pour qu'il y ait une vraie campagne
19:04d'abord il faut assumer
19:06que vous ayez différents candidats
19:07différents partis politiques
19:08qui présentent des projets politiques
19:10pour le pays
19:11et qui confrontent démocratiquement
19:12ces projets
19:13tout au long de l'année 2026
19:14sauf que là il s'agit bien
19:15d'une méthode de rassemblement
19:17pour des candidats
19:18qui partagent les mêmes valeurs
19:19qu'est-ce que ça veut dire ?
19:20et ensuite je crois qu'à l'issue
19:21de cette campagne
19:22et au début de l'année 2027
19:24ou à la fin de l'année 2026
19:25il faudra effectivement
19:26qu'il y ait un rassemblement
19:27de ceux qui partagent
19:29un projet qui est très proche
19:30et ceux qui ont les mêmes valeurs
19:32et pour ça il faut évidemment
19:33l'organiser
19:34donc ça veut dire
19:35l'organiser c'est quoi ?
19:36ça veut dire faire une primaire ?
19:38ça veut dire regarder
19:39qui est le mieux placé dans les sondages
19:40et que les autres se retirent ?
19:42moi je n'exclus aucune possibilité
19:44ça peut être la primaire
19:45ça peut être des sondages
19:46ça peut être une autre méthode
19:47donc il n'y a pas de méthode
19:48en fait pour l'instant ?
19:49il faut qu'on s'en parle
19:50entre partis politiques
19:51et ce qu'on va proposer
19:52avec Renaissance
19:54c'est qu'on puisse
19:55réunir une forme de comité
19:56de liaison avec Renaissance
19:59Horizon, le Modem
20:00qui sont trois parties
20:00qui ont gouverné ensemble
20:02entre 2017 et 2024
20:03donc il y a une forme de naturel
20:05à ce qu'on se parle
20:05pour regarder
20:06comment est-ce qu'on pourrait
20:07organiser un rassemblement
20:08le moment où une fois
20:09vous parlez de 2026
20:10juste organiser une primaire
20:12en janvier 2027
20:13ça a du sens
20:14au moment où tous les partis politiques
20:15seront en ordre de bataille
20:17vous allez vous
20:17finiment avoir
20:19un seul et unique candidat
20:20quatre mois avant l'élection présidentielle ?
20:21Benjamin Duhamel
20:21moi ce que je ne veux pas
20:22c'est que le premier tour
20:23de l'élection présidentielle
20:24soit une primaire
20:25parce que là évidemment
20:26si vous avez plusieurs candidats
20:28qui ont le même projet
20:28et les mêmes valeurs
20:29vous vous retrouvez
20:30si c'est la primaire
20:32avec le risque que le second tour
20:33ce soit Jean-Luc Mélenchon
20:35face à Jordan Bardella
20:36ou Marine Le Pen
20:36moi je cherche des solutions
20:38ce que je veux
20:38c'est que je trouve des solutions
20:39pour y arriver
20:40parce que Edouard Philippe
20:41lui continue de dire
20:42moi une primaire
20:42pas question
20:43vous vous n'y êtes pas hostile
20:44moi je n'ai jamais rien écarté
20:45par principe
20:45mais encore une fois
20:46ce qu'il faut
20:46c'est que des partis politiques
20:48pour lesquels il y a une cohérence
20:49parce qu'ils ont gouverné ensemble
20:50de 2017 à 2024
20:52puissent se parler
20:53avec des responsables
20:54de ces partis
20:54qui puissent échanger
20:55pour réfléchir ensemble
20:56et regarder
20:57étudier les conditions
20:58d'un rassemblement
20:59peut-être qu'à la fin
21:02certains partis politiques
21:03vous l'avez évoqué
21:04diront nous
21:05on refuse
21:05on refuse cette méthode
21:06mais au moins
21:06on aura essayé
21:07donc renaissance
21:08modem horizon
21:09ça exclut les LR
21:10il y aura un candidat LR
21:11vous serez
21:12enfin votre famille
21:13aura face à elle
21:14un candidat LR
21:14moi je vous dis
21:15on est trois partis politiques
21:16qui ont gouverné ensemble
21:17entre 2017 et 2024
21:19qui a priori quand même
21:20partagent un grand nombre
21:21d'idées
21:22de valeurs
21:22même si on attend encore
21:23de voir les projets
21:24pourquoi vous ne dites pas oui
21:25il y aura un candidat LR
21:26face à nous
21:26encore une fois
21:27on attend de voir les projets
21:28de chacun
21:28pendant cette campagne
21:29et je pense que c'est ça
21:30qui permettra ou non
21:31un rassemblement aussi
21:32ensuite la deuxième chose
21:33je vous ai dit tout à l'heure
21:34qu'il y avait un besoin
21:34de clarification
21:36moi je ne ferme la porte
21:37à personne
21:37je ne suis pas sectaire
21:38je suis pragmatique
21:39regardez
21:39on a parlé tout à l'heure
21:40d'Annecy et de Bordeaux
21:41on a gagné ces villes
21:42y compris en étant soutenus
21:43par les LR
21:44on a soutenu
21:46madame Trottmann
21:46à Strasbourg
21:47qui vient du parti socialiste
21:49qui est une gauche
21:50encore une fois
21:50qui est clairement
21:51amine digue
21:52avec les extrêmes
21:53et avec la France insoumise
21:54donc je ne suis pas sectaire
21:55mais c'est à ces partis
21:56de clarifier leur ligne
21:58effectivement
21:59si la ligne de LR
22:00c'est de dire
22:01on glisse vers l'extrême droite
22:02et vers le rassemblement national
22:03et vers une union des droites
22:04comme c'est le cas aujourd'hui
22:05au Parlement européen
22:06comme on l'a vu dans certains choix
22:07aux élections municipales
22:08on ne pourra pas avancer avec eux
22:10et de la même manière
22:11pour la gauche
22:12si la ligne
22:13c'est la soumission
22:14à la France insoumise
22:15comme ça a été le cas
22:16dans ces élections municipales
22:17on ne pourra pas avancer avec eux
22:18mais ce n'est pas à moi
22:19de clarifier à la place des autres
22:20donc c'est important
22:21ce que vous nous annoncez ce matin
22:22un comité de liaison
22:24et en janvier
22:25un mode de sélection
22:26qui n'est pas
22:26qui n'est pas tout à fait déterminé
22:28un tout dernier mot
22:28Gabriel Attal
22:29l'éléphant dans la pièce
22:30c'est quand même votre candidature
22:31vous allez publier un livre
22:32le mois prochain
22:33Edouard Philippe
22:34il est candidat déclaré
22:35vous c'est quasiment tout comme
22:37ça n'irait pas plus vite
22:38ce ne serait pas plus simple
22:38de nous dire ce matin
22:39que vous allez être candidat
22:40ce n'est pas une décision
22:41que vous annoncez
22:42ou que vous prenez à la légère
22:44heureusement j'ai envie de dire
22:45on parle de la présidence
22:46de la République
22:46c'est un projet
22:47c'est une décision
22:48qu'il faut mûrir
22:49et ensuite que vous annoncez
22:51plutôt d'ailleurs aux Français
22:52le plus directement possible
22:54donc voilà
22:55moi je ne suis pas là
22:56à me cacher derrière mon petit doigt
22:57je suis à la tête de Renaissance
22:58tout le travail que j'ai engagé
23:00avec Renaissance
23:01on propose des idées
23:03on a fait un programme
23:04on a présenté un certain nombre
23:05de mesures
23:06sur les questions de sécurité
23:07sur les questions climatiques
23:08sur les questions économiques
23:09sur un nouveau système de retraite
23:11tout ce travail
23:11on ne le fait pas pour rien
23:12Benjamin Duhamel
23:13donc vous attendez le bon moment
23:14pour annoncer votre candidature
23:15il y a un temps pour tout
23:16moi encore une fois
23:16ce qui m'importe aujourd'hui
23:18c'est qu'on y voit clair
23:19sur la manière dont les choses
23:20vont se dérouler
23:21je pense qu'il faut une vraie campagne
23:22et qu'il peut y avoir
23:23plusieurs projets dans cette campagne
23:25je pense d'ailleurs
23:25que c'est nécessaire
23:26pour rassembler le pays
23:27et ensuite
23:28il faudra évidemment
23:29les conditions d'un rassemblement
23:30et je suis prêt
23:31à les étudier
23:32avec les partis politiques
23:33que j'ai évoqués
23:34merci Gabriel Attal
23:35on a fait le micro d'inter
23:36ce matin
23:36la revue de presse à suivre