00:00Il y a quand même eu des scènes de huées, de violences, d'humiliations qui sont multipliées,
00:04dimensuaire dans les municipalités où les maires sortants ont été quasi molestés par les partisans,
00:08notamment de la France Insoumise, qui ont emporté certaines municipalités, le Blanc-Ménier, le Creil.
00:12Comment est-ce que vous jugez cette brutalisation du débat politique ?
00:14Je trouve ça honteux. Je trouve ça honteux parce qu'on peut, dans une soirée électorale, se réjouir de sa
00:18victoire.
00:19On peut saluer ses partisans, on peut montrer de la joie.
00:22Mais de là à violenter, insulter, chahuter des maires sortants qui, parfois, pendant des années, des décennies,
00:28se sont engagés pour les habitants de leur commune, je trouve ça lamentable, je trouve ça pas respectueux.
00:34Je trouve que là, c'est de l'arrogance. C'est plus des cris de victoire sur une élection, c
00:38'est vraiment là de l'arrogance, c'est autre chose.
00:40Et c'est le signe de quoi, cette arrogance ?
00:42C'est le signe d'une violence dans la société, c'est le signe aussi d'une fracture territoriale forte,
00:48d'une fracture politique forte, y compris au niveau local.
00:51Moi, je sais qu'il y a des communes où la campagne a été violente, où les mots ont été
00:55violents,
00:56où les divisions ont été violentes, parfois peut-être plus que certaines campagnes nationales.
01:00Et donc maintenant, il est temps de revenir à de l'apaisement.
01:02L'élection a eu lieu, il y a eu un choix démocratique, il faut savoir respecter le choix des électeurs
01:06et avancer en essayant de rassembler le plus large possible.
01:09Mais c'est pas le signe d'une communautarisation non plus ?
01:11Bien sûr, mais après, ces scènes que vous décrivez, elles peuvent arriver aussi dans des petits villages
01:15qui ne sont pas en banlieue et qui sont... ça peut exister.
01:18Vous avez eu des divisions très fortes, moi je l'ai vu dans mon département,
01:20il peut y avoir des divisions très fortes, qui fait que le soir de l'élection, le dénouement est assez
01:25violent.
01:25C'est-à-dire qu'on peut en venir aux mains ? C'est ça la politique ?
01:28Moi, c'est pas ma vision des choses, c'est-à-dire que la politique, pour moi, c'est d
01:31'abord un projet, des idées,
01:32un débat démocratique apaisé, projet contre projet, puis ensuite les électeurs tranchent,
01:37et ensuite, écoutez, on passe à autre chose, on essaie de rassembler largement,
01:40et on essaie de mettre en oeuvre son projet.
01:41Voilà, c'est ça mon idéal de la politique, et voilà, mon idéal républicain.
01:45Donc moi, je ne me satisfais pas de ces violences, je les condamne,
01:48et j'espère que dans ces communes-là, on arrivera à retrouver un peu de liant
01:50pour faire avancer les projets de territoire, parce que c'est dans l'intérêt des habitants.
01:55Un dernier mot pour la France insoumise, visiblement, les outrances et les dérapages
01:58de Jean-Luc Mélenchon ne l'ont pas pénalisé.
02:00C'est-à-dire que c'est une stratégie qui va pousser encore, en perspective de 2027, selon vous, M.
02:04Castarian ?
02:05Je pense que sa marque de fabrique idéologique, c'est d'être dans la radicalité,
02:08dans l'extrême-gauche, dans les positions les plus dures.
02:12Voilà, moi, ce que je regrette, c'est que beaucoup, à la fin des fins, fassent une alliance avec lui.