[#LeCanapéRouge] Pacceli-Taylor Bikoro, acteur Politique
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00:00:04Musique
00:00:16Mesdames et messieurs, bienvenue dans ce nouveau numéro du Canapé Rouge de Gabon Media Time,
00:00:21votre rendez-vous d'échanges et de décryptages avec les acteurs de la vie politique, institutionnelle et sociale du Gabon.
00:00:27Depuis près d'une décennie, la scène politique gabonaise a été marquée par plusieurs événements majeurs,
00:00:33dont la crise postélectorale d'août 2016 qui a profondément bouleversé l'équilibre politique du pays
00:00:39et laissé des traces durables dans la mémoire collective.
00:00:43Acteur engagé de cette période, notre invité aujourd'hui s'est illustré par sa participation au combat politique de l
00:00:50'opposition,
00:00:51notamment aux côtés de Jean Ping lors de l'élection présidentielle de 2016.
00:00:55Dans cet entretien, nous reviendrons avec lui sur son parcours politique,
00:01:00sur les événements marquants de la crise postélectorale,
00:01:04mais aussi sur les débats actuels autour de la réconciliation nationale,
00:01:08du climat politique et social, ainsi que sur les perspectives politiques à l'horizon 2026.
00:01:14Mais avant d'entrer dans le fond de cet entretien,
00:01:17comme il est de coutume sur le Canapé Rouge de Gabon Media Time,
00:01:20la première question que je vais vous poser, M. Pacelli-Taylor-Picoro,
00:01:25est celle de savoir comment vous vous portez aujourd'hui dans ce contexte politique nouveau que traverse notre pays.
00:01:32Merci infiniment, M. Mongeau.
00:01:34Je dirais que je me porte bien comme un Gabonais chez lui,
00:01:41qui a connu les hauts et les débats en politique.
00:01:46Je me porte comme un Gabonais qui observe
00:01:51et qui, le moment venu, fera une offre aux Gabonais,
00:01:56une offre politique, j'entends.
00:01:57Alors, pour commencer cet entretien,
00:02:00pouvez-vous revenir de manière succincte sur votre parcours politique
00:02:05et expliquer ce qui vous a conduit à vous engager activement dans la vie politique gabonais ces dernières années ?
00:02:12Très bien.
00:02:13Il faut dire que j'ai baigné très tôt dans la politique,
00:02:16parce que mon père était l'un des premiers soutiens de père Paul Babosodo.
00:02:22Il était très engagé.
00:02:24Donc, très tôt, depuis l'âge de 5-6 ans,
00:02:29si mes souvenirs sont bons,
00:02:32j'ai régulièrement vu mon père et mes grands-frères et mes grandes-sœurs
00:02:37sortir de la maison,
00:02:40attacher des t-shirts, des chemises sur le visage,
00:02:43comme des cagoules,
00:02:45pour aller participer à certains mouvements politiques,
00:02:49des marches et tout le reste.
00:02:51Très tôt, à 5-6 ans,
00:02:53j'ai régulièrement assisté aux réunions politiques que dirigeait mon père à notre domicile.
00:03:04J'ai également un souvenir que j'avais 7 ans à peu près.
00:03:08J'ai vu mon frère, mon père, autant pour moi,
00:03:12dormir pendant plusieurs semaines.
00:03:14On avait une touffe d'herbe en face de notre maison.
00:03:18Et comme il se disait qu'il était dans la liste noire des personnes
00:03:22qui devaient être éliminées par le pouvoir de l'époque,
00:03:26donc tous les soirs pendant des semaines,
00:03:28il sortait avec son arme,
00:03:30il allait dormir dans une touffe d'herbe qui était en face de la maison.
00:03:34et il disait qu'il attend voir le premier qui va mettre les pieds chez lui à la maison.
00:03:42J'ai également vu à l'époque des radios Liberté,
00:03:47qui appartenaient, c'était des radios pour les plus jeunes,
00:03:49qui appartenaient au Rassemblement National des Boucherons.
00:03:54Ces radios avaient été bombardées, attaquées à une certaine époque.
00:03:58Et à cette période-là, j'étais à OEM.
00:04:01Et la radio, la station d'OEM avait également été attaquée.
00:04:06J'ai vu mon père aller récupérer le matériel de cette radio,
00:04:11l'émetteur, les micros et tout le reste.
00:04:12J'étais très jeune, j'avais 6, 7 ans à peu près,
00:04:16avec mon oncle, parce que les deux étaient voisins à OEM.
00:04:20Et ils ont installé cette radio au domicile de mon oncle,
00:04:24du grand frère de mon père.
00:04:26Et tous les jours, on allait voir comment les journalistes,
00:04:30à l'époque, animaient les émissions.
00:04:35Très jeune également, j'ai vu le père Paul Mbabsolo
00:04:40et le professeur Pierre-André Kambila
00:04:44arriver dans mon village.
00:04:47Je me rappelle qu'à l'époque, quand j'avais eu l'information,
00:04:50j'avais mis le vœu auprès de mon père
00:04:53d'aller au village avec lui.
00:04:56Il m'a fait l'honneur de m'emmener.
00:04:58Donc j'ai assisté à cette rencontre-là.
00:05:04Et paix à son âme,
00:05:06après l'élection de 1993,
00:05:10mon père malheureusement est parti juste après,
00:05:14quelques mois plus tard.
00:05:16Et il se disait à l'époque,
00:05:18ça je n'ai pas eu l'occasion de le vérifier,
00:05:20j'étais très jeune comme je dis,
00:05:22il se disait à l'époque qu'il faisait partie
00:05:25de ces personnalités politiques
00:05:26qui n'ont pas supporté l'échec de 2013.
00:05:34Et donc il y a eu une vague de posants
00:05:38qui est partie juste après 1993,
00:05:4194, 95, il en fait partie.
00:05:46Et je me rappelle que quelques mois après,
00:05:49nous étions repartis à OEM
00:05:50et le père Paul Barbesol justement
00:05:53avait fait un voyage sur OEM.
00:05:56Nous étions là.
00:05:59Il est venu se recueillir sur la tombe de mon père.
00:06:02Il a déposé sa gère de fleurs.
00:06:05Et quand j'ai vu ça,
00:06:07je me suis dit,
00:06:09il faut qu'un jour,
00:06:10je continue le combat de mon père,
00:06:13que je reprenne le flambeau.
00:06:16Donc très tôt,
00:06:18j'ai appartenu,
00:06:21j'ai pris part à des mouvements politiques.
00:06:24Très tôt,
00:06:24je n'avais même pas encore l'âge de voter,
00:06:27j'assistais régulièrement aux meetings politiques.
00:06:31De tous bords.
00:06:33Et j'avais fait un constat,
00:06:35je peux me tromper,
00:06:38j'avais constaté que,
00:06:39j'avais l'impression qu'à un moment donné,
00:06:42du pouvoir de feu président Marc Bongo,
00:06:45toute la classe politique,
00:06:48c'était comme passé le monde de l'accompagner.
00:06:52C'est-à-dire qu'il y avait des opposants,
00:06:55mais j'avais comme l'impression que ces opposants étaient là,
00:07:01mais en réalité,
00:07:03ils ne voulaient pas franchir le Rubicon.
00:07:06J'avais comme l'impression qu'ils avaient décidé unanimement
00:07:08d'accompagner Marc Bongo.
00:07:11Je n'étais pas encore en âge de voter.
00:07:13Donc, en 2009,
00:07:17quand Marc Bongo décède,
00:07:20je me suis dit,
00:07:22il est temps.
00:07:23Et j'ai passé en revue
00:07:27toutes les déclarations de candidature
00:07:30des différents candidats,
00:07:31et j'avais été séduit
00:07:35par l'appel de Barcelone
00:07:38de feu André Morbam,
00:07:41que j'ai décidé d'accompagner
00:07:43pendant cette campagne.
00:07:45J'ai accompagné André Morbam
00:07:48pendant la campagne.
00:07:50Il y a eu la création
00:07:52de l'Union Nationale.
00:07:53J'étais
00:07:54parmi les premiers jeunes
00:07:56à adhérer
00:07:58à l'Union Nationale.
00:08:01Il y a eu,
00:08:02par la suite,
00:08:04quelques temps après,
00:08:05pas mal d'événements.
00:08:08j'ai toujours été
00:08:09au premier plan.
00:08:12Je dois rappeler ici
00:08:14que
00:08:15j'ai été à cette époque
00:08:17arrêté
00:08:17à plusieurs reprises.
00:08:19J'ai été torturé.
00:08:22Mais je n'en ai jamais parlé.
00:08:25Les témoins sont toujours là.
00:08:27Anilea Meyer est toujours là.
00:08:30Wolfgang Ibanga est toujours là.
00:08:32Alain Gauthier Mouvaman est toujours là.
00:08:35Marcel Bicot-Bonsavou est toujours là.
00:08:39Gisselin Lodou Mbovoué est toujours là.
00:08:41Et j'en passe.
00:08:42J'ai été de tous les combats
00:08:45à cette période.
00:08:47Ensuite, il y a eu la prestation
00:08:48de serment de feu André Morbam.
00:08:51J'ai été là.
00:08:53Et après, ils se sont repliés
00:08:55au PNUD,
00:08:56comme tout le monde sait.
00:08:57Lorsque l'armée est venue
00:08:59charger au PNUD,
00:09:01parce que nous dormions
00:09:03devant le PNUD,
00:09:05j'étais là,
00:09:05je fais partie des personnes
00:09:07qui ont été chargées.
00:09:09Ensuite,
00:09:11il y a eu la dissolution
00:09:12de l'Union nationale
00:09:14et nous sommes entrés
00:09:16dans la clandestinité.
00:09:17Il fallait être présent.
00:09:19nous avons été
00:09:21dans des endroits
00:09:23les plus improbables
00:09:24avec Alil Lameyé.
00:09:26Il fallait rencontrer
00:09:27les Gabonais,
00:09:28rassurer les Gabonais
00:09:30que le combat continue.
00:09:32Ensuite,
00:09:33il y a eu
00:09:34la levée
00:09:35de l'immunité parlementaire
00:09:37d'André Mbaouba.
00:09:39Et après s'être levé,
00:09:42il se disait
00:09:43qu'il allait être arrêté.
00:09:45Je fais partie
00:09:46de ces Gabonais
00:09:47qui ont dormi
00:09:48pendant 45 jours
00:09:50sur une chaise
00:09:51devant le portail
00:09:53d'André Mbaouba.
00:09:55Parce qu'à cette époque,
00:09:56on s'est dit,
00:09:57s'ils doivent arrêter
00:09:59André Mbaouba,
00:10:00ils doivent d'abord
00:10:01tous nous tuer.
00:10:02Nous avons dormi
00:10:04pendant 45 jours
00:10:05sur une chaise.
00:10:07Chacun allait chez lui
00:10:08une à deux fois
00:10:09dans la semaine
00:10:10pour aller prendre une douche.
00:10:11On mangeait là.
00:10:13On se ravitaillait
00:10:15sur le boutiquier
00:10:16galette au chocolat.
00:10:17De temps en temps,
00:10:19on faisait des criats.
00:10:23Et j'ai continué ce combat
00:10:26jusqu'au décès
00:10:28du président
00:10:30André Mbaouba.
00:10:33Quelques années plus tard,
00:10:35Jean Ping est arrivé.
00:10:39Et je dois avouer,
00:10:42j'ai peut-être pas été séduit
00:10:43par son discours,
00:10:46mais j'avais vu
00:10:47qu'il était déterminé.
00:10:50Il me paraissait
00:10:52le plus déterminé de tous.
00:10:54Là, encore une fois de plus,
00:10:56nous avons été
00:10:57parmi les premiers
00:10:58à croire en Jean Ping.
00:11:00Jean Ping,
00:11:01ce que beaucoup
00:11:01ne savent pas,
00:11:03c'est que
00:11:03Jean Ping,
00:11:06à ses débuts,
00:11:08avec Annelia Bayer,
00:11:09qui a été
00:11:09l'achever
00:11:10ouvrière
00:11:12de Jean Ping.
00:11:13Oui.
00:11:15Au début de Jean Ping,
00:11:16nous faisions
00:11:17des causeries
00:11:18de 8,
00:11:189,
00:11:1810 personnes.
00:11:20Ça,
00:11:20les gens ne le savent pas.
00:11:22C'est-à-dire qu'on arrivait
00:11:22déjà à la première difficulté,
00:11:25c'était de trouver
00:11:26des sites,
00:11:27de quelqu'un
00:11:27qui a une aventure,
00:11:29qui accepte
00:11:30de nous accueillir
00:11:31parce que c'était
00:11:31extrêmement difficile
00:11:32à l'époque.
00:11:33Parce que les gens,
00:11:33ils avaient peur
00:11:34pour leur liberté,
00:11:36pour leur sécurité.
00:11:38Donc,
00:11:38on s'est démerdés
00:11:40comme de beaux diables.
00:11:41On réussissait
00:11:42à trouver,
00:11:43mais vraiment,
00:11:43des endroits improbables.
00:11:46Improbables.
00:11:47Je ne savais même pas
00:11:48qu'il y avait des endroits
00:11:48comme ça
00:11:49qui existaient
00:11:50à Libreville.
00:11:51Et on a emmené
00:11:52Jean Ping
00:11:52à tous ces endroits-là.
00:11:55Juste à ce qu'au fur et à mesure,
00:11:57la mayonnaise prenne.
00:12:00Pendant la campagne
00:12:01de Jean Ping,
00:12:02j'ai été également
00:12:03très actif,
00:12:04notamment en ce qui concerne
00:12:06la jeunesse.
00:12:08J'ai eu l'idée
00:12:09de mettre en place
00:12:10la plateforme
00:12:11des associations
00:12:13pour Jean Ping.
00:12:14Et c'était à une époque
00:12:16où je ne voulais
00:12:16absolument me mettre
00:12:18au-devant de la scène.
00:12:20J'ai favorisé
00:12:22l'arrivée
00:12:22de mon frère
00:12:25Wolfgang
00:12:26et Banga
00:12:26à la tête
00:12:28de cette plateforme-là.
00:12:30En dehors de ça,
00:12:32vous avez dû remarquer
00:12:33qu'à l'époque
00:12:34de cette campagne,
00:12:36il y avait
00:12:36pas mal
00:12:37de visuels
00:12:39décalés,
00:12:40de slogans décalés.
00:12:41c'était un gros défi
00:12:42parce que je m'étais dit
00:12:44en face,
00:12:45on a une machine
00:12:46qui peut solliciter
00:12:47les services
00:12:50des plus grands cabinets
00:12:51de camp du monde.
00:12:53Nous,
00:12:54on n'a pas
00:12:54les mêmes moyens,
00:12:55on a que nos petits cerveaux.
00:12:57Il fallait faire
00:12:58quelque chose
00:12:58de différent.
00:13:00D'où,
00:13:01ça ne paraît rien
00:13:02aujourd'hui,
00:13:02mais à l'époque,
00:13:03il fallait le faire.
00:13:04Le slogan
00:13:05Jean Ping,
00:13:06c'est dosé,
00:13:06qui est de moi.
00:13:08Les visuels,
00:13:09les t-shirts
00:13:09qui avaient un peu décalés,
00:13:11qui ont été conçus
00:13:12et imaginés par moi.
00:13:14La chanson de campagne,
00:13:15d'ailleurs,
00:13:15Jean Ping,
00:13:16c'est dosé,
00:13:17pour la petite histoire,
00:13:17elle a été écrite par moi
00:13:18et chantée
00:13:20par mon petit frère
00:13:22au dernier moment.
00:13:24Donc,
00:13:25j'ai joué
00:13:26cette partition.
00:13:28Après
00:13:29les élections,
00:13:31il y a eu
00:13:31ce que tous les Gabonais,
00:13:33on va en parler d'ailleurs.
00:13:34D'accord.
00:13:35Et donc,
00:13:36il y a eu tout ça.
00:13:37Ensuite,
00:13:38il y a eu
00:13:39le diamètre national
00:13:40d'Angonje,
00:13:41j'y ai pris part,
00:13:43où j'ai été l'un des rares
00:13:45à demander
00:13:46officiellement
00:13:47la libération
00:13:48de tous les prisonniers politiques.
00:13:50J'ai demandé
00:13:52que les exilés politiques
00:13:54soient autorisés
00:13:56à rentrer au Gabon
00:13:57sans aucune inquiétude.
00:13:59Et par après,
00:14:01avec mes amis,
00:14:02nous avons créé
00:14:03le Front uni
00:14:05des jeunes de l'opposition.
00:14:06nous avons fait
00:14:08beaucoup de causeries
00:14:09dans Libreville,
00:14:10nous sommes là,
00:14:10la rencontre des Gabonais,
00:14:12parce que c'était
00:14:13une période
00:14:14où il fallait
00:14:15éviter le pire
00:14:17pour notre pays.
00:14:19Alors,
00:14:20pour revenir un peu
00:14:21sur
00:14:23la campagne électorale
00:14:24de 2016,
00:14:28comment avez-vous vécu
00:14:30personnellement
00:14:31cette campagne ?
00:14:32Est-ce qu'elle était
00:14:33différente
00:14:34des autres
00:14:35ou bien
00:14:35c'était toujours
00:14:39la même atmosphère ?
00:14:43Différente ?
00:14:44Je ne pense pas.
00:14:45Je ne pense pas.
00:14:47Il y a une coalition
00:14:49qui a soutenu
00:14:51le candidat
00:14:51de l'opposition
00:14:52comme en 2009.
00:14:54Donc,
00:14:55je pense que la campagne
00:14:56en soi
00:14:59n'avait rien
00:15:00de différent.
00:15:03nous allons parler,
00:15:05nous l'évoquions
00:15:06précédemment,
00:15:07de la question
00:15:07de la crise
00:15:08postélectorale
00:15:09de 2016.
00:15:11L'élection présidentielle
00:15:12de 2016
00:15:13reste l'un
00:15:14des épisodes politiques
00:15:15les plus marquants
00:15:16de l'histoire
00:15:17récente du Gabon.
00:15:18Avec le récule,
00:15:20quel regard
00:15:20portez-vous
00:15:21aujourd'hui
00:15:21sur cette crise
00:15:22postélectorale ?
00:15:26Sur la crise
00:15:27postélectorale,
00:15:28j'ai
00:15:29des souvenirs
00:15:30à mer.
00:15:34je pense que
00:15:36c'est l'une
00:15:37des périodes
00:15:39les plus sombres
00:15:40et les plus
00:15:41tragiques
00:15:43de ma vie
00:15:45parce que
00:15:46j'ai été
00:15:47un témoin
00:15:47premier plan.
00:15:51Je parlais
00:15:53de l'assaut,
00:15:53je parlais
00:15:54des événements
00:15:55après
00:15:56les élections.
00:15:58J'ai été présent
00:16:00lors de l'assaut
00:16:01du QG
00:16:02de Jambé.
00:16:03J'étais présent
00:16:04ce soir-là.
00:16:08Lorsque
00:16:09l'armée
00:16:10à l'époque
00:16:13avait commencé
00:16:14à charger,
00:16:15j'étais devant
00:16:16le bâtiment.
00:16:19presque au niveau
00:16:20de la route
00:16:21parce qu'il y avait
00:16:21des fleurs.
00:16:23En voulant rentrer
00:16:25précipitamment
00:16:26dans le bâtiment,
00:16:28c'était compliqué
00:16:28parce qu'en même temps,
00:16:29quand on courait,
00:16:31il y avait
00:16:31certains de nos amis
00:16:32qui étaient
00:16:34allongés au sol,
00:16:34soit blessés,
00:16:35c'est-tu,
00:16:36qu'il fallait
00:16:36les soulever
00:16:36à nouveau.
00:16:37Moi-même,
00:16:38en 2016,
00:16:39j'ai reçu
00:16:40une balle
00:16:41à la cuisse gauche.
00:16:45Et
00:16:46dans la même nuit,
00:16:52c'était la première fois
00:16:55que je touchais
00:16:56un mort.
00:17:00Vous savez,
00:17:00la salle,
00:17:01les images
00:17:01qui se sont baladées
00:17:02sur les réseaux sociaux
00:17:04à l'époque,
00:17:06c'est dans cette salle
00:17:07où j'étais,
00:17:08où il y avait
00:17:08des blessés,
00:17:09du sang partout.
00:17:10Et j'avais
00:17:11un ami,
00:17:12un très bon ami à moi,
00:17:13père à son âme,
00:17:14Cyr Bogota,
00:17:16qui est décédé
00:17:17dans mes bras
00:17:19cette nuit-là
00:17:20parce qu'il avait
00:17:21reçu une balle
00:17:23au niveau
00:17:23de la poitaine
00:17:23au côté du cœur.
00:17:26Donc,
00:17:26je l'avais
00:17:27dans mes bras
00:17:28dans cette salle.
00:17:29J'étais
00:17:30plus ou moins
00:17:31allongé
00:17:31sous le côté droit
00:17:32parce que,
00:17:32comme il y avait
00:17:33du sang partout
00:17:34et que je ne connaissais pas,
00:17:39je n'avais pas
00:17:40la santé,
00:17:41on va dire
00:17:42pas la santé,
00:17:43le dossier médical
00:17:44de toutes les personnes
00:17:46à qui ce sang
00:17:47appartenait.
00:17:48Donc,
00:17:48je protégeais
00:17:49la cuisse
00:17:50où j'avais,
00:17:51la balle m'avait touché
00:17:52pour que cette partie
00:17:53ne soit pas en contact
00:17:55avec le sang
00:17:55qui était vraiment,
00:17:57en plus,
00:17:58c'était des carreaux blancs.
00:17:59Vous imaginez du sang
00:17:59sur des carreaux blancs.
00:18:01Donc,
00:18:01je l'avais
00:18:02dans mes bras.
00:18:03Au début,
00:18:04il avait le sang,
00:18:05mais vraiment,
00:18:05c'était comme un petit trou
00:18:06qui sortait
00:18:08par jet
00:18:08et à mesure,
00:18:11les jets
00:18:12ne sont arrêtés.
00:18:13Je ne savais pas
00:18:14qu'il était mort.
00:18:15Je l'avais dans mes bras.
00:18:18et c'est comme ça
00:18:19que,
00:18:21quelques temps après,
00:18:22je reçois
00:18:23le coup de fil
00:18:24d'un monsieur
00:18:26qui se présente
00:18:28comme étant
00:18:29le médecin
00:18:30de Jean Ping,
00:18:32qui se présente
00:18:33à moi.
00:18:34Il me dit
00:18:34qu'il a été envoyé
00:18:35par Jean Ping,
00:18:36il est en train d'arriver,
00:18:38mais s'il dort,
00:18:39c'est déjà,
00:18:39je pouvais lui faire
00:18:40le point
00:18:42de ce que nous avons
00:18:43comme blessé
00:18:45au niveau
00:18:46du QG.
00:18:47Je lui ai donc
00:18:48fait le point.
00:18:49J'ai raccroché
00:18:50et j'ai dit
00:18:51parce qu'il y avait
00:18:51plein qui étaient blessés
00:18:52et tout le reste.
00:18:53Je leur ai dit
00:18:54calmez-vous,
00:18:55ça va aller.
00:18:56Le médecin
00:18:57est en train d'arriver
00:18:58parce que dans la salle,
00:18:59il y avait des blessés graves.
00:19:01Je me rappelle,
00:19:01il y a un compatriote,
00:19:03je n'ai pas son nom,
00:19:05c'est Métissé.
00:19:06Il avait,
00:19:07ceux qui ont regardé
00:19:08les images
00:19:08peuvent s'en souvenir,
00:19:10il avait vraiment
00:19:11l'os du,
00:19:11je crois,
00:19:12l'outilier en avant
00:19:12qui était complètement sorti
00:19:14mais qui était
00:19:15mais complètement dehors.
00:19:17À un moment donné,
00:19:17il ne s'y avait même plus
00:19:18donc l'os était tout blanc,
00:19:20il n'y avait même plus
00:19:20de sang.
00:19:22Donc,
00:19:23je les rassure,
00:19:24je dis ça d'arriver,
00:19:25le médecin est en train d'arriver.
00:19:27Malheureusement,
00:19:27une dizaine de minutes plus tard,
00:19:29le médecin me rappelle
00:19:31pour me faire comprendre
00:19:32qu'il ne pourra plus être là
00:19:34parce que les routes
00:19:35sont maricanées
00:19:37et qu'il ne peut pas avoir accès
00:19:40au QG.
00:19:42C'est ma situation.
00:19:44J'ai déjà rassuré,
00:19:45j'ai déjà dit
00:19:46à ceux qui étaient là
00:19:47blessés
00:19:48que le médecin est en train d'arriver
00:19:49et je n'ai pas eu le courage
00:19:50de leur dire
00:19:51que le médecin
00:19:52ne va plus arriver.
00:19:53C'est comme ça
00:19:54qu'il me demande
00:19:55de lui refaire le point
00:19:58de ce qu'on a
00:19:59comme situation.
00:20:01Je lui refais le point
00:20:02et je lui explique
00:20:03le cas
00:20:03de mon ami
00:20:05Sir Bogota,
00:20:06je lui dis qu'il ne bouge plus,
00:20:07il ne respire plus,
00:20:08c'est comme ça
00:20:08qu'il va essayer de toucher
00:20:10et tout le reste
00:20:10et c'est lui
00:20:11qui va m'apprendre
00:20:12que mon ami
00:20:13Sir Bogota
00:20:14est décédé.
00:20:16C'est après ça
00:20:18que je vais le déposer.
00:20:21Entre-temps,
00:20:22ce qui se passe
00:20:23c'est que
00:20:23quand on se replie
00:20:25tous dans le QG
00:20:27de jumping,
00:20:28donc dans le bâtiment,
00:20:29on a le temps
00:20:30de baisser
00:20:31l'espèce
00:20:31de sport métallique
00:20:33qu'on tire là
00:20:35pendant tout ça
00:20:37on entendait
00:20:38les tirs
00:20:39à l'extérieur
00:20:40on entendait
00:20:41les cris
00:20:41parce que tout le monde
00:20:42n'a pas eu
00:20:42l'occasion
00:20:43de regagner
00:20:44très rapidement
00:20:47le bâtiment
00:20:48et dans le même temps
00:20:49je ne sais pas
00:20:50ce qu'ils utilisaient
00:20:51mais ils tentaient
00:20:52de forcer
00:20:54cette espèce
00:20:55de store
00:20:57métallique
00:20:57c'était un bruit
00:20:59assourdissant
00:21:00et quand on s'est replié
00:21:01dans le bâtiment
00:21:02on avait pris le soin
00:21:03d'arrêter
00:21:04toutes les lumières
00:21:05donc on était
00:21:06dans le noir
00:21:07ça a duré
00:21:08le temps
00:21:08que ça a duré
00:21:09et puis à un moment donné
00:21:10on avait compris
00:21:11qu'ils ont réussi
00:21:13à ouvrir
00:21:15la porte en bas
00:21:17nous on était
00:21:18je crois que c'était
00:21:19le troisième
00:21:19je ne me rappelle plus
00:21:20de l'étage
00:21:22mais il y avait
00:21:22d'autres étages
00:21:23en dessous
00:21:24et il y avait
00:21:25d'autres étages
00:21:25en dessus
00:21:29et on essaie
00:21:30d'imaginer
00:21:31là ils sont
00:21:31au rez-de-chaussée
00:21:32là ils sont
00:21:33au premier
00:21:33là ils sont
00:21:34au deuxième
00:21:34et puis à un moment donné
00:21:37on entend les pas
00:21:38qui sont en train
00:21:39de se rapprocher
00:21:40de nous
00:21:42c'est une scène
00:21:44il faut l'avoir vécue
00:21:46alors ce qu'il faut
00:21:47comprendre
00:21:47c'est que
00:21:48le bâtiment
00:21:49était fait
00:21:50de telle sorte
00:21:50que lorsqu'ils arrivent
00:21:52à notre étage
00:21:54donc
00:21:55ils entrent
00:21:56ils tombent
00:21:57sur un grand couloir
00:21:58et nous
00:21:59on est à gauche
00:22:01et le couloir
00:22:03c'est une grande
00:22:04baie vitrée
00:22:05nous on est dans le noir
00:22:07eux
00:22:08je me rappelle
00:22:08qu'ils avaient des torches
00:22:09des grosses torches
00:22:12et c'est le jour
00:22:12où j'ai eu l'occasion
00:22:13de bien observer
00:22:14ce phénomène
00:22:14c'est que
00:22:15nous on ne voyait
00:22:16que les ombres
00:22:17parce qu'ils avaient
00:22:18des torches
00:22:18à travers la baie vitrée
00:22:19on voyait des ombres
00:22:20sauf que
00:22:21les ombres
00:22:23tu as un objet
00:22:24qui est comme ça
00:22:26mais quand l'ombre
00:22:27quand on le voit
00:22:28sur le mur
00:22:30en ombre
00:22:31il est comme ça
00:22:32ça veut dire
00:22:33que
00:22:33quand ils montaient
00:22:35vous voyez
00:22:36les gens qui tiennent
00:22:36je ne sais pas
00:22:37quel fusil
00:22:38ils avaient
00:22:39mais en fait
00:22:40on voyait des fusils
00:22:41comme ça
00:22:42et nous
00:22:43on s'est dit
00:22:44chacun de nous
00:22:44avait déjà dit
00:22:45sa prière
00:22:46on s'est dit
00:22:47là
00:22:48ils vont débarquer
00:22:49ça va être
00:22:50une exécution
00:22:51de masse
00:22:53ils sont arrivés
00:22:54ils ont y ouvré
00:22:56on a aussi
00:22:57précipité d'ouvrir
00:22:58pour montrer
00:22:59qu'on avait tellement peur
00:23:01on a ouvert
00:23:03on a mis la lumière
00:23:05et
00:23:06celui
00:23:06qui
00:23:07il fait semblablement
00:23:08était le chef
00:23:11il n'a dit que deux choses
00:23:14la première chose
00:23:15en fait
00:23:15quand on a mis la lumière
00:23:16lui-même
00:23:17il a été choqué
00:23:18de voir
00:23:19ce qu'il y avait
00:23:19dans la salle
00:23:20mettez des bulles sur
00:23:21mais
00:23:22le sang partout
00:23:23et il nous a dit
00:23:24quand vous-même
00:23:25vous voyez comme ça
00:23:26est-ce que c'est bien
00:23:28première chose
00:23:29que l'a dit
00:23:29et la deuxième chose
00:23:31descendez tous
00:23:33soulevez
00:23:33vos blessés
00:23:35moi je vais vers lui
00:23:36je vais dire
00:23:36chef
00:23:37j'ai mon ami
00:23:38en fait
00:23:38il est décédé
00:23:39parce qu'il ne
00:23:41il ne bouge plus
00:23:42et il va me dire
00:23:43laisse-le là
00:23:45nous sommes descendus
00:23:46on a été
00:23:48dans la cour
00:23:50nous on a été
00:23:51on était à genoux
00:23:52je me rappelle bien
00:23:53c'était au petit matin
00:23:53il commençait légère
00:23:55il commençait à faire jour
00:23:56au petit matin
00:23:58je me rappelle
00:23:58que dans la cour
00:23:59j'ai vu Bertrand Ziby
00:24:00il était assis
00:24:01en débardeur blanc
00:24:03il n'avait plus le t-shirt
00:24:04qu'il a pas circulé
00:24:05toute la soirée
00:24:06il était là
00:24:06on était tous ensemble
00:24:07il avait un t-shirt
00:24:08il n'avait plus ses t-shirts
00:24:08il était en débardeur blanc
00:24:09j'ai encore un souvenir
00:24:13que monsieur Zachary Mimoto
00:24:15était également là
00:24:17je pense que
00:24:19l'ancien ministre de la justice
00:24:20du CTRI
00:24:22Paul Marine
00:24:23je pense qu'il avait
00:24:25il était également là
00:24:27et son épouse également
00:24:29il y avait d'autres cadres
00:24:31qui étaient là
00:24:31et nous avons été
00:24:33mis dans la cour
00:24:34et là toujours
00:24:36on se disait
00:24:37ça va être une exécution
00:24:38de masse
00:24:39parce que franchement
00:24:39franchement
00:24:40on ne pensait pas
00:24:42sortir de la vivante
00:24:44donc vous imaginez
00:24:45le traumatisme
00:24:46au sortir de là
00:24:47on a été
00:24:49j'étais
00:24:50dans des camions
00:24:52on a été emmené
00:24:55à la gendarmerie
00:24:56le camp
00:24:57au Gros Bouquet
00:24:57il nous a aligné
00:24:59dans la cour
00:25:01il est resté là
00:25:01pendant des heures
00:25:02et très tôt
00:25:03il faisait un soleil
00:25:04caniculaire
00:25:06je me rappelle même
00:25:08là c'est pour
00:25:09de traumatiser un peu
00:25:11parmi nous
00:25:12il y avait un fou
00:25:13il y avait un fou
00:25:14mais vraiment un fou
00:25:15les habits déchirés
00:25:16les cheveux
00:25:17pieds nus
00:25:18on sent que ça fait
00:25:19des années
00:25:20qu'il n'avait pas
00:25:20pris une douche
00:25:21et je me rappelle
00:25:22qu'on s'était amusé
00:25:23à dire
00:25:23à nos chefs
00:25:24mais il y avait un fou
00:25:25parmi nous
00:25:26effectivement
00:25:27ils se retournent
00:25:27et puis ils demandent
00:25:28aux autres là
00:25:29mais vous
00:25:30vous l'avez emmené
00:25:31ici pour faire quoi
00:25:33et on en a rigolé
00:25:34et moi j'avais compris
00:25:36que certainement
00:25:38puisqu'ils avaient
00:25:39ramassé les gens
00:25:39dans la nuit
00:25:40ici et là
00:25:40donc c'est certainement
00:25:42un fou
00:25:43qui errait
00:25:43dans la nuit
00:25:45et puis là
00:25:45il était mis
00:25:45dans la voiture
00:25:46comme il faisait nuit
00:25:47ils n'ont même pas vu
00:25:48qui c'était
00:25:49et tout le reste
00:25:49et après ça
00:25:52ils ont formé
00:25:54des groupes
00:25:54il y a des gens
00:25:55qui ont été conduits
00:25:56dans les commissariats
00:25:57dans les brigades
00:26:00moi malheureusement
00:26:02j'ai été envoyé
00:26:04au CEDOP
00:26:04nous allons
00:26:05parler de cet épisode
00:26:07au long de mener
00:26:08l'attaque
00:26:10vous êtes emmené
00:26:11au Gros Bouquet
00:26:13ensuite
00:26:14au CEDOP
00:26:15comment avez-vous
00:26:17vécu
00:26:18cette incarceration
00:26:21dans
00:26:22cette administration
00:26:25c'était peinier
00:26:27je me rappelle
00:26:28qu'on avait droit
00:26:30c'était de la bouille
00:26:31qu'on appelle
00:26:32au CEDOP
00:26:32quelque chose comme ça
00:26:33on avait droit
00:26:33de la bouille
00:26:34avec du pain
00:26:36quasiment tout le temps
00:26:37pendant 8 jours
00:26:41je vous dis
00:26:43j'ai passé 8 jours
00:26:45au CEDOP
00:26:46pour la petite histoire
00:26:48c'est que ma mère
00:26:49à l'époque
00:26:49elle était à OEM
00:26:51donc le lendemain
00:26:52le second lendemain
00:26:53elle tente de me joindre
00:26:55quand elle sort
00:26:56elle savait
00:26:57le route que je jouais
00:26:59aux côtés
00:26:59des gens
00:27:00un ou deux jours après
00:27:02elle arrive à me joindre
00:27:03donc ça c'est ce qu'elle
00:27:05me rapporte après
00:27:05donc elle va
00:27:06à l'aéroport
00:27:07d'OEM
00:27:08pour se renseigner
00:27:10s'il y a des vols
00:27:11qui sont programmés
00:27:12et pendant qu'elle est
00:27:13justement
00:27:14à l'aéroport
00:27:15il y a un avion
00:27:16qui atterrit
00:27:18sauf que
00:27:19quand elle allait
00:27:20à l'aéroport
00:27:21paniquée
00:27:21elle avait juste
00:27:23attaché
00:27:23les femmes attachent
00:27:24souvent le pain
00:27:25au rein
00:27:25donc elle avait
00:27:26une pain attachée
00:27:26au rein
00:27:27elle portait
00:27:28un vieux t-shirt
00:27:30elle portait
00:27:31des tons
00:27:31qu'on appelait
00:27:32à l'époque
00:27:32sans confiance
00:27:33à l'époque
00:27:34ça poutait 500 francs
00:27:35donc elle allait
00:27:35juste pour un renseignement
00:27:36et comme l'avion
00:27:38atterrissait justement
00:27:39et qu'elle avait
00:27:40chaque identité
00:27:41un peu dessous sur elle
00:27:42elle a pris son billet
00:27:43c'est en ce moment
00:27:44elle a pris l'avion
00:27:45comme ça
00:27:46pour venir à des produits
00:27:48et quand je gardais
00:27:49huit jours
00:27:50au CEDOC
00:27:51dans des conditions
00:27:52mais inimaginables
00:27:54inhumaines
00:27:57dont nous sommes
00:27:58huit jours après
00:27:59on nous
00:27:59nous emmène
00:28:00directement
00:28:01au tribunal
00:28:03à l'époque
00:28:04c'était
00:28:05j'ai pas oublié
00:28:06c'était le procureur
00:28:07Steven Dong
00:28:09et Sam
00:28:10était procureur
00:28:11donc
00:28:11nous a emmené
00:28:12là dans la salle
00:28:14on a fait des photos
00:28:15comme on voit
00:28:15dans les films
00:28:16on avait écrit
00:28:18nos noms
00:28:18nos quartiers
00:28:19il y avait
00:28:19nos informations
00:28:20âge
00:28:21donc on vous filme
00:28:22sur ton facette
00:28:23puis après
00:28:24on a été sermonné
00:28:25on a été relâché
00:28:27ce qui m'a le plus
00:28:28choqué
00:28:31c'est que
00:28:32quand j'arrive
00:28:33puisque pour mes parents
00:28:34huit jours après
00:28:35j'étais
00:28:37décédé
00:28:38j'avais été tué
00:28:40quand j'arrive
00:28:41je trouve que
00:28:42mes parents
00:28:43avaient déjà commencé
00:28:44à faire mon deuil
00:28:46vous voyez
00:28:47chez nous
00:28:47quand il y a un deuil
00:28:48les gens se retrouvent
00:28:49voilà
00:28:50à la maison familiale
00:28:52j'ai trouvé
00:28:53que mes parents
00:28:53étaient déjà
00:28:54en train de faire mon deuil
00:28:55parce qu'ils ont cru
00:28:57que j'étais mort
00:28:58et plusieurs mois après
00:29:01ça je le dis aujourd'hui
00:29:04j'ai dû consulter
00:29:05un psy
00:29:06parce que j'ai fait
00:29:07une crise d'angoisse
00:29:09je ne savais pas
00:29:10ce que c'était
00:29:10moi
00:29:11vous savez les africains
00:29:12crise d'angoisse
00:29:13le reste on ne sait pas
00:29:14ce que c'est
00:29:14j'ai consulté un psy
00:29:17plusieurs séances
00:29:18et c'est elle
00:29:19c'était une dame
00:29:21qui va me dire
00:29:22que je fais
00:29:23une crise
00:29:25une crise d'angoisse
00:29:27je fais un stress
00:29:28post-traumatique
00:29:30elle va justement
00:29:31identifier
00:29:32des événements
00:29:34d'août 2016
00:29:36j'ai fait quelques séances
00:29:38avec elle
00:29:38Dieu merci
00:29:40je m'en suis remis
00:29:41et j'en suis là
00:29:42aujourd'hui
00:29:42alors
00:29:43avec du recul
00:29:46quel impact
00:29:48aujourd'hui
00:29:49vous pensez
00:29:50quel impact
00:29:51pensez-vous
00:29:52que ces événements
00:29:53ont eu
00:29:54sur le climat politique
00:29:55du pays
00:29:56aujourd'hui
00:30:00j'ai envie de dire
00:30:03aucun
00:30:06parce que
00:30:07quand on voit
00:30:08les réactions
00:30:09des uns et des autres
00:30:11j'entends par là
00:30:12la position d'hier
00:30:15la société civique d'hier
00:30:18quand on voit
00:30:21leurs réactions
00:30:22aujourd'hui
00:30:24j'ai l'impression
00:30:25qu'ils ont pris
00:30:25beaucoup de distance
00:30:26avec cette situation
00:30:28on se pose
00:30:29des questions
00:30:33comme vous le savez
00:30:34une bonne partie
00:30:35de l'opposition
00:30:36gabonaise
00:30:37et puis bientôt
00:30:38trois ans
00:30:40demande
00:30:40la mise en place
00:30:42d'une commission
00:30:42justice
00:30:43vérité
00:30:44et réconciliation
00:30:45pour faire la lumière
00:30:47notamment
00:30:47sur les événements
00:30:512016
00:30:54une bonne partie
00:30:54de l'opposition
00:30:55une bonne partie
00:30:56du peuple
00:30:57et moi avec
00:30:58parce que
00:30:59j'ai subi
00:31:01j'ai été traumatisé
00:31:03j'ai eu une balle
00:31:04qui a touché
00:31:04ma cuisse gauche
00:31:05j'ai perdu
00:31:07un de mes meilleurs amis
00:31:08j'ai perdu
00:31:09un de mes cousins
00:31:10également
00:31:11il s'appelait
00:31:11Jorky
00:31:12qui avait été
00:31:13tiré dessus
00:31:14à cocotier
00:31:16j'ai perdu
00:31:17des gens
00:31:18que je connaissais
00:31:18même si on n'avait
00:31:19pas de lien
00:31:19particulier
00:31:20mais les gens
00:31:21que j'ai pu
00:31:21fréquenter
00:31:22pendant une semaine
00:31:23deux semaines
00:31:23pendant la campagne
00:31:26et depuis
00:31:27que le peuple
00:31:27une partie du peuple
00:31:30depuis que
00:31:30l'opposition
00:31:31appelle
00:31:32à la mise en place
00:31:33de cette commission
00:31:35depuis que
00:31:36d'autres
00:31:37appellent
00:31:38à l'ouverture
00:31:38d'une enquête
00:31:40sur cette question
00:31:42le pouvoir
00:31:43actuel
00:31:44est sourd
00:31:47mais j'en peux
00:31:48le dire
00:31:48monsieur
00:31:49posant
00:31:49des bonnes
00:31:50questions
00:31:52mais est-ce
00:31:53qu'on se demande
00:31:54pourquoi est-ce
00:31:55que
00:31:56l'opposition
00:31:57d'hier
00:32:00aujourd'hui
00:32:02proche du pouvoir
00:32:03ne parle plus
00:32:04de ce dossier
00:32:07est-ce qu'on se pose
00:32:08cette question
00:32:10Jean Ping
00:32:10aujourd'hui
00:32:11qui est
00:32:13proche
00:32:14du général
00:32:15Oligi
00:32:17pourquoi ne soulève-t-il
00:32:18plus cette question
00:32:19lui qui a tant perdu
00:32:21il a perdu
00:32:22des milliards
00:32:23nos QG
00:32:24c'est ça
00:32:24lui appartient
00:32:26c'est un bâtiment
00:32:28qui vaut des milliards
00:32:29qui a été
00:32:31qui a été
00:32:32détruit
00:32:33avant la campagne
00:32:34je me rappelle
00:32:35qu'il y avait
00:32:36des locataires
00:32:37sur ce bâtiment
00:32:38après la campagne
00:32:39pendant des années
00:32:40il n'y avait pas
00:32:40de locataires
00:32:41parce que le bâtiment
00:32:42était dans un état
00:32:46lui
00:32:46dont la victoire
00:32:48a été volée
00:32:50lui qui a vu
00:32:53ses soutiens
00:32:54des jeunes
00:32:55qui l'ont soutenu
00:32:56perdre la vie
00:32:58pourquoi depuis
00:33:00août
00:33:012023
00:33:03il ne demande pas
00:33:04à Oligi
00:33:05au général
00:33:06Oligi Nguema
00:33:07d'ouvrir une enquête
00:33:09sur ces événements
00:33:11en dehors de Jean Ping
00:33:12il n'y a pas que Jean Ping
00:33:13j'ai envie de dire
00:33:15vous avez
00:33:15Paul-Marie Ngonjou
00:33:17qui a été ministre
00:33:19depuis l'arrivée
00:33:21du général
00:33:22Oligi Nguema
00:33:23il a
00:33:23été ministre
00:33:24de la justice
00:33:25il était avec nous
00:33:27en 2016
00:33:28il faisait partie
00:33:29des personnes
00:33:31qui appelaient
00:33:32à l'ouverture
00:33:33d'une enquête
00:33:33internationale
00:33:34sur les événements
00:33:36au QG
00:33:36de Jean Ping
00:33:38il en faisait partie
00:33:39il a été
00:33:40ministre de la justice
00:33:40est-ce qu'on l'a entendu
00:33:42un jour
00:33:44demander
00:33:44une ouverture
00:33:45d'une enquête
00:33:46à ce sujet
00:33:47je veux aller plus loin
00:33:49il y a
00:33:49Laurence
00:33:50madame
00:33:50Laurence
00:33:51qui n'allait pas
00:33:52était
00:33:53à l'Iraspora
00:33:53elle faisait partie
00:33:54des gens
00:33:55qui soutenaient
00:33:56qu'il y aurait eu
00:33:58des charriens
00:33:59à la démocratie
00:34:01que des gens
00:34:02auraient
00:34:03été enterrés
00:34:05par dizaines
00:34:05par des centaines
00:34:06dans les fosses communes
00:34:08maintenant
00:34:09quel est le gouvernement
00:34:10l'avez-vous
00:34:11entendu
00:34:12appeler
00:34:13à l'ouverture
00:34:15d'une enquête
00:34:17parce que
00:34:20on doit respecter
00:34:22la mémoire
00:34:23des gabonards
00:34:24le sang
00:34:25à couler
00:34:27il est important
00:34:29de faire
00:34:29de la lumière
00:34:30sur cette question
00:34:31parce que
00:34:32les parents
00:34:33des victimes
00:34:33veulent faire
00:34:34le deuil
00:34:34de leurs enfants
00:34:35ils n'ont pas
00:34:37encore fait
00:34:37leur deuil
00:34:38ils ont besoin
00:34:39de connaître
00:34:40la vérité
00:34:40ils ont le droit
00:34:42de connaître
00:34:42la vérité
00:34:43ils ont le droit
00:34:44de savoir
00:34:45ce qu'il s'est passé
00:34:47qui sont
00:34:48les responsables
00:34:49parce que
00:34:49quand on parle
00:34:50de commission
00:34:50justice
00:34:52vérité
00:34:52réconciliation
00:34:53c'est pas
00:34:54nécessairement
00:34:55pour envoyer
00:34:56les responsables
00:34:59en prison
00:34:59parce que
00:34:59quand on se réconcilie
00:35:00on va pas en prison
00:35:02il s'agit
00:35:04de
00:35:05désigner
00:35:07qui a fait quoi
00:35:08qui a joué
00:35:10tel ou tel rôle
00:35:11et
00:35:12il s'agit
00:35:13de reconnaître
00:35:15qu'il y a des gabonais
00:35:16qui ont été tués
00:35:17il s'agit
00:35:19de s'accorder
00:35:19sur les chiffres
00:35:21donc
00:35:21le nombre
00:35:22de gabonais
00:35:22qui ont été
00:35:26tués
00:35:27ce jour-là
00:35:28ensuite
00:35:29il faut
00:35:29indemniser
00:35:30les familles
00:35:32de ces gabonais
00:35:36pourquoi
00:35:36ça bloque
00:35:38du côté
00:35:39du pouvoir
00:35:40également
00:35:40on est tenté
00:35:42de se demander
00:35:43pourquoi
00:35:44est-ce que
00:35:45le pouvoir
00:35:45actuel
00:35:46fait la
00:35:47soude d'oreille
00:35:47sur cette question
00:35:49je peux me tromper
00:35:52mais
00:35:52comme disait l'autre
00:35:53la question
00:35:54l'est vite répandue
00:35:56parce que
00:35:58le chef
00:35:59de l'État
00:36:00n'a pas intérêt
00:36:02à ce qu'une commission
00:36:03une enquête
00:36:04soit ouverte
00:36:05sur cette question
00:36:06parce qu'on le veuille ou pas
00:36:07c'est l'armée
00:36:08qui a tiré
00:36:09sur les gabonais
00:36:10et
00:36:11je ne vois pas
00:36:12le chef
00:36:13de l'État
00:36:14favoriser
00:36:15l'ouverture
00:36:16d'une enquête
00:36:17où ses frères
00:36:18d'âme
00:36:18vont être
00:36:20pointés
00:36:20du doigt
00:36:21il y a également
00:36:22un autre aspect
00:36:24parce que
00:36:25faire de la lumière
00:36:26sur les événements
00:36:27de 2016
00:36:29c'est pas seulement
00:36:31dire
00:36:31qui a tiré
00:36:32qui a envoyé
00:36:32les gens tirer
00:36:33attention
00:36:36il y a un autre
00:36:37élément
00:36:37qu'il faut prendre
00:36:38en compte
00:36:39c'est qu'en 2016
00:36:42il y a des choses
00:36:43qui ont été faites
00:36:44avant l'assaut
00:36:45au QG
00:36:46d'aujourd'hui
00:36:48il y a des actions
00:36:49qui ont été menées
00:36:52il y a des bâtiments
00:36:53publics
00:36:54qui ont été incendiés
00:36:56il y a des biens privés
00:36:58qui ont été incendiés
00:37:00pillés
00:37:01je me rappelle
00:37:02que depuis
00:37:03le bâtiment
00:37:04donc
00:37:04le QG
00:37:06j'ai vu des jeunes
00:37:08parce qu'en face
00:37:09il y avait une banque
00:37:12EcoBank
00:37:12pour ne pas la citer
00:37:14et donc
00:37:14j'ai vu des jeunes
00:37:15envahir cette banque
00:37:16depuis
00:37:16moi j'étais
00:37:17au bâtiment
00:37:18ils ont arraché
00:37:20je sais pas
00:37:21si c'était le coffre
00:37:22ou le distributeur
00:37:23automatique des billets
00:37:23en tout cas
00:37:24ils ont arraché
00:37:26qui était comme
00:37:26un coffre
00:37:27assez haut
00:37:28qu'ils ont traîné
00:37:29jusqu'au milieu
00:37:31de la roue
00:37:31qu'ils ont essayé
00:37:33de le casser
00:37:33pendant des heures
00:37:34qu'ils ont finalement
00:37:35réussi
00:37:35à casser
00:37:36mais je me rappelle
00:37:37que finalement
00:37:38il n'y avait pas
00:37:39de billets de banque
00:37:39à l'intérieur
00:37:40donc il y a des commerces
00:37:42qui ont été pillés
00:37:43la question
00:37:44qu'il faut se poser
00:37:46c'est
00:37:47est-ce que
00:37:48ces actions
00:37:49étaient spontanées
00:37:52ou
00:37:53c'était
00:37:54des actions
00:37:56organisées
00:37:57structurées
00:37:57parce qu'il va bien
00:37:59falloir que
00:37:59les uns et les autres
00:38:01répondent
00:38:02de leurs actes
00:38:02même l'opposition
00:38:03des dépens
00:38:04si c'était
00:38:05des actions
00:38:06organisées
00:38:07et structurées
00:38:08il faut
00:38:10identifier
00:38:10des donneurs
00:38:12d'ordre
00:38:13qui a donné
00:38:14l'ordre
00:38:15d'aller brûler
00:38:16tel bâtiment
00:38:17qui a donné l'ordre
00:38:18d'aller
00:38:21saccager
00:38:21tel commerce
00:38:22c'est pour cela
00:38:24qu'il faut
00:38:24une commission
00:38:27nous qui avons été
00:38:28témoins
00:38:29de premier plan
00:38:29nous avons des choses
00:38:31à dire
00:38:31je ne dirai pas
00:38:32tout ici
00:38:33mais le jour
00:38:34que cette commission
00:38:34sera mise en place
00:38:35le jour
00:38:36qu'une enquête
00:38:37sera ouverte
00:38:38à ce sujet
00:38:39si j'ai l'honneur
00:38:41de parler
00:38:42je dirai
00:38:44ma part de vérité
00:38:45parce que
00:38:45les gamonnais
00:38:46ont le droit
00:38:47de connaître
00:38:47la vérité
00:38:48alors
00:38:49certains
00:38:50anciens acteurs
00:38:51de l'opposition
00:38:52ont adopté
00:38:52des positions
00:38:53jugées
00:38:54ambiguës
00:38:55sur ce processus
00:38:56sur la question
00:38:57de la commission
00:38:58vérité
00:38:59et réconciliation
00:39:00quel regard
00:39:01portez-vous
00:39:02sur ces évolutions
00:39:03on va dire
00:39:05le discours
00:39:08bon alors
00:39:10concernant
00:39:10l'évolution
00:39:11du discours
00:39:12moi
00:39:13je vais par exemple
00:39:13prendre
00:39:14l'ancien premier
00:39:15sainte-la-Claude
00:39:16Bidé
00:39:18qui depuis
00:39:19trois ans
00:39:19appelle à la mise
00:39:20en place
00:39:21de cette commission
00:39:23la vérité
00:39:26soyons honnêtes
00:39:28s'il avait
00:39:29des choses
00:39:29à se reprocher
00:39:30sur cette question
00:39:32il ne demanderait
00:39:33pas
00:39:33la mise
00:39:35en place
00:39:36de cette commission
00:39:38il faut
00:39:38que les choses
00:39:39soient claires
00:39:41ce sont
00:39:42les gens
00:39:42qui ont des choses
00:39:43à se cacher
00:39:44qui ne veulent
00:39:46pas
00:39:47faire
00:39:48de la lumière
00:39:48sur cette question
00:39:51et là
00:39:51je ne parle pas
00:39:52que des militaires
00:39:53je parle
00:39:54de l'opposition
00:39:55d'hier
00:39:55je parle
00:39:56de la société
00:39:56civilière
00:39:57parce qu'il va
00:39:58aussi falloir
00:39:59que ces personnes
00:40:00répondent
00:40:01de leurs actes
00:40:02par exemple
00:40:02il faut que
00:40:03monsieur Jean-Claude
00:40:04à un moment donné
00:40:05vienne dire
00:40:06aux Gabonais
00:40:07ou devant
00:40:08cette commission
00:40:11quel était
00:40:12le rôle
00:40:13assigné
00:40:14à tel
00:40:15ou tel
00:40:16de ses soutiens
00:40:17il faut que
00:40:18monsieur Bertrand
00:40:19Ziby
00:40:19par exemple
00:40:20vienne dire
00:40:21aux Gabonais
00:40:23quelle était
00:40:24la mission
00:40:24qui lui avait
00:40:25été assignée
00:40:26dans le dispositif
00:40:28de Jean-Ping
00:40:29et quel
00:40:30était son rôle
00:40:32voilà
00:40:33alors
00:40:34nous restons
00:40:36peut-être
00:40:36sur
00:40:38une des personnalités
00:40:39que vous citiez
00:40:40Bertrand Ziby
00:40:41qui sur la chaîne
00:40:45France 24
00:40:46a tenu des propos
00:40:47qui ont suscité
00:40:48de nombreuses réactions
00:40:50quelle lecture
00:40:51faites-vous
00:40:51de cette prise de parole
00:40:52et du débat
00:40:53qu'elle a provoqué
00:40:55bien
00:40:58monsieur Mongeau
00:41:01est-ce que nous sommes
00:41:02sérieux
00:41:03dans ce pays
00:41:08est-ce que nous avons
00:41:09conscience
00:41:10qu'à chaque fois
00:41:11que nous prenons
00:41:11la parole
00:41:13sur une chaîne
00:41:14internationale
00:41:18nous représentons
00:41:19un pays
00:41:22est-ce que
00:41:23l'on est conscient
00:41:24que dans ce pays
00:41:25lorsqu'on est
00:41:26un soutien
00:41:27affiché
00:41:28du chef de l'État
00:41:29lorsqu'on prend
00:41:30la parole
00:41:33en un mot
00:41:35on représente
00:41:36ce chef de l'État
00:41:37même si on n'a pas
00:41:38été mandaté
00:41:39mais on est reconnu
00:41:40comme tel
00:41:42est-ce que nous sommes
00:41:43sérieux
00:41:46moi j'ai regardé
00:41:47avec beaucoup de mots
00:41:50l'interview
00:41:51de monsieur Bertrand
00:41:53qui était au QG
00:41:57avec nous
00:41:58comme je vous ai dit
00:41:59moi je l'ai vu
00:42:00tout le matin
00:42:01toute la soirée
00:42:02quand on a été arrêtés
00:42:03il était là
00:42:05lorsqu'il déclare
00:42:06sur France 24
00:42:08que le QG
00:42:09de Jean Ping
00:42:10a été bombardé
00:42:13et que
00:42:14les bombardements
00:42:15au QG
00:42:16de Jean Ping
00:42:16sont équivalents
00:42:17d'un mois
00:42:19de bombardement
00:42:20en Ukraine
00:42:22je vais vous dire
00:42:23monsieur Bonjour
00:42:25c'est quoi
00:42:26un mois
00:42:27allez-je dire
00:42:28un mois
00:42:28de bombardement
00:42:29en Ukraine
00:42:32pour le seul mois
00:42:34de janvier
00:42:352026
00:42:37la Russie
00:42:40a lancé
00:42:40environ
00:42:416 000
00:42:43drones
00:42:44d'attaque
00:42:45sur l'Ukraine
00:42:48larguer
00:42:50environ
00:42:505 500
00:42:52bombes
00:42:53sur
00:42:54l'Ukraine
00:42:55tirer
00:42:57environ
00:42:59158
00:43:01missiles
00:43:02sur
00:43:03l'Ukraine
00:43:04on parle
00:43:05d'un mois
00:43:06le seul mois
00:43:07de janvier
00:43:092026
00:43:09et donc
00:43:10c'est un missile
00:43:11comme ça
00:43:11il y a tous les missiles
00:43:12missiles de croisière
00:43:13ou subsonés
00:43:14missiles hypersoniques
00:43:15missiles supersoniques
00:43:17missiles hypersoniques
00:43:19est-ce qu'on est sérieux ?
00:43:25JT
00:43:25je ne minimise pas
00:43:27la sonde
00:43:28du QG
00:43:29de Jean Ping
00:43:30mais on ne peut pas
00:43:31aller sur une chaîne
00:43:33internationale
00:43:34et dire
00:43:35telle chose
00:43:36parce que
00:43:36le journaliste
00:43:37qui est en face
00:43:38même si le monde
00:43:39part
00:43:39on a tous vu
00:43:41qu'il était
00:43:42gêné
00:43:42parce qu'il connaît
00:43:44la situation
00:43:44en Ukraine
00:43:45il sait ce qui
00:43:46passe en Ukraine
00:43:47il sait
00:43:48également
00:43:48sans doute
00:43:49ce qui s'est passé
00:43:50au QG
00:43:51de Jean Ping
00:43:52vous imaginez
00:43:53tout ce que je viens
00:43:54de vous citer là
00:43:55sur un seul bâtiment
00:43:57mais ce bâtiment
00:43:58n'existerait même plus
00:43:59je pense même
00:43:59que toute la ville
00:44:00de Libreville
00:44:01ou toute la province
00:44:02de l'Estuaire
00:44:02n'existerait même plus
00:44:05est-ce qu'on est sérieux ?
00:44:08quand M. Tibi
00:44:10va sur une chaîne
00:44:11pour une France 24
00:44:12demander à ses colloquais
00:44:14d'Orsay
00:44:14d'y classifier
00:44:15tel musée
00:44:15parce que Marianne
00:44:17aurait écrit
00:44:18ainsi de suite
00:44:19pourquoi ne demander
00:44:20pas tout ça
00:44:21au cas
00:44:22je pense que
00:44:24c'est plus responsable
00:44:25que M. Tibi
00:44:27demande l'ouverture
00:44:29d'une enquête
00:44:30ici au Gabon
00:44:32ensuite
00:44:34le juge
00:44:35qui est chargé
00:44:36du dossier
00:44:37peut saisir
00:44:40qui il veut
00:44:41pour demander
00:44:42que tel ou tel
00:44:43document
00:44:44soit déclassifié
00:44:46même en dehors
00:44:48de ça
00:44:49qui a
00:44:50qui a rédigé
00:44:51les documents
00:44:53rapports
00:44:54qui ont été envoyés
00:44:55ici
00:44:56à l'ONU
00:44:57à l'Union Européenne
00:44:58à la France
00:44:59ainsi de suite
00:44:59qui a rédigé
00:45:00ces rapports
00:45:02moi j'ai en souvenir
00:45:03que c'était
00:45:04en grande partie
00:45:04la société civile
00:45:06gabonaise
00:45:08et l'opposition
00:45:11mais la même société
00:45:12civile gabonaise
00:45:13Georges Paga
00:45:14et les autres
00:45:15ils sont encore là
00:45:17pourquoi
00:45:18ils ne ressentent pas
00:45:20les conclusions
00:45:21de leurs
00:45:21pourquoi
00:45:24aller demander
00:45:25sur une chaîne
00:45:27internationale
00:45:28ce que vous pouvez
00:45:29vous-même
00:45:30faire ici
00:45:31au Gabon
00:45:32vous savez
00:45:33la dangerosité
00:45:35de
00:45:36de ce passage
00:45:38de Bertrand Zibi
00:45:39sur France 24
00:45:41est que
00:45:46il
00:45:48il nous pousse
00:45:50à remettre
00:45:51en cause
00:45:52tout son narratif
00:45:56depuis
00:45:56sa sortie
00:45:57de prison
00:45:58parce qu'on est tenté
00:46:00de se dire
00:46:00s'il peut
00:46:02exagérer
00:46:03sur tel
00:46:04ou tel
00:46:04ou tel sujet
00:46:06c'est que
00:46:07certainement
00:46:08pour les autres
00:46:09sujets
00:46:09traités
00:46:12avant
00:46:13il a tout aussi
00:46:15pu exagérer
00:46:16je respecte
00:46:18ce qu'il a vécu
00:46:19il a perdu
00:46:19plusieurs années
00:46:20ça même à son
00:46:22pire et demi
00:46:22on ne peut le souhaiter
00:46:24mais je dis
00:46:25que
00:46:26sa sortie
00:46:27sur France 24
00:46:28nous emmène
00:46:30à réfléchir
00:46:31et
00:46:31à regarder
00:46:33avec
00:46:34beaucoup plus
00:46:35de réserve
00:46:37ce qu'il a dit
00:46:38déjà avant
00:46:41alors
00:46:42nous allons
00:46:43aller un peu
00:46:43dans
00:46:43l'actualité
00:46:45vous avez également
00:46:48au coeur
00:46:49vous avez été
00:46:50au coeur
00:46:52d'une passe d'armes
00:46:53avec
00:46:53bienvenue
00:46:54Fahion Gombian
00:46:55qu'on appelle
00:46:56communément
00:46:56bitum
00:46:57à la suite
00:46:58de propos
00:46:58à connotation
00:46:59tribaliste
00:47:01prononcés
00:47:02par ce dernier
00:47:02comment analysez-vous
00:47:04cet épisode
00:47:05et que révèle-t-il
00:47:06selon vous
00:47:06les tensions identitaires
00:47:07dans le débat politique
00:47:10monsieur
00:47:11bonjour
00:47:16il n'y a pas
00:47:16de place
00:47:17au tribalisme
00:47:18dans notre pays
00:47:22je ne prononcerai pas
00:47:24le nom de ce monsieur
00:47:26parce que
00:47:27pour moi
00:47:27il n'en vaut pas la peine
00:47:32mais je signe
00:47:33et je persiste
00:47:35ce que ce monsieur
00:47:36a dit
00:47:37est dangereux
00:47:41pour la cohésion
00:47:43nationale
00:47:46je vais vous dire
00:47:47et ça va peut-être
00:47:47surprendre certains
00:47:48comme je l'ai dit
00:47:49dans mon communiqué
00:47:50de presse
00:47:50ce sujet
00:47:54déjà
00:47:54qu'il insulte
00:47:57les gens
00:47:58les gabonins
00:47:59j'estime
00:48:00que
00:48:00ce sont
00:48:01des adultes
00:48:02et se réservent
00:48:03le droit
00:48:03soit
00:48:04d'engager
00:48:06des procédures
00:48:07judiciaires
00:48:08ou de répondre
00:48:09moi ça ne me dérange pas
00:48:12mais lorsqu'il est
00:48:13au crise
00:48:13en conflit
00:48:14avec
00:48:15un autre compatriote
00:48:17peu importe
00:48:18que ce compatriote
00:48:19soit de la diaspora
00:48:20qu'il soit de l'opposition
00:48:21et que lui
00:48:22il soit un soutien
00:48:23affiché
00:48:25du président
00:48:26qu'il dise
00:48:29à un autre compatriote
00:48:31qu'il n'a qu'à porter plainte
00:48:33qu'il ne peut rien lui faire
00:48:35parce qu'il est fond
00:48:36et qu'il serait
00:48:38un pays fond
00:48:39que le Gabon
00:48:40serait un pays fond
00:48:42mais c'est scandaleux
00:48:45je suis moi-même
00:48:46fond 100%
00:48:47je suis fond
00:48:49d'oye
00:48:50de père
00:48:50et de mère
00:48:53je vais aller plus loin
00:48:56certes
00:48:57je ne soutiens pas
00:48:58le président
00:48:58Oli Guignema
00:49:00mais
00:49:01je peux dire
00:49:02que j'ai des liens
00:49:02avec le président
00:49:03Oli Guignema
00:49:04parce que
00:49:06la première femme
00:49:07la première épouse
00:49:09de son père
00:49:09qui est toujours
00:49:10avec son père
00:49:12et moi-même
00:49:13sommes du même village
00:49:14qu'on appelle
00:49:16la moyenne
00:49:16Miel et Sanghi
00:49:17dans le cantonnier
00:49:22donc
00:49:23le président
00:49:24Oli Guignema
00:49:25a des cousins
00:49:27directs
00:49:27des frères
00:49:28pour moi
00:49:28directs
00:49:29200
00:49:29même père
00:49:30qui sont des cousins
00:49:31je dis même village
00:49:32pas même contrée
00:49:33pas même
00:49:35même village
00:49:36Miel et Sanghi
00:49:38d'autres frères
00:49:39du président
00:49:40Oli Guignema
00:49:41nous avons été
00:49:41allés comme ensemble
00:49:42d'autres
00:49:43nous avons
00:49:44priorité
00:49:44nous avons été
00:49:45très proches
00:49:46depuis des très longues années
00:49:47je connais
00:49:48quasiment tout le monde
00:49:52est-ce que
00:49:53cette proximité
00:49:54ces supposés
00:49:56liens
00:49:57me donnent
00:49:59le droit
00:49:59de parler
00:50:01comme
00:50:02le fait
00:50:03ce monsieur
00:50:03moi par exemple
00:50:07la première personne
00:50:09qui me donne
00:50:11ma chance
00:50:13sur le plan
00:50:14professionnel
00:50:15c'est
00:50:16El Tzoko
00:50:17c'est pas
00:50:18un fort
00:50:20la deuxième
00:50:21personne
00:50:21qui me donne
00:50:22ma chance
00:50:22sur le plan
00:50:23professionnel
00:50:23qui me donne
00:50:24la possibilité
00:50:25de graver
00:50:26les échelons
00:50:26parce que
00:50:27j'ai été conseiller
00:50:28de membre du gouvernement
00:50:29j'ai été conseiller
00:50:30d'EDG
00:50:30ainsi de suite
00:50:32ça a été gay
00:50:33c'est pas un fort
00:50:36moi-même
00:50:38j'ai été longtemps
00:50:39en couple
00:50:40avec une fille
00:50:41mienne
00:50:43mon petit frère
00:50:44qui me suit
00:50:45est fiancé
00:50:46à une fille
00:50:47de débit
00:50:48ils ont
00:50:48deux enfants
00:50:50ma petite soeur
00:50:51qui vient après
00:50:52est légalement
00:50:53mariée
00:50:54avec un monsieur
00:50:55pour nous
00:50:55ils ont
00:50:56deux enfants
00:50:57et avant
00:50:58de se marier
00:50:59avec ce monsieur
00:51:00son premier amour
00:51:01était un
00:51:02téqué
00:51:03avec qui
00:51:04elle a eu
00:51:05un enfant
00:51:06il n'y a que
00:51:07le dernier
00:51:07de maman
00:51:08qui est en couple
00:51:09avec une fille
00:51:10fan
00:51:11vous savez que
00:51:12moi en tant qu'aîné
00:51:13en tant que chef
00:51:13de famille
00:51:14j'ai des enfants
00:51:16pour nous
00:51:16j'ai des enfants
00:51:18nzebi
00:51:19j'ai des enfants
00:51:19téqué
00:51:20ainsi de suite
00:51:23si un individu
00:51:24comme ça
00:51:25s'élève
00:51:26pour dire que
00:51:27le Gabon
00:51:27est un pays
00:51:28de fond
00:51:29mes enfants
00:51:31donc le Gabon
00:51:32ne leur appartient pas
00:51:35j'ai dit
00:51:35une fois de plus
00:51:37que
00:51:37ces propos
00:51:39sont
00:51:40à condamner
00:51:41ils sont
00:51:42inadmissibles
00:51:43ils sont
00:51:45inacceptables
00:51:45et dans mon
00:51:46communiqué de presse
00:51:47comme vous l'avez vu
00:51:48j'ai invité
00:51:50le chef de l'État
00:51:53à
00:51:55tirer
00:51:55les conséquences
00:51:57de cette sortie
00:51:58j'ai officiellement
00:52:00invité le chef de l'État
00:52:01à retirer
00:52:02sa confiance
00:52:03à ce monsieur
00:52:06parce que
00:52:07les gens
00:52:08me disent
00:52:08oui
00:52:09mais il y a
00:52:09tel
00:52:10de la diaspora
00:52:11qui tient
00:52:12les mêmes
00:52:12propos
00:52:13contre les
00:52:14formes
00:52:14ils sont
00:52:15eux aussi
00:52:16à condamner
00:52:16à la seule
00:52:18différence
00:52:18qu'ils ne sont
00:52:19pas
00:52:20agents
00:52:21publics
00:52:22le monsieur
00:52:23dont nous parlons
00:52:24a été
00:52:25nommé
00:52:25en conseil
00:52:26des ministres
00:52:27par le chef
00:52:28de l'État
00:52:28et les agents
00:52:30publics
00:52:30ont un devoir
00:52:31d'exemplarité
00:52:34je signe
00:52:35et je persiste
00:52:37ce monsieur
00:52:39doit répondre
00:52:41de ses ânes
00:52:42alors plus globalement
00:52:44comment évaluez-vous
00:52:46aujourd'hui
00:52:46le climat politique
00:52:47et social au Gabon
00:52:48depuis l'élection
00:52:49du président
00:52:50Brice Clotter
00:52:51Oliguema
00:52:53notamment en matière
00:52:54du respect
00:52:54des droits fondamentaux
00:52:56et des libertés publiques
00:52:59monsieur Monjoun
00:53:00vous avez de la famille
00:53:02vous avez des voisins
00:53:04au quartier
00:53:05quand vous sortirez
00:53:06tout à l'heure
00:53:07de ce studio
00:53:07vous allez rencontrer
00:53:08les Gabonais
00:53:10échangez avec
00:53:11les Gabonais
00:53:12posez leur
00:53:13posez leur
00:53:14des questions
00:53:16sur le premier
00:53:17que vous allez rencontrer
00:53:19demandez-lui
00:53:20de façon simple
00:53:21soyez factuel
00:53:23demandez-lui
00:53:24depuis août
00:53:252023
00:53:25qu'est-ce qui a changé
00:53:27dans votre vie
00:53:30demandez-lui
00:53:31est-ce que vous mangez
00:53:33mieux
00:53:34désormais
00:53:35si tous les jours
00:53:37à midi
00:53:37vous aviez droit
00:53:39à un bol de riz
00:53:40avec un morceau
00:53:41de poulet
00:53:42avant 2023
00:53:44est-ce que
00:53:44aujourd'hui
00:53:45vous avez droit
00:53:46à deux morceaux
00:53:47de poulet
00:53:47est-ce que
00:53:49aujourd'hui
00:53:49vous arrivez
00:53:51à diversifier
00:53:52votre alimentation
00:53:54aujourd'hui
00:53:55vous mangez du poulet
00:53:55vous mangez des légumes
00:53:57après
00:53:58vous mettez du poisson
00:53:58ensuite la viande
00:54:00et ainsi de suite
00:54:01posez-leur cette question
00:54:03demandez-leur
00:54:05est-ce qu'aujourd'hui
00:54:07ils ont un meilleur
00:54:08accès
00:54:09aux soins
00:54:11de santé
00:54:12posez-leur la question
00:54:15la CNAMJS
00:54:16qui est un outil
00:54:17qui a sauvé
00:54:19des milliers de vies
00:54:20au Gabon
00:54:21est inexistante
00:54:24vous avez beaucoup
00:54:25de structures sanitaires
00:54:26qui ne prennent pas
00:54:28qui ne prennent plus
00:54:28la CNAMJS
00:54:29les pharmacies
00:54:30les cliniques
00:54:30moi j'en ai fait
00:54:31des frères récemment
00:54:33avec
00:54:34une des mes tantes
00:54:35j'ai dû payer
00:54:37plein d'impôts
00:54:37pour tous ces examens
00:54:38pour son hospitalisation
00:54:40et pour ses médicaments
00:54:41parce que
00:54:42la seule pharmacie
00:54:43quand il fallait
00:54:44prendre les médicaments
00:54:45qui acceptaient
00:54:45la CNAMJS
00:54:46c'était la pharmacie
00:54:47de
00:54:49de Mbolo
00:54:49pour ne pas leur faire
00:54:50la dublister
00:54:51et quand j'arrivais
00:54:52là-bas pendant deux jours
00:54:53il y avait un monde fou
00:54:56et ma tante
00:54:57avait besoin
00:54:58des médicaments
00:54:58j'étais obligé
00:55:00de payer
00:55:00plein d'impôts
00:55:01après avoir
00:55:02payé les examens
00:55:03plein d'impôts
00:55:05demandez-leur
00:55:07est-ce qu'aujourd'hui
00:55:08ils ont
00:55:09un meilleur
00:55:10accès
00:55:11aux soins
00:55:12dont un meilleur
00:55:14accès
00:55:15au logement
00:55:17est-ce qu'ils
00:55:18sont mieux logés
00:55:19qu'est-ce qui a été fait
00:55:23concrètement
00:55:23en matière
00:55:24de logement
00:55:26nous avons vu
00:55:27les dégarpies
00:55:27de plein d'orité
00:55:28qui ont été dégarpies
00:55:30à qui
00:55:31des maisons
00:55:32avaient été
00:55:33données
00:55:34de façon symbolique
00:55:35on a vu dans les médias
00:55:36et dans les réseaux sociaux
00:55:38on a entendu
00:55:39après
00:55:40que les clés
00:55:41avaient été récupérés
00:55:42par la suite
00:55:43qu'aujourd'hui
00:55:44pour qu'ils
00:55:47accèdent
00:55:47aux villas
00:55:49des Péka
00:55:50je crois
00:55:51des Bickelé
00:55:52il faut payer
00:55:53je crois une caution
00:55:53il faut payer
00:56:07à la retraite
00:56:08je vais mourir
00:56:09je vais mourir
00:56:09c'est une maman
00:56:10qui vend certainement
00:56:10au marché
00:56:11qui n'a pas grand chose
00:56:13qui vend peut-être
00:56:135 ou 10 000
00:56:15dans la journée
00:56:16elle doit manger
00:56:17elle doit payer
00:56:18son recours
00:56:18d'institut
00:56:19qui est incapable
00:56:20de payer
00:56:217 000 francs
00:56:22tous les mois
00:56:24demandez-leur
00:56:25excusez-moi
00:56:28demandez-leur
00:56:28demandez aux jeunes
00:56:30s'ils ont aujourd'hui
00:56:31un meilleur accès
00:56:32à l'emploi
00:56:36combien ont trouvé
00:56:37de l'emploi
00:56:37depuis août
00:56:392023
00:56:40il y a des recrutements
00:56:41à la police
00:56:42à l'armée
00:56:43je crois qu'il y a encore
00:56:44un autre recrutement
00:56:44qui a été annoncé
00:56:47dans les forces de police
00:56:49mais l'armée
00:56:49n'est pas un pourvoyeur
00:56:50d'emploi
00:56:53au niveau
00:56:54de l'éducation
00:56:55de la formation
00:56:59je vois
00:57:00il y a quelques
00:57:02bâtiments
00:57:03qui sont construits
00:57:05ici et là
00:57:06la question
00:57:07qu'il faut se poser
00:57:08est-ce que
00:57:09le problème
00:57:10de la formation
00:57:11au Gabon
00:57:13déjà
00:57:13je n'aime pas
00:57:14parler de formation
00:57:15sans parler
00:57:16de l'emploi
00:57:16parce que
00:57:17j'estime que les deux
00:57:18sont liés
00:57:19et qu'il faut traiter
00:57:20les deux questions
00:57:21ensemble
00:57:21est-ce que
00:57:22le problème au Gabon
00:57:23c'est le manque
00:57:24c'est seulement
00:57:25ou c'est
00:57:26c'est le manque
00:57:27de salles de classe
00:57:30je ne pense pas
00:57:32je ne pense pas
00:57:33parce que
00:57:34les salles de classe
00:57:35sont là
00:57:35moi je connais
00:57:36les établissements
00:57:38par exemple
00:57:38dans un lycée
00:57:39non loin de
00:57:40là où je vis
00:57:42jusqu'au deuxième trimestre
00:57:44l'année passée
00:57:44les classes de seconde
00:57:46elles n'avaient pas
00:57:47de professeurs
00:57:47de mathématiques
00:57:48vous êtes
00:57:49en second
00:57:50s
00:57:52jusqu'au deuxième trimestre
00:57:53vous n'avez pas
00:57:54de professeur
00:57:55de mathématiques
00:57:55vous avez raté
00:57:57votre cursus
00:57:58vous faites
00:57:59pour rattraper
00:58:00quand vous passez
00:58:01en première s
00:58:01comment vous faites
00:58:03pour rattraper
00:58:04ces cours
00:58:04que vous n'avez
00:58:05pu faire
00:58:05on parle
00:58:06de série scientifique
00:58:07donc
00:58:08qu'est-ce qui a été
00:58:10concrètement fait
00:58:11en matière
00:58:12de formation
00:58:13au Gabon
00:58:14avant 2023
00:58:16on formait
00:58:17les mêmes sociologues
00:58:18à l'université
00:58:19les mêmes psychologues
00:58:21les mêmes diplômés
00:58:22en littérature moderne
00:58:23en géographie
00:58:25en histoire
00:58:26nous n'étions même
00:58:27pas encore nés
00:58:28je ne dis pas
00:58:29qu'on n'a pas besoin
00:58:30de ces formations
00:58:32mais est-ce que
00:58:34depuis 2023
00:58:35le gouvernement
00:58:36a interrogé
00:58:39le patronat
00:58:41est-ce qu'ils ont
00:58:42je vous dis
00:58:43n'importe quoi
00:58:45organisé
00:58:46quelque chose
00:58:47comme les états généraux
00:58:48de la formation
00:58:49de l'emploi
00:58:49est-ce qu'ils ont fait
00:58:51à soi
00:58:51parce qu'on veut
00:58:52réellement prouver
00:58:52des problèmes
00:58:54on attaque
00:58:55nos problèmes
00:58:55à la racine
00:58:57est-ce que
00:58:57vous avez vu
00:58:58le gouvernement
00:58:59faire à soi
00:59:00autour d'une même table
00:59:02le patronat
00:59:05les universitaires
00:59:06les responsables
00:59:07d'université
00:59:08interrogeaient
00:59:09le patronat
00:59:10et leur dire
00:59:11vous avez besoin
00:59:12des candidats
00:59:13de gabonets
00:59:16quel profit
00:59:17avez-vous besoin
00:59:19de vos patronats
00:59:20de répondre
00:59:21à court terme
00:59:22nous avons besoin
00:59:23des X gabonets
00:59:24formés dans tel domaine
00:59:26parce qu'il y a
00:59:26des nouveaux métiers
00:59:27nous avons besoin
00:59:28des X gabonets
00:59:29en moyen terme
00:59:29X gabonets
00:59:30formés dans tel domaine
00:59:33à long terme
00:59:34X gabonets
00:59:35formés
00:59:36dans tel domaine
00:59:37à ce moment
00:59:38le gouvernement
00:59:42remet les données
00:59:43aux universitaires
00:59:45et aux responsables
00:59:46d'écoles supérieures
00:59:48pour dire
00:59:49voici
00:59:50le type de gabonets
00:59:51dont
00:59:52le patronat
00:59:53des entreprises
00:59:54ont besoin
00:59:55il faut repenser
00:59:57les sortes de formation
00:59:58pas le même marketing
01:00:00tous les jours
01:00:00depuis
01:00:01rentrer dans un panet
01:00:02ressources humaines
01:00:04ainsi de suite
01:00:05est-ce que vous avez vu ça
01:00:07récemment
01:00:08on a suivi la sortie
01:00:09des parents
01:00:10d'élèves
01:00:12concernant
01:00:14les retards
01:00:15de paiement
01:00:15de la scolarité
01:00:17de leurs enfants
01:00:19et que
01:00:20des jeunes bacheliers
01:00:22que
01:00:22le gouvernement
01:00:23envoyait
01:00:24dans les écoles privées
01:00:25du gabonets
01:00:28on parle
01:00:29d'une dette
01:00:31de 12,5 milliards
01:00:33en deux ans
01:00:365,3 milliards
01:00:38pour l'année
01:00:402024
01:00:40et 7,2 milliards
01:00:43et quelques
01:00:43pour l'année
01:00:442005
01:00:48donc
01:00:49pour répondre
01:00:49à votre question
01:00:50je vous dis
01:00:51allez-y
01:00:53les suite
01:00:53des gabonais
01:00:54posez-leur
01:00:56des questions
01:00:56concrètes
01:00:57factuelles
01:00:58et vous aurez
01:00:58votre réponse
01:00:59alors
01:01:00nous arrivons
01:01:01presque au terme
01:01:01de notre
01:01:04entretien
01:01:04comment voyez-vous
01:01:06évoluer
01:01:06la scène politique
01:01:07gabonaise
01:01:08dans les prochaines années
01:01:09et quel rôle
01:01:10entendez-vous
01:01:11y jouer
01:01:17je compte
01:01:18aller
01:01:19à la rencontre
01:01:20des gabonais
01:01:22échanger avec eux
01:01:24l'issue
01:01:24d'avec eux
01:01:27je veux
01:01:28que les gabonais
01:01:28me parlent
01:01:32je veux
01:01:33recueillir
01:01:34leurs attentes
01:01:35je veux
01:01:36communier
01:01:37avec eux
01:01:39parce que
01:01:40certainement
01:01:41le moment
01:01:41venu
01:01:44je leur ferai
01:01:45une offre
01:01:46politique
01:01:46une offre politique
01:01:48d'un gabonais
01:01:49normal
01:01:50monsieur
01:01:51patchelita
01:01:52et l'or
01:01:52micoro
01:01:53merci d'avoir
01:01:53été notre invité
01:01:54sur le canapé rouge
01:01:55de gabon
01:01:55médiataille
01:01:56c'est moi qui vous
01:01:57remercie
01:01:58monsieur
01:01:58mon judo
01:01:58moi
01:02:00un
01:02:02un
01:02:03un
01:02:10un
01:02:12un
01:02:13un
01:02:16un
01:02:17Merci.
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