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  • 2 hours ago
Les astéroïdes passent devant nous constamment, mais parfois, l'un d'eux s'approche un peu trop près pour notre confort. En 2024, les astronomes ont repéré YR4, un astéroïde destructeur de villes suffisamment grand pour raser une métropole majeure. Les premiers calculs ont montré qu'il avait une véritable chance de frapper la Terre. Puis, la menace a changé. Maintenant, nous savons qu'il ne nous atteindra pas, mais il pourrait plutôt se diriger vers la Lune. Animation créée par Sympa.
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00:00Ce flash rapide, vous l'avez vu ?
00:02Il s'agit d'un objet qui vient de frapper la Lune à une vitesse vertigineuse.
00:06Ce qui rend la scène remarquable tient au fait que les impacts lunaires ne sont presque jamais observés en temps
00:12réel.
00:12Nous ignorons encore la nature de ce qu'il a percuté,
00:15mais les chercheurs soupçonnent un lien possible avec l'astéroïde Phyton,
00:20l'un des corps célestes les plus énigmatiques connus.
00:22Cet impact s'est produit le 12 décembre 2025.
00:26Andrew Marshall Lee, doctorant en dernière année,
00:29assurait alors un service nocturne au planétarium d'Armag, en Irlande du Nord.
00:34Il utilisait le télescope robotique, l'instrument le plus récent et le plus performant de l'établissement.
00:40Au départ, rien d'anormal.
00:43La Lune demeurait immobile sur son écran.
00:46Puis, vers 3 heures du matin, un phénomène inattendu survint.
00:50Une brève lueur apparut.
00:52C'était l'impact d'un petit objet frappant la surface lunaire.
00:55Les chercheurs tentent encore d'en préciser la taille, mais ils estiment qu'il ne dépassait pas 5 cm, soit
01:01à peu près la dimension d'une balle de golf.
01:04L'objet filait à une vitesse stupéfiante, près de 35 km par seconde, plus de 100 fois la vitesse d
01:10'un avion de ligne.
01:11Et oui, je comprends. En regardant la vidéo, on ne distingue guère plus qu'un clignement furtif, rien de véritablement
01:18spectaculaire.
01:19Pourtant, le fait que Marshall Lee ait capté l'instant exact de l'impact demeure exceptionnellement rare.
01:25Et c'est précisément ce qui rend cette observation si remarquable.
01:28Il s'agit de la première vidéo d'un flash d'impact lunaire enregistré en Irlande, et seulement de la
01:33deuxième jamais obtenue depuis le Royaume-Uni.
01:36Toutefois, si ces événements sont rarement observés en direct, cela ne signifie nullement que les impacts sur la Lune soient
01:42inhabituels, bien au contraire.
01:44Sur Terre, nous bénéficions d'un avantage considérable.
01:48Notre atmosphère qui agit comme un bouclier invisible.
01:51Elle ralentit les débris spatiaux et en consomme une grande partie avant qu'ils n'atteignent la surface.
01:57La Lune, en revanche, ne dispose d'aucune protection comparable.
02:00Notre satellite naturel subit donc en permanence des impacts d'astéroïdes et de météorites.
02:07Heureusement, la plupart sont infimes, souvent guère plus gros que des grains de poussière.
02:11Si l'on considère des objets légèrement plus grands, quelques estimations existent.
02:16Les spécialistes pensent qu'environ 100 roches spatiales de la taille d'une balle de ping-pong frappent la Lune
02:21chaque jour.
02:22Cela représente près de 36 000 impacts par an.
02:26Dès lors, il paraît presque surprenant que ces collisions ne soient pas captées plus souvent.
02:30L'explication reste pourtant assez simple.
02:33Comme nous l'avons évoqué plus tôt, ces roches spatiales sont le plus souvent minuscules.
02:38Or, si une balle de ping-pong paraît déjà modeste sur Terre,
02:42imaginez un objet de cette taille traversant l'immense vide spatial.
02:46Il devient pratiquement indétectable.
02:49Voilà pourquoi les télescopes ne les repèrent presque jamais.
02:52Leur éclat est trop faible.
02:53Mais dès qu'un de ces petits corps percute la Lune à une vitesse folle,
02:58la situation change radicalement.
03:00L'énergie de la collision se transforme aussitôt en chaleur et en lumière,
03:04projetant et faisant fondre une petite portion de la surface.
03:08Pendant une fraction de seconde, un éclair lumineux surgit.
03:12Suffisamment intense pour être visible depuis la Terre.
03:14Un autre obstacle s'ajoute.
03:16La Lune est gigantesque.
03:18Les impacts peuvent survenir n'importe où à sa surface,
03:22ce qui rend presque impossible le fait de diriger un télescope vers l'endroit précis
03:26où se produira la prochaine collision.
03:28La plupart du temps, les chercheurs n'observent donc pas ces impacts directement.
03:32En général, ils enregistrent la Lune durant des heures,
03:36puis analysent les images à l'aide d'un logiciel qui signale l'apparition d'un flash.
03:40Dans le cas d'Andrew Marshall Lee, cependant, le hasard a joué en sa faveur.
03:45Il regardait l'écran précisément au bon moment et a assisté à l'événement en direct.
03:50Vous comprenez désormais à quel point cette coïncidence fut remarquable.
03:54Pour eux, l'équipe possède déjà une estimation assez fiable de la taille
03:59et de la vitesse de ce fragment spatial.
04:01En revanche, son origine exacte demeure incertaine.
04:05L'hypothèse la plus plausible le relie à la pluie de météores des Géminides,
04:09qui survient chaque mois de décembre.
04:11Cette idée paraît cohérente.
04:13Les impacts lunaires deviennent plus faciles à observer lors des grandes pluies météoriques,
04:18lorsque la Lune traverse des nuages de débris laissés dans l'espace.
04:22Il se pourrait donc que toutes les conditions aient été réunies au même instant.
04:26Or, la pluie des Géminides est associée à l'un des objets célestes les plus étranges connus.
04:323M2O200Phaéton.
04:34Officiellement classé comme astéroïde,
04:36il ne se comporte pourtant pas comme une roche ordinaire.
04:39Lorsqu'il approche du Soleil,
04:40il s'illumine et développe même une queue,
04:43à la manière d'une comète.
04:44Mais cette queue ne se compose pas de poussière,
04:47contrairement à celle des comètes classiques.
04:49D'après la NASA,
04:50elle serait constituée de gaz de sodium.
04:53Voilà pourquoi les scientifiques hésitent encore sur la manière de le catégoriser.
04:57Pour l'instant,
04:593200Phaéton demeurent officiellement un astéroïde.
05:02Mais un astéroïde pour le moins singulier.
05:04Cet objet singulier se rapproche du Soleil chaque mois de décembre.
05:07Lorsque la chaleur devient intense,
05:103200Phaéton commencent alors à libérer de minuscules fragments rocheux.
05:14Quand ces débris pénètrent dans l'atmosphère terrestre,
05:17ils se consument et tracent de brillantes traînées dans le ciel nocturne.
05:21A l'apogée de la pluie de météores des Géminides,
05:24il est possible d'observer jusqu'à 120 météores par heure lorsque les conditions sont idéales.
05:29Les Géminides sont généralement rapides,
05:32très lumineuses,
05:33et leurs éclats tirent souvent vers une teinte jaunâtre.
05:36Bien entendu, tous ces fragments ne frappent pas la Terre.
05:39Certains passent complètement à côté,
05:41et quelques-uns finissent par atteindre la Lune.
05:44C'est probablement ce qu'Andrew Marshall Lee a observé cette nuit-là.
05:48Même si l'impact n'était pas spectaculaire,
05:50de tels éclairs demeurent télis précieux pour la recherche.
05:53Les astronomes s'en servent pour estimer la fréquence
05:56à laquelle de petites roches heurtent la surface lunaire.
05:59Une fois ces estimations établies,
06:02ils peuvent mieux évaluer le nombre d'astéroïdes plus volumineux circulant dans l'espace,
06:06capables de traverser l'atmosphère terrestre et de provoquer de véritables dégâts.
06:10De telles observations revêtent aussi une importance pour l'avenir,
06:14notamment pour l'exploration spatiale.
06:16Les agences souhaitent établir des bases sur la Lune,
06:19afin d'en faire un lieu où l'on puisse séjourner,
06:22et non plus seulement effectuer de brèves visites.
06:25La Lune étant notre plus proche voisine,
06:27elle est le laboratoire idéal pour acquérir des connaissances
06:31et expérimenter des technologies nouvelles.
06:33Elle représente également un terrain d'essai privilégié
06:36pour des missions plus ambitieuses,
06:38comme l'envoi d'humains vers Mars.
06:40Par exemple, la NASA développe actuellement un projet nommé Artemis Base Camp.
06:45L'idée consiste à établir une petite base près du pôle sud lunaire,
06:49comprenant des installations où les astronautes pourraient vivre,
06:52ainsi qu'un rover capable de s'éloigner davantage de la zone d'alunissage.
06:56L'agence prévoit également la création de la Lunar Gateway,
07:00une station de taille modeste destinée à orbiter autour de la Lune
07:03et faciliter le transfert des équipages et du matériel depuis la Terre.
07:07Il y a aussi le programme de la Station de Recherche Lunaire Internationale,
07:11dont l'objectif est d'établir une base durable.
07:14Le projet commencerait par des missions robotiques,
07:17chargées d'atterrir en premier afin de préparer le site avant l'arrivée humaine.
07:21Il mise largement sur l'exploitation des ressources locales,
07:25notamment la glace présente dans le sol lunaire,
07:28afin de produire de l'eau, de l'oxygène et d'autres éléments indispensables à la vie.
07:32En séjournant plus longtemps sur la Lune,
07:34les chercheurs espèrent comprendre comment les humains peuvent s'y vivre
07:37et travailler loin de la Terre,
07:39puis utiliser ces enseignements pour préparer de futures missions vers Mars et au-delà.
07:44Garder un œil sur ces impacts et approfondir leur étude
07:47pourraient donc contribuer à bâtir un avenir plus sûr au-delà de la Terre.
07:52Mieux nous comprendrons la fréquence de ces collisions et leur puissance,
07:55mieux nous serons en mesure de concevoir et de protéger les futures bases lunaires.
08:00En un sens, ce minuscule éclair n'est pas seulement un instant saisissant sur un écran.
08:04Il constitue aussi un discret avertissement,
08:07ainsi qu'une leçon précieuse pour les étapes à venir.
08:10Il semble que de nouvelles données solides indiquent que Mars aurait autrefois abrité
08:17des forêts tropicales avec de véritables pluies et des rivières durables.
08:22Le rover Perseverance de la NASA a découvert un minéral appelé
08:27kaolinite au fond du cratère Gézéro.
08:30Sur Terre, cette substance ne se forme que dans des régions chaudes et humides,
08:35soumises à des pluies abondantes durant des millions d'années.
08:39Or, ce type de précipitation nourrit les jungles, non les déserts.
08:44Cela signifie que Mars a connu des averses pendant une longue période,
08:49ce qui modifie profondément ce que nous pensions savoir de cette planète.
08:54Ainsi, cette mystérieuse kaolinite ne résulte ni d'une crue soudaine,
08:59ni de la fonte d'un glacier.
09:01Elle apparaît lorsque l'eau liquide s'infiltre continuellement dans la roche
09:06durant des périodes extrêmement longues, la dégradant grain après grain.
09:12Lorsque Perseverance a observé des galets et des blocs de kaolinite dispersés à la surface de Mars,
09:19les scientifiques ont compris que la planète avait jadis fonctionné moins comme l'Antarctique
09:24que davantage comme l'Amazonie.
09:26Cela suggère qu'à cette époque, Mars possédait un climat stable,
09:31une atmosphère assez épaisse et un cycle de l'eau actif avec nuages, pluies et ruissellements.
09:38L'endroit où la kaolinite est apparue, le cratère Gézéro, est lui-même remarquable.
09:45Il s'agissait autrefois d'un immense lac alimenté par des rivières
09:49qui ont creusé des chenots encore visibles aujourd'hui depuis l'orbite.
09:54Les chercheurs pensent que ces cours d'eau ont pu transporter la kaolinite
09:59jusque dans le cratère comme un tapis roulant de sol de forêt tropicale.
10:04Une autre hypothèse suggère qu'un impact de météorite
10:08aurait arraché ce matériau au terrain voisin
10:11avant de le projeter sur place comme des éclats cosmiques.
10:14Quoi qu'il en soit, l'eau a clairement déplacé ses roches
10:18et cette eau vive et déterminante,
10:21car l'eau stagnante ne façonne pas les paysages de cette manière.
10:25Toute forme de vie connue dépend de l'eau liquide.
10:29Ni la glace ni la vapeur ne suffisent.
10:31Il faut une eau qui demeure présente.
10:34Une Mars chaude et humide, soumise à des précipitations,
10:39aurait présenté des ruisseaux, des zones marécageuses
10:43et des réactions chimiques actives en permanence,
10:47soit les ingrédients précis qui ont permis l'apparition de la vie sur Terre.
10:52Cela ne signifie pas que Mars ait forcément abrité des créatures contemplant le ciel,
10:58mais la planète remplissait bien plus de critères d'habitabilité qu'on ne l'imaginait.
11:03Pendant des décennies,
11:05Mars semblait n'avoir peut-être dégelé que brièvement avant de geler pour toujours.
11:10Elle apparaît désormais comme un monde resté relativement stable
11:15durant des centaines de millions d'années avant que tout ne se dérègle.
11:20Les chercheurs pensent qu'un an de Mars a peu à peu perdu son atmosphère,
11:25faute d'un champ magnétique puissant,
11:27bouclier protégeant les planètes du vent solaire,
11:30ce flux constant de particules chargées émis par le Soleil
11:34qui peut lentement dépouiller une planète.
11:37Quoique l'idée de forêt tropicale fasse les gros titres,
11:40Mars continue de révéler d'autres surprises.
11:44En 2025, des scientifiques ont identifié sur la planète rouge
11:48des puits de lumière,
11:50d'immenses ouvertures dans la surface
11:52qui plongent directement dans d'anciens réseaux de grottes souterraines.
11:57Sur Terre, ce type de cavité protège la vie contre les radiations,
12:01les variations thermiques et les perturbations de surface,
12:05ce qui en ferait des refuges idéaux
12:07si une vie martienne primitive avait existé.
12:10Certaines pourraient être d'origine karstique,
12:13c'est-à-dire creusées lentement par une eau légèrement acide
12:17dissolvant la roche et formant des chambres souterraines au fil du temps.
12:22Un tel processus exige de l'eau liquide
12:25et beaucoup de patience,
12:27deux éléments dont Mars semble avoir disposé autrefois.
12:30Les chercheurs pensent que ces grottes pourraient en piéger de la glace,
12:34conserver des signatures chimiques de la vie,
12:37voire renfermer de la matière organique intacte depuis des milliards d'années,
12:42comme une capsule temporelle encore scellée.
12:45Ces grottes se situent dans une région nommée Hébrus Valley,
12:49entre un ancien volcan et une vaste plaine de l'hémisphère nord-martien.
12:54La zone ne présente pas de traces de tubes de lave,
12:58pourtant déjà identifiées ailleurs sur Mars.
13:01Elle montre au contraire d'anciens chenots fluviaux,
13:04des minéraux hydratés
13:06et des sédiments qui ne se forment que lorsque l'eau demeure présente.
13:10Les chercheurs ont repéré huit de ces ouvertures
13:13et ont compris qu'il ne s'agissait pas de cratères d'impact,
13:17car aucun matériau n'a été projeté vers l'extérieur lors de leur formation.
13:21La surface s'est simplement effondrée dans un vide souterrain.
13:25Les chercheurs ont reconstitué ce tableau
13:28grâce aux données d'anciennes missions martiennes,
13:31cartes minérales,
13:33mesures d'hydrogène suggérant de l'eau enfouie
13:36et images orbitales extrêmement détaillées.
13:39L'essentiel est clair.
13:41Les grottes protègent ce qu'elles abritent.
13:44Elles bloquent les radiations,
13:46emprisonnent la glace
13:47et conservent les traces chimiques bien mieux que la surface.
13:52Si Mars a abrité la vie,
13:54même microbienne,
13:55ces cavités comptent parmi les meilleurs endroits
13:58pour en retrouver les vestiges.
14:00Un an plus tôt, en juillet 2024,
14:03le rover Perseverance a parcouru
14:06ce qui fut autrefois une rivière martienne.
14:09Après l'assèchement du cours d'eau,
14:11un fragment de parois rocheuses s'est détaché
14:14puis est tombé dans le lit du chenal,
14:16où Perseverance l'a retrouvée,
14:19restée intacte à travers les âges.
14:21Les chercheurs ont baptisé ce rocher Cheyava Falls.
14:25Sa surface présentait de minuscules points sombres,
14:29surnommées graines de pavot,
14:32ainsi que de plus larges taches pâles,
14:34bordées d'un anneau sombre,
14:36appelées taches de léopard.
14:38En examinant la roche de près,
14:41le rover a également détecté des molécules organiques,
14:44c'est-à-dire des composés à base de carbone,
14:47éléments fondamentaux de toute vie terrestre.
14:50Depuis longtemps,
14:51on supposait que si Mars avait hébergé des microbes,
14:55des roches de ce type existeraient.
14:57Ces structures sont importantes,
14:59car toute forme de vie a besoin d'énergie.
15:02Certains organismes exploitent la lumière solaire,
15:05d'autres des réactions chimiques.
15:08Des microbes peuvent survivre
15:10en transférant des électrons
15:11entre différentes substances,
15:14un peu comme s'ils récupéraient
15:16de petites sources d'énergie chimique.
15:18À Cheyava Falls,
15:20les chercheurs pensent que d'éventuels microbes
15:22auraient pu prélever des électrons
15:24sur des composés organiques,
15:26puis les transférer au fer contenu dans la roche.
15:29Cette réaction libère une énergie
15:32que des micro-organismes pourraient utiliser
15:34pour subsister.
15:36Ainsi, Sherlock,
15:37les indices concordent.
15:39Les points sombres et leurs bordures
15:41renferment un minéral appelé vivianite,
15:45qui ne se forme que lorsque le fer gagne des électrons.
15:49Lorsque cette transformation se produit,
15:51le fer perd sa teinte rougeâtre typique
15:54et devient pâle,
15:56ce qui explique l'aspect clair
15:58observé au centre des taches de léopard.
16:01Perseverance a également identifié
16:04un autre minéral nommé grégite.
16:07Or, la grégite nécessite du sulfure pour apparaître
16:11et des microbes peuvent produire ce sulfure
16:14en transférant des électrons au sulfate,
16:17un autre composé chimique présent dans la roche.
16:21Les chercheurs ne peuvent pas encore analyser
16:23entièrement ce fragment rocheux,
16:25mais ils disposent déjà sur Terre
16:28d'un indice crucial,
16:30si discret,
16:31qu'ils passeraient inaperçus
16:32sans savoir où chercher.
16:34Si des microbes ont vécu
16:36dans les anciens océans martiens,
16:38ils n'ont sans doute laissé
16:39ni hausse ni structure visible.
16:42Ils auraient bon plutôt laissé
16:43des signatures chimiques
16:45piégées dans les minéraux.
16:47Sur Terre,
16:48les microbes sont apparus dans les océans
16:50il y a environ 3,7 milliards d'années,
16:53époque où Mars possédait également de l'eau.
16:57Lorsqu'elle s'évapore,
16:58elle dépose des minéraux
17:00et certains peuvent emprisonner
17:02des micro-organismes
17:03comme des insectes figés dans l'ambre.
17:06Sur Mars,
17:07on pense que les minéraux sulfates
17:09pourraient jouer ce rôle.
17:11Sur Terre,
17:12le gypse agit de manière comparable.
17:15Pour tester cette idée,
17:16des chercheurs se sont rendus
17:18dans une carrière de gypse en Algérie.
17:20Il y a des millions d'années,
17:21la Méditerranée a presque entièrement disparu,
17:25laissant derrière elle
17:26d'épaisses couches de gypse.
17:27Ses dépôts ont conservé
17:29d'anciennes bactéries
17:30à l'intérieur même du minéral,
17:32ce qui fait de cet endroit
17:34un excellent analogue de Mars.
17:36L'équipe y a testé
17:37un appareil compact appelé
17:39LIMS,
17:40abréviation de Laser Ablation,
17:42Ionization Mass Spectrometer,
17:45que je ne nommerai qu'une seule fois.
17:47Le principe est simple,
17:48un laser frappe un point minuscule
17:50de la roche,
17:51le vaporise,
17:53puis analyse les éléments chimiques libérés.
17:56Chacun produit un signal distinct,
17:58comparable à un code barre.
18:00On peut ainsi repérer
18:02des signatures chimiques
18:03associées à la vie.
18:05Lorsque l'instrument a été dirigé
18:07vers le gypse algérien,
18:09il a révélé de fines structures
18:11filamenteuses,
18:12déjà connues comme bactériennes.
18:14Il a aussi détecté des minéraux
18:17dont les microbes favorisent la formation,
18:20comme la dolomite
18:21et certaines argiles.
18:23C'est important,
18:24car les microbes ne se contentent pas
18:26de laisser des fossiles.
18:28Ils modifient aussi les roches
18:29pendant leur activité.
18:31Sur Mars, toutefois,
18:33l'analyse serait plus difficile.
18:35L'environnement y diffère
18:37de celui de la Terre
18:38et d'éventuels fossiles
18:40horaires des milliards d'années.
18:42Les chercheurs doivent donc aussi
18:43exclure les processus non biologiques
18:46capables de produire
18:47des signaux semblables.
18:49Beaucoup pensent que pour obtenir
18:51toutes les réponses,
18:52il faudra envoyer des humains sur Mars.
18:55Et l'objectif principal
18:56de la première mission habitée
18:58ne serait pas d'exploiter des ressources
19:00ni de planter des drapeaux,
19:02mais de rechercher la vie.
19:04Les scientifiques veulent déterminer
19:06si Mars a déjà abrité
19:08des organismes vivants,
19:09si elle en héberge encore
19:11ou si la planète a simplement
19:13connu les réactions chimiques
19:14ayant conduit à l'apparition de la vie.
19:17Ensuite, ils souhaitent comprendre
19:19où se trouvent l'eau
19:20et le dioxyde de carbone martien,
19:23comment ces cycles fonctionnent
19:24et comment ils ont évolué.
19:27La géologie vient ensuite,
19:29car les roches conservent
19:31la mémoire de la planète.
19:33Chaque couche raconte
19:34un fragment de son histoire.
19:36Les chercheurs doivent aussi étudier
19:39les effets de Mars
19:40sur le corps humain,
19:41le cerveau
19:42et les relations de groupe
19:44lorsque des personnes
19:45vivent isolées ensemble.
19:47Les projets à long terme
19:49vont plus loin encore.
19:50Comprendre comment plantes,
19:53microbes et animaux
19:54survivraient sur Mars,
19:56comment les radiations
19:57modifient l'ADN
19:58et si la reproduction
20:00peut se maintenir
20:01sur plusieurs générations.
20:02Ils veulent également savoir
20:04si d'éventuels microbes martiens
20:07pourraient menacer
20:08les astronautes
20:09ou leurs équipements.
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