00:00Aujourd'hui, je vous parle d'une sorte d'ancêtre de Donald Trump
00:03qui se cassa les dents, et même un peu plus, en Iran, figurez-vous,
00:07ou plutôt chez l'Éparte, un peuple dont le territoire s'étendait
00:10sur le territoire actuel de l'Iran.
00:13Il s'appelait Marcus Lysinius Crassus.
00:16Il vivait au 1er siècle avant notre ère et il dirigeait avec César et Pompée
00:20la plus grande puissance d'alors, Rome.
00:23Richissime, sûr de lui, Crassus avait fait fortune dans la spéculation immobilière,
00:28suivez mon regard. Il avait tout, Crassus, mais il lui manquait encore quelque chose
00:32par rapport à ses deux associés politiques, une victoire militaire prestigieuse.
00:36Alors il se décida pour l'Empire Parthes.
00:38Sur le papier, ou plutôt sur le marbre, la conquête promettait d'être facile,
00:42surtout quand on a la plus forte armée du monde, mais le territoire était immense
00:45et les Parthes disposaient surtout d'une arme simple mais redoutable, leurs arcs.
00:51Faisant semblant de fuir à cheval devant l'ennemi, il s'était capable de se retourner
00:55soudainement tout en galopant pour décocher des flèches mortelles.
00:59Une expression d'ailleurs en est resté en français, la flèche du Parthes,
01:02qui désigne un trait assassin qu'on tire dans une conversation avant de s'en aller.
01:08Face aux complications de la guerre en Iran de Trump, on avoue avoir pensé à Crassus
01:13contre les Parthes. Avec dans le rôle de l'Arc, deux possibilités.
01:17Un, le drone iranien qu'on appelle Shahed, tout simple mais qui fait d'énormes dégâts
01:22dans la région, ou deux, le détroit d'Hormuz, carrément,
01:25qui bloqué aura d'immenses et désastreuses conséquences économiques.
01:31Crassus mourut sur le champ de bataille. Dans son histoire romaine,
01:34le grand historien de l'Antiquité, Dion Cassius, raconte comment les Parthes
01:38se sont servis de sa tête tranchée comme accessoire dans une pièce de théâtre.
01:43Une triste histoire, mais qui nous rappelle que les guerres se préparent
01:46et qu'il faut toujours et encore se méfier de la flèche du Parthes.
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