00:00Je pense qu'Emmanuel Macron, je vais être très cru, a manqué à sa fonction de chef de l'État.
00:09Son absence et celle du Premier ministre qui était en son temps ministre de la Défense nationale, ministre des Armées,
00:18est une faute, une maladresse.
00:21Elle relève de la désinvolture, du dilettantisme.
00:25Comme si on voulait dire, dans un message subliminal, cette mort n'est rien, cette mort n'a pas d
00:31'importance.
00:32Vous imaginez quand il y a eu l'affaire du Dracar, le drame du Dracar en 1983, si la France
00:37n'avait rien dit, si la France n'avait pas été présente à la sépulture.
00:44Là, on est dans une situation où cette mort gêne le pouvoir.
00:51Alors que c'est le pouvoir qui a envoyé ce soldat là où il est, pour combattre le terrorisme.
00:57Pourquoi cette mort gêne le pouvoir ? Peut-être à cause des banlieues ? Peut-être parce qu'on a
01:01peur.
01:02Parce qu'on a peur de tout aujourd'hui en France. Nos politiciens ont peur de tout.
01:07Le chef de l'État, c'est le chef de la famille. C'est le chef des familles.
01:10C'est le chef de la tribu. C'est le patriarche. C'est le grand consolateur.
01:16Et donc, le fait qu'il ne soit pas là, aux côtés de la famille, c'est une indignité.
01:23C'est un acte de décivilisation.
01:27La civilisation, c'est simple.
01:28C'est quand on s'incline devant la mort de quelqu'un qu'on a connu et qu'on reconnaît
01:36parce qu'il est membre de la famille.
01:38La civilisation, c'est quand on est dans la gratitude, dans la reconnaissance.
01:42La civilisation, en fait, elle a commencé avec les Grecs, avec cet écriteau qui était installé dans le défilé des
01:54Thermopyles.
01:56Passant va dire à Sparte que ces soldats sont morts ici pour obéir à ces lois.
02:07Merci.
02:07Merci.
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