- il y a 2 mois
Descriptif : L’ancien militaire, par ailleurs accusé du meurtre de la petite Maëlys, a été condamné à 20 ans de réclusion pour celui caporal Arthur Noyer. Récit détaillé de ces sept jours d’audience très médiatisés. Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Production : Marion Bothorel, Thibault Lambert, Salomé Robles et Ambre Rosala - Réalisation et mixage : Julien Montcouquiol - Musiques : François Clos, Audio Network - Identité graphique : Upian - Archives : BFMTV.
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NewsTranscription
00:03Bonjour, c'est Jules Lavi pour Codesources, le podcast d'actualité du Parisien.
00:12Le mardi 11 mai, à Chambéry, Nordal-Lelandais a été condamné à 20 ans de réclusion criminelle
00:18pour le meurtre d'un jeune homme de 23 ans, Arthur Noyer, en avril 2017.
00:23Il sera jugé plus tard, a priori l'année prochaine, pour la mort de Maëlys, 8 ans,
00:27enlever et tuer la même année à la fin de l'été.
00:31Codesources a choisi de prendre le temps de raconter ce procès en y consacrant deux épisodes,
00:36le deuxième aujourd'hui avec Pascal Aigret et Louise Colcombé du service Police Justice du Parisien.
00:45On reprend ce récit pendant l'audience du mercredi 5 mai,
00:49où l'on évoque la nuit du meurtre d'Arthur Noyer, la nuit du 11 au 12 avril 2017.
00:55Ce soir-là, Pascal Aigret, pendant que Nordal-Lelandais dîne chez son ami Nazim,
00:59il essaie de convaincre par SMS une femme prénommée Camille de le retrouver pour avoir une relation sexuelle.
01:06Juste après, leurs échanges de textos vont être lus à la barre pendant le procès.
01:10Oui, Camille, c'est l'une des relations sexuelles de Nordal qu'on voit de temps en temps.
01:17On veut savoir si vraiment Nordal insiste lourdement ou si c'est un petit peu un jeu.
01:22C'est encore un moment où on rentre dans l'intimité d'un échange avec des détails.
01:27Elle lui dit « mais non, je ne veux pas parce que tu sais très bien que j'ai mes
01:30règles ».
01:31Et il lui répond « mais ce n'est pas grave ». Elle lui dit « MDR, LOL ».
01:35Enfin, c'est assez ambigu. Mais effectivement, leurs échanges durent pendant plus d'une heure.
01:42Et il y a une coïncidence peut-être.
01:44C'est qu'à partir du moment où elle lui dit définitivement « je ne veux pas te voir »,
01:49peu de temps après, on va voir apparaître la voiture de Nordal-Lelandais
01:52sur les caméras de vidéosurveillance de la ville de Chambéry.
01:55Il est à peu près 23h30.
01:57Donc on est quelques heures avant qu'il prenne un retournoyer en stop.
02:01Et on va voir cette voiture et également Nordal-Lelandais à pied
02:05circuler pendant des heures dans Chambéry.
02:08Le matin même, Nordal-Lelandais avait essayé sans succès
02:11de convaincre un homme qu'il voyait de temps en temps, un certain Richard.
02:15Pour les gendarmes, cette nuit-là, Nordal-Lelandais était en chasse ?
02:19Oui, pour les gendarmes, cette errance, en tout cas vue à travers les caméras,
02:25ce comportement un peu étrange de ce conducteur dont le véhicule ralentit,
02:29s'arrête comme s'il observait, serait un élément de preuve
02:34qu'ils cherchaient absolument à avoir une relation sexuelle,
02:37en quelque sorte qu'ils cherchaient une proie.
02:41Arthur Noyer est donc tué cette nuit-là.
02:44Pascal Aigré, certains des amis de Nordal-Lelandais,
02:46le voient le jour d'après, le 13 avril.
02:49Oui, trois de ses amis témoignent, dont Nazim,
02:53de leur moment passé le 13 avril.
02:55Et ils ont affaire à un Nordal-Lelandais conforme à ce qu'il est d'habitude.
03:02Avec l'une, ils promènent leurs chiens en commun.
03:05Avec Nazim, il vient s'inviter à une fin de soirée de chef d'entreprise.
03:11Et avec la troisième, ils vont boire un verre.
03:14Il est comme d'habitude, sympa, rigolo.
03:17Et aussi, et ça c'est très important pour l'enquête,
03:20il n'a aucune trace de coup au visage.
03:23Il a un visage indemne, contrairement à ce qu'il avait expliqué des coups portés par Arthur Noyer.
03:28La journée d'audience suivante, le jeudi 6 mai,
03:31commence par une question du président de la cour à Nordal-Lelandais.
03:35Oui, le président rappelle les moments particulièrement émouvants de l'audience de la veille
03:40et lui propose d'ajouter quelque chose.
03:43Et là, on a un Nordal-Lelandais figé dans le box, immobile et comme un bloc, complètement muet.
03:50Et son avocat vient à sa rescousse pour dire que Nordal-Lelandais s'exprimera sur les circonstances
03:56et sur les faits au moment où le président l'a prévu, c'est-à-dire le lendemain, le vendredi.
04:00Le même jour, un témoin important vient à la barre, un certain Farid.
04:05Il a été co-détenu de Nordal-Lelandais à la prison de Saint-Quentin Falavier en Isère
04:09et selon lui, en 2018, Nordal-Lelandais lui a confié avoir tué la petite Maëlys et Arthur Noyer pour des
04:17motifs sexuels.
04:19Ce détenu qui est sorti de prison et qu'on est allé chercher, traîné devant la cour d'assises
04:24parce qu'il ne voulait pas venir témoigner, a un poids très important pour l'accusation, a priori en tout
04:29cas.
04:29Il a expliqué avoir recueilli en prison les confidences de Nordal-Lelandais
04:35qu'il lui aurait donc à lui avoué avoir proposé une fellation à Arthur Noyer
04:41que Arthur Noyer aurait refusé et que ce serait le véritable motif de la bagarre.
04:46Mais il aurait aussi décrit Nordal-Lelandais lui racontant avoir pris une grosse pierre
04:50et frappé Arthur Noyer avec cette grosse pierre alors qu'il était descendu pour soulager un besoin naturel.
04:56Et il dit aussi, la petite Maëlys, il m'a expliqué qu'il l'avait violée et que comme elle
05:01protestait, il l'a tuée.
05:02Donc on attend avec impatience ce que va dire ce témoin Al-Abar.
05:08Décrivez-nous Farid Al-Abar, qu'est-ce qu'il raconte ?
05:10Farid Al-Abar est un petit peu bousculé par le président d'emblée.
05:14Il lui dit mais comment vous avez recueilli les confidences de Nordal-Lelandais ?
05:18Alors il explique que c'était au quartier d'isolement, Nordal-Lelandais se faisait tout le temps insulter,
05:22mais moi je ne l'insultais pas.
05:23Le président s'étonne mais ah bon ?
05:25Les violeurs en prison ou les tueurs d'enfants n'ont pas la cote ?
05:30Mais vous, ça ne vous dérange pas, vous parlez avec lui.
05:32Il répond, ah ben oui, moi comme je lui donnais du tabac et puis on avait sympathisé,
05:36puis comme j'étais à l'isolement, les autres ne me voyaient pas être sympa avec lui,
05:39donc ça ne me posait pas de problème.
05:40Et puis il finit par dire, ah et puis je lui ai donné de la cocaïne,
05:44donc ça a facilité les choses aussi.
05:47C'est le président lui-même qui lui dit, bah bon, on ne va pas vous demander
05:50comment vous avez trouvé de la cocaïne en prison, parce que ce n'est pas le sujet.
05:53Mais ce qui quand même nous étonne le plus, c'est que vous,
05:56vous arrivez à obtenir les aveux de Nordal-Lelandais,
05:59sous-entendu les gendarmes ont essayé pendant des mois d'instruction,
06:03les avocats, nous depuis plusieurs jours déjà,
06:07mais vous, le co-détenu, vous les avez recueillis ces confidences.
06:09Et on sent qu'il y a quand même un petit problème avec ce témoignage.
06:14Le président lui demande aussi pourquoi il s'est empressé
06:17d'aller rapporter les aveux de Nordal-Lelandais.
06:20Ça aussi, ça l'étonne.
06:21Parfois, il arrive que des co-détenus aillent balancer des pseudo-aveux
06:26pour obtenir, par exemple, une remise de peine
06:28ou des faveurs de l'administration pénitentiaire.
06:31Donc c'est un petit peu le sens de sa question.
06:33Et là, le témoin dit, ah bon, mais pourquoi, dans quel but ?
06:36Aucun, j'ai obtenu aucune remise de peine.
06:38C'est juste très grave, ce qu'il m'a raconté.
06:40Et il rajoute ça, d'habitude, je ne suis pas une balance.
06:43Et le président lui dit, mais pourtant, vous êtes connus dans le dossier
06:47pour être un indique.
06:49Un informateur de la police.
06:51Un informateur de la police et de la gendarmerie.
06:53Voilà, donc on se rend compte, finalement,
06:55que ce co-détenu lambda, en fait,
06:59qui purge une peine de prison pour escroquerie,
07:02ce qu'on apprend aussi,
07:02qu'il n'a peut-être pas été placé tout à fait par hasard
07:05dans une cellule voisine de celle de Nordal-le-Landais.
07:09Et que ça donne encore moins de crédit à l'idée de ses confidences.
07:15Farid admet qu'il est un indique ?
07:17Oui, Farid l'admet, pas à pas.
07:19Et il proteste, il dit, mais vous cherchez, en fait,
07:22à savoir si je suis crédible ou pas,
07:23comme mine d'être très étonnée.
07:26Et le président ne le lâche pas.
07:29Il va lui dire, pourquoi vous avez donné plusieurs versions
07:33pendant l'instruction des aveux que vous aurez faits Nordal-le-Landais ?
07:36Il y a une version où c'est Nordal-le-Landais
07:39qui met sa main sur la cuisse d'Arthur Noyer.
07:42Il y en a une autre où c'est l'inverse.
07:44La première version, il n'y a pas du tout de fellation.
07:45Enfin, en fait, on se rend compte de plus en plus que ça ne tient pas.
07:50Ce témoignage venant d'un informateur de la police
07:52ne semble donc finalement pas crédible.
07:55Que dit l'avocate générale qui représente l'accusation
07:58après avoir entendu Farid ?
08:00C'est très court.
08:01Elle dit, ce ne sera pas un témoignage sur lequel l'accusation se fondera,
08:04sous-entendu dans son réquisitoire et pour requérir une peine.
08:09Ça veut dire pour elle que ça n'a aucune valeur.
08:10D'un mot, Pascal Aigret, ce témoignage,
08:12il avait été rapporté par plusieurs journaux,
08:14dont le Parisien et vraiment par beaucoup de médias.
08:16Il avait eu beaucoup de force dans un premier temps.
08:17Il avait eu beaucoup de force,
08:19mais parce que les juges d'instruction de Chambéry
08:23pour l'affaire Noyer
08:24et également dans le dossier Maëlys
08:27y accordaient beaucoup d'importance.
08:29C'était un élément à charge fort
08:30puisqu'il allait dans le sens de cette idée d'une pulsion sexuelle.
08:36Le vendredi 7 mai est consacré à l'examen des faits.
08:41Comment précisément Arthur Noyer a-t-il été tué ?
08:44Le président demande à Norda Lelandais s'il a une déclaration à faire à la cour.
08:48Oui, c'est donc la énième fois depuis le début du procès,
08:52c'est le cinquième jour d'audience,
08:53qu'on lui tend une perche pour lui dire
08:56« Est-ce que spontanément, vous, de vous-même,
08:58vous avez quelque chose d'autre à dire ? »
09:01Et là, non, en fait.
09:02Donc le président lui explique
09:03« Écoutez, les aveux, finalement, j'en ai pas forcément besoin.
09:07Par contre, je vais vous interroger
09:09sur tous les éléments d'incohérence de votre récit. »
09:12Et là, on démarre un très long interrogatoire
09:15qui va durer cinq heures.
09:16Et il égrène tous les éléments qui ne tiennent pas
09:18dans ce qu'a dit et dans ce que dit Norda Lelandais.
09:21Il égrène d'abord les multiples versions
09:24que Norda Lelandais a livrées,
09:25du fait qu'ils disent « Non, Arthur Noyer, je le connais pas.
09:29J'ai entendu dire que c'était un militaire
09:30qui avait disparu. »
09:32Et à chaque fois, il lui dit
09:34« Qu'est-ce qu'il faut croire ?
09:35Votre première version ?
09:36Votre deuxième ? Votre troisième ? Votre quatrième ? »
09:38Il montre en fait quelqu'un qui a beaucoup menti.
09:40Ensuite, il reprend les éléments des témoignages
09:43de tous ceux qui ont vu Arthur Noyer
09:45la nuit des faits,
09:46avec tous ces éléments d'incohérence sur
09:49« Il voulait pas aller à la caserne, soi-disant,
09:51mais dans cette commune au-dessus de Chambéry.
09:54C'était pas du tout quelqu'un qui voulait se venger. »
09:56Les choses ne collent pas.
09:58Également, il lui demande
09:59« Mais vous vous décrivez en panique,
10:01mais pourquoi vous avez cette présence d'esprit
10:03d'éteindre vos téléphones portables cette nuit-là ? »
10:06Et l'autre dit « Mais si, si, j'ai éteint
10:08parce que j'étais paniqué,
10:10parce que j'avais peur. »
10:11Il lui dit « Mais le lendemain,
10:12vos amis vous voient,
10:14vous êtes comme d'habitude,
10:15vous n'avez pas du tout l'air perturbés.
10:17Donc la panique dont vous parlez,
10:19vous venez de tuer un homme,
10:20c'est pas très cohérent non plus,
10:22monsieur Lelandais. »
10:24Et l'autre dit « Ah, mais j'étais dans le déni,
10:27je voulais donner bonne figure,
10:29j'ai une carapace. »
10:30Il a un peu toujours réponse à tout,
10:32il se défend point par point.
10:34Et quand on évoque des dossiers
10:35d'agression sexuelle sur les fillettes,
10:37Lelandais proteste tout d'un coup en disant
10:39« Mais on est dans quel procès là ? »
10:41Tout d'un coup, il devient un peu arrogant.
10:43Mais c'est quand même assez ravageur
10:45pour l'accuser, cet interrogatoire.
10:47Dernier point, Pascal Aigret,
10:48le président de la cour l'interroge aussi
10:51sur son mobile.
10:52Pourquoi il a tué Arthur Noyer ?
10:54Oui, il le réinterroge sur ce qu'il faisait
10:57ce soir-là à Chambéry,
10:58sur l'idée d'une chasse
10:59ou au moins d'une volonté
11:01d'avoir une relation sexuelle.
11:02Nordal Lelandais répète
11:04« Non, je ne voulais pas avoir
11:05une relation sexuelle avec Arthur Noyer.
11:07C'était un accident,
11:09je n'ai pas voulu lui donner la mort,
11:11je n'avais pas l'intention de le tuer. »
11:12Et le président de la cour fait aussi
11:13un parallèle entre les deux affaires,
11:15entre la mort d'Arthur Noyer
11:17et celle de Maëlys.
11:18Oui, tout d'un coup,
11:19il énumère les points communs
11:21aux deux crimes.
11:22Les coups donnés
11:23sans intention de donner la mort,
11:24un corps mis dans le coffre,
11:26l'extinction des téléphones portables,
11:28une négation des faits
11:30jusqu'à ce que les éléments
11:31soient présentés à Nordal Lelandais.
11:33Et il lui demande
11:34« On est d'accord avec toute cette liste ? »
11:37Et Nordal Lelandais fait juste « Oui ».
11:39Sous-entendu, il admet la ressemblance
11:41entre les deux crimes.
11:47Louis Scolcombe, vous prenez le relais
11:49de Pascal Aigret pour couvrir ce procès
11:51à partir du lundi 10 mai.
11:52Ce jour-là, les experts psychiatres
11:54se succèdent à la barre.
11:56Que disent-ils ?
11:57Alors, première chose,
11:58Nordal Lelandais n'est pas fou.
11:59C'est-à-dire qu'il n'a pas de maladie psychiatrique,
12:01auquel cas d'ailleurs, il ne serait pas jugé,
12:03mais il était donc en pleine conscience
12:05de ses actes quand il les a commis.
12:07La seconde chose, c'est que pour autant,
12:09ils sont tous d'accord,
12:10parce qu'il y a eu multiples collèges
12:12d'experts psychiatres et psychologues.
12:14Beaucoup de gens ont vu Nordal Lelandais
12:16dans les deux affaires,
12:17Maïlis et Cabral Noyer.
12:19Et ils sont tous d'accord pour dire
12:20qu'il est dangereux.
12:21Il y a même un expert qui va dire
12:23que sur une échelle de 7,
12:24il est dangereux à 6.
12:25Pourquoi il est dangereux ?
12:26Ils sont d'accord tous pour dire
12:27qu'il a des troubles majeurs
12:29de la personnalité.
12:30Par exemple, il a une peur panique
12:33de l'abandon.
12:34Il pense qu'il y a des carences affectives
12:35très fort dans l'enfance,
12:37ce que lui ne reconnaît pas,
12:38mais pour autant,
12:39il ne s'explique pas autrement,
12:40sa peur que les femmes l'abandonnent
12:42et même son impulsivité,
12:43son agressivité quand elles le quittent.
12:45Son amour des chiens,
12:46qui n'est pas du tout anecdotique,
12:47en fait, il était maître chien,
12:48mais en fait,
12:48il a pu parler de ses chiens
12:49comme l'un, c'est l'amour de sa vie,
12:51une autre chienne qu'il avait recueillie,
12:54une femme lui avait mis un ultimatum,
12:55il fallait la placer,
12:56il a refusé.
12:57Il y a vraiment quelque chose
12:58de très fort là-dessus.
12:58Pourquoi ?
12:59Parce qu'un chien, en fait,
12:59ça ne vous trompe jamais.
13:00Le chien, c'est fidèle,
13:01c'est à la vie, à la mort
13:02et lui, il a besoin de ça.
13:04Ces experts racontent aussi
13:05comment il a réagi en février 2018,
13:08juste après avoir fait des aveux partiels
13:10dans l'affaire Maëlys.
13:12Oui, alors ça, c'est un moment clé.
13:13Et il y a une des expertes psychologues,
13:15Magali Ravi,
13:16qui le voit au lendemain de ses aveux.
13:18Et là, elle trouve un homme
13:19qui est complètement effondré,
13:20en pleurs,
13:21totalement désolé pour les parents de Maëlys.
13:24Elle découvre un ordal hollandais vulnérable.
13:27En fait, ce qu'ils expliquent tous,
13:28c'est qu'en réalité,
13:29derrière l'homme musculeux,
13:32un peu macho,
13:33avec ses chiens, etc.,
13:34se cache en fait
13:35quelqu'un qui, avec toutes les failles narcissiques
13:37qu'on a décrites avant,
13:38qui en fait, en permanence,
13:39il essaye de mettre ça à distance.
13:40C'est-à-dire qu'il raconte
13:41son père est malade,
13:42son frère a une maladie,
13:43il n'en parle jamais,
13:44il parle jamais de ses émotions
13:45parce qu'il ne veut pas les ressentir.
13:46En fait, il est très vulnérable.
13:47Elle, elle le voit vraiment
13:48au moment où il est au fond du trou,
13:50comme on pourrait dire.
13:51D'ailleurs, le soir même,
13:52il va être placé à l'UHSA,
13:53qui est donc une unité psychiatrique
13:55parce que là,
13:56il y a même un risque suicidaire
13:58à ce moment-là.
13:59Les experts estiment
14:00qu'à ce moment-là,
14:01Nordal Lelandais
14:02fait carrément
14:03un effondrement psychique.
14:05On sait pourquoi ?
14:06Parce qu'en fait,
14:07ils expliquent qu'il est clivé.
14:09Une personne clivée,
14:09c'est quelqu'un
14:10qui va apparaître totalement normal
14:11à tout le monde,
14:11à ses amis, sa famille
14:12et qui part ailleurs
14:13et ne part plus sombre,
14:14qu'il ignore lui-même d'ailleurs
14:15et qu'il ne veut pas voir.
14:16Et du coup,
14:17le jour où il fait face à ses actes,
14:19les deux parties de cette personnalité
14:21qui ne se rencontrent jamais
14:22sont face à face.
14:23Et là, du coup,
14:24c'est très dur
14:24parce que c'est là
14:25où ça déconstruit un peu le monstre.
14:27C'est-à-dire qu'en fait,
14:28tout tueur qu'il peut être,
14:29il est aussi humain
14:29et qu'en fait,
14:30il ne supporte pas
14:31de savoir qu'il a fait ça.
14:32Et donc,
14:32il rentre en dépression.
14:34Et après ces phases-là,
14:35il y a des moments
14:36où en fait,
14:36ces gens-là se remettent
14:38en clivage,
14:39c'est-à-dire qu'ils réarrangent
14:40la réalité
14:40pour mieux la supporter en fait.
14:42Racontez-nous la plaidoirie
14:43de l'avocat de la famille
14:45d'Arthur Noyer,
14:45Maître Boulou,
14:52il n'est pas du tout
14:53dans cette psychologie
14:54qui pourrait expliquer
14:56les demi-vérités,
14:57les mensonges,
14:58la vulnérabilité.
14:59Pour lui, c'est simple.
15:00Il ment parce qu'il veut
15:01sauver sa peau.
15:01C'est clair et net.
15:03Et il en veut beaucoup aussi
15:04à Norda Lelandais
15:05d'avoir dissimulé ce corps.
15:07Pour lui,
15:08il n'y a qu'un but,
15:09c'est qu'on ne retrouve pas
15:10les preuves
15:11qui vont peut-être manquer
15:12ensuite pour le condamner.
15:13Ce corps qui a été retrouvé
15:15des mois plus tard
15:16en état de décomposition avancée.
15:18Donc, on a quelques informations
15:19qui sont livrées par le crâne,
15:20des coups très importants au visage.
15:22Mais ce n'est effectivement
15:23pas du tout la même chose
15:24que si on avait eu
15:25le corps tout de suite.
15:28Louise Colcombé,
15:29racontez-nous maintenant
15:29le réquisitoire
15:30de l'avocate générale
15:32qui représente donc l'accusation.
15:34Alors, l'avocate générale,
15:35elle veut démontrer
15:36qu'il y avait
15:38une intention homicide.
15:39C'est-à-dire la volonté
15:40de tuer.
15:41Ce que Norda Lelandais
15:42nie depuis le début.
15:43Il dit, en gros,
15:44je lui ai donné des coups
15:44mais je n'ai pas fait exprès
15:46qu'il meure.
15:46Donc, elle va développer
15:47tout un tas d'arguments.
15:48Par exemple,
15:49elle va expliquer
15:50que, point central,
15:53à ce moment-là,
15:54le caporal noyé,
15:55il est ivre.
15:55On l'a vu sur des images
15:56de vidéosurveillance.
15:57Il est complètement imbibé.
15:59Deuxième chose,
16:00Norda Lelandais,
16:01c'est quelqu'un de très musculeux
16:02qui a pratiqué la boxe,
16:04qui est plus grand,
16:05plus gros.
16:05Donc, pour elle,
16:06il y a un déséquilibre des forces.
16:07Il est vulnérable
16:08à ce moment-là,
16:08le caporal noyé.
16:09Autre chose,
16:09elle va aussi parler
16:10de la dissimulation du corps
16:12qui pourrait être
16:12un élèvement aggravant.
16:13Le fait qu'il ait éteint
16:14des téléphones,
16:15qu'il n'ait pas appelé
16:16les secours,
16:16les pompiers.
16:17Et puis,
16:18elle va aussi parler
16:18de son comportement après.
16:19On sait qu'après,
16:20il va à une fête,
16:21il fait des choses
16:21comme si de rien n'était.
16:22Elle dit,
16:23quand on tue
16:24accidentellement quelqu'un
16:24comme ça,
16:25est-ce qu'on va retuer
16:26accidentellement
16:26cinq mois plus tard ?
16:27Et là,
16:27elle fait directement allusion
16:28à l'affaire Maïlis,
16:29dans laquelle,
16:30Norda Lelandais dit aussi
16:31que c'était un accident.
16:33Et elle n'y croit pas une seconde.
16:34Pour l'avocat de général,
16:35quel est le mobile ?
16:36Pour elle,
16:36il n'y a qu'un mobile possible.
16:37Elle dit qu'elle s'est posée
16:38la question dans tous les sens,
16:39c'est qu'il n'y a que
16:40le mobile sexuel.
16:41Il y a cette amie
16:42qui a sollicité toute la soirée
16:43pour avoir une relation
16:44qu'il ne veut pas,
16:45quand on le voit aéré
16:46dans les rues,
16:47tout ce contexte
16:48où il empile
16:48les expériences sexuelles
16:50à ce moment-là.
16:51Donc,
16:52pour elle,
16:52le caporal noyé,
16:53ça va être non pas une proie,
16:54mais en fait,
16:55une occasion
16:55d'assouvir cette pulsion.
16:57Et ce qu'elle imagine,
16:58c'est qu'en réalité,
16:58ça ne s'est pas passé
16:59comme Norda Lelandais le voulait
17:00et que du coup,
17:02le caporal noyé est mort
17:03parce qu'il a opposé un refus.
17:05Et le point clé
17:05abordé dans le réquisitoire
17:07de l'avocat général,
17:08c'est est-ce qu'il y a eu meurtre
17:09ou des coups mortels
17:11portés par Norda Lelandais
17:13sur Arthur Noyer ?
17:14Oui,
17:15ce sont deux qualifications
17:15juridiques différentes.
17:16Le meurtre,
17:17c'est 30 ans maximum.
17:19Les coups mortels aggravés,
17:20c'est-à-dire j'ai tué
17:21sans le faire exprès,
17:22ce que soutient Norda Lelandais
17:23et son avocat,
17:24c'est 15 ans.
17:2530 ans, 15 ans.
17:26On n'est plus du tout
17:26sur le même enjeu
17:27pour ce procès.
17:28Et pour elle ?
17:29Pour elle,
17:29c'est un meurtre.
17:30Il y a intention homicide.
17:32C'est le terme retenu
17:34dans le code pénal,
17:35l'intention homicide.
17:36C'est-à-dire qu'au moment
17:37où vous portez le coup,
17:38vous voulez que la personne meure.
17:40Quelle peine demande
17:40l'avocat général ?
17:41Alors elle,
17:42elle demande une peine
17:42de 30 ans
17:43avec une sûreté des deux tiers,
17:45le maximum.
17:46En fait,
17:46elle considère qu'il y a meurtre,
17:48que le fait d'avoir caché le corps
17:49et donc d'avoir
17:50essayé d'altérer des preuves
17:51et d'avoir fait souffrir la famille,
17:53c'est aggravant.
17:54Et par ailleurs,
17:55elle considère qu'il est dangereux,
17:57que ses capacités de réinsertion
17:58sont très faibles
17:59et que donc,
18:00il faut le mettre à l'abri
18:01pour longtemps.
18:02Comme le veut la procédure,
18:04le dernier a plaidé.
18:05Et l'avocat de la défense,
18:07que dit l'avocat de Nordal-Lelandais,
18:09Alain Jakubowicz ?
18:11Alain Jakubowicz,
18:12il va avec ses deux confrères,
18:14il va s'attacher déjà
18:15à déconstruire,
18:16comme il l'a fait
18:16pendant tout le procès,
18:17l'hypothèse du monstre,
18:18du serial killer.
18:19Pour lui,
18:19son client est un type banal
18:22qui allait mal,
18:23qui a fait un geste involontaire,
18:25qui a eu la mauvaise réaction.
18:27Le fait de ne pas appeler
18:28les pompiers, etc.
18:29Mais pour autant,
18:30ça ne fait pas un meurtrier.
18:32Lui, évidemment,
18:33il va expliquer
18:33pourquoi il pense
18:34que l'avocat de général
18:35a fondé toute sa démonstration
18:37sur beaucoup d'hypothèses
18:38et un peu de vent, en fait.
18:40Il dit, en gros,
18:40votre version,
18:41elle ne vaut pas plus que la mienne.
18:42Il y a beaucoup de mensonges,
18:44certes, il y a des incohérences,
18:45des choses qui ne vont pas,
18:46mais après tout,
18:47on a le droit de mentir.
18:48Et il va démonter point par point.
18:49Et il dit,
18:50moi, le fait de savoir
18:50qu'il coupe son téléphone après,
18:52qu'il va cacher le corps,
18:53qui n'appelle pas les pompiers,
18:54c'est des choses qui se passent après.
18:55Ça ne nous dit pas
18:56ce qu'il avait dans sa tête
18:56au moment où il donne les coups.
18:58Mais Jakubowicz va aussi expliquer
18:59que pour lui,
19:00cette histoire de mobile sexuel
19:01ne tient pas du tout.
19:02On sait que Narda Lelandais,
19:03il avait tout un tas de relations,
19:05qu'il aurait pu, ce jour-là,
19:05piocher dans son répertoire.
19:07Il avait un plan cul,
19:08entre guillemets,
19:09une autre femme
19:09qu'il aurait totalement pu appeler
19:10et qu'il ne vivait pas très loin.
19:11Ou même une relation homosexuelle
19:13avec qui ils avaient eu un contact
19:14le matin même
19:14et qui avait ouvert la porte
19:16éventuellement à une relation.
19:17Il ne l'a pas fait.
19:18Pour lui,
19:19le fait de regarder des gens
19:20dans la rue,
19:20il a même dit
19:21si ça c'est avoir une puçon,
19:22moi je rends la robe.
19:24Voilà, pour lui,
19:25tout ça est vraiment,
19:26on est presque dans l'ordre
19:27du fantasme en fait.
19:28Juste avant 16h30,
19:29le président de la cour
19:31invite Narda Lelandais
19:32à s'exprimer
19:33pour la toute dernière fois
19:35pendant son procès.
19:37Oui, c'est la procédure qu'il veut.
19:38Les derniers mots sont à l'accusé.
19:40Alors, il va se lever,
19:42main un peu jointe.
19:43Et puis, il va prendre la parole
19:45pour dire deux choses.
19:45La première, c'est qu'il n'a pas voulu tuer.
19:47Il réitère sa position.
19:49Il n'a pas voulu ce qui s'est passé.
19:50Il n'a pas voulu tuer.
19:51Et puis, il va adresser
19:54ses sincères excuses.
19:55Il va même demander le pardon
19:57de la famille.
19:57Il dit, le pardon,
19:58ce n'est pas une formule magique,
19:59mais pour moi, c'est nécessaire.
20:00Et donc, il s'excuse
20:01auprès de la famille d'Arthur Noyer.
20:02Il va même dire,
20:03je m'excuse,
20:04monsieur Arthur Noyer.
20:05Voilà, il s'adresse même
20:06à la victime
20:06dans ses derniers mots
20:08alors qu'il y a le portrait
20:09juste en face encore
20:10d'Arthur
20:11qui est au pied de la famille.
20:16La cour, c'est-à-dire les jurés,
20:18les citoyens
20:18et les magistrats professionnels
20:20se retirent pour délibérer.
20:22Ça va durer 7 heures.
20:24Ils reviennent vers 23h30.
20:26Alors, du coup,
20:27il y a une tension extrême dans la salle
20:28parce que l'attente a été très longue.
20:30Il y a des deux côtés.
20:31La famille de Nordal-Lelandais,
20:32la famille d'Arthur Noyer.
20:33Ils se tiennent la tête.
20:35Les mains sont crispées.
20:36Il y a toujours ce silence terrible
20:38avant les verdicts.
20:39Finalement, ça va très vite.
20:40Le président annonce le verdict.
20:42Nordal-Lelandais est condamné
20:43pour meurtre
20:44à une peine de 20 ans de prison
20:46assortie de la peine de sûreté
20:48des deux tiers.
20:49D'un mot,
20:50comment réagit Nordal-Lelandais ?
20:52Il semble assez impassible
20:53au tout début,
20:54sur le moment,
20:55mais dans les minutes
20:56qui vont suivre,
20:56on sent qu'il accuse
20:57un petit peu le coup quand même.
20:58Ses avocats lui parlent.
20:59Sa mère vient lui parler,
21:00donc il reprend un peu,
21:01quelques couleurs.
21:02Voilà.
21:02Et puis ensuite,
21:03il est conduit
21:04pour être ramené à sa prison.
21:06Et Cécile et Didier,
21:07les parents d'Arthur,
21:08quelle est leur réaction
21:09après l'énoncé du verdict ?
21:11Alors, ça a été très calme.
21:12Il n'y a pas eu de cri de réaction
21:14très digne,
21:15très posé.
21:16Un événement marquant,
21:17c'est que la maman
21:19de Nordal-Lelandais,
21:20elle est allée leur parler.
21:21Elle s'est approchée d'eux.
21:23On ne sait pas exactement
21:24ce qu'ils se sont dit,
21:25mais on sait qu'ils se sont
21:26souhaités du courage,
21:27en fait.
21:28Mais c'est un moment très fort
21:29parce qu'en fait,
21:29au premier jour du procès,
21:31le père d'Arthur,
21:31il était allé voir
21:32la mère de Nordal-Lelandais.
21:34Il l'avait prise dans ses bras,
21:35même,
21:35il l'avait expliqué.
21:36Et ça a toute la dignité,
21:37l'intelligence de cette famille.
21:38C'est-à-dire qu'ils n'ont jamais
21:39confondu la famille
21:40de Nordal-Lelandais
21:41avec Nordal-Lelandais.
21:47À la sortie du palais de justice,
21:48Didier Noyer
21:49dit quelques mots
21:50devant les caméras.
21:51Oui, il explique qu'ils sont
21:53non pas soulagés,
21:54mais décrispés,
21:55c'est son terme.
21:55Il dit que ça faisait 4 ans
21:56qu'ils vivaient,
21:57en gros, sous tension,
21:58en apnée quasiment.
22:00Ils sont extrêmement soulagés
22:01que le meurtre a été reconnu,
22:02que leur fils soit reconnu
22:03comme victime.
22:04Et la peine, en fait,
22:0515, 20, 30,
22:06il a dit « Moi, la peine,
22:07elle appartient à la justice. »
22:09Là encore,
22:09grand respect de la chose judiciaire.
22:11C'est tout.
22:11Il dit « Si il y a un appel,
22:12on ira. »
22:13Mais pour nous,
22:13l'essentiel est fait.
22:14Il dit « On est relativement satisfait. »
22:16Voilà, on sent quelqu'un
22:17qui peut souffler enfin.
22:18Ça ne nous ramènera pas, Arthur.
22:21Qu'il y ait 30 ans, 20 ans, 15 ans,
22:24peu importe,
22:25ça ne nous ramènera pas, Arthur.
22:26Nous, on voulait que la société,
22:28que le système,
22:29que tout le monde reconnaisse
22:31que c'était un meurtre,
22:32que notre fils avait été victime,
22:37c'est fait.
22:39C'est un verdict qui satisfait
22:41à peu près les différentes parties.
22:43Oui, Maître Alain Jokubovic,
22:44donc l'avocat principal de Nordal-Lelandais,
22:46est venu expliquer très vite
22:47qu'il ne ferait pas appel,
22:49par respect pour la famille d'Arthur Noyer,
22:51mais aussi parce que ce verdict
22:53est globalement satisfaisant.
22:55Pour la défense de Nordal-Lelandais,
22:57le pire a été évité,
22:59c'est-à-dire les 30 ans,
23:00cette peine couperait,
23:01qui pouvait tomber.
23:03Et 20 ans,
23:03c'est une peine relativement classique
23:05en termes de meurtre.
23:06Voilà, certes,
23:07son argumentation juridique
23:08n'a pas été retenue
23:09sur les coups mortels,
23:10mais il a réussi à éloigner
23:11la figure du « monstre ».
23:13Et donc,
23:14pour Alain Jokubovic,
23:16finalement,
23:1620 ans,
23:17c'est une peine
23:17qui lui convient plutôt pas mal.
23:21Pascal Aigré,
23:22vous qui avez suivi ce procès,
23:24est-ce que vous avez l'impression,
23:25aujourd'hui,
23:26de connaître la vérité
23:27sur cette affaire,
23:28sur la mort d'Arthur Noyer ?
23:31Non,
23:31très clairement,
23:32on ne sait toujours pas
23:33ce qui s'est passé
23:34après 3h du matin,
23:35dans la nuit,
23:36quand Nordal Lelandais
23:38a pris en stop
23:39Arthur Noyer.
23:40Louis Skolcombe,
23:41Nordal Lelandais,
23:41il n'en a pas terminé
23:42avec la justice.
23:44Non,
23:44il est attendu
23:45pour un nouveau rendez-vous
23:46judiciaire
23:46dans l'affaire Maïlis,
23:48probablement en 2022.
23:49Il pourrait en courir plus
23:50que dans l'affaire Noyer.
23:52Il y aura le poids émotionnel
23:54de cette affaire.
23:55Et Matt Jakubovic,
23:57lui-même,
23:57il a reconnu dans sa plaidoirie
23:58que ce rendez-vous,
23:59il n'allait pas être simple.
24:05Merci à Louis Skolcombe
24:06et Pascal Aigret.
24:08Cet épisode a été produit
24:09par Thibault Lambert,
24:10Marion Bottorel,
24:11Ambre Rosala
24:12et Salomé Robles.
24:13Réalisation,
24:14Julien Moncouquiol.
24:15Code Source
24:16est le podcast
24:17d'actualité du Parisien,
24:18disponible chaque soir
24:19du lundi au vendredi.
24:20Pour ne rater aucun épisode,
24:22abonnez-vous
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24:27N'hésitez pas à nous écrire
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