Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 2 jours
Elections municipales 2026 - Débat du mercredi 18 mars - Lisye Bastia

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:02Ici RCFM, les municipales 2026, le débat Bastia.
00:09Bonjour débat Bastia, avant le second tour que j'ai le plaisir d'animer une nouvelle fois avec Julie Culligi
00:15-Orlande, ma consoeur de Corse Matin, notre partenaire.
00:18Bonjour Julie. Bonjour Patrick.
00:21Ils étaient 7 avant le premier tour, ils ne sont plus que 3, ce qui nous laissera plus de temps
00:25pour aller au fond des choses et pour les échanges.
00:28Toujours en liste donc, Julie Simeone à la tête de la liste, Bastia Insam qui n'a pas bougé par
00:33rapport à dimanche.
00:35Julia Morgan, typo Oni d'Ipedoumane, fruit de la fusion entre la liste conduite au premier tour par le leader
00:41d'un futur pour Bastia et celle de Jean-Martin Mondelon.
00:45Et enfin Nicolas Batini pour la liste Pobro di Bastia, soutenu par le RN qui elle aussi, comme celle du
00:52président de l'exécutif, est inchangé.
00:54Nicolas Batini qui a un peu de retard, on l'attend d'une minute à l'autre.
00:59Bonjour à tous les trois.
01:01Au menu de ce débat, un retour sur les tractations intenses de ces dernières heures avant d'entrer dans le
01:07concret de la nouvelle mandature qui s'ouvre à partir de lundi.
01:10Vos priorités, vos premières mesures, vos ambitions pour Bastia.
01:14Ici RCFM, les municipales 2026, le débat Bastia.
01:20Julien Morganti, vous êtes donc arrivé dimanche en deuxième position avec 25,5% des suffrages, un peu moins de
01:2810 points derrière Gilles Siméoni.
01:30Votre liste s'est alliée à celle de Jean-Martin Mondelon, quelques heures avant le dépôt des listes.
01:36Est-ce qu'on peut dire que l'accouchement a été difficile ?
01:39Le premier tour des élections a marqué un vote sanction contre le bilan en sortant.
01:45Et c'est ça qu'il faut aussi retenir.
01:47Et avec à sa tête un candidat qui a abandonné les Bastia il y a 10 ans.
01:52Donc 65% des gens ont rejeté ce projet.
01:55Mais au-delà de ce constat d'échec, moi j'ai porté un projet qui a été validé par un
01:59électeur sur quatre au premier tour.
02:01Et dès dimanche soir, en responsabilité avec Jean-Martin Mondelon, on a porté cette voie d'union.
02:07Donc en fait, dès lundi matin, les équipes...
02:08Mais ça n'a pas été simple, cette union.
02:10Ça a été simple.
02:11Dès lundi matin, les équipes travaillaient déjà ensemble.
02:14Mais vous avez annoncé l'union qu'il y a hier.
02:17On a voulu prendre le temps de travailler sur le contenu, sur le projet, de préciser.
02:22Malgré les clivages, malgré les rockeurs.
02:24Ça a pu apporter aussi la démarche de Jean-Martin Mondelon, que je remercie.
02:27Donc c'est vraiment la précision sur le projet.
02:31On ne s'est pas partagé les responsabilités.
02:33Et c'est ça aussi une nouveauté dans l'approche.
02:35Le message qu'on envoie, c'est que cette union montre que le changement est possible.
02:39Il n'y a pas eu de réticence, notamment de la part des radicaux.
02:42On voit que Jean-Desouca Réli est onzième.
02:44Mais en revanche, Jean-François Paul, il n'y est plus. Il a disparu.
02:47On n'est pas dans des logiques de personne.
02:48C'est un accord politique.
02:50Il y avait cinq sensibilités d'un côté, trois de l'autre.
02:52Et l'union fait qu'aujourd'hui, il y a les huit sensibilités qui sont présentes sur le même bulletin
02:57de vote.
02:57Et c'est ça la force du message qu'on envoie.
02:59Les Bastiais veulent le changement.
03:01Et aujourd'hui, il n'y a plus qu'un bulletin pour incarner cet espoir et ce changement.
03:05Gilles Sibilloni, vous avez obtenu dimanche 35,3%.
03:08Or, si l'on ajoute le score de Gia Morgant à celui de Jean-Martin Mondelon,
03:13on arrive à un total de 36,7%.
03:16Leur fusion vous inquiète ?
03:18Il y a un deuxième tour qui aura lieu dimanche prochain.
03:21Donc, bien sûr, ce sera aux électrices et aux électeurs de se déterminer.
03:25Alors, à mes consciences, il y a eu un premier tour, vous l'avez rappelé.
03:28La liste Bastien-NCM que j'ai l'honneur de conduire est arrivée largement en tête.
03:33Plus de 10% d'avance sur le premier concurrent.
03:39Également en tête dans tous les bureaux, dans tous les quartiers de la ville, avec un geste fort de confiance.
03:46Notamment dans les quartiers du sud de la ville.
03:49Une confiance qui m'engage et qui m'honore.
03:52Ceci étant, j'ai écouté avec intérêt la présentation par Julien Morgant et des 48 heures qui ont suivi le
04:00premier tour.
04:01Je pense que, vous savez, Bastien, tout le monde se connaît et tout le monde sait tout sur tout.
04:05Il suffit de voir le décalage qu'il y a entre cette présentation aseptisée,
04:10où le candidat attend à nous faire croire que tout va très bien et que 5 plus 3 font 8.
04:16Et que les choses sont passées dans l'attente autour d'un projet dont on attend avec impatience de défiler
04:20les contours.
04:24Mais donc, tout le monde sait bien que ça ne s'est pas passé comme ça.
04:27Je ne pense pas que vous étiez à la table des discussions de cette union.
04:30Ni des discussions avec M. Mandelot, ni des discussions avec M. Battini.
04:34Et vous-même, vous avez discuté avec eux.
04:37Vous savez, nous, on s'adresse à tous les électeurs.
04:39Et je pense que c'est le rôle d'un maire.
04:42Alors, c'est dommage que Nicolas Battini ne soit pas là.
04:45On aurait pu lui poser la question.
04:47Mais pas besoin de lui poser la question de manière très claire.
04:49Je suis le tête de liste.
04:51On n'avait pas discuté avec Nicolas Battini.
04:53Il n'y a ni eu contact, ni mandatement de la part d'émissaire, de ma part.
04:57Et c'est ça le rôle aussi d'un tête de liste.
04:59Clairement, Nicolas Battini a dit qu'il était candidat pour avoir une tribune.
05:03Moi, je suis candidat pour être maire.
05:05Ce n'est pas la même stratégie, ce n'est pas la même démarche.
05:07Il dit aussi qu'il a été approché, en tout cas par un de vos colistiers.
05:11Mais sans aucun mandat de ma part.
05:13Donc, c'est pour ça qu'on est très clair.
05:14Et que ce soit la démarche de Nicolas Battini,
05:16que ce soit la démarche de Sacha Bastelica,
05:19ou bien même de Francie Riolac.
05:21Nous, notre rôle, c'est d'entendre aussi les préoccupations des électeurs
05:24qui se sont portés sur les listes,
05:26qui ne sont plus présentes au second tour.
05:29Donc, c'est notre rôle de parler à ces toutes...
05:31Aucun accord envisagé à aucun moment avec l'URN.
05:35Ni de votre côté, monsieur Gessiméon.
05:36Moi, vous n'avez pas besoin de poser la question, au revoir.
05:39Mais c'est toujours mieux de poser la question.
05:41J'entends avec intérêt votre réponse,
05:43à laquelle vous reconnaissez que des gens issus de votre liste
05:46ont pris contact, semble-t-il.
05:48C'est ce que j'ai compris de vos explications, un peu empoulées.
05:51Mais je ne vais pas parler de choses que je ne connais pas.
05:56J'attends d'entendre la version de Nicolas Battini.
05:58Et puis, chacune et chacun se forgera une opinion.
06:02Vous-même, Gilles Siméon,
06:03vous avez eu des contacts avec Sacha Bastelica, par exemple ?
06:06Oui, j'ai eu un contact avec Sacha Bastelica.
06:08Vous savez, de l'autre côté, les choses ont été claires.
06:10Ça a été notamment à travers un communiqué qui a été rappelé.
06:15Nous n'avons à aucun moment envisagé une fusion au deuxième tour
06:19avec qui que ce soit,
06:21y compris avec des listes qui pouvaient avoir
06:23un certain nombre de points communs avec notre démarche,
06:26tout simplement parce que nous avons considéré
06:27que les conditions politiques n'étaient pas remplies
06:30pour aller vers une fusion.
06:31Pour autant, vous comptez sur les électeurs de Sacha Bastelica ?
06:33Pour autant, j'ai discuté, bien sûr, avec Sacha Bastelica.
06:36C'était normal que je le fasse.
06:39J'ai également appelé par courtoisie un certain nombre de candidats,
06:42dont Francie Riolacci, pour les féliciter de leur participation.
06:47Ceci étant, sur le fond politique, la démarche de Bastelica est claire,
06:52aussi bien en termes de valeurs, de principes, de projets politiques
06:56et d'équipes déterminées à mettre en œuvre ce projet politique.
07:01Juste Simeone, vous êtes arrivé en tête avec 35%.
07:03Un bon score, certes, mais finalement, pas un score, on va dire, triomphant
07:07parce que vous êtes quand même le président de l'exécutif
07:09qui a tout, ou presque, en main.
07:11Comment vous l'expliquez-vous ?
07:13Écoutez, je suis arrivé en tête, je suis heureux de ce résultat.
07:16Nous sommes heureux de ce résultat.
07:17Maintenant, je suis président du conseil exécutif.
07:20Effectivement, j'ai tout en main un certain nombre d'institutions.
07:24Mais vous savez, les institutions que je dirige et auxquelles je participe
07:27n'ont pas vocation à être impliquées en tant que telles dans les campagnes rurales.
07:31Mais vous êtes aussi le sortant par procuration, on va dire.
07:34Et il appartient aux citoyens de se déterminer, en leur âme et conscience.
07:38C'est ce que je leur ai demandé de faire, ce que je leur ai proposé de faire.
07:41Et ce qu'ils ont fait en me plaçant largement en tête
07:45au soir du premier tour, maintenant.
07:47C'est le résultat au soir du deuxième tour qui compte.
07:50Donc, bien sûr, je m'adresse.
07:51Et nous nous adressons, non seulement à celles et ceux
07:53qui nous ont fait confiance dès le premier tour,
07:55mais également à celles et ceux qui ont pu voter d'autres listes
07:58ou encore à celles et ceux qui ont choisi de ne pas aller voter.
08:00C'est un débat traditionnel à la veille du deuxième tour.
08:05Selon vous, Julien Morgan, le score de Gilles Simeone au premier tour,
08:09un peu plus de 35 euros, 35%, c'est un désaveu ?
08:15C'est un désaveu parce que quand on contrôle tout, on maîtrise tout
08:19et qu'on voit que sur certains quartiers, l'écart est assez faible en voie.
08:25Il y a même un quartier où vous êtes ex aequo, un bureau de vote.
08:27Tout à fait, à Tog.
08:28On voit bien que le score n'est pas à la hauteur de l'implication des moyens déployés.
08:35Donc nous, avec cette union, on est clairement en position de ballotage favorable.
08:39Et c'est pour ça que maintenant, on veut élargir la démarche.
08:42C'est ça qui est important et le message à faire passer aujourd'hui pour cet entre-deux-tours,
08:46c'est quel maire les Bastiais veulent pour demain.
08:49Et on sait très bien que Gilles Simeone ne sera pas un maire à temps plein.
08:53On en revient.
08:54Si les candidats élus, je me demande même si c'est lui qui sera à ce poste.
09:00Donc quel est le choix que veulent les Bastiais ?
09:04C'est un maire, dès lundi matin, il faut se mettre à travailler au regard du bilan catastrophique
09:08qui est conclu par dix années de mandature de Saville Simeone.
09:12Vous savez, simplement, vous vous posez des questions sur mon attitude.
09:14Je vous dirais simplement que contrairement à vous, moi, je fais ce que je dis.
09:21Sur quoi ? Sur le port, le référendum de 2020, sur le théâtre, sur l'îlot de la Poste,
09:29sauf que vous, vous êtes en responsabilité.
09:31Moi, je suis un opposant.
09:32Je suis dans l'opposition, j'ai mes idées, je développe certaines propositions.
09:37Donc ça s'arrête là.
09:38Vous, aujourd'hui, vous avez un bilan à défendre.
09:40Moi, je n'ai pas à défendre un bilan, je suis dans l'opposition.
09:42Est-ce qu'on a le droit en Corse de porter des idées sans être siméoniste ?
09:48Mais tout à fait. Je pense que vous l'incarnez parfaitement.
09:50Je ne pense pas que vous ayez été particulièrement recherché et combattu sur ce terrain.
09:55Je ne veux pas vous battre parce que vous êtes nationaliste.
09:56Je veux vous battre parce que je considère que vous êtes mauvais, tout simplement.
09:59Mais vous avez tout à fait le droit de considérer que je suis mauvais.
10:01Vous avez tout à fait le droit de vouloir me battre.
10:03Après, ce sont les bastiens et les bastiers qui choisiront.
10:07Alors, la question de Gilles Morgan se pose tout de même sur votre attitude si vous êtes élu.
10:11Vous avez dit, vous avez annoncé que vous démissionneriez de la présidence de l'exécutif.
10:16En revanche, vous avez dit, je m'occuperais encore à l'exécutif de l'autonomie et même de la CCI.
10:22Je voudrais revenir.
10:23Ça fait beaucoup comme charge, non ?
10:24Julien Morgan qui a entamé son propos en disant que j'avais abandonné les bastiens.
10:28Je lui disais que moi, contrairement à lui, j'ai toujours fait ce que j'ai dit et dire ce
10:33que j'allais faire.
10:34Donc, je rappelle en un mot qu'en 2014, les bastiens et les bastiens m'ont fait l'honneur de
10:39me dire maire de Bastia et que ça a été pour moi une joie sans pareil.
10:43Qu'en novembre 2015, lorsque s'est dessinée la perspective de victoire territoriale, j'ai annoncé à Bastia, en meeting
10:50à Bastia,
10:51que si nous gagnons, mon devoir serait d'aller vers la présidence du conseil exécutif.
10:56Les bastiens ont entendu cet engagement et ils m'ont fait confiance en me plaçant en tête lors de l
11:01'élection territoriale à Bastia,
11:03qu'ils l'ont fait également en 2017 et en 2021.
11:06Donc, les bastiens ont toujours validé ce choix et aujourd'hui, en 2026, je leur dis, je viens vers vous,
11:10je souhaite être maire de Bastia
11:12et si vous me faites à nouveau l'honneur de m'élire, je serai votre maire à la décision de
11:17Bastia et de la ville.
11:17Mais les charges de l'autonomie et de la CCI ne sont pas des charges trop lourdes pour être en
11:21même temps maire de Bastia ?
11:22Et à côté de cela, j'assumerai, je continuerai d'assumer un certain nombre de responsabilités en étant maire de
11:28Bastia, si les bastiens le décident.
11:30Et ceci étant de façon très claire.
11:31Un maire à temps plein ?
11:32Bien sûr, et de façon très claire, je dis aussi que...
11:35Je voudrais poser une question, la journée fait 24 heures, je ne sais pas comment vous faites.
11:40Et qu'est-ce que vous êtes devenu par rapport à vos idéaux ?
11:43Effectivement, en 2014, il y a eu un espoir, un rassemblement, mais aujourd'hui, vous êtes aussi l'homme de
11:50la division de votre camp.
11:51En 2021, vous avez exclu des partenaires. En 2014, vous avez exclu Corsica Libre. En 2021, vous avez exclu le
11:58PNC.
11:59Maintenant, Nation. Et donc, on voit bien que cet accord que vous avez avec Corinne Front, qui est plus un
12:05appel à l'aide, parce qu'aujourd'hui, vous devez sauver des intérêts particuliers.
12:09Il y a aussi des trajectoires particulières.
12:11Vous êtes l'homme...
12:21Le PNC, de manière générale, ont porté. Mais où sont passés vos idéaux ? Et c'est ça aussi la
12:26question. Quel est le maire que l'on veut pour notre ville ?
12:29Alors, vous allez répondre plus tard, Gilles Simeone, parce qu'alléluia, le troisième homme, Nicolas Batini, est arrivé. On a
12:37débuté sans vous.
12:38Et d'ailleurs, vous allez vous taire et m'écouter pendant dix minutes.
12:41Ah non, pas du tout. Et vous allez répondre à notre question, une petite question uniquement. On a parlé des
12:46tractations... Non, non, non, attendez. C'est moi qui pose les questions.
12:49Des tractations d'hier, qui ont eu lieu hier et avant-hier. Alors, on parlait... Vous avez été approché, dites
12:56-vous, de la liste... Par des proches.
12:58Par des proches de la liste de Julia Morgan. Qu'en est-il ?
13:02Je vous réponds. Mais tout d'abord, je tenais à m'excuser. Et auprès de vous, qui organisez ce débat
13:06démocratique, auprès de mes contradicteurs, qui n'étaient peut-être pas déçus de ne pas me voir.
13:10Je ne sais pas. Enfin, je suis là. Et auprès aussi de nos électeurs et des auditeurs. Vous savez, j
13:15'ai un défaut par rapport au reste de la classe politique.
13:18Je suis un enfant du peuple. Et en général, les enfants du peuple, un mercredi, travaillent. Voilà. Alors, je vais
13:24vous répondre. Oui, très rapidement.
13:26Oui, oui, bien sûr. Écoutez, j'ai déjà évoqué. En effet, il y a eu un certain nombre d'appels
13:31très, très nombreux. C'est le moins qu'on puisse dire tous lundi.
13:35J'ai entendu la réponse de Julia Morgan, qui dit d'ailleurs à raison, il faut le reconnaître, que je
13:40n'ai pas eu de lien direct avec lui et que selon lui, c'est en effet le tête de
13:44liste qui donne de la valeur à ce genre d'échange.
13:47Bon, enfin, un certain nombre d'électeurs pourront peut-être y voir une sorte de ruse bienvenue. Enfin, bref, vous
13:53connaissez ma position à ce sujet.
13:54En effet, nous avons des électeurs à respecter au premier tour. D'un point de vue politique et idéologique, je
14:00considère que je mène aujourd'hui un combat politique face à deux hommes de gauche.
14:05L'un qui l'est peut-être plus que l'autre, mais néanmoins qui ne correspond pas en effet à
14:09la ligne politique que nous souhaitons défendre.
14:11Et par conséquent, l'honneur politique et l'éthique vis-à-vis de nos électeurs m'engagent à tenir la
14:17ligne qui est la mienne jusqu'au soir du second tour.
14:19Vous avez été approché par des proches de Julia Morgan, mais pas seulement, avez-vous dit.
14:23Vous savez, j'ai été approché par tout un tas de gens qui en effet, dont certains sont présents sur
14:28les listes, et j'ai en effet été approché, mais plus par l'une que par l'autre, il faut
14:34reconnaître,
14:34mais j'ai été approché par des gens qui m'ont poussé en effet à réfléchir sur un éventuel retrait,
14:41ou une éventuelle discussion,
14:42ou d'éventuels mots doux publics de ma part qui pourraient entraîner des propositions dans le cadre d'une mouture
14:47électorale future.
14:48Écoutez, tout ça, moi, ne m'intéresse pas, tout ça ne m'intéresse pas, et au final, vous avez maintenu
14:57votre liste telle qu'elle.
14:58Allez, on referme cette page de Pauline Diguil.
15:04Et on s'intéresse à vos engagements en cas de victoire pour une mandature qui pourrait être de 7 ans
15:10et non pas 6 pour cause de présidentielle en 2032.
15:13On parle tout d'abord d'économie. Nous l'avons évoqué lors du premier débat.
15:17Bastia est une ville en perte de vitalité. Il n'y a qu'à voir le nombre de rideaux baissés.
15:22Mais d'aucuns parlent même de déclat.
15:25Alors, J. Simeone, si vous assumez le bilan, et pour cause, vous êtes le candidat de la majorité sortante,
15:30estimez-vous que Bastia a tout de même besoin d'un second souffle ?
15:33Vous proposez d'ailleurs de créer une case adiés au commerce Bastia, une société foncière de renanimisation,
15:39de mettre en place même un guichet unique.
15:41N'est-ce pas l'aveu que durant les 12 dernières années, tout n'a pas été fait ?
15:46Tout n'a pas été fait, mais rien n'est jamais totalement fait.
15:50L'action politique, c'est toujours d'essayer d'améliorer ce qui doit l'être,
15:53de tirer les leçons de ce qui a mal fonctionné ou insuffisamment fonctionné.
15:57Et c'est exactement dans cette perspective que je me situe, y compris avec l'expérience qui est désormais la
16:03mienne.
16:03Donc, je suis effectivement un candidat qui assume totalement le bilan de la majorité municipale sortante,
16:10du maire Pierre Savelle, lors des deux mandatures.
16:13Sur la question de l'attractivité économique et de la situation actuelle,
16:18je pense qu'il faut être plus contrasté que vous ne l'êtes.
16:22Exemple, vous disiez, il y a un certain nombre de commerces en centre-ville qui ont fermé leur rideau.
16:28Je rappelle que Bastia...
16:28Plus de 200, 120, 130 ?
16:30Pas tout à fait, non.
16:31Mais Bastia, c'est à peu près 900 commerces en centre-ville,
16:34un peu plus de 200 commerces dans les quartiers du sud de Bastia.
16:37Il y a un taux de vacances des locaux commerciaux qui est environ 12%.
16:40En termes de ressentis, c'est davantage.
16:433 ou 4 points au-dessous.
16:46Et en termes d'attractivité économique et touristique, par exemple,
16:49Bastia s'est plutôt globalement renforcé ces dernières années.
16:51Il suffit de voir le tourisme intérieur, le nombre de gens qui viennent.
16:53Il y a toujours une fuite de Bastia quand même pour la périphérie.
16:55Pour passer des week-ends.
16:56Là, c'est une question, effectivement, vous faites référence sûrement au chiffre de la baisse des enfants scolarisés.
17:02Vous savez que...
17:03Un peu près 600, durant la mandature.
17:05Un peu moins sur la mandature.
17:07Ceci étant, vous savez que ces familles souvent partent vers l'extérieur de Bastia, la périphérie,
17:11y compris à travers un certain nombre d'avantages fiscaux.
17:13Et pourquoi ?
17:14Aujourd'hui, je pense effectivement, et c'est un point fort de notre projet,
17:19qui a été co-construit, y compris avec les commerçants dans ce domaine-là,
17:23et l'ensemble des partenaires de l'action économique,
17:27qu'il faut un effort puissant, qui passe à la fois par l'accompagnement du commerce de proximité,
17:34et par la création de richesses, y compris en portant un projet économique global,
17:39dans lequel Bastia a un rôle majeur, mais un projet économique global,
17:43qui doit bien sûr se développer à l'échelle de la communauté de l'organisation Bastia,
17:49et également du grand Bastia.
17:51Julien Morgant, vous partagez le même constat ?
17:53Je pense que Gilles Siméon, il ne vit pas à Bastia, parce que tout semble idyllique.
17:57Les commerces vont bien, les enfants sont dans les écoles, et s'ils partent, ce n'est pas sa faute.
18:01Moi, je constate que toutes les villes de France ont des problèmes,
18:04et certaines, elles se réforment, certaines arrivent à trouver des solutions,
18:08mais il y en a d'autres qui se referment sur leur stratégie, sur leur dogme.
18:11Nous, on fait un constat, et qui est d'ailleurs partagé par les Bastia,
18:15sur le décrochage économique, à la fois sur la gestion du quotidien,
18:18on le voit sur le stationnement, sur l'attractivité, sur la propreté,
18:21mais aussi sur les grands projets d'aménagement.
18:23Donc c'est un ensemble qui fait qu'aujourd'hui, Bastia décroche.
18:26Donc le constat, on ne le partage pas, parce que tout simplement, on le partage avec les Bastia.
18:30Et quelles sont vos mesures urgentes pour que Bastia raccroche ?
18:32La mesure urgente, elle est sur l'attractivité.
18:35Une ville, on doit se loger, on doit y arriver, on doit aussi se soigner, on va parler de l
18:39'hôpital.
18:39Donc c'est des mesures d'attractivité, et la mesure principale, c'est les parkings, c'est la mobilité.
18:45Donc nous, on fait la proposition des mesures d'urgence,
18:47c'est les parkings de proximité qui peuvent être faits rapidement en silo,
18:51aussi bien à Tog et Montezor, et le parking en centre-ville.
18:54Sur l'extension du parking Saint-Nicolas, c'est aussi un choix politique.
18:57Ça permet de ne pas faire entrer les voitures,
18:59mais tout en ayant un équipement structurant en centre-ville,
19:02donc à la fois la mobilité, l'équipement.
19:05Nous, on a une proposition, c'est l'Office du Tourisme et du Commerce,
19:07pour faire le lien entre les commerçants, les riverains.
19:10Un maire, c'est quelqu'un aussi qui rassemble, qui réconcilie ses acteurs économiques.
19:15Donc il y a une stratégie économique, mais aussi une stratégie sociale,
19:19parce que Bastia, on le dit souvent avec un certain fatalisme,
19:23Bastia est une ville pauvre.
19:24Mais c'est pour ça qu'il faut créer de la richesse pour mieux la redistribuer.
19:26On retient principalement les parkings, avec d'autres mesures.
19:29Nicolas Batiste va peut-être vous donner aussi la parole.
19:31Du coup, dans votre programme, vos interventions,
19:33quelles mesures peut-être pour développer la ville ?
19:36Quand on lit votre programme, il y a beaucoup d'idées,
19:38notamment sur la sécurité et l'identité,
19:41mais il y a très peu de mesures concrètes,
19:44notamment au plan économique.
19:45Il y a des mesures très concrètes sur le plan économique,
19:47et d'ailleurs des mesures que personne ne me propose.
19:49C'est évident, moi je vois beaucoup de locaux vides,
19:50c'est vrai notamment quand des beaux biadias,
19:52de Nantes à Drawer, Sabon, Bampar Gounon,
19:54là j'enfonce des portes ouvertes.
19:55Moi je dis quelque chose que personne ne soulève dans cette campagne,
19:58et pour cause, ils sont tous favorables à une augmentation,
20:01une augmentation notamment des frais de fonctionnement,
20:03parce qu'on va en parler, vous allez me dire,
20:04ça n'a pas de rapport avec ce qu'on dit.
20:06On va parler des finances, et vous nous le dire.
20:08Mais d'abord, on voudrait une mesure.
20:09Une mesure, c'est baisser les impôts locaux.
20:12Je veux dire une chose très claire.
20:13Et on ne peut pas baisser les impôts locaux
20:15si on augmente les charges de frais de fonctionnement,
20:17si l'Amérique est déjà surendettée, continue à dépenser toujours plus,
20:21notamment en ayant fait augmenter ces fameux frais de fonctionnement
20:24de 30% durant cette dernière mandature.
20:26Bon, tout ça, c'est des gens qu'on emploie,
20:28alors qu'il n'y a pas forcément de nécessité réelle,
20:30afin de s'assurer des votes.
20:31Bon, c'est ça la réalité.
20:32Et on le fait sur le dos des bastiers.
20:34Parce que comment on finance ça ?
20:35Eh bien, on finance ça avec une réalité
20:38qui est impliquée évidemment par ce genre de réalité politique
20:41et de gestion catastrophique.
20:43C'est précisément des augmentations telles que celles
20:45des endroits ménagères qui passent de sang.
20:48Attendez, mais c'est lié.
20:49Si les gens payent trop d'impôts,
20:53ils ont moins d'argent pour investir.
20:55Si les impôts sur le foncier sont beaucoup trop hauts,
20:57il est évident que ça se répercute sur les loyers,
20:59notamment le loyer des commerces.
21:01Et par conséquent, des gens qui voudraient investir
21:02et créer des commerces ne peuvent pas le faire,
21:05précisément parce qu'ils ont trop de charges.
21:06Pour vous, les loyers commerciaux sont trop importants aujourd'hui sur Bastia.
21:08Donc c'est évident.
21:09Mais écoutez, moi, je pense que c'est évident.
21:10Tout le monde en parle de cette croissance exponentielle
21:13de la question de l'impôt.
21:14Et c'est évidemment lié à une très mauvaise gestion de la ville.
21:17Moi, je pense que c'est lié.
21:18Je vais finir, attendez, je vais rebondir sur un autre point.
21:20Un autre point.
21:21Alors là, que personne n'évoque non plus,
21:23la question des gamins qui s'en vont dans d'autres communes.
21:26Alors, c'est pas nécessairement les familles qui s'en vont.
21:29Mais je vais vous dire une chose,
21:30et peut-être que mes contradicteurs, mes honorables contradicteurs,
21:33ne le savent pas.
21:33Parce que, on s'est à nous mis,
21:35quand on s'est au goût, ils montent tes ors.
21:37Et aujourd'hui, ils montent tes ors,
21:38et moi, nous spiegues.
21:39Et je le vois.
21:42C'est que quand vous allez dans des écoles de Montesoro,
21:45où à 16h30 le soir,
21:47vous avez la moitié des mères qui attendent leurs enfants,
21:49qui sont voilées,
21:51et bien vous voyez qu'il y a un certain nombre de gens
21:52qui n'ont pas envie de laisser leurs enfants
21:54dans les écoles des quartiers sud.
21:56Et ça, c'est des choses très concrètes.
21:57Alors évidemment, les partisans du vivre ensemble vont me dire...
22:00Non, mais attendez, on s'éloigne pas.
22:02On voulait parler d'économie aussi, d'attractivité.
22:05Vous avez parlé des enfants qui s'en vont.
22:07Moi, je vous explique que les enfants qui s'en vont...
22:08C'est M. Simeone qui s'en vont.
22:09Bon, c'est une question de projet économique au CECI.
22:11Là, vous attrapez au galop votre retard.
22:13C'est parce qu'il y a des gens...
22:14Eh bien, mais regardez, je parle là,
22:16parce qu'il y a une corrélation extraordinairement évidente
22:24entre les enfants qui quittent un certain nombre de quartiers de la ville.
22:28Ce ne sont pas les familles qui s'en vont.
22:29C'est la famille qui me disent...
22:30Alors, je suis M. Simeone.
22:32Je suis M. Simeone.
22:33Je suis M. Simeone.
22:36Il y a deux choses.
22:36D'abord, je pense qu'il ne faut pas surjouer le fait...
22:39Moi, je parle avec les gens de l'Oupine de Montesor.
22:42Nous parlons avec les gens de l'Oupine de Montesor.
22:44Nous sommes à leur côté depuis des années, depuis des décennies.
22:48Et nous continuerons à y être.
22:50Des gens de l'Oupine de Montesor et d'ailleurs.
22:52Ensuite, en matière d'école, je crois que Bastien a une politique éducative
22:54qui est exemplaire, y compris en termes de mixité sociale.
22:58Et nous voulons renforcer la cohésion, l'accès à l'éducation, à la culture,
23:02l'intégration, y compris par la langue et par la culture corse,
23:05mais sur l'économie et l'attractivité.
23:07On a du mal à trouver des mesures concrètes dans votre programme.
23:09Beaucoup de philosophie sur l'économie.
23:10Je pense que vous l'avez mal lu.
23:13La langue comme ciment, c'est vrai qu'on cherche des mesures concrètes pour l'économie.
23:16Pour l'économie, je pense que vous n'avez pas bien lu.
23:18Mais ce n'est pas concret.
23:18Il est sorti le 9 mars, 7 jours avant le premier tour.
23:24Donc effectivement, c'est assez clair.
23:24Vous faites le défenseur du commerce de proximité
23:28avec un éminent colissier qui a promu un programme immobilier
23:33et une grande surface de 30 000 m2 à l'extérieur de Bastien.
23:36On a lu votre programme, mais vous rééteriez votre position
23:41à la création de grandes surfaces de plus de 30 mm2 au sud de Bastien.
23:46C'est clairement une pierre jetée dans le jardin de Bastien.
23:48Et en même temps, ils inaugurent ailleurs.
23:49En même temps, ils inaugurent ailleurs.
23:51Donc on voit bien la contradiction.
23:52Non, mais moi, clairement, sur ce sujet,
23:57comment le commerce de proximité avec quelqu'un qui promeut
24:00une grande surface de 30 mm2 à l'extérieur de la ville dont vous voulez être maire.
24:04Qu'est-ce qu'on va manger ?
24:06Je ne veux pas choisir, je ne veux pas stigmatiser.
24:07Là, vous parlez, c'est tous les deux en même temps.
24:09Je ne veux pas stigmatiser les commerciants, je ne veux pas stigmatiser les clients.
24:12Je ne veux pas stigmatiser les employés.
24:14Moi, je trouve que c'est des méthodes de stigmatiser des types de commerce.
24:18On fait des choix politiques.
24:19On fait des choix politiques, mais vous ne les faites pas.
24:21Parce que d'un côté, vous inaugurez, de l'autre côté, vous critiquez.
24:23Mais à la fin, nous, nous sommes...
24:24Nous, nous sommes...
24:25Répondez, Julien Borgant, on laisse répondre, Gilles Simeone.
24:27Mes choix politiques, ils sont clairs.
24:29Nous, nous avons été contre cette grande surface, 30 000 m2 à Luchan, au sud de Bastia.
24:35Et un de vos principaux colissiers, non seulement l'a soutenu, mais l'a porté.
24:38Moi, dans chacun de mes votes, dans chacun de mes votes, y compris devant la CDAC, j'ai voté contre
24:43les extensions.
24:44Donc vous êtes pour le commerce de proximité, mais vous êtes également...
24:47Mais pas tous vos élus dans votre majorité.
24:48Mais vous êtes également, par ailleurs, pour l'étrangler et le faire disparaître.
24:52Et lorsque j'entends dire que votre...
24:53Moi, je ne pose pas la périphérie et le commerce de proximité.
24:55Je suis, moi aussi, pour la création rapide de nouvelles places de parking.
25:00Il y a un projet qui est très important, qui est le parking de Monterre, où nous avons réussi...
25:03Oui, il reste d'ailleurs deux jours pour déposer les offres.
25:05Non, pas les offres.
25:06Monsieur Morgant, il faut arrêter de mentir.
25:10Vous mentez à vous-même, à la fin, à force de mentir à tout le monde.
25:13Il y a une procédure où les gens doivent se positionner, envoyer des candidatures.
25:20Il n'y a pas d'examen de leur candidature.
25:22Et ça fait suite à un processus qui a commencé il y a plusieurs mois.
25:26Là, il y a ce parking qui peut...
25:27Donc, on ne connaissait pas la date des élections, d'ailleurs.
25:30Ça tombe pile entre les deux tours.
25:31Vous dites que vous allez arrêter ce parking.
25:32Nous, nous dites que lorsque nous serons élus, nous allons le faire.
25:35Et ce que je redis, et vous le savez également...
25:37C'est le parking Saint-François.
25:37Vous continuez, et c'est pour ça que vous êtes incapable de vous écarter de vos notes,
25:41vous continuez à promouvoir le parking de 700 places sur la place Nicolas,
25:44qui est totalement infaisable d'un point de vue technique et d'un point de vue financier.
25:49Ça-là aussi, vous ne les sortez pas ?
25:50Il est totalement impossible de le faire.
25:52Donc, arrêtez de mentir au bassier.
25:53Mais arrêtez de porter aussi des projets que vous n'arriverez pas à mener.
25:57L'îlot de la Poste, le parking, le théâtre, la gare.
26:01Le théâtre est en cours.
26:03Non, il y a 23 lots, il n'y en a qu'un qui a été attribué.
26:06Justement.
26:06C'est pour ça que nous, sur le projet du théâtre,
26:08et c'est un symbole aussi de la vitrine et de l'identité...
26:11Nicolas Vati, je vous écoute avec un sourire à la croix.
26:14Parce qu'en fait, entre vos dérapages, vos manques de vision,
26:17aujourd'hui, c'est les bastiers qui payent le prix de cette incapacité à gérer.
26:20Non, mais écoutez, moi, c'est une très bonne occasion d'avoir ce genre d'échange.
26:24Parce que vous voyez que, dans la logique qui est la nôtre,
26:26et l'appréciation politique des différentes forces en présence,
26:30la conclusion qui me vient à l'esprit, c'est bonnet blanc et blanc bonnet.
26:33En termes de gestion, oui, j'entends,
26:35et je pense que les électeurs n'y comprennent pas grand-chose à tout ceci.
26:38Pourtant, je pense que la plupart d'entre eux ont une capacité à juger
26:42et à apprécier les débats de façon évidente.
26:45Mais cette politique arrise de petits gestionnaires,
26:48où on se dispute sur 20 millions par-ci, 30 millions par-là,
26:51alors que les uns et les autres portent des projets tout aussi irréalisables les uns que les autres,
26:57tout en fuyant un certain nombre de débats, comme ceux qu'on a évoqués.
27:00Mais je vais, pour le coup, mettre les mains dans le cambouis
27:03et répondre aussi concernant ces histoires de projets, de grandes surfaces, etc.
27:09Vous savez, moi, je suis toujours un peu gêné quand on évoque tout ça,
27:11parce que je suis profondément libéral, je le dis.
27:13Je ne comprends pas cette appétence qu'a Gilles Siméoni,
27:18en tout cas pour ce qui concerne ce sujet-là,
27:21à promouvoir une vision économique qui consisterait à étouffer les démarches,
27:26à étouffer les projets, à étouffer tout ceci et tout cela,
27:29tout en ayant, en effet, et là je donne raison quand même,
27:32je fais preuve d'une certaine objectivité en la matière à Julien Morgant,
27:36lorsqu'il évoque le fait que Gilles Siméoni,
27:38dans d'autres pans de son action politique, notamment territoriale,
27:41et tout, sauf un ultra-socialiste, et a, dans le camp qui le soutient,
27:45en effet, un certain nombre de gens qui sont parmi les plus grands promoteurs immobiliers,
27:49entre autres, que compte la Corse.
27:51Donc il faut arrêter quand même de se moquer des gens.
27:52Nicolas Batili, vous qui n'avez jamais eu un mot depuis que vous avez fait votre conversion à l'extrême
27:59droite,
27:59qui n'avez jamais eu un mot pour dénoncer la spéculation immobilière.
28:02Ah mais j'en ai !
28:02Qui n'avez jamais eu un mot pour dénoncer la préservation des résidences.
28:06J'essaie de parler Gilles Siméoni, j'essaie de parler Gilles Siméoni.
28:09C'est quand même savoureux de vous entendre dire ça.
28:11On se moque des gens, on se moque des gens en disant ça.
28:13J'ai juste moins de temps de parole que Gilles Siméoni, on le permettra.
28:15Donc moi je vous le dis, je suis en désaccord total avec tout ce que vous portez,
28:19et en termes de valeur, et en termes de vision de la société.
28:20Mais tant mieux, c'est pour ça qu'on se présente l'un contre l'autre.
28:22On parle d'économie, donc pour parler d'économie, c'est aussi parler de l'interco,
28:26d'une manière générale, donc l'interco de Bastia,
28:28qui développe la compétence économique.
28:30Alors faut-il renforcer la CABE ?
28:32Faut-il l'étendre au Grand Bastia, peut-être même jusqu'à Louchane ?
28:35Julien Morganti.
28:36Aujourd'hui, il faut que le périmètre politique corresponde aussi au territoire de vie des Bastiais.
28:42Et au-delà de la question de la fusion,
28:44il faut qu'il y ait des partenariats sur des thématiques particulières,
28:47notamment on le voit sur le transport, l'économie, le tourisme.
28:51Mais sur la question de la CABE,
28:53moi je refuse les ingérences dans des élections municipales.
28:57et quand on voit qu'entre les deux tours, Gilles Siméon est obligé de faire faire un communiqué de soutien
29:03pour en gros verrouiller,
29:05donc en fait on tient les entreprises, on tient les maires, on tient les habitants.
29:08Moi, ce n'est pas ma conception de l'action publique,
29:10et c'est pour ça qu'on ne sait pas partager les postes.
29:12Vous croyez que le maire de Fauréal et le maire de Santa Maria,
29:16la maire de Saint-Martin et le maire de Pétrabougne sont tenues ?
29:20Moi, je pense qu'ils sont des femmes et des hommes libres.
29:23Sur la question de la gouvernance, sur la question de la présidence,
29:25rien ne se fera sans les maires.
29:28La CABE doit être un outil au service de toutes les communes.
29:30D'ailleurs, dans ce communiqué, on est surpris, le maire de Bastien n'en a pas signé,
29:33donc on dirait qu'il a déjà été zappé.
29:35Mais moi, ce que je considère, sur la question de la CABE,
29:38c'est aujourd'hui le moteur économique d'une stratégie.
29:41On le voit, ça a aussi failli...
29:42Non mais on est d'accord, mais la question c'est,
29:43est-ce qu'il faut l'étendre pour la rendre plus forte, monsieur Siméon ?
29:46Il faut la rendre plus attractive,
29:47et pour ça, on peut, sans parler de fusion,
29:50travailler sur des transferts, notamment sur des compétences,
29:55la communauté de l'agglomération, notamment sur les fonctions support,
29:58pour faire des frais d'économie de frais de fonctionnement.
30:00En quelques secondes, après, on ouvre un volet social, non ?
30:04C'est difficile, ce sont donc les quatre maires...
30:06Le Grand Bastien a attendu des dizaines d'années,
30:08il peut attendre encore quelques minutes.
30:11Ce sont donc les quatre maires élus au premier tour,
30:14dans leurs communes respectives,
30:16qui ont pris une position pour rappeler deux choses.
30:18Le soutien à la majorité sortante, au niveau de la présidence de la CABE ?
30:22Pas seulement. D'abord, autour du pacte de gouvernance,
30:24c'est la façon de concevoir l'institution CABE.
30:27C'est associé à Louis-Pozzoliborg, en gros.
30:28À Louis-Pozzoliborg, et à la façon qui a été mise en œuvre de travailler,
30:32y compris avec les quatre communes.
30:33Mais sur le Grand Bastien, c'est faisable ou pas ?
30:35Sur le Grand Bastien, je pense que non seulement c'est faisable,
30:36mais c'est indispensable,
30:37et je pense que la liste Bastien-Nsem est la mieux placée pour porter ce projet,
30:41en partenariat, sans rien imposer, bien sûr,
30:43sans aller vers un projet de métropole, nous y sommes totalement opposés,
30:47dans le respect des différentes intercommunalités,
30:49mais autour d'un projet construit en commun,
30:51et je pense que nous sommes le mieux placés pour le faire.
30:54D'ailleurs, nous sommes les seuls à en parler, y compris dans les programmes.
30:56Allez, passons au volet social.
30:58Vous ne voulez pas m'entendre concernant les EPCI ?
31:00On n'a pas le temps.
31:01Vous attendez à autre chose.
31:02Je vais vous poser une question sur le volet social.
31:04Vous en parliez tout à l'heure, quand on ne vous posait pas la question,
31:06là, je vais vous la poser.
31:07D'accord. J'apporterai mes réponses à vos questions.
31:10Rappelons que 23% de la population bassienne vit sous le seuil de pauvreté,
31:14c'est supérieur à la moyenne nationale.
31:16Alors justement, Nicolas Batini, quelles mesures pour améliorer concrètement le quotidien des bassins ?
31:23Oui, mais je vais quand même vous répondre sur les EPCI, parce que j'ai mon avis à ce sujet.
31:26Les intercommunalités.
31:26Ils ne vous intéressent pas, peut-être qu'ils intéressent les électeurs.
31:29Non, moi je suis parfaitement opposé à l'extension de l'actuel CAB,
31:32et globalement, où ça a une vision très claire de la chose,
31:35je pense que tout ce bric-à-brac institutionnel et ce millefeuille incroyable
31:38permet tout simplement de renforcer un certain nombre de clans, de nantis,
31:42et à servir des politiques parfaitement clientélistes, comme la Corse n'en a jamais connue.
31:46Donc moi, je suis parfaitement favorable à des communes renforcées.
31:49On en parlait il y a peu au Sénat.
31:51Je pense que les communes doivent avoir plus de pouvoir qu'elles en ont aujourd'hui,
31:54une région plus forte, et potentiellement, en effet,
31:56dans le cadre d'une mouture de révision institutionnelle,
31:59plutôt que d'étendre les intercôts, qui représentent tout ce que je viens de dire,
32:04en effet, repenser à des logiques de proximité qui ont disparu avec la suppression à les conseils généraux.
32:09Le volet social, comment améliorer le quotidien des Bastia ?
32:12Écoutez, moi je ne vois pas comment on peut parler de social à Bastia sans parler du logement.
32:15Voilà, donc je vous parlais très clairement de ça.
32:18Moi, je pense qu'aujourd'hui, la politique du logement à Bastia,
32:20notamment sur les HLM qu'on a évoquées durant toute cette campagne,
32:24et pour cause, parce que c'est quand même le centre du quotidien de milliers de gens,
32:27qui, comme vous l'avez dit, sont beaucoup des travailleurs,
32:29des membres des classes précaires, ouvrières, employés, petits patrons aussi,
32:33qui ne s'en sortent pas forcément mieux que les ouvriers,
32:35il est évident que la politique des HLM doit être articulée au service de l'amélioration de la vie des
32:41gens,
32:41et évidemment, on revient à un sujet, vous allez me dire que je suis obsédé par la question migratoire.
32:46Ce n'est pas que je suis obsédé par la question migratoire,
32:48c'est que la question migratoire exerce une pression incroyable
32:52sur tous les secteurs du quotidien des Corses qui vivent à Bastia,
32:55notamment en termes de logement.
32:56Comment vous voulez aider les Corses qui vivent à Bastia,
32:59quand vous avez le parc HLM,
33:01qui est maintenu sous une pression incroyablement phénoménale,
33:05en permanence, toute l'année,
33:06parce qu'il faut soutenir toute la misère du monde qui arrive à Bastia,
33:09alors qu'on n'a plus rien pour aider les nôtres,
33:12et très égal, il est bien, il est bien, il est bien, il est bien, il est bien, il est
33:14bien, il est bien, il est bien, il est bien, il est bien, il est bien, il est bien, il
33:15est bien, il est bien.
33:19Et notamment la proposition que nous portons...
33:22Priorité donnée aux Bastia, oui, mais alors attendez,
33:25priorité, préférence nationale,
33:27avant la préférence nationale,
33:32avant, attendez, laissez-moi finir,
33:34avant la priorité nationale,
33:36M. Siméon, il va rugir,
33:37mais on est tous plus ou moins d'accord
33:39sur la nécessité de mettre en avant
33:41un certain nombre de critères de résidence,
33:43alors lui, il appelle ça le statut de résident.
33:44M. Siméon, on s'égare, on s'égare parce qu'on voulait...
33:47M. Siméon, on s'égare, on s'égare.
33:48M. Siméon, on s'égare, on s'égare.
33:48M. Siméon, on s'égare.
33:48M. Siméon, on revient sur le sujet nouveau,
33:50alors qu'on voulait parler de mesures.
33:51M. Siméon, on va revenir sur ça.
33:52M. Siméon, on me parlait du social, je vous réponds sur le social.
33:53M. Siméon, il y a des mesures peut-être.
33:54M. Siméon, j'ai des mesures peut-être, c'est des qui ont les gestes d'architecture.
34:08Mais en effet, au-dessus de cette mesure, je suis favorable à la priorité nationale, qui profitera aux Corses aussi,
34:14parce que Jules Simone semble oublier que les Corses ont la nationalité française, et que face à des immigrés qui
34:19ne l'ont pas, ils seront favorisés.
34:21Vous êtes passé derrière Nicolas Baptiste en temps de parole.
34:23Sur la question du social...
34:25Non, on ne va pas revenir sur le logement, on a bien compris vos différences sur le social.
34:31Notamment, vous avez certaines mesures de gratuité, gratuité des transports...
34:35De cantine, gratuite.
34:36De cantine, même des goûters, j'ai entendu.
34:39Aujourd'hui, Bastia est une ville pauvre, et pour... il y en a certains qui exploitent la misère, à des
34:45fins aussi clientélistes, communautaristes.
34:47Nous, on veut la combattre, et c'est pour ça qu'il y a trois priorités.
34:51Notamment, il y a la question du logement, et on est pour la préférence bastièze, à chaque fois vous faites
34:54l'erreur, qu'est-ce qu'un bastièze ?
34:56C'est un résident fiscal, tout simplement, à la différence d'autres mesures qui ne sont juste là pour, en
35:01fait, on ne change rien.
35:02J'imagine que Bastia n'y privilégie aussi les bastièzes, non pas ?
35:05C'est ce que j'explique à Julien, qui pense qu'on ne parle pas de la même chose.
35:08Sur la question du social et des gratuités, c'est aussi des mesures d'urgence.
35:13La gratuité des transports, on le voit aujourd'hui, il y a 70% des gens qui ne le payent
35:16pas.
35:16Donc pourquoi on ne va pas au bout de l'effort ?
35:18Mais pour des questions idéologiques, on n'y va pas.
35:21Et sur l'école, c'est aussi un moyen d'attractivité, à la fois les activités périscolaires, mais aussi la
35:27qualité des bâtiments de l'enseignement.
35:29Il y a la mesure concrète des petits déjeuners et goûters offerts, avec l'aide aux devoirs, ce qui fait
35:34que c'est une mesure aussi de justice sociale.
35:36Avec nous, à la fin de la journée, les enfants auront pris un goûter, ils auront fait les devoirs, ils
35:40peuvent rentrer à la maison.
35:40Il ne faut pas oublier qu'il y a un enfant sur trois, Bastia, qui ne mange pas à sa
35:44faim un repas équilibré.
35:46Donc c'est des mesures aussi de pouvoir d'achat, quand le bilan de la municipalité, c'est 50%
35:51de hausse sur la taxe d'ordure ménagère,
35:5213% de hausse sur le ticket de bus, 40% de hausse sur le prix de l'eau.
35:57Donc d'un côté, on a taxé pour un service public qui ne s'est pas amélioré, et de l
36:02'autre côté, on veut redonner du pouvoir d'achat.
36:04Donc c'est des mesures concrètes, financées et applicables rapidement.
36:07Et ça fait sourire, Gilles.
36:08Oui, ça fait sourire. Un exemple, la hausse sur le prix de l'eau.
36:12C'est vrai qu'il y a une hausse sur le prix de l'eau, avec un prix de l
36:16'eau qui, comme dans tous les autres secteurs essentiels,
36:18reste largement inférieur, y compris l'atome, la taxe d'ordure ménagère, inférieur à tout ce qui se fait ailleurs
36:23en Corse.
36:24Donc on s'en contente.
36:24Et pourquoi il a fallu augmenter ? Tout simplement parce qu'il a fallu rattraper des décennies de catastrophes.
36:29Par exemple, sur l'assainissement, la station, une majorité dont vous étiez non seulement solidaire, mais membre à l'époque,
36:35qui a construit une usine d'assainissement sur le port de commerce, qui n'a jamais été aux normes,
36:41qui n'a jamais été fonctionnée, qui n'a pas été cofinancée.
36:43Et donc il a fallu assumer le remboursement.
36:45Il va falloir demain assumer le coût de la destruction.
36:47Je viens sur la question de la gratuité parce qu'elle est politique, elle n'est pas idéologique.
36:50Vous proposez, par exemple, sur les cantines, un bouclier tarifaire ?
36:53Ce que nous disons de façon très claire, c'est que lorsqu'on peut payer, on doit payer.
36:57Lorsqu'on a moins de moyens pour payer, il faut payer moins.
36:59Et lorsqu'on ne doit pas payer, on ne paye pas.
37:02Ça, c'est de la justice sociale.
37:04Et ça, c'est de l'équité.
37:05C'est ce qui est fait, je prends l'exemple des transports, une politique qui est remarquable.
37:08C'était, vous le savez, distribution à l'époque de tickets gratuits de façon totalement opaque,
37:14y compris dans une logique lentéliste.
37:15Aujourd'hui, en quelques années, et grâce à l'action du président Potsoliborg et de l'actuel majorité communautaire...
37:20Ça dépend de la CAV.
37:21Sur 13 000 abonnés, il y a 10 000 qui payent.
37:23On est passé de quelques milliers et non les aient été.
37:2513 000, 13 000, dont 10 000 qui, aujourd'hui, bénéficient soit de la gratuité, soit d'un tarif préférentiel.
37:35Mais la démagogie, c'est de dire qu'on peut faire la gratuité totale.
37:37Parce que ceux qui payent et qui peuvent payer, ça sert à financer un service pour un revenu exceptionnel.
37:43Et c'est la même chose dans les cantines.
37:45Et je remarque qu'au début, Julien Morgan, dans son programme, parler de gratuité des cantines,
37:49et que maintenant, il parle de gratuité des goûters et des petits-déjeuners.
37:52Et que concernant les petits-déjeuners, notamment, vous savez qu'il y a un certain nombre d'équipes pédagogiques
37:57qui ne sont pas d'accord sur les petits-déjeuners supplémentaires.
37:59Et d'autres qui le sont.
38:00Parce que la santé des enfants...
38:01Puisqu'on parle de gratuité, comme l'argent, il n'y a pas d'argent magique, on va parler de
38:05finances.
38:07Ici RCFM, les municipales 2026, le débat Bastia.
38:12Mais si on a entendu beaucoup de propositions, reste à savoir comment les financer.
38:16Sachant, Patrick, on est d'accord que Bastia est dans une situation financière assez contrainte.
38:21Oui, c'est un rapport de la Chambre régionale des comptes qui le dit.
38:24Il date de 2021.
38:25Mais je ne pense pas que les choses soient sensiblement améliorées depuis.
38:29La question de la soutenabilité financière à très court terme de la politique budgétaire de la ville doit être posée.
38:36La poursuite de la hausse des charges de personnel et le maintien d'un niveau élevé d'investissement, peut-on
38:42lire dans ce rapport, n'apparaissent plus compatibles.
38:45J.C. Méhonne, pensez-vous que la situation est toujours aussi critique aujourd'hui en 2026 ?
38:49Elle n'est pas critique, elle est contrainte, comme vous l'avez dit.
38:53Vous jouez sur les mots, là.
38:54Subtile.
38:55Non, pas subtile, je vous explique.
38:56On parle quand même de 48 millions de dettes.
38:5848 millions de dettes, mais ce qu'il faut regarder, ce n'est pas l'endettement, c'est le ratio
39:02de désendettement.
39:02Et en termes de capacité à rembourser cette dette, Bastia est très largement inférieure au ratio de dégradation qui est
39:09de 12 ans, on est à moins de 10 ans.
39:10Donc, de ce côté-là, pas d'alerte.
39:13Par contre, ce qui est vrai, c'est que Bastia a peu de recettes propres, qu'elle est largement dépendante
39:18d'un certain nombre de subventions et de dotations.
39:21Que vous ne mobilisez pas ?
39:22Oui, justement, on les mobilise totalement.
39:24Exemple de l'usine d'assainissement, qui n'a pas 80%, co-financée à 80%, le Théâtre de Julien, attendez.
39:30Et 60 millions de dérapages.
39:30Lisez vos lettres bien, mais au moins, lisez-les bien, mais absolument pas.
39:3360 millions de dérapages qui n'existent que dans votre esprit.
39:37Mais dans les finances et dans l'approche de Bastia qui l'ont payé.
39:39Sauf que ça n'est pas vrai.
39:41Donc, c'est difficile de combattre par les arguments de la rationalité des gens qui mentent avec un aplomb confondant,
39:51sans jamais répondre de façon structurée.
39:54On n'est pas dans le rouge, selon vous.
39:55Non, non, aujourd'hui, ce qui est certain, il y a aujourd'hui une augmentation du 0-12,
40:00c'est-à-dire le compte sur les charges salariales, la rémunération,
40:05qui est due essentiellement, je le rappelle, non pas à une politique de recrutement,
40:08mais à la répercussion des décisions qui sont prises au niveau national.
40:11Je donnerai simplement un ratio qui parlera aux Bastiaises et aux Bastiais.
40:14Aujourd'hui, il y a 15 emplois municipaux pour 1 000 habitants à Bastia,
40:19tandis qu'il y en a 22 pour 1 000 à Ajaccio.
40:23Et je termine en disant que les seules augmentations qu'il y a eu sont pour les catégories C,
40:26qui étaient des bas salaires, et donc c'est une décision sociale qui a été prise par le maire sur
40:31le 0-12.
40:32L'enjeu, ce n'est pas le 0-12, l'enjeu, c'est le 0-11, c'est-à-dire
40:35les charges à caractère général,
40:36c'est-à-dire le fonctionnement, c'est le fonctionnement de la mairie, l'enjeu.
40:40Le fonctionnement de frais de fonctionnement, c'est un peu trop technique pour nos auditeurs.
40:47C'est très concret.
40:47Alors, Nicolas Batine, je le disais, piaf d'impatience de répondre sur les charges de personnel,
40:53mais Julia Morgan, dis-vous tout d'abord, pour préserver les finances de la ville,
40:56vous préconisez un remède de cheval, c'est-à-dire l'arrêt immédiat de trois opérations majeures.
41:01C'est si grave ?
41:02Bien sûr, c'est si grave.
41:03Et nous, pour financer notre projet, on l'a dit, il ne coûtera pas un euro supplémentaire au Bastia.
41:09Il faut faire des choix, donc c'est pour ça que...
41:10Transformer Bastia en Dubaï, ça ne coûtera pas un euro.
41:12Le seul qui a fait un projet de Dubaï, c'était vous avec la tour Métropolia.
41:16D'ailleurs, vous deviez mettre la chambre d'agriculture, et on a vu les conséquences.
41:19Vous avez soutenu le départ.
41:22C'est vous, parce que la chambre d'agriculture...
41:24Vous poursuivez trois opérations abandonnées.
41:25Non, je ne poursuis pas, parce que je voudrais préciser,
41:28la chambre d'agriculture était une institution qui devait rester à Bastia.
41:31Elle a fait des propositions.
41:33Gilles Simeone, il voulait la merde dans un gratte-ciel à Agliagne.
41:37Heureusement, et à l'unanimité, les agriculteurs, malheureusement, ont fait ce choix.
41:40Mais est-ce que vous pouvez nous préciser, quand même, simplement, pour les auditeurs ?
41:43Le théâtre, parce que...
41:45Jean-Martin Mordoloy, il est tout simplement...
41:47Vous nous direz quel accord vous avez trouvé.
41:48Il n'a pas commencé, parce que tout simplement, il n'a pas commencé,
41:51donc il faut revoir ce projet.
41:52Donc on abandonne le chantier du théâtre municipal.
41:55On le rénove, parce qu'aujourd'hui, le théâtre, c'est la vitrine de notre identité, de notre culture.
41:59Et je voudrais saluer le monde culturel qui, depuis deux ans, travaille sans équipement,
42:03dans des conditions déplorables.
42:05Le deuxième projet qu'on arrête, c'est la démolition de la Cité Aurore.
42:09En ramollant votre fameux aphorisme des parkings, pas de langue corse.
42:11On part de 30 millions à 50 millions d'euros.
42:15C'est la fameuse démolition du bâtiment 33 qui est prévue depuis six ans,
42:18et on ne voit rien arriver.
42:20Ce n'est pas trop tard, sur le coup ?
42:21Non, parce que rien n'a commencé.
42:22On devait rénover 5000 logements dans la fameuse lettre de 2020 entre les deux tours.
42:26Et le troisième, c'est le parking Saint-François.
42:28Le fait d'arrêter ces projets, qui sont dans les maquettes financières,
42:31ça nous permet de redéployer notre propre projet, notre propre vision,
42:35parce que dimanche soir, il faut choisir un maire.
42:37Et c'est pour ça que nous, on affiche des priorités sur les parkings,
42:40sur l'îlot de la Poste, sur les logements avec la priorité au Bastier,
42:43donc sur une stratégie globale.
42:44Et comment on le finance ?
42:45En faisant des audits organisationnels et financiers,
42:49en faisant des contrats de performance,
42:50et tout simplement en réduisant le train de vie de la mairie et de la CAB
42:53sur les frais de fonctionnement à caractère général et pas sur le personnel.
42:57Nicolas Baty.
42:58Oui, bon écoutez, de toute façon, on ne va pas tourner autour du pot.
43:01Ce n'est pas compliqué.
43:02Quand vous avez un budget aussi restreint que celui de Bastia,
43:05que vous avez, on ne parle des frais de fonctionnement,
43:07parce que c'est évident, c'est le point central des finances de la ville.
43:09Quand vous avez 30% d'augmentation des frais de fonctionnement,
43:11qui paralysent absolument toutes les potentialités, je dirais, d'accroissement,
43:15des infrastructures, d'un certain nombre de services qui ont besoin,
43:19je parle de la voirie, la voirie qui nous expliquait un peu plus tard qu'hier,
43:22qu'ils n'ont plus aucun moyen pour agir.
43:23Quand vous parlez de la police municipale,
43:25qui me disent l'autre fois au marché qu'il y a à peu près 400 voitures tampons
43:29et qu'ils n'ont même plus les moyens de les faire retirer
43:31parce que la fourrière ne répond pas et qu'on leur dit qu'il faut une fourrière municipale
43:35et qu'on n'est pas en moyen de leur donner.
43:36Bref, et que dans le même temps, vous avez toutes les dépenses qui augmentent
43:40et que rien, absolument rien ne fonctionne.
43:42Et que dans le même temps, on voit des articles,
43:45comme pas plus tard qu'hier soir dans le Canard Enchaîné,
43:47où on voit que Pierre Savéli est aujourd'hui entendu dans le cadre d'une information judiciaire
43:52pour avoir dépensé 40 000 euros sur le denier public dans le cadre,
43:56il est présumé innocent, d'accord, on sait tout ça.
43:58Très bien, mais enfin les électeurs ont le droit d'en parler.
44:00Il y a eu une enquête préliminaire qui a été ouverte pour préciser les choses
44:02qui donnent, qui donnent, qui donnent, qui donnent, qui donnent...
44:10J'avais aussi des précisions en tant que conseil municipal, je n'ai jamais eu de réponse sur ce sujet.
44:13Vous n'étiez pas le seul, je crois, moi, c'est le municipal de position.
44:16Il y a eu une information ouverte à ce sujet, donc il ne s'agit pas de dire que Pierre
44:20Savéli a fauté,
44:21mais enfin, il y a quelques suspicions, et la justice est en train de faire son travail,
44:24des suspicions qui existent aussi au sein de l'opinion publique à Bastia,
44:28qui ont quand même le sentiment qu'il y a un certain nombre de gens dans le personnel politique
44:31qui vivent sur la bête et sur le gras, la bête c'est-à-dire le contribuable,
44:35et qui se permettent d'avoir ce genre de dépenses-là,
44:37alors même qu'on n'a plus d'argent pour investir nulle part,
44:39et qu'on continue à augmenter les impôts et à tondre les Bastia.
44:42Je pense que c'est quelque chose d'essentiel à évoquer.
44:44Alors, Gilles, il y en a 30 secondes pour répondre sur cet article du canard enchaîné d'hier
44:48qui met en cause Pierre Savéli, et puis après on va conclure.
44:51Oui, écoutez, un article qui tombe à point, manifestement suscité depuis Bastia.
45:01Je crois que Pierre Savéli, s'il est entendu, ça n'a jamais été le cas depuis près d'un
45:05an
45:05que cette procédure semble-t-il a été ouverte,
45:07il ne manquera pas de donner des explications, il n'y a absolument rien à se reprocher de ce côté
45:12-là.
45:12Et ceci étant, j'entends des arguments qui souvent disputent la démagogie au populisme,
45:19mais c'est assainé, c'est assumé.
45:21Le populisme, ce n'est pas démagogique, c'est-à-dire qu'il faut arrêter de prendre l'argent aux
45:24gens
45:25pour investir et pour employer les plus emplois.
45:27C'est tout sauf démagogique.
45:28Je sais bien, on est conclué.
45:30On arrive à la fin de ce débat, il y a aussi une question,
45:32on va devoir aller chercher les abstentionnistes,
45:33c'est un peu l'enjeu du temps qui nous reste là avant dimanche.
45:36Comment ? On sait que dans les quartiers sud...
45:38Il y a eu 37% d'abstentionnistes à Bastia, comment les convaincre ?
45:41Vous avez 30 secondes.
45:43Moi, je dis simplement avec humilité,
45:46les Bastiaises et les Bastiais me connaissent.
45:48Je pense qu'avec certainement des défauts, avec des limites,
45:53je suis engagé au service de l'intérêt général,
45:55au service d'une certaine conception de la Corse, du peuple corse et de la société.
45:59Et que cette vision qui est portée par les Bastiais est totalement différente
46:04de celle incarnée par Nicolas Batin et de celle incarnée avec de multiples changements
46:11au fil des saisons par Julien Morgant.
46:14Donc les Bastiaises et les Bastiais se détermineront en leur âme et conscience.
46:17Et si, comme je le pense et comme je l'espère, il le décide,
46:21je serai maire et je serai maire au service de Bastia
46:23et de toutes les Bastiaises et de tous les Bastiais.
46:26Nicolas Batin ?
46:26Oui, moi, je pense que c'est très clair aujourd'hui.
46:28Ce n'est pas pour rien que le suffrage populaire
46:31et que l'activité et l'exercice démocratique
46:33a permis à ces trois listes de se positionner au second tour.
46:36Ce n'est pas ce qu'elle représente aujourd'hui.
46:37Des sensibilités qui existent dans l'opinion.
46:39La mienne est très claire.
46:40Et c'est pour cela qu'elle n'a strictement aucune perspective
46:43ou de rapprochement ou de quelque fusion que ce soit
46:46ni à court, ni à moyen, ni à long terme avec mes contradicteurs.
46:50C'est évident que nous avons aujourd'hui la volonté de défendre
46:53une ligne qui est une ligne, oui, mais populiste, nous le revendiquons,
46:55c'est-à-dire dans la ligne de défense des intérêts des classes populaires,
46:58des Corses qui vivent à Bastia, de leur identité, de leur culture,
47:02qui se sentent chez eux, qui soient priorisées en tout point.
47:04Je dis la chose suivante.
47:05Vous avez le choix entre ce projet-là et entre deux autres projets.
47:08L'un, celui de Gilles Simeone, qui fera de Bastia dans dix ans la Seine-Saint-Denis,
47:13et un autre, très différent, de M. Morganti,
47:17qui fera de Bastia, excusez-du-peu, Roubaix.
47:21Je pense que les possibilités de vote sont claires.
47:23Allez, Julien Morganti, à vous.
47:24Julien Morganti, Julien Morganti.
47:27Dimanche, la question est, quel est le maire que les Bastiais veulent choisir ?
47:32Et moi, je pense qu'on a la possibilité de mettre fin à un système.
47:36Et pour la première fois, l'opposition est réunie, parce que M. Batigne avait dit,
47:41il veut une tribune, il l'a, il ne veut pas être maire de Bastia.
47:44Il avait dit l'un ou l'autre.
47:45Ça viendra, Julien.
47:46Donc, dans ce duel-là, les Bastiais ont la possibilité, et en fait, on a créé un espoir,
47:52on a créé la possibilité que ce changement se fasse.
47:54Donc, cette fois-ci, c'est possible.
47:57Donc, moi, c'est un appel aux abstentionnistes, c'est un appel aux électeurs
47:59qui ne sont plus représentés au second tour,
48:01pour incarner à la fois le changement et l'espoir,
48:03pour que lundi matin, ils aient enfin un maire qui s'occupe de leur quotidien.
48:07Eh bien, voilà, ce sera notre conclusion.
48:10C'est la fin de ce débat agité par moment.
48:13Merci Gilles Simeone, Julia Morganti et Nicolas Batini,
48:16malgré votre retard.
48:18Merci de votre participation.
48:20Merci à Julie, évidemment, qui m'a accompagné,
48:22à Tony Jaffar et à la technique.
48:24On se retrouve dimanche soir pour l'épilogue de ces municipales.
48:29Bonne journée.
Commentaires

Recommandations