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  • il y a 11 heures
Cinq listes sont sur la ligne de départ de l'élection municipale d'Ajaccio.

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00:03Ici RCFM, les municipales 2026, le débat Ajaccio.
00:11Bonjour à toutes et à tous, bienvenue sur nos ondes pour ce troisième débat municipal RCFM Corse matin.
00:19Nous sommes dans la première ville de Corse, la cité impériale Ajaccio,
00:24où les candidats ont accepté le débat.
00:26Pour le modérer à mes côtés, Dilormo Padovani, salut !
00:30Salut !
00:31Cinq candidats s'affrontent ici, le maire sortant de droite à la tête de la liste Forza Ajaccio,
00:37Stéphane Sbradge, Charlotte Cesari, candidate de l'Union de la gauche, Aocchi Dioubo,
00:44Boulou, le candidat de l'Union de la gauche, Rennes, François Filoni, pour gagner pour Ajaccio,
00:51Jean-Paul Caroladji, qui porte la liste d'Union nationaliste Ajaccio,
00:56et puis Pascal Zagneau, lié à la tête de Stintoyacin, aux démarches sans étiquette et de sensibilité nationaliste.
01:04Salut !
01:05L'exercice est bien connu, au programme, un petit peu moins d'une heure d'échange autour des thématiques
01:15qui sont prégnantes pour Ajaccio, transport et stationnement, aménagement, logement, développement économique,
01:24et un point sur la démographie et la sécurité.
01:2850 minutes, cinq candidats, il faut rentrer de suite dans le vif du sujet.
01:35C'est parti !
01:41On débute avec le transport, la circulation, un des principaux thèmes de cet échange
01:48et probablement de conversation pour les Ajacciens.
01:52Et la réalisation dont on parle le plus, c'est évidemment le téléphérique Angelo,
01:57un ouvrage qui a coûté à la ville, qui lui coûtera encore.
02:02Quel est son avenir, Stéphane Zouraj ?
02:06Angelo a donné des ailes à cette campagne, je m'en réjouis.
02:09C'est un équipement d'abord qu'il faut resituer dans une réflexion d'ensemble de politique de mobilité
02:13sur un constat qui est un constat d'un territoire qui est congestionné depuis de nombreuses années
02:17parce que comme seul moyen de mobilité utilisé, c'est surtout la voiture qui est prédominante,
02:25sur des retards aussi en termes d'infrastructures routières dont nous avons hérité
02:28et qui fait que très rapidement, ce territoire qui s'est développé,
02:31et notamment sur la partie est de la ville, c'est vu cette situation s'aggraver.
02:36Donc il était question pour nous de présenter une stratégie en fait sous forme d'éventail de solutions
02:43combinatoires, alternatives à ce tout voiture, non pas la supprimer,
02:45mais apporter des mesures de compensation.
02:48C'est ce en quoi Angelo joue son rôle parmi d'autres,
02:51comme les transports en commun, comme la navette maritime,
02:53comme le développement des pistes cyclables, comme l'amélioration aussi des réseaux routiers,
02:59et puis l'organisation aussi de parking relais en entrée de ville pour justement organiser ce qu'on appelle un
03:05report modal,
03:06c'est-à-dire de permettre en fait à la population de ne pas systématiquement avoir recours à la voiture
03:11lorsque c'est possible
03:12et de proposer des moyens alternatifs de déplacement.
03:16Angelo est un équipement au service de cette politique générale de mobilité
03:20dont il faut pouvoir apprécier, on va dire, l'efficacité, d'abord dans un temps qui soit un peu plus
03:24long que 4 mois,
03:25en termes d'évaluation c'est un peu court,
03:28mais surtout au regard de cette politique générale de mobilité dans laquelle il doit s'insérer.
03:32Et donc effectivement, ça nécessite de mettre en oeuvre toutes ces démarches.
03:36Et je fais une petite parenthèse, ce n'est pas Ajaccio qui supporte cet investissement,
03:42c'est la communauté d'agglomération du pays Ajaccio au titre de ses compétences au terme des mobilités.
03:45Alors concernant cet équipement, et vous avez des positions qui divergent beaucoup,
03:52on va commencer par Jean-Paul Carollage justement, puisque vous, vous militez en tout cas pour un audit,
04:02savoir un petit peu si on démantèle ou non ce téléphérique.
04:05C'est ce que vous allez demander tout de suite à votre arrivée ?
04:08Tout à fait, un audit financier d'abord.
04:10Bon, le contrat, on ne le connaît pas, donc il faudra voir quelles sont les possibilités.
04:14Ça a été fait pour le parking camping qui était quasiment, enfin, qui aurait dû être terminé.
04:18La mairie a dû faire un dédit, je ne sais pas, de 15 ou 20 millions d'euros.
04:22Donc pour le téléphérique, nous, on fera un audit à la fois de la fréquentation, du coût,
04:29du coût sur les 10 années futures.
04:32Après, ce qu'on voit, qu'en fait, ce n'est pas le problème du téléphérique,
04:36c'est d'où, à où le téléphérique a été positionné.
04:40On nous dit quelles sont les études de marché.
04:43Parce que M. le maire dit souvent, il y a 2000 employés à l'hôpital.
04:47Oui, mais moi, j'en fais partie des employés de l'hôpital.
04:48Il ne me viendrait même pas à l'idée d'aller prendre le téléphérique.
04:51On a un parking, il y a un parking pour les employés de l'hôpital,
04:54un parking avec un badge pour rentrer.
04:56Donc aux heures, en plus, où on va travailler, il n'y a pas d'embouteillage.
05:00Ça, c'est la première chose.
05:01La deuxième, on peut se poser la question de cette soudaine volonté
05:07de faire des téléphériques un peu partout.
05:09Vous avez vu l'article de la semaine dernière.
05:11Il y a le président de Madagascar qui est venu rendre visite à Emmanuel Macron.
05:16Comme par hasard, à Tanan Arrive, il y a un téléphérique Poma
05:21qui a coûté 152 millions d'euros.
05:23Et aujourd'hui, Tanan Arrive ne peut plus payer.
05:25Et donc, demande à la France l'effacement de la dette
05:27parce que ce téléphérique ne marche pas.
05:29Mais vous, comment vous l'intégrez dans votre politique, justement, de mobilité ?
05:33On ne peut pas l'intégrer.
05:34Parce que maintenant, il est là.
05:34Il est là, mais je vous dis, il va de nulle part à nulle part.
05:38Donc nous, ce qu'on dit, c'est qu'effectivement,
05:40il faut éviter le flux à l'entrée de la ville.
05:43Et ça sera fait, et d'ailleurs, la CTC est en train de le faire,
05:47il y aura le tram-train.
05:48Les trains sont en train d'être commandés, comme à Bastia.
05:52Il y aura de la Mezzan à la gare centrale et peut-être jusqu'à la mairie
05:56un train tous les quarts d'heure.
05:57Charlotte Cheser, vous sauriez le train-train.
05:59Vous en avez parlé il n'y a pas longtemps, justement.
06:01Évidemment, mais puis c'est certainement pas moi la première à en avoir parlé.
06:05C'est vraiment un projet des mandatures de gauche
06:07qui a été rejeté par toute l'opposition.
06:12Bon, après, vous faisiez partie de cette équipe.
06:18Ils viennent d'acheter les raves, quand vous ne le sauriez pas.
06:21Donc voilà, elles sont en commande.
06:24Il y a huit trains, quatre pour Bastia, quatre pour Ajaccio.
06:26Je vous remercie pour toute cette pédagogie.
06:28Mais en revanche, oui, je souris parce que, évidemment,
06:31nous, c'est sur notre programme.
06:33Alors évidemment, loin de moi l'idée d'être passéiste.
06:37Mais nous avons fait en sorte d'essayer de s'inscrire dans les mandatures précédentes,
06:42les mandatures de gauche, de garder ce qui nous semblait encore opportun.
06:46Parce que bon, il y a forcément des choses à moderniser.
06:48Ce qui nous intéresse, c'est qu'Ajaccio soit une ville moderne.
06:51Et une ville moderne, c'est une ville dans laquelle on circule.
06:55Et c'est une ville qui opère une vraie transition écologique.
06:59Et si je peux rebondir alors sur le téléphérique,
07:04moi, il y a une chose qui m'ennuie lorsque l'on discute du téléphérique.
07:08C'est quand on dit qu'il va de nulle part à nulle part.
07:10Alors, ce n'est pas pour défendre spécialement ce projet-là.
07:13Je trouve qu'il y a une forme presque de dédain.
07:16Parce qu'il vient d'Aspray.
07:17Et toi, Aspray, il y a Aspray, Saint-Jean.
07:20Ça comporte aussi tout le quartier des Salines.
07:22Ça ne vient pas de nulle part.
07:23Et pour le coup, moi, je trouve...
07:25Oh là là, excusez-moi.
07:27J'ai fait une erreur en disant Saint-Jean.
07:29Effectivement, ça vous a heurté.
07:30Mais il y a Aspray, et toi.
07:33Il y a tous les Salines.
07:36Et je me dis, c'est un moyen de transport pour ces gens-là aussi.
07:39Moi, lorsqu'on me parle de l'hôpital,
07:41plusieurs personnes qui travaillent à l'hôpital,
07:43effectivement, m'ont dit qu'ils empruntaient le téléphérique.
07:45Après, moi, en ce qui me concerne,
07:47lorsque je regarde ce projet-là,
07:49ce que je me dis, c'est que si c'est nous qui avions été aux affaires,
07:52il ne serait pas venu en premier, le téléphérique.
07:55Oui, on verra comment il s'est passé.
07:56J'aurais préféré qu'il y ait des bus, d'abord,
07:59qu'il y ait une vraie circulation.
08:00Bon, je laisse la parole, mais...
08:02Pour finir avec ça, justement, François Fillon,
08:04et vous, vous trouvez qu'il va un peu de nulle part à nulle part ?
08:06Il va exactement de nulle part à nulle part.
08:09M. le maire, il dit que ça donnait des ailes à la campagne.
08:11À mon avis, ça va donner des dettes à la campagne
08:14et des dettes à venir.
08:15Ça veut dire qu'on a un outil qui est structurant
08:17et qui est déficitaire avant sa naissance.
08:20Et aujourd'hui, compte tenu du nombre d'utilisateurs,
08:23ça veut dire qu'on va tourner autour des 4 millions d'euros.
08:25Je pense qu'Ajaccio n'a pas 42 millions à dépenser
08:27pour les 10 années à venir à arroser du sable.
08:30Donc là-dessus, je ne peux pas être d'accord.
08:32Moi, ce que je pense, c'est qu'il y a eu une opacité.
08:34Je pense qu'au sein même de la mairie,
08:36il y a des gens qui ont joué pour la mairie,
08:38mais il y a d'autres qui n'ont pas joué pour la mairie.
08:39Et je veux revenir sur ce qu'a dit M. Carol Hatch.
08:43Je vais nommer une commission d'enquête si je suis maire.
08:46Je veux savoir comment on est arrivé à établir
08:48des 2 000 passagers par heure, des 30 000 par jour.
08:52Et ça, on a trompé les gens qui étaient venus dessus.
08:55Mais il y a aussi un impact environnemental.
08:57Je vais terminer. Après, je laisserai la parole.
08:59Je ne vais pas la monopoliser.
09:00On nous a fait passer, soi-disant, au Conseil des Cis,
09:03devant un espace bois et classé,
09:04alors qu'on est en espace remarquable littoral.
09:06Et je rappelle la décision du Conseil constitutionnel 2018.
09:10C'est anticonstitutionnel de passer dans un espace remarquable littoral
09:13sans l'avis des commissions de paysages.
09:15Et ça, la préfecture s'est lavé les mains.
09:17Le préfet, en partant, nous a expliqué
09:19qu'il avait la mafia dans ses services.
09:20Et je pense que là-dessus, ça va être un gâchis industriel
09:24qu'on va étonner toute la France
09:25parce que je ne pense pas qu'il a d'avenir.
09:28Pascal Zanouli, vous considérez qu'il ne part pas de nulle part.
09:33Il ne va pas nulle part, justement, ce téléphérique.
09:36Au contraire, vous, vous l'intégrez à votre projet.
09:39Donc, pas d'idée de démantèlement à l'instar de Jean-Paul Carolage.
09:47Non, dis-le-le.
09:49Premièrement, quand on dit qu'il va de nulle part à nulle part,
09:51je partage ce constat.
09:53Et cela n'est pas un mépris pour les personnes
09:54qui habitent à Saint-Joseph ou à Médzaville.
09:56Il va de nulle part à nulle part.
09:58C'est-à-dire qu'il va d'une zone à faible attractivité
10:00vers une autre zone à faible attractivité.
10:03Confère la situation, notamment, de la galerie du Haut-Champ-Médzaville
10:07où les commerces sont en déshérence et ferment les uns après les autres,
10:11symbole, tout simplement, d'une absence d'attractivité dans tout le secteur.
10:14Ce que je dis aujourd'hui, et le maire l'a rappelé,
10:19le téléphérique fait partie d'une stratégie de mobilité globale.
10:22C'est vrai.
10:23Mais moi, je considère que cette stratégie de mobilité, Stéphane,
10:25elle va dans le mur.
10:26Elle va tout simplement dans le mur
10:28parce que le téléphérique, avec des estimations à 3 000 passagers par jour,
10:32on prévoyait déjà 1,4 million de déficit sur cet ouvrage.
10:37Aujourd'hui, il faut les chercher, les 3 000 passagers par jour,
10:40François, et non 30 000.
10:42Et non 30 000.
10:44Mais au-delà de ça, maintenant,
10:46je ne suis pas partisan de prime abord à l'idée d'un démantèlement.
10:51Il y a eu plus de 50 millions d'euros qui ont été investis,
10:55co-financés en grande majorité par la CAPA
10:58et le contribuable du pays ajaxien.
11:00D'ailleurs, je précise que la portée intercommunale de ce projet,
11:03il va falloir la démontrer.
11:05Aujourd'hui, c'est le contribuable du pays ajaxien
11:06qui finance la Movistrad,
11:08alors qu'il n'y a pas de bus qui passe à AFA, par exemple.
11:10C'est le contribuable du pays ajaxien qui finance Angelo,
11:13alors que jusqu'à présent, il ne dessert que 2 quartiers de la ville également.
11:16Donc, moi, aujourd'hui, ce que je dis dans mon projet,
11:18Angelo y est, il faut réussir à retravailler les entrées et sorties de ville,
11:23il faut redonner de l'attractivité sur la zone foncière du Haut-Champ-Mézaville,
11:27et il faut recréer des sites multimodaux de circulation
11:32autour de la ville d'Ajaccio,
11:34avec des grands parkings à l'extérieur de la ville,
11:36et essayer de trouver un tant soit peu d'utilité à Angelo,
11:39qui, pour l'instant, est une catastrophe,
11:41tant au niveau de la circulation, Hélène,
11:43que de la situation financière.
11:45Peut-être, avant de se garer,
11:46puisque vous l'effleurez tous dans la stratégie multimodale,
11:50la question des bus, aujourd'hui, de la SPL,
11:53le movita, c'est l'échec de votre mandature, Stéphane Zbraj ?
11:57Non, ce n'est pas un échec de mandature,
12:01c'est surtout, aujourd'hui, un sujet qu'il faut corriger.
12:04Nous avons déjà pris un certain nombre de décisions,
12:06certes, pas très populaires,
12:08mais qui vont dans le sens de cette volonté de rétablir un réseau,
12:11parce que moi, je place d'abord l'usager au centre de nos préoccupations.
12:14C'est lui qui n'est pas content, aujourd'hui, des réseaux de transport en commun.
12:17C'est l'usager sur un transport en commun, aujourd'hui,
12:19dans une partie de la ville qu'il faut corriger.
12:21Et puis, je rappelle aussi toute une partie de la ville qui n'est pas desservie.
12:24Je fais juste une petite parenthèse pour le nulle part à nulle part.
12:26Je vous rappelle que dans le nulle part à nulle part,
12:28il y a des gens qui vivent à Mezzaville, au Vade, à Saint-Joseph.
12:32À la déchetterie aussi.
12:33Oui, oui, mais moi, je croise des vrais gens dans la vraie vie de tous les jours.
12:36On va visiter des matelas et des strappontains à la déchetterie.
12:40Qui aussi nous disent, vous ne les avez peut-être pas rencontrés,
12:43leur satisfaction d'avoir un équipement de mobilité supplémentaire.
12:46Et après, j'ai envie de vous dire aussi qu'en matière de mobilité,
12:48ce serait un comble de ne pas avoir cette approche-là,
12:50il faut avoir une approche dynamique et pas statique.
12:52Moi, je préfère avoir des moyens de mobilité qui viennent en amont
12:54du développement du territoire,
12:55plutôt de faire exactement comme on n'a pas fait pendant des années,
12:58c'est-à-dire construire la ville et puis après se poser la question des routes.
13:00Donc, sur les réseaux de transport en commun, je vous réponds,
13:02c'est la pierre angulaire du pays ajaxien.
13:07C'est beaucoup de difficultés qui sont héritées, qui sont agrégées.
13:10Est-ce qu'il n'aurait pas fallu régler le problème des bus avant Angelo ?
13:12Il faut le régler en même temps.
13:13Mais je vous rappelle que le téléphérique, il y a aussi
13:16une opportunité de financement fléché en direction des moyens de mobilité.
13:20dits décarbonés.
13:21Donc, il s'agissait aussi pour nous stratégiquement de pouvoir,
13:23à un moment donné, avoir des captations de financement exceptionnelles
13:26qu'on n'aurait pas pu, je dirais, produire cet équipement sans ces...
13:30Et on n'a pas travaillé en faisant un podium des priorités.
13:34On a travaillé, je dirais, de concert.
13:35C'est sûr que c'est beaucoup plus complexe.
13:37Je rappelle que le territoire est un territoire contraint
13:38du point de vue de son relief.
13:40Et donc, effectivement, c'est un grand défi.
13:42L'occasion d'une précision importante concernant les bus,
13:45la privatisation n'est-elle pas inévitable ?
13:48Vous l'écartiez ?
13:50Aujourd'hui, vous en...
13:52Non, moi, je n'ai jamais écarté le modèle.
13:55Le modèle est au service du...
13:56Vous n'en parliez pas, mais aujourd'hui, vous n'écartez plus le sujet.
13:57Je n'en parle pas, parce que la première des responsabilités,
13:59c'est de gérer l'outil qu'on met en oeuvre,
14:01qu'on a mis en place, en l'occurrence une USPL.
14:03Donc moi, je l'ai dit depuis plusieurs mois.
14:05Je n'ai pas attendu, je dirais, l'approche d'une élection
14:08pour m'étaler sur le sujet.
14:10Il y a un outil aujourd'hui, un opérateur,
14:12qui a été mis en place, donc un mode de gestion.
14:14Nous avons recherché les moyens pour pouvoir le restructurer
14:17et le remettre en place.
14:18Après, ce qui est certain, c'est que quel que soit l'opérateur
14:20qui sera destiné à servir la politique de mobilité,
14:23la politique de mobilité restera de la compétence de la CAPA.
14:25Donc après, j'ai envie de vous dire aujourd'hui que rien n'est fermé
14:27en termes d'hypothèses.
14:28Juste une réponse.
14:29La SPL, vous l'avez mise en place, c'est vous.
14:33Vous avez nommé les dirigeants, vous avez nommé les employés,
14:36vous avez nommé toute la SPL, c'est vous qui la gérez.
14:39Aujourd'hui, c'est une catastrophe.
14:40Alors la catastrophe, elle est due à qui ?
14:42À nous.
14:43C'est votre gestion, c'est 10 ans de gestion de la SPL
14:47qui aboutit à ça.
14:48Aujourd'hui, vous nous dites, on écoute d'abord les Ajacciens.
14:53Les Ajacciens, vous voulez venir avec moi faire le tour des Salines
14:56ces jours-ci ?
14:56Je l'ai fait déjà, mais si vous voulez, je vous accompagne.
14:58Non, non, mais moi, c'est mon travail, donc j'y suis tous les jours.
15:00Les bus, aujourd'hui, le jeune qui est au Salines
15:03et qui veut aller au lycée Fèche, combien de temps ça lui prend ?
15:06Il faut qu'il s'arrête place à Batouche
15:08et qu'il prenne un autre bus.
15:09Donc ça lui fait un quart d'heure ou 20 minutes de plus qu'avant.
15:13Les personnes âgées qui, avant, arrivaient à Place du Diamant
15:16ou devant la préfecture pour aller en ville,
15:19aujourd'hui, qu'est-ce qu'ils font ?
15:20Ils sont obligés d'attendre en bas, place à Batouche.
15:24C'est une absurdité.
15:25Je me demande d'ailleurs qui a pu avoir cette idée.
15:28Donc on a une ville qui est avec une transversale
15:31et la transversale, on s'en sert pas.
15:33On va s'arrêter trois fois pour aller des Salines
15:36à Trottel et à trois bus.
15:38Donc la logique, je ne la comprends pas.
15:41Qu'est-ce qu'on fait pour cette SPL des bus ?
15:43Puisque les bus, Pierre-Angulière...
15:44Moi, je ne tourne pas autour du pot.
15:45Je fais une société d'économie mixte, privée et publique.
15:49Je veux que cette société marche.
15:51Je veux d'abord rassurer les personnels.
15:53Dès mon arrivée, je vais leur rendre les sommes
15:55qui leur ont été injustement prélevées.
15:57On ne jette pas aux chiens les chauffeurs de bus
15:59comme ça a été fait en disant
16:00c'est des nantis, ils ont 2800 euros par mois.
16:03Moi, je trouve qu'on est déjà en Corse un handicap.
16:05On est 440 euros en dessous de la moyenne nationale
16:08en matière de salaire.
16:09Ce n'est pas en jetant les chauffeurs de bus aux chiens
16:12qu'on va faire avancer les choses.
16:13Mais comment ça coûte ?
16:14Oui, non, mais 11,4 millions de budget.
16:16Vous avez combien, vous, par mois ?
16:1720 000 euros avec vos indemnités.
16:19Et vous vous louchez sur les chauffeurs de bus.
16:21Vous êtes bien renseignés.
16:21Un peu de décence.
16:22D'accord.
16:23Un peu de décence.
16:24Je termine.
16:24Je pense que...
16:25Je vous dis deux choses.
16:27Nous allons, nous, faire une société d'économie mixte,
16:30publique, privée.
16:31Et nous allons faire en sorte...
16:32C'est cher ou pas, les 11 millions de euros ?
16:34Vous trouvez que c'est correct ?
16:36Vous pensez que le service...
16:38Vous payez quel service ?
16:39Vous avez question.
16:40Non, mais moi, je vous réponds.
16:41Quel service vous payez ?
16:42Est-ce que vous pensez que l'usager,
16:42il retrouve son compte aujourd'hui ?
16:44L'usager, il est content.
16:4560 arrêts de...
16:4660 arrêts de bus sans abri.
16:52Vous pensez que c'est décent ?
16:53Vous pensez que les parents vont mettre leurs enfants
16:55aux arrêts de bus ?
16:56Mais vous rigolez.
16:57Vous n'en avez rien à foutre, des bus.
16:58Vous n'avez jamais géré.
16:59Vous avez abandonné.
17:01Vous avez montré du doigt comme coupable.
17:02Moi, je le dis.
17:03Si j'arrive, quand vous avez fait le pataquès
17:06pour leur jour d'arrêt,
17:07moi, je vais remettre.
17:08Dès qu'un salarié est en arrêt,
17:10il aura son indemnité payée.
17:12Il ne sera pas privé de ses indemnités de maladie.
17:14Par contre, celui qui est en maladie qui va ailleurs,
17:19lui, il aura à rendre des comptes à la société.
17:21Ce n'est pas votre vision des choses.
17:24Circuler, c'est une chose.
17:25Encore faut-il pouvoir se garer.
17:28Les parkings, vous en parlez beaucoup
17:29dans vos campagnes respectives,
17:31en périphérie, en centre-ville,
17:33parfois même sur l'eau, Pascal Zagnoulle.
17:36Oui.
17:37Et beaucoup ont peut-être rigolé
17:40lorsque j'ai imaginé cette solution
17:42qui existe quand même depuis 35 ans
17:44dans les pays nordiques
17:46et qui a fait ses preuves.
17:47Aujourd'hui, j'entends parler du parking-camping
17:50qui, malheureusement, a été annulé il y a quelques années.
17:53J'entends parler du projet des phares et balises
17:56qui était déjà évoqué à l'époque de la mandature de gauche
17:59et force est de constater qu'aucun accord
18:00n'a jamais pu être trouvé avec les services de l'État
18:04pour déplacer tout cela.
18:06Merci, Jean-Paul.
18:07Mais au-delà de tout ça,
18:09je pense qu'il faut coupler les deux solutions.
18:12Il faut de l'offre de stationnement
18:14en dehors de la ville
18:15avec des mobilités qui fonctionnent
18:18et qui soient efficientes
18:19pour répondre sur la question des bus.
18:21Et il faut également du stationnement
18:23en hyper-centre-ville.
18:24Aujourd'hui, si les gens ne viennent plus
18:26faire leur course en centre-ville
18:27et privilégier les grandes surfaces de Baleone,
18:29c'est parce qu'on ne peut plus rentrer dans la ville d'Ajaccio
18:32en moins de 20 minutes.
18:33Ça n'existe pas.
18:34Et pour finir, si vous permettez,
18:35revenir sur la question de la SPL et des bus,
18:38je dirais simplement qu'aujourd'hui,
18:40cette société publique,
18:43elle a tous les symptômes d'une entreprise qui va mal.
18:46Si on transposait sa situation à une entreprise privée,
18:49elle aurait déjà fermé depuis longtemps.
18:50Et je pense que bien souvent,
18:51il y a un gros problème managérial,
18:53il y a un problème de pilotage,
18:54de direction politique.
18:56Et je pense qu'aujourd'hui,
18:57il faut stopper la gabegie financière
18:59qui est à l'oeuvre depuis des années en matière de transport.
19:02Et il faut avoir des choix forts
19:04en matière de mobilité,
19:06d'organisation du service public,
19:07mais surtout de service à la population.
19:09La barge flottante, ce n'est pas un gadget,
19:11c'est un projet sérieux.
19:13Non, ce n'est pas un gadget,
19:14c'est un projet...
19:15Elle serait installée où ?
19:16Qui pourrait être installée, par exemple,
19:19au niveau du Marconaille, par exemple.
19:21En Norvège, ça existe depuis 35 ans.
19:24C'est 300 à 400 places de stationnement
19:25que vous pouvez créer très rapidement
19:27et sans consommer surtout d'emprise foncière.
19:29Charlotte Tcheze,
19:30il n'y a pas de parking en centre-ville pour vous ?
19:32Vous savez, moi, j'ai une approche très sociale de tout.
19:36Et je pense que c'est ce qu'on oublie.
19:37Là, tout à l'heure,
19:38je vais couper la parole à personne
19:39parce que j'essaie d'être à minima poli.
19:43Je pense que c'est important quand même.
19:45Mais j'ai l'impression que chacun s'adresse à soi.
19:48Personne ne s'adresse véritablement aux Ajaxiens.
19:51Moi, lorsque j'entends parler des bus,
19:53moi, ce qui m'intéresse,
19:54ce n'est pas tant qui est coupable,
19:56mais quels sont les résultats ?
19:58Quand vous montez au Jardin de l'Empereur,
20:00ce qu'on vous explique,
20:01c'est que l'après-midi,
20:02ils avaient une navette.
20:04Ils n'en ont plus.
20:05Ils sont coincés.
20:06Il y a des personnes qui n'ont pas de voiture,
20:09par exemple,
20:09parce qu'ils n'ont pas les moyens d'acheter un véhicule.
20:12Il y a des personnes qui sont des personnes âgées isolées.
20:16Et il y a aussi tout un pan de la population
20:18qui est complètement enfermé.
20:20Je prends l'exemple des Jardins de l'Empereur,
20:21parce qu'il me semble que c'est quand même le plus éclairant.
20:24Il y a sans doute Castellucci aussi,
20:26qui a simplement un bus toutes les heures.
20:28Il y a des populations qui sont oubliées.
20:30Et pour moi, tout doit être social.
20:33Et j'ai l'impression que tout le monde tend vers le social.
20:34Moi, je suis assez contente d'entendre
20:36que tout le monde parle de l'intérêt des services publics,
20:40de l'importance de s'intéresser aux plus précaires.
20:43Bon, ça ne se ressemble pas en réalité dans les actes,
20:47parce que je crois que ce qui est important,
20:48ce sont évidemment les actes.
20:51Et puis, lorsque...
20:54J'en reviens très rapidement en jello, je m'excuse.
20:57Mais lorsque j'entends qu'il fallait se bouger,
21:00qu'il ne fallait pas être dans l'immobilisme,
21:03quand même, 12 ans de mandature,
21:05il me semble qu'on a le temps de faire beaucoup de choses.
21:08Et pour poursuivre sur le stationnement,
21:10parce que j'ai un peu de temps de parole, je vois,
21:13à la limite, je peux parler encore quelques secondes.
21:16Le stationnement, moi, je crois qu'il faut sortir
21:20de l'idée du tout voiture, parce qu'il faut se moderniser.
21:24Absolument.
21:25Et si on commence à faire des stationnements de partout,
21:27on va remplir les places de stationnement.
21:30L'idée, c'est que les gens puissent circuler
21:32et les commerçants ne fonctionneront pas mieux,
21:34parce qu'il y a des parkings de partout,
21:37autour de tous les commerces.
21:39Justement, plus on en fait, plus on en remplit.
21:41Des places de parking.
21:43Mais justement...
21:44Qui a permis Baleone ?
21:45À un moment donné, il faut se poser les bonnes questions.
21:48Ah non, mais pas moi non plus, pour le coup.
21:50Justement, alors il y a des places de stationnement
21:52qui ont été créées durant cette mandature.
21:55Alors vous les revendiquez dans votre bilan.
21:59300 places sur l'ancien site de la Miséricorde,
22:0280 places sur la place Millau.
22:06Sachant que, finalement, ces stationnements,
22:08ces nouvellement créés, ne sont pas voués à être pérennes,
22:12puisque la place Millau, forcément, ne sera pas dédiée au stationnement,
22:17pas plus que la Miséricorde avec la construction du nouvel écoquartier.
22:21D'où ma question.
22:23Stéphane Sbraj, est-ce que les 200 nouvelles places du Diamant suffiront ?
22:28Il faut distinguer le besoin en stationnement résidentiel pérenne.
22:32Donc ça, c'est la réponse apportée par l'extension du parking du Diamant
22:34avec les 200 places que vous avez indiquées,
22:36l'acquisition de la Galerie Napoléon aussi,
22:37qui est une solution de stationnement aussi pérenne.
22:40Et ensuite, il y a la question aussi de la façon dont on se déplace en hypercentre.
22:45Et donc là, c'est le rôle plutôt des parcs-relais
22:47qui, en fait, joue ce rôle de report modal.
22:49Donc c'est à l'instar de ce qui a été fait sur la Miséricorde
22:53et qui rencontre ce succès-là.
22:54C'est-à-dire qu'on a une solution de stationnement
22:55et on a tout de suite, en fait, une solution alternative
22:57en prenant une navette qui soit régulière.
22:59Et l'idée, c'est effectivement d'instaurer un rapport gagnant-gagnant
23:01et que la population puisse se dire à un moment donné,
23:03à certains endroits de la ville, en fonction de mes besoins,
23:05j'ai une solution de stationnement
23:06et je peux prendre autre chose que la voiture pour pouvoir me déplacer.
23:08C'est ce qu'on a fait sur la Miséricorde
23:10qui va avoir son quantum augmenter de 300 à 500 places.
23:13Mio, on va rester sur une réflexion en entrée de ville sur la partie ouest,
23:16d'une poche aussi de rétention pour organiser aussi, là aussi,
23:19des reports modaux en mode doux en hypercentre.
23:24Et aussi sur l'hypercentre, c'est pour ça qu'on privilégie aussi
23:27les modes de déplacement doux.
23:30Pour finir sur les parkings, sur la question sociale,
23:35effectivement, parce qu'il y a des personnes sur les hauteurs d'âge action
23:37en particulier qui sont plus vulnéralisées par rapport à la situation d'isolement.
23:44Nous avons mis en place des navettes avec le service du CIAS à la demande
23:49que nous allons développer parce qu'effectivement, il y a ces situations,
23:52notamment de personnes vivant seules qui ont besoin d'une réponse,
23:57on va dire, à la carte.
23:57Ça ne suffit pas.
23:58Mais c'est combiné à d'autres solutions.
23:59Il faut le développer.
24:00Ce n'est certainement pas suffisant, mais en tout cas, on est dans cette tendance-là.
24:02Il faut le développer très urgentement parce que là,
24:03il y a une véritable urgence sociale.
24:06Quand on va dans ces quartiers, on ne peut pas en ressortir.
24:08Je pense qu'il faut y aller vraiment très souvent dans ces quartiers
24:11et vraiment donner des moyens de transport extrêmement réguliers.
24:15Ça ne peut pas suffire une navette sur demande.
24:16Je trouve ça indécent.
24:18Moi, pour tout vous dire, je trouve ça indécent de laisser des personnes dans un...
24:23Jean-Paul Caroladji, vous partagez avec François Filoni
24:26un projet de parking souterrain sous la place du Casonne.
24:33Comment est-ce qu'on le construit, ce parking ?
24:35Est-ce qu'on fait appel à des opérateurs extérieurs ?
24:37Est-ce qu'on rappelle Q-Park ?
24:39Q-Park, après, on ne va pas en reparler
24:41parce qu'on n'a jamais connu le fond de l'histoire
24:45puisqu'en fait, c'était une histoire de financement.
24:48Chacun dit la sienne.
24:49Bon, une fois que Laurent Marc-Angèle avait gagné,
24:52il aurait bien fait de continuer à faire le parking.
24:53Au moins, il aurait été là aujourd'hui.
24:56Alors, que fait-on au Casonne ?
24:57Au Casonne, on peut faire effectivement pour un parking.
25:01Il y a deux façons de le financer.
25:02Soit en faisant appel à des constructeurs qui le gèrent,
25:05ils ont une concession pour X années,
25:07soit c'est l'Amérique qui le prend en compte.
25:09Ça, c'est une partie, c'est le Casonne.
25:11Je rappelle qu'en 2020, avec Jean-André Milikon,
25:13on avait déjà fait ce projet.
25:15Donc, ça n'est pas d'aujourd'hui.
25:17La deuxième chose, c'est qu'il y a effectivement
25:19les phares et balises en bas sur l'emprise de la CCI
25:23qui, a priori, ils ont trouvé un accord,
25:26devraient partir.
25:26Il devrait y avoir un parking d'environ 400 places
25:29en face de la place à Patouche.
25:31L'autre possibilité, et ça, on en a parlé avec la CDC,
25:34ça serait que sur l'emprise de la gare,
25:37les bâtiments qui servent à l'entretien des trains
25:39soient déplacés sur Medzanne
25:41et qu'à ce niveau-là, on puisse faire aussi 400 places
25:43qui concerneraient tout le centre-ville.
25:46François Fillogne, vous êtes d'accord ?
25:48Vous partagez en tout cas le projet du Casonne ?
25:50Je partage en partie, après, pour les modes de financement,
25:52mais d'abord, ce qu'on est en train de parler,
25:54là, c'est des sparadraps, des bouts de ficelles.
25:58Moi, j'arrive, je fais un plan de déplacement urbain,
26:01je veux voir tout ça dans sa globalité.
26:03Comment on arrive ?
26:04Parce que moi, je veux bien, comme on dit,
26:05on va faire des parkings à l'extérieur de la ville.
26:06C'est 10 000 personnes.
26:08La ville, c'est 78 000.
26:10C'est plutôt l'inverse, à mon avis.
26:12Les gens, ils ont besoin de parkings en ville,
26:13ils n'ont pas besoin d'aller se garer à l'extérieur
26:15pour rentrer en ville.
26:16Donc, là-dessus, nous, on a déjà travaillé
26:18sur la position de faire trois parkings en ville.
26:20Sur le financement, j'ai annoncé que je voulais faire 300 places,
26:25dont 150 à la vente, pour pouvoir financer l'ouvrage,
26:28et 150 qui seraient restitués gratuitement aux citoyens.
26:31J'ai été contacté, mais ça, c'est du contact.
26:35Moi, tout ça, ça va passer par des appels d'offres.
26:37On va respecter la législation.
26:38Il y a déjà deux promoteurs qui m'ont fait savoir
26:40qu'eux, ils ne voulaient pas en faire 300,
26:42ils voulaient en faire 400 et en restituer 200 à la ville,
26:45gratuit.
26:46Ça veut dire que les 200 qui vont être achetés
26:48vont libérer du domaine public,
26:49puisque les gens achètent pour aller sur le domaine chez eux,
26:52ils vont libérer du domaine public.
26:53Ça veut dire qu'on peut réaliser avec investissement zéro,
26:56l'investissement, c'est le foncier de la ville.
26:57Il n'y a plus de foncier sur la ville.
26:59Et si on arrive, le foncier, qui est le plus cher sur la ville,
27:02c'est ce qu'on va faire.
27:03C'est la même chose à Saint-Jean,
27:04où encore un promoteur est venu me voir et discuter.
27:07Il est intéressé.
27:08Lui, nous, on proposait 200 places sous l'école de Saint-Jean.
27:11Il nous dit, moi, j'ai du terrain à côté.
27:14Si vous êtes d'accord, on en fait 300.
27:16C'est zéro financement pour la ville.
27:18Ça veut dire que...
27:18Mais moi, ce que je veux arriver, c'est à la gratuité des parkings.
27:22Je trouve...
27:23Parce que là, on ne dit pas, on oubliait.
27:24Il y a six mois, il y avait un plan d'orodateur
27:29Avenue Kennedy, Saline.
27:32On va, chez ceux qui n'ont plus rien, leur faire les poches.
27:35On dit, comme ça, on va faire du turnover.
27:36Vous allez faire du turnover chez ceux qui n'ont plus rien.
27:39Allez, ce n'est pas votre idée, on l'a compris.
27:40Mais vous m'étendez la perche avec le...
27:42Ça veut dire que ça, ces orodateurs, ils ont été achetés,
27:45ils sont stockés au garage.
27:46Ça veut dire que ce plan-là, ce n'est pas un plan B,
27:48c'est un plan A.
27:49Quand la mairie, si elle passe,
27:51elle va revenir avec ses orodateurs,
27:52elle va mettre les orodateurs dans les quartiers les plus populaires.
27:55Et je ne pense pas que ça soit très populaire.
27:57Et vous m'avez tendu la perche avec le foncier,
27:59le stationnement, la circulation, sujet très important.
28:01On a pris la demi-heure nécessaire, mais il faut qu'on avance.
28:03Oui, mais lorsqu'on avance,
28:05on va d'abord faire un plan de déplacement urbain.
28:08Ici RCFM,
28:09les municipales
28:122026, le débat
28:13Ajaccio.
28:14Voilà, et en matière d'aménagement, vous êtes
28:17contraint avec le PLU d'Ajaccio,
28:19une bonne partie
28:21annulée. Il faut le
28:23réviser ou pas. Et pourquoi faire
28:25pour construire, Pascal Zagnouli ?
28:28La question, ce n'est pas de savoir
28:29construire plus ou non, mais de savoir
28:30pour qui on construit.
28:33Nous, Oustine Toayachin, on l'a
28:35mis en avant parce qu'on a mis en avant la question de l'identité
28:37et du peuple.
28:39Moi, d'une grande ville
28:40à 100 000 habitants, je n'en veux pas.
28:42Et je n'en veux pas pour une bonne et simple raison, c'est que nous avons
28:45un sol naturel qui est négatif.
28:46Donc si on devait croître jusqu'à 100 000 habitants,
28:48on sait très bien d'où viendrait cette croissance
28:50de population. Donc, construire
28:53mais construire mieux et en maîtrisant
28:54la destination, en utilisant la loi Lemeur,
28:57en utilisant les servitudes de résidence
28:59principale que nous permet de mettre
29:00désormais la loi Lemeur, en encadrant
29:03mieux également les meubliques de tourisme
29:04pour remettre sur le marché de la résidence principale
29:07des logements à la location qui sont
29:08fermés tout l'hiver pour être
29:10uniquement utilisés de mai
29:12à fin septembre. Une ville
29:14pour qu'elle vive, des commerces, pour guiser
29:16des clients, il faut remettre tout simplement des habitants
29:18toute l'année en centre-ville. Aujourd'hui,
29:21on se rend compte qu'il y a une balnéarisation
29:23de la ville d'Ajaccio.
29:25Vous allez, moi j'invite
29:26mes concurrents, s'ils ne l'ont pas encore fait,
29:28à aller faire du porte-à-porte dans la rue
29:31Roi de Rome. Et vous verrez, c'est
29:32beaucoup de portes qui s'ouvrent en plein mois
29:35de février. Vous avez des boîtes à clés
29:36partout. La réalité du logement,
29:39de l'urbanisme, de la construction sur Ajaccio,
29:41c'est celle-là. Donc la question, encore une fois,
29:43elle n'est pas de construire plus,
29:45mais c'est vraiment de construire mieux et à destination
29:47des nôtres, que ce soit au niveau du logement
29:49social ou du logement privé.
29:51L'équation est difficile.
29:53Stéphane Sbraj,
29:55vous avez parlé de traumatisme
29:58concernant les
29:59Ajacciens, justement, qui ont été traumatisés
30:01par des
30:03projets d'ampleur.
30:05C'est pourtant, durant
30:07votre mandature, qu'ils se sont déroulés
30:09et qu'ils ont été bâtis,
30:11ces projets.
30:12Le PLU qu'on a adopté en 2014, il est plus restrictif
30:15que le PLU précédent.
30:17J'ai effectivement
30:19mis en avant, parce que je l'entends
30:21et je le comprends, le traumatisme
30:23lié par rapport à l'acte
30:25de construire, parce qu'il y a eu ici
30:27comme ailleurs des ratés dont il faut tenir compte
30:29et il faut pouvoir y apporter
30:30après des corrections.
30:32Et ensuite, par rapport à cette
30:35ambiance, il faut réconcilier
30:37aussi la population par rapport, je dirais,
30:39aux besoins en termes de logement.
30:41Alors, il faut là aussi
30:43s'atteler à travailler
30:44à tous les niveaux.
30:46Il y a des besoins de logements nouveaux.
30:48Aujourd'hui, vous êtes sur un territoire
30:49qui est tendu, pas uniquement
30:51sur le logement social, mais on a en moyenne
30:53un peu moins de 3 000 demandes en attente
30:55avec des délais très longs d'attribution
30:56de logements sociaux.
30:57On a peut-être aussi construit un peu
30:59à côté de la cible pendant des années.
31:00On n'a pas suffisamment tenu compte aussi
31:02de situations de monoparentalité
31:04qui ont augmenté, donc pas suffisamment construit
31:06de T1, de T2.
31:07Donc, il faut là aussi réajuster la cible.
31:09Il faut réajuster la cible aussi en direction
31:11de nos jeunes qui ont des grandes difficultés
31:12à se loger, que ce soit les jeunes actifs
31:14ou les jeunes étudiants.
31:16Donc, là-dessus, il y a un rééquilibrage
31:17à faire et un rééquilibrage aussi territorial
31:19parce qu'on a beaucoup construit
31:20sur une partie de la ville.
31:21Et un maire doit faire preuve aussi
31:23de cohésion territoriale lorsqu'il doit aménager.
31:26Après, il y a les questions, effectivement,
31:27de logements qui sont figés.
31:29Moi, sur le Airbnb, il y a effectivement des sujets.
31:33Ensuite, il faut regarder exactement
31:34dans quelle situation nous sommes sur Ajaccio.
31:35Il y a beaucoup de résidences principales
31:36qui font l'objet de locations saisonnières.
31:38Il y a une part, certainement.
31:40Il y a la question aussi du logement vacant
31:41lié aussi à des difficultés pour beaucoup de familles
31:44de rénover l'existant.
31:45Donc, on a un parc existant qui est très vieillissant,
31:47inaccessible parfois.
31:48Et donc, ça gèle aussi des situations.
31:51On a d'ailleurs, à ce titre-là, lancé des études
31:54de surélévation des copropriétés existantes
31:57pour permettre pour celles et ceux qui le souhaitent
31:59de pouvoir effectivement injecter des ressources
32:01dans ces immeubles-là et de pouvoir procéder
32:04à des travaux qu'il n'arrive pas à faire,
32:05justement, faute de moyens.
32:06La question des boîtes à clés, des portes fermées,
32:09soulevées par Pascal Zagnoli, vous aussi,
32:11vous voulez la prendre par le biais de la loi Le Meur ?
32:14Tout à fait.
32:14D'abord, la rue Roi de Rome, je te signale que j'y habite.
32:17Donc, je connais, je vois au fil des années
32:19se désertifier la ville, le centre-ville,
32:24le centre historique où il n'y a quasiment plus d'habitants.
32:26Voilà, il faut le dire.
32:27Et pourquoi ? Parce qu'en fait, jusqu'à présent,
32:30avant la loi Le Meur, on pouvait louer en Airbnb
32:32des logements insalubres.
32:34Il n'y avait aucune obligation d'être aux normes.
32:37Aujourd'hui, ça a changé.
32:39Donc, là, je pense qu'il faut rénover les logements
32:43et les remettre à la location.
32:45Il faut interdire le Airbnb.
32:47Il y a des moyens de le faire.
32:49Notamment, avec la loi Le Meur, sur des sites
32:51comme le site de la Miséricorde,
32:53interdire la résidence secondaire.
32:55C'est simple.
32:57Puisque là, on dit qu'on construit à Ajaccio.
33:00Mais aujourd'hui, il faut que ce soit la puissance publique
33:03qui décide de ce qu'on construit et où.
33:05Et que ce ne soit pas les promoteurs qui le fassent
33:07et que la mairie arrive derrière pour faire...
33:09On ne peut pas construire des immeubles
33:11de 300 logements sans route.
33:13La route s'est effondrée.
33:14Donc, on donne des permis de construire
33:16sur des endroits où on ne peut même pas aller en camion.
33:18Donc, il y a des choses.
33:19Et après, c'est la mairie qui va faire la route.
33:22Donc, il y a des choses.
33:23Après, on peut parler de l'office public des HLM aussi.
33:26Deux choses.
33:27La première, c'est qu'on dit qu'on veut être maître
33:33à la fois des attributions et des constructions.
33:35Aujourd'hui, avec la loi actuelle, on ne peut pas.
33:38Avec la loi d'Allo, celui qui pose la préfecture,
33:41toutes ces attributions vont à la loi d'Allo.
33:45Donc, il faut être maître de...
33:48Il faut...
33:49Et là, l'office de la CAPA, l'office HLM,
33:52vous avez voulu garder l'office
33:54pour pas que la CTC en soit propriétaire.
33:56Vous vous retrouvez aujourd'hui dans une situation
33:58de quasi-faillite où vous ne pouvez plus rien faire.
34:01Et ça fait presque un an
34:02qu'il n'y a pas eu de commission d'attribution.
34:04Il faut le savoir.
34:05Donc, ça fait un an que des gens attendent des logements.
34:08En 2020, il y avait 20 commissions d'attribution par an.
34:11Cette année, il y en a eu zéro.
34:12Charles Teutche, vous êtes pour en rajouter du logement,
34:15tout simplement, pour pouvoir l'attribuer ?
34:17Je pense que c'est une question
34:19qui mérite une réponse un peu plus complexe
34:20que oui ou non.
34:22Mais moi, ce que je relève,
34:24lorsqu'on parle d'Airbnb,
34:25c'est qu'encore une fois,
34:27on oublie la part sociale.
34:28Alors, j'ai l'impression que tout le monde est de gauche.
34:29Moi, je suis très contente
34:30parce que je croyais que j'étais la seule liste de gauche à Ajaccio.
34:32Mais bon, je me rends compte que quand même,
34:34tout le monde a une grande sensibilité au social.
34:37Je ne pense pas que je sois de gauche.
34:38Je ne suis pas pour Gaza.
34:39La formation au Parti communiste a dû aider quand même.
34:42Restons sur le logement social.
34:43Voilà, que les choses soient claires.
34:45Je ne veux pas avoir du cœur pour les gens,
34:47mais je ne suis pas pour Gaza,
34:47je ne suis pas pour l'Iran.
34:48On est sur un débat de politique internationale.
34:50Logement social.
34:51On va rester sur le logement à Ajaccio.
34:54Ce sera très bien.
34:56Votre formation de gauche a dû vous laisser quelques traces quand même.
34:59En fait, ce que je voulais dire,
35:02c'est qu'en ce qui concerne le Airbnb,
35:03il y a évidemment un problème terrible d'injustice, tout simplement.
35:07Et on oublie aussi un pan.
35:09Je n'ai entendu personne en parler.
35:11C'est que lorsque vous allez dans certains quartiers
35:14qui sont en proie à la gentrification,
35:16c'est-à-dire des quartiers où on se dit
35:18« Tiens, les appartements ne sont pas très chers,
35:19moi, je peux investir et je vais en faire un meublé touristique »,
35:23ce qui se passe, c'est que les personnes qui habitent à cet endroit-là,
35:25qui sont propriétaires, qui pouvaient y accéder,
35:27se retrouvent mises dehors, se retrouvent exclues.
35:30Il y a des drames absolus.
35:32Moi, j'ai rencontré une dame qui était à la retraite
35:35il y a peu de temps, c'était au marché aux puces,
35:38et elle m'a expliqué qu'elle,
35:39elle avait acheté au Jardin de l'Empereur il y a plusieurs années
35:42parce que c'était à peu près dans ses moyens,
35:44qu'elle était contente d'être propriétaire,
35:45qu'elle voulait léguer ça à ses enfants.
35:49Et que maintenant, il y a des personnes qui louent exclusivement Airbnb
35:52et qui votent des portails électriques, qui votent des digicodes,
35:56ce qui fait qu'elle ne peut plus payer.
35:58Donc, elle est complètement exclue.
35:59Là, c'est un drame.
36:01Et en ce qui concerne les logements, les logements sociaux,
36:02vous savez que l'Ajaccio, de toute façon, ne respecte pas la loi SRU.
36:06On devrait atteindre 25% de logements sociaux.
36:09On n'y est pas.
36:10On tourne autour des 20%.
36:12Comment vous les atteindrez ?
36:14Déjà, je crois que ce qu'il faut faire,
36:16c'est discuter avec les promoteurs.
36:18Parce que vous savez, là, on tape beaucoup sur les promoteurs.
36:21Mais en fait, excusez-moi, mais c'est sur la mairie qu'il faut taper.
36:26Non, je ne suis certainement pas libérale.
36:27Et je peux discuter beaucoup du libéralisme, si ça vous intéresse.
36:30Mais je ne crois pas que ce soit l'objet de notre discussion aujourd'hui.
36:34Mais c'est la mairie qui doit travailler.
36:37C'est la mairie qui doit faire un PLU.
36:38Comme vous prétendez tous à la mairie ici, on vous pose la question.
36:41Oui, mais attendez, il y a des gens qui prétendent à la mairie.
36:44Il y a des gens qui sont maires depuis 12 ans aussi.
36:45Donc il y avait des choses qui étaient possibles quand même jusqu'à présent.
36:49Lorsque je discute des promoteurs, c'est un travail co-construit.
36:52Il faut faire un PLU où on oblige à plusieurs choses,
36:56où on oblige à 25% de logements sociaux dans chaque nouvelle construction.
37:00Je ne vais pas déborder encore davantage,
37:04mais lorsqu'on parle du problème des inondations, etc.,
37:07la mairie, elle a encore un rôle.
37:09C'est-à-dire que toutes les constructions anarchiques qui ont été permises,
37:12elles rendent complètement caduques.
37:14Tous les bassins de rétention qui ont été faits,
37:16on pourrait l'intégrer dans le PLU, ce n'est pas fait.
37:18Je ne sais pas pourquoi.
37:19François Filoni.
37:20Oui, moi, je pense qu'en matière de logement,
37:23il faut se passer du PLU au PLU intercommunal.
37:26On ne peut pas accepter que la périphérie ajaxienne
37:29se débarrasse de leurs pauvres, les envoie sur Ajaccio
37:32et tourne la tête à ce qui se passe sur Ajaccio.
37:35Ça veut dire que la solidarité doit être des deux côtés.
37:37Il faut aussi que dans le bassin ajaxien,
37:39les neuf autres communes qui composent la communauté d'agglomération
37:42prennent leur part de logements sociaux.
37:45Mais après, il ne faut pas comparer Porto V qui est Ajaccio.
37:49On se trompe.
37:50Je ne vais pas abonder dans le sens du maire.
37:52Il n'y a que 10% de résidence secondaire.
37:54Donc, arrêtons la phobie de dire la résidence secondaire
37:57parce qu'on est pour bon nombre de Corses,
37:5957% à avoir des résidences secondaires.
38:01Je le dis là aujourd'hui.
38:03Je vais, si j'arrive, enlever la part de 60%
38:06pour la première résidence secondaire.
38:07Pour quelle raison ?
38:08Je considère que la résidence secondaire,
38:10c'est le lien avec le sang, avec le village.
38:12C'est là où est née l'identité de la Corse
38:15et je ne veux pas couper ce lien
38:16parce qu'on va faire en sorte que si vous avez une maison à Guagnot
38:18et vous avez une maison à Ajaccio,
38:20vous allez prendre 60% à Ajaccio
38:22alors que vous n'avez pas les moyens de les payer.
38:23Et on va couper ce lien, cette identité,
38:27parce que moi, je ne dis pas qu'il y a une nation,
38:28je ne dis pas qu'il y a un peuple.
38:28Moi, je dis qu'il y a une âme Corse.
38:30Et si on ne veut pas se couper de ce que l'on est,
38:32il faut garder le lien.
38:33Vous auriez compris que ce ne sont pas les Corses
38:34qui sont visées par les 60% en particulier.
38:39Non, non, mais excusez-moi.
38:41La taxation de 60%, c'est notamment pour les résidences secondaires.
38:4447% des Corses qui sont propriétaires d'une résidence secondaire.
38:47Ce qui veut dire que moi, je ne confonds pas les affairistes
38:50qui en ont 10, 15 et qui veulent faire des affaires
38:52avec le lien avec la famille
38:54qui fait que la résidence secondaire,
38:56c'est souvent notre enracinement.
38:58Ensuite, il y a des thèmes où il faut travailler.
39:00Moi, je pense que la mairie, on va se rapprocher du Girtec.
39:03300 000 titres sur la Corse en propriétaire.
39:05Il faut qu'on fasse...
39:07Revenons peut-être à Ajaccio.
39:08Non, mais 300 000, ça veut dire qu'Ajaccio,
39:11ça part de logement dans l'indivision.
39:14Ça veut dire que la mairie, dans ces cas-là,
39:15peut souvent préempter pour faire un parc privé de la ville,
39:18permettre à faire...
39:19Puisque ce ne peut pas nous permettre le dallo,
39:21par le parc privé, la ville peut attribuer à des jeunes couples
39:24parce que vous ne rentrerez jamais dans les critères.
39:27Si vous avez 18 ans, vous venez de vous marier.
39:29Non, mais vous disiez vous-même,
39:30il y a peu de résidences secondaires à Ajaccio.
39:32Alors que par le parc privé de la ville,
39:33on fera en sorte d'enraciner les nôtres chez nous.
39:36Et moi, je revendique ce localisme.
39:38Ça veut dire qu'à côté de ça,
39:40et là, je travaille au niveau d'une PPL au niveau national,
39:42parce que c'est quand même lié...
39:43Quand on vient ici, on est peut-être élu à la mairie,
39:45mais aussi on travaille sur une vision du pays.
39:47Je veux qu'on passe...
39:49Nos amis Sardes ont un droit de...
39:50Par rapport à l'exonération sur l'enregistrement des droits,
39:54à 1 million d'euros.
39:55Nous sommes à 100 000.
39:56Ça veut dire que, déjà...
39:58Non, non, mais je pense que les Sardes ont un bon modèle.
40:01Quand on transmet son entreprise à Ajaccio,
40:04c'est 100 000 euros, les droits de succession.
40:06Cela dépend du national.
40:08Non, non, non, non.
40:08C'est 100 000.
40:09On sort de l'élection municipale.
40:11C'est la racialité.
40:12J'ai un lien quand même.
40:14Je fais une politique globale.
40:15Ça veut dire que quand je vais déposer,
40:17j'y travaille avec ce PPL,
40:18si elle est déposée, on va passer à 400 000.
40:20Ça va permettre aux jeunes corses
40:21d'enregistrer le lien de la descendance de la famille,
40:25sans passer par la case d'impôts.
40:26Parce qu'on ne peut pas dire savants.
40:28Allez, on s'éloigne trop du sujet, François Fillon.
40:30Le temps tourne trop vite.
40:32On va parler d'un projet important.
40:33On reste finalement des corses chez eux.
40:34Un projet important pour Ajaccio
40:36et dont on parle ici, vraisemblablement,
40:39la citadelle.
40:39Est-ce que le logement fait partie des enjeux
40:43pour chacun de vos projets ?
40:45Pascal Zagnou.
40:47La citadelle, on doit en faire un véritable quartier
40:51à part entière ouvert sur la ville, c'est sûr.
40:54Mais avec un bémol, c'est que pour moi,
40:56la citadelle, ça doit être le moteur
40:58d'une redynamisation globale du centre-ville,
41:01en y mettant notamment la culture et le patrimoine
41:05au rang numéro 1 de l'activité de la future citadelle,
41:10en y créant un musée, un grand musée notamment,
41:14en y créant également des espaces pour les enfants,
41:18pour la petite enfance.
41:20Dans notre projet, on a notamment détaillé l'idée
41:21d'y implanter une crèche, parce qu'aujourd'hui,
41:23on a un déficit de crèche en hyper-centre-ville,
41:26et donc de créer la première crèche immersive publique
41:30de la ville d'Ajaccio.
41:32Et pourquoi pas, oui, créer une petite proportion
41:35de logements, mais là aussi,
41:36en encadrant la destination du bien.
41:39Moi, j'entends l'ensemble de mes concurrents
41:42qui ont émis un certain nombre de diagnostics
41:46sur les résidences secondaires, etc.,
41:48mais on n'a pas de solution.
41:49Qu'est-ce qu'on fait pour résoudre la crise du logement
41:52sur Ajaccio ?
41:53Moi, je vous réponds.
41:54Ça passe, on l'a dit, pour partie par la loi Lemeur.
41:57Ça passe par également la création de logements
42:00intermédiaires, notamment pour les actifs,
42:02et financés pour partie par le pourcent logement,
42:04notamment avec des grands bailleurs,
42:05comme Action Logement, notamment,
42:08qui fait ses preuves dans d'autres communes,
42:09y compris de Lille.
42:12C'est également d'avoir une politique ambitieuse
42:15en faveur de la primo-accession et des plus jeunes,
42:18avec la création, c'est ce que je propose,
42:20d'un fonds logement qui serait financé
42:22et irrigué financièrement,
42:25notamment par la surtaxe sur les résidences secondaires,
42:28que je maintiens, même si je comprends,
42:30connaissant l'électorat de François Fillon,
42:32qui puisse être gêné sur cette question-là.
42:34Je ne suis pas gêné, c'est 57 % des corses que vous taxez.
42:37Mais je vais finir, François.
42:38Je ne vous ai pas coupé la parole,
42:40donc on va continuer.
42:43Et on ne défend ni les arts ni les autres,
42:45et on ne défend ni les gourses,
42:46et on a dû mettre les pédits de rouge.
42:48Je ne prends pas de communauté de destin.
42:50Cousi et d'être.
42:51Vous confondez.
42:52D'accord.
42:53Et pour le reste, je pense qu'il faut avoir
42:55une politique ambitieuse en matière de logement
42:58à ce niveau-là,
43:00et donc la citadelle,
43:01faire très attention,
43:03elle a été une emprise et une enclave militaire
43:05depuis de nombreuses années.
43:06Elle n'a pas vocation à devenir désormais
43:09une emprise financière de grands groupes étrangers.
43:12Ça doit rester dans le giron municipal ajaxien,
43:14et on doit surtout y donner une grande part
43:16culturelle et patrimoniale.
43:18Vous êtes d'accord, François Fillon ?
43:19Je pense que j'étais quand même à l'initiative
43:22de la rétrocession de la citadelle à la ville,
43:25puisque j'ai déposé la motion en 2005,
43:28le ministre en 2012 m'a répondu
43:30qu'il engageait les discussions de rétrocession.
43:32Je suis quand même celui-là qui a œuvré,
43:35et je suis content qu'elle soit rétrocédée à la ville.
43:37On a oublié tout remercier.
43:38Non, mais vous avez peut-être coupé le ruban,
43:40mais vous n'étiez pas à l'initiative.
43:42Je rappelle que d'ailleurs,
43:42votre adjoint de votre patrimoine à l'époque
43:44avait voté contre.
43:45Vous revendiquez l'initiative de la rétrocession
43:48de la citadelle à la ville ?
43:49Oui, je revendique.
43:50Je dis que c'est affaire de la politique,
43:52c'est faire changer les choses.
43:53Il n'y a pas besoin d'être élu.
43:54Ce n'est pas la version officielle, François Fillon.
43:57Si vous voulez, je vous produirai la lettre du ministre
43:59qui s'adresse à moi,
44:00qui ne s'adresse pas au maire d'Ajaccio,
44:01en disant j'engage ce jour avec le préfet
44:03pour une discussion pour la rétrocession à la ville.
44:06Mais bon...
44:06Que vous ayez eu des échanges,
44:09je n'en doute pas,
44:10mais d'être à l'origine de la rétrocession de la citadelle...
44:13On tranchera peut-être ce point-là une autre fois
44:16sur le projet...
44:17Je vais vous remettre en doute.
44:18Il y a une délibération en 2005
44:20que je dépose pour demander qu'on fasse appel,
44:24qu'on fasse une motion pour demander la rétrocession.
44:27Et en 2012, suite à un dossier que j'ai constitué,
44:30on a obtenu le principe de la rétrocession
44:32et le préfet à engager les discussions.
44:33Et en 2026, qu'est-ce que vous y mettez ?
44:35Je vais faire un lieu de patrimoine,
44:37je vais faire un phare culturel.
44:38C'est très clair, il n'y aura pas d'hôtel,
44:40il n'y aura pas d'enseigne Panzani
44:41ou le clair dans la citadelle.
44:43Je pense que ça doit rester un lieu culturel identitaire
44:46où nos illustres vont être mis en valeur.
44:49Nous, on veut en faire un lieu vivant,
44:50c'est-à-dire faire un musée.
44:52Oui, pourquoi pas, mais on ne va pas faire un lieu
44:53où il n'y aura que des touristes
44:55et où les Ajaxiens n'iront pas.
44:57Donc on veut qu'il y ait du logement
44:59et pas l'intermédiaire,
45:01puisque sur ce projet-là,
45:03au moins la mairie n'est pas trop endettée.
45:05un projet...
45:06Il va faire le logement là-bas.
45:07Un projet...
45:07Quoi ?
45:08Il va faire le logement.
45:09Non, ce n'est pas Erilia.
45:10On fera du BRS,
45:11comme ça les gens seront propriétaires
45:13et ils n'auront pas le droit de spéculer.
45:14Donc ça sera plus simple.
45:15Donc on fera des logements pour les Ajaxiens
45:19qui coûteront moins cher que des logements
45:21et ils n'auront pas le droit
45:22ni d'en faire une résidence secondaire,
45:24ni de le louer un Airbnb,
45:25ni de spéculer dessus,
45:26c'est-à-dire qu'ils ne vont pas revendre
45:27plus cher que ce qu'ils ont acheté.
45:29Ça, c'est une possibilité.
45:30Après, on dit qu'on peut faire
45:32un hôtel d'application
45:33puisque la Chambre de commerce
45:35a créé une école hôtelière
45:37juste en face, je dirais.
45:39Donc on peut faire un hôtel d'application
45:41pour que les élèves puissent travailler à l'intérieur.
45:43Mais de dire qu'on va faire un quartier vide,
45:45sans habitants, sans âme,
45:46où les seules personnes qui iront,
45:49ce sont les touristes,
45:49nous on est contre.
45:50Je vois que le Louvre à Paris marche très bien
45:52et il gagne de l'argent.
45:54Charles Teutche, rapidement,
45:55sur la citadelle et on va passer...
45:57Je peux prendre un peu de temps,
45:57tout le monde en a pris quand même.
45:58Comme vous voulez, il reste 5 minutes.
45:59Je me permets quand même.
46:03Vous avez...
46:07Allez-y.
46:09Je n'ai pas de lien avec le Qatar
46:10puisqu'on est à l'international.
46:11Non, on essaye d'en sortir.
46:13Charles Teutche, allez, s'il vous plaît.
46:14Pour que tout le monde soit rassuré,
46:15elle ne sera pas vendue.
46:17Alors moi, s'il vous plaît.
46:18C'est quand même une mise sur Chousse France.
46:20C'est vulgaire ce que vous faites, je trouve.
46:22Vous vous adressez à l'électorat
46:23ou vous vous adressez...
46:24A qui vous vous adressez ?
46:25Je n'en suis pas dans un salon de thé.
46:26Non, mais à qui vous vous adressez ?
46:27Vous avez le réseau politique
46:27où vous allez être à l'électorat, là ?
46:29Je réponds à M. Zvraj.
46:31Vous parlez contre vous, là.
46:32L'électorat, il n'entend rien, là.
46:34Allez-y.
46:35Ce que je voulais dire, moi,
46:36au sujet de la citadelle,
46:37c'est que nous, on remarque
46:39qu'il y a beaucoup d'abstention
46:40et que les Ajacciens,
46:41ils se détournent quand même de la politique.
46:42Alors, c'est une dynamique qui est nationale,
46:45de toute façon.
46:46L'idée, ça serait tout de même
46:47de leur donner la parole
46:48sur des projets aussi importants,
46:50c'est-à-dire de les faire participer.
46:53Donc, soit en étant à l'initiative de projet
46:56de la part des Ajacciens.
46:59Moi, à titre individuel,
47:00il n'y a rien que je rejette réellement,
47:03si tant est qu'on ne fasse pas de la citadelle
47:04un outil spéculatif supplémentaire, évidemment.
47:08Mais moi, ce que je voudrais,
47:09c'est vraiment que les habitants puissent...
47:11Ils ont la chance
47:12d'avoir récupéré cette infrastructure,
47:15qu'elle ne soit plus une enclave militaire.
47:17On a envie de leur rendre véritablement,
47:19en les mêlant à la discussion
47:20et en leur faisant partager les projets
47:25qu'ils ne les découvrent pas au dernier moment,
47:26comme c'est le cas souvent.
47:29Qu'est-ce qui vous arrive ?
47:30Parlez dans le...
47:30La citadelle n'a été qu'une enclave militaire,
47:32donc ce n'est pas leur rendre aux Ajacciens,
47:33c'est leur donner.
47:35Oh !
47:35Ici RCFM,
47:37les municipales 2026,
47:39le débat Ajaccio.
47:42On va passer à la dernière partie,
47:44puisqu'il nous reste trois petites minutes tout de même,
47:47et ça intéresse forcément les Ajacciens.
47:49Dis l'aujourd'hui.
47:51Justement, la sécurité s'est invitée
47:54dans cette campagne.
47:56Alors, lorsque l'on parle sécurité à Ajaccio,
47:58avant de parler sécurité,
47:59on parle beaucoup de pression démographique.
48:04Votre avis, justement, sur la...
48:07Y a-t-il un sentiment d'insécurité
48:10ou est-ce une réalité ?
48:11Est-ce que c'est quelque chose pour vous
48:13qui est important,
48:15le thème de la sécurité ?
48:18Oui, Charles Touché.
48:19Alors, vous savez, moi, je crois
48:20que tous les sujets aient une importance.
48:24C'est-à-dire que la sécurité, c'est important.
48:27Il n'y a rien de plus important
48:28que d'avoir un sentiment de tranquillité dans sa ville.
48:30Après, j'ai bien lu ce que tout le monde disait
48:33au sujet de la sécurité.
48:36Lorsque je vois qu'on en est à parler
48:38de stationnement anarchique,
48:40lorsqu'on aborde le sujet de la sécurité,
48:41c'est que le sentiment d'insécurité n'existe pas.
48:44Moi, ce que j'aimerais, par contre,
48:46là où j'aimerais mettre le débat,
48:49c'est sur le sujet des femmes.
48:51Alors, ça tombe bien,
48:53je peux porter cette voix.
48:56Vous savez que les premières victimes
48:57d'insécurité en Corse,
48:59ce sont les femmes,
49:01dans le cadre familial,
49:03dans le cadre privé.
49:04C'est-à-dire que ce sont elles
49:05qui subissent les violences
49:07et ce sont elles qui meurent.
49:09On ne souffre pas de la petite délinquance en Corse.
49:12Ça, ce n'est pas tout à fait vrai.
49:13Donc, je crois que ce qui est important de faire,
49:15ce n'est pas de cribler la ville
49:17de caméras de surveillance
49:19comme dans un remake de 1984.
49:23Je ne suis pas sûre que ce soit un fantasme
49:25pour les Ajacciens.
49:26Ce que je voudrais,
49:27c'est vraiment des discussions
49:28entre les agents municipaux
49:29et le tissu associatif
49:31qui ont perdu toutes leurs subventions.
49:33D'ailleurs, des associations très importantes
49:35qui sont en train de fermer.
49:36Ça va être un drame absolu.
49:37Donc, moi, ce que je veux,
49:39c'est que le sujet de la sécurité
49:40soit un sujet populaire.
49:42Mais lorsque je dis populaire,
49:43qu'il implique les associations,
49:44les agents municipaux
49:45et qu'on n'isole plus les gens.
49:46Stéphane Sbrage,
49:47est-ce que c'est ce que vous avez voulu faire
49:48avec les moyens mis là-dessus
49:50puisque tout de même,
49:51il y en a eu ?
49:52Oui.
49:53D'abord, il faut expliquer
49:54ce qu'on entend par insécurité
49:56à Ajaccio
49:56et non pas un générique
49:58qu'on importerait
49:59d'un territoire à l'autre.
50:00Il y a au moins deux grands sujets.
50:03Le sujet lié déjà à la délinquance
50:06sur le trafic de stupéfiants.
50:07Il faut le savoir.
50:08Il y en a de partout dans la ville.
50:09Il n'y a pas un quartier qui est épargné.
50:12Moi, en tant que présidente
50:13du Conseil intercommunal
50:14de la prévention et de la délinquance
50:15qui regroupe les différentes instances
50:17autour des questions d'ordre public,
50:18il y a un travail qui est réalisé.
50:20Il y a beaucoup de saisies aujourd'hui.
50:22Il n'y a pas de banalisation
50:23sur notre territoire.
50:24La population réagit très positivement
50:27sur ces sujets-là.
50:28C'est vrai qu'en fonction du tissu
50:29et des relais qu'on peut avoir
50:30dans les quartiers,
50:30on est plus ou moins bien informé.
50:32Moi, je découvre en faisant
50:33le tour de la ville,
50:35il y a parfois des situations
50:36qui ne sont pas évoquées
50:37parce que les gens,
50:38soit ils ont peur,
50:39soit il y a une forme de résignation.
50:41Mais sur ces points-là,
50:42effectivement, c'est un sujet
50:43sur lequel il y a un travail
50:44et sur lequel il y a des actions.
50:45Au niveau de la compétence
50:46de la police municipale,
50:48elle vient s'agréger
50:49au rôle de la police nationale.
50:51Moi, à titre personnel,
50:53on a donné des moyens supplémentaires.
50:55Ça n'arrête pas les caméras.
50:57On en a mis un peu plus.
50:59Ce sont des outils
51:00au service de cette politique-là.
51:02Ensuite, il y a la question
51:03de l'errance.
51:04Dans ce sujet-là,
51:05il faut faire un certain nombre
51:06de distinctions
51:07parce qu'il y a des situations
51:08aujourd'hui.
51:09C'est le principal problème,
51:10Agio ?
51:10C'est en tout cas un sujet
51:12qui est très largement évoqué
51:13par la population,
51:13qui fait référence aussi
51:14à une forme d'anxiété généralisée
51:16dans laquelle il ne faut pas
51:17se précipiter
51:18parce que la situation
51:19d'errance recouvre
51:20plusieurs réalités.
51:21On a aujourd'hui des personnes
51:22qui sont dans la rue
51:23qui n'ont rien à y faire
51:24parce qu'ils ont des problèmes
51:25de santé mentale
51:26et que c'est un problème
51:27de société.
51:27Il y a un désengagement
51:28de l'État
51:29et de certaines institutions
51:30au service, je dirais,
51:31de ce type d'action.
51:32Et on crée, en fait,
51:34on augmente le risque
51:35d'insécurité
51:36par le fait que des personnes
51:37aujourd'hui qui sont dans la rue,
51:38qui sont malades
51:39et qui, de part, je dirais,
51:41leur État,
51:41peuvent effectivement exposer
51:42la population
51:43à des situations de risque.
51:44Donc ça, ça participe,
51:45je pense,
51:45aux sentiments d'insécurité
51:46que vous indiquez
51:48mais sur lesquels
51:48il faut avoir un travail
51:49de fond en amont
51:50et ensuite,
51:51il faut davantage
51:52travailler sur la proximité.
51:53C'est ce que nous faisons
51:53notamment avec la police municipale
51:55appelée Sainte-Côte-Côte.
51:55Justement, c'était la question
51:57insécurité réelle
51:58ou sentiment d'insécurité ?
52:00Non, moi, je pense,
52:01et je me suis en désaccord
52:02avec Mme Oetche,
52:02elle arrive sur ce point,
52:03que la question de la sécurité,
52:04ce n'est pas une question
52:05de fantasme,
52:06mais c'est au contraire
52:07une réalité
52:09que l'on vit.
52:10Moi, quand je fais du porte-à-porte
52:12dans différents quartiers
52:13et pas que...
52:14Non, je suis quelqu'un
52:15d'assez courageux,
52:16mais par contre,
52:16quand je rencontre
52:17des vieilles personnes
52:17de 85 ans
52:18qui me disent
52:19que maintenant
52:19qu'il fait à 18h ou 19h
52:21et qu'elles ne vont plus
52:22faire leur course
52:22parce qu'elles ont peur
52:23d'être embêtées
52:23parce qu'il y a des personnes
52:24justement en errant
52:25sur les trottoirs
52:26devant leur HLM
52:27où elles vivent
52:28et qu'elles ont financé
52:33toute leur vie
52:33et leur travail,
52:34moi, je ne suis pas d'accord
52:37et je pense,
52:38ne rentrons pas
52:38dans les clichés
52:40essayons d'être
52:40un petit peu pragmatiques
52:41cinq minutes.
52:42Moi, aujourd'hui,
52:43si je m'engage en politique,
52:45c'est pour permettre
52:45d'améliorer la vie
52:46de nos concitoyens
52:47et moi, je veux qu'aujourd'hui,
52:48un jeune Corse
52:49ou une personne âgée Corse
52:51qui vive dans sa ville,
52:52une Ajaxienne et un Ajaxien,
52:53il n'ait pas la boule au ventre
52:54lorsqu'elle sort dans son immeuble.
52:56Vous avez parlé
52:57des femmes
52:57qui sont les premières
52:58victimes de violences.
52:59C'est vrai.
52:59Il y a aujourd'hui
53:00des femmes,
53:00des mères seules,
53:01célibataires,
53:02qui se font embêter le soir,
53:03qui se font poursuivre
53:04dans certaines cages d'escalier.
53:05C'est dans le cadre familial.
53:06Oui, mais aussi dans la rue,
53:07par les gens
53:08que visiblement,
53:09vous semblez défendre,
53:10Madame Metsché,
53:10Zari.
53:11Donc non, la réalité,
53:12et moi,
53:13d'accord,
53:14surtout celle qui agresse
53:15les vieilles dames,
53:15vous avez raison.
53:16Moi, en ce qui me concerne,
53:18je propose de renforcer
53:20les caméras de vidéosurveillance,
53:21pas pour faire du voyeurisme,
53:23mais pour tranquilliser les gens.
53:24Je propose de mettre
53:25une antenne
53:25de la police municipale
53:26dans le quartier des Cannes
53:28pour que ce soit
53:28une police de la tranquillité publique.
53:30Je propose
53:31d'avoir une tolérance zéro
53:32avec les phénomènes
53:33de délinquance
53:34et de trafic de stupéfiants.
53:35Je sais que vous appartenez
53:36à un courant politique
53:37qui est assez ouvert
53:38sur ces questions-là.
53:39En ce qui me concerne,
53:39c'est tolérance zéro.
53:40Jean-Paul Caroulage,
53:41vous êtes médecin
53:42et pratiquez aussi les quartiers.
53:43Je suis médecin
53:44et je traite beaucoup de personnes
53:45justement dans ce cadre-là.
53:47Donc c'est vrai
53:47que c'est difficile,
53:48c'est difficile à gérer,
53:49mais par contre,
53:50dire que c'est les pauvres,
53:53non, non.
53:53Il y a des gens qui agressent.
53:55J'étais l'autre jour
53:56devant la poste
53:58et il y a eu une agression
53:59devant moi.
54:00C'était un SDF, d'ailleurs,
54:01qui s'est fait agresser
54:02par un autre.
54:03Donc dire que ça n'existe pas
54:04ou dire que c'est parce qu'ils sont malades,
54:06on ne va pas s'en occuper,
54:07non, ce n'est pas vrai.
54:07Ce n'est pas du tout
54:08ce que j'ai dit, là.
54:09C'est terrible de faire ça.
54:10Attendez, excusez-moi,
54:10il faut que je réponde
54:11juste 20 secondes.
54:13vous finirez après.
54:13Non, ce que je pense,
54:14c'est que...
54:14Quand je dis qu'il y a
54:15un sentiment d'insécurité...
54:16Il termine et on vous laisserait pas.
54:17Il y a un sentiment
54:18d'insécurité qui existe,
54:20donc il faut mettre
54:20des moyens face à ça.
54:22Les moyens,
54:23c'est la police de proximité,
54:25donc des gens qui patrouillent
54:26et qui ne soient pas
54:26devant les écoles
54:27à mettre des PV
54:28aux parents d'élèves mal garés.
54:31Donc il y a des choses à faire
54:32ou se promener dans la rue Fèche
54:34le matin où il n'y a personne.
54:35Il y a des quartiers,
54:36vous savez aussi bien que moi,
54:37au Cannes, à Pietralbes.
54:39Il y a des quartiers
54:39où on deal devant les caméras,
54:41parce que la police municipale,
54:43on a aussi des gens qu'on connaît,
54:45donc qui vont devant les caméras
54:47et il ne se passe rien.
54:48Donc il faut redéployer
54:49la police municipale
54:50et la mettre dans les quartiers
54:51où ils en ont besoin.
54:52Madame Tchèvre,
54:53pour clarifier en 20 secondes vraiment.
54:54Oui, je clarifie quand même,
54:55parce que lorsqu'on parle
54:56de personnes qui sont en errance
54:57et qui ont des problèmes
54:58de maladie mentale,
54:59moi ce que je dis,
55:00c'est pas,
55:01il faut les laisser faire
55:02parce qu'ils sont malades,
55:03s'il faut s'en occuper,
55:03il faut les prendre en charge.
55:04Je suis surprise d'un discours,
55:05surtout de votre part.
55:06Vous croyez que c'est facile ?
55:08Vous en avez pris souvent en charge ?
55:10Je suis métaire, moi, maintenant.
55:12Bon, c'est mon métier.
55:13Non, mais attendez,
55:13je peux vous dire que c'est...
55:15Non, mais attendez,
55:15mais laissez-moi parler.
55:16C'est pas spécial à l'Ajaccio,
55:17c'est une des choses
55:17les plus compliquées
55:18dans le monde entier.
55:19Non, mais justement,
55:20il y a des...
55:21J'ai juste terminé,
55:23Charlotte Tchèvre.
55:23qu'il est très, très important
55:24de travailler avec l'ensemble
55:26du tissu associatif,
55:27je répète,
55:27pour les orienter
55:28vers les endroits
55:29où ils doivent être.
55:31Évidemment,
55:31une personne qui a une maladie mentale,
55:32elle ne doit pas être laissée
55:33dans la rue en errance,
55:34elle ne doit pas dormir dans la rue,
55:35elle ne doit pas pouvoir
55:38commettre des actes de violence.
55:39Moi, ce que je dis simplement,
55:40c'est que ce n'est pas
55:40de la répression qu'il faut,
55:41c'est du soin.
55:42C'est tout ce que je dis.
55:43Et nous sommes donc arrivés
55:45au terme de cet échange.
55:47Merci beaucoup à vous cinq
55:50de vous être prêtés à l'exercice.
55:53Vous n'avez pas parlé
55:54sur la sécurité,
55:54François Fillon,
55:55vous avez parlé sur autre chose.
55:56Vous avez à peu près
55:56le même temps de parole
55:58que tout le monde.
56:03Désolé.
56:03Merci beaucoup à vous cinq
56:05d'avoir participé.
56:07Merci, Dilo,
56:08au Moupa de Vagne,
56:08et un débat dont vous pouvez
56:10retrouver de larges extraits
56:11dans votre corps ce matin du jour
56:13ainsi que sur nos réseaux sociaux.
56:16Rendez-vous dès demain
56:16pour le dernier.
56:17Ce sera à Bastien.
56:20Sous-titrage Société Radio-Canada
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