- il y a 2 jours
L'autonomie de la Corse prévue en débat dès avril au Sénat est-elle encore possible avant la fin de l'année ? Quel bilan après dix années à la tête de la Collectivité de Corse ? Le président de l'Exécutif, désormais en lice aux municipales de Bastia, revient aussi sur cette candidature pas toujours comprise.
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00:00Avec aujourd'hui comme invité celui que les médias appellent volontiers l'homme fort de l'île à la tête depuis dix ans de la collectivité de Corse, véritable mastodonte institutionnelle depuis l'avènement de la collectivité unique.
00:19Gilles Siméon, du bonjour.
00:21Salut.
00:21Merci d'avoir accepté notre invitation, vous êtes donc président de l'exécutif mais aussi depuis la mi-décembre candidat à la municipale de Bastia, un retour aux sources qui a pu en surprendre plus d'un, nous en parlerons évidemment.
00:34Mais d'ici là, d'ici une éventuelle victoire, vous restez maître à bord, cours Grandval, avec des dossiers majeurs sur votre bureau, l'autonomie entre autres.
00:43Aboutira-t-elle avant la fin de l'année ? L'espoir est relancé, ce serait alors pour vous le couronnement de dix années au sommet du pouvoir régional.
00:50Un bilan par ailleurs décrié. Politicamente, vous avez le programme, nous sommes ensemble jusqu'à 13h.
01:01Gilles Siméon et le processus d'autonomie dit processus de Beauvau a débuté en mars 2022 après l'agression mortelle d'Yvan Colonne en prison.
01:10Un accord avec le gouvernement est intervenu deux ans plus tard, validé ensuite par l'Assemblée de Corse.
01:15Depuis de péripéties en péripéties, de dissolutions en censure, le projet de loi constitutionnelle prend la poussière dans un carton.
01:24Et voilà qu'il se confirme qu'il pourrait être à l'ordre du jour du Sénat dès le mois d'avril.
01:29Cette fois, c'est la bonne ?
01:31Il faut l'espérer. En tout cas, nous ferons tout pour que ce rendez-vous soit réussi.
01:35Votre rappel chronologique montre combien cela a été difficile.
01:40Ça a commencé malheureusement en mars 2022 au lendemain de l'agression mortelle, l'assassinat d'Yvan Colonne.
01:46Ça aurait dû commencer dès décembre 2015, se poursuivre en 2017, et j'ai envie de dire, se concrétiser en 2021 si l'État avait été plus respectueux.
01:58Mais là, à Paris, on vous confirme.
01:59Alors, on confirme effectivement, y compris du côté du Sénat, que le texte, le projet d'écriture sera examiné au mois d'avril.
02:07Et effectivement, je pense qu'il y aura une fenêtre pour qu'un vote favorable du Congrès puisse intervenir.
02:14C'est en tout cas un objectif essentiel, puisque vous l'avez dit, ça viendrait consacrer dix ans d'engagement sans répit.
02:21Mais au-delà de ces dix années de travail en étant en responsabilité, c'est aussi un combat qui puise à l'histoire.
02:28Et un combat aussi qui est un combat pour les intérêts des Corses et l'intérêt général, y compris au quotidien.
02:34On va en parler, si c'est dans l'intérêt des Corses.
02:35Le projet de loi constitutionnelle du gouvernement reprend les termes de l'accord initial.
02:40Mais on se souvient que le Conseil d'État, l'été 2025, l'a revu et corrigé ce document.
02:46Pas de pouvoir normatif propre.
02:48Même le terme de communauté, qui était déjà une concession par rapport à peuple, a été gommé.
02:54Vous n'avez pas peur que les sénateurs, très réservés, notamment sur le pouvoir législatif, qui est l'essence même de l'autonomie,
03:00vous n'avez pas peur qu'il rabote le projet et que tout cela, car il faudra un compromis au bout entre les deux chambres,
03:07on aboutisse à une autonomie à minima.
03:09C'est un des enjeux du débat qui va s'ouvrir et qui devra ou pas se conclure par un vote du Congrès.
03:16En tout cas, nous, nous allons vers cette discussion avec, bien sûr, la volonté de convaincre celles et ceux,
03:22sénateurs ou députés, qui ne le sont pas encore, mais en disant aussi que le projet d'écriture constitutionnelle,
03:28tel qu'il a été validé à la quasi-unanimité par l'Assemblée de Corse et tel qu'il a été enterriné par le gouvernement au nom de l'État,
03:36est déjà en lui-même un point d'équilibre et que donc, si, bien sûr, nous sommes prêts à discuter avec tout le monde,
03:42cette discussion ne peut pas, en tout cas à notre sens, conduire à une édulcoration du texte.
03:48Ce serait inacceptable.
03:49– Je pense que ce serait contraire à l'esprit du processus et surtout contraire aux objectifs qui sont les nôtres.
03:57Nous nous sommes engagés et nous avons convaincus autour d'un statut d'autonomie qui soit une véritable autonomie.
04:04Il n'y a pas d'autonomie sans pouvoir législatif et parmi les arguments que nous aurons l'occasion de développer,
04:09il y a aussi l'argument de comparaison, vous le savez, par rapport à toutes les îles d'Europe ou de Méditerranée
04:14où des dizaines de millions de citoyens vivent au quotidien et de façon apaisée l'autonomie avec un pouvoir législatif
04:21et en rappelant aussi, par exemple, que dès vendredi prochain, il y aura une réunion à Strasbourg,
04:27dans la cadre de la communauté européenne d'Alsace, en initiative de Jean-Louis Borloo,
04:32qui plaide pour une république fédérale et un véritable pouvoir législatif à l'ensemble des provinces.
04:39Donc vous voyez que ce que demande la Corse tend à devenir le droit commun, y compris en Europe.
04:44– Même si le fédéralisme, nous n'y sommes pas encore dans vos rencontres avec les Corses,
04:49vous ressentez une appétence pour l'autonomie.
04:52Je dis ça parce qu'un sondage d'Opinion of Corsiga de 2025, paru dans Paroles de Corses,
04:58dit que l'évolution institutionnelle n'apparaît qu'en septième position des attentes de Corse,
05:04loin derrière le pouvoir d'achat, l'accès à la santé ou encore la protection de l'environnement.
05:09– Bien sûr, mais je crois qu'il faut relier ces problématiques dites du quotidien,
05:14qui sont aussi souvent des urgences auxquelles il faut répondre.
05:18Il faut rappeler qu'elles seront beaucoup mieux traitées, appréhendées et solutionnées,
05:22y compris dans le cadre d'un statut d'autonomie.
05:24Donc je ne pense pas qu'il faille opposer l'aspiration historique, politique à l'autonomie.
05:30– C'est selon vous la solution à l'autonomie ?
05:30– En tout cas, c'est un des moyens qui va nous permettre de mieux répondre à des problèmes
05:35qui sont des problèmes perçus comme essentiels par l'ensemble des Corses.
05:38Mais le quotidien nous le démontre tous les jours, dans le domaine du logement,
05:41dans le domaine de la lutte contre la spéculation foncière, dans le domaine du transport,
05:47dans le domaine de l'aménagement d'un certain nombre de dispositifs
05:50qui ne produisent pas leurs effets dans le domaine des biens sans maître
05:54pour lutter contre l'indivision, on voit bien qu'on a besoin d'une norme spécifique à la Corse.
05:58– Donc réponse à partir du mois d'avril.
06:00Autre dossier chaud de cette rentrée, les transports.
06:03Les syndicats du maritime sont d'ailleurs reçus aujourd'hui à Bercy.
06:06Ils dénoncent une concurrence de plus en plus forte en Méditerranée,
06:09avec le Maghreb entre autres, le poids aussi de la fiscalité environnementale.
06:14Dans ce contexte, Jean-Philippe Sacrois-Viva relance l'idée de création
06:18d'une compagnie régionale maritime que tout le monde croyait enterrée,
06:22au même titre que le train a foulé.
06:24C'est sérieux ou c'est purement de la com' à l'approche des élections ?
06:27– C'est de la démonstration que l'autonomie est un moyen indispensable
06:31de répondre à des problématiques centrales.
06:34La fiscalité, si nous n'avons pas une fiscalité adaptée à la Corse
06:38et notamment à son caractère insulaire,
06:40nous avons une fiscalité qui devient punitive, dissuasive
06:43et qui nous interdit la maîtrise de notre développement économique.
06:47Système de transport maritime aérien.
06:49Si nous n'avons pas, que ce soit au plan français,
06:51à travers notamment la discussion sur la DCT,
06:53mais également au niveau européen,
06:56une prise en compte d'un statut qui lui aussi est relié à notre insularité
06:59et à la spécificité de notre économie,
07:01nous ne pourrons pas avancer.
07:03Donc ça démontre bien.
07:04Alors la réponse, est-ce que ça va passer par une compagnie territoriale ?
07:07Nous ne l'avons jamais exclu et nous avons toujours plaidé en faveur de cet outil.
07:13Ce qu'il a fallu constater, c'est que pendant 10 ans,
07:15nous nous sommes battus pour sauver le service public
07:18et nous l'avons sauvé dans le maritime et dans l'aérien.
07:20Sécuriser la DSP.
07:21Sécuriser la DSP.
07:22Nous continuons aujourd'hui à être confrontés à un système global
07:25qui ne prend pas en compte nos intérêts fondamentaux.
07:28Nous devons faire évoluer ce système,
07:29y compris en anticipant parce que nous ne voulons pas nous retrouver
07:32avec des crises économiques et sociales majeures.
07:34C'est vrai pour les entreprises, c'est vrai pour les salariés du service public,
07:37c'est vrai pour tous les Corses.
07:38Donc de compagnie régionale maritime, pourquoi pas ?
07:40Tout ceci, Gilles Siméoni, nous amène au bilan de 10 années de gouvernance nationaliste,
07:45l'occasion d'entendre la traditionnelle question dans Politigamètes de Roger Antèche,
07:50la question qui est gratine.
07:56Gilles Siméoni, bonjour.
07:57Vous êtes depuis 10 ans le président du conseil exécutif de Corse,
08:01deux quinquennats entiers.
08:03Le suffrage universel vous donne la possibilité de pousser plus loin,
08:06trois ans ou presque, pour accomplir pleinement votre mission.
08:09Vous n'avez pas fait ce choix.
08:11La collectivité de Corse, mise en route par la réforme de 2018,
08:13n'a pas atteint son plein régime.
08:15C'est un euphémisme.
08:16Les fusions, absorptions, celles des Odorèdes, celles de la CCI en dernier lieu,
08:21sont d'abord perçues comme une volonté d'hégémonie,
08:24de concentration des pouvoirs.
08:25L'autonomie, enfin, ce trop long feuilleton,
08:28reste encore un horizon indéfini et incertain.
08:30Votre départ pour les municipales de Bastien n'est pas un moment de clarification politique.
08:35Comment casser ce sentiment d'un mandat inabouti, inachevé, à la collectivité de Corse ?
08:41Sentiment d'inabouti, d'inachevé, selon Roger Anteche et beaucoup d'observateurs.
08:46Que leur répondez-vous ?
08:47D'une manière ramassée, on va dire.
08:48Alors, une manière ramassée, une question qui est gratis,
08:51mais à mon avis qui présente la problématique de façon inexacte.
08:54D'abord, convenir que, bien sûr, il reste encore beaucoup à faire,
08:58et c'est d'ailleurs la raison pour laquelle je continuerai à m'engager
09:01comme des centaines, des milliers, des dizaines de milliers de Corses.
09:04Ce pays reste à construire,
09:07et nous avons encore du pain sur la planche, c'est une évidence.
09:09Est-ce que j'aurais voulu faire mieux ?
09:10Oui, certainement, et dans beaucoup de domaines.
09:13Ceci étant posé, d'abord, l'autonomie, on m'a dit, vous auriez pu faire plus vite.
09:17Je crois qu'on a fait le maximum.
09:18L'autonomie, ça se décide à deux.
09:21Je crois que j'ai réussi à convaincre très largement,
09:24y compris d'ailleurs dans des proportions qui étaient totalement inattendues,
09:27lorsqu'on voit les votes à l'unanimité sur l'essentiel,
09:30et à une très grande majorité, y compris sur le point législatif.
09:33Ce n'était pas gagné en début de mandature.
09:36L'État n'a pas voulu avancer, on ne peut pas me le reprocher à moi.
09:39La collectivité de Corses, je crois que c'est une administration
09:43qui est en train véritablement de répondre de plus en plus
09:46et de mieux en mieux aux attentes des Corses, c'est un des grands objectifs.
09:49Troisièmement, le rattachement de la Chambre de Commerce et d'Industrie,
09:52ce n'est absolument pas une volonté d'hégémonie.
09:55Je crois que c'est une avancée stratégique,
09:57pas pour Gilles Siméon, pas pour la collectivité de Corses,
10:00pas pour Jean Domine, j'ai le besoin de la CCI, pour la Corse.
10:03Nous sommes aujourd'hui, je le redis avec force,
10:05le seul territoire insulaire, et même le seul territoire,
10:09y compris autonome et quelquefois indépendant,
10:11qui est à la fois la propriété de ces ports et aéroports
10:13et la gestion de ceux-ci,
10:15c'est-à-dire qu'il n'a pas son avenir économique
10:18et ses choix stratégiques entre les mains
10:19de grands groupes internationaux.
10:21Pour moi, c'est une avancée fondamentale.
10:22Fondamentale, mais du coup, on se retrouve
10:24avec une sorte de mastodonte institutionnelle,
10:26près de 6 000 agents.
10:28Est-ce que ça ne devient pas ingouvernable ?
10:31On le voit, il y a une dette abyssale
10:34de plus d'un milliard de 100, 300 millions,
10:36enfin importante.
10:37La dette est importante, mais elle est proportionnelle
10:39aux capacités de remboursement.
10:40Donc là n'est pas la difficulté.
10:41Par contre, qu'il faille construire un système
10:43où le pouvoir arrête le pouvoir,
10:45un système fondamentalement démocratique,
10:47il est déjà, mais il faut l'améliorer,
10:49et qu'il faille continuer à mettre en place
10:51des logiques qui sont des logiques d'équité,
10:53d'équilibre territorial, oui,
10:54mais c'est une construction qui doit se décliner.
10:56Vous savez, lorsqu'on regarde ce qui s'est passé,
10:59par exemple, en France continentale,
11:00où ce sont les régions qui ont fusionné,
11:02et qui ont fusionné deux ans avant nous,
11:04par rapport au processus d'intégration,
11:06elles sont très largement derrière nous.
11:09– Mais elles ont conservé le département.
11:11– Elles ont conservé le département, c'est vrai.
11:12Et nous, aujourd'hui, nous ne l'avons plus.
11:14D'où une nécessité aussi de repenser la relation
11:16entre la collectivité, les communes,
11:17les intercommunalités, les territoires.
11:19– Dominique Bouquini, qui vient de nous quitter,
11:21craignait avec la collectivité unique
11:22l'émergence d'un roi telet.
11:24La tradition ajaccienne oblige,
11:27est-ce qu'on ne pourrait pas parler carrément d'empereur ?
11:29– Non, je crois être ni un empereur, ni un roi.
11:34– C'est vous aujourd'hui, demain, il y aura un.
11:35– Bien sûr, moi je pense que ce qui est important,
11:38c'est d'avoir des institutions démocratiques,
11:40c'est de renforcer le caractère démocratique de ces institutions,
11:44d'avoir des systèmes de pouvoir et de contre-pouvoir,
11:47et c'est ce que nous faisons au quotidien,
11:49ce que nous allons continuer à faire.
11:50– Allez, on quitte le cours Grand Val
11:52et on franchit le col de Vitzavol.
11:54– Politicament, Patrick Vinci-Guer.
11:58– Et on s'intéresse à cette municipale
12:00que tout le monde scrute, celle de Bastia,
12:03ça fait plus d'un mois que vous avez annoncé
12:04votre candidature, et pourtant,
12:06et pourtant, beaucoup de Bastia,
12:09et pas seulement, s'interrogent sur les raisons de cette stratégie.
12:12Pour filer la métaphore paolienne,
12:15on a du mal à comprendre comment le général de la nation
12:18décide de devenir chef de garnison.
12:21– J'ai essayé de l'expliquer,
12:23je crois que c'est compris.
12:24D'abord, dire, mais ça relève de l'évidence,
12:28que mon attachement pour Bastia est un attachement qui est profond,
12:32vous le savez, en 2014, j'avais été élu maire,
12:35les circonstances ensuite ont fait que les Corses ont choisi de me faire confiance,
12:40j'avais prévenu les Bastia que c'était le cas,
12:42j'assumerai cette fonction de président du conseil exécutif,
12:45et je l'ai fait pendant 10 ans,
12:46et je continue à le faire en essayant de me consacrer entièrement
12:51à cette fonction qui est sans doute la plus haute
12:54et la plus chargée de responsabilité,
12:57de le faire d'une façon qui fasse que les Corses,
13:01qu'ils partagent les opinions que je défends ou pas,
13:04soient fiers de leurs institutions.
13:06Aujourd'hui, j'ai fait un choix que j'ai assumé dans la transparence,
13:10on est aussi au bout d'un cycle, 10 ans, vous l'avez dit.
13:13– On va en parler de la transmission,
13:14mais pardonnez-moi juste, je reviens sur les mots que vous venez d'utiliser,
13:17vous parlez d'attachement à Bastia,
13:20personne n'en doute de votre intérêt pour votre ville,
13:23mais depuis 2015 jusqu'à aujourd'hui,
13:25à combien de conseils municipaux avez-vous assisté ?
13:27Je pourrais vous poser la même question sur l'ACAB.
13:30– Bien sûr, mais je l'avais dit,
13:32et je n'ai pas assisté à des conseils municipaux,
13:34par contre ce que j'ai fait pour Bastia…
13:35– Par contre vous avez gardé le siège du conseil municipal,
13:38on peut vous le reprocher.
13:39– On peut effectivement me le reprocher,
13:41mais je pense que ce dont on peut me savoir grer,
13:44c'est pour Bastia comme pour les autres villes,
13:46et toujours avec une logique d'équité,
13:47d'avoir accompagné toutes les démarches de transformation profonde,
13:50et dont les Bastia, je crois, ont les résultats positifs sous les yeux.
13:55Lorsqu'on passe, par exemple, je me rappelais il y a 15 jours,
13:58la jetée du dragon qui s'effondrait,
14:01ou les tempêtes qui systématiquement dégradaient
14:04tout le front de mer de Bastia,
14:05lorsque la collectivité de Corse a investi près de 30 millions d'euros,
14:08pour consolider ce qui était fragile,
14:11je crois que les Bastia le savent.
14:13– Donc vous étiez une sorte de maire bis ?
14:15– Non, pas du tout, j'étais un président du conseil exécutif,
14:17qui dans une logique d'équité,
14:19accompagne l'ensemble des communes et des territoires,
14:22dans une trajectoire,
14:24concernant les compétences communales et intercommunautaires,
14:26et bien c'est au président de la communauté d'agglomération,
14:28Louis Potsodi-Borgo ici,
14:30et Pierre Saville-le-Maire,
14:31de définir les orientations,
14:33ils les ont fait dans un sens que j'ai totalement soutenu,
14:35et la collectivité de Corse les a accompagnés,
14:37comme nous accompagnons tout le monde.
14:38– Là c'est sûr, si vous êtes élu,
14:40vous serez un maire à plein temps ?
14:41– Si je suis élu,
14:42mais d'abord il faudra que les Bastia et les Bastia décident étranges.
14:46– Comment être à la fois, Gilles Sibéon,
14:48et à la fois l'audatif sur le bilan de Pierre Saville,
14:51le maire sortant,
14:52et à la fois l'écarté,
14:54en tout cas de la première place ?
14:56Ça requiert une certaine,
14:58en tout cas une certaine élasticité intellectuelle.
15:00– Non, ça a été une discussion,
15:02ça a été d'abord débattu,
15:04très largement, entre nous,
15:06débattu avec les militants,
15:08et les éléments de cette discussion ont été aussi…
15:11– Vous n'arriverez pas à nous faire croire
15:13que Pierre Saville était d'accord dès le début ?
15:15– Pierre Saville aurait sans doute aimé,
15:18continuer à être maire,
15:20comme moi, à un moment donné,
15:21je pourrais envisager de continuer
15:23à être président du conseil exécutif,
15:25mais au-delà de nos choix personnels,
15:27et de nos inclinaisons préférentielles,
15:29ce qui compte pour lui, pour moi,
15:30et je pense pour la plupart de celles et ceux
15:32avec qui nous travaillons,
15:34c'est pas nos trajectoires personnelles,
15:35c'est d'essayer d'être le plus utile possible
15:38par rapport à une vision de Bastia,
15:40lorsqu'on parle de Bastia,
15:41par rapport à une vision du territoire,
15:43lorsqu'on voit de là,
15:43et par rapport à une vision de la Corse,
15:45parce que notre engagement fondamental,
15:47et j'avais envie de dire depuis notre plus jeune âge,
15:50c'est un engagement en faveur de la Corse,
15:52alors en fonction des époques,
15:53en fonction des moments,
15:55il prend des formes différentes,
15:57quelquefois à travers des mandats électifs,
15:59toujours à travers un engagement de chaque instant.
16:01– Dans vos explications,
16:03vous avez souvent mis en avant le besoin de transmission,
16:06on ne comprend pas en quoi vous l'incarnez ?
16:08– Je ne prétends pas incarner la transmission,
16:11par contre, j'ai l'ambition,
16:14et je crois que c'est une ambition qui est sienne et légitime,
16:16de créer les conditions pour que cette transmission
16:18s'opère le mieux possible.
16:20Nous avons commencé à le faire,
16:22je rappelle par exemple,
16:24en 2021, c'était un enjeu fort
16:26de la liste FAPO-Brunsem que j'ai conduite,
16:29je rappelle que siège aujourd'hui à l'Assemblée de Corse,
16:32dans des proportions qui n'avaient jamais été atteintes,
16:35dans les rangs du groupe majoritaire,
16:37des jeunes qui ont moins de 30 ans,
16:39et que c'est une forme déjà de concrétisation de la transmission,
16:42ceci étant, il ne suffit pas d'avoir des jeunes
16:44en situation de responsabilité
16:45pour que la transmission s'organise pleinement,
16:48ça passe aussi par des process,
16:50ça passe aussi par une façon de s'organiser dans le travail,
16:53et de ce côté-là, effectivement,
16:55je pense que nous devons nous améliorer,
16:57et j'espère pouvoir contribuer
16:58dans les mois et dans les années à venir,
17:00à cette amélioration collective.
17:02Dans vos explications,
17:03donc, vous parlez de transmission,
17:05cette transmission-là,
17:07est-ce que les Bastiens que vous rencontrez,
17:09la comprennent ?
17:10Qu'est-ce qu'ils vous disent
17:11par rapport à votre candidature depuis un mois ?
17:13D'abord, je vois beaucoup de monde,
17:16tout le monde ne me dit pas la même chose,
17:17globalement, je pense que les gens sont heureux
17:21d'avoir la perspective que je revienne à Bastien,
17:24en tout cas, ils me le disent,
17:27et j'espère que c'est vrai.
17:27– Mais même dans votre corps,
17:29tout le monde a compris.
17:30– Le choix n'était pas évident,
17:33et s'il avait été évident,
17:35nous aurions eu moins de discussions.
17:38Donc, ce n'est pas un choix qui est facile,
17:40moi, je vous le redis.
17:41Il y a aussi une conjonction des calendriers
17:44qui ne coïncide pas exactement.
17:46C'est vrai que pour moi,
17:47le rendez-vous d'avril reste un rendez-vous
17:50qui est un rendez-vous fondamental pour la Corse,
17:52parce que je pense très sincèrement…
17:53– D'ailleurs, même si vous êtes élu maire de Bastien,
17:56vous garderez une sorte de portefeuille à l'exécutif
17:59pour suivre ce dossier.
17:59– Bien sûr, je continuerai à le porter avec d'autres,
18:04et notamment pour m'attacher à convaincre
18:06les parlementaires, députés et sénateurs.
18:09Je crois véritablement qu'il ne faut pas laisser passer
18:12cette occasion qui est une occasion déterminante,
18:15mais en étant au bon niveau.
18:16Et en étant au bon niveau,
18:18ça veut dire convaincre le Congrès
18:20de voter la révision constitutionnelle
18:22dans les termes qui ont été validés
18:23par l'Assemblée de Corse.
18:25Derrière, nous aurons l'occasion de construire
18:27dans la concertation en Corse
18:29et dans la discussion avec les gouvernements
18:31et l'État, la loi organique
18:33et de mettre en œuvre ce statut d'autonomie,
18:36probablement dans le cadre d'une future mandature.
18:38– Après avoir été un maire bis,
18:40vous pourriez être un président de l'exécutif bis.
18:41– Non, le l'enjeu, ce n'est pas celui-là.
18:44Je crois qu'il faut prendre les rendez-vous
18:47tels qu'ils se présentent.
18:48Aujourd'hui, il y a une élection municipale.
18:50Je vais vers cette élection municipale
18:51avec beaucoup d'humilité,
18:54avec aussi une vision qui est partagée
18:56par celles et ceux qui vont m'accompagner,
18:58avec la volonté de construire ce projet,
19:01de passer à une deuxième phase
19:03du développement de Bastia
19:04et au-delà de Bastia,
19:05avoir une vision sans doute d'attractivité
19:09au niveau de l'intercommunalité et au-delà.
19:11Et je crois aussi, parce que Bastia est une ville importante,
19:14que ce que nous allons essayer de faire
19:16à l'occasion de cette élection municipale
19:18et derrière, si les Bastia nous font confiance,
19:20eh bien ça a aussi une valeur,
19:22je l'espère en tout cas,
19:23peut-être d'exemplarité,
19:25en tout cas d'entraînement,
19:27d'entraînement et de dynamique positive
19:30parce que beaucoup des problématiques centrales
19:32que l'on retrouve aujourd'hui à Bastia,
19:34que ce soit par exemple celle du nogement,
19:36que ce soit celle du combat pour le commerce de proximité
19:39ou que ce soit celle de comment retrouver du sens collectif
19:42et notamment quelle est la place de notre identité collective
19:44dans notre projet politique,
19:46ça se décline, y compris au niveau d'un projet municipal,
19:50mais ça fait sens à l'échelle de la Corse
19:51et sans doute au-delà.
19:53Justement, si vous en défendez,
19:54vous en défendez d'ailleurs,
19:56n'y a-t-il pas dans votre démarche
19:58une sorte de territorialisation du scrutin municipal à Bastia,
20:02une façon de consolider votre bastion électorale
20:06dans la perspective de 2028 territorial ?
20:08Non, ce n'est pas l'analyse qui prédomine.
20:11Par contre, ce que je note,
20:13c'est que dans un premier temps,
20:14au moins l'ensemble des oppositions
20:17que tout a priori ou presque oppose,
20:20s'était coalisé ou recherché à se coaliser
20:23uniquement avec l'objectif de faire perdre
20:26la majorité municipale
20:27et puis en arrière-plan la majorité territoriale.
20:30Aujourd'hui, peut-être sont-ils...
20:32Entre autres, partenaires des différentes alliances
20:36qui se sont composées, voire recomposées,
20:39avec une convergence objective.
20:42Objectivement, je pense que le seul point commun,
20:43c'était véritablement de vouloir faire perdre
20:45et non pas de construire,
20:46faire perdre ici et sans doute faire perdre
20:48au niveau de l'élection territoriale.
20:50Donc moi, ce n'est pas dans cette problématique-là
20:52que j'aborde l'élection municipale Bastiaise.
20:55Par contre, l'élection municipale Bastiaise,
20:57elle a un sens municipal,
20:59elle a un sens communautaire.
21:00Le travail qui a été fait à Bastiaise,
21:02elle aura aussi une portée forcément
21:05à l'échelle de la Corse.
21:07C'est aussi le sens de l'offre politique
21:09que je porte et que nous portons.
21:12Il y a une dimension de projet municipal,
21:14de valeur, de contrat,
21:16ce que nous avions commencé à faire en 2014,
21:18mais nous le relions aussi,
21:19notamment dans l'offre à l'ensemble
21:20des nationalistes et à l'ensemble
21:22des forces de progrès,
21:23à la volonté de construire ce pays.
21:25Julien Morgan, le leader de la liste UNI,
21:27l'élan de vos adversaires,
21:28vous a demandé de mettre entre parenthèses
21:31votre mandat de l'exécutif.
21:33Que lui répondez-vous ?
21:34Oui, j'ai entendu que j'ai un morgante
21:37qui est fonctionnaire de la collectivité de Corse,
21:39m'a demandé de mettre entre parenthèses.
21:41Bon, moi, j'implique les règles.
21:43Les règles, j'ai dit ce que je ferais,
21:45j'étais pas obligé de le faire.
21:46Je me présente à cette élection.
21:48Je veille à compartimenter dans le respect
21:52le plus scrupuleux des règles
21:54qui régissent la matière
21:55entre mon activité de président du conseil exécutif
21:57et ma situation de candidat à l'élection municipale.
22:00Ce sont des cas qui sont retrouvés,
22:01y compris ailleurs, y compris en France.
22:03Donc voilà, l'élection aura lieu,
22:05les bastiers trancheront.
22:07En attendant, je suis président du conseil exécutif de Corse.
22:09Et en attendant, vous avez mis entre parenthèses
22:11l'Assemblée de Corse.
22:12Il n'y aura pas de session en février et en mars.
22:15Alors, c'est une décision de la présidente, évidemment.
22:17Ce n'est pas une décision de la présidente,
22:18c'est une décision de la conférence des présidents.
22:20Tous les groupes étaient représentés
22:22et cette décision a été prise à l'unanimité,
22:25y compris en présence du représentant du groupe A20EM
22:29qui n'a absolument pas contesté la décision
22:31et qui s'est rangé aux arguments
22:32qui étaient partagés par tout le monde.
22:33Ensuite, il y a eu une petite polémique,
22:35mais je crois que ça fait partie, on va dire,
22:37du jeu électoral, pour ne pas dire,
22:39électoraliste.
22:40Là aussi, il y a un argument de comparaison,
22:42même si comparaison n'est pas raison.
22:45Toutes les assemblées régionales départementales de France
22:48ont suspendu leurs travaux
22:50jusqu'après les élections municipales.
22:52Votre liste, Gilles Sibéone,
22:54est en cours de constitution.
22:56Est-ce que le rapprochement avec Corinne Front
22:58est scellé ?
23:00Oui, le rapprochement avec Corinne Front
23:02est scellé en son principe,
23:04comme il est scellé avec Emmanuel De Gentil,
23:07représentant du Parti Socialiste,
23:11comme cet accord est scellé
23:13avec un certain nombre de personnalités
23:16issues de la famille libérale.
23:19Et comme je l'avais dit,
23:21la volonté, c'est à la fois de poursuivre
23:23sur la méthode qui avait été validée
23:25par les Bastille en 2014,
23:27c'est-à-dire une plateforme large,
23:29avec des gens qui s'unissent autour de valeurs,
23:32autour d'une vision d'un projet municipal,
23:34d'un projet communautaire,
23:36avec aujourd'hui une dimension nouvelle,
23:38c'est celle de ce statut d'autonomie
23:39et notamment ce soutien,
23:41bien sûr, au projet d'écriture constitutionnel
23:43qui va être débattu en avril,
23:44parce que je ne vois pas,
23:46bon, peut-être que certains,
23:47chez nos adversaires, s'en accommodent,
23:48je ne vois pas comment on peut être d'accord
23:50sur l'essentiel,
23:52si on n'est pas d'accord,
23:52sur un rendez-vous qui vient dans un mois
23:54et pour lequel nous nous sommes battus
23:55depuis des décennies.
23:57Donc ça, on va le faire.
23:58On va le faire aussi avec une dimension
23:59de femmes et d'hommes,
24:01y compris jeunes et moins jeunes,
24:02qui ne sont dans aucune structure
24:04ou partie politique,
24:05mais je continue à penser...
24:06On parle aussi du rapprochement
24:08avec les personnalités de Nazion.
24:10Oui, mais l'offre...
24:11Même si Nazion a dit
24:12que, la concernant,
24:14il n'y aurait pas d'accord.
24:15Oui, j'ai pris acte
24:16de la position du mouvement Nazion.
24:18Ceci étant,
24:19l'offre politique que j'ai faite
24:20et qui remonte,
24:21je vous le rappelle quand même,
24:23à bien avant les élections municipales.
24:24Elle a notamment été formulée à nouveau,
24:27cette offre au lendemain
24:28de la perspective de remaniement
24:30de l'exécutif.
24:32Lorsque j'avais dit,
24:32moi, mon objectif,
24:33il est toujours le même,
24:34a fortiori dans le contexte d'aujourd'hui,
24:36c'est-à-dire avec un État
24:37qui, très largement,
24:38n'a pas voulu prendre en compte
24:40la dimension historique et politique
24:42de la question corse,
24:43en tout cas jusqu'à aujourd'hui,
24:45avec des menaces fortes
24:46qui pèsent sur la Corse
24:48et sur le peuple corse.
24:49Je pense à la spéculation,
24:51bien sûr,
24:52je pense au recul de la langue,
24:53je pense à un certain nombre
24:54de logiques communautaristes
24:55auxquelles il faut aussi répondre,
24:57mais non pas par les réponses démagogiques
24:59ou xénophobes,
25:01par la force de notre projet.
25:02Là, vous pensez à Nicolas Batty.
25:03Je continue à penser, moi,
25:05que globalement,
25:06le nationalisme,
25:07le mouvement national
25:07est porteur d'une vision
25:09de la société corse.
25:09Mais quel rapport
25:10avec les libéraux,
25:11avec les socialistes ?
25:12Là encore,
25:12il faut avoir les Chines souples
25:14pour les réunir.
25:15C'est là, à mon avis,
25:16c'est là que nous avons,
25:17je l'ai toujours dit,
25:18je continue à le dire,
25:19et toujours avec la même conviction
25:20et peut-être même
25:20avec une conviction renforcée.
25:22Le peuple corse
25:23ne sont pas seulement
25:24les nationalistes
25:25et la Corse
25:26que nous voulons construire,
25:26ce n'est pas seulement
25:27celle des nationalistes.
25:29A fortiori,
25:29dans un projet municipal,
25:30il doit y avoir la place
25:31pour des gens
25:32qui sont indépendantistes
25:35et qui ne le sont pas.
25:36Il peut y avoir la place
25:37dès lors qu'on est clair
25:38sur les objectifs
25:39pour des gens
25:39qui ont plutôt
25:39une sensibilité libérale.
25:41On le sait,
25:42vous l'avez vu,
25:42il était à mes côtés,
25:43je pense par exemple
25:44à Pierrot Orsini
25:45qui incarne ce monde
25:46de l'entreprise
25:47qui a été vice-président
25:49à la Chambre de commerce
25:49vers l'exportation,
25:51la dimension d'ouverture
25:51de Bastia,
25:53la problématique
25:54des commerçants
25:54et du petit commerce.
25:56Justement,
25:56puisque vous parlez
25:59de commerce,
26:00vous me faites l'enchaînement.
26:01Lors du lancement
26:02de votre campagne,
26:03vous avez taclé
26:04Unid,
26:05Unid hyper Burger King,
26:07ciblant manifestement
26:08Sylvain Fonte.
26:09Quel développement économique
26:11pour la deuxième ville
26:12de Corse,
26:13voulez-vous ?
26:13Sachant qu'il y a
26:14une époque
26:15pas si lointaine,
26:16vous aviez participé
26:17à l'inauguration
26:18du centre commercial
26:18Atrium
26:19aux portes d'Ajaccio.
26:21Oui,
26:21j'étais allé
26:21à l'inauguration
26:22pour y avoir été invité
26:24et j'y étais
26:24principalement,
26:26notamment pour soutenir
26:27les salariés
26:28qui travaillaient là.
26:29Mais ceci étant,
26:30au-delà de la formule
26:31Unid hyper Burger King,
26:33il y a un problème
26:33de cohérence.
26:34C'est quand même
26:35250 salariés
26:36contre les Burger King.
26:36Oui,
26:36bien sûr,
26:37mais quel type de contrat
26:38et surtout
26:39quel type de modèle économique ?
26:41Moi,
26:41je dis qu'on ne peut pas.
26:42Nous,
26:42nous sommes pour le commerce
26:43de proximité
26:43et nous l'avons montré,
26:45y compris à travers nos votes
26:46et notamment nos votes
26:47devant les différentes commissions
26:48compétentes
26:49et nos choix de société,
26:50y compris en termes
26:51d'aménagement du territoire.
26:52On ne peut pas venir dire
26:53d'un côté
26:54qu'on est en faveur
26:55des petits commerçants
26:56et de l'autre,
26:57avoir quelqu'un
26:58tout en haut de liste
26:59qui soutient un projet
27:00qui est un projet,
27:01par exemple,
27:01de création
27:02de 30 000 m2
27:03de grande surface commerciale
27:05sur la commune de Loutchal.
27:06Nous,
27:06nous sommes opposés.
27:07Si ce projet était passé,
27:10nous nous sommes opposés
27:11et par le vote
27:11et par la présence militante.
27:13Si ce projet...
27:14Nous n'étions pas les seuls.
27:15Mais ceux qui soutiennent
27:16aujourd'hui
27:17la liste Unide
27:17étaient pour ce projet.
27:18Donc, nous disons
27:19que nous avons une vision différente.
27:20Or, quel développement économique ?
27:22C'est précisément en cela,
27:23je crois que...
27:24Comment redonner
27:24un second souffle à Bastia ?
27:26Parce que pour l'instant,
27:27c'est la belle endormie,
27:28pour reprendre une expression
27:28de Jean-Martin Vondelon
27:31il y a quelques années.
27:31Je ne pense pas
27:32qu'on puisse dire ça.
27:33Il y a des centaines
27:35de petits commerces
27:36de proximité,
27:37comme vous vous appelez,
27:38qui sont fermés
27:38en plein centre-ville.
27:40Il y a 500 élèves en moins
27:41dans le cœur de la ville.
27:43On est habitué
27:44à des fermetures de classe
27:45à Ligion
27:45et moins à Bastia.
27:46Oui,
27:47mais je vous signale quand même
27:48que les difficultés
27:49du petit commerce,
27:50notamment dans les villes moyennes,
27:51si on regarde les strates,
27:52elles sont beaucoup plus importantes
27:53dans d'autres villes
27:55que Bastia.
27:55Et Bastia fait partie des villes
27:57qui, jusqu'à aujourd'hui,
27:58se sont le mieux extraites
28:02de cette logique mortifère.
28:03Confère, par exemple,
28:05Ajaccio,
28:05ce qui s'est passé
28:07en périphérie d'Ajaccio
28:08et le soutien massif,
28:09y compris au plan politique,
28:11à des très grandes surfaces,
28:12a littéralement tué le centre-ville,
28:13ce qui n'est pas le cas ici.
28:15Donc, il faut à la fois,
28:16bien sûr,
28:17un soutien au commerce,
28:18aux proximités,
28:19à travers l'interaction.
28:20Il faut repenser la vision
28:22de l'économie globale
28:24et ça, ça passe par un projet
28:25de territoire
28:26au niveau de l'intercommunalité
28:27et de coopération
28:28avec les autres intercommunalités.
28:30Je vous rappelle
28:31que nous sommes aujourd'hui...
28:32Juste un mot,
28:33pour finir sur l'équipement structurant
28:36dont tout le monde parle à Bastia,
28:37le port.
28:38On va l'avoir enfin.
28:39Oui, alors, vous le savez,
28:40vous connaissez ma position
28:41sur l'infrastructure portuaire.
28:43Je pense que beaucoup s'en servent
28:45dans le cadre du débat municipal
28:46uniquement comme un alibi.
28:49Moi, j'ai fait un choix,
28:50y compris au niveau
28:50de la collectivité de Corse.
28:51Je rappelle que c'est une compétence
28:53de la collectivité de Corse.
28:54Aujourd'hui,
28:55j'ai fait expertiser
28:56un projet alternatif,
28:58celui de Portuno,
28:59d'un projet auquel je crois.
29:01Je rappelle quand même
29:02quelques évidences
29:02que les Bastia...
29:03Rapidement, il nous reste
29:04quelques secondes.
29:05...doivent en tant.
29:051,2 milliard d'investissement.
29:08Une mutation profonde
29:09de tout le tissu urbain
29:11et périurbain
29:11qui va bien au-delà de Bastia.
29:13Ce projet sera porté
29:15et expliqué
29:16dans le cadre
29:16de la campagne municipale.
29:17Il y a des gens,
29:18y compris sur ma liste,
29:19qui ne sont pas convaincus,
29:20vous le savez.
29:21Je dis très clairement
29:22que, y compris dans
29:23les tout premiers mois,
29:24si la campagne
29:25ne suffit pas,
29:25il faudra consulter
29:26l'ensemble des acteurs,
29:28acteurs économiques,
29:29commerçants, citoyens
29:30et qu'on se donnera
29:31le moyen de faire
29:32le meilleur choix.
29:33Moi, je me suis exprimé
29:34et j'aurai l'occasion
29:35de le faire à nouveau
29:35dans le cadre de la campagne.
29:36Eh bien, nous en restons là
29:37pour aujourd'hui.
29:38Je rappelle simplement
29:39concernant le port
29:40qu'un référendum
29:41avait été annoncé
29:42également par Pierre Savé
29:43lors des élections
29:44municipales de 2020.
29:46Oui, mais je vous rappelle
29:47que beaucoup de choses
29:47ont évolué depuis,
29:49y compris le coût
29:51d'une telle infrastructure.
29:52Merci, Jésus-Bonne,
29:53d'avoir été notre invité.
29:54Une émission à retrouver
29:56sur ICRCFM
29:57et nos réseaux sociaux.
29:58Sous-titrage Société Radio-Canada
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