- il y a 2 jours
Débat du 1er tour de l'élection municipale de Sartène. Quatre listes sont engagées, conduites par Pascal Quilichini, Paul-Félix Benedetti, Ludovic Cerlini et Christophe Mondoloni.
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00:05Ici RCFM, les municipales 2026, le débat Sartène.
00:13Bonjour à toutes et à tous, bienvenue sur nos ondes pour ce premier débat municipal RCFM Corse matin.
00:21Nous sommes dans la plus grande commune de Corse, sous préfecture de Corse du Sud,
00:26à Sartène, disputé dans ce scrutin par 4 listes, 4 candidats qui ont accepté le débat aujourd'hui
00:34et pour le présenter, le modéré, à mes côtés, Anne Chabanon.
00:37Bonjour, bonjour et bonjour à tous.
00:39Ici, le maire sortant ne se présente pas, 4 démarches s'affrontent donc.
00:45Pascal Quiliguigne, actuel premier adjoint à la majorité de droite, mène la liste à Anima Sartinez.
00:52Paul-Félix Bénédette, chef de file de Corinne Front, porte la démarche Ayo Sartinez.
00:59L'ancien adjoint à la municipalité ajaxienne de droite qui le soutient, Christophe Mondelogne,
01:05porte la liste Sarté par Falagampa.
01:08Ludovic Tcherling est à la tête de la liste Sarté.
01:12Aujourd'hui, pas demain, salut à Boïgoua, tout est ringraziable d'avoir accepté la seconde phrase.
01:18Alors, au programme, un petit peu plus, un petit peu moins, pardon, d'une heure d'échange,
01:2350 minutes exactement autour des thématiques prégnantes de la vie sartonaise,
01:27la circulation et le stationnement, bien entendu, qui comptent parmi les préoccupations majeures,
01:32l'aménagement du territoire et la préservation des espaces naturels.
01:35Ils sont nombreux sur la commune et puis le développement économique et les services publics indispensables au bien-vivre d
01:42'une population.
01:43Le processus électoral et s'il nous reste un peu de temps, ce que nous espérons,
01:47les possibles alliances pour le second tour, vous nous direz que vous n'y pensez pas,
01:51même si vous y pensez exactement et plus précisément, on verra ça.
01:57Ici RCFM, les municipales 2026, le débat Sartène.
02:02Allez, 50 minutes, 4 candidats, il faut immédiatement rentrer dans le vif du sujet
02:07avec le premier grand thème de cet échange et probablement aussi des discussions pour les Sartonais,
02:14le stationnement, la circulation, c'est l'anarchie, la situation est critique selon vous, Paul-Félix Bénédetti.
02:21Vous êtes sévère tout de même ?
02:24Non, je ne suis pas sévère, je suis lucide.
02:28Le problème fondamental de circulation à Sartène, il est lié à l'absence de planification de réseaux routiers,
02:37de discussions en concertation avec le partenaire qu'est la collectivité territoriale,
02:42qui est le propriétaire d'une grosse partie des réseaux, y compris Intramuros à Sartène,
02:46et ensuite l'absence de projets structurants.
02:49Il n'y a pas une seule place de parking qui a été conçue ces 20 dernières années.
02:55Certaines places de parking ont été abandonnées parce qu'il n'y avait pas d'autres terrains au profit d
02:59'activités ludiques.
03:00Moi, je pense qu'il faut repenser l'ensemble, un recentrage, une discussion complète avec la collectivité territoriale
03:07qui a fait la part belle à d'autres communes et qui a abandonné Sartène,
03:11peut-être parce qu'on lui a moins demandé, mais elle ne s'en est pas trop souciée non plus.
03:15Donc aujourd'hui, je pense qu'il faut un rééquilibrage, il faut un rapport de force politique gagnant-gagnant
03:19entre Sartène et les autres pour qu'on ait des compensations stratégiques.
03:23Sartène est un nœud routier très important.
03:26Il est délaissé, il est non sécurisé.
03:29Il y a des routes qui ont une illégalité structurelle réglementaire.
03:34Je pense qu'il est grand temps d'avoir un plan routier cohérent
03:38qui associe les besoins intrinsèques à la commune
03:41et les besoins de la territorialité des échanges sur l'axe principal Ajaccio-Bonifacio-Portovic.
03:47Ce constat, ce bilan d'Ovic-Cherlin et puis Christophe Mondolen, dans l'ordre, vous le partagez ?
03:53Est-ce que vous le partagez ? Est-ce que vous le nuancez ?
03:56Quel est votre regard sur cette thématique très spécifique ?
04:00Alors effectivement, il y a une problématique de stationnement et de circulation à Sartène.
04:05Ceux qui vivent au quotidien en pâtissent et le voient très bien.
04:12Il faut une approche effectivement en concertation avec la CDC,
04:17mais il faut aussi proposer aux sarténaises et aux sarténais une approche pragmatique,
04:21c'est-à-dire leur expliquer concrètement et précisément ce qu'on va leur proposer
04:28et ce qu'on va mettre en place une fois que ce constat aura été dressé
04:34et que le bilan légal avec la CDC aura été fait.
04:39Pour ce qui nous concerne, nous ambitionnons de créer trois parkings,
04:46de renforcer celui de Bassach qui existe déjà,
04:50de proposer un parking à niveau à cet endroit,
04:53celui des Trois-Chapelles qui n'est pas très loin de l'endroit où nous nous trouvons aujourd'hui,
04:57qui aura un double avantage, d'abord de sécuriser les abords du lycée,
05:04puis en période estivale, lorsqu'il ne sera pas utilisé par les utilisateurs du lycée,
05:08que ce soit les élèves ou les enseignants,
05:10il permettra de diminuer la pression et d'absorber une partie du flux touristique
05:14et également de créer un parking en centre-ville.
05:17Pour ce qui est de la circulation, en règle générale,
05:21nous allons nous appuyer sur un cabinet qui viendra proposer des solutions concrètes
05:26et ces solutions seront ensuite débattues lors de réunions de public
05:31pour permettre aux sartenais d'avoir le choix final et de décider avec nous
05:39de quelle sera leur vie au quotidien par rapport à la circulation et stationnement.
05:45Vous êtes déjà un peu dans les solutions,
05:46mais sur le constat, Christophe Mondolani, est-ce que vous êtes aussi dur que Paul-Félix Bénédette ?
05:50Écoutez, moi, je n'ai pas à être plus dur ou moins dur que M. Bénédette.
05:54Moi, ce que je regarde aujourd'hui, c'est que le maire doit être le garant d'une chose essentielle,
06:00la sécurité des biens et des personnes surtout.
06:03Et aujourd'hui, dans certains intramuros, on se rend compte,
06:05sur l'artère principale en particulier,
06:07qu'elle n'est ni une rue ni une rue piétonne à ce jour.
06:10Et donc, la sécurité, c'est quelque chose de prégnant.
06:13C'est quelque chose, si on n'a pas encore eu d'accident aujourd'hui,
06:16peut-être qu'on peut s'en remettre aux dieux.
06:18Le culte est très présent à Sartène.
06:20Et donc, peut-être qu'à force de prier, on a échappé aux accidents à ce jour.
06:24Donc, la sécurité en point numéro un.
06:27Je pense que la concertation et la consultation sera le point de départ
06:33d'une nouvelle destination quant à la circulation, à la mobilité dans Sartène intramuros.
06:39Effectivement, je partage l'avis de M. Cerline,
06:42un diagnostic devra être effectué et des préconisations devront être données aux élus
06:48que nous serons, si toutefois les Sartonnais nous font confiance,
06:50mais également aux Sartonnaises et aux Sartonnais.
06:52Rien ne se fera sans la technicité, l'expertise, mais également les habitants.
06:58Pascal Quilguine, puisque vous êtes toujours à ce stade premier adjoint,
07:03comment on en est arrivé là ?
07:05Comment on en est arrivé là ?
07:07On en est arrivé là parce qu'on est parti de zéro.
07:11Il n'y avait pas de place de parking.
07:13Et de parking à Sartène, il a été créé il y a une dizaine d'années.
07:18Aujourd'hui, bien évidemment, il n'est pas suffisant.
07:21Donc, il faut en créer d'autres pour pouvoir faire en sorte que les gens puissent stationner,
07:26y compris pour les gens qui viennent visiter Sartène.
07:30comme le disait M. Bénélat, il y en a un qui existait, un autre qui existait,
07:36qui a été donné à une association pour justement une activité ludique.
07:41Alors, c'est vrai que son accès n'était pas des meilleurs,
07:44mais aujourd'hui, je pense qu'il faut faire en sorte de pouvoir en créer d'autres.
07:48Un choix contestable.
07:49On a fait d'un parking un terrain de foot, c'est ça ?
07:51Non, pas du tout. Un terrain de boule.
07:53Un terrain de boule.
07:54Un terrain de boule, voilà.
07:55Qui a été grappillé au fil des années.
07:59Ceci étant, il ne faut pas oublier non plus que Sartène n'est pas une région,
08:03enfin tout au moins Sartène d'Intramuraux, c'est une région plate.
08:06Il n'est pas facile de pouvoir faire des parkings et pouvoir creuser comme l'on veut.
08:12Il y a des endroits où on peut faire des parkings.
08:15C'est certain.
08:17La commune est propriétaire de certains terrains.
08:21notamment à la sortie de la ville en allant vers Bonifacio.
08:25Et puis donc, faire en sorte de pouvoir en faire peut-être quelques petits
08:30plutôt que de faire un grand qui dénaturerait l'environnement de Sartène.
08:34Pour ce qui est de la circulation, bien évidemment,
08:37la traversée de Sartène qui avait été réalisée avec le concours de la collectivité
08:45a fait l'objet, je dirais, d'une consultation publique
08:50où les Sartenais n'ont pas voulu que la rue soit piétonne tout au moins à certaines périodes de l
08:56'année.
08:56Donc je pense qu'il faut réglementer ça.
08:58C'est très important.
08:59Mais il faut aussi que chacun prenne conscience de vouloir se garer là où il le faut et non pas
09:07n'importe où.
09:08Alors, en attendant, les Sartenais demandent des solutions rationnelles.
09:12Paul-Félix Bénédette, si vous évoquez ces solutions rationnelles à mettre en œuvre,
09:16lesquelles ici plus précisément ?
09:20Pour régler le problème de la circulation, il faut un plan routier.
09:25Il faut définir les flux entrants, les flux sortants de la ville,
09:28les éventuelles possibilités sur des voies connexes ou annexes de contournement,
09:32des voiries qui deviendraient plus tard piétonnes.
09:36Il faut faire l'inventaire du fossé disponible.
09:38Il est très minime.
09:40Sartène n'a quasiment aucune propriété foncière.
09:42Elle a un terrain qui a été acheté il y a bien longtemps
09:44et qui est grévée d'une clause léonine qui interdit dessus la réalisation d'un parking.
09:49Et pourtant, il y conviendrait bien de le faire.
09:52C'est un terrain qui s'y prête.
09:53On pourrait mettre 50 places facilement, beaucoup plus sur deux étages.
09:57Tout ça pour dire qu'aujourd'hui, il faut faire déjà l'inventaire,
10:01non pas des projets, mais des possibilités rationnelles de trouver du foncier
10:05à des endroits adaptés.
10:07M. Kikin vous l'a dit, Sartène est une ville à flanc de coteau.
10:10Un parking en terrain plat coûte entre 1 000 et 5 000 euros la place.
10:15Un parking à Sartène en zone collinaire avec mur de soutènement et autres
10:20va coûter 30 000 euros la place.
10:22C'est en gros le coût de réalisation du parking Bastia-Gaudin.
10:27On est dans le même type de coût.
10:29Donc à l'échelle de Sartène, on rentre dans la démesure.
10:33C'est pour ça que parking sous-entend problème de circulation,
10:37sous-entend passage des camions au centre-ville
10:39ou du moins sur une des artères principales
10:41parce qu'il n'y a pas eu la déviation,
10:43alors que la déviation a été faite à Propriane pour plus de 30 millions d'euros.
10:47Elle a été faite à Portovesque en euro courant pour plus de 50 millions d'euros.
10:51Et elle va être faite à Saint-Ussie-de-Portovesque pour plus de 40 millions d'euros.
10:54Donc Sartène, elle le sait pour compte.
10:56On a droit à une compensation stratégique, y compris en voie de contournement,
11:00en voie de désenclavement et en parking.
11:03Et nous, nous le négocierons et nous l'exigerons.
11:05C'est un dû pour les Sartenais et pour la Corse
11:07parce qu'un problème de circulation à Sartène est un problème pour tout le monde.
11:11Pascal Quiliguigne, jusqu'ici, la municipalité n'a pas porté cette voie-là auprès de la collectivité ?
11:17Alors si, ça avait été porté au sein de la collectivité,
11:21mais la mandature de M. Gaur n'avait pas voté, je dirais, cette déviation.
11:31Faute de quorum, je pense.
11:33Donc aujourd'hui, je pense qu'il y a besoin, est-ce qu'il y a une déviation ?
11:36Bien évidemment, ça va prendre du temps parce qu'une déviation,
11:39elle ne se fait pas en une année ou deux années.
11:42Il faut plusieurs années pour la faire.
11:45Ceci étant, il y a quand même une dangerosité
11:46puisque aujourd'hui, la route nationale utilise un chemin communal
11:50qui a été mis à l'usage, je dirais, de la collectivité.
11:53C'est elle qui en a l'entretien, mais ce n'est pas adapté, bien évidemment, pour tout ça.
11:57Après, il faut, je pense aussi, demander à...
12:00Puisqu'on a un outil qui est le CAUE.
12:02Le CAUE aide les communes à pouvoir établir un plan de circulation.
12:06Et ce plan de circulation, il faut le faire non seulement pour les véhicules,
12:09mais aussi pour les piétons.
12:10Et ça, c'est très important.
12:11Oui, parce qu'aujourd'hui, piétonniser, c'est bien,
12:13mais tout le monde est d'accord ici, en tout cas, pour dire qu'il faut des parkings.
12:18L'arrêté qui a finalement été pris l'été dernier, il est trop strict.
12:22Est-ce qu'aujourd'hui, la piétonnisation de Sartène, c'est un souci ?
12:26Pour les locaux, on parlera ensuite des touristes.
12:28Vous me présentiez comme un Ajaxien.
12:30Alors, être Ajaxien, élu Ajaxien, est un atout aujourd'hui pour Sartène,
12:35puisque nous avions une piétonne qui était la rue Fèche.
12:39Et nous avions deux piétonnes que nous avons réalisées en deux mandatures.
12:44Donc, deux ans, ça suffit.
12:45Pas besoin de remonter à plus de 20 ans en arrière.
12:47Deux ans, ça suffit pour faire beaucoup de choses en concertation
12:49avec des cabinets qui sont là pour répondre aux problématiques du quotidien.
12:53Dans une piétonne, en réalité, il y a trois populations.
12:56Il y a les commerçants.
12:58Il y a les riverains.
12:59Il y a ceux qui y flannent.
13:01Les trois populations n'ont que faire de l'une et de l'autre.
13:04Donc, c'est à vous, maires, équipes municipales, cabinets, experts,
13:10de trouver des solutions pour que la dame qui attend la personne de la DMR
13:15puisse arriver et promulguer des soins,
13:18que le commerçant puisse se faire livrer,
13:20que l'habitant puisse rentrer chez lui
13:23avec des courses congelées en plein mois d'août
13:27sans avoir besoin de faire 400 mètres
13:30et arriver avec des courses qui ne seraient plus congelées à l'arrivée.
13:33Donc, ça, tout cela, c'est de la concertation, c'est de la consultation.
13:36C'est des solutions qui doivent être données, encore une fois,
13:38à part des gens qui sont experts, techniques.
13:40Mais la consultation, elle est essentielle aujourd'hui avec les Sartonnais.
13:43En réalité, la rue Piétonne, le cours sur Amélie,
13:46ça a été un problème qui a été pris à l'envers.
13:48On l'a fait et puis on a consulté après.
13:51Tout d'abord, je pense qu'il faut consulter,
13:53s'exprimer, poser des questions aux riverains.
13:55Quelles sont les problématiques ?
13:57Elles sont différentes.
13:58On le voit lorsqu'on va au quotidien,
14:00au contact des Sartonnaises et des Sartonnais.
14:02Parfois, à 10 mètres d'intervalle,
14:04les problématiques sont différentes.
14:06Donc, vous imaginez bien, en cœur de ville,
14:08dans un centre historique,
14:09avec les difficultés qui ont été énoncées auparavant
14:13et donc la difficulté, puisque c'est Piémont,
14:15bien entendu, il faut prendre en considération
14:18toutes ces problématiques.
14:19Alors, on parle de problématiques à résoudre
14:21à long, moyen ou court terme.
14:24Il est évident que les habitants attendent
14:25des solutions à plus ou moins court terme.
14:28De votre côté, Ludovic Tchernin,
14:29quel est votre plan de bataille ?
14:30Est-ce que vous en avez un pour justement
14:31faire cohabiter peut-être piétonisation et parking
14:34et pour que chacun, finalement,
14:36ait un peu droit à son espace ?
14:40Comme me l'a fait remarquer Mme Batini tout à l'heure,
14:42j'ai déjà un petit peu expliqué les idées
14:46que je voulais mettre en œuvre
14:48et le sentiment que j'avais.
14:50Je suis d'accord avec M. Bénédette.
14:52Il y a des choses qui doivent être envisagées
14:55à long terme avec le concours de la CDC.
14:59Néanmoins, il y a une situation urgente
15:01qu'il faut régler immédiatement
15:03à notre arrivée à la mairie.
15:05Dans les mois qui viennent,
15:06il faudra trouver une solution.
15:08Déjà, pour la saison estivale qui s'amorce
15:10et qui va débuter très rapidement
15:14dès l'arrivée du nouveau maire à la mairie,
15:17il va falloir trouver des solutions.
15:19C'est pour ça que nous, les solutions qu'on propose,
15:22par exemple, celle des Trois-Chapelles,
15:25elle peut être rapidement mise en exécution.
15:28On parle également de financement
15:29qui avait été sous-sollicité jusqu'ici.
15:32Il y a aussi des sources de financement,
15:34des dossiers à monter pour aller chercher
15:36des sources de financement.
15:38Effectivement, lorsqu'on est une commune
15:41avec une toponymie comme Sartène,
15:44il peut y avoir des difficultés et des surcoûts,
15:46mais il y a aussi des solutions à trouver
15:48à moindre coût qui vont permettre
15:50de régler l'urgence et après d'ancrer les choses
15:54plus durablement dans le futur
15:56avec des collaborations et des déviations à envisager.
15:59On a parlé aussi d'un des problèmes principaux de Sartène,
16:02bien que plus grande commune de Corse,
16:04peu de fonciers publics.
16:06Pascal Quilligini, qu'est-ce que vous voudriez faire en l'état ?
16:08Je voudrais d'abord rebondir sur le parking des Trois-Chapelles.
16:11Parce que le parking des Trois-Chapelles,
16:12on a réglé le problème.
16:13On a voté en conseil municipal
16:14la mise à disposition à la collectivité de ce parking
16:17pour que le personnel et les enseignants
16:21du lycée Clémenceau puissent s'y garer.
16:23et j'avais demandé et exigé
16:26est-ce qu'il y ait, je dirais, une remise à la commune
16:30hors période scolaire pour que, justement,
16:32il puisse y avoir un parking.
16:34Mais il va falloir pour cela aussi qu'il y ait des navettes.
16:36Comme l'on disait justement,
16:37la topographie de Sartène n'est pas des plus plates.
16:41Les gens qui peuvent venir se garer,
16:43enfin, qui peuvent se garer,
16:45peuvent descendre au centre-ville facilement.
16:47Pour ce qui est de revenir, c'est autre chose.
16:49Donc ça, c'est un problème.
16:51Aujourd'hui, la collectivité...
16:52C'est un déthérique comme Ajaccio.
16:53Non, je ne pense pas qu'il faille un téléphérique.
16:56Mais des navettes qui distribuent, je dirais, le centre-ville,
17:00après le téléphérique,
17:01si vous avez la solution, pourquoi pas ?
17:03Moi, je ne l'ai pas.
17:04Moi, je ne l'ai pas.
17:05Mais en tous les cas, aujourd'hui,
17:07la convention a été signée
17:09et la collectivité n'a toujours pas aménagé.
17:11Donc il faut qu'elle aménage
17:14pour qu'il y ait une sécurité
17:15pour les personnes et pour les biens
17:18aujourd'hui à côté du lycée.
17:21Je rebondis pour ma part
17:22sur la question du foncier public.
17:25Il y en a peu.
17:26Et aussi sur les finances de tous ces projets,
17:29puisque Sartène n'est pas une commune riche.
17:3126% de taux de pauvreté, on le rappelle.
17:34Alors oui, ça, c'est le nerf de la guerre,
17:37de ce dont vous parlez.
17:38C'est-à-dire que la commune de Sartène
17:40n'est pas suffisamment riche
17:41pour pouvoir porter elle-même les projets.
17:43Mais ça, c'est comme toutes les communes de Corse,
17:45je pense, à moins qu'il y en ait des très riches
17:46et tant mieux pour elle.
17:48Aujourd'hui, il faut demander des fonds
17:50à la collectivité.
17:50Mais aujourd'hui, la collectivité,
17:52en a-t-elle les moyens ?
17:53Je n'en sais rien.
17:54Peut-être pourra-t-elle les trouver.
17:55Mais il faut aussi s'adresser à l'Europe
17:57parce qu'on peut avoir des fonds verts
17:59pour pouvoir réaliser ce genre de structure.
18:01Vert, c'est peut-être le mot
18:03qui vous caractérise,
18:04puisque vous vous orientez vers des projets propres.
18:06Alors vert, c'est déjà la couleur de Sartène.
18:07C'est pour ça que j'ai choisi un programme vert.
18:10Peut-être que je ne suis pas plus vert
18:11que les autres, mais pas moi non plus.
18:15Vous parliez de navettes tout à l'heure.
18:17Moi, je pense qu'il faut mettre
18:18un service de transport public
18:21au service de la population
18:23pour qu'elle puisse justement aller
18:27où elle le veut de manière gratuite.
18:29Pour les gens qui viennent révisiter Sartène,
18:32il faut que le prix du transport en commun
18:34soit compris dans le prix du stationnement
18:37qu'elle paye.
18:38Et ça, je pense que c'est une chose à réaliser.
18:40On parlait tout à l'heure de zone piétonne,
18:42on parle de zone piétonne.
18:43Il faut parler de zone piétonne
18:46en saison estivale.
18:48On ne peut pas parler de zone piétonne
18:49au mois de février.
18:50Je pense que ce serait une aberration.
18:52Bien sûr, précisément,
18:53le problème se pose avec acuité l'été
18:56puisqu'on dit beaucoup
18:57que Sartène est traversée
19:00par les vacanciers, les touristes
19:01qui ne trouvent pas forcément moyen
19:03de s'y arrêter.
19:04Aujourd'hui, ce problème exacerbé
19:07avec cette conséquence directe
19:09sur la fluidité touristique,
19:12comment, et prends la parole qui veut
19:14sur ce sujet,
19:15comment justement le résoudre rapidement?
19:18Les saisons s'enchaînent rapidement.
19:20On a des saisons qui s'étalent
19:22de plus en plus.
19:23Comment aujourd'hui faire en sorte
19:24que les touristes puissent eux-mêmes
19:26trouver leur place dans ce plan-là?
19:28Alors écoutez, rapidement,
19:29si on a les fonds,
19:30on peut le faire rapidement.
19:32Ce n'est pas une question de décision,
19:33c'est une question de moyens.
19:35Je pense qu'il faut qu'on ait
19:36les moyens de pouvoir le faire.
19:37On a des terrains qui sont à disposition,
19:40notamment par exemple celui des Trois-Chapelles,
19:42celui qui est à la sortie de Sartène.
19:43Il faut les moyens de l'aménager.
19:45Et pour cela, il faut faire des dossiers
19:47pour qu'on puisse les avoir
19:48et le faire assez rapidement.
19:50Aujourd'hui, il y a une déviation
19:52qui est ce qu'elle est
19:53et qui n'est pas adaptée,
19:54si vous voulez, à la sécurité.
19:57Il faut que pour cela,
19:58il y ait d'autres moyens qui soient faits.
19:59Il faut mettre en place
20:00un plan de circulation
20:01et repenser la chose.
20:02Ici, c'est discuter avec le privé aussi,
20:06Christophe Mondelan.
20:06Bien sûr, M. Béninette parlait tout à l'heure
20:09d'un terrain qui est actuellement
20:12acheté par la commune il y a quelques années,
20:14sur lequel il y a une clause
20:15qui ne permet pas de faire de parking
20:17et pas de lieu de rassemblement non plus.
20:20Effectivement, il faudra faire
20:21un diagency foncier très rapide.
20:23On le sait, il y a l'urgence.
20:25Sartène, au-delà de tout,
20:27est une ville d'arrêt d'histoire,
20:28même si elle est en sommeil
20:29du côté culturel.
20:31Mais elle a ses forces,
20:33son patrimoine, son histoire.
20:35Elle attire beaucoup de monde.
20:36On parle des touristes
20:39qui nous visitent avec leurs véhicules.
20:41Les parkings sont,
20:43pour ceux, le peu qu'il y a aujourd'hui,
20:45sont peu ou pas indiqués.
20:46Donc les gens qui connaissent Sartène
20:48se dirigent vers Bassac,
20:50mais ceux qui ne connaissent pas Sartène
20:51se dirigent vers nulle part.
20:52Et des amis qui venaient me visiter cet été
20:56et qui allaient plutôt vers Porto Vec
20:57n'ont pas pu s'arrêter
20:57et donc n'ont pas pu profiter
20:59de notre belle place Porte.
21:02Et c'est une perte sèche
21:03pour nos commerçants.
21:05Il faudrait la chiffrer.
21:06D'ailleurs, ça serait peut-être intéressant.
21:07Et au-delà d'aller,
21:08de parler des gens
21:09qui ont leur véhicule,
21:10on peut aussi parler
21:11d'un problème
21:12qui n'est pas évoqué jusque-là.
21:13C'est les gens
21:14qui visitent la Corse
21:15en autocar,
21:16qui arrivent à Sartène,
21:17dans un entonnoir.
21:19On a tous les matins
21:20que Dieu fait
21:20des problèmes de circulation,
21:22une ville qui est bouchée,
21:23des artères principales
21:24qui ne sont plus pratiquées.
21:25Et donc ça,
21:27c'est une véritable problématique également.
21:28Et là, on est sur la mobilité.
21:30On est au-delà du stationnement.
21:31Mais on devra en prendre compte aussi.
21:33Ville d'art et d'histoire,
21:34vous l'avez dit,
21:34depuis 2009,
21:36c'est carrément un label.
21:38Depuis cette année,
21:39Sartène aussi,
21:40enfin 2025,
21:41ça passe vite,
21:42site patrimonial remarquable.
21:44De nombreux atouts
21:45pour Sartène.
21:47Le lien de Recapine,
21:48la tour génoise,
21:48propriété du conservatoire
21:50de littoral.
21:50Est-ce que l'essentiel,
21:51puisqu'on parle d'aménager,
21:53de construire,
21:54mais de préserver aussi,
21:55est-ce que l'essentiel
21:56a été fait il y a de nombreuses années,
21:58Ludovic Tcherling,
21:59où il faut encore préserver
22:01ces espaces naturels ?
22:03Il faut à la fois les préserver,
22:06mais préserver ne veut pas dire
22:08scléroser.
22:09C'est-à-dire qu'il faut préserver
22:11et valoriser notre patrimoine,
22:13mais aussi pouvoir permettre
22:15aux habitants
22:16de se projeter
22:17et de pouvoir imaginer
22:20vivre sur la commune.
22:22Il ne faut pas...
22:24La côté préservation
22:25ne doit pas être synonyme
22:26d'inertie.
22:28Il y a une augmentation
22:28de la population récemment,
22:30plutôt en périphérie,
22:32justement,
22:32au niveau des hameaux.
22:34Oui, oui,
22:35les hameaux,
22:36les quartiers périphériques
22:39connaissent
22:40une recrudescence
22:42de population
22:43par facilité,
22:46parce qu'on peut
22:47s'y loger,
22:48c'est plus facile d'accès.
22:50On parlait tout à l'heure
22:50de stationnement,
22:51mais il est plus facile
22:52de trouver une place
22:54pour se garer
22:55dans certains quartiers
22:57de certaines
22:58plutôt que
22:58dans le centre historique,
23:00le centre-ville historique.
23:01Est-ce que ce développement-là,
23:03en périphérie notamment,
23:05il remet sur la table
23:06la question
23:06du plan local
23:08d'urbanisme
23:08comme une priorité
23:10pour certaines ?
23:12Nécessairement.
23:13Déjà,
23:14c'est une priorité légale
23:15puisqu'il y a une échéance
23:17pour les communes
23:18de se doter
23:18d'un PLU
23:19à l'horizon 2027.
23:21Donc ça,
23:22on doit se conformer
23:23à la loi.
23:24Et ensuite,
23:25il y a une réalité.
23:26Le fait de ne pas avoir
23:27de PLU aujourd'hui
23:29empêche,
23:30justement,
23:30de sécuriser les projets,
23:32de sécuriser
23:33les zones agricoles
23:34et les zones rurales.
23:36Il faut impérativement
23:38un PLU,
23:39mais là encore,
23:40j'ai parlé de concertation
23:41tout à l'heure
23:41pour la circulation.
23:43Il faudra de la concertation
23:45pour l'élaboration
23:46du PLU.
23:47Il ne pourra pas être fait
23:49sans les acteurs
23:50que sont les acteurs
23:51de l'État,
23:51de la CDC,
23:53les associations environnementales,
23:55les acteurs du rural,
23:56parce que l'objectif,
23:57ce n'est pas de faire
23:58un PLU
23:58pour qu'ensuite,
23:59il soit retoqué
24:00par la justice
24:01et qu'on se retrouve
24:02dans une dynamique judiciaire
24:05qui viendrait ralentir
24:07l'exécution effective du PLU.
24:08Le plan local d'urbanisme,
24:10c'est une priorité aussi
24:11dans une micro-région
24:12et puis globalement
24:13dans une Corse
24:14où les appétits sont nombreux
24:16et même ceux
24:17de la grande criminalité.
24:19Oui, à certaines,
24:20probablement plus qu'ailleurs.
24:23La ville est une des plus
24:25endeuillées de Corse,
24:28malheureusement,
24:29pour des causes
24:30liées à du gastérisme primaire.
24:33Et je pense que l'essence
24:36de ces conflits,
24:37elle est dans des appétits
24:39de spéculation
24:40ou par une image
24:43de l'attrait financier
24:44liée à 30 km de côte
24:46d'une beauté remarquable
24:48et qui peuvent laisser supposer
24:49qu'on pourrait s'y enrichir facilement.
24:51Mais c'est un raccourci facile.
24:54La réalité,
24:54c'est que certaines
24:55est une commune vaste.
24:57Il y a des difficultés
24:58à y appliquer
24:59une réglementation d'urbanisme
25:00en conformité générale,
25:03mais en conformité individuelle
25:06avec les besoins
25:07de nombreuses familles
25:08qui voudraient pouvoir
25:10se développer
25:11sur des terrains
25:12historiquement familiaux
25:14et qui sont dans l'incapacité.
25:15Parce qu'aujourd'hui,
25:16certaines sont sous
25:17règlement national,
25:18sous la tutelle d'un préfet uniquement
25:21et sur la vitraire d'interprétation
25:23qui peuvent être
25:24ou tout bon ou tout mauvais.
25:26Donc un PLU,
25:27bien entendu,
25:27il est obligatoire,
25:28mais ce n'est plus
25:29un PLU en droit
25:31à construire.
25:31C'est un PLU de projet.
25:33La loi,
25:33depuis 2016,
25:34l'oblige
25:35et c'est appliqué
25:36d'un plan de l'aménagement
25:37et de développement.
25:38Pour certaines,
25:39c'est quelque chose
25:39de prioritaire.
25:40Construire pour qui ?
25:41Ouvrir des routes.
25:43Pourquoi ?
25:44Dans quelles conditions ?
25:45Quelle rampe de progression
25:46des constructions ?
25:47Aujourd'hui,
25:48certaines,
25:48il y a un paradoxe.
25:49C'est que la population,
25:50elle a augmenté
25:51au même rythme
25:52que la Corse.
25:53On a pris 10%
25:54en 10 ans.
25:56Les logements ont suivi
25:57à peu près
25:58la même évolution.
25:59Mais en gros,
26:01on a pris,
26:02en l'espace
26:03d'une quinzaine d'années,
26:04on est passé
26:04de 2002
26:05à 3000 logements.
26:07Mais dans le même
26:08laps de temps,
26:08on est passé
26:10de 200 logements vacants
26:11à 450 logements vacants.
26:13Ça veut dire
26:14que les sartenais
26:15se paupérisent.
26:16Quand on a
26:17du logement vacant
26:17où il y a complaisance
26:18et il y a des attestations bidons,
26:20et je ne le pense pas,
26:21parce qu'on voit
26:22le nombre de fenêtres
26:23fermées
26:23et jamais ouvertes,
26:24sinon ça veut dire
26:25que les sartenais
26:25n'ont pas accès
26:26à un droit
26:27à la rénovation,
26:28à la patrimonialisation,
26:30donc ça veut dire
26:30que certains
26:31ont un manque de richesse.
26:32Rien que dans
26:32les logements sociaux,
26:33il y en a presque
26:341 sur 5
26:35qui est vacant.
26:36C'est la seule région
26:37de Corse
26:38où il y a cet état de fait.
26:39Ça veut dire
26:40que globalement,
26:41l'état du logement
26:42demande une refonte globale
26:43de l'articulation
26:45des droits
26:46et d'urbanisme
26:47avec la réalité
26:48de nos besoins.
26:49Et à certaines,
26:49et je finis,
26:50il y a un autre paradoxe,
26:51c'est que le foncier
26:52il est monopolisé
26:53par des grands propriétaires
26:55et quelque part,
26:56il faudra aller
26:57à la discussion
26:57gagnant-gagnant,
26:59demander des compensations
27:00pour avoir des terrains
27:00communaux
27:01que la commune n'a pas.
27:02On vous parle,
27:03elle a quelques parcelles.
27:04Je pense qu'en tout
27:06et pour tout,
27:06la commune
27:07ne possède même pas
27:0810 hectares
27:09sur 22 000 hectares.
27:10Et je n'exagère pas.
27:11Donc ce que vous dites finalement...
27:13Ça veut dire que globalement,
27:14il y aura une discussion,
27:16commodo-in-commodo,
27:17pour essayer de trouver
27:18les voies et moyens
27:19de créer du droit
27:21à l'urbanisme positif
27:23avec de l'accession
27:23à la propriété
27:24et de permettre
27:25à des personnes
27:26qui ont des projets cohérents
27:28et pas un projet
27:29de revente
27:29et de spéculation,
27:30de pouvoir continuer
27:31à faire un développement
27:32harmonieux
27:33en concertation
27:34avec un projet global
27:35qui sera le paduc
27:36de la Corse révisé.
27:37En tenant compte
27:37donc des logements
27:39vacants également,
27:40revitaliser le centre.
27:42Pascal Kilguin,
27:43c'est au cœur aussi
27:43de votre projet ?
27:44Écoutez,
27:45les logements vacants,
27:46il y en a quelques-uns.
27:47Il y en a, je pense,
27:47pas plus qu'ailleurs.
27:48Ils sont aussi
27:49la conséquence de l'indivision.
27:51Il n'y a pas que
27:52des logements vacants
27:53qui appartiennent
27:54à des propriétaires
27:55qui sont seuls propriétaires.
27:57Il y a aussi des gens
27:59de la diaspora
28:00qui ouvrent simplement
28:01leur maison
28:02et qui la gardent,
28:03je dirais,
28:04par tradition
28:04pour avoir leur patrimoine.
28:07Je pense aussi
28:07qu'il faut créer
28:10un PLU harmonieux,
28:12mais je pense
28:13qu'il ne pourra se faire
28:14qu'autour de Sarté
28:15et d'Intramuros.
28:17Ailleurs,
28:18il faut que les zones
28:19soient protégées.
28:20Il faut justement
28:21qu'il n'y ait pas
28:21de spéculation.
28:22Il ne faut pas
28:22qu'il y ait de mitage.
28:24Alors, c'est tout le paradoxe
28:25parce que si vous voulez,
28:26aujourd'hui,
28:27la loi Elan vous dit
28:28ce qu'il faut construire,
28:29qu'il faut diminuer
28:30les normes,
28:31qu'il faut favoriser
28:34les plus défavorisés
28:35et avoir accès
28:37au numérique
28:40pour les personnes.
28:41Mais vous avez
28:42de l'autre côté
28:43un paduc
28:43qui a figé
28:44complètement
28:45le territoire
28:46et ensuite
28:47la loi montagne
28:48et la loi littorale
28:50qui aussi
28:50encadrent tout ça.
28:52Donc,
28:52c'est un véritable paradoxe.
28:54Il va falloir trouver
28:55une solution
28:55aussi en concertation
28:57pour que les Sartonnais
28:58puissent se loger
28:59et que la commune,
29:00bien évidemment,
29:01puisse avoir accès
29:02à des terrains
29:03en négociation
29:04et construire
29:05des logements
29:07pour les primo-accédants.
29:08On est toujours
29:09dans la négociation
29:10avec le privé.
29:11C'est le grand défi
29:13du futur maire.
29:14Christophe Mondelogne.
29:16Oui, bien sûr.
29:16Il faudra encore une fois
29:17discuter avec tout le monde.
29:19Ce qui est important
29:19de dire à celles et ceux
29:20qui nous écoutent
29:21et nous regardent
29:22puisqu'il y a des caméras,
29:23c'est un PLU,
29:25ça sert à quoi ?
29:27Pas tout le monde
29:28est au fait.
29:28Ça sert à faire entrer
29:29un petit peu plus d'argent
29:30dans les communes
29:31et Dieu sait que certaines
29:31en ont besoin.
29:33Ça sert aussi
29:35à faire de sorte
29:36que nous ne soyons pas
29:38coincés administrativement.
29:40Ça donne une vision.
29:41C'est le premier grand
29:42rendez-vous démocratique
29:43de la mandature
29:44si toutefois nous sommes élus
29:45puisqu'encore une fois,
29:46ça sera des réunions publiques.
29:47Parce qu'on parlait
29:48de mitage tout à l'heure
29:49mais à certaines,
29:50il y a quand même
29:51un défi d'aménagement
29:52finalement maintenant
29:53de ce qui existe.
29:54Bien justement,
29:55je pense qu'aujourd'hui,
29:57le grand problème
29:58sans PLU,
29:58qu'est-ce que ça crée
30:00comme souci ?
30:01De la spéculation justement.
30:03Des divisions
30:05entre les voisins,
30:06dans les familles.
30:07Un PLU,
30:08ça donne des codes,
30:09des règles,
30:10une vision claire
30:11des zones
30:12sur lesquelles
30:13nous pourrons justement
30:14installer des primo-accédants.
30:16Des zones où nous permettrons,
30:18nous avons un lycée agricole
30:18sur le territoire,
30:19installer des jeunes agriculteurs
30:22ou et permettre
30:24à des agriculteurs
30:25qui sont déjà
30:26sur le territoire
30:26de s'étendre.
30:28Et bien entendu,
30:28il y aura nécessité
30:30de discuter
30:31avec des propriétaires terriens
30:35de facto.
30:36Est-ce que finalement,
30:38dans tout ce que vous dites,
30:40on s'aperçoit
30:40qu'il va falloir
30:41être très transparent,
30:43qu'il va falloir
30:43tout poser sur la table
30:44à un moment donné,
30:45peut-être ce qui n'a jamais été fait
30:46jusqu'à maintenant ?
30:47Est-ce que l'exercice
30:48n'est pas particulièrement compliqué
30:50quand on a un habitat
30:51très dispersé
30:52et que finalement,
30:52chacun là encore revendique
30:54d'avoir fenêtre sur cours
30:56d'une certaine manière ?
30:58Ludovic Thierlin.
30:59L'exercice va être
31:00forcément compliqué,
31:01mais il est nécessaire.
31:02Vous parliez tout à l'heure
31:03du label SPR,
31:04par exemple,
31:05qui est un label patrimonial
31:07dont la commune est dotée
31:09depuis juin dernier.
31:11Aujourd'hui,
31:11pour le faire vivre,
31:13il faut non seulement
31:15se doter d'une commission,
31:16mais également avoir un PLU
31:19pour que la charte
31:22qu'on souhaite mettre en place
31:23par rapport à ce SPR
31:25puisse vivre et être efficace.
31:28Aujourd'hui,
31:28le PLU est une nécessité absolue
31:30parce que tout en découle.
31:33On peut parler aussi
31:34de l'agriculture
31:35avec des documents
31:37type Docobas
31:38qui sont nécessairement
31:42imbriqués dans le PLU.
31:43Donc on ne peut rien faire,
31:45que ce soit valoriser
31:46le patrimoine,
31:46entretenir le patrimoine,
31:48se loger ou développer
31:50un pan d'activité économique
31:52important à Sartén
31:53qui est l'agriculture.
31:54Tout ça passe nécessairement
31:56par le PLU.
31:58Construire, loger, aménager,
32:00mais encore faut-il
32:01offrir des services
32:02aux personnes.
32:04Sartén,
32:04la sous-préfecture
32:05de Corse du Sud,
32:07est-ce qu'elle est à la hauteur ?
32:09Est-ce qu'il y a un manque
32:10tout de même
32:10de services publics,
32:11notamment Ludovic Tchernin ?
32:13Il y a une diminution notable
32:15des services publics
32:15ces dernières années.
32:16Il y a eu une perte
32:18de certains services publics.
32:19C'est un constat
32:21qui est partagé
32:22par de nombreux endroits.
32:25Ici, on le déplore
32:27parce que Sartén a eu
32:29une tradition,
32:30du fait de la sous-préfecture,
32:32d'être une cité administrative.
32:35il faut tout faire pour préserver
32:37les services qui restent
32:39et accroître cela.
32:41Mais ils ne pourront également
32:42s'accroître qu'au travers
32:44d'une activité dynamique
32:46pour faire infléchir l'État
32:47aujourd'hui,
32:48parce que l'État a plutôt tendance
32:51à vouloir diminuer
32:52les services publics
32:53un petit peu partout.
32:54pour faire infléchir l'État
32:55sur ces positions-là,
32:57il faudra montrer
32:58que nous sommes une cité dynamique
33:00et que nous allons de l'avant.
33:02Il faut convaincre.
33:03convaincre, discuter
33:04et être soucieux
33:16du bien-être
33:18des services publics.
33:20On s'en partit
33:22parce qu'à un moment donné,
33:24les institutions sarténaises
33:26n'ont pas suffisamment œuvré
33:30pour les maintenir.
33:32Paul Félix-Mené,
33:32d'être pour vous,
33:33c'est un peu presque l'inverse.
33:35Sartén a le droit
33:36d'avoir des services publics,
33:38d'avoir des institutions
33:39qui délocalisent ici.
33:41Non.
33:42La première des richesses,
33:43on va leur ajouter,
33:45c'est la richesse du travail
33:46et des salaires.
33:47Alors,
33:49les salaires en Corse,
33:51pour un tiers,
33:52c'est de la fonction publique.
33:54Je crois qu'à Sartén,
33:55on n'est pas au tiers.
33:56Donc on n'est pas dans le canton.
33:57Pourtant,
33:58elle a un rôle de centralité
34:00en tant
34:01que chef-lieu de canton,
34:03anciennement,
34:04sous préfecture,
34:07le routier conséquent.
34:08Et dans ce cadre-là,
34:10de constater que chaque semestre,
34:13il y a un service
34:14qui est soit délité,
34:16soit en cours de suppression.
34:19Là, on parle de la suppression
34:20du centre CMP médico-psychologique
34:24qui serait transférée à Propriane.
34:26On a la poste
34:28qui s'est désagrégée.
34:29On a les services
34:29des finances publiques
34:30qui ont diminué
34:31les services de moitié.
34:33On a le service des routes
34:34qui, lui,
34:34est aujourd'hui 100% territorial,
34:36qui a été divisé
34:37par 3 en 20 ans.
34:39On a tout un tas
34:41d'emplois
34:42rattachés à de la fonction publique
34:44ou d'État
34:44ou territorial
34:45qui ont disparu
34:47et qui créent
34:47une pauvreté naturelle.
34:49Parce que c'est la richesse de base,
34:51cette richesse fonctionnariale.
34:52Derrière,
34:53pour rattacher
34:54une source économique,
34:57il faut qu'il y ait déjà
34:58un premier niveau.
34:59Ce premier niveau,
35:00il faut s'attacher
35:00à le stabiliser,
35:02à le maintenir.
35:02Il n'est pas essentiel,
35:04mais il est fondamental.
35:06Donc,
35:07renforcer les services publics,
35:08oui.
35:09La commune de Sartène,
35:10à l'époque,
35:11elle a voté
35:12pour l'abandon
35:13d'un service public
35:14de l'eau
35:14géré par l'établissement public
35:16office hydraulique
35:17qui avait 7 salariés à Sartène
35:19qui, aujourd'hui,
35:20a perdu le marché de l'eau
35:21et qui, lorsqu'il y aura
35:22les départs en retraite,
35:24entre autres,
35:24cette année,
35:25de 2 de ses agents,
35:26on constatera avec désagrément
35:29qu'il n'y aura pas
35:30de renouvellement de poste
35:31puisqu'il n'y a pas
35:31le travail en face.
35:32Et tout ça
35:33sont des conséquences
35:35qui sont
35:35des toutes petites choses
35:37prises individuellement.
35:38Il y a de la dépris
35:39de l'emploi public.
35:40Mais derrière, c'est une globalité
35:42qui fait défaut.
35:43Donc, moi, je pense
35:43que Sartène, aujourd'hui,
35:44a besoin de rigueur
35:44dans la gestion
35:45et d'une défense
35:46de tout ce qui fait partie
35:48de ces précarés
35:50emplois publics
35:50ou privés.
35:51Vers les plus libéraux,
35:51peut-être,
35:52Pascal Kiliguin
35:52et Christophe Mondelogne.
35:54Vous pensez que Sartène
35:55doit se mettre à niveau
35:56de l'emploi public
35:57de la Corse ?
35:57Déjà, je voudrais revenir
35:59un petit peu sur le logement.
36:00Et pourquoi pas ?
36:01Ben oui.
36:01Écoutez, on est là
36:02pour débattre.
36:05Je voudrais revenir
36:06sur le logement
36:06où les logements sociaux
36:07justement ne sont pas attribués.
36:11Aujourd'hui,
36:12ceux qui maîtrisent
36:14les logements sociaux,
36:15c'est la CAPA.
36:16Ce n'est pas Sartène,
36:18ce n'est pas etc.
36:19Aujourd'hui,
36:20nous avons un contingent
36:21qui est minime
36:22comme l'ont le service
36:25de l'État.
36:25Et lorsqu'il y a
36:26des logements vacants,
36:27la commune
36:28n'en est pas informée.
36:29Donc, nous n'avons pas
36:30les moyens aujourd'hui
36:32de dire, voilà,
36:32telle personne
36:33ou telle famille
36:34a besoin d'un logement.
36:35Il faut faire une demande
36:36et c'est une commission
36:37à laquelle nous ne participons pas
36:40qui décide
36:41ou pas de donner
36:41des logements.
36:42Donc, bien évidemment,
36:43on ne maîtrise pas ça
36:44parce qu'on ne le connaît pas.
36:46Pour en revenir
36:47à ce qui est...
36:48Mais il faut que ça change ?
36:49Je pense, bien évidemment,
36:50il faut que ça change.
36:52Écoutez, après,
36:53pour en revenir
36:53aux services publics,
36:54c'est vrai que certains
36:54services publics
36:55ont été diminués,
36:57mais je pense que ça,
36:57c'est le fait de l'État.
36:58Ce n'est pas la commune
36:59qui a demandé
37:00à ce que les services publics
37:01s'en aillent.
37:02Lorsque M. Benelette,
37:03il dit que la commune
37:05de Certaines
37:06a voté pour que ce soit,
37:07je dirais,
37:09une autre société
37:10qui gère,
37:11ce n'est pas la commune
37:12de Certaines,
37:12c'est la communauté
37:13des communes,
37:14qui est composée
37:15de 41 élus
37:17de toute la communauté
37:18des communes
37:18de Certaines et Valinco,
37:20pour des raisons
37:21probablement économiques.
37:22aujourd'hui,
37:23l'office hydraulique
37:25continue à gérer
37:27le réseau,
37:28mais elle ne gère
37:29pas les particuliers.
37:30Voilà comment ça fonctionne.
37:32Je pense qu'il faut
37:34impulser à Certaines
37:35une volonté
37:36plutôt dynamique
37:37et donc,
37:38je dirais,
37:38d'initiative privée.
37:40Moi, je pense que
37:40la richesse vient plutôt
37:41d'une initiative privée
37:43que de l'emploi public.
37:45Je pense que l'emploi public,
37:46si vous voulez,
37:47il vient pour accompagner.
37:51Moi, je veux parler
37:52de service public
37:54et je veux revenir
37:55un petit peu
37:55à la municipale
37:57et à ce qu'une commune
37:58peut faire.
37:58Nous, nous avons
38:00l'envie
38:01de recréer
38:02un centre communiste
38:03d'action sociale
38:04parce que,
38:05pour être beaucoup
38:06plus pragmatique...
38:07Il existe.
38:08La loi de 2017,
38:09elle oblige...
38:10Il existe.
38:11Il n'existe pas.
38:11C'est une faute pénale.
38:13De le réactiver, alors.
38:14De le réactiver, alors.
38:15De le réactiver,
38:15il faut...
38:16Il est un budget,
38:16maintenant, il est minime.
38:17Je vous le conseille.
38:18Je vous remercie.
38:19Vous me le concédez.
38:20C'est déjà pas mal.
38:22C'est pas mal, hein.
38:22Pas encore.
38:23C'est déjà pas mal.
38:24Il est donc minime.
38:26Donc, nous devrons
38:28réactiver
38:28le centre communiste
38:29d'action sociale
38:29pour plusieurs choses.
38:32Est-ce qu'à Sartène,
38:33il y a des gens
38:34qui ne mangent pas
38:34à leur faim ?
38:35Réponse est oui.
38:36Est-ce qu'à Sartène,
38:37il y a des gens
38:37qui ne peuvent pas
38:38aller d'un point A
38:38à un point B
38:39parce qu'ils n'ont pas
38:39de véhicule ?
38:40La réponse est oui.
38:41Donc, nous devrons...
38:42La CCS,
38:43qu'est-ce qu'il porte ?
38:43Des actions
38:45en faveur de la population
38:47et c'est du service public
38:49qui, du transport
38:50à la demande,
38:51qui amène un monsieur
38:52qui est acheté,
38:53qui est alité
38:53pendant trois semaines
38:55du portage de repas
38:56et médicaments.
38:57C'est de la proximité.
38:58C'est la raison
38:59pour laquelle nous créerons...
39:00Vous parliez de Hameau
39:01tout à l'heure.
39:01Nous créerons...
39:03Si nous sommes élus,
39:04nous nommerons un adjoint
39:05délégué à proximité
39:07et au Hameau.
39:08Les Sartonaises et Sartonais
39:09auront un numéro de téléphone,
39:11un visage,
39:12cuit tout le monde
39:12au zigounoch.
39:13Et c'est important
39:14de recréer cette proximité.
39:16Ça, c'est du service public
39:18pragmatique.
39:19Le transport
39:19à la demande
39:20accru.
39:22Aujourd'hui, il existe.
39:24Oui, accru.
39:25Ça veut dire qu'alors...
39:25Mais aujourd'hui, il existe.
39:26Il y a un service...
39:28Accru, ça veut dire
39:28qu'il faut en faire plus.
39:29Je n'ai jamais dit
39:30qu'il ne fallait pas en faire plus.
39:32Mais je n'ai jamais dit
39:32que ça n'existait pas.
39:33Il faut toujours en faire plus.
39:35Et donc,
39:36du transport
39:36à la demande accru,
39:38du portage
39:39de repas
39:40à domicile
39:41et de médicaments.
39:43Voilà.
39:43Tout ça, ce sont des choses
39:44qu'une commune
39:45peut offrir à ses concitoyens.
39:46Nous y verrons.
39:47Il y a un pan aussi
39:48dont on n'a pas parlé
39:49qui est plus scolaire
39:50et enfant
39:51en termes de crèche,
39:53en termes d'aménagement
39:55en ce sens
39:56pour accueillir
39:57les petits,
39:58les tout-petits.
39:58qu'est-ce qui est prévu
40:01et qu'est-ce que
40:01dans vos programmes
40:02respectifs,
40:03Ludovic-Charline ?
40:05Écoutez,
40:07moi,
40:08j'ai comme socle
40:09de mon programme
40:10le réaménagement
40:12de la cité administrative,
40:14raison pour laquelle
40:15j'ai fait
40:16ma réunion publique
40:17à cet endroit précisément.
40:19Et parmi les aménagements
40:21et les réaménagements
40:22de la cité,
40:24nous souhaitons
40:25créer une crèche
40:27avec 30 berceaux
40:29supplémentaires
40:30en régie municipal
40:31qui viendrait
40:32en appui
40:33de la crèche
40:35associative existante
40:36qui réalise
40:36un travail exceptionnel.
40:39Mais aujourd'hui,
40:41elle ne peut pas répondre
40:42à tous les besoins
40:43parce qu'elle est limitée
40:44en nombre de places.
40:46Notre ambition,
40:47c'est de créer
40:48une crèche
40:48qui réponde aussi
40:49aux besoins.
40:50On parlait tout à l'heure
40:51de la saison estivale,
40:54des saisonniers
40:55qui travaillent
40:55en horaire décalé,
40:56des gens aussi
40:57qui travaillent
40:58à l'hôpital
40:58parce que Sartène
40:59a sur sa commune
41:00un hôpital
41:01et avec du personnel
41:02dévoué
41:03qui a par moment
41:05besoin aussi
41:06de trouver
41:07des services
41:08qui leur permettent
41:09d'être
41:09un petit peu plus
41:12accompagnés
41:13dans tout ce qui va
41:14concerner leur vie
41:15personnelle
41:16et avoir une crèche
41:18qui propose
41:20un accompagnement
41:20en horaire décalé
41:21en fait partie.
41:23Et il y a aussi
41:24le sujet de l'école maternelle
41:26qui est aujourd'hui
41:27dans un état
41:30assez déplorable
41:32et il faudra
41:33prendre ce sujet-là
41:34à bras le corps
41:36et le solutionner
41:37très rapidement.
41:38Sur ces points,
41:39vous êtes dans la continuité ?
41:41Alors écoutez,
41:42moi la crèche
41:42aujourd'hui existe,
41:44elle est confiée
41:44à une association,
41:45je ne pense pas
41:45qu'il y ait besoin
41:46de créer une crèche
41:46municipale supplémentaire.
41:48Je pense qu'au contraire,
41:49il faut essayer
41:49de faire en sorte
41:50que celles qui existent
41:52grandissent
41:54et puissent offrir
41:55des services
41:55à la personne
41:56même en dehors
41:57je dirais
41:59des horaires
42:02de travail journalier.
42:04Là,
42:06malheureusement,
42:06elle a diminué
42:07parce qu'il y a
42:08moins de naissances
42:09mais ça c'est le cas
42:10de toute la France
42:11et notamment de la Corse.
42:13Donc moi je veux bien
42:13qu'on puisse créer
42:14une crèche supplémentaire
42:15mais bon,
42:16il y en a-t-il le besoin ?
42:17Oui,
42:18l'offre créante.
42:19Aujourd'hui,
42:19il y a des gens
42:20qui sont obligés
42:23d'aller ailleurs.
42:24Aujourd'hui,
42:25il y a des places
42:25et il n'y a pas de demande.
42:27Aujourd'hui,
42:28à certaines,
42:28il y a des places
42:29pour pouvoir mettre
42:30des enfants à la crèche
42:33et il n'y a pas suffisamment.
42:35Il y avait trop de demandes
42:36auparavant.
42:36Aujourd'hui,
42:37c'est comme ça.
42:37Ce n'est pas ce que nous disent
42:38les parents.
42:39C'est ce qu'on m'a dit.
42:40Après,
42:41je ne vais pas débattre là-dessus.
42:43Je ne veux pas...
42:44Non,
42:44mais...
42:44C'est sur le constat
42:46que j'ai fait.
42:46Vous n'avez pas les mêmes
42:47remontées en tout cas.
42:48On n'a peut-être pas
42:48les mêmes informations.
42:50Après,
42:52pour l'école,
42:53je pense qu'il faut
42:53la restructurer complètement,
42:55y compris l'école maternelle.
42:57Je pense que l'école maternelle
42:58est là où elle est.
43:00C'est un bâtiment
43:00qui a été construit
43:01dans un endroit
43:02qui, à mon avis,
43:03n'aurait pas dû être
43:05dédié à ce bâtiment.
43:07C'est dans l'eau,
43:07il y a de l'humidité,
43:08ça coûte très cher.
43:10Il va falloir repenser ça
43:11avec l'ensemble,
43:12je dirais,
43:13de l'école primaire.
43:13Parce que nous avons
43:14des bâtiments
43:15dans l'école primaire
43:16qui ne sont pas occupés
43:19et qui peuvent être
43:21dédiés justement
43:21à cette école maternelle.
43:23Allez,
43:23on va revenir un peu
43:24avec les autres candidats
43:25puisque vous avez
43:26un petit peu d'avance,
43:27M. Kiliguin
43:28et Christophe Mondelogne.
43:29On n'a pas parlé culture.
43:31C'est comme ça,
43:32on va rééquilibrer.
43:33C'est peut-être
43:34une partie de votre programme.
43:36Certaines,
43:37c'est aussi la ville
43:38du centre d'art polyphonique.
43:39Entre autres,
43:40quel est votre programme
43:41là-dessus,
43:41sur la culture
43:43qui participe
43:43aux liens sociaux ?
43:44Écoute,
43:44et moi,
43:45je remercie
43:45le collège
43:46de l'Issée Clémenceau
43:47de nous accueillir aujourd'hui.
43:48C'est bien la preuve
43:48qu'à certaines,
43:49il n'y a pas d'endroits
43:50où on peut se réunir.
43:52Donc,
43:52il y avait un centre culturel
43:53et il n'y est plus.
43:54Il faudra absolument
43:55le rouvrir.
43:57Il y a un label
43:58d'art et d'histoire.
44:00Il existe,
44:01mais il faudra le réveiller
44:02comme bon nombre de choses.
44:03Et il faudra y travailler.
44:05Pour ce faire,
44:06j'ai autour de moi
44:07une équipe
44:08qui sait monter
44:09des dossiers,
44:11qui est peu au prou
44:13rompue à l'exercice
44:15administratif,
44:15qui connaît
44:16les rouages administratifs.
44:17Il y a un règlement
44:17des aides
44:18qui vient de sortir.
44:19Il y a,
44:20même si la collectivité
44:21de Corse
44:21n'a peut-être pas,
44:22effectivement,
44:22comme le disait
44:22M. Kilikin,
44:24les moyens de Neuilly,
44:25comme on dit,
44:25mais je pense
44:26qu'elle peut accompagner
44:27les communes
44:27lorsque des dossiers
44:28sont montés.
44:29Il y a un label
44:29de la résistance,
44:30il y a un centre culturel,
44:31je le disais,
44:32à rouvrir.
44:33Il y a une programmation
44:34culturelle à faire.
44:35Vous parliez d'un centre
44:36d'art polyphonique
44:37qui est un outil
44:40de la région Corse.
44:41Est-ce qu'aujourd'hui,
44:42et depuis des années,
44:44on a travaillé
44:44avec cet outil,
44:45ou tout du moins
44:46avec ce directeur
44:47et avec la conseillère
44:49exécutive
44:49en charge de la culture
44:50pour que cet outil
44:51serve de salle de culture
44:52l'hiver,
44:53par exemple,
44:54pour les sartenaises
44:54et les sartenais
44:55ou pour une programmation
44:55culturelle menée
44:57par la ville de Sartel.
44:58La réponse est non.
44:59Donc aujourd'hui,
45:00on n'a plus d'outils culturels,
45:02on n'a plus de salles,
45:03on n'a plus d'espace
45:04pour nos jeunes.
45:05On n'a plus d'espace
45:06pour offrir une vie culturelle
45:08et Dieu sait que la culture,
45:09c'est la sève de la société.
45:11On a des associations
45:12qui sont là,
45:13qui sont en attente.
45:14Nous essaierons d'y répondre.
45:16Je disais,
45:17je parlais tout à l'heure
45:17de culte.
45:18Heureusement que nous avons le culte
45:19et que les églises de Sartène
45:21font office de salles de spectacle.
45:22Mais c'est dommage.
45:23Est-ce que le lien social,
45:25c'est véritablement délité
45:26autour de cette notion culturelle,
45:28notamment Paul-Félix Bénédetti ?
45:33Bien sûr que la partie culture
45:36et le lien social,
45:37ça doit être le moteur
45:38du développement
45:39d'une ville
45:41qui doit vendre
45:43son capital immatériel,
45:46que ce soit son capital
45:48multimillénaire préhistorique,
45:50son capital médiéval
45:52et son capital
45:54qui est en perpétuelle gestation
45:56et création.
45:57Maintenant,
45:59il y a des outils
46:00qui sont utilisés
46:01à minima,
46:02entre autres,
46:03le centre d'art polyphonique
46:05qui n'est pas
46:06à la hauteur
46:07des enjeux
46:09qui prévalaient
46:10ce que l'on pouvait espérer
46:12à sa création.
46:13Il végète,
46:14peut-être faute de moyens,
46:15peut-être faute d'ambition,
46:17peut-être faute de stratégie
46:18partagée entre la commune
46:20et la collectivité de Corse.
46:22L'un est le propriétaire des murs
46:23et l'autre
46:23le propriétaire des lieux.
46:25À un moment donné,
46:25il faut qu'on s'entende.
46:26Il faut qu'il y ait une coordination.
46:28Il faut que lorsqu'on fait
46:28même un petit spectacle,
46:30on ait là aussi
46:30un endroit pour se garer.
46:32Il faut qu'on ait
46:32une espèce de planification,
46:35concertation.
46:36Il y a eu un pseudo-théâtre de verdure
46:38qui est 100% minéral
46:40où il est presque impossible
46:41de s'y asseoir
46:42tellement il a été mal conçu.
46:44Il n'a pas d'acoustique.
46:45Tout ça est à revoir.
46:46Si on veut faire de Sartène
46:48un centre culturel prépondérant
46:50et un phare pour la Corse,
46:51il faut y mettre des moyens.
46:53Les moyens,
46:54la commune,
46:55toute seule,
46:56elle ne peut pas le faire.
46:57Je sais qu'à un moment donné,
46:58l'ancienne municipalité
46:59avait prospecté
47:00pour essayer de faire
47:01un espace polyvalent
47:02avec un scénic à 600 places,
47:04une scène secondaire à 100.
47:06On arrivait à 10 millions d'euros.
47:0710 millions d'euros,
47:08ça serait le budget de Sartène
47:09sur une mandature complète.
47:12si encore elle arrivait à mobiliser
47:13la totalité de ses moyens.
47:15Donc ça veut dire
47:16qu'entre le rêve et la réalité,
47:18il y a l'infini.
47:20Donc on choisisse quelque chose d'immédiat.
47:23On a par contre la chance
47:24d'avoir deux lycées.
47:25On a ici une classe préparatoire en art
47:28qu'on doit valoriser
47:30et qu'on doit porter au nu
47:31et qu'on doit essayer
47:33de favoriser au maximum.
47:35On doit demander à ce que par contre,
47:36il y a un attrait
47:37pour tout ce qui est milieu étudiant.
47:40On doit exiger en partenariat
47:43avec le CRUZ
47:44ce qui est des constructions de logements
47:46adaptées à la vie étudiante.
47:47Tout ceci pour dire que la commune,
47:50à partir du moment où elle a peu de moyens,
47:51doit se servir des moyens des autres.
47:52Et elle doit se servir
47:53de son bras de levier politique
47:55et structurel
47:57pour demander cette espèce de rattrapage,
48:01y compris dans le milieu culturel,
48:02parce qu'on ne peut pas rester à côté.
48:04On a peut-être le patrimoine...
48:05On a compris que vous allez taper
48:06à la porte de la CDC.
48:06On a le patrimoine immatériel
48:07le plus fort.
48:09Il est religieux.
48:09Mais le catinage,
48:10c'est quelque chose d'extraordinaire.
48:12Et aujourd'hui,
48:13certaines n'en profitent même pas
48:14parce qu'un jour de catinage,
48:16pour venir là aussi
48:16se garer à Sartel,
48:18c'est un début de chemin de croix.
48:20La boucle est bouclée comme ça.
48:22Il reste 2-3 petites minutes.
48:24Il y a un fait de campagne
48:24qu'on ne peut pas occulter.
48:26C'est la question des inscriptions
48:27et des radiations à Sartel.
48:28Elles ont été nombreuses
48:29depuis décembre,
48:31si les chiffres sont bons,
48:32157.
48:33Ludovic Cherling,
48:34vous êtes un petit peu en retard
48:35sur le temps.
48:36Je vais vous poser la question.
48:38Paul-Félix Bénédette,
48:38il parlait sur notre antenne
48:40de méthode déloyale
48:41pour gonfler les listes électorales.
48:43La campagne se fait
48:45dans une bonne ambiance.
48:47Écoutez, moi,
48:48je vais redire ici
48:48ce que j'ai dit
48:49au micro de votre confrère
48:51au moment de la commission.
48:54Déjà, moi,
48:55j'étais le seul des 4 candidats
48:57à ne pas avoir de membres
48:59à la commission.
49:00Donc, je n'ai pas pu,
49:02ni moi, ni mes équipes,
49:03avoir accès aux pièces juridiques
49:06qui ont composé les dossiers.
49:07Donc, ça m'emmène déjà
49:09à une certaine réserve.
49:10Ensuite, il y a une commission,
49:13il y a un processus démocratique,
49:15il y a des gens qui jugent,
49:17il y a aussi le tribunal
49:20qui a certainement été saisi
49:22par certaines personnes
49:23qui ont été radiées.
49:24Donc, là aussi,
49:25le tribunal est souverain.
49:27D'une manière globale,
49:28je laisse les institutions,
49:30qu'elles soient communales
49:32ou judiciaires,
49:34jugées de ce qui est opportun
49:35ou inopportun,
49:36je me garderai bien
49:38de tirer des conclusions.
49:41Christophe Mondelogne,
49:42vous le faites ?
49:43Moi, je suis très heureux
49:44qu'il y ait eu cette envie
49:45de participer au scrutin municipal.
49:47des gens se sont inscrits
49:50parce qu'ils y avaient le droit.
49:51Il y a une première commission,
49:52celle qui est validée
49:53par le maire et par les services.
49:55Une deuxième commission
49:55qui a lieu dans toutes
49:56les communes de France
49:57entre le 19 et le 22 février.
49:59Une première commission,
50:01Ludovic Serline le disait,
50:02où il y avait des...
50:03Et j'en avais posé la question
50:04d'ailleurs par mail
50:04à M. le préfet,
50:06à savoir si c'était normal
50:08que les élus
50:09qui sont dans cette commission
50:10peuvent être candidats
50:12déclarés sur des listes.
50:14Il y a un vide juridique,
50:15il me semble-t-il,
50:16en la matière.
50:17La première commission
50:18a été dantesque.
50:20Il y a eu des radiations
50:22au faciès.
50:22Il y a eu des dossiers
50:23qui n'ont pas été étudiés.
50:24Nous sommes arrivés
50:25à un chiffre que vous énoncez.
50:27La deuxième commission,
50:28après avoir saisi le préfet
50:29et après avoir rappelé
50:31les règles
50:31aux membres de la commission,
50:33à ce moment-là,
50:34on a eu des dizaines de personnes
50:35qui ont été remises
50:36parce que les dossiers
50:37ont été étudiés.
50:39Pour information,
50:40il y avait eu
50:40à la première commission
50:41la secrétaire du sous-préfet
50:42radier,
50:43deux infirmiers
50:44du l'hôpital de Sartène
50:45dont on n'a pas parlé
50:46qui ont été radiés
50:49et j'en passe.
50:50Deux contrôlures
50:50des impôts
50:51de Sartène
50:52qui ont été radiés.
50:53La seconde commission
50:54a remis un petit peu,
50:55je dirais,
50:55les pendules à l'air
50:56puisque ce que doit faire
50:57une commission,
50:58c'est étudier les dossiers
50:59administratifs dans le fond.
51:01Ça l'a été.
51:01Il y a effectivement
51:02des personnes
51:03qui aujourd'hui
51:03sont au tribunal judiciaire.
51:04Je pense qu'elles
51:05s'en seraient bien passées.
51:07Pour ma part,
51:08et j'avais un membre
51:09dans cette commission,
51:10un membre candidate
51:12à mes côtés
51:12dans cette commission,
51:14je n'ai pas jugé bon
51:16présenter une liste
51:17de Schindler,
51:18si je peux m'exprimer ainsi,
51:19pour couper la tête
51:20à qui que ce soit.
51:20Et aux autres
51:21Sartinès,
51:22tout au-gnu,
51:22nous t'audrait
51:23de Schindler,
51:24c'est ce que c'est
51:25Sartinès qui s'crisse,
51:26mais tous les étudiants
51:28de tous les rouges,
51:29ici nous sommes
51:30lontanés du compte,
51:31mais si nous disons
51:32qu'il y a d'autre,
51:33quand on va à pulir
51:34de nous,
51:35je n'ai pas 50 ans
51:36de lutte
51:36de Sincir
51:38et de Cours
51:38pour voir ce que,
51:39et je pense qu'il y a
51:40la commission,
51:41une cacchette à Nîmes,
51:42du mandat,
51:43les complements
51:43d'informations
51:44et basta.
51:45Monsieur Benedetti, moi.
51:46Et tant les complements
51:47d'informations
51:47sont statés d'acte,
51:49pensez-vous
51:49que nous avons mis
51:50les dates
51:50pour que nous devions
51:52les chocs de Chouilly
51:52et que nous avons
51:53les falses documents
51:54qui sont statés présentés
51:55et que nous devions
51:57les rappeler
51:57pour le monde.
51:59Moi, je n'ai pas dit
52:00ici que c'était
52:01un putsch
52:02qui avait fait pchit,
52:03comme dirait
52:03M. Chirac,
52:04je le paraphrase volontiers.
52:05Quand on commence
52:05à parler de l'auditiste
52:07de Schindler,
52:08on mesure ses propos
52:09et on reste à sa place.
52:10Mais je pense que,
52:12et vous parlez
52:12de gens étrangers
52:14au territoire,
52:15je rappelle que
52:16dans le code électoral,
52:18les attestations
52:19d'hébergement bidon
52:20avec des personnes
52:21qui existent de nulle part,
52:23eh bien,
52:23une commission
52:23ou des gens normaux,
52:24ils ont le droit
52:25de s'en prévaloir
52:26et de penser
52:27que c'est un comportement
52:28d'inscription indigne
52:30d'une nation corse
52:31qui espère vivre
52:32prospère
52:33et d'une ville
52:34qui espère
52:34retrouver l'apaisement.
52:35Certaines,
52:36elles ont besoin
52:36de gens qui sont posés
52:38et qui sont respectueux
52:39des règles.
52:40C'est la règle
52:40qui conduit
52:41le comportement commun.
52:43Ce débat aussi,
52:44donc on l'était
52:45plutôt jusqu'ici
52:46et il touche
52:47à sa fin.
52:49Vous êtes à peu près
52:50tous à un temps équivalent.
52:52M. Cherling,
52:53peut-être un petit peu
52:55en retard
52:55si vous voulez avoir
52:56le mot de la fin,
52:57je vous le donne.
52:59C'est gentil.
53:01Je vous remercie.
53:02Écoutez,
53:03je pense que certaines
53:04ont besoin
53:05d'apaisement,
53:06de travail
53:08et pour ma part,
53:10notre liste
53:12et mes colistiers
53:13et moi,
53:14nous y sommes prêts.
53:16merci beaucoup.
53:17Arrindraziabie,
53:18Boygoatr,
53:18d'avoir discuté
53:20du stagionnement
53:22d'urbanisme
53:23et du régulier
53:24électorale.
53:26Arrindraziabie,
53:26Anshabano,
53:27de ce stag,
53:28vous avez fait
53:29un trage.
53:30C'est un trage.
53:30C'est un trage.
53:45C'est un trage.
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