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  • il y a 19 minutes
Bruno Retailleau, président du parti Les Républicains, était l'invité du Face-à-Face sur RMC et BFMTV ce mercredi 18 mars 2026.

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Transcription
00:008h28 sur RMC et BFM TV. Bonjour Bruno Retailleau.
00:03Bonjour Apolline de Ménard.
00:04Merci d'avoir accepté de répondre à mes questions ce matin.
00:06Vous êtes le président du parti Les Républicains.
00:09Vous êtes d'ailleurs candidat à l'élection présidentielle et ancien ministre de l'Intérieur.
00:13On va bien sûr revenir, puisque ça y est, les listes sont officiellement déposées,
00:19qu'on y voit plus clair, sur ce second tour à venir.
00:23À gauche, ils ont fait un certain nombre d'alliances entre socialistes et LFI.
00:28À droite, finalement, il y en a très très peu, quasiment pas.
00:31Est-ce que vous avez hésité quand même à vous allier parfois avec le RN ?
00:35Non, mais on n'a pas hésité.
00:37Ce qui est incroyable, c'est que la gauche nous accuse depuis longtemps d'hésiter, de ne pas être clair.
00:44Mais c'est la gauche aujourd'hui qui trahit ses idéaux.
00:47C'est la gauche.
00:47Et je pense qu'au moins, vous pouvez me reconnaître une chose,
00:51c'est qu'il y a plusieurs semaines, avant le premier tour, j'avais fait une conférence de presse,
00:55c'était au plan Ménil, où j'avais dénoncé les accords de la honte.
00:59Cette expression était reprise, elle vient de moi.
01:01Ces accords de la honte, c'était avant le premier tour.
01:03Vous les aviez prédits, en quelque sorte.
01:04Je les avais prédits, expliqués.
01:07Il y en avait 112 avant le premier tour.
01:09Et là, on a vu des gens qui, la main sur le cœur, disaient,
01:12mais pas d'accord national, faire des accords partout.
01:14À Nantes, à Lyon, à Strasbourg, à Toulouse,
01:18sous le prétexte de l'antifascisme.
01:20Franchement, est-ce que Jean-Luc Moudinck est le parangon,
01:24est la figure symbole du fascisme à Toulouse, pardon, etc.
01:29Donc, vous avez des gens qui, au niveau national, disent,
01:32il n'y aura pas d'accord national, mais au niveau local, oui.
01:35Ils ont inventé, le parti socialiste, les écologistes, en France,
01:39ont inventé, en réalité, l'antisémitisme à géométrie variable.
01:43L'antisémitisme à géométrie variable ?
01:45C'est-à-dire qu'il y a...
01:46Il le dénonce au niveau national ?
01:47Il le dénonce au niveau national.
01:48C'est inacceptable au niveau national,
01:50mais c'est parfaitement fréquentable au niveau local.
01:54C'est une bande de tartuffes.
01:56Alors, en même temps, vous dites, on ne s'est pas associés,
01:58mais à Paris, vous avez salué le retrait de Sarah Knafow.
02:02Je vous cite, je salue le retrait de Sarah Knafow.
02:05C'est une décision sage et responsable qui rend possible l'alternance
02:07que les Parisiens attendent.
02:10Sarah Knafow, c'est l'extrême droite.
02:12Oui, mais je signe, je persiste, je dis que c'est une décision sage
02:16et que sans cette décision, il n'y avait aucune chance
02:20pour Rachida Dati, pour notre camp, de l'emporter.
02:23Moi, je m'adresse aux Parisiens, aux Parisiens,
02:25qui ont été transformés depuis 25 ans de socialisme municipal à Paris
02:30en des sortes de cobayes, d'un laboratoire pour tous les délires
02:34de la gauche, parfois très parisienne, mais très hors-sol.
02:39Que veulent-ils aujourd'hui ? Tourner la page ?
02:41Eh bien, grâce à Rachida Dati, ils le peuvent.
02:44Et il y a une opportunité absolument historique.
02:46Sans ce désistement, sans aussi le ralliement de Pierre-Yves Bournazel
02:51que je veux saluer, aucun espoir n'était permis.
02:54Or, il fallait tourner la page de la gauche à Paris.
02:57Tourner la page de la gauche à Paris, mais avec donc une main
03:01que vous acceptez de Sarah Knafou.
03:04Mais bien sûr.
03:06Sarah Knafou, il n'y a pas d'accord.
03:09Mais il n'y a pas d'accord.
03:11Le programme de Rachida Dati n'a pas changé.
03:14C'est simplement la décision de Mme Knafou que j'ai saluée.
03:19Vous l'aviez eu au téléphone ?
03:20Non, je ne la connais pas.
03:22Et je ne l'ai pas eu au téléphone.
03:23D'accord.
03:24Vous n'êtes pas parlé ? Il n'y a pas eu d'échange ?
03:25Pas d'échange.
03:26Non, non, il n'y a eu aucun échange.
03:28Mais en tout cas, ça crée les conditions objectives
03:31avec le retrait de Pierre-Yves Bournazel
03:33et notamment la fusion de sa liste pour gagner Paris.
03:38Ça, c'est fondamental.
03:39Paris, c'est la capitale.
03:41Ce n'est pas seulement les Parisiens que ça concerne.
03:43Ça concerne les Français.
03:44Nous, les Français, moi, je suis un provincial.
03:46Moi, demain, parce que j'aime la France, j'aime Paris,
03:49j'ai envie d'être fier de Paris.
03:51Vous avez entendu sans doute Jordan Bardella,
03:54le président du Rassemblement National.
03:56dit qu'à titre personnel, s'il votait à Paris,
03:59il voterait pour Rachida Dati.
04:01Ah ben, je ne sais pas, mais son candidat fait moins de 2%.
04:03Oui, 1,5%.
04:05Il n'y a plus d'enjeu.
04:07Les jeux sont faits.
04:08Le fait qu'il vote pour vous,
04:09est-ce qu'il n'y a pas, au fond, une sorte d'union par les urnes ?
04:13Ah non, mais l'union par les urnes, c'est très bien.
04:16Moi, j'ai toujours revendiqué,
04:18j'ai toujours rejeté l'union des appareils.
04:20D'ailleurs, le Rassemblement National, sans doute,
04:23on en parlera sur Marseille.
04:25dit qu'il n'est pas de droite,
04:27dit qu'il va se maintenir dans des villes,
04:30j'ai la liste ici,
04:31où il pourrait faire gagner la gauche contre la droite,
04:34contre nous,
04:35mais ils ne sont pas de droite.
04:37Mais dans les urnes, oui.
04:39Moi, j'accepte et j'assume
04:40de dire aux électeurs du Rassemblement National,
04:44votez pour Rachida Dati.
04:45Votez sur tous nos candidats,
04:47parce que ce sont nos candidats qui,
04:48dans la plupart des cas,
04:50notamment maintenant à Strasbourg,
04:51mais à Nantes et ailleurs,
04:54peuvent, par exemple aussi à Toulouse,
04:56peuvent faire échouer la gauche.
04:58Et parfois, et souvent,
04:59désormais, une gauche, elle est fisée.
05:01C'est le cas à Toulouse,
05:02c'est le cas à Nantes,
05:03c'est le cas à Strasbourg,
05:04c'est le cas à Lyon, c'est le cas...
05:06Ça veut dire, Bruno Rotaillot,
05:08que pour vous,
05:09la digue est absolument nette.
05:11Quand vous voyez à Nice,
05:12ce qui s'est passé,
05:14avec un Éric Ciotti,
05:15qui au fond a fait cette union avant.
05:17Éric Ciotti,
05:18ce n'était pas juste un républicain,
05:19c'était le président des républicains,
05:21c'était votre prédécesseur
05:23à la tête de votre parti.
05:24Est-ce que vous pensez
05:25qu'il a changé d'idée ?
05:27Je ne sais pas,
05:28mais en tout cas...
05:28Je veux dire,
05:29il a changé d'étiquette,
05:29mais est-ce qu'il a changé d'idée ?
05:30Est-ce qu'au fond,
05:31Éric Ciotti,
05:32quand il était président des républicains,
05:34il partageait vos idées
05:35puisqu'il était président de votre parti ?
05:36J'observe d'ailleurs
05:36que dans sa campagne,
05:38il n'y a pas eu
05:39beaucoup de logos
05:40du Rassemblement National,
05:41d'ailleurs, à Nice.
05:43Non, mais aujourd'hui,
05:44au fond,
05:44vous seriez à Nice,
05:45vous hésiteriez ?
05:46Non, mais...
05:47En vrai ?
05:47Les choses sont très claires pour nous.
05:49Éric Ciotti était notre président.
05:50Et il nous a quittés
05:52au plus mauvais moment.
05:53Souvenez-vous,
05:54au moment où
05:55nos combattants,
05:56nos candidats,
05:57devaient partir au front
05:58dans les conditions
05:59les plus mauvaises
06:00puisque c'était la dissolution
06:02ratée
06:03d'Emmanuel Macron
06:03et c'est à ce moment-là
06:05qu'il a choisi
06:06de déserter le champ de bataille.
06:08Sur le plan des idées,
06:10est-ce que vous pensez
06:10qu'Éric Ciotti a changé aujourd'hui ?
06:12C'est à lui
06:12qu'il faut poser cette question.
06:14Si vous étiez à Nice,
06:15encore une fois,
06:15vous voteriez Christian Estrosi
06:16sans état d'âme ?
06:17Écoutez,
06:18on avait un accord national
06:20avec Horizon,
06:21notamment,
06:21qui comprenait Nice.
06:22Maintenant,
06:22cette campagne a été délétère.
06:24Donc, la question
06:25que vous me posez désormais,
06:26j'y réponds en disant
06:27c'est désormais
06:28aux niçoises
06:28et aux niçois
06:29de trancher
06:30dans les yeux.
06:30Vous ne voulez pas choisir
06:31entre Christian Estrosi
06:32et Éric Ciotti ?
06:34Je vous l'ai dit,
06:34nous avions un accord.
06:36Mais compte tenu,
06:36écoutez,
06:37compte tenu
06:37de la campagne
06:38qu'il y a pu y avoir à Nice...
06:39Vous parlez de la fin de campagne,
06:40vous parlez de la tête de cochon,
06:42avec des doutes
06:43que c'est ce que dit
06:44la presse locale,
06:45notamment,
06:45et les enquêtes.
06:46Je parle aussi
06:47de l'appel au communautarisme.
06:49Voilà.
06:49De la part de Christian Estrosi ?
06:51Voilà.
06:52Pour vous,
06:52Christian Estrosi a basculé ?
06:54Je dis que la campagne
06:56est délétère.
06:58Donc,
06:59je dis que c'est désormais
07:00aux électeurs.
07:01Ce n'est pas moi
07:02qui donnerai une consigne.
07:02Est-ce que Christian Estrosi
07:03peut toujours se revendiquer
07:04du soutien des Républicains ?
07:07C'est désormais aux électeurs
07:09et à eux seuls
07:10de choisir.
07:11Vous me parliez justement
07:11des urnes.
07:12Eh bien,
07:13je vous réponds
07:13par les urnes.
07:14C'est à eux de décider.
07:16Je ne sais pas,
07:17je n'ai pas regardé
07:17les affiches
07:18de Christian Estrosi
07:19à Nice.
07:20Moi non plus.
07:21Moi non plus.
07:21Mais il y a sans doute
07:23encore le logo
07:23quelque part
07:24des Républicains
07:25qui le soutient.
07:26Je ne le sais pas,
07:27mais c'est une histoire.
07:29N'apportez pas votre soutien
07:30à Christian Estrosi.
07:30C'est au Niçois.
07:31C'est au Niçois.
07:32On leur a mes consciences
07:33de faire ce choix.
07:34Mais quand Jordan Bardella
07:35dit à titre personnel
07:37je voterai pour Rachida Detti,
07:38vous ne vous dites pas
07:39à titre personnel
07:40je voterai pour Éric Ciotti ?
07:41Non.
07:42Non ?
07:43Non.
07:43Vous ne voulez pas choisir
07:44entre l'un et l'autre ?
07:45Je ne donne pas de consigne
07:46dans les conditions
07:47de cette campagne
07:48absolument délétère
07:49dans laquelle
07:50je ne me retrouve pas.
07:51Pour vous,
07:52cette campagne délétère
07:53ni d'un côté ni de l'autre.
07:53Ni d'un côté ni de l'autre.
07:54Vous condamnez les deux ?
07:55Je ne condamne pas.
07:56Je dis,
07:57je m'en remets aux électeurs.
07:58On peut continuer l'émission.
07:59Non, non, mais vous avez l'air
08:00surtout...
08:01On peut continuer les 20 minutes
08:01sur Nice,
08:02à Pauline de Maillard.
08:03Oui, mais je vais vous dire.
08:06J'en ai marre du parisianisme.
08:08Y compris des médias.
08:10Parce que depuis dimanche...
08:11Attendez,
08:12depuis dimanche,
08:13justement depuis dimanche,
08:14il y a une France
08:15dont on parle beaucoup.
08:16C'est la France des grandes villes.
08:17C'est 15%
08:18de la population française.
08:19Et ce débat-là,
08:21à Pauline de Maillard,
08:22cannibalise totalement les débats.
08:24Alors évidemment,
08:24dans ce débat,
08:25dans ces villes,
08:26il y a une existence de l'EFI.
08:27Il y a une existence
08:28du Rassemblement national.
08:29Mais qu'est-ce qu'on fait
08:30des 85% de Français ?
08:32De la France périphérique ?
08:34Qui en effet...
08:34De la France...
08:35Voilà, des communes...
08:36Qui en effet ont surtout voté d'ailleurs
08:38à droite ou à gauche,
08:39mais je dirais la droite
08:40et la gauche classique,
08:41c'est-à-dire les Républicains
08:42ou le Parti Socialiste.
08:43Les communes
08:44de plus de 9000 habitants,
08:45à 56%,
08:46à plus de 56%,
08:48ils ont voté
08:49pour un candidat
08:50investi
08:50ou soutenu
08:51par LR.
08:52Les chiffres du ministère
08:53de l'Intérieur
08:54sont très clairs.
08:55On a récolté,
08:56nos candidats,
08:57soutenus ou investis par nous,
08:59ont récolté au premier tour
09:005 400 000 voix.
09:02Ceux de la gauche,
09:03PS,
09:035 millions.
09:05Ceux,
09:05LFI,
09:06600 000,
09:07je crois.
09:07Et le RN,
09:08c'est 4 fois moins que nous.
09:10Et ça,
09:10on n'en parle pas.
09:11Vous voyez ?
09:12On se focalise
09:13sur des cas de figure
09:14qui sont parfois
09:15totalement aberrants,
09:16mais qui ne sont pas
09:17représentatifs
09:18de la France.
09:19Cette France
09:20majoritaire,
09:2285%,
09:22elle est totalement
09:23cannibalisée
09:24sur les plateaux parisiens
09:25par,
09:26justement,
09:26la France métropolitaine
09:27qui doit exister,
09:29évidemment.
09:29On en parle
09:30et j'en parle chaque jour.
09:31Mais il ne faut pas oublier
09:32la France du réel.
09:34Je trouve ça,
09:35évidemment,
09:36très juste
09:36de parler de la France du réel.
09:38Mais vous comprenez bien
09:38que Nice est un endroit
09:40très emblématique
09:41puisqu'à Nice,
09:42Éric Ciotti,
09:43c'est un des vôtres
09:44au départ.
09:45Et il a choisi
09:46une autre stratégie
09:46que la vôtre,
09:47c'est-à-dire une stratégie
09:48d'alliance
09:49avec le RN.
09:50Pour l'instant,
09:51force est de constater
09:51que sa stratégie
09:52a plutôt fonctionné
09:53et que vous ne la condamnez
09:54pas totalement.
09:55Non,
09:56la stratégie,
09:57je l'ai condamné.
09:58J'étais le premier
09:58il y a un an.
09:59J'étais président
10:00du groupe L'Air.
10:01J'avais fait au Sénat,
10:02j'avais fait une conférence
10:03de presse.
10:04On ne déserte pas
10:04le champ de bataille
10:05au plus mauvais moment.
10:07Et je précise,
10:09pour moi,
10:10c'est un comportement
10:11dans la vie
10:11qui est important.
10:13Et je pense que
10:13la vie politique,
10:14c'est aussi
10:14la vie tout court.
10:15Et je précise,
10:16parce que vous disiez
10:17qu'Éric Ciottine
10:18ne s'était pas beaucoup
10:18vanté d'être soutenu
10:19par le RN.
10:22Christian Estrosi,
10:22semble-t-il,
10:23ne s'est pas non plus
10:24tellement vanté
10:24d'être soutenu par vous
10:25parce qu'on vient
10:26de vérifier,
10:27et mon équipe,
10:27Laurie m'a dit,
10:28je la cite,
10:29vient de vérifier,
10:30il n'y a pas le logo LR
10:32sur, pas d'étiquette
10:33sur l'affiche
10:34de Christian Estrosi.
10:35Mais on a compris
10:35pour l'instant
10:36que vous ne lui apportiez
10:37pas franchement
10:37un soutien franc
10:39et massif.
10:39Il y a donc
10:40trois villes
10:41où des candidats
10:41ou des ex-LR
10:43fusionnent
10:43avec le candidat RN.
10:44Alors,
10:45à Reims,
10:45c'était un candidat
10:46dissident.
10:47Vous,
10:47vous avez soutenu
10:48Arnaud Robinet
10:49qui est en tête.
10:51Il y a Brie Contrebert
10:52quand même
10:53où,
10:54arrivé respectivement
10:55troisième et quatrième
10:55à l'issue du premier tour,
10:57il y a
10:58le candidat RN,
11:00le candidat
11:01Les Républicains
11:02qui va fusionner.
11:03Vous vous rendez compte,
11:03alors on commence par Nice,
11:05on commence par cette ville
11:06et métropole.
11:06Maintenant,
11:06on va aller chercher
11:07dans le détail.
11:07Les choses sont très claires.
11:09Les choses sont très claires
11:10à chaque fois.
11:11À chaque fois
11:12que quelqu'un a franchi la ligne,
11:13ils sont exclus.
11:14Donc,
11:14on est très très net.
11:16Très très net.
11:16On est de droite
11:17et je pense que la droiture,
11:18quand on est de droite,
11:19c'est une valeur qui compte.
11:21Votre droite,
11:21est-ce que c'est celle aussi
11:22justement
11:23de ceux
11:24qui sont
11:25beaucoup plus larges ?
11:26Je pense notamment
11:27à Jean-Michel Hollas.
11:28Jean-Michel Hollas,
11:28il est soutenu par vous,
11:30il est soutenu par Horizon,
11:31il est soutenu par Renaissance.
11:32Bien sûr.
11:33Est-ce que c'est cette alliance-là
11:34qui pour vous
11:35a vocation à perdurer ?
11:36Non,
11:37c'est une alliance
11:37pour les municipales
11:39parce que moi,
11:39j'assume totalement
11:41que vous avez cité à Lyon,
11:43mais on pourrait aussi
11:44citer Nantes
11:45avec Fouchon-Mar-de-Lauve,
11:46si on veut ébranler
11:48et parier pour Bordeaux,
11:49si on veut ébranler
11:50cette gauche
11:52souvent LFisé,
11:54notamment écologiste,
11:55alors il faut s'allier
11:56parce que sinon,
11:57il n'y a pas de voie de passage.
11:59Donc,
11:59je pense que c'est une bonne chose
12:00et entre nous,
12:01pour les élections locales,
12:03ça se fait toujours.
12:04Ça s'est toujours fait
12:05autour d'une table
12:06d'un conseil municipal.
12:07Il y a toujours
12:07des sensibilités
12:08qui sont différentes.
12:09Bordeaux,
12:10vous pensez pouvoir
12:11gagner Bordeaux ?
12:12Je l'espère.
12:13C'est arithmétiquement
12:14tout à fait possible ?
12:15Écoutez,
12:15je l'espère.
12:16Je l'espère.
12:17C'est un choix
12:17que nous avons fait.
12:18J'avais discuté
12:19avec Philippe de Sertines.
12:20L'alliance n'avait pas pu se faire.
12:22Qui s'est donc retiré.
12:22Et il s'est retiré.
12:24Je l'ai eu avant-hier.
12:25Mais j'ai appris
12:26comme tout le monde
12:27qu'il se retirait.
12:28Quand vous l'avez vu au téléphone,
12:29vous lui avez demandé
12:30de se retirer ?
12:31Ou il hésitait ?
12:33Je lui ai dit
12:33qu'il ne pouvait pas gagner.
12:35J'ai beaucoup,
12:35beaucoup,
12:39sans aucun soutien
12:40d'aucun parti,
12:4120%.
12:42C'est assez inédit.
12:44C'est quelqu'un que je respecte.
12:45Et j'ai de l'estime
12:45pour Philippe de Sertines.
12:47Je le lui dis.
12:47Et je pense que,
12:48là aussi,
12:49je voudrais le remercier
12:49de sa décision
12:50qui a été une décision
12:51difficile à prendre.
12:52Je le sais,
12:53mais courageuse.
12:54À Marseille,
12:55j'imagine la déception ?
12:56Bien sûr,
12:57à Marseille,
12:58une déception.
12:59Déception.
12:59Martine Vassal,
13:00qui arrive
13:02donc troisième,
13:03elle se maintient.
13:06Certains l'appelaient
13:07à se retirer.
13:08Vous avez hésité ?
13:10Non,
13:11mais j'avais été la soutenir
13:12parce que c'est une candidate
13:14valeureuse
13:14et extrêmement courageuse
13:15et elle m'avait indiqué
13:17qu'elle souhaitait se maintenir
13:19et je pense que c'est
13:19la bonne solution.
13:20Je le répète
13:22et je crois qu'elle a
13:23des idées à défendre.
13:24Il y a derrière
13:24d'autres enjeux,
13:25d'ailleurs,
13:25de la métropole.
13:27C'est un peu pour ça,
13:28en vrai,
13:28qu'elle reste.
13:29Il y a quand même
13:29une histoire de poste.
13:30Si elle reste,
13:31elle a une chance
13:31de pouvoir récupérer
13:32la métropole.
13:33Elle a un projet pour Marseille.
13:35Le projet pour Marseille
13:36n'est pas celui
13:37de M. Payan.
13:38Ce n'est pas non plus
13:39celui de M. Alizio.
13:40Donc,
13:40ce projet-là,
13:41elle va le défendre
13:42jusqu'au bout.
13:43Vous vous souvenez,
13:43j'imagine,
13:44de ses valeurs ?
13:45Travail,
13:46famille,
13:46patrie ?
13:46C'était une maladresse,
13:48franchement.
13:49Pensez un seul instant,
13:51franchement,
13:51quand on connaît
13:52Martine Lassalle,
13:53l'affilié au Maréchal Pétain,
13:55ça fait rigoler.
13:56Ça fait rigoler.
13:57Qui a eu cette phrase malheureuse ?
13:58Très bien.
13:59Ce que je veux dire
14:00quand même à M. Bardella
14:01qui m'a interpellé
14:01sur Marseille,
14:02c'est que M. Bardella,
14:04c'est
14:05faites ce que je dis
14:06mais pas ce que je fais.
14:07Parce qu'il voudrait
14:08le retrait de M. Vassalle,
14:09d'ailleurs,
14:10qui n'a pas d'étiquette
14:11qui n'a pas d'étiquette ELR.
14:13Mais qu'est-ce qu'il fait,
14:14lui, dans les villes
14:14où on est confrontés,
14:16nous, à la gauche ?
14:17Qu'est-ce qu'il fait à Gap ?
14:18Qu'est-ce qu'il fait à Brest,
14:19à Fougère, à Alençon,
14:20à Comble-à-Ville,
14:21à Plaisir, à Limoges ?
14:22Et je ne les cite pas tous.
14:23Ils se maintiennent.
14:25Regardez Mme Le Pen.
14:27Ils ont commencé la semaine
14:28en disant
14:28qu'on n'est pas de droite.
14:30Ils ont vraiment juré
14:32leur grand-dieu
14:32qu'ils n'étaient pas de droite.
14:33Qu'en toutes circonstances,
14:34ils se maintiendraient
14:35et ils se maintiennent.
14:36Y compris quand on est opposé
14:38à la gauche.
14:38Y compris quand la gauche
14:40peut nous battre.
14:41C'est-à-dire qu'ils feront
14:42gagner la gauche.
14:43Et en même temps,
14:45et en même temps,
14:45ils nous demandent
14:46de nous retirer.
14:47Ça ne marche pas comme ça.
14:48Vous lui demandez,
14:49ce matin,
14:50alors c'est un peu tard
14:51parce que les listes sont déposées,
14:52mais on peut toujours décider
14:53à la fin de ne pas y aller,
14:55de se retirer dans ces villes-là.
14:56Vous auriez apprécié,
14:57vous auriez...
14:58Madame Le Pen l'a dit
14:59en débutant la semaine
15:01qu'ils ont des idées différentes,
15:03qu'ils ne sont pas de droite
15:04et qu'ils se maintiendraient.
15:05Regardez pour ça à Knafo.
15:07Regardez les tweets
15:08de M. Tongui.
15:09Elle se présente,
15:11il accuse de trahir ses idées.
15:13Elle se désiste,
15:14il accuse de trahir ses électeurs.
15:16Est-ce que vous y comprenez
15:17quelque chose ?
15:17Moi, je n'y comprends rien.
15:19Voilà.
15:19Pour les présidentielles,
15:20vous l'avez peut-être entendu,
15:21Gérald de Darmanin,
15:22le ministre de la Justice,
15:23dit hier,
15:24au fond,
15:25nous pourrons discuter
15:27pour qu'avec Édouard Philippe,
15:29avec les uns et les autres,
15:29je pense à Bruno Retailleau,
15:31je pense à Gabriel Attal,
15:32nous puissions ensemble
15:33soutenir un seul candidat.
15:35C'est ça, pour vous,
15:36aujourd'hui,
15:37la droite ?
15:39Non.
15:40L'élection présidentielle...
15:41Vous ne discuterez pas avec...
15:42Je ne le dis pas.
15:43L'élection présidentielle,
15:45c'est la rencontre d'un homme
15:46quand on est gaulliste
15:47et d'un peuple.
15:48Je porte des convictions.
15:49J'en ai jamais changé.
15:51Ces convictions
15:52que l'école doit instruire
15:54plutôt que déconstruire,
15:55que le travail doit payer
15:57beaucoup plus que l'assistanat,
15:58que la justice doit sanctionner
16:00beaucoup sévèrement,
16:01que l'immigration n'est plus
16:03une chance,
16:04eh bien,
16:05ces convictions ne sont pas
16:06partagées par M. Attal
16:07et par d'autres, d'ailleurs.
16:08Ces convictions sont les miennes.
16:10Elles sont partagées
16:10par ce que j'appelle
16:11la majorité nationale,
16:13la France des honnêtes gens.
16:13Et je pense que ces convictions
16:15sont aussi les solutions
16:16pour relever la France.
16:18Je dons,
16:18je les porterai.
16:19Bruno Retailleau,
16:20vous êtes président
16:21du parti Les Républicains.
16:22Il y a un maire,
16:22Les Républicains,
16:23qui a été élu dès le premier tour.
16:24C'est celui d'Arcachon,
16:26Yves Foulon.
16:27Face à, notamment,
16:29un élu écologiste,
16:31son opposant,
16:32Vital Baud,
16:33voilà ce qu'il lui a dit
16:34dimanche devant
16:35un bureau de vote.
16:53Ce sont nos confrères
16:57du média d'investigation
16:58Vakita
16:58qui ont enregistré
17:00cet échange.
17:00Si je pouvais vous coincer
17:01derrière les poubelles,
17:02ça me ferait plaisir
17:02de vous mettre une branlée.
17:03Je vais tout faire
17:04pour vous baiser
17:05et je vais trouver
17:05quelque chose.
17:06C'est digne d'un maire
17:07Les Républicains, ça ?
17:08Ces propos sont inacceptables.
17:11J'ai eu Yves Foulon,
17:12je lui ai demandé
17:12de s'excuser.
17:13Il m'a néanmoins expliqué
17:14le contexte.
17:15C'est que ce candidat
17:17avait publié,
17:17sur des documents
17:18de propagande,
17:21sa maison,
17:21la photo de sa maison
17:22personnelle.
17:23C'est donc une atteinte
17:24à la vie privée.
17:26Voilà.
17:26Ça n'excuse pas du tout
17:27pour moi les propos,
17:29simplement,
17:30je les replaque.
17:31S'il s'excuse,
17:32il sera pardonné
17:33ou est-ce que vous
17:34estimez qu'il faut des sanctions ?
17:35Compte tenu
17:36de ce qui s'est passé
17:37avant,
17:38de ce que je viens
17:38de vous dire,
17:39je pense qu'on doit éviter
17:41toute violence
17:41et je pense que
17:42publier sur des photos
17:44la maison privée
17:45d'un élu,
17:47révéler ce point
17:48qui appartient à l'intimité
17:51d'une vie privée...
17:52Mais c'est une maison
17:53visiblement emblématique
17:54d'Arcachon semble-t-il
17:55et pour laquelle
17:56il a donné lui-même
17:58les autorisations
17:58de destruction.
17:59C'est ce que dit
18:00en tout cas son opposant.
18:01Oui, ça a été tranché
18:01par le Conseil d'État.
18:02Tout à fait.
18:03Donc la plus haute juridiction
18:06a tranché.
18:08Simplement,
18:08je le redis solennellement,
18:10ce sont des propos
18:11qui sont inacceptables.
18:13Mais vous n'allez pas
18:14lui retirer ?
18:15Je lui demande
18:16de clarifier cette position
18:18et de s'excuser.
18:18Il vous a dit
18:19qu'il le ferait ?
18:19Il m'a dit
18:20qu'il le ferait
18:20par un communiqué.
18:21Bruno Retailleau,
18:22merci d'avoir répondu
18:23à mes questions.
18:23Vous êtes le président
18:24du parti Les Républicains,
18:25candidat à l'élection présidentielle.
18:27Il est 8h47
18:28sur RMCB FM TV.
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