00:00La vraie question en Europe au niveau de la défense, c'est l'interopérabilité, mais ça on l'a déjà
00:04avec les normes au temps, c'est-à-dire la capacité des armées européennes à agir, à interagir et à
00:10mener des opérations communes.
00:11On l'a vu à moult reprises. En Afghanistan, il y avait plus de 20 États européens qui étaient impliqués.
00:16En Libye, il y avait la France et la Grande-Bretagne avec aussi l'appui des États-Unis.
00:21Donc ça marche parfaitement bien. Il y a des standards au temps. Si vous voulez, un fantassin belge peut demander
00:25l'appui d'un chasseur bombardier français.
00:28Tout ça est normé. On sait parfaitement travailler ensemble. Les systèmes d'information sont compatibles.
00:32Donc en fait, ce qu'il faut faire, c'est un, dépenser plus dans notre défense. Deux, travailler avec des
00:37exercices interalliés pour faire en sorte que nos armées soient vraiment bien huilées et interopérables.
00:42En revanche, ce qui manque en Europe, si on veut être indépendant, en tout cas vis-à-vis des États
00:46-Unis, c'est d'avoir ce qu'on appelle les États-majors opératifs,
00:49c'est-à-dire des États-majors capables de mener des opérations d'envergure en mode interarmé, c'est-à
00:54-dire terre, air, mer. C'est ça ce qui nous manque en fait.
00:56Voilà, donc les trois impératifs, c'est plus de moyens individuellement. Chaque État doit faire un effort supplémentaire, continuer à
01:02travailler l'interopérabilité des forces
01:04et construire, pour être indépendant de l'OTAN, construire des États-majors dits opératifs.
Commentaires