00:00Il ne passe plus les portes, Emmanuel Grégoire. C'est Jean Moulin, là, tout à coup. Il donne des leçons
00:07de morale.
00:07Il est trop sûr de lui ?
00:08Oh, il y a plus d'honneur à perdre avec déshonneur, je ne sais pas quoi. Pour qui se prend
00:13-il ?
00:14On a l'impression d'avoir tout à coup une grande figure de la République qui s'exprime depuis sa
00:20terrasse de café avec Marine Tondelier.
00:22Je trouve ça curieux. Si Rachida Dati a été plus efficace à convaincre Bournazel qu'Emmanuel Grégoire,
00:29Emmanuel Grégoire ne peut s'en prendre qu'à lui-même. C'est peut-être parce qu'il a un
00:32programme extrémiste et un bilan catastrophique
00:36que Bournazel a pensé, que Horizon a pensé que c'était mieux de rejoindre la liste de Rachida Dati.
00:44Raquel Garrido, ce rapprochement Dati-Bournazel à Paris, c'est-à-dire que Dati tourne le dos à Saracnafo aussi,
00:53puisqu'il y avait aussi peut-être... En revanche, Emmanuel Grégoire refuse de faire alliance avec la candidatée LFI,
01:01Sophia Chikirou.
01:03Les électrices, les électeurs du nouveau Front populaire, on va les appeler comme ça,
01:08la dernière fois qu'on s'est mobilisés, c'était donc en juin 2024 et on était tous ensemble.
01:13Souvenez-vous, on a fait 9 millions de voix, ça a cartonné.
01:15Là, cette fois-ci, il y avait en gros, pour schématiser, deux offres sur la table.
01:20Une offre solo, qui était celle de la France insoumise,
01:22et une offre plus unitaire, avec des périmètres différents, à vos souhaits,
01:27et qui, au final, l'emporte très largement.
01:30Et c'est vraiment le cas à Paris, mais aussi à Marseille,
01:34où la proposition unitaire est très, très loin devant,
01:38au détriment d'une France insoumise qui, du coup, ne retrouve même pas ses voix,
01:42par exemple des Européennes, puisque Sofia Chikirou fait moins que Manon Aubry en juin 2024.
01:50Sébastien Delogu aussi fait beaucoup moins que Manon Aubry.
01:52Et puis, je ne compare même pas à la présidentielle de 2022,
01:55parce que là, c'est vraiment la fonte des glaces.
01:57Donc, c'est un message qui a dû, enfin, comment dire, qui a été envoyé, je pense,
02:01et qui doit être entendu 5 sur 5 par tout le monde.
02:03Alors, du côté des unitaires, c'est bien de prendre le point.
02:07Il a raison, Emmanuel Grégoire, de prendre le point.
02:10Maintenant, après, il faut transformer l'essai.
02:12Parce qu'à quoi ça sert ?
02:13Il faut qu'il soit élu dimanche prochain, sinon tout ça n'aura servi à rien.
02:16Exactement.
02:17Donc, on en revient, finalement, un peu à la situation...
02:19Il est plutôt en balotage favorable, comme Benoît Payon à Marseille.
02:22Donc, il a besoin de Sofia Chikirou.
02:24Bien sûr, parce que les électeurs parisiens, ils ont une boussole,
02:28et ils savent très bien où ils habitent, y compris les électeurs insoumis.
02:30Parce que, je ne sais pas si vous avez remarqué,
02:32mais dans les arrondissements, les électrices et les électeurs insoumis
02:36ont plus voté insoumis que Chikirou.
02:38Vous voyez, Sofia Chikirou fait moins de voix, je ne sais pas si vous voyez ce que je veux dire,
02:41au niveau du Conseil de Paris, qu'au niveau des arrondissements.
02:44Ça veut dire qu'il y a même eu un vote utile dans l'électorat insoumis.
02:47Et même, je pense aussi, ça c'est mon analyse,
02:50une sorte de vote sanction par rapport à une ligne mélanchoniste très dure
02:54qui s'est développée à Paris et qu'on n'a pas vue, par exemple, à Toulouse ou à Roubaix.
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