00:00Martin Garagnon.
00:00Un point quand même sur le discours de Manon Aubry dont on parle beaucoup ce soir
00:03parce qu'effectivement la France insoumise fait un score inespéré et que je déplore évidemment.
00:08Mais l'offre politique de la France insoumise, elle se structure avant tout sur la lutte contre le fascisme.
00:13Vous le rappelez d'ailleurs très régulièrement.
00:16Je vais suffire des propositions très concrètes.
00:18Vous voyez que dans une situation comme à Nice, dont je parlais tout à l'heure, ou à Marseille,
00:22où le candidat de l'extrême droite, c'est comme ça qu'il est étiqueté,
00:25arrive très très proche du candidat de la gauche modérée,
00:29la France insoumise appelle à un front antifasciste.
00:32Mais ne se désiste pas pour autant.
00:33La politique, il faut le rappeler, c'est une question de principe avant tout.
00:36C'est les principes.
00:37Lorsque vous considérez que votre ADN est de lutter contre ce que vous qualifiez de fascisme,
00:42alors à la France insoumise c'est simple, et fasciste ou d'extrême droite, tout ce qui est à leur
00:45droite.
00:46Autant vous dire que ça donne un champ assez large.
00:48Mais lorsque vous considérez que vous avez identifié un danger,
00:51votre principe, votre engagement, c'est de lutter contre ce danger.
00:54Et donc de l'ogu à Marseille devrait, sans condition, si Payan refuse la main tendue, ce qui est le
00:59cas,
00:59il devrait se désister, si c'est votre logique politique.
01:02Il va le faire Manon Brie à la fin.
01:04La France insoumise considère que la politique doit être violente parce que la société est violente.
01:09C'est leur lecture de la politique.
01:12Et donc ils importent, et on le voit depuis quelques années,
01:14ils importent en politique la violence que eux ressentent dans la société.
01:18plusieurs éléments de réponse.
01:20D'abord sur la violence dans la société, la vraie violence, c'est la violence sociale.
01:26C'est vous qui l'encouragez à dire qu'un racisme d'État, que la police tue.
01:28C'est vous qui l'encouragez à dire qu'un racisme d'État, que la police tue.
01:28Non, de nouveau, c'est une réaction privilégiée que vous avez, la vraie violence sociale.
01:32On arrêtez à chaque fois avec le coup privilégié.
01:34Je suis désolé, je suis désolé.
01:36S'il vous plaît, s'il vous plaît, s'il vous plaît.
01:38Attendez, attendez, attendez.
01:39Oui, la différence, je comprends.
01:40S'il vous plaît, s'il vous plaît.
01:41Manon Brie vous répond.
01:44Je vais être plus précise dans mon propos, je pense que la première violence qui est
01:51subie dans notre pays, c'est d'abord une violence sociale.
01:53C'est ces familles qui ont de la peine à payer les sorties scolaires pour leurs enfants,
02:01qui ont la peine à payer les petits plaisirs du dimanche, qui ont la peine à payer l'abonnement
02:06au sport.
02:06Vous voyez, c'est ça la galère.
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