00:00D'abord je veux remercier évidemment les Marseillaises et les Marseillais qui nous ont placés en tête,
00:04mais en effet il y a un risque de voir le Rassemblement National gagner cette ville,
00:08de voir le Rassemblement National l'emporter, et je crois que l'heure de la responsabilité est arrivée pour les
00:14uns comme pour les autres.
00:16Je me suis trouvé dans la situation de Sébastien Delogui et à trois reprises je me suis retiré dans la
00:20dignité et dans l'honneur.
00:21Le combat contre le Rassemblement National, vous savez, ça ne se monnaye pas.
00:25J'ai vu qu'hier soir il m'avait tendu la main, voyez, cette main tendue, pendant toute la campagne
00:31il l'a fermée et il m'a mis des coups avec.
00:33Il a laissé l'image de quelqu'un qui ne s'est battu que contre moi.
00:39Il n'y a pas eu un mot contre le Rassemblement National, pas un mot contre la droite,
00:43et il a passé sa campagne à me dénigrer, à m'insulter, et je pense qu'il s'est trompé
00:48d'adversaire.
00:49Et quand on se trompe d'adversaire, on en paie les conséquences bien sûr,
00:53mais encore une fois, il a décidé de partir seul au premier tour.
00:57Je lui avais dit, il faudra que vous preniez vos responsabilités, et il lui appartient de prendre ses responsabilités.
01:02Moi je ne l'appelle pas d'ailleurs au désistement, je ne parle pas avec les appareils politiques.
01:07Je ne fais ni tambouille, ni magouille.
01:10Vous savez le combat contre le Rassemblement National, ça ne se monnaye pas.
01:13Ça ne se monnaye pas avec deux places, trois places sur une liste, ça n'a pas de sens.
01:18L'union que j'appelle, de mes voeux, c'est l'union avec les Marseillaises et avec les Marseillais.
01:21L'union que je veux, c'est avec les femmes et les hommes qui vivent dans cette ville.
01:25Ce n'est pas une question de parti, ce n'est pas une question d'entente avec les uns ou
01:29avec les autres,
01:29de magouille avec les uns ou avec les autres.
01:32J'aborde ça, ce n'est pas ma conception de la politique.
01:35Pas de magouille, pas de tambouille, Benoît Payan.
01:38Avez-vous connaissance de ce que pourrait faire dans les prochaines heures la candidate de la droite, Martine Vassal ?
01:44Êtes-vous en contact avec elle ? Pourrait-elle se désister ?
01:49Non, je n'ai évidemment pas de contact.
01:52Je ne peux pas vous dire au moment où je vous parle ce qu'elle veut faire.
01:56Je crois comprendre qu'il y a, y compris chez elle, beaucoup d'hésitation.
02:00Parce que ça n'est pas rien, vous savez, dans cette ville que de laisser le Rassemblement national gagner en
02:07fonction de ce qu'on fait.
02:08Le mandat impératif n'existe plus en France depuis la Révolution française.
02:12Et donc on est responsable de ces actes face à l'histoire et face aux électrices et aux électeurs.
02:18Et ce serait un séisme pour Marseille, un séisme pour la France, si le Rassemblement national devait l'emporter.
02:24Et donc moi j'appelle encore une fois les Marseillaises et les Marseillais, quels qu'aient été leur vote hier
02:28soir.
02:28Qu'ils aient voté Renaissance, LR, LFI, qu'ils n'aient pas voté.
02:32D'où qu'ils viennent, à venir et à se rassembler dès le 20 mars.
02:37Vous savez, moi je ne suis pas pour faire le tri entre les Marseillais et les Marseillais.
02:40Qu'on soit du Nord ou qu'on soit du Sud, on doit se rassembler.
02:43Je ne souhaite, encore une fois, je ne commente pas l'attitude des uns et des autres.
02:48Je ne suis pas du tout dans la tambouille.
02:50Les gens font ce qui leur semble juste.
02:53Moi je vous ai déjà dit ce que j'ai fait quand ça me concernait.
02:57Mais encore une fois, je ne suis le directeur de conscience de personne.
03:00C'est chacun qui est face à sa conscience aujourd'hui.
03:03C'est chacun qui est face à son destin et face au destin de la ville.
03:06Sous-titrage Société Radio-Canada
Commentaires