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00:00Parmi ces familles qui fuient donc la guerre, beaucoup se dirigent vers d'autres régions du pays en quête de
00:05sécurité bien sûr.
00:07Direction désormais les montagnes du Chouf où vous allez le voir, une école a été transformée en abri pour abriter
00:13les familles déplacées.
00:14Reportage pour France 24 signé Carla Sama avec le récit de Serge Berberi.
00:21Dans cette école publique de Daraya, dans la montagne du Chouf, les salles de classe ont été transformées en abri
00:28pour des familles déplacées par la guerre.
00:31Des dizaines d'habitants du sud-liban ont trouvé refuge ici après avoir fui leur maison dans l'urgence.
00:38Certains sont arrivés après des heures de route sans savoir où aller.
00:47On a passé près de 4 heures sur la route, on ne savait pas où aller.
00:50On a cherché des maisons dans toute la région, mais en vain.
00:54A un moment donné, on a dû retourner chez des proches et rester tous ensemble dans la même maison.
01:01Depuis leur arrivée, ces familles tentent de s'adapter à une nouvelle réalité, souvent dans des conditions précaires.
01:11Aujourd'hui encore, des familles, des femmes et des enfants n'ont pas accès à l'eau chaude et nous
01:15n'avons pas reçu suffisamment de couverture.
01:18Dans le village, plusieurs bâtiments ont été transformés en centres d'accueil improvisés, comme cette école publique.
01:28L'école a besoin de beaucoup de choses, eau chaude, eau potable, produits d'entretien pour les toilettes et nourriture.
01:34Tout cela est indispensable.
01:37Au fil des jours, les difficultés s'accumulent et la gestion du quotidien devient un véritable défi.
01:45Le manque d'eau chaude est un problème grave.
01:47Les enfants doivent pouvoir se laver.
01:49Plusieurs personnes sont déjà malades, dont une asthmatique.
01:52Si la situation perdure, nous risquons des problèmes de santé et même une épidémie de maladies de peau.
01:58Face à l'arrivée de nouveaux déplacés, la municipalité tente d'apporter une aide, mais les moyens restent limités.
02:09Du côté de l'État, il n'y a pas de véritable planification.
02:13Les personnes déplacées arrivent et il nous faut 10 à 15 jours pour tenter de leur trouver un hébergement.
02:24Nous sommes ici à environ 800 mètres d'altitude et il fait encore froid.
02:28Parmi les déplacés, il y a des enfants et des personnes âgées.
02:36Pour ces familles déplacées, l'horizon reste flou.
02:40Leur retour dépend désormais d'une guerre qui, pour l'instant, ne montre aucun signe d'accalmie.
02:48Et vous allez découvrir ces images sur France 24, ce Conseil de sécurité des Nations Unies qui s'est réuni.
02:55Qui se réunit en ce moment même pour évoquer cette situation au Liban.
02:59Bonjour Gauthier, Ro, bonjour Gauthier.
03:01Bonjour Florent.
03:01Vous êtes toujours là.
03:03Tant que le Hezbollah ne sera pas désarmé, les Libanais risquent de voir cette situation se reproduire encore et encore
03:09?
03:09Oui, et précisément c'est quelque chose qui a un aspect surprenant dans l'attitude d'Israël.
03:16Parce qu'Israël pourrait presque jouer sur du velours.
03:20Avec l'exaspération que les Libanais ressentent, même toute tendance ou confession, appartenance confessionnelle,
03:28obédience confessionnelle confondue.
03:30C'est-à-dire qu'il y a quelque chose de l'ordre d'un ressentiment très fort sur la
03:33manière dont le Hezbollah,
03:34depuis des décennies, entraîne le Liban dans des guerres qui sont les siennes, mais pas celles forcément des Libanais.
03:42Et là, quand je dis qu'Israël aurait pu ou pourrait jouer sur du velours, c'est-à-dire d
03:47'exploiter ce sentiment contre le Hezbollah.
03:49Or, la violence des bombardements israéliens, qui rappelle la violence de Gaza, employée à Gaza,
03:56a quelque chose qui, de nature, a probablement à freiner même ce ressentiment à l'égard du Hezbollah.
04:02Donc, là, il y a quelque chose qui n'est pas logique et qui est simplement explicable par le poids
04:09qu'a l'extrême droite au sein du cabinet israélien.
04:12Et cette extrême droite qui, non seulement considère que la paix n'est qu'un trompe-l'œil, au fond,
04:18qu'il faut toujours se méfier de la paix,
04:20et qu'en plus de cela, de toute manière, que ce soit sunnite, chiite, etc., tout ce qui est musulman
04:27ou arabe est opposé à Israël.
04:29Et que donc, il ne faut pas faire de distinction.
04:31C'est une façon aussi de se restreindre et de se tirer une balle dans le pied pour Israël,
04:36alors qu'il y aurait vraiment des possibilités, aujourd'hui, au Liban, de viser le Hezbollah de manière plus précise
04:42et, au fond, de séduire, si ce n'est de conquérir les cœurs, de séduire une partie de la population
04:48libanaise.
04:48Et on voit derrière vous ces images de Beyrouth, donc, avec ce panache de fumigris qui s'échappe de certains
04:54bâtiments
04:54après de nouvelles frappes israéliennes, toujours sur ce désarmement du Hezbollah.
04:59Est-ce que l'armée libanaise, alors pas aujourd'hui, mais est-ce qu'elle peut être en capacité, un
05:03jour, de parvenir à cela ?
05:05La réponse est un peu dans la question.
05:07Oui.
05:08C'est-à-dire, comment dire, on a souvent affirmé que l'armée libanaise représentait un bastion
05:15de ce qui serait l'anticonfessionnalisme au Liban.
05:19Et donc, une piste d'avenir, une perspective plutôt positive d'avenir.
05:25Le problème, c'est que l'armée, elle est, qu'elle le veuille ou non, le reflet d'un système
05:31où la décision, donc, vous avez le président, je rappelle, qui est chrétien maronite,
05:35le Premier ministre qui doit être sunnite, le président du Parlement qui doit être chiite.
05:40Tant que ce système existera, l'armée pourra faire ce qu'elle veut,
05:44elle prendra ses ordres à la présidence, elle aura des contradictions du côté du Premier ministre,
05:48c'est-à-dire qu'elle est toujours prise par le jeu politique,
05:52ce qui ne veut pas dire qu'il faut souhaiter un putsch ou une prise de pouvoir par l'armée.
05:55Mais elle est à la fois un espoir, comme étant presque un laboratoire
06:01de ce que pourrait être un Liban à confessionnel, débarrassé du confessionnalisme,
06:05et en même temps, elle en est aussi le reflet,
06:07et elle ne peut pas être plus que ce qu'elle n'est aujourd'hui.
06:10Simplement, encore une fois, ce qui peut être une perspective,
06:13c'est de voir le Hezbollah comme étant en bout de course,
06:17malgré ses capacités encore de rétorsion, mais en bout de course,
06:20et surtout en bout de course, parce que le parrain iranien, lui, n'est pas très bien, pas très en
06:26forme,
06:26et qu'en plus de cela, le parrain iranien n'est pas venu au secours du Hezbollah
06:30quand il a été, lors de la précédente campagne israélienne,
06:33et que donc le Hezbollah se dit, est-ce qu'il faut venir aussi au secours de ce parrain
06:37qui n'en est peut-être plus un, totalement, vraiment.
06:40J'aimerais revenir aussi avec vous sur les déclarations de Joseph Aoun,
06:43le président libanais, c'était en début de semaine, c'était lundi, je crois,
06:47il souhaite des discussions directes avec Israël.
06:51Est-ce que le Liban a intérêt ?
06:54Sur quoi peuvent déboucher ces discussions dans le contexte de la mainmise du Hezbollah
06:58sur une partie du Liban ?
07:00Alors, ça peut être l'occasion justement de se défaire d'une tutelle du Hezbollah.
07:04C'est intéressant parce que ça veut dire qu'un véritable État souverain,
07:08il n'y a aucune raison pour qu'il ne négocie pas ou ne parle pas,
07:11y compris avec un agresseur.
07:13La question est de savoir si, compte tenu justement du celui,
07:18pas la personne, mais de la fonction qui est occupée par un chrétien maronite,
07:22c'est-à-dire la présidence de la République,
07:24avec ce qu'il y a pu avoir de collusion autrefois entre les chrétiens et Israël,
07:30je rappelle, Sabra et Chatila, les phalanges, etc.,
07:33est-ce que c'est crédible pour le reste de la population libanaise ?
07:36Vous voyez, on en revient toujours à cette même question,
07:39qui est celle du confessionnalisme,
07:40mais pourquoi pas, une initiative de ce type-là peut-être aurait la vertu
07:44de secouer un peu les pesanteurs et les conservatismes.
07:48Et on rappelle qu'hier, le Liban a décidé de reporter de deux ans
07:51les élections législatives, en raison évidemment de cette guerre
07:55qui nous occupe sur France 24.
07:57la guerre.
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