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Le film "Police Flash 80" de Jean-Baptiste Saurel nous replonge dans les années 1980 à travers les aventures d'une brigade improbable, formée à l'écran par François Damiens et Audrey Lamy. Au scénario on retrouve l'humoriste et comédien Thomas Ngijol, qui s'est replongé dans ses propres souvenirs pour écrire cette comédie détonante à retrouver dans les salles le 18 mars. Audrey Lamy et Thomas Ngijol sont les invités d'Anne-Sophie Lapix dans RTL Soir.
Regardez L'invité d'Anne-Sophie Lapix du 11 mars 2026.
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00:04On va faire un petit plongeon dans le passé qui va réveiller une certaine nostalgie pour
00:08beaucoup d'entre vous. Écoutez ça ! Vous avez peut-être reconnu le Sampa de Richard Gottenner,
00:21ça y est on est dans l'ambiance des années 80 et du film Police Flash 80 de Jean-Baptiste
00:26Sorel,
00:26à l'affiche duquel on retrouve Audrey Lamy et Thoman Gijol. Bonsoir ! Merci d'être avec nous et de
00:33commencer en dansant, Audrey. Comme son nom l'indique, c'est un film policier qui se déroule dans les
00:38années 80. Audrey, vous êtes Guylaine, une super flic aux côtés de François Damiens. Une super flic
00:44parce que ce n'est pas difficile de faire mieux que François Damiens, qui est très alcoolisé et très
00:50peu clairvoyant, on peut le dire. Oui, qui a une méthode très particulière qui ne respecte aucune
00:55règle, qui a de la bouteille dans tous les sens du terme. C'est un flic à l'ancienne. Voilà,
01:01qui est bordélique, qui efface les preuves sans faire gaffe, enfin voilà. Donc effectivement,
01:07ce n'était pas si compliqué d'être meilleur que lui. Alors vous êtes donc nommé à ses côtés pour
01:10élucider le meurtre d'un autre flic et là évidemment vous êtes un peu surprise par les
01:14méthodes. Donc en vigueur, on écoute un extrait. C'est quand même étrange avec toute l'héroïne qui
01:18circule ici, il n'y a eu aucune arrestation, aucun suspect. Oh oh, on baisse le chauffage Guylaine,
01:23d'accord ? Guylaine. Il y a un patron, il y a un cop dans un pouloir, il n'y
01:26en a pas deux. Et ici,
01:28c'est Yvon. Non mais bien sûr, mais je veux juste savoir. Non mais je tiens quand même à mettre
01:31les
01:32points sous les iens. Et Guylaine, pour info, ne me donne pas d'ordre, d'accord ? Tout en plus,
01:35on me transmet un souhait. Oui mais bien sûr, mais je veux juste savoir par où vous voulez qu'on
01:39commence. Parce que tuer un inspecteur, c'est quand même pas à la portée de n'importe qui. Alors on
01:43comprend que
01:44Guylaine va devoir s'imposer dans un univers plutôt olé olé. Ça fume, ça boit, ça fréquente les
01:50prostituées. Voilà, on peut le dire comme ça. C'est un pic à l'ancienne. Et vous allez me remettre
01:58de l'ordre dans tout ça quand même, Audrey ? Ah ben je vais remettre de l'ordre dans tout
02:00ça. Moi,
02:01je suis un petit peu le cerveau de la bande, hyper méthodique, hyper scolaire, hyper investie,
02:06elle sort majeure de sa promo. Donc elle est atterrée de voir la méthode de ce chef qui n'en
02:12est pas un.
02:13L'avantage, c'est que le coupable, on le connaît dès le début du film. Comme dans tous les films
02:16d'ailleurs des années 80. Oui, c'est vrai. C'est tout de suite qui est meurtrier. C'est vrai
02:19que ça commence comme ça.
02:20Alors c'est vous Thomas, Luc Letimal. Exactement. Comment décrire votre personnage ? Déjà,
02:24il a une très bonne couverture. Oui, Luc Letimal, c'est un patron de MJC. Il s'occupe vraiment,
02:29c'est un homme au grand cœur comme le présent. Il voit plus ce Yvon, très naïf. Donc il s
02:34'occupe
02:34de sa petite communauté, dans sa petite banlieue. Mais à côté de ça, il a une partie un peu puissante
02:39parce que c'est quand même un baron de la drogue, du trafic de drogue. Alors il est super sympa,
02:43il aime s'habiller, il aime danser d'ailleurs, une petite scène de danse entre vous. Mais c'est le
02:48chef des dealers,
02:49donc tout ce qu'il peut corrompre, corrompre, pour protéger ses affaires.
02:54Voilà. Mais à côté de ça, ça reste quand même quelqu'un d'assez gentil. C'est un ancien
02:58champion de ping-pong. Il a quelques valeurs assez particulières où il est capable de laisser
03:03un complice qu'il voulait peut-être tuer, suite à une partie de ping-pong, il lui laisse la vie.
03:07Donc il a quand même un côté un peu coubertin à saluer ce Luc Letimal.
03:12Vous avez de l'affection. Il le défend son personnage.
03:14Et c'est normal, c'est vous qui avez co-écrit aussi ce film.
03:17C'est donc vous qui avez une fascination pour les années 80 ?
03:20Bah oui, vous savez Anne-Sophie, je deviens un peu vintage et je commence un peu à regarder
03:26derrière et me dire quand même, les années 80, c'était sympa.
03:29Qu'est-ce qui vous plaît alors dans les années 80 ?
03:31C'est la liberté, la liberté des années 80. Il y avait une liberté avec des bonnes et des mauvaises
03:36choses,
03:36bien évidemment, je ne vais pas jouer le réac, mais il y avait une liberté qui me manque.
03:41Et c'est vrai que c'est peut-être aussi mon regard d'enfant, quelque part, qui trouve cette époque
03:44extraordinaire.
03:45Effectivement, vous nous parlez d'un temps que les moins de 40 ans ne peuvent pas connaître.
03:49Des Walkman, des Fax, des téléphones.
03:52Des dictées magiques.
03:53Exactement.
03:55J'ai retrouvé ça sur le décor pendant le tournage et j'avais oublié la dictée magique.
03:59C'est vrai.
04:00Le micro-onde, on le connaît tous, mais c'est l'apparition du micro-onde.
04:04Tout le monde ne sait pas bien s'en servir d'ailleurs.
04:05Au début, on a tous fait cette boulette, de toute façon.
04:07On a tous mis un jour le micro-onde avec une cuillère en se disant « c'est pas grave,
04:11on va chauffer ».
04:12Et puis on a sorti des étincelles, on s'est dit « peut-être que j'enlève la cuillère, il
04:15y a peut-être un problème ».
04:16Et puis il y a les looks aussi.
04:18Alors Audrey, vous avez cette très jolie coupe au bol longue que j'ai choisie.
04:23Oui, ah oui, c'est vous.
04:24Vraiment, je voulais absolument…
04:25J'avais en tête le personnage de Vera un peu dans Scooby-Doo, vous voyez ?
04:29Ce côté strict.
04:31Encore une fois, je trouvais que ça amenait quelque chose au personnage.
04:34Je me suis dit « bon, j'aurais peu de chance, peut-être plus tard, de porter cette coupe de
04:37cheveux, donc autant en profiter. »
04:38Je fais ce métier-là pour justement m'amuser.
04:40Il y a beaucoup de cheveux dans ce film, on peut le dire.
04:43Ah, il y a de la cheveilleure.
04:44Mais pour le coup, c'est beaucoup de cheveux réalistes.
04:46Parce que même moi, mon personnage de Luc le Timal,
04:48il y a un peu de compagnie créole, un peu de Lionel Richie,
04:52qui sont quand même des figures que je trouvais très stylées.
04:54Un peu de Michael Jackson aussi, mais des figures que je trouvais stylées à cette époque.
04:59On n'est pas déguisés, on est lookés façon 80.
05:02Et ça, c'est assez agréable pour nous.
05:04C'est vrai que l'équilibre était assez difficile à trouver,
05:06parce que les personnages frôlent la caricature,
05:09mais toi, c'était ton souhait, c'est ce que tu nous as dit dès le début.
05:12À la lecture, c'est jouer au premier degré,
05:14parce qu'il y a tellement d'artifices, de perruques, d'épaulettes, de Santiago.
05:19Ça fume, ça boit, les décors, les accessoires jouent pour nous.
05:23Donc, restons, laissons un peu le curseur.
05:25Restons réalistes.
05:26Justement, c'est ça qui est formidable.
05:29C'est ce jeu au premier degré, avec tout ce qui se passe autour de vous.
05:33C'est assez jouissif d'interpréter comme ça un personnage à fond.
05:37On se croit dans un grand film policier.
05:39Oui, quand il y a des courses-poursuites et tout.
05:42Moi, en tant que méchant, je suis méchant genre premier degré,
05:45mais je sais que le cadre est tellement comique et tellement fou
05:48qu'au final, il n'y aura jamais, comment dire, une vraie gravité.
05:52Tout le monde va se sourire au final en se disant, bon, tout va bien.
05:55Mais c'est là où l'écriture est quand même vraiment très réussie.
05:58Merci.
05:59Sincèrement, parce qu'on n'avait pas besoin de pousser le curseur.
06:04On n'avait pas besoin de forcer le trait.
06:07C'est ce qu'on aime dans la vie, d'ailleurs.
06:08De toute façon, c'est le premier degré.
06:10Quand on rit pour de vrai, sans qu'on nous annonce une blague ou un effet comique,
06:14c'est qu'il y a des situations un peu cocasses dans la vie de tous les jours
06:17et ça nous tire toujours un peu le sourire.
06:19Et François Damien, c'est simple de jouer à ses côtés ?
06:21Non, mais c'est exceptionnel.
06:23C'est un coup de cœur immense.
06:24Moi, je veux tourner au moins une fois par an avec François Damien.
06:27Pourquoi ?
06:27C'est un médicament.
06:29C'est une bonne vitamine.
06:30Il est très spontané.
06:33C'est une autre école.
06:34Il est évidemment ultra professionnel,
06:37mais il a quelque chose de très naturel dans sa façon de jouer,
06:39dans son approche même au métier.
06:41Il y a un côté un peu récréatif de bosser avec lui.
06:44On ne sait jamais d'une prise à une autre où est-ce qu'il va nous emmener.
06:47Lui-même ne sait pas où il va aller,
06:48mais il y va avec la détermination de son personnage.
06:51C'est super.
06:52C'est vrai qu'en tant qu'acteur, de le voir travailler,
06:54c'est très inspirant en fait.
06:56Parce que, comme tu disais, c'est vrai qu'il ne fait aucune prise les mêmes.
06:59Il se réinvente tout le temps.
07:00Il a une liberté du jeu.
07:02Il a une aisance aussi dans l'improvisation,
07:04qu'il maîtrise parfaitement bien.
07:07Parfois, c'est dur de ne pas être spectateur.
07:12Franchement, on a tous été spectateurs.
07:14On a oublié nos répliques parce qu'on était tellement suspendus.
07:18Est-ce que je peux dire que c'est un film d'action quand même ?
07:20Oui, c'est une comédie d'action,
07:23une comédie policière, rétro, rétro-futuriste.
07:26Parce qu'on parle aussi de notre époque.
07:28C'est vrai que la démarche, justement en tant qu'auteur,
07:31d'aller aussi dans les années 80,
07:32c'est pour qu'on raisonne un peu plus avec les mots MAUX
07:35de notre société d'aujourd'hui.
07:36Quand on parle justement de le personnage de Audrey,
07:39de la condition de la femme,
07:41en appuyant un peu sur certains points,
07:43on se rend compte du chemin ou pas parcouru
07:45dans nos années en 2026.
07:47C'était quoi la référence ?
07:49Parce que moi, j'ai pensé à Belmondo, flic qui fait l'andouille.
07:52J'ai pensé aussi à Starsky Hutch.
07:54Alors la fin, le générique,
07:56vraiment avec les lettres jaunes,
07:57Starsky Hutch, ceux qui les ont connus.
07:59On voulait tellement être français.
08:01Franchement, Anne-Sophie, vraiment, on voulait être français.
08:03Donc évidemment, il y a du bébel et tout,
08:04mais il y a beaucoup d'Alain Delon.
08:06Parce qu'Alain Delon, il avait cette assurance
08:08dans certains films qu'il avait,
08:09la parole de flic et tout.
08:11Il était clairement insupportable.
08:14Mais on l'aime, qu'il repose en paix,
08:16il n'y a pas de souci avec ça.
08:17Mais c'est vrai qu'Alain Delon, quand je l'ai vu,
08:19j'ai dit, il faut un personnage,
08:20un comédien qui puisse en même temps être méga sérieux
08:23et qui nous fasse rire.
08:24Et c'est vrai que François Damien,
08:26c'est arrivé comme une évidence.
08:27Et puis j'ai commencé à évoquer la bande-son
08:29au début de l'interview.
08:31Mais il y a aussi Jean-Jacques Goldman,
08:32Philippe Laville et Michel Sardeau,
08:34évidemment, en majesté,
08:35que vous connaissez par cœur,
08:36évidemment, et que là aussi,
08:37vous le chantez très sérieusement.
08:39On le chante très sérieusement.
08:40Ça a été compliqué, cette petite séquence.
08:42Parce qu'en fait, quand...
08:43Moi, je la connais...
08:45Je pensais bien la connaître
08:46parce que souvent, en fin de soirée,
08:48le lac du Quenémara, on ne va pas se mentir.
08:49C'est une chanson de fin de soirée.
08:51Elle revient très régulièrement.
08:52Et en fait, le réalisateur m'envoie un texte
08:54en me disant, tiens, essaye d'apprendre
08:56avec François le premier couplet.
08:58Et puis ça démarre lentement
09:00puisque c'est terre, brûlé.
09:02Donc ça, ça allait.
09:03Et puis au bout d'un moment,
09:03il nous a laissé finir.
09:05Et puis l'accélération,
09:06elle est hyper rapide.
09:08En fait, quand il s'emballe,
09:09Michel, tu peux plus suivre.
09:11On avait des antisèches partout.
09:13Mais même en lisant,
09:14on n'arrivait pas du tout
09:15à rattraper les paroles.
09:17Mais finalement, bon,
09:18ça fonctionne bien.
09:19Oui, mais moi, j'adore.
09:21J'adore.
09:21C'est des classiques.
09:23Moi aussi, j'ai été un peu scotché
09:24parce que c'est vraiment des classiques.
09:25Moi, du côté de ma femme,
09:26dans les balles d'en Corse et tout.
09:29À un moment, quand ça arrive,
09:30c'est tout le monde qui se lève
09:31et c'est parti.
09:32C'est un classique
09:33avec Camaro,
09:34femme la queue.
09:37Tous les balles de province
09:39quand ces deux morceaux arrivent,
09:41tout le monde se lève.
09:42À la rousseau.
09:44Et Camaro, très fort.
09:45Très fort.
09:46Thomas, vous avez nous fait rire
09:47après nous avoir bouleversés
09:49dans la série en petit.
09:50Je voulais quand même dire un mot
09:50avec Florence Lompré sur Canal.
09:53Vous y jouez un infirmier psychiatrique.
09:55Vous avez cueilli beaucoup de monde
09:57avec ce rôle, non ?
09:58C'est vrai.
09:58Disons que les gens
10:00ne m'attendaient peut-être pas forcément
10:01dans cet endroit-là.
10:03Mais comme je dis,
10:04j'ai 47 ans.
10:06Comme je dis,
10:08le côté émotionnel,
10:09j'ai des enfants
10:09donc il m'arrive de pleurer.
10:11J'ai une femme.
10:12Voilà, j'ai la vie.
10:13Donc à un moment donné,
10:14c'est vrai que le clown comique,
10:16cette image-là,
10:17elle est peut-être sympa
10:17et puis elle nous protège
10:18de plein d'émotions.
10:19Mais il y a un âge
10:20où maintenant, c'est bon,
10:21je suis en lâcher prise maintenant.
10:22Et c'est comme ça
10:23que je prends du plaisir d'ailleurs.
10:24Et en attendant,
10:25on va prendre beaucoup de plaisir.
10:25On va alors vous voir tous les deux
10:26et tous les trois
10:27avec François Demers
10:28et toute la classique
10:29qui est exceptionnelle.
10:31Génial.
10:31Au moins aux couleurs.
10:32Super.
10:33Voilà.
10:33Police Flash 80,
10:34ça sort en salle mercredi prochain.
10:36Exactement, le 18.
10:37Merci beaucoup.
10:38Merci beaucoup Anne-Sophie.
10:39Merci.
10:39Dans un instant,
10:40on retrouve notre équipe
10:41de chroniqueurs.
10:42L'info qu'on a failli rater,
10:43c'est un record de points
10:44marqué par un joueur de basket
10:45de la NBA
10:46à des baillots.
10:4783 points.
10:47Alors il paraît
10:48que c'est vraiment beaucoup.
10:48La Tentation du Soir,
10:50ce sont les films cultes
10:51de Claude Sauté
10:52qui ressortent au cinéma.
10:53Et puis le petit phénomène,
10:54ce sont des oreillers high-tech.
10:55Mais attention,
10:56interdiction de vous endormir.
10:57A tout de suite.
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